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FICHES

Le document traite des différentes sources du droit, notamment la loi, la jurisprudence, la coutume et la doctrine, ainsi que de l'évolution du droit romain et canonique de l'Antiquité au Haut Moyen Âge. Il décrit les événements clés et les changements dans les systèmes juridiques, en mettant l'accent sur l'influence du droit romain et la montée du droit canonique. La période médiévale est également abordée, soulignant la redécouverte du droit romain et l'essor des écoles juridiques.
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FICHES

Le document traite des différentes sources du droit, notamment la loi, la jurisprudence, la coutume et la doctrine, ainsi que de l'évolution du droit romain et canonique de l'Antiquité au Haut Moyen Âge. Il décrit les événements clés et les changements dans les systèmes juridiques, en mettant l'accent sur l'influence du droit romain et la montée du droit canonique. La période médiévale est également abordée, soulignant la redécouverte du droit romain et l'essor des écoles juridiques.
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Introduction

● la loi, ie les textes à portée générale votés par le parlement qui sont issus de la volonté populaire,
● la jurisprudence, ie l’ensemble des décisions rendues par les tribunaux, car le juge quand il
applique une règle générale à un cas particulier, applique la loi, il interprète inévitablement
cette dernière, il élabore des solutions nouvelles qui deviennent créatrices de droit, car elles
peuvent être appliquée par d’autres juges dans des situations identiques,
● la coutume, ie l’ensemble des règles spontanément acceptées par la société, cad à force d’être
répétés et admis par tous, de simples usages finissent par revêtir la valeur de normes obligatoires
donc de droit, aujourd’hui la coutume a moins d’importance que la loi ou que la jurisprudence,
elle comble en général lacune de la loi ou de la jurisprudence,
● la doctrine, ie l’ensemble des publications par lesquelles les auteurs commentent une matière
juridique, elles représentent les opinions qu’émettent les juristes.

1
Première Partie : les origines, de l’Antiquité au Haut Moyen Âge, ou
l’époque franque (VI av JC-Xème)

Titre 1 : l’Antiquité romaine

● Influence romaine. Les romains quand installation sur et soumission sur les territoires ont
implanté leurs institutions et leur droit. => droit romain
● Influence chrétienne. Le christianisme s’est répandu dans l’empire romain, devient en 380 pC
devient religion d'état. Les chrétiens se dotent d’organisation particulière => le droit canonique

Chapitre 1: le droit romain : origine et développement

Date Événement

753 av JC Fondation de Rome (Romulus et Rémus)

753 av JC -> 509 av JC Royauté

509 av JC -> 27 av JC République

471 av JC Concile de la plèbe

450 av JC Loi des XII tables

366 av JC Prêteur urbain

312 av JC + 304 av JC Gnaeus Flavius révèle le calendrier et les


procédures judiciaires

287 av JC Loi Hortensia

242 av JC Préteur pérégrin

254 av JC Premières consultations juridiques par pontife

15 mars 44 av JC Assassinat César

31 av JC Bataille d’Actium

27 av JC Octave accède au principat

27 av JC -> 476 ap JC Empire

161 Gaius, les institutes

212 Édit de Caracalla

285/286 Gouvernement à 4 chargés

290 Code grégorien

2
294 Code hermogénien

426 Loi des citations

438 Code théodosien

529 Le code, Justinien

533 Le digeste, Justinien

533 Les institutes, Justinien

554 Les novelles, Justinien

Section 1 : l’ancien droit romain (VIIème siècle av JC-IIème siècle av JC)


§ le droit et la loi à l’époque royale ou archaïque (VIIIe-VI av Jc)
-> pontifes
-> séparation progressive religion, fas, et droit, jus, lex.

§ les sources du droit à l'époque républicaine


-> collaboration magistrats, assemblée, peuple
-> imperium = consuls
-> droits dans textes anciens
-> loi des XII tables (=> conflit entre patriciens et plébéiens)
-> lois votées, demandées : consuls demandent, magistrats légifèrent, peuple valide : la loi est
promulguée ; lois octroyées => principe de perpétuité et de non rétroactivité
-> plébiscites => loi Hortensia 287 av JC
->monopole de la justice

Section 2: le droit classique romain ( II av JC-III)


-> triumvirat : Octave victorieux => détient l’imperium proconsulaire => Sénat délègue l’auctoritas à
Octave => début de l’empire.

§ le déclin des anciennes sources de droit


-> plébiscites et pouvoir impérial alimentent la législation

§ une source en expansion : la doctrine ou jurisprudentia


-> jurisprudence = science du droit, formée par ceux qui étudient et enseignent le droit
-> consultations juridiques
-> étude du droit ouverte aux laïcs, fin du monopole des pontifes
->formation au départ par fréquentation de juristes, pdt les jurisconsultes, puis écoles (sabiniens VS
proculiens )
-> théories du droit
-> Gaius, les institutes, 161
-> quiconque connaît le droit peut répondre publiquement => anarchie et divergence. Donc Auguste :
ex auctoritate principis, le jus publice respondendi devient un privilège accordé par l’empereur

3
§ l'apparition de nouvelles sources de droit
-> édits des magistrats
-> droit prétorien, procédure stricte à suivre ou édictal
-> émergence du rôle du préteur : urbain pour conflits entre citoyens et pérégrin pour conflits entre
citoyens et étrangers
-> édit qui annonçait les innovations des préteurs
-> édit perpétuel, 130 Hadrien. Inscrit dans la perpétuité les édits des préteurs
-> sénatus-consultes, république : indépendant et important ; empire : sous les ordres de l’empereur
-> constitutions impériales : quod principi placuit, legis habet vigorem. ont force de loi car délégation
de l’imperium
-> constitutions impériales : édits impériaux, décrets, rescrits et mandats

