Résumé Des Caractéristiques Du Produit: 1. Dénomination Du Médicament
Résumé Des Caractéristiques Du Produit: 1. Dénomination Du Médicament
1. DÉNOMINATION DU MÉDICAMENT
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3. FORME PHARMACEUTIQUE
Depakine : solution buvable
Depakine : sirop
Depakine Enteric 300 – 500 : comprimés gastro-résistants
Depakine Chrono 300 – 500 : comprimés à libération prolongée
Depakine I.V. : poudre et solvant pour solution injectable
4. DONNÉES CLINIQUES
Forme I.V.
Lorsque l'état du patient rend l'administration des formes orales temporairement
impossible.
Posologie
A. GÉNÉRALITÉS
Formes orales
La posologie journalière moyenne conseillée pour le valproate sodique est de :
30 mg/kg chez le nourrisson,
20 à 30 mg/kg chez l'enfant et l'adulte.
Des doses journalières supérieures à 40 mg/kg chez le nourrisson, 35 mg/kg chez
l'enfant et 30 mg/kg chez l'adulte sont rarement nécessaires en monothérapie.
Un taux sérique se maintenant au-delà de 200 mg/litre (1388 mol/l) nécessite une
réduction de la posologie.
Il est aussi recommandé de déterminer le taux sanguin si la posologie est égale ou
supérieure à 50 mg/kg par jour.
Quel que soit l'âge, le valproate de sodium doit être introduit progressivement : dose
journalière initiale d'environ 10 mg/kg, puis augmentation de 5 mg/kg tous les 2 à 3 jours
de façon à atteindre la posologie optimum en une semaine environ.
Cette introduction progressive s'applique pour les différentes formes galéniques y
compris la forme Chrono.
Quand le valproate est appelé à remplacer le traitement antérieur, le sevrage des autres
antiépileptiques doit être progressif. La substitution s'effectue en 2 - 4 semaines avec
d'autant plus de lenteur que l’épilepsie est ancienne, les crises mal contrôlées, le
traitement antérieur prolongé et à base de phénobarbital, de primidone et/ou de
phénytoïne.
La dose initiale de valproate sodique sera de 5 mg/kg, augmentée tous les 4 à 5 jours de
5 mg/kg pour atteindre la dose optimale en 2 à 3 semaines.
S'il fallait substituer au valproate sodique un autre antiépileptique, on procèdera par
réduction - addition successive en diminuant progressivement les doses journalières de
5 à 10 mg/kg/jour tous les 2 à 3 jours.
Administrée aux autres patients, elle sera de 10 mg/kg chez l'adulte et 20 mg/kg chez
l'enfant en I.V. lente de 3 à 5 minutes. Cette injection sera suivie d'une perfusion
(continue ou répétée) à une dose ne dépassant pas 2500 mg/24 h. chez l'adulte et 1000
mg/24 h. chez l'enfant.
La forme I.V. sera remplacée par une forme orale dès que possible.
B. GROUPES SPÉCIFIQUES
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Hommes : Il est recommandé que le traitement par Depakine soit initié et surveillé par
un médecin spécialisé dans la prise en charge de l’épilepsie (voir rubriques 4.4 et 4.6).
Enfants : En ce qui concerne les formes orales, le sirop et les gouttes pour
administration orale sont plus appropriés chez les enfants de moins de 11 ans.
Insuffisance rénale : Une diminution des doses peut s’avérer nécessaire en raison
d’une augmentation des concentrations sériques libres en acide valproïque. Cette
augmentation est liée à la diminution de l’albumine sérique et de l’excrétion urinaire des
métabolites libres. Il convient d’en tenir compte et de diminuer la posologie en
conséquence.
Chez les patients atteints d’insuffisance rénale, il peut s’avérer nécessaire de diminuer la
posologie, et chez les patients sous hémodialyse, il pourra être nécessaire de
l’augmenter. Valproate est dialysable (voir la rubrique 4.9). La posologie doit être
modifiée selon la surveillance clinique du patient (voir la rubrique 4.4).
Mode d'administration
Formes orales
Le nombre de prises sera fonction des formes galéniques utilisées :
3 à 4 prises par jour avec les formes non retard (Depakine Solution buvable, Sirop,
Enteric)
1 à 2 prises par jour avec le Depakine Chrono comprimés (la libération prolongée
n’est pas altérée par la sécabilité).
1 prise par jour est possible dans le cas d'épilepsie bien équilibrée avec une dose
journalière de 20 à 30 mg/kg.
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La dose journalière totale administrée sera la même pour ces différentes formes qui, à
cette condition, peuvent être substituées les unes aux autres.
Quelle que soit la forme galénique, le valproate sodique est à administrer de préférence
pendant les repas.
N.B.:
En cas d'arrêt définitif d'un traitement par le valproate sodique, il est recommandé
de diminuer progressivement la dose journalière de 5 à 10 mg/kg/jour tous les 2 - 3
jours.
4.3. Contre-indications
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Chez les femmes en âge de procréer, sauf si toutes les conditions du programme de
prévention de la grossesse sont remplies (voir rubriques 4.3 et 4.6).
les situations individuelles sont évaluées au cas par cas, en impliquant la patiente
dans la discussion afin de garantir son engagement, de discuter des options
thérapeutiques et de s’assurer qu’elle a compris les risques et les mesures
nécessaires pour réduire ces risques ;
le risque de survenue de grossesse est évalué chez toutes les patientes de sexe
féminin ;
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Ces conditions concernent également les femmes qui ne sont pas sexuellement actives,
sauf si le prescripteur considère qu’il existe des raisons incontestables indiquant qu’il n’y a
aucun risque de grossesse.
Les prescripteurs doivent s’assurer que les parents/soignants des enfants de sexe
féminin comprennent la nécessité de contacter le médecin spécialiste aussitôt que
les premières menstruations surviennent chez l’enfant de sexe féminin qui utilise du
valproate.
