Étape 1. FAIRE L’EXÉGÈSE Kǝniesǝsǝŋkǝ.
(Dierǝ we lo dutunuŋrǝ)
(ÉTUDIER LE SENS DU TEXTE
SOURCE) : La première tâche de la Tusǝsǝŋwǝ rǝ kǝnǝnɛkǝ sa lǝ mǝrǝ wǝ
traduction consiste à étudier kaamǝ kǝ́ o loh kooru dierǝ we o coonu
soigneusement le texte en utilisant les rǝ wǝrǝpʊŋpwakpǝ kpɛŋ (Kǝfǝraŋsɩkǝ le
versions de la Bible disponibles Bibǝlayǝ, afǝrɩka lǝ wǝrǝpʊpwakpǝ le
(françaises, africaines et grecque), le Bibǝlayǝ mǝ kǝhelatǝkǝ le Bibǝlayǝ) mǝ
Manuel de traduction, les Notes des wǝfwɛɛpʊŋpwakpǝ we wǝ lóo rǝ
Traducteurs, les Guides de Traduction kǝnǝnɛkǝ sa le eyeekǝ wǝ.
ainsi que des commentaires. Noter dans un
cahier les questions qui doivent être
étudiées. Après avoir fait les recherches
nécessaires, y écrire aussi les réponses.
Les traducteurs sont capables d’exploiter
les ressources disponibles sur les textes
bibliques.
Étape 2. FAIRE LA PREMIÈRE Kǝnieyitǝkǝ (Aŋʊrʊkǝ rǝ kǝleepirǝkǝ)
ÉBAUCHE : Après avoir l’exégèse, donc
après avoir recherché et découvert le sens Kǝ́ o lo nuŋ otuyǝ we lo duturǝ rǝ
du texte, il rend ce sens dans sa langue kǝniesǝsǝŋkǝ we mǝrǝ ǝ lǝ fǝ we, rǝ
maternelle. C’est la première ébauche. kǝnieyitǝkǝ sa lǝ mǝrǝ we, fɛɛwǝ yǝ lah
ŋʊrʊ yǝ lǝ pǝ kǝleepirǝkǝ wǝǝ.
Étape 3. PRÉPARER DES AIDES
SUPPLÉMENTAIRES : Le traducteur
commence à préparer les aides
supplémentaires en même temps que la
traduction du texte : sous-titres, glossaire,
notes de bas de page, illustrations et autres.
Ces éléments extratextuels sont importants
pour aider les locuteurs de notre temps à
comprendre le texte biblique.
Étape 4. EFFECTUER LA
PREMIÈRE VÉRIFICATION EN
ÉQUIPE : Les traducteurs s’échangent les
traductions, lisent chacun ce que l’autre a
fait, puis discutent des moyens d’améliorer
le texte. A l’issue de ces discussions, le
texte est révisé.
Étape 5. LE TRAVAIL DES
RÉVISEURS : Après la première
vérification en équipe, le texte est imprimé
est mis à la disposition des réviseurs pour
qu’ils le lisent et fassent des commentaires
qui permettent à l’équipe de l’améliorer.
Ces réviseurs sont des représentants de
toutes les dénominations et de tous les
cantons de l’Akébou. Ce sont des gens qui
connaissent la Bible et la culture akébou.
Ils ont été formés en quelques principes
d’exégèse et de traduction biblique. Les
réviseurs évaluent la clarté du texte, son
exactitude (dans une certaine mesure) et le
style naturel. L’équipe de traduction
évalue les commentaires des réviseurs et
en tiennent compte pour une nouvelle
révision du texte.
Étape 6. FAIRE LA
RETRADUCTION POUR LE
CONSEILLER : La traduction est ensuite
confiée à une personne autre que les
traducteurs, qui sait lire l’akébou et le
français. Celui-ci lit le texte akébou et
retraduit en français ce qu’il a compris. Il
fait cette retraduction sans se référer à la
Bible en français ou dans quelque autre
langue. La retraduction est envoyée au
conseiller en traduction qui est désigné
pour vérifier la traduction.
Étape 7. FAIRE LA
VÉRIFICATION AVEC LE
CONSEILLER : Le conseiller en
traduction est un spécialiste en traduction
bibliques, qui a connait les langues
bibliques, connait les principes d’exégèse
et de traduction biblique et a de
l’expérience en traduction. Pendant un
mois après la réception de la retraduction
française du texte en langue, le conseiller
étudie le texte et note les zones d’ombre et
les manquements de la traduction. Puis, le
conseiller vient s’asseoir avec l’équipe
pour travailler sur la traduction. Le texte
est lu verset par verset en akébou et traduit
oralement en français pour le conseiller.
Celui-ci, a la responsabilité d’aider
l’équipe à parvenir à une traduction exacte,
qui corresponde à exactement ce que le
texte dit. Il fait ceci en tenant compte des
notes de zones d’ombre et des
manquements qu’il avait notés quand il
travaillait sur la retraduction, mais aussi
tout ce qu’il constate pendant la séance,
quand le texte lui est retraduit oralement.
Étape 8. TESTER LA
TRADUCTION : Nous soumettons
ensuite la traduction aux locuteurs
ordinaires de la langue réceptrice, car ces
derniers représentent le public pour lequel
la traduction est faite. Le texte est lu pour
un groupe de gens très varié. Le but est de
voir si la traduction communique
clairement, si le style est coulant, et si ce
que les gens entendent correspond au sens
originel du texte. Nous préparons des
questions que nous posons à ce groupe
pour nous s’assurer que le texte est bien
compris. La langue est-elle naturelle ? Le
style est-il bon ? Est-ce qu’on utilise le
bon langage (registre de langage) ? La
quantité de renseignements est-elle
suffisante pour faciliter une
compréhension claire du texte ?
Étape 9. ÉDITION FINALE,
VÉRIFICATION DE LA COHÉRENCE
ET DERNIERES RETOUCHES : On
utilise des outils informatiques pour
vérifier si les mots-clés et les passages
parallèles sont traduits de manière
cohérente, si l'orthographe est juste, si la
ponctuation est correcte et si les détails de
la mise en page sont respectés.
Étape 10. DERNIÈRE LECTURE :
L’équipe de traduction et les réviseurs
principaux relisent ensemble le texte à
haute voix une dernière fois. Finalement,
on prépare le texte pour la publication. On
peut l'enregistrer en audio aussi pour
diffusion sur à la radio et sur les réseaux
sociaux.
Qu’est-ce qui reste à faire sur le NT
akébou ?
Le NT akébou est achevée et il ne nous
reste que quelques travaux
Faire une légère révision de
l’orthographe et réviser conséquemment
tout le matériel produit.
Relire tout le texte plusieurs fois et
s’assurer que tous les manquements sont
corrigés.
La vérification des textes livres
synoptiques et des passages parallèles.
Vérification des éléments
extratextuels : introduction aux livres (et
rédiger une introduction pour tout le NT),
notes de bas de page, sous-titre, glossaire
…
Intégrer les illustrations et décider
de comment formuler les légendes.
Décider du format du livre…
Les caractéristiques d'une bonne
traduction
L'EXACTITUDE : C'est le sens exact du
message original qui doit être rendu
dans la langue dans laquelle on traduit.
LA CLARETE : La traduction doit être
claire et compréhensible ; le but du
traducteur est d'exprimer le message de
manière à faciliter la
compréhension.
LE NATUREL: Quand on lit une
traduction, on devrait avoir
l'impression d'être en présence, non pas
d’une traduction, mais d’un texte
écrit dans un style naturel et familier au
lecteur.