Section 3 : le droit postclassique (IVe-VIe)


Empire vaste, 0 cohésion. Idée de dédoublement

§ le droit romain dans la partie occidentale de l’empire


-> affaiblissement du pouvoir impérial
-> usages locaux se développent
-> coutume se développe, 3 caractéristiques
-> formation d’un droit romain vulgaire
-> empereur = seule source de droit
-> début des codifications privées : code grégorien et code hermogénien => but : promouvoir culture
juridique uniforme + créer un outil juridique pour l’enseignement du droit
-> code = un regroupement de textes normatifs, une réglementation particulière + technique du codex
-> code Théodosien, 438, regroupement de toutes les constitutions générales
-> loi des citations, 426 : Gaius, Ulpien, Modeste, Papinien et Paul

§ le droit romain dans la partie orientale de l’empire : le corpus juris civilis de Justinien
-> Justinien, dernier grand empereur romain (d’Orient)
-> empereur chrétien, marque primauté de la religion dans ses œuvres, constitution deo auctore
-> ambitions intérieures et extérieures
-> corpus juris civilis : le Code (529), ensemble de constitutions impériales + le Digeste (533),
compilation de jurisprudence classique + les Institutes (533), manuel d’enseignement + les novelles
(554), rétablissement du droit romain en Italie à la demande de Vigile.

Section 4 : l’introduction du droit romain en Gaule, et son application jusqu’au


Vème siècle

§ la situation juridique de la Gaule jusqu’en 212 : le droit des gens


-> citoyens VS étrangers => droit romain VS droit du préteur pérégrin, droit prétorien
-> formation du droit des gens, pour litiges entre romains et citoyens

§ édit de Caracalla
-> 212
-> donne à tous les étrangers sur le sol romain la citoyenneté romaine
-> droits et devoirs

4
Chapitre 2 : l’émergence du droit canonique

Date Événement

311 Édit de tolérance de Galère

313 Édit de Milan, de Constantin

325 1er concile

380 Édit de Thessalonique, par Théodose Ier


d’Orient

§ les origines du droit canonique


-> au départ, communautés chrétiennes clandestines
-> IVème siècle, christianisme reconnu => règles de vie des communautés deviennent droit canonique,
droit romain devient source du droit canonique
-> 3 sources : canons des conciles, décrétales du pape, collections canoniques

§ la législation conciliaire au IV/V


-> évêques possèdent un pouvoir de juridiction, ont autorité morale
-> 3 types de conciles (conciles = réunions) : conciles généraux/ œcuméniques ; conciles régionaux ;
synode
-> conciles = source de droit, car régissent sanctions, organisation, règles morales

§ les décrétales des papes, et les collections canoniques


-> décrétales = réponses du pape à des membres inférieures hiérarchiquement
-> véritable pouvoir législatif : prééminence du pape, évêque de Rome
-> formation de recueils

§ droit romain, source de droit canonique


-> Église s’inspire du modèle administratif romain
-> empereurs légifèrent pour le droit romain => mélange droit romain/ droit canonique

Titre 2 : le haut Moyen Âge ou l'époque franque (VI-Xème)

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Chapitre 1 : la période mérovingienne (VI-VIIIè siècle)

-> diversité des peuples + droit romain + droit canonique

Section 1 : la diversité des sources du droit laïc


§ système de la personnalité des lois
-> barbares + gallo-romains
-> sub quod lege vivis ?
-> recours au système de loi personnelle + spécificités

§ les lois nationales des barbares


-> Wisigoth : édit de théodoric (458), code d’Euric, bréviaire d’Alaric (506)
-> Burgonde : loi Gombette (503), loi romaine des Burgondes (502-> 516)
-> Franc : loi Salique (507->511), + bréviaire d’Alaric dès 507

Section 2 : un élément fédérateur : le droit canonique


-> Église = facteur d’unité

§ la décadence de la législation pontificale


-> baisse de l’activité législative pontificale
-> empire byzantin + rois barbares => influences extérieures
-> exception deux papes : Vigile (pontificat de 537 à 555), et Grégoire le Grand (pontificat de 590 à
604)

6
§ l’évolution de la législation conciliaire
-> régionalisation des conciles avec morcellement de l’empire
-> Église = grande puissance
-> 511 : concile d’Orléans

Chapitre 2 : l'époque carolingienne (VIII-Xème siècle)


Date Événement

751 Pépin le Bref devient maire du palais

754 Pépin le Bref se fait sacrer roi par Étienne III

768 Charlemagne se fait sacrer roi

790 -> 797 Conflit interne à l’Empire romain d’Orient, entre


Irène et son fils Constantin VI

800 Charlemagne se fait sacrer empereur par Léon


III

802 Nouvelle édition de la loi Salique, par


Charlemagne

827 Collection d’Anségise de Fontenelle

829 Fin des Pénitentiels, par un concile tenu à Paris

-> chgt de dynastie : prise du pouvoir par les maires du palais (avec Pépin le Bref, en 751)
-> Charlemagne (768-814) + conflit ERorient => empereur
-> 800 => alliance du trône et de l’autel entre Léon III et Charlemagne

Section 1 : les mutations du droit laïc


-> unité impériale fragile
-> regroupement d’intellectuels, des clercs, autour de Charlemagne, défenseur de la chrétienté.
-> volonté d’unification du droit

§ le maintien du principe des lois nationales


-> absence de distinction entre romain et barbare
-> mérovingiens ont peu légiféré : rajout de qq textes à la loi Salique
-> 802 : Charlemagne => nouvelle édition de la loi Salique
-> rédaction de nouvelles lois : loi Ripuaire => réforme des anciennes lois, réorganisation juridique
-> bréviaire d’Alaric résumé => les Epitomés, conformes au temps et localité

§ l’essor de la législation carolingienne : les capitulaires


-> Capitulaires : usages, coutumes, propres à un peuple, dont le roi ordonne la rédaction et promulgue
officiellement
-> 3 types de capitulaires : les capitulaires additionnels aux lois, les capitulaires pris pour eux-mêmes,
les capitulaires adressés aux Missi Dominici
-> 2 objets différents : les capitulaires ecclésiastiques et les capitulaires mondains

7
-> diffusion : archives du palais, lecture publique, recueil

Section 2 : l'évolution du droit canonique.