Le prescripteur doit s’assurer que les parents/soignants des enfants de sexe féminin
ayant leurs premières menstruations, reçoivent une information complète sur les
risques de malformations congénitales et de troubles neuro-développementaux, y
compris l’ampleur de ces risques pour les enfants exposés au valproate in utero.
Chez les patientes chez lesquelles les premières menstruations sont apparues, le
médecin spécialiste prescripteur doit réévaluer annuellement la nécessité du
traitement par valproate et envisager l’ensemble des options thérapeutiques
alternatives. Si le valproate est le seul traitement approprié, la nécessité d’utiliser une
contraception efficace et toutes les autres conditions du programme de prévention de
la grossesse doivent être discutées. Tous les efforts doivent être faits par le médecin
spécialiste pour passer à un traitement alternatif chez les enfants de sexe féminin, et
cela avant l’âge adulte.
Test de grossesse
Une grossesse doit être exclue avant l’instauration du traitement par valproate. Le traitement
par valproate ne doit pas être instauré chez les femmes en âge de procréer sans l’obtention
d’un test de grossesse négatif (test de grossesse plasmatique), confirmé par un
professionnel de santé, afin d’éliminer toute possibilité d’utilisation involontaire du produit
pendant la grossesse.
Contraception
Les femmes en âge de procréer qui reçoivent du valproate doivent utiliser une contraception
efficace, sans interruption et pendant toute la durée du traitement par valproate. Ces
patientes doivent recevoir une information complète sur la prévention de la grossesse, ainsi
que des conseils en matière de contraception si elles n’utilisent pas de contraception
efficace. Au moins une méthode de contraception efficace (de préférence une méthode dont
l’efficacité ne dépend pas de l’utilisateur, telle qu’un dispositif intra-utérin ou un implant), ou
deux méthodes de contraception complémentaires incluant une méthode barrière, doivent
être utilisées. Lors du choix de la méthode de contraception, les situations individuelles
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doivent être examinées au cas par cas, en impliquant la patiente dans la discussion afin de
garantir son engagement et son observance des mesures choisies. L’ensemble des conseils
relatifs à une contraception efficace doivent être suivis, même en cas d’aménorrhée.
Le médecin spécialiste doit réévaluer, au moins chaque année, le traitement par valproate
afin de vérifier s’il constitue toujours le traitement le plus approprié pour la patiente. Le
médecin spécialiste doit discuter du formulaire annuel d’accord de soins au moment de
l’instauration du traitement et lors de chaque évaluation annuelle et doit s’assurer que la
patiente a compris son contenu.
Planification de grossesse
Dans le cas de l’indication dans l’épilepsie, chez les femmes envisageant une grossesse, un
médecin spécialiste expérimenté dans la prise en charge de l’épilepsie doit réévaluer le
traitement par valproate et envisager l’ensemble des options thérapeutiques alternatives.
Tous les efforts doivent être faits pour passer à un traitement alternatif approprié avant la
conception et cela, avant que la contraception ne soit arrêtée (voir rubrique 4.6). Si un
changement de traitement est impossible, la patiente devra recevoir des conseils
supplémentaires au regard des risques que le valproate présente pour l’enfant à naître, afin
de l’aider à prendre une décision éclairée concernant son projet familial.
En cas de grossesse
En cas de grossesse chez une femme utilisant du valproate, celle-ci doit être immédiatement
orientée vers un médecin spécialiste afin de réévaluer le traitement par valproate et
d’envisager des options alternatives. Les patientes dont la grossesse a été exposée au
valproate ainsi que leurs partenaires doivent être orientés vers un médecin spécialisé ou
expérimenté en tératologie pour évaluation et conseil (voir rubrique 4.6).
la carte patiente est donnée lors de chaque dispensation de valproate et que les
patientes comprennent son contenu ;
Documents d’information
Afin d’aider les professionnels de santé et les patientes à éviter toute exposition fœtale au
valproate, le titulaire de l’autorisation de mise sur le marché leur fournit des documents
d’information visant à renforcer les mises en garde relatives à la tératogénicité et
foetotoxicité du valproate et de délivrer des recommandations aux femmes en âge de
procréer concernant l’utilisation de valproate, ainsi que des détails sur le programme de
prévention de la grossesse. Une carte patiente et une brochure d’information patiente
doivent être fournies à toutes les femmes en âge de procréer qui utilisent du valproate.
Un formulaire annuel d’accord de soins doit être utilisé et dûment complété et signé au
moment de l’instauration du traitement et lors de chaque réévaluation annuelle du traitement
par valproate par le médecin spécialiste.
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Par mesure de précaution, les prescripteurs doivent informer les patients de sexe masculin
de ce risque potentiel (voir rubrique 4.6) et discuter de la nécessité de mettre en place une
contraception efficace, y compris pour leur partenaire de sexe féminin, pendant le
traitement par valproate et pendant au moins 3 mois après l’arrêt du traitement. Les
hommes ne doivent pas faire de don de sperme pendant le traitement et pendant au moins
3 mois après l’arrêt du traitement.
Le traitement par valproate chez les patients de sexe masculin doit être régulièrement
réévalué par le prescripteur afin de déterminer si valproate reste le traitement le plus
approprié pour le patient. Pour les patients de sexe masculin prévoyant de concevoir un
enfant, des alternatives thérapeutiques appropriées doivent être envisagées et discutées
avec les patients. Les situations individuelles doivent être évaluées dans chaque cas. Il est
recommandé de demander conseil à un médecin spécialisé dans la prise en charge de
l’épilepsie.
Des documents éducationnels sont disponibles pour les professionnels de santé et les
patients de sexe masculin. Un guide patient doit être fourni aux patients de sexe masculin
utilisant du valproate.
