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Cours VRD

Le document présente les réseaux de voiries et d'assainissement, ainsi que les réseaux d'eau potable, en mettant l'accent sur leur conception, dimensionnement et les normes associées. Il aborde également les critères de classification des routes en Tunisie et les étapes de réalisation d'un projet de VRD. Enfin, il traite des besoins en eau, des méthodes de calcul de débit et de pression, ainsi que des types d'écoulement dans les réseaux d'eau.

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Cours VRD

Le document présente les réseaux de voiries et d'assainissement, ainsi que les réseaux d'eau potable, en mettant l'accent sur leur conception, dimensionnement et les normes associées. Il aborde également les critères de classification des routes en Tunisie et les étapes de réalisation d'un projet de VRD. Enfin, il traite des besoins en eau, des méthodes de calcul de débit et de pression, ainsi que des types d'écoulement dans les réseaux d'eau.

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V.R.D.

E.N.S.I.T

Elaboré par :
Hela BEN AYED
Ingénieur et Docteur diplômée de l’ENIT
Maitre Assistante à l’ENSIT
Programme
Réseaux de voiries
Les réseaux d’eau potable ( adduction et
distribution)
Les réseaux d’assainissement
Les Constituants du réseaux ( conduites,
vannes, dispositifs de protection et réservoirs)
Les travaux de pose des conduites
Eclairage
Conception et Dimensionnement d’un réseau
d’A.E.P. 2
V.R.D. signifie « Voirie et Réseaux Divers »
Les V.R.D. sont l'ensemble des réseaux d'alimentation d’un bâtiment,
ainsi que les voies de circulation. On inclue généralement le réseau
électrique, l'eau, le gaz et les évacuations d'eau usées. Ces réseaux
sont la plupart du temps enterrés

LES PRINCIPAUX RESEAUX

RESEAUX HUMIDES RESEAUX SECS


EAUX POTABLES ELECTRICITE
ASSAINISSEMENT TELECOMMUNICATION
GAZ

Chapitre 1. Réseaux
de voiries

1.Définition :
La voirie est un réseau constitué d’un espace collectif qui
est appelé à couvrir la circulation des différents usagers
(piétons, véhicules) avec une certaine fluidité. Aussi, elle
désigne l’ensemble des chemins de desserte des bâtiments.
Ces voiries sont destinées aussi bien pour les véhicules que
pour les piétons; on les désigne aussi par voiries tertiaires.
2. But :

La réalisation de voiries tertiaires ou locales ayant pour but


d’établir une liaison de circulation dans les habitations et
groupe d’habitation doit se conformer aux critères suivants :

• Desservir chaque habitation et chaque groupe d’habitation


par un tronçon de voirie.

• Assurer une fluidité de circulation suffisante afin d’éviter les


problèmes de circulation.

• Aménagée de telle façon à protéger les piétons et les


véhicules en stationnement.
6
3. Critères de classification :

La loi n°86-17 du 17 mars 1986 classe toutes les routes,


«voies de communications routières faisant partie du
domaine public de l'État, à l'exception des routes militaires
en fonction des critères :

1. Techniques

2. Administratives et juridiques

3. Fonctionnelles

7
Classification des routes en Tunisie
Route Nationale: RN (GP: grand parcours)
(Rouge): liaison entre frontières du territoire

Route Régionale: RR (MC: moyenne


communication) (Vert): liaison entre régions
du territoire

Route locale: RL (RVE: route vicennale


d’état) (Jaune): Liaison d’intérêt local ou
agricole

• Absence de normes Tunisiennes


• Normes Françaises sont utilisées: Textes réglementaires :
Recommandations techniques et Instructions
8
9
10
Normes

11
4. Etapes de réalisation d’un projet de voiries

Dans un projet de VRD (lot voiries), on procède à un plan


masse précisant :

* Les différentes voies de circulation


* Les zones de stationnement ou de parking
* Les trottoirs
* Les espaces verts et les aires piétonnes
* Une voie spéciale pour permettre l’accès à la protection
civile tels que les pompiers.
12
Plan masse

13
Profil en long

14
Profil en travers

15
Corps d’une chaussé

16
17
5. Le Stationnement

Une bonne conception d’un réseau de voirie ne se limite pas


uniquement à une fluidité satisfaisante de la circulation, aussi il faut
résoudre le problème de stationnement qui s’accentue surtout
pendant les heures de pointe où le débit horaire des véhicules est très
important.
A cet effet, une partie de l’espace collectif doit être aménagé pour les
besoins de stationnement, car en aucun cas on ne doit laisser le choix
de stationnement au gréés des conducteurs, ceci pourra compromettre
la raison principale pour laquelle est conçue le réseau de voirie qui
est la fluidité de la circulation.
18
Motif de stationnement

a. Stationnement logement
Ceci est caractérisé par une durée longue, en général, ce stationnement
est assuré en dehors des voiries de circulation, excepté dans les
quartiers anciens.