§ la renaissance de l’activité législative des papes


-> importance du pape revient, avec Zacharie (pontificat de 741 à 752) avec l’aide de Pépin le Bref
-> alliance Pape et rois puissants
-> multiplication des conciles

§ apparition de nouvelles sources de droit canonique


-> évêque met en place les Capitules
-> Capitules : organiser diocèse + diffuser législation royale
-> Pénitentiels : catalogue de fautes pdt confession. Similaire au Wergeld. Plus des fautes morales. =>
différent selon chaque confesseur
-> 829 : concile à Paris interdit les Pénitentiels, mais perdurent et sont sources de droit

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Deuxième partie : la période médiévale (XI-XVème siècle)
-> 843 : traité de Verdun : division de l’empire + invasions
-> roi : expédients, mesures provisoires.
-> dès Xème siècle, seigneurie banale + féodalité
-> Église, réforme grégorienne + reconquête du pouvoir royal

Titre 1 : la révolution juridique des XI - XIII ème siècles

Chapitre 1 : la redécouverte des compilations de Justinien

Date Événement

843 Traité de Verdun

X/XIème siècle Disparition de l’écrit

910 fondation de l’abbaye de Cluny

1049 Un moine de l’abbaye de Cluny devient pape,


Léon IX

1054 Rupture catholique orthodoxe chiisme

1072 Pepo, premier maître de l'école de Bologne

fin XIème siècle Redécouverte du corpus juris civili par Yves de


Chartres

env 1100 Irnerius, 1er vrai maître de l’école de Bologne

1130-1150 Premières écoles juridiques en Provence

1180 Création de la fac de droit de Montpellier

1192 Grand livre des fiefs

1227-1230 François Accurse, travail de synthèse des gloses

Section 1 : les circonstances de la redécouverte de la compilation de Justinien


-> dégradation du droit romain : atténuation du fond, continuité de la forme
-> disparition de l’écrit

§ les causes de la redécouverte du droit de Justinien


-> seulement clercs lettrés
-> droit romain prestigieux
-> redécouverte d’abord du Digeste
-> importance de l’abbaye de Cluny, X/XIème siècle, avec Léon IX
-> redécouverte du corpus juris civilis grâce à Grégoire VII

9
§ les conditions de la redécouverte du droit de Justinien
-> réforme grégorienne + effervescence intellectuelle
-> Yves de Chartres ; fin XIème, rédaction d’ouvrages dans lesquels il place l’œuvre de Justinien
-> égo des empereurs allemands qui se considèrent comme successeurs des empereurs romains =>
modifient le droit romain

Section 2 : la renaissance de l’étude du droit romain : l’école des Glossateurs


§ l'école de Bologne
-> Bologne, ville clé d’Italie
-> berceau de l’enseignement : écoles cathédrales => trivium de l’enseignement (grammaire, rhétorique,
dialectique)
-> enseignements basés sur des textes juridiques pour la forme et non le fond
-> 1ers maîtres : Pepo et Irnerius
-> Irnerius fonde tradition d'enseignement juridique
-> élèves reprennent et forment 2 écoles : Hugo et Jacobus

§ la diffusion du droit romain en France et dans le nord de l’Europe


-> d’abord en Provence, par proximité avec l’Italie (commerce)
-> formation d’universités dans le Sud, dès le XIIème
-> dès 1250, mvt se propage

§ la formation d’une école de pensée : les glossateurs


-> méthode de l’Exégèse : le maître lit et commente (glose rédigée) et les élèves annotent leur
exemplaire (glose rapportée, marginale, interlinéaire)
-> fin XII, les moines recopient textes et gloses => apparat de gloses
-> 1227/1230, François d’Accurse, glose ordinaire, ou grande glose, = compilation de gloses
-> diversification des méthodes dès la deuxième moitié du XII : écoles de droit, casus, résumés des
gloses, adaptation du droit romain

Chapitre 2 : le droit nouveau

Date Événement

1049 Début des réformes grégoriennes

1123 Latran I

1139 Latran II

1140 Première rédaction du décret de Gratien

1179 Latran III

1170-1180 Début des collections

1192 Collection de Bernard de Pavie

dès début XIII Utilisation du droit romain à défaut du droit


canonique

10
1223 Latran IV

1230 Grégoire IX ordonne à Raymond de Penafort de


réunir toutes les décrétales possibles

1234 Collection des décrétales de Raymond de


Penafort

Section 1 : le décret de Gratien


-> recherche de textes pour asseoir l’autorité du pape, Xème
-> multiplication des collections canoniques => nécessité d’une refonte des textes, => décret de Gratien
-> décret de Gratien = concordance des canons discordants => recensement des principaux textes du
droit canonique

Section 2 : le droit nouveau


-> réforme grégorienne pour restaurer l’autorité du pape

§ le développement de la législation pontificale et conciliaire


-> législation conciliaire : multiplication des conciles, portée générale
-> conciles Latran
-> dvpt de l’activité législative des papes : multiplication du nb de décrétales entre XI et XIII, ont valeur
légale
-> pape légifère pour toute l’Église, autorité suprême

§ la codification des décrétales


-> 1170-1180 premières collections privées
-> Bernard de Pavie, 1192, reprend les textes depuis le décret de Gratien => recueil majeur, plan en 5
parties : le juge, le procès, le clerc, le mariage, le crime
-> Grégoire IX décide de codifier le droit de l’Église : Raymond de Penafort : recueil promulgué en
1234 => liber extra ou décrétales de Grégoire IX

§ l'étude du droit canonique


-> d’abord à Bologne, puis dès XII en France, Paris
-> décrétalistes

§ l’apport du droit canonique.