Le valproate sodique manifeste in vitro un effet stimulant sur la réplication du HIV dans
diverses lignées cellulaires infectées. Bien que la portée clinique de ces observations
ne soit pas établie, la prudence s’impose lors de l’administration de cette substance à
des patients atteints du SIDA.
Conditions de survenue
Des atteintes hépatiques d’évolution sévère, parfois mortelle, ont été rapportées
exceptionnellement.
L’expérience dans l’épilepsie montre que les nourrissons et les jeunes enfants de moins
de 3 ans présentant une épilepsie sévère et notamment une épilepsie associée à des
lésions cérébrales, un retard psychique et/ou des troubles métaboliques congénitaux
comprenant des troubles mitochondriaux comme le déficit en carnitine, les troubles du
cycle de l’urée, les mutations POLG (voir rubriques 4.3 et 4.4) ou des maladies
dégénératives sont les plus exposés à ce risque, notamment en cas de polythérapie. Au-
delà de l'âge de 3 ans, l'incidence de survenue diminue de façon significative et décroît
progressivement avec l'âge. Dans la grande majorité des cas, ces atteintes hépatiques
ont été observées pendant les 6 premiers mois de traitement.
Signes évocateurs
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Le diagnostic précoce reste avant tout basé sur la clinique. En particulier, il convient de
prendre en considération, notamment chez les patients à risque, 2 types de
manifestations qui peuvent précéder l'ictère (voir ci-dessus « Conditions de survenue ») :
- d'une part, des signes généraux non spécifiques, généralement d'apparition soudaine,
tels qu’asthénie, anorexie, abattement, somnolence, accompagnés parfois de
vomissements répétés et de douleurs abdominales,
- d'autre part, une réapparition des crises épileptiques.
Il est recommandé d'informer le patient, ou sa famille s'il s'agit d'un enfant que l'apparition
d'un tel tableau doit motiver aussitôt une consultation. Celle-ci comportera, outre l'examen
clinique, la pratique immédiate d'un contrôle biologique des fonctions hépatiques.
Détection
Les tests des fonctions hépatiques doivent être pratiqués avant le début du traitement puis
périodiquement pendant les six premiers mois du traitement. En cas de changements de
médicaments concomitants (augmentation de doses ou ajouts) qui sont connus pour
affecter le foie, une surveillance du foie doit être reprise de la manière appropriée (voir
également rubrique 4.5 sur les risques de lésions hépatiques avec les salicylates, d’autres
anticonvulsifs comprenant le cannabidiol).
Parmi les examens classiques, les tests reflétant la synthèse protéique et notamment le TP
(taux de prothrombine) sont les plus pertinents.
La confirmation d'un taux de prothrombine anormalement bas, surtout s'il s'accompagne
d'autres anomalies biologiques (diminution significative du fibrinogène et des facteurs de
coagulation, augmentation de la bilirubine, élévation des transaminases) doit conduire à
arrêter le traitement par le valproate sodique et par prudence par les dérivés salicylés qui
pourraient être administrés simultanément, puisqu'ils utilisent la même voie métabolique.
Pancréatite
Des cas de pancréatite sévère, parfois d’évolution fatale, ont été très rarement rapportés.
Les jeunes enfants sont particulièrement exposés à ce risque, surtout les enfants avec
antécédent d’hypersensibilité médicamenteuse.
Ce risque diminue avec l’âge.
Des crises convulsives sévères, une atteinte neurologique ou une polythérapie
anticonvulsivante peuvent constituer des facteurs de risque.
Une insuffisance hépatique associée à une pancréatite augmente le risque d’issue fatale.
Les patients présentant une douleur abdominale aiguë doivent subir immédiatement une
évaluation médicale. En cas de pancréatite, l’administration du valproate doit être arrêtée.
gène nucléaire codant la POLG. Notamment, des cas d’insuffisance hépatique aiguë
induite par le valproate et des décès liés ont été signalés à un taux plus élevé chez les
patients présentant des syndromes héréditaires neurométaboliques causés par des
mutations du gène de l’enzyme mitochondriale polymérase Ƴ (POLG), par ex. le syndrome
d’Alpers-Huttenlocher.
Des troubles liés à la POLG devraient être soupçonnés chez les patients présentant des
antécédents familiaux ou des symptômes évoquant un trouble lié à la POLG, y compris,
entre autres, une encéphalopathie inexpliquée, une épilepsie réfractaire (focale,
myoclonique), un état de mal épileptique à la présentation, des retards développementaux,
une régression psychomotrice, une neuropathie axonale sensitivo-motrice, une myopathie,
une ataxie cérébelleuse, une ophtalmoplégie, ou une migraine compliquée avec aura
occipitale. Pour une évaluation diagnostique de tels troubles, un test des mutations de la
POLG devrait être effectué, conformément à la pratique clinique actuelle (voir la rubrique
4.3).
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Précautions d’emploi
Insuffisance rénale
Chez l’insuffisant rénal, il peut être nécessaire de diminuer la posologie. L’évaluation des
concentrations plasmatiques pouvant être difficilement interprétable, la posologie sera
ajustée en fonction de l’effet clinique observé.
Pancréatite
Des cas exceptionnels de pancréatite ont été rapportés ; par conséquent les patients
souffrant de douleurs abdominales aiguës doivent subir immédiatement une évaluation
médicale. En cas de pancréatite, l’administration du valproate doit être arrêtée.
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Problèmes immunologiques
Bien que le valproate de sodium soit reconnu comme n’entraînant qu’exceptionnellement
des manifestations d’ordre immunologique, son utilisation chez un sujet présentant un
lupus érythémateux disséminé, devra être pesée en fonction de la balance bénéfice/risque.
Diabète
Chez les diabétiques sous valproate, certains métabolites de l'acide valproïque peuvent
fausser l’interprétation des tests de cétonurie, en donnant de faux positifs.