b. Stationnement travail
Ce stationnement est également de longue durée sauf les zones
industriels modernes, où il est assuré par l’employeur. En zone dense,
ce stationnement se répercute sur plusieurs voies aux alentours de
l’établissement.

c. Stationnement affaire
Contrairement aux deux premiers points (a, b) ce stationnement est de
courte durée, il est de l’ordre de ¼ heure à 1 heure.
19
L’offre de stationnement

Trois méthodes peuvent être utilisées pour évaluer la demande basée


sur des procédés statistiques et enquêtes qui sont fonctions de certains
paramètres dont on distingue :

•La population totale de la zone urbanisée.

•Le taux de motorisation de la zone considérée.

•Le taux des véhicules en heure de pointe.


20
Demande de stationnement selon les besoins des endroits
considérés
Habitation ……………………………une place / logement
Habitation de standing ……………………... 2 places/logement
Bureaux laboratoire …………………………1 place /20 m² bureaux
Centre commercial …………………………1 place /50 m² de surface
Hôtel ………………………………………...1 place /5 chambres
Zone industrielle …………………………….0.7 place / ouvriers
Hôpital ………………………………………1 place / 5 lit
Cinéma ………………………………………1 place / 10 spectateurs
Restaurant ……………………………………1 place / 10 clients
21
Aire de de stationnement

Les dimensions minimales d’une bande de stationnement sont fixées à


2,5 m de largeur et 5 m de longueur

22
a. Rangement incliné (stationnement en épi)

• Longueur de la bande : 5.50 m

• Largeur : 2.50 m

• Largeur latérale : 3.80 m

23
b. Rangement transversal (stationnement en bataille)

• Longueur : 5.80 m

• Largeur : 2.50 à 3 m

• Largeur latérale : 5.00 m

24
c. Rangement Longitudinal (stationnement en ligne)

• Longueur : 5.00 m
• Largeur : 1.80 m
• Largeur latérale : 2.50 m

25
6. Le Trottoir
Les normes exigent que la largeur minimale du trottoir déterminée par
le fait qu’un piéton et une voiture d’enfant peuvent se croiser sans
gène. On obtient ainsi pour le trottoir d’une voirie tertiaire les
dimensions suivantes :
• 1.50 m lorsque le trottoir ne comporte pas d’obstacle.
• 2.00 m lorsque le trottoir comporte des candélabres d’éclairages
public.
• 5 à 9 m en cas d'implantation une ou plusieurs rangées d’arbre

26
Bordures

La séparation physique entre la chaussée et le trottoir est matérialisée


par des bordures, qui constituent un obstacle pour l’envahissement du
trottoir par les véhicules pendant les manœuvres de stationnement, la
hauteur de bordure est fixée selon l’endroit de son implantation.

27
Les caniveaux

Les caniveaux sont des éléments préfabriqués de dimension


normalisée ils sont repérés par CC.CS mais sont destinées à recueillir
les eaux pluviales et les évacuer vers les regards à grille ou à avaloir.

28
Type Bordure

•Type A : Destinées aux routes.


•Type T : Destinées aux voiries urbaines.
• Les Bordures CS.CC

29
7. Voie pompière

•Possibilité de passage d’un véhicule de 13t portant une échelle de 30m


•Largeur de la voie : Section d’accès avec une pente max de 15%
……..2.5m.
•Rayon de raccordement intérieur est de 11m au minimum avec une
surlargeur (s= 15/R).
• La voie doit pouvoir résister à un effort de poinçonnement de 10 T sur
un cercle de rayon de 20cm

30
31
Chapitre 2. RESEAUX HUMIDES
RAPPEL DE NOTIONS
FONDAMENTALES

33
Un système d’alimentation en eau potable est composé des étapes
suivantes :
*Captage des eaux : il pourra faire appel aux ressources souterraines
(puits) ou eaux de surfaces (rivières, lacs, barrages…)
*Traitement (oxydation, floculation, décantation, filtration) ou
dessalement dans le cas des eaux saumâtres.
*Adduction : le transport de l’eau de la source vers les ouvrages de
stockage pourra être gravitaire ou par refoulement (suivant la
topographie).
*Stockage : les réservoirs d’eau régularisent les débits d’eau entre
l’adduction (imposée par le captage et le traitement) et la distribution
(imposée par le besoin en eau).
*Distribution : les réseaux de distribution ramènent l’eau à partir des
ouvrages de stockage, jusqu’aux consommateurs.
Schéma du réseau d’ A.E.P.
Besoins en eau
 Besoins domestiques
 Besoins publics
 Besoins industriels
 Autres besoins (touristiques et agricoles)