-> droit canonique = droit de l’Église
-> influence très importante, a servi de modèle + influence dans le droit public, limite morale

§ rapports entre droit romain et canonique.


-> Église a recours au droit romain si lacune dans droit canonique, et si solution admissible
-> droit romain fixe, indépendant.
-> interpénétration des 2 droits + méthodes d’études similaires
-> = droit savant
Chapitre 3 : l’émergence des droits territoriaux

11
Date Événement

884 Rédaction du dernier Capitulaire

987 -> 1180 Les rois de France légifèrent par privilège

Xème siècle chgt du sens du mot coutume

1077 Début de l’extension des pouvoirs du roi de


France, après celle du pape

XIIème siècle Les empereurs allemands utilisent leurs


prétentions de successeurs de l’empire romain
pour légiférer à l’aide du droit romain

1125/1130 Le droit de Justinien arrive en France

1144 le roi de France légifère pour la première fois


pour l’ensemble du royaume

1155 1ère ordonnance promulguée par Louis VII

1155 2ème ordonnance pour la paix dans le royaume

1160 Les canonistes se rattachent à l’autorité du pape


face aux empereurs allemands

1182 Texte de Philippe Auguste contre le blasphème

1188 Texte de Philippe Auguste créant un impôt au


profit des croisés

1210 Azon : le roi de France légifère en France, et


l’empereur germanique sur son territoire propre

Section 1 : la genèse des coutumes territoriales et des statuts urbains.

§ les facteurs favorables à l'émergence d’un droit coutumier et statutaire


-> 3 facteurs favorisant les coutumes territoriales : morcellement féodal, renouveau des institutions
urbaines, essor des droits savants
-> morcellement féodal => seigneuries banales, coutumes locales car anciennes et obligatoires
-> renouveau des institutions urbaines, XI : amélioration des conditions de vie => hausse du commerce
=> marchands, début des associations=> élaboration de privilèges dérogeant au droit commun féodal
pour eux
-> glossateurs + droit de Justinien qui mentionne la coutume => théorie de la coutume => droit
coutumier

§ l’apparition d’un droit coutumier territorial.


-> chgt du sens du mot coutume : taxes
-> fin du système de personnalité des lois fin IX => application de la loi Salique, ou du droit romain,
ou particuliers font des convenientiae, conventions privées

12
-> solutions nouvelles dans situations identiques => certains usages deviennent de la coutume, XII en
Italie et France

Section 2 : le renouveau de la législation royale


-> 987 - 1180 les rois de France légifèrent avec des privilèges

§ l’activité législative des premiers capétiens, fin X mi XII


-> XI : rois ne prennent que des mesures particulières, privatae leges, comme les papes et les rescrits
->se soumettre au droit divin
-> roi légifère uniquement dans le domaine royal (autrement coutumes féodales)
-> survivance de l’idée de loi grâce aux lettrés, pour qui le roi est législateur
-> dès 1077, apparition des mandements, nouvelle catégorie d’actes royaux => roi donne un ordre de
portée générale => renouveau administratif
-> Louis VI et Louis VII

§ Les mutations de la seconde moitié du XIIe et début du XIII


-> 1144 : le roi légifère pour la première fois pour tout le royaume
-> diffusion du droit savant dans l’entourage du roi. droit => usage politique
-> empereur allemand, XII : là où est appliqué le droit romain, l’empereur allemand est souverain.
-> juristes romanistes : empereur allemand possède l’auctoritas, le pouvoir suprême, et le roi de fr, les
autres rois, n’ont que le pouvoir secondaire, la potestas.
-> pb : le pape utilise également le droit romain. => défense des canonistes pour autorité du pape mais
aussi autorité des rois occidentaux, dès 1160, par ex Étienne de Tourné, ou Huguccio de Pise
-> début du XIII, romanistes vaincus. Azon : roi et empereur ont les mêmes droits sur leur territoire
respectif
-> 1155 : premières ordonnances, texte à portée générale, par Louis VII. pb : nécessité de l’accord des
grands seigneurs
-> Philippe-Auguste (1180-1223) : émancipation des grands. + intervient dans d’autres domaines
(féodal et privé) => le roi gagne du pouvoir

Titre 2 : La fin du Moyen Âge (XIIIE fin XVe)

Chapitre 1 : L'âge d'or de la scolastique juridique

Date Événement

XII Écolâtre, chancelier donne la Licentia docendi

Milieu XII Innocent IV : universités = personne publique,


morale

1194 Premiers privilèges universitaires envers les


universités par Célestin III

1200 Émeutes entre étudiants et prévôt de Paris =>


franchise universitaire par Philippe Auguste

13
1213 Perte des pouvoirs du chancelier envers les
universités

1215 Universités ont leurs premiers statuts officiels,


par le Cardinal Robert de Courson

1219 bulle super speculam d’Honorius III

1222 Honorius III : reconnaissance de l’université


parisienne : universitas magistrorum et
scolarium Pariensis

1229 Grève générale : université de Paris -> Orléans

1230 Droit civil/romain est étudié uniquement à


Orléans

1234 Décrétales de Grégoire IX

1248 Saint Louis : création des collèges

1296 Boniface VIII ordonne nouvelle codification


pour compléter le liber extra de Grégoire IX

1291 Speculum Juris, de Guillaume Durand

1298 Le Sexte, Boniface VIII

fin XIII Juristes désignent le droit romain comme jus


commune

1314 Les Clémentines, Clément V

1320 Extravagantes, Jean XII

fin XIV Extravagantes communes

XIV Naissance du Bartolisme

XIV jus commune = droit romain + glose +


commentaires + droit coutumier + droit
canonique

1582 Promulgation du Corpus juris canonici, de Jean


Chappuis, par Grégoire XIII

Section 1 : L'enseignement du droit

§ Naissance des universités


-> Charlemagne, développement de l’enseignement du Trivium
-> milieu IX : enseignement uniquement dans des écoles-cathédrales ou écoles monastiques
-> 3 niveaux : primaire (lecture, chant et écriture), moyen (arts libéraux), et supérieur (droit, médecine,
et théologie)
-> 0 unité dans l’enseignement, importance de l’évêque

