PLAN DE L’EXPOSE
I-INTRODUCTION
II-EXPLICATION LITTERALE
A-DEFINITION DES MOTS
B-CONNECTEURS LOGIQUES
III-PROBLEMATIQUE
IV-ETUDE ORDONNEE
V-INTERET PHILOSOPHIQUE
VI-CONCLUSION
I-INTRODUCTION
Blaise Pascal (1623–1662) était un mathématicien, physicien,
inventeur, philosophe et théologien français. Né à Clermont-Ferrand,
il est considéré comme l'un des esprits les plus brillants du XVIIe
siècle.
Dès son jeune âge, Pascal montre des talents exceptionnels pour les
sciences et les mathématiques. À 16 ans, il rédige un traité sur les
sections coniques, impressionnant les plus grands savants de son
époque. Il invente ensuite la première calculatrice mécanique, appelée
la Pascaline, pour aider son père dans son travail de collecte d'impôts.
En physique, il contribue à l'étude de la pression atmosphérique et des
fluides, posant les bases de la loi de Pascal, qui décrit le principe de
transmission de la pression dans les liquides. Il mène également des
expériences célèbres sur le vide.
À partir de 1654, après une expérience mystique qu'il décrit comme sa
"Nuit de feu", Pascal s'intéresse profondément à la religion. Il rejoint
le courant du jansénisme et écrit des textes influents comme les
Pensées, une défense du christianisme et une réflexion sur la condition
humaine. Son célèbre pari de Pascal invite à croire en Dieu comme un
choix rationnel face à l'incertitude de l'existence divine.
Malgré sa santé fragile, Pascal laisse un héritage durable en sciences,
philosophie et théologie. Il meurt à Paris à l'âge de 39 ans, mais ses
idées continuent d'influencer de nombreux domaines. Blaise Pascal est
l’auteur de ce texte extrait de son ouvrage Pensées. Il aborde le thème
de l’existence de Dieu et la raison. Il répond à la question que voici :
comment la raison conçoit-elle l’existence de Dieu ? Selon notre
philosophe la raison humaine ne croit pas en l’existence de Dieu. Pour
ce faire suivre, il scinde son argumentaire en deux parties, d’une part
de la ligne 1 à la ligne 8 « Dieu est…voyons » il montre l’incertitude
de l’existence de Dieu. D’autre part, de la ligne 8 à la ligne 19
« puisqu’il faut…celle-là l’est » il affirme le choix dans la croyance
dans l’existence de Dieu.
II-EXPLICATION LITERALLE DU TEXTE
A-DEFINITION DES MOTS DIFFICILES
Chaos infini : Un désordre immense ou une incertitude complète,
faisant référence ici à l'impossibilité pour la raison humaine de
déterminer avec certitude l'existence ou non de Dieu.
Parier : Faire un choix ou un engagement, souvent associé à une mise
ou un risque, ici utilisé de manière métaphorique pour le choix de
croire ou non en Dieu.
Croix : Symbole chrétien qui représente ici l'idée de croire en Dieu.
Béatitude : État de bonheur parfait ou de félicité suprême, souvent lié
à la vision de Dieu dans le christianisme.
Hasarder : Risquer ou engager dans une situation où l'issue est
incertaine.
Démonstratif : Qui est évident ou prouvé de manière claire et
logique.
Fini : Ce qui a des limites ou une fin, ici utilisé pour désigner les
choses temporelles ou matérielles.
Infini : Ce qui n'a ni fin ni limites, ici lié à la notion de Dieu ou à la
béatitude éternelle.
Pesons : Examinons ou évaluons avec soin.
Raison : La faculté de penser, de juger ou de comprendre, souvent
associée à la logique et à l'intellect.
Misère : Condition de souffrance ou d'état malheureux, ici dans le
contexte de la condition humaine sans Dieu.
Engager : Mettre en jeu ou risquer quelque chose.
B-LES CONNECTEURS LOGIQUES
Mais : connecteur logique d’opposition
Et : connecteur d’addition
Ainsi : adverbe
III-LA PROBLEMATIQUE DU TEXTE
Thème : L’existence de Dieu et la raison
Problème : Comment la raison conçoit-elle l’existence de Dieu
Thèse : Le fondement de la raison humaine dans l’existence de Dieu
Antithèse : La raison humaine ne croit pas en l’existence de Dieu
Intention : L’auteur de montrer que la raison humaine n’a pas une
preuve pour montrer que Dieu existe mais il est nécessaire de savoir et
de croire en l’existence de Dieu.