Consommation totale moyenne Q = C.N.Tr


avec: N : Le nombre d'habitants futur (à l'année du projet) dans une
agglomération urbaine
C : La consommation moyenne future par habitant
Tr : Le taux de raccordement (ou de branchement)

Population .branchée
Tr 
Population .totale
N  N 0 1  a 
n

N0 : le nombre d'habitants de l’agglomération en une année


quelconque (Année 0) ;
n : le nombre d'années séparant l'année N0 à celle de N;
a : le taux d'accroissement annuel de la population (varie de 1,5 % à 4
%, selon l'agglomération, avec une moyenne nationale de 1,9 %).

C  C0 1  b
n

C0 : la consommation moyenne, par habitant, en une année


quelconque (Année 0) ;
n : le nombre d'années séparant l'année de Co à celle de C;
b : le taux d'évolution annuelle de la consommation (environ 3 % par
an).
 Pointe journalière

Consommation. journalièr e. max imale Q j max


K1  
Consommation. journalièr e.moyenne Q jmoy

K1 varie de 1,3 à 1,6

 Pointe horaire

Consommation.horaire. max imale Qh max


K2  
Consommation.horaire.moyenne Qhmoy
(a) Cas d’une grande ville. K2 = 1,5 à 2.

(b) Cas d’une ville moyenne. K2 = 2 à 2,5.

(c) Cas d’une petite agglomération. K2 = 3 à 3,5


 Les pertes d’eau
Volume. produit
K3 
Volume.consommé

K3 = 1,2 ; pour un réseau neuf ou bien entretenu. (20 % de perte)


K3 = 1,25 à 1,35; pour un réseau moyennement entretenu.
K3 = 1,5 ; pour un réseau vétuste ou mal entretenu.
 Débit de calcul des différents ouvrages du réseau
• Pour le captage des eaux, le débit d’eau ou le volume d'eau annuel à
prévoir au niveau de la source d'eau est le volume total capté.
Vtot = K3. 365. Qjmoy ; en m3/an

*Pour les ouvrages d’adduction, le débit de dimensionnement et/ou de


calcul des ouvrages d'adduction (station de pompage, station de
traitement, réservoirs, conduites d'adduction, etc…) est égal au débit
journalier maximum.
Qjmax = K3.K1. Qjmoy ; en m3/j

*Pour les ouvrages de distribution, le débit de dimensionnement et/ou


de calcul des ouvrages de distribution (station de pompage, surélévation
des réservoirs, réseau de distribution) est égal au débit horaire
maximum.
Qh max = ( K3.K2.K1. Qjmoy )/24 en m3/h
La Pression

La pression est la force par unité de surface

1bar = 1.019 kgf / cm ²


= 1 tonne / m²
= 10.2 m colonne d’eau
= 0.76 m colonne de Hg
= 0.1 MPa
Le débit V

temps

Le débit est le volume de liquide qui passe à travers une


section donnée par unité de temps
Q= V/t
il est exprimé généralement en litre/s ou en m3/s
(1m3/s = 1000litre/s)
La Vitesse

temps
La Vitesse est la distance par unité de temps

Pour l’écoulement de l’eau elle est exprimée en m / s


L’écoulement

Il existe deux types d’écoulement:

 À surface libre

 En charge
Ecoulement à surface libre

Aqueducs romains ramenant l’eau potable de zaghouan à Tunis


A
C

possible impossible
possible B
La vitesse de l’écoulement dépend:
 de la pente
 de la géométrie de la conduite
 de la nature de surface

Formule de Chézy: U  C Rh .I

avec U : vitesse moyenne (m/s) ;


C : coefficient de Chézy ;
I : pente longitudinale du radier (m/m) ;
Rh : rayon hydraulique (m).

48
87 Rh
 Formule de Bazin : C
  Rh

49
1/ 6
Rh
C  K s .Rh 
1/ 6
 Formule de Manning-Strickler :
n

 Formule de Kutter :
100 Rh
C
m  Rh
m = 0,20-0,25 pour les conduites lisses
m = 0,25 – 0,35 pour les conduites en grès ou en béton
m = 0,45 pour les conduites en maçonneries 50
Ecoulement en charge
L’eau remplit totalement le conduit et la pression y
est supérieure à la pression atmosphérique. Cette
pression dépend des conditions régnantes aux limites
amont et aval de la conduite et du débit instantané