14
-> rôle clé de l'écolâtre, puis chancelier => délivre la Licentia docendi
-> Bologne et Paris => 2 modèles d'organisation différentes
-> Paris : création de collèges, 4 facultés, 4 nations
-> Bologne : 2 facultés qui vont fusionner, 2 fédérations, maîtres à l’écart
-> franchise universitaire en 1200 suite à des émeutes d’élèves parisiens
-> papauté prend le contrôle des universités
-> université = corporation ecclésiastique, devient une personne morale avec Innocent IV, ie possède
sceau, devise et des armes.

§ L'organisation des études


-> entrée à l’université à 8 ans, sortie à 26 ou 28 ans
-> primaire, puis arts libéraux (entre 14 et 20 ans), puis droit (6 ans) ou médecine (8 ans)
-> étude de droit : nombre croissant d’élèves
-> Bologne : 2 étapes : examen privé puis examen public

Section 2 : l'étude du droit


-> formation du jus commune

§ L'étude du droit romain


-> 1219 : bulle super speculam d’Honorius III
-> école d’Orléans, rejettent la glose, textes de Justinien à adapter au temps ; maîtres célèbres : Jacques
de Révigny, Pierre de Belleperche
-> écoles italiennes : diversification des genres
-> Bartolisme, par Bartolus Saxoferrato, fond du droit romain > forme

§ L'étude du droit canonique


-> codifications par ordres du pape ex : Sexte de Boniface VIII
-> Corpus juris canonici, de Jean Chappuis : décret de Gratien, décrétales de Grégoire IX, sexte de
Boniface VIII, clémentines de Clément V, extravagantes de Jean XII, et extravagantes communes
-> méthodes de travail des canonistes similaires à celles des romanistes

Section 3 : L’épanouissement du jus commune

§ Développement et contenu du concept jus commune


-> fin XIII, jus commune = droit romain + commentaires => volonté d’universalité.
-> XIV, jus commune = droit romain + commentaires + doctrine + dispositions des droits statuaire,
canonique, coutumier
-> facteur d’unification => fixe des principes généraux

§ La portée du jus commune, de droit commun


->contient les textes fondateurs du droit : corpus juris civilis, corpus juris canonici
-> hiérarchie des sources au Moyen Âge : doctrine, puis coutume, puis jurisprudence, puis loi

Chapitre 2 : Jus commune et droits particuliers : l'exemple de la France

15
Date Événement

XII Le roi émet des ordonnances

début XIII Fin de la résistance des romanistes (Azon)

XIII Le roi légifère pour l'intérêt commun, P. de


Beaumanoir

1246 Coutumes de Touraine-Anjou

1258 Conseil à un ami, de Pierre de Fontaine

1270 Enquête par turbe rendue obligatoire par Saint


Louis

1273 Établissements de Saint Louis

fin XIII Livre de jostice et de plet

fin XIII Les coutumes de Beauvaisis, de P. de


Beaumanoir

env. 1300 Ancien coutumier de Champagne

début XIV Très ancienne coutume de Bretagne

1312 Philippe le Bel renouvelle la bulle super


speculam

XIV Renouvellement du “quod principi placuit, leges


habet vigorem”

1385-1389 Grand coutumier de France, de Jacques


d’Ableiges

fin XIV Somme rurale, de Jehan Boutillier

1417 Coutumier bourguignon glosé et vieux


coustumier de Poictou

Section 1 : La position du Jus Commune en France

§ Le problème politique de la réception du droit romain


-> position de l’empereur allemand et du droit romain, défendue par les romanistes
-> Azon
-> pb : papauté et rois de France utilisent le droit romain
-> résistance, guerre avec les armes juridiques
-> Philippe Le Bel => indépendance du royaume de France => roi maître du droit en France

§ L'importance de l'utilisation du droit romain


-> prééminence du droit romain
-> non reconnaissance de l’empereur = fait politique, non = fait juridique

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-> XIII, extension du pouvoir législatif royal. pb : vaste utilisation du droit romain. parade = droit
romain relève de la coutume locale

Section 2 : La floraison des droits particuliers


§ L'essor de la législation royale
-> jusqu’au milieu du XII, rôle symbolique du roi
-> seconde moitié XII, début de la vision du roi en tant que suprême législateur => le roi de France
légifère souverainement pour l’ensemble de son royaume
-> P. de Beaumanoir : dépend de temps de guerre ou de paix
-> roi soumis aux ordres divins et naturels

§ Le développement du droit coutumier territorial


-> différence entre Nord de droit de coutumes, et Sud de droit écrit
-> cinq familles de coutumes : est, ouest, nord, sud et zone parisienne
-> pb de la traduction de la preuve de la coutume en justice : laquelle choisir ? => déterminer la véritable
coutume
-> qq modes de preuve : enquête par la turbe, ie demande à 10 personnes de témoigner quant à
l’application d’une coutume dans une zone, ou témoignage isolé d’une personne ( les canonistes s’y
opposent)
-> rédaction de plusieurs recueils de coutumes, les coutumiers, dès le milieu du XIII : oeuvres privées,
en français
-> Sud : statuts urbains. coutumes rédigées => valeur officielle, promulgation officielle