Prise de poids
Dès le début du traitement, il faut informer le patient du risque de prise de poids et des
mesures appropriées sont à instaurer pour le réduire.
Agents carbapénèmes
L’utilisation concomitante d’acide valproïque/de valproate de sodium et de carbapénèmes
est déconseillée (voir section 4.5).
Alcool
La prise d’alcool est déconseillée pendant le traitement au valproate.
Excipients
Depakine sirop contient du saccharose.
Les patients présentant une intolérance au fructose, un syndrome de malabsorption du
glucose et du galactose ou un déficit en sucrase/isomaltase (maladies héréditaires rares)
ne doivent pas prendre ce médicament.
Depakine sirop contient du sorbitol (E420). Les patients présentant une intolérance
héréditaire au fructose (IHF) ne doivent pas prendre/recevoir ce médicament.
Depakine sirop contient 0.00135 mg d'alcool (éthanol) par 5 ml, équivalent à 0.00027
mg/ml. La quantité par ml de ce médicament équivaut à moins de 1 ml de bière ou 1 ml de
vin. La faible quantité d'alcool contenue dans ce médicament n'est pas susceptible
d'entraîner d'effet notable.
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- Lithium
Depakine n’a aucune influence sur les taux sériques de lithium.
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- Phénobarbital
Depakine augmente les concentrations plasmatiques du phénobarbital (inhibition du
catabolisme hépatique) avec survenue de sédation, le plus souvent chez les enfants. Une
surveillance clinique est donc recommandée pendant les 15 premiers jours de l’association
avec réduction immédiate des doses de phénobarbital dès l’apparition de signes de
sédation, et contrôle éventuel des taux plasmatiques du phénobarbital.
- Primidone
Depakine augmente les taux plasmatiques de primidone avec majoration de ses effets
indésirables (sédation). Après usage prolongé, cette interaction cesse.
Surveillance clinique et adaptation éventuelle de la posologie de la primidone plus
particulièrement au début de l’association.
- Phénytoïne
Depakine diminue les concentrations plasmatiques totales de phénytoïne. Il augmente
surtout la fraction libre de phénytoïne, pouvant entraîner des signes de surdosage (le
valproate déplace la phénytoïne de ses sites de fixation protéique plasmatiques et ralentit
son catabolisme hépatique). Une surveillance clinique est donc recommandée. En cas de
dosage plasmatique de phénytoïne, c’est surtout la forme libre qui doit être prise en compte.
- Carbamazépine
Une toxicité clinique a été rapportée en cas d’association de valproate et de carbamazépine
puisque le valproate peut potentialiser la toxicité de la carbamazépine. Une surveillance
clinique est donc recommandée tout particulièrement en début de traitement par
l’association et la posologie sera éventuellement ajustée.
- Lamotrigine
Depakine diminue le métabolisme de la lamotrigine et augmente de près de 2 fois sa demi-
vie moyenne. Cette interaction peut entraîner une toxicité augmentée de la lamotrigine, plus
précisément un érythème grave. C’est pourquoi un suivi clinique est recommandé et que la
posologie doit être adaptée (diminuée) si nécessaire.
- Zidovudine
Le valproate peut augmenter la concentration plasmatique de zidovudine avec majoration
des risques de toxicité de celle-ci.
- Olanzapine
L’acide valproïque peut diminuer la concentration plasmatique de l’olanzapine.
- Rufinamide
L’acide valproïque peut entraîner une augmentation des taux plasmatiques du
rufinamide. Cette augmentation dépend de la concentration d’acide valproïque. La
prudence est de mise, surtout chez les enfants, vu que cet effet est plus important dans
cette population.
- Felbamate
L’acide valproïque peut réduire à 16 % la clairance moyenne de felbamate.
- Propofol
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L’acide valproïque peut provoquer une augmentation du taux de propofol dans le sang. En
cas d’utilisation concomitante avec le valproate, il faut envisager de réduire la dose de
propofol.
- Nimodipine
Chez les patients traités simultanément par valproate de sodium et nimodipine,
l’exposition à la nimodipine peut se voir augmentée de 50%. Dès lors, il y a lieu de
diminuer la dose de nimodipine en cas d’hypotension.
Les taux sériques des métabolites de l’acide valproïque peuvent augmenter en cas
d’usage concomitant de phénytoïne ou de phénobarbital. C’est pourquoi les patients qui
sont également traités par l’un de ces deux médicaments doivent être surveillés
étroitement en ce qui concerne les signes et symptômes d’hyperammoniémie.
Une interaction entre le clonazepam et le valproate a été évoquée. Toutefois, elle n'a pas
été démontrée et son mécanisme élucidé. Une certaine prudence est donc de rigueur en
cas d'une telle association.
Agents carbapénèmes: Une diminution des taux sanguins d’acide valproïque a été
rapportée en cas d’administration simultanée d’agents carbapénèmes, aboutissant à
une diminution de 60-100 % du taux d’acide valproïque en environ deux jours. En raison
du déclenchement rapide et du degré de cette diminution, la co-administration d’agents
carbapénèmes à des patients stabilisés par l’acide valproïque est considérée comme
non raisonnable et doit donc être évitée (voir section 4.4). Si un traitement avec ces
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antibiotiques ne peut pas être évité, un suivi précis des taux sanguins d’acide valproïque
est nécessaire.
Inhibiteurs de la protéase
Les inhibiteurs de la protéase tels que le lopinavir et le ritonavir abaissent les taux
plasmatiques du valproate lorsqu’ils sont administrés en concomitance.
Cholestyramine
Lorsqu’ils sont administrés en concomitance, la cholestyramine peut provoquer une
diminution des taux plasmatiques du valproate.
Autres interactions
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deux médicaments devront être attentivement surveillés pour déceler des signes et
symptômes éventuels d’encéphalopathie hyperammoniémique.