A
C

possible possible
possible B
La charge hydraulique
C’est une grandeur qui dépend de :
la vitesse
 la pression Q V
 la cote
P
z
2
U P
H   z
2 g g
La Perte de charge
p.d.c
Z1 Z2
1 2
Au cours de son déplacement l’eau pers une partie de son
énergie à cause de frottements le théorème de Bernoulli ne
s'applique plus et la charge n'est plus constante.
On parle alors de perte de charge.
La Perte de charge linéaire

1 2 3 4
Ces pertes sont dues aux flottements des molécules liquides
entre elles et contre les parois des canalisations.
2
LU
Formule de Darcy-Weisbach J 
D 2g
avec L : la longueur totale de la conduite (m) ;
D : le diamètre de la conduite (m) ;
U est la vitesse moyenne (m/s) ;
λ est le coefficient de perte de charge.
Soit une perte de charge par mètre J  U2
j 
de longueur de la conduite j (m/m) L D 2g
λ = f ( Re et/ou ks/D)
U .D
Re  nombre de Reynolds

ks la rugosité relative
D
ks étant la rugosité de la conduite exprimée en m et ν est la viscosité
cinématique de l'eau exprimée en m2/s.
Formule de Hazen-Williams de calcul de la perte de charge par mètre
linéaire d’une conduite en charge :
1.85
10.67  Q 
j  4.87  
D  C hw 

Où Chw est le coefficient de Hazen-Williams, qui dépend de la rugosité


de la conduite, il varie de 80 à 150.
La Perte de charge singulière

1 2

Les pertes de charge singulières (ou locales): sont


essentiellement dues aux accidents de canalisation, aux
diverses singularités qui peuvent être placées le long de la
canalisation
Les singularités rencontrées sur les canalisations sont généralement :
- Des changements de la section de la conduite (élargissements,
rétrécissements, diaphragmes, ...)
- Des changements de la direction de l'écoulement (coudes,
branchements, , dérivations,...).
- Appareils divers : Robinets, , clapets, vannes soupapes …
Ces singularités se comportent comme des" ouvrages courts" et
provoquent des pertes de charges locales.

La perte de chargé locale (notée AH) provoquée par ces singularités


peut généralement se mettre sous la forme
U2
H  K
2g
Où K est un coefficient qui dépend de la forme et des dimensions
de la singularité
Les réseaux de distribution
des eaux
Les réseaux de distribution d'eau ont pour objectif de ramener l'eau, à
partir du réservoir jusqu'aux consommateurs (ou abonnés).

Structure des réseaux


Les principaux éléments d'un réseau de distribution sont: les
conduites, les branchements et les pièces spéciales (coudes,
raccordements, vannes, compteurs, bouches d'incendies, ...).
Différents types de réseaux
. Réseau ramifié:
La caractéristique d'un réseau ramifié est que l'eau circule, dans
toute la canalisation, dans un seul sens. Par la suite, chaque point du
réseau n'est alimenté en eau que d'un seul côté. Ainsi, il présente
l'avantage d'être économique (de point de vue calcul du réseau et
nombre de conduites), néanmoins, il manque de sécurité (en cas de
rupture de la conduite principale, tous les abonnés qui sont situés à
l'aval seront privés d'eau).
. Réseau maillé :
Ce type de réseaux présente l'avantage de sécurité en
supprimant la notion d’amont et d’aval dans l’alimentation d’un
tronçon. Ils permettent d’homogénéiser les débits des tronçons
en fonction des fluctuations locales de la demande. Il présente
également une répartition plus uniforme des pressions et des
débits dans tout le réseau. Néanmoins, il est plus difficile à
calculer et plus coûteux.
Eventuellement, on peut utiliser d'autres types de réseaux:
- réseau mixte, qui est un réseau maillé comportant, en cas de besoin,
quelques ramifications permettant d'alimenter quelques zones isolées
de la ville (zones industrielles ou zones rurales).
-réseaux étagés, dans le cas où la topographie est très tourmentée
(exemple: le réseau de distribution du Grand Tunis).
- réseaux à alimentations distinctes : réseau d'eau potable et réseau
d'eau non potable (exemple: la ville de Paris).
En général, on utilise un réseau maillé pour alimenter une zone
urbaine et un réseau ramifié pour alimenter une zone rurale. En
irrigation, on n'utilise que les réseaux ramifiés.
Hypothèses de calcul

 Débit: Une estimation, aussi précise que possible, doit être faite des
besoins en eau de l'agglomération à alimenter. Les conduites de
distribution devront pouvoir transiter les plus forts débits. Le calcul
hydraulique des canalisations se fait donc avec le débit de pointe
(pendant l'heure de pointe).