17
Troisième partie : de l'époque moderne aux codifications du XIXème
siècle

Titre 1 : L'époque moderne

Chapitre 1 : La persistance d'un pluralisme juridique

Date Événement

XII et XIV Idée : légitimité législative du roi de France en


son royaume

XV Début de la rédaction des coutumes, décision


royale

1453 Ordonnance de Montils-lès-Tours, par Charles


VII

15 mars 1499 Charles VIII réforme par une nouvelle


ordonnance celle de Montils-lès-Tours

XVI Idée : le roi reçoit son pouvoir directement de


Dieu

XVI Idée : roi doit faire la loi => nécessité politique

XVI Élaboration d’un droit civil et d’un droit public


ecclésiastique

XVI Humanisme juridique

1506-1540 Rédaction officielle de la plupart des coutumes


françaises

1510 Mise par écrit de la coutume de Paris

1555-1581 Réformation des coutumes

1576 Réunion des États-Généraux à Blois

1576 les six livres de la république, de Jean Bodin

1579 Ordonnance de Blois

1584-1588 Rédaction de la dernière coutume, de Hatton-


Châtel

1603 Henri IV : les lois dépendent de l’autorité royale

1608 Traité des seigneuries, de Charles Loyseau

1609 Ordonnance d’Henri IV

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1632 Traité de la souveraineté du roi, de son domaine
et de sa couronne, de Cardin Le Bret

1667 Colbert supprime l’enquête de la turbe

1689 Traité des lois, JB Domat

1770 Louis XV : le droit de faire des lois n’appartient


qu’au roi

-> JB Domat (XVII) : objectif : unifier le droit français, ensemble cohérent. traité des Lois : présente 4
types de lois en France : ordonnances, coutumes, droit canonique, droit romain

Section 1 : Le triomphe du droit coutumier

§ Caractères généraux de la coutume


-> coutume : droit non écrit, par les usages, répétée,
-> 6 caractéristiques de la coutume : orale, introduite par l’usage (corpus de la coutume), obligatoire car
issue du consentement tacite du peuple, fruit du temps (prescription), territoriale et constatée par un
juge
§ La rédaction officielle des coutumes
-> pb au moment de procès => autorité royale exige rédaction
-> XV : émergence des États (concept) => autorité qui légifère, qui contrôle le droit privé
-> 1453 : ordonnance de Montils-lès-Tours par Charles VII => art 125 = mise à l’écrit des coutumes,
usages et styles du pays
-> ordonnance de Charles VIII du 15 mars 1499, réforme celle de Montils-lès-Tours, met en place une
nouvelle procédure à 5 phases : initiative (avec les officiers royaux), cahier provisoire par les juges
royaux locaux, examen du cahier dans les Parlements locaux (un peu rôle du conseil constit ajd),
assemblée de bailliage ou de la sénéchaussée pour vote des dispositions, puis lecture publique et
promulgation.
-> États-généraux de Blois demandent révision des coutumes
-> mouvement de réformation encouragé par le pouvoir royal
-> Christofle de Thou, président du Parlement de Paris : harmonisation du droit coutumier
-> conséquences positives de la rédaction des coutumes : coutume est certaine, droit coutumier se
stabilise et s’unifie régionalement, dispositions archaïques sont supprimées
-> conséquences négatives : fixation, sclérose de la coutume, plus d’interpénétration des coutumes,
changement de la nature même de la coutume
-> perte du caractère populaire, défendu par Le Caron mais certains auteurs s’opposent à cette
affirmation, comme Coquille, ou Dumoulin

Section 2 : L'importance croissante de la législation royale.


-> sentiment national post-guerre de Cent ans + essor de la conception de souveraineté et d’États-nations
-> le roi a le pouvoir de faire la loi

§ le pouvoir royal de faire la loi


-> théorie de la souveraineté : Bodin, Loyseau et Cardin Le Bret

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-> souveraineté “puissance absolue et perpétuelle d’une République”(Bodin), “puissance absolue sans
degré de limitation de temps sans exception de personne”(Loyseau)
-> souveraineté = puissance absolue, publique, sans supérieur, sans limitation dans le temps, sans
exception de personne ou de choses, appartient à l’état
-> théorie du droit divin. à partir du XVI, le roi reçoit son pouvoir de Dieu, ne dépend pas du pape. roi
= lieutenant de Dieu sur terre, ne répond qu’à Lui. Insistance de Bossuet
-> renforce le concept de souveraineté => domaine politique hors du champ de l’Église
-> 3 limites au pouvoir souverain : existence des lois de Dieu, existence des lois naturelles ( roi doit
agir pour le bien du royaume), existence des lois fondamentales du royaume (relatives au statut de la
couronne et du domaine)
-> 5 marques de souveraineté royale : droit de nomination, droit de rendre la justice, droit de faire la
loi, prérogatives financières, prérogatives militaires
-> droit royal de faire la loi => première marque de souveraineté par Bodin, arrive dès le XIII et émerge
réellement avec la souveraineté au XVI

§ Caractères généraux de la législation royale


-> différentes formes de la législation
-> les ordonnances (terme polysémique)
-> puissance ordinaire : les lettres patentes (grandes : ordonnance, édit ou déclaration, ou petites : lettres
de grâce ou lettres de sceaux plaqués) = vocation générale
-> pleine puissance : arrêts du Conseil du roi (brevets, lettres clauses, ou ordonnances sans adresses ni
sceau), pas soumis au contrôle du Parlement
-> roi suit les suggestions de tiers
-> dimensions techniques et politiques de l’acte législatif
-> apposition du sceau lors de l’audience de France puis publicité par affichage, vérification par les
cours souveraines, qui renvoient au Parlement avec les itératives remontrances
-> réplique royale face aux parlementaires mécontents ferme => crise de l’AR