Quétiapine
L’administration concomitante de valproate et de quétiapine peut renforcer le risque de
neutropénie/leucopénie.
Vu que le valproate est principalement éliminé par les reins et en partie sous la forme de
corps cétoniques (ketone bodies), un test de dosage des corps cétoniques peut provoquer
des résultats faussement positifs chez des patients diabétiques.
Méthotrexate
Certains rapports décrivent une diminution significative des taux sériques de valproate
après administration de méthotrexate, avec apparition de convulsions. Les prescripteurs
doivent surveiller la réponse clinique (contrôle des crises ou contrôle de l'humeur) et
envisager de surveiller les taux sériques de valproate, le cas échéant.
Les femmes en âge de procréer doivent utiliser une contraception efficace pendant le
traitement.
Si une grossesse est envisagée, toutes les mesures seront mises en œuvre pour
envisager le recours à d’autres thérapeutiques en vue de cette grossesse.
Dans le cas de l’indication dans l’épilepsie, chez les femmes envisageant une grossesse,
un médecin spécialiste expérimenté dans la prise en charge de l’épilepsie doit réévaluer le
traitement par valproate et envisager l’ensemble des options thérapeutiques alternatives.
Tous les efforts doivent être faits pour passer à un traitement alternatif approprié avant la
conception et cela, avant que la contraception ne soit arrêtée (voir rubrique 4.4). Si un
changement de traitement est impossible, la patiente devra recevoir des conseils
supplémentaires au regard des risques que le valproate présente pour l’enfant à naître afin
de l’aider à prendre une décision éclairée concernant son projet familial.
Femmes enceintes
En cas de grossesse chez une femme utilisant du valproate, celle-ci doit être
immédiatement orientée vers un médecin spécialiste afin d’envisager l’ensemble des
options thérapeutiques alternatives.
Pendant la grossesse, les crises tonico-cloniques et l’état de mal épileptique avec hypoxie
chez la mère peuvent entraîner des conséquences graves voires fatales pour la mère et
l’enfant à naître.
Si, en cas de situations exceptionnelles, malgré les risques connus associés à l’utilisation
de valproate pendant la grossesse, et après évaluation attentive des traitements alternatifs,
le valproate devait absolument être maintenu pour contrôler l’épilepsie chez une femme
enceinte, il est recommandé :
Toutes les patientes dont la grossesse a été exposée au valproate ainsi que leurs
partenaires doivent être orientés vers un médecin spécialisé ou expérimenté en tératologie
pour évaluation et recevoir des conseils concernant la grossesse exposée. Une
surveillance prénatale spécialisée doit être instaurée en vue de détecter d’éventuelles
anomalies touchant le tube neural ou d’autres malformations. Une supplémentation en
acide folique avant la grossesse pourrait diminuer le risque d’apparition d’anomalies du
tube neural inhérent à toute grossesse. Cependant, les données disponibles ne mettent pas
en évidence d’action préventive de l’acide folique sur les malformations liées au valproate.
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Il a été prouvé que le valproate traverse la barrière placentaire, tant chez les espèces
animales que chez les humains (voir rubrique 5.2).
Une méta-analyse (incluant des registres et des études de cohortes) a montré que
l’incidence des malformations congénitales majeures chez les enfants nés de mères
épileptiques traitées par le valproate en monothérapie pendant leur grossesse était
d’environ 11 %. Ceci est supérieur au risque de malformations majeures dans la population
générale (environ 2-3 %).
Le risque de malformations congénitales majeures chez les enfants après une exposition in
utero à une polythérapie antiépileptique incluant le valproate est plus élevé que celui de la
polythérapie antiépileptique sans valproate. Ce risque est dose-dépendant avec le
valproate en monothérapie, et les données disponibles suggèrent qu’il est dose-dépendant
avec le valproate en polythérapie. Cependant, aucune dose seuil excluant ce risque n’a pu
être déterminée.
Les données disponibles montrent une incidence accrue de malformations mineures et
majeures. Les malformations le plus souvent rencontrées incluent des anomalies de
fermeture du tube neural, des dysmorphies faciales, des fentes labiales et fentes palatines,
des craniosténoses, des malformations cardiaques, rénales et uro-génitales, des
malformations des membres (notamment aplasie bilatérale du radius) et des syndromes
polymalformatifs touchant diverses parties du corps.
Les données mettent en évidence que le valproate peut entraîner des effets néfastes sur le
développement mental et physique chez les enfants exposés in utero. Le risque de troubles
du développement neurologique (y compris l’autisme) semble dose-dépendant lorsque le
valproate est utilisé en monothérapie, mais les données disponibles ne permettent pas de
déterminer une dose seuil excluant ce risque. Lorsque le valproate est administré en
polythérapie avec d’autres médicaments antiépileptiques pendant la grossesse, les risques
de troubles du développement neurologique des enfants étaient également accrus de
manière significative par rapport aux risques que présentent les enfants de la population
générale ou ceux nés de mères épileptiques non traitées.
La période à risque pendant la grossesse n’est pas connue avec certitude, mais la
possibilité que le risque concerne toute la grossesse ne peut être exclue.
Lorsque le valproate est administré en monothérapie, des études menées chez des enfants
d'âge préscolaire exposés in utero au valproate montrent que jusqu'à 30 à 40 % d'entre eux
présentent des retards de développement dans la petite enfance, tels que parole et marche
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Le quotient intellectuel (QI) mesuré chez des enfants d'âge scolaire (6 ans) exposés in
utero au valproate était en moyenne de 7 à 10 points inférieur à celui des enfants exposés à
d'autres antiépileptiques. Bien que le rôle des facteurs confondants ne puisse être exclu, il
est prouvé que cette diminution de QI observée chez les enfants exposés in utero est
indépendante du QI maternel.
Les données sur l’évolution de ces troubles à long terme sont limitées.