Enjeu : Le bonheur des hommes
La structure logique : Le texte comprend deux mouvements.
Le premier mouvement part de la ligne 1 à la ligne 8 « Dieu est…
voyons »
Idée générale : L’incertitude de l’existence de Dieu
Le deuxième part de la ligne 8 à la ligne 9 « Puisqu’il faut…celle-là
l’est »
Idée générale : Le choix dans la croyance de l’existence de Dieu.
Démarche argumentative : Dans la première partie du texte, l’auteur
montre l’incertitude dans l’existence de Dieu et dans la deuxième
partie, affirme ce choix dans la croyance de Dieu.
IV-ETUDE ORDONNEE
Dans la première partie du texte, Blaise Pascal parle de l’incertitude de
l’existence de Dieu. Pour lui, il y a un fondement de la raison dans l’incertitude
de Dieu. Il le dit de la ligne 2 à la ligne 4 « Par raison, vous ne pouvez faire ni
l’un ni l’autre ; par raison, vous ne pouvez défendre nul des deux ». Il faut donc
comprendre que la raison amène l’homme à douter de l’existence de Dieu. En
plus, notre philosophe a pu écrire que l’homme doit faire un choix. Citons de la
ligne 4 à la ligne 7 « Ne les blâmez donc pas…en faute ». « Le juste est…
embarqué ». Cela veut dire nettement que l’homme doit faire un choix et de
croire en son choix.
Dans la deuxième partie du texte, l’auteur montre ce choix de la croyance de
Dieu. Pour nous faire comprendre cette idée, il emploie l’expression « puisqu’il
faut choisir, voyons ce qui vous intéresse le moins » ce qui justifie que quand on
fait un choix, on a deux choses à perdre : le vrai et le bien et deux choses à
engager : la raison et la volonté, la connaissance et la béatitude et la nature à
deux choses à fuir : l’erreur et la misère. Ligne 8 à 12. Il est nécessaire de savoir
que Dieu existe. « Dieu est estimons » « Si vous gagnez, vous gagnez tout, si
vous perdez, vous ne perdez rien »Ligne 14 à ligne 15. Comprenons donc par là
que les hommes sont capables de vérité et celle-là l’est.
V-INTERET PHILOSOPHIQUE
Critique interne
En vue de mettre en évidence le caractère spécifiquement humain de la raison et
de la croyance en Dieu, l’auteur, montre d’abord le fondement de la raison dans
l’existence de Dieu. Ensuite, il affirme le choix de la croyance dans l’existence
de Dieu.
Critique externe
Blaise Pascal affirme dans ce texte extrait de Pensées que le fondement de la
raison et le choix dans la croyance de Dieu est l’essence de la croyance ou la foi.
En un mot, la foi religieuse est caractérisée par la soumission aux exigences de
la religion tandis que la raison exige l’analyse et la recherche de preuve.
Marcien Towa a bien compris cela « La loi est l’antithèse de la raison. Il y a une
opposition fondamentale entre acceptation de mystères et l’exigence de la
rationalité » L’idée d’une philosophie négro-africaine. Autrement dit, il y a
opposition entre la raison et la foi religieuse. La raison entre en conflit avec la
religion dans la mesure où la philosophie, exercice de la raison, s’oppose à la
religion dans le domaine de la vérité. Contrairement à ce que dit Jean Jacques
Rousseau. La religion est fondée sur la foi mais l’attachement à Dieu résulte
d’un raisonnement, d’une démonstration. Ce qui veut dire que les hommes
parviennent à concevoir au terme d’une réflexion. C’est en cela qu’il affirme
« Les plus grandes idées de la divinité nous viennent de la raison » Emile ou de
l’Education. Il faut comprendre par là que la foi et la raison sont
complémentaire. Aujourd’hui, le regain de la foi religieuse dans un monde
gagné par la rationalité témoigne que la religion et la science sont conciliables.
En effet, la raison et la foi ainsi que la religion et la science sont liés pour un
monde harmonieux.
VI-CONCLUSION
En somme, la foi et la raison sont liés. En ce qui concerne la foi en Dieu, elle
apaise les souffrances de l’homme. C’est un puissant remède contre les
angoisses existentielles pour guérir l’âme.