 Vitesse: La vitesse de l'eau dans le diamètre choisi d'un tronçon de


distribution quelconque sera entre 0,60 et 1,20 m/s.
Les vitesses inférieures à 0,60 m/s favorisent le dépôt solide dans les
canalisations. Les vitesses supérieures à 1,20 m/s risquent de favoriser
les fuites et les coups de bélier, et de créer les cavitations et les bruits.
 Diamètre: Dans les tronçons sur lesquels il est prévu l'installation de
bouches d'incendie, le diamètre minimal sera de 100 mm. On utilise
rarement le diamètre 80 mm.
 Pression : Le réseau doit satisfaire les conditions de pression
suivantes:
1° Une charge minimale de 3 m doit être prévue sur les orifices de
puisage (robinets) les plus élevés, et de 5 m pour un chauffe-eau à gaz.
2° En vue de la bonne tenue des canalisations et des joints (limitation
des fuites et des bruits), il faut éviter des pressions supérieures à 60 m.
Si, néanmoins, de telles pressions devaient se manifester, il faudrait
prévoir soit des réducteurs de pression sur le réseau (brise charge).
Ainsi, le réseau doit être calculé pour fournir les pressions au sol
suivantes, selon la hauteur des immeubles :

Les canalisations équipées de bouches d'incendie devront pouvoir


fournir, en cas d'incendie, une pression minimale au sol de 10 m, en
tout point du réseau de distribution.
Principes de calcul:
Un réseau de distribution est subdivisé en tronçons délimités par des
nœuds (réservoir, croisement de conduites, changement de diamètre,
extrémité du réseau, vanne,...)

. Débit en route:
Dans une conduite d'adduction, le débit d'eau est constant. Dans les
canalisations de distribution la situation est tout à fait différente. En
effet, les conduites de distribution sont destinées à distribuer l'eau aux
abonnés.
Chaque tronçon de distribution, matérialisé par deux nœuds, est alors
caractérisé par deux débits:
- Un débit d'extrémité (qui doit transiter par le tronçon, appelé débit
de transit et noté Qt)
- Un débit consommé par les branchements raccordés sur ce tronçon
(appelé débit en route et noté Qr). Le débit en route est un débit qui
entre à l'amont du tronçon et ne sort pas à l'aval puisque, par
définition, il est consommé par les abonnés tout le long du tronçon.
Ce débit en route, supposé uniformément réparti sur toute la longueur
du tronçon, est calculé par l'une des deux méthodes suivantes:
1 - Soit proportionnellement à la surface desservie par le tronçon: en
fonction du nombre d'usagers à desservir par le tronçon pendant
l'heure de pointe. Il faut alors subdiviser l'agglomération en plusieurs
zones suivant leur source (tronçon) d'alimentation.
2- Soit proportionnellement à la longueur du tronçon, en utilisant le
débit spécifique qsp.

Où qsp est le débit spécifique (l/s/m): qsp= Qtot / Ltot.


Ltot est la longueur totale du réseau de distribution (m).
Qtot est le débit de pointe total consommé par l'agglomération
(m3/s).

La deuxième méthode peut être utilisée dans l'alimentation des zones


rurales ou, éventuellement, quand la consommation est homogène dans
toute les zones à alimenter.
. Débit de calcul :
Le long d'un tronçon de distribution, le débit est donc variable. La
question qui se pose: avec quel débit faut-il calculer la perte de
charge dans le tronçon?
Calculons la perte de charge dans un tronçon AB, de longueur L, en
admettant qu'il doit distribuer un débit uniformément Qr et faire
transiter un débit Qt. Le débit qui reste à un point x quelconque est:
Supposons que ce débit reste constant sur une petite longueur dx, et
que la résistance de la conduite est R; la perte de charge correspondant
à la longueur dx sera:

Cette équation s'intègre, en utilisant les conditions aux limites


correspondantes (à x=0, y=0 et à x=L, y=J), et donne l'expression
exacte de la perte de charge totale J :

(1)
Puisque cette expression n'est pas d'utilisation commode, on se
propose alors de chercher un débit fictif (un débit de calcul noté Qc),
supposé constant sur tout le tronçon, et qui donnerait une perte de
charge équivalente à (1) dans une conduite de même résistance:
(2)

(3)
Ce qui donne :
Cette valeur de Qc peut être encadrée par:
En définitive, on peut pendre : (4)
On calcule alors la conduite (vitesse et perte de charge) comme si elle
débitait un débit constant égal à Qt + 0,55 Qr (pour un réseau ramifié)
et égal à Qt + 0,5 Qr (pour un réseau maillé) .
Pour ne pas avoir des vitesses (données par Qc) très différentes des
vitesses réelles dans la conduite, on limite la longueur d'un tronçon de
calcul à 1000 m.
Hypothèses de calcul:

 Débit:
Une estimation, aussi précise que possible, doit être faite des besoins en
eau de l'agglomération à alimenter. Les conduites de distribution
devront pouvoir transiter les plus forts débits. Le calcul hydraulique des
canalisations se fait donc avec le débit de pointe (pendant l'heure de
pointe).
 Vitesse:
La vitesse de l'eau dans le diamètre choisi d'un tronçon de distribution
quelconque sera entre 0,60 et 1,20 m/s. Les vitesses inférieures à 0,60
m/s favorisent le dépôt solide dans les canalisations. Les vitesses
supérieures à 1,20 m/s risquent de favoriser les fuites et les coups de
bélier, et de créer les cavitations et les bruits.
 Diamètre:
Dans les tronçons sur lesquels il est prévu l'installation de bouches
d'incendie, le diamètre minimal sera de 100 mm. On utilise rarement le
diamètre 80 mm.
Les conduites d'adduction d'eau afin de fournir l'eau
potable sont également utilisées comme source
d'eau pour la lutte contre les incendies. Pour cela, il
faut installer sur ces conduites dont le diamètre doit
être égal ou supérieur à 100 mm, des prises d'eau
appelées hydrants (Une bouche ou un poteau
d'incendie)
 la durée moyenne d’un sinistre est de 2 heures.
 les SP doivent disposer d’un débit minimal de 60
m³ / heure (débit de 2 grosses lances) soit 120 m³
pendant 2 heures.
cette eau est disponible soit :
- à partir du réseau de distribution d’eau
potable
- des points d’eaux naturels
- des points d’eaux artificiels
Les Constituants du réseau

Les Conduites
Les Poteaux d’incendie
Les robinet vannes
Les Clapets anti-retours
Les Régulateurs
Les Ventouses
80
Les contraintes techniques sur les conduites

1. Paroi intérieure
 Contraintes techniques:
Physiques : pression.
Hydrauliques : écoulement, rugosité
Chimiques : pH, tartre, calcite
Biologiques : micro-organisme, algue

81
Conduite en fonte de 200 mm ne faisant plus que 100 mm
après 35 ans de dépôt de calcaire.
Le tuyau a perdu 75 % de sa capacité de transport de l'eau.

82
2. Paroi extérieure
 Contraintes techniques:
Physiques : pression, chocs, tassement du sol,
UV.
Chimiques : agressivité du sol, corrosion
Électriques : courants « vagabons »

83
Conduite en fonte non protégée attaquée par la
corrosion après 20 ans de service

84
Les Matériaux constitutifs, revêtements

 Poly chlorure de vinyle (PVC)

 Polyéthylène (PE)

 Acier

 Béton

85
Tuyaux en fonte
La fonte grise est le matériau le mieux adapté à
l'établissement des conduites enterrées, par sa longévité. Les
tuyaux en fonte sont très robustes, résistants à la corrosion
mais fragiles.

Ces tuyaux nécessitent un revêtement intérieur (à base de


bitume ou de ciment) et un revêtement extérieur (par la soie
de verre noyée dans un bitume de houille: anti-corrosion).

La longueur utile des tuyaux est de 6 m. Tous les diamètres


sont disponibles, de 0,060 m jusqu'à 1,250 m. La pression de
service varie de 40 à 60 bars. Ces tuyaux ont une rugosité
(ks) de 0,1 mm.
86
Tuyaux en fonte
 XIXe siècle
 longévité > 100 ans
 fragilité ( Surcharge, chocs, Coup de belier)

87
Tuyaux en fonte

 PFA : Pression de Fonctionnement Admissible (16 à 64 bar)

 PMA : Pression Maximale Admissible (= 1,2 PFA)

 PEA : Pression d’Epreuve Admissible

PEA = PMA + 5 bars (en général)


PEA = 1,5 PFA si PFA = 64 bars

88
Tuyaux en acier
C'est de l'acier doux, soudable (possibilité de soudure des
raccordements et bifurcations). Les tuyaux peuvent être
obtenus soit par laminage soit par soudage (demi-cylindres
ou tôle en hélice).

L'acier nécessite un revêtement intérieur (à base de bitume


ou de ciment) et un revêtement extérieur (par la soie de
verre noyée dans un bitume de houille: anti-corrosion).

Les tubes sont fournis en longueurs de 6 à 16 m. Les


diamètres disponibles sont de 0,150 m à 1,00 m avec des
épaisseurs de 3 à 9 mm. La pression de service varie de 40 à
60 bars.
89
Tuyaux en acier

 Diam max 3000 mm


 Pression :

90
Tuyaux en acier

 Soudure D< 400 mm longitudinale

 Soudure D> 400 mm hélicoïdale 91


Tuyaux en acier

La Protection

92
Tuyaux en béton armé
Ces tuyaux sont fabriqués par centrifugation ou coulés debout
(seulement pour les grands diamètres).