Les données disponibles issues d’une étude basée sur la population montrent que les
enfants exposés in utero au valproate présentent un risque accru de troubles envahissants
du développement (syndromes appartenant au spectre de l’autisme) (environ 3 fois plus
fréquent) et d'autisme infantile (environ 5 fois plus fréquent), par rapport à celui des
populations non exposées de l’étude.
Les données disponibles issues d’une autre étude basée sur la population montrent que les
enfants exposés in utero au valproate présentent un risque accru de développer un trouble
du déficit de l’attention/hyperactivité (TDAH) (environ 1,5 fois plus fréquent), par rapport à
celui des populations non exposées de l’étude.
De très rares cas de syndrome hémorragique ont été rapportés chez les nouveau-
nés de mères traitées par valproate pendant la grossesse. Ce syndrome
hémorragique est lié à une thrombopénie, une hypofibrinogénémie et/ou une
diminution des autres facteurs de coagulation. Une afibrinogénémie a également
été rapportée et peut être fatale. Toutefois, ce syndrome doit être distingué du déficit
en facteurs de la vitamine K induit par le phénobarbital et les inducteurs
enzymatiques. Par conséquent, un bilan comprenant une numération plaquettaire,
un dosage du fibrinogène, les tests et les facteurs de coagulation sera pratiqué chez
les nouveau-nés.
Des cas d'hypoglycémie ont été rapportés chez des nouveau-nés de mères traitées
avec du valproate au cours du troisième trimestre de leur grossesse.
Des cas d'hypothyroïdie ont été rapportés chez des nouveau-nés de mères traitées
avec du valproate pendant la grossesse.
Chez l’animal : des effets tératogènes ont été mis en évidence chez les souris, les rats
et les lapins (voir rubrique 5.3).
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Une étude observationnelle rétrospective conduite dans 3 pays nordiques suggère une
augmentation du risque de troubles neuro-développementaux (TND) chez les enfants (de
0 à 11 ans) nés de père traité par valproate en monothérapie dans les 3 mois précédant la
conception, comparativement à ceux dont le père était traité par lamotrigine ou
lévétiracétam en monothérapie, avec un Hazard Ratio (HR) ajusté de 1,50 (IC à 95 % :
1,09-2,07). Le risque cumulé ajusté de TND était compris entre 4,0 % et 5,6 % dans le
groupe valproate contre 2,3 % à 3,2 % dans le groupe composite lamotrigine/
lévétiracétam. Le nombre de patients inclus dans l'étude n'était pas suffisant pour étudier
les associations avec des sous-types spécifiques de TND. Les limites de l’étude incluaient
un facteur potentiel de confusion lié à l’indication et des différences dans la durée de suivi
des groupes d’exposition. La durée moyenne de suivi des enfants du groupe valproate
était comprise entre 5,0 et 9,2 ans contre 4,8 et 6,6 ans pour les enfants du groupe
lamotrigine/ lévétiracétam. Il existe donc un risque augmenté de TND chez les enfants nés
de père traité par valproate dans les 3 mois précédant la conception, cependant le lien de
causalité avec valproate n’est pas confirmé. De plus, l’étude n’a pas évalué le risque de
TND chez les enfants nés d’hommes ayant arrêté valproate plus de 3 mois avant la
conception (c’est-à-dire permettant une nouvelle spermatogenèse sans exposition au
valproate).
Par mesure de précaution, le prescripteur doit informer les patients de sexe masculin de
ce risque potentiel et discuter de la nécessité d’envisager une contraception efficace, y
compris pour leur partenaire de sexe féminin, pendant le traitement par valproate et
pendant au moins 3 mois après l’arrêt du traitement (voir rubrique 4.4). Les hommes ne
doivent pas faire de don de sperme pendant le traitement par valproate et au moins 3 mois
après l’arrêt du valproate.
Le traitement par valproate chez les patients de sexe masculin doit être régulièrement
réévalué par le prescripteur afin de déterminer si valproate reste le traitement le plus
approprié pour le patient. Pour les patients de sexe masculin prévoyant de concevoir un
enfant, des alternatives thérapeutiques appropriées doivent être envisagées et discutées
avec les patients. Les situations individuelles doivent être évaluées dans chaque cas. Il est
recommandé de demander conseil à un médecin spécialisé dans la prise en charge de
l’épilepsie si nécessaire.
Allaitement
Le valproate est excrété dans le lait maternel à une concentration comprise entre 1% et
10% des niveaux sériques maternels. Des troubles hématologiques ont été observés chez
des nouveau-nés/nourrissons allaités par des femmes sous traitement (voir rubrique 4.8).
Fertilité
Pelger Huët
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4.7. Effets sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
L’attention du patient doit être attirée sur le risque de conduire un véhicule ou d’utiliser une
machine notamment si des effets secondaires neurologiques (somnolence, …)
surviennent (cf. section 4.8. Effets indésirables).
Il convient d’avertir le patient du risque de somnolence particulièrement en cas de
polythérapie anticonvulsivante ou d’association avec les benzodiazépines (cf. section 4.5.
Interactions avec d’autres médicaments et autres formes d’interaction).
La fréquence des effets indésirables est définie comme suit : très fréquent (1/10) ;
fréquent (1/100, <1/10) ; peu fréquent (1/1 000, <1/100) ; Rare (1/10 000, <1/1 000) ;
Très rare (<1/10 000) ; fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des
données disponibles)
Affections gastro-intestinales
Très fréquent : Nausées*
Peu fréquent : une pancréatite, parfois d’évolution fatale, a été rapportée (voir rubrique
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d’emploi).
Affections hépatobiliaires
Fréquent : lésion hépatique (voir rubrique 4.4. Mises en garde spéciales et précautions
d’emploi).
Rare : démence réversible associée à une atrophie cérébrale réversible, troubles cognitifs,
diplopie.