Section 3 : Les droits savants : une source complémentaire

§ Le droit canonique
-> depuis fin XIII, avec Philippe Le Bel, mouvement d’indépendance de l’Église de France face au pape
=> gallicanisme = doctrine religieuse et politique organisant l’Église de France de manière
indépendante au pape, sous l’autorité du roi de France
-> admission du droit canonique avant 1500, après 1500 seulement si validé par le roi, promulgué par
des lettres patentes
-> XVI : droit civil et droit public ecclésiastique => le roi intervient dans des domaines normalement
religieux

§ Le droit romain et l'humanisme juridique


-> humanisme juridique = nouvelle méthode de pensée => nouvelle manière de lire les textes en les
remplaçant dans leur contexte de rédaction => naissance de l’école historique du droit => Cujas
-> replacer les textes dans leur contexte d’origine
-> pb : plus une méthode d’historien que de juriste=> école des juristes élégants
-> droit romain toujours rôle clé => ordonnance d’Henri IV de 1609
-> ailleurs : droit romain = solution quand absence de coutumes

20
Chapitre 2 : Les tendances à l'unification du droit

Date Événement

1258 Apparitions des registres d’enquête : les olims

XIII et XIV Rôle des précédents judiciaires dans la


procédure

XIV Avocats commencent à conserver les arrêts les


plus importants

dès milieu XVI Amorce du Code civil

XVI-XVII Premiers projets de codification du droit

1534-1563 Concile de Trente

1539 Commentaire de la coutume de Paris, de


Charles Dumoulin

1539 Ordonnance de Villers-Cotterêts

1556 Recueil d’arrêts notables des cours souveraines


de France, de Jean Papon

1566 Édit sur les mariages clandestins exigeant le


consentement des parents

1579 Ordonnance de Blois

1580 Réformation de la coutume de Paris

1587 Code Henri III, de Barnabé Brisson

1596 Conférence des coutumes tant générales que


locales et particulières du royaume de France,
de Pierre Guénois

Début XVII Rédaction de nouvelles synthèses de droit


coutumier

XVII Déclin de l’université française

1607 Institutions au droit des Français, Guy Coquille

1607 Les institutes coutumières, d’Antoine Loysel

1665 Création d’un conseil général de la réformation

1667 Ordonnance de la procédure civile

1669 Ordonnance sur les eaux et les forêts

1670 Ordonnance criminelle

21
1673 Ordonnance du commerce

1679 Édit de Saint-Germain

1681 Ordonnance sur la marine

1685 Ordonnance touchant la police des îles de


l’Amérique française

1689 Les lois civiles dans leur ordre naturel, JB


Domat

1731 Ordonnance sur les donations entre vifs,


chancelier d’Aguesseau

1735 Ordonnance sur les testaments, chancelier


d’Aguesseau

1747 Ordonnance sur les substitutions, chancelier


d’Aguesseau

Section 1 : L'effort doctrinal tendant à l'unification du droit


§ L'émergence d'un droit commun coutumier
-> sentiment national => juristes cherchent un droit national => unification du droit coutumier => droit
commun coutumier
-> élaboration d’un droit coutumier : comparaison des coutumes => distinction d’un fond de règles
communes
-> rôle clé de la coutume de Paris, sous l’influence de Charles Dumoulin
-> 3 intérêts : politique, pratique et théorique
-> oeuvre de rationalisation des juristes, grâce à l’étude de la coutume
-> États-généraux de Blois appelent à l’unification
-> Pierre Guénois, 1596, premier rapprochement et comparaison des grands droits coutumiers

§ La Naissance d'un droit français


-> interpréter les coutumes avec les coutumes
-> Guy Coquille, Institutions au droit de France, synthèse des coutumes du royaume => naissance de
l’idée de droit français
-> Loisel + de Ferrière => existence d’un droit français autonome du droit romain
-> édit de Saint Germain de 1679, réforme l’étude du droit car déclin des universités françaises durant
le XVII => création d’un concours + réforme du rôle de professeur
-> JB Domat les lois civiles dans leur ordre naturel => première grande synthèse juridique des temps
modernes
-> rôle de la jurisprudence : roi dès XIII demande mise par écrit des affaires, les olims, puis importance
des précédents judiciaires
-> dès XIV, constitution de recueils de jurisprudence, recueils d’arrêts par ex Jean Papon, recueil
d’arrêts notables de la cour de France, 1556

Section 2 : L'emprise croissante de la loi dans l'ordre juridique

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§ Les Ordonnances de réformation du XVIe et du début du XVIIe siècle
-> interviennent à la suite des doléances des États-Généraux
-> domaines variés
-> ordonnance de Villers-Cotterêts de 1539 : réformation de la justice, mesures d’ordre public, bases
de l’État civil
-> ordonnance de Blois de 1579 : intervention du pouvoir législatif royal dans le domaine du droit privé,
fixe règles relatives au mariage (à la suite du concile de trente, 1534-1563)
-> concile de Trente : mariage valable avec seul consentement des époux => pb en termes d’existence
du mariage. Protestation. Nécessité du curé. 1566 : edit : nécessité du consentement des parents quant
à la majorité => ordonnance de Blois rajoute des clauses + rôle du souverain => publication des bans,
obligation de se marier devant 4 témoins au moins, curé, consentement des parents
-> défaut de consentement => mariage par rapt de séduction => nullité du mariage
-> mariage de contrôle de l’Église à contrôle de l’État