Les longueurs de tuyaux varient de 4 à 6 m. Les diamètres


disponibles sont de 0,300 m à 1,00 m.

La pression de service varie de 1,5 à 2 bars.

93
Tuyaux en amiante-ciment

 Problèmes pulmonaire

 N’est plus utilisée


 Pas de travaux spécialement pour le
remplacement

94
Tuyaux en amiante-ciment
Dans ce type de tuyaux, les fibres d'amiante remplissent le
rôle d'armatures d'une manière analogue aux armatures en
acier d'un tuyau en béton armé. Toutefois, ces tuyaux,
quoique très résistants, restent fragiles. Ces tuyaux sont
fabriqués par enroulement continu, avec compression, de
couches successives très minces (0,2 mm) composées d'un
mélange d'amiante en fibres et de ciment autour d'un
mandrin d'acier.

La longueur utile des tuyaux en amiante-ciment varie de 4 à


5 m. Les diamètres disponibles sont de 0,040 m à 0,800 m.
La pression de service varie de 5 à 25 bars suivant la classe
de résistance. Ces tuyaux ont une rugosité (ks) inférieure à
0,1 mm.
95
Tuyaux en matière plastique

 les poly chlorures de vinyle (PVC), rigides

o les polyéthylènes (PE), plus ou moins souples

o les tuyaux composites, rigides, assez peu utilisés

o les autres matériaux plastiques (ABS, polypropylènes,


etc.), utilisés surtout dans les installations
industrielles
96
 les poly chlorures de vinyle (PVC)
 Disponibles :les diamètres de 20 à 800 mm
Utilisés : entre 50 et 400 mm.
pressions nominales : 6, 10, 16, et 25 bar.
Les réseaux d’eau font le plus souvent appel
aux séries 10 et 16 bar.

Raccord à joint élastomère 97


 les polyéthylène(PE)

Le polyéthylène est un polymère thermoplastique, non


cassant, plus ou moins souple, résistant aux chocs, et
chimiquement inerte.
Pour les tuyaux d’eau potable, on ne doit faire appel
qu’à du polyéthylène pur (non recyclé), avec 2 %
environ de noir de carbone et moins de 1 % d’adjuvant.
Le stockage doit se faire à sec, à température
inférieure à 60°C et à l’abri des rayons ultraviolets.

98
 PE 100 haute densité PEHD
 PE 80 moyenne densité PEMD
 PE 32 basse densité PEBD

Branchements :20 mm au 63 mm pour les


branchements, en couronnes ou en longueurs droites,
en PN 10 ou PN 16 (PN : pression nominale) ; les
raccordements se font par joints mécaniques ou par

99
100
Barre PE diam 200 l=6m

Touret PE diam 110 mm Touret PE diam 63 mm 101


 les Tuyaux composites

Actuellement, on fabrique des tuyaux en PRV (polyster renforcé de


verre), composés de:
• résine de polyester thermodurcissable
• de fibre de verre
• de sable.

Ces tuyaux multicouches comportent également des couches


protectrices extérieures et intérieures. L’assemblage se fait en principe
par manchons. De faible masse, ces tuyaux ont un faible coefficient de
rugosité et de dilatation ; ils présentent une bonne résistance au gel,
aux températures élevées et aux ultraviolets. Leur prix ne les rend pas
toujours compétitifs.
102
Autres matériaux plastiques

 les polypropylènes nervurés,


résistant aux chocs et à des températures comprises entre – 20 C
et + 90° C

 les ABS (acrylonitrile butadiène styrène) ,


existant en PN 16, à joints collés, classés antichoc et résistant à
une gamme de températures entre – 40 et + 80°C.

Industrie

103
les Tuyaux composites

104
LA BOUCHE D'INCENDIE DE 100 mm

 Elle se présente:
 sous un couvercle
métallique de protection .

 d’un carré de
manœuvre .

 d'un demi-raccord
Keyser mâle de
diamètre 100 m/m .
NOMENCLATURE DE LA BOUCHE D'INCENDIE de 100 mm

Couvercle métallique de
protection .
 Carré de manœuvre .
orifice d'ouverture de coffre.
Demi-Raccord Keyser de 100
mm
 Incongelabilité du coffre .
Corps de prise .
Tige de vanne .
 Incongelabilité .
Clapet de vanne .
LE POTEAU D'INCENDIE DE 100 mm.
à 100 ou 125 mm. Ils doivent être alimentés par des conduites de
même diamètre qui doivent assurer un débit minimal de 17 L/s sous
1 bar