Prise de poids*
*Une prise de poids doit être suivie attentivement vu qu’elle peut être un facteur de risque
pour le développement d’un syndrome des ovaires polykystiques (voir rubrique 4.4).
Rare :
Hyperammoniémie (voir rubrique 4.4. Mises en garde spéciales et précautions d’emploi).
Une hyperammoniémie isolée et modérée sans anomalie des tests hépatiques peut être
observée et ne doit pas faire interrompre le traitement. Une hyperammoniémie associée
à des symptômes neurologiques a également été rapportée. Dans de tels cas, des
investigations supplémentaires doivent être réalisées (voir les rubriques 4.3 et 4.4
Troubles du cycle de l’urée et risque d’hyperammoniémie et Patients à risque
d’hypocarnitinémie).
.
Obésité
Des cas de déficit en carnitine ont été rapportés après la prise d’acide valproïque. Ce
déficit se traduit principalement par de la fatigue, de la faiblesse et une myalgie. Si ces
symptômes apparaissent, il faut penser à un déficit en carnitine induit par l’acide
valproïque.
Pelger Huët
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Peu fréquent : angio-œdème, éruption cutanée, anomalies des cheveux (telles que
texture anormale du cheveu, modification de la couleur des cheveux, pousse anormale
des cheveux).
Rare : lupus systémique érythémateux (voir rubrique 4.4. Mises en garde spéciales et
précautions d’emploi), rhabdomyolyse (voir rubrique 4.4.2)
Affections endocriniennes
Peu fréquent : syndrome de sécrétion inappropriée d’hormone antidiurétique (SIADH),
hyperandrogénisme (hirsutisme, virilisme, acné, chute de cheveux selon le schéma
typiquement masculin et/ou androgène accru).
Affections psychiatriques
Fréquent : état de confusion, hallucinations, agression*, agitation*, troubles de l’attention*.
Rare : comportement anormal*, hyperactivité psychomotrice*, troubles de
l’apprentissage*.
Affections vasculaires
Fréquent : hémorragie
Peu fréquent : vasculite
Investigations
Fréquent : prise de poids*
Rare : diminution des facteurs de coagulation (au moins un), tests de coagulation
anormaux (tels que temps de prothrombine augmenté, augmentation du temps de
thromboplastine partielle activée, augmentation du temps de thrombine, allongement du
RIN) (voir rubrique 4.4 Mises en garde spéciales et précautions d’emploi et 4.6 Fertilité,
grossesse et allaitement), déficit en biotine/déficit en biotinidase.
Fréquence indéterminée : anomalie de Pelger-Huët acquise*
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* Une anomalie de Pelger-Huët acquise a été rapportée dans des cas avec et sans
syndrome myélodysplasique.
* La prise de poids doit être surveillée attentivement vu qu’il s’agit d’un facteur de risque du
syndrome des ovaires polykystiques (voir rubrique 4.4 Mises en garde spéciales et
précautions d’emploi).
Certains autres effets biologiques ont été observés sous forme d’élévation de certaines
enzymes : SGOT, SGPT, LDH, phosphatases alcalines, amylase. Ces modifications
biologiques pouvant être dose-dépendantes et transitoires, on contrôlera leur évolution et
on adaptera le traitement (réduction de posologie ou suppression) en fonction de cette
évolution et de l'importance des modifications (par ex. suspension du traitement si les
transaminases hépatiques dépassent de trois fois la limite normale supérieure).
Population pédiatrique
Le profil de sécurité du valproate dans la population pédiatrique est comparable à celui
des adultes, mais certains effets indésirables sont plus sévères ou principalement
observés dans la population pédiatrique. Il existe un risque particulier d’atteinte du foie
grave chez les nourrissons et les jeunes enfants, surtout chez ceux âgés de moins de
3 ans. Les jeunes enfants sont également particulièrement exposés au risque de
pancréatite. Ces risques diminuent avec l’âge (voir rubrique 4.4). Les affections
psychiatriques, telles qu’agressivité, agitation, perturbation de l’attention, comportement
anormal, hyperactivité psychomotrice et troubles de l’apprentissage, sont principalement
observées dans la population pédiatrique.
4.9. Surdosage
Signes et symptômes
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Divers tableaux cliniques peuvent être observés, depuis une symptomatologie modérée
(somnolence, sédation...) jusqu'à l'intoxication sévère avec coma, hypotonie musculaire,
hypotension, hyporéflexie, myosis, diminution des fonctions respiratoires, acidose
métabolique, hypotension et choc/collapsus respiratoire.
Des décès sont survenus dans le cadre de surdosages massifs ; néanmoins, le pronostic
de ces intoxications est généralement favorable.
Les symptômes peuvent toutefois être variables et des crises convulsives ont été
rapportées, associées à des taux plasmatiques très élevés. Des cas d’hypertension
intracraniale relatifs à un oedème cérébral ont été rapportés.
Les taux plasmatiques ou sériques ne sont pas nécessairement corrélés avec les signes
d'intoxication.
Prise en charge
La prise en charge hospitalière du surdosage est symptomatique : lavage gastrique utile
dans les 10 à 12 heures après l’ingestion ; surveillance cardio-respiratoire.
En cas de surdosage massif, exsanguino-transfusion et hémodialyse ont été pratiquées
avec succès, sachant que la fraction libre dialysable est d’environ 10 %.
La naloxone a été utilisée avec succès dans quelques cas isolés.
Lorsque la phase aiguë de l'intoxication est résolue, le traitement par le valproate sera
réinstauré à la dose minimale efficace de façon à éviter le risque de status épileptique.
En cas de surdosage du valproate entraînant une hyperammoniémie, de la carnitine
peut être administrée par voie IV pour tenter de normaliser les taux d’ammoniac.
5. PROPRIÉTÉS PHARMACOLOGIQUES
Mode d’action
L’action du valproate de sodium paraît liée à un renforcement des activités de type gaba-
ergique au niveau cérébral. La forme active du valproate sodique administré par voie I.V.
ou orale est l'acide valproïque.