§ Les Ordonnances de codification au XVII et XVIIIe siècle


-> codification pour rationalisation du droit
-> États-généraux de Blois demandent mise en ordre des lois royales => Barnabé Brisson fait le code
Henri III, 1587
-> compilations méthodiques
-> sous Louis XIV, lois : nécessité d’unité des sujets traités + nécessité d’unité juridique
-> ordonnances de Colbert sous Louis XIV => urgence juridique. 5 grands textes : ordonnance de
procédure civile (1667), ordonnance des eaux et des forêts (1669), ordonnance criminelle (1670),
ordonnance du commerce (1673), ordonnance sur la marine (1683) + en 1685 code noir
-> dans matières non régies par la coutume
-> chancelier d’Aguesseau 3 questions majeurs dans code Louis XV : testament, donations entre vifs,
et substitutions
-> volonté d’unification => procédure dans chaque parlement : questionnaire, commission prépapre
réponse, soumises au parlement de paris, rédaction d’un texte définitif

Titre 2 : La Révolution et l’œuvre Napoléonienne

Chapitre 1 : Les transformations de la Révolution


-> succession de régimes politiques

Date Événement

1614 dernière convocation des États-Généraux

5 mai 1789 convocation des États-Généraux

17 juin 1789 Tiers-État => Assemblée Nationale

9 juillet 1789 Assemblée Nationale => Assemblée Nationale


Constituante

26 août 1789 DDHC

23
août 1790 ANC déclare la rédaction d’un code

août 1790 ( 16 et 24) loi sur l’organisation de la justice => empêche


autorités jurisprudentielles

30 septembre 1791 Assemblée Nationale Constituante =>


Assemblée législative

20 septembre 1792 Assemblée législative => Convention Nationale

août 1793 Convention : un code est rédigé très long

septembre 1794 deuxième projet de code de la Convention

26 octobre 1795 Convention Nationale => Directoire

juin 1796 troisième projet de code, par le Directoire, rejeté

9 novembre 1799 / 18 brumaire an VIII Coup d’État : Directoire => Consulat

18 mai 1804 Consulat => Premier Empire

14 avril 1814 fin du Premier Empire

Section 1 : L'importance de la loi

§ Les principes révolutionnaires


-> philosophie des Lumières => esprit du siècle : traditions passées = nuisibles abus
-> monisme radical centré sur la loi
-> loi = source supérieure, produit de la raison, de la volonté générale

§ Le légicentrisme révolutionnaire
-> suprématie de la loi
-> mise en place de principes clés : séparation des pouvoirs
-> dictature du pouvoir législatif sous RF : loi = supérieure
-> DDHC, 26 août 1789 : liberté limitée par la loi, liberté d’opinion, propriété pas certaine, loi légifère
justice

Section 2 : L'échec des tentatives de codification et la survie des autres sources


du droit.

§ L'échec des tentatives de codification


-> philosophes des Lumières pro-codification
-> RF crée de bonnes conditions pour la codification et unification du droit
-> 3 projets de Code (1793, 1794, et 1796) par Cambacérès mais 3 échecs car trop grande instabilité
politique

§ La survie des autres sources de droit


-> révolutionnaires souhaitaient la fin des coutumes mais elles se sont maintenues

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-> fin des autorités jurisprudentielles par loi 16/24 août 1790 => suppression des parlements, des
magistrats indépendants

Chapitre 2 : L’œuvre napoléonienne

date événement

août 1800 composition d’une commission chargée de


rédiger le projet de Code civil

21 mars 1801 commission chargée de rédiger code de droit


pénal et procédure criminelle

1804 => décision de faire 2 codes différents (cf en


haut)

21 mars 1804 promulgation du Code civil

1806 Code de procédure civile

1806 disparition du SERG

1807 Code de commerce

1808 Code d’instruction criminelle

1810 Code pénal

1828 - 1837 lois consacrant l’autonomie de la jurisprudence

1838 - 1896 Code civil sert d’inspiration à d’autres codes


nationaux

1862 Bismarck ministre-président de la Prusse

1874 début des travaux de codification allemand

10 août 1896 fin de la rédaction du BGB ( Bürgerliches


Gesetzbuch)

1er janvier 1900 entrée en vigueur du BGB

Section 1 : Le Code civil


§ l’élaboration du code civil
-> contexte politique : stabilité
-> compromis entre AR et RF : tradition de l’AR et apport de la RD
-> commission : 4 membres : Tronchet, Bigot de Préameneu, Portalis, Maleville
-> rôle de Bonaparte

§ la loi et le juge : le rôle de la jurisprudence


-> code doit être général

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-> restauration de l’office traditionnel du juge
-> art 4 CC : obligation de juger
-> jurisprudence : autonome mais seulement pour trancher des litiges entre particuliers

Section 2 : L'esprit du Code et les autres Codes

§ L'amalgame entre l'Ancien et le Nouveau Droit


-> reprend le plan des Institutes
-> s’inspire de l’AR et de la RF
-> AR pour droit des personnes et de la famille

§ Les autres Codes


-> code de commerce, de procédure civile, pénal, d’instruction criminelle, …
-> peine de mort élargie + peine perpétuelle rétablie + systè:e de marquage
-> principes de non-rétroactivité et de légalité

§ La diffusion du modèle français


-> développement grâce aux conquêtes napoléoniennes
-> nouveau droit commun européen à un moment car s’imposait aux pays annexés et incorporés dnas
l’Empire => près de la moitié de la population européenne à un moment
-> inspire des codifications européennes. CC = symbole
-> fin SERG, rejet du code civil français (école historique de von Savigny). omnipotence de la doctrine
en Allemagne, au rôle unificateur. 1862 : Bismarck : projet de codification => 1900 promulgation du
BGB (Bürgerliches Gesetzbuch)

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