MODÈLE BAYARD . MODÉLE PONT A


MOUSSON.
NOMENCLATURE D'UN POTEAU D'INCENDIE

Volant de manœuvre .
 Vis d'ouverture de coffre .
 Coffre de Protection .
 Prise latérale Demi-raccord de 65 .
 Prise latérale Demi-raccord 100 .
 Corps de prise .
 Tige de vanne .
 Plaque de trottoir .
 Coffre de réglage .
 Système de renversement .
 Incongélabilité .
 Tube allonge .
 Clapet de vanne .
 Coude à patin .
Robinets vannes

109
Clapet de non retours
C’est un dispositif installé sur une conduite permettant de contrôler le
sens de circulation de l’eau qui peut donc circuler dans un certain
sens, mais son flux est bloqué si ce sens s'inverse

110
Régulateurs

111
Ventouses
Elles protègent les canalisations des effets néfastes engendrés par
l’accumulation d’air dans les points hauts ou les points singuliers des
réseaux

112
Ventouses

113
Travaux de pose des
conduites
d’eau potable

114
POSE DE TUYAUX PVC
Mode opératoire
Contrôles
Phases Opérations Croquis
Vérifications

1 - Implanter et repérer
le passage de la tracé au sol
Implantation canalisation à l'aide
de piquets. -la position du
Tracer au sol tracé
l'endroit à terrasser
avec de la bombe à piquet
peinture ou du plâtre
POSE DE TUYAUX PVC
Mode opératoire
Contrôles
Phases Opérations Croquis
Vérifications

2 - Réalisation de la
tranchée à l'engin
Terrassement mécanique ou - vérifier que la
manuellement . largeur du
La largeur minimale terrassement est
de la fouille est égale suffisante
au diamètre du tuyau
plus 30 cm de chaque
coté du tuyau.

116
POSE DE TUYAUX PVC
Mode opératoire
Contrôles
Phases Opérations Croquis
Vérifications

3 -
Réglage du Dresser le fond de
fouille suivant la
fond de fouille pente désirée à partir - vérifier le niveau
du niveau de du fond de fouille
référence. Le fond de
fouille doit être réglé - contrôler les

10 cm minimum plus pentes


bas que le dessous du
tuyau

117
POSE DE TUYAUX PVC
Mode opératoire
Contrôles
Phases Opérations Croquis
Vérifications

4- Après avoir damé le fond


de fouille poser les
Réalisation
tasseaux en les réglant à - vérifier qu'il ni
du lit de la hauteur voulue en ait pas de cailloux
pose respectant la pente dans le lit de pose
demandée. Remplir avec
du sable ou de la terre - vérifier les
sans cailloux entre les pentes
tasseaux, damer la - contrôler la
couche et araser sur les hauteur du lit de
tasseaux en tirant à la pose
Lit de pose
règle.
h = 10 cm mini

118
POSE DE TUYAUX PVC
Mode opératoire
Contrôles
Phases Opérations Croquis
Vérifications
5 - Présenter les - vérifier si le tuyau
est enfoncé au
tuyaux sur le lit maximum
Pose
de pose, tracer - contrôler la
de la les dérivations, Bonne
canalisation Les branchements ... orientation des
couper aux endroits désirés raccords
et assembler les éléments. - ne jamais poser
un tuyau
Nettoyer toutes les parties
à assembler avec un sur un fond
chiffon ou du papier de rocheux
verre, encoller puis - pour les
enfoncer la partie mâle tuyaux de gros
jusqu'à la butée diamètre s'aider
Tuyau lit de d'une barre à
pose mine et d'une
Planche pour
effectuer 119
l'assemblage
POSE DE TUYAUX PVC
Mode opératoire
Contrôles
Phases Opérations Croquis
Vérifications

6 -L'enrobage Remblayer
du tuyau progressivement le
long du tuyau en
compactant les
couches successives. - bien compacter
Ne pas compacter
sur le tuyau et
remplir jusqu'à 15 cm
au dessus du tuyau

120
POSE DE TUYAUX PVC
Mode opératoire
Contrôles
Phases Opérations Croquis
Vérifications

7 – Remblayer la
Remblaiement tranchée avec le
matériau
d'extraction de la
fouille par couches - éviter les
uniformes remblais pierreux
compactées d'environ - bien compacter
30 cm d'épaisseur - évacuer les
terres
excédentaires
POSE DE TUYAUX PVC
Mode opératoire
Contrôles
Phases Opérations Croquis
Vérifications

7 – Remblayer la
Remblaiement tranchée avec le
matériau -éviter les
d'extraction de la
fouille par couches remblais
uniformes pierreux
compactées d'environ -Bien
30 cm d'épaisseur compacter
-évacuer les
Terres

excédentaires

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