Dans les études cliniques publiées, un taux d’efficacité satisfaisant a été obtenu par bolus
de 15mg/kg chez l’adulte et de 20mg/kg chez les patients pédiatriques de pas plus de 10
minutes, suivi de 1mg/kg/h, si nécessaire.
Absorption
Après administration orale, la biodisponibilité sanguine de l'acide valproïque est proche
De 100 %, quelle que soit la forme galénique administrée.
Distribution
Transfert placentaire (voir rubrique 4.6)
Le valproate traverse la barrière placentaire chez les espèces animales et chez les
humains.
- Chez les espèces animales, le valproate traverse le placenta de façon comparable
aux humains.
- Chez les humains, plusieurs publications ont évalué la concentration de valproate
dans le cordon ombilical des nouveau-nés lors de l’accouchement. La concentration
sérique du valproate dans le cordon ombilical, représentant celle du fœtus, était
similaire ou légèrement supérieure à celle des mères.
Le pic sérique est atteint, à jeun, en moyenne 1 heure après ingestion des formes
buvables (solution buvable et sirop), 3 à 4 heures après les formes gastro-résistantes et 5
à 7 heures après la forme à libération prolongée. Ces délais peuvent être retardés de 2 à 4
heures lors d'ingestion en cours de repas.
Lors d’un traitement chronique, l’obtention d’un taux sérique stable demande en moyenne
2 jours pour les formes non retard (Depakine Solution buvable, Sirop, Enteric) et 4 jours
environ pour la forme à libération progressive (Depakine Chrono comprimés à libération
prolongée).
Biotransformation
L'acide valproïque est fortement métabolisé par le foie (glucuronoconjugaison, bêta- et
oméga-oxydation). Plus de 10 métabolites sont connus dont quelques-uns ont, chez
l'animal, des propriétés anti-convulsivantes.
La voie principale de biotransformation du valproate est la glucuronidation (env. 40 %) et
s’effectue principalement via UGT1A6, UGT1A9 et UGT2B7.
Élimination
Le temps de demi-vie, identique pour toutes les formes, va de 8 à 22 heures avec une
moyenne de 12 heures.
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Relations pharmacocinétiques/pharmacodynamiques
Le valproate sodique n’est pas inducteur des enzymes contenues dans le réticulum
endoplasmique hépatique, il n'accélère pas de ce fait sa propre dégradation, ni celle
d'autres substances, telles que les oestroprogestatifs et les antivitamines K.
Une variabilité interindividuelle a été observée. Les données disponibles ne sont pas
suffisantes pour établir une relation PK-PD solide provenant de cette interaction PK.
Populations spéciales
Patients pédiatriques
Chez les enfants âgés de plus de 10 ans et les adolescents, les clairances du valproate
sont similaires à celles rapportées chez les adultes. Chez les patients pédiatriques âgés de
moins de 10 ans, la clairance systémique du valproate varie avec l’âge. Chez les nouveau-
nés et les nourrissons jusqu’à l’âge de 2 mois, la clairance du valproate est diminuée par
rapport à celle des adultes, et est la plus faible juste après la naissance. Une revue de la
littérature scientifique a mis en évidence que la variabilité de la demi-vie du valproate chez
les nourrissons de moins de deux mois était considérable, allant de 1 à 67 heures. Chez les
enfants âgés de 2 à 10 ans, la clairance du valproate est 50 % plus élevée que chez les
adultes.
Toxicité reproductive
Le valproate a induit des effets tératogènes (malformations affectant plusieurs
systèmes d’organes) chez la souris, le rat et le lapin.
Des troubles comportementaux ont été rapportés chez les descendants de première
génération après une exposition in utero chez la souris et chez le rat. Certains
changements comportementaux ont également été observés chez la deuxième
génération ; ceux-ci étaient moins prononcés dans la troisième génération de souris
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Les études effectuées chez l’animal ont montré qu’une exposition in utero au valproate
entraîne des modifications morphologiques et fonctionnelles du système auditif chez
les rats et les souris.
6. DONNÉES PHARMACEUTIQUES
cellulose. Colorant : Oxyde de fer jaune, Laque aluminique de Jaune de quinoléine (E 104)
et Laque aluminique d’Erythrosine (E 127).
6.2. Incompatibilités
à raison d’une dose de 400 mg de Depakine injectable mélangée à 500 ml de chacune des
solutions ci-dessus (sauf 250 ml pour le trométamol).
Depakine Solution buvable : flacon en verre brun (type III) de 60 ml avec pipette pour
administration orale en polyétylène avec plongeur gradué en polystyrène et fermeture de
sécurité enfant en polyéthylène avec joint en polyéthylène à 300 mg de principe actif par
ml.
Depakine Sirop : flacons de 300 ml de sirop à 60 mg de principe actif par ml
(gobelet doseur gradué à 2,5 - 5 - 7,5 et 10 ml)
Depakine Enteric à 300mg : boîte de 100 et 1000 comprimés gastro-résistants.
Depakine Enteric à 500mg : boîte de 20, 60 et 100 comprimés gastro-résistants.
Depakine Chrono 300 mg :
boîtes de 50 et 100 comprimés sécables à libération prolongée
flacon avec 50 comprimés sécables à libération prolongée
Depakine Chrono 500 mg :
boîtes de 50 et 100 comprimés sécables à libération prolongée
flacon avec 30 comprimés sécables à libération prolongée
Depakine I.V.: 400 mg/4 ml poudre et solvant pour solution injectable : 1 flacon de
lyophilisat à 400 mg + 1 ampoule de solvant, avec un surremplissage permettant d’obtenir
4 ml d’une solution reconstituée à 100 mg/ml
Tout produit non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément la réglementation en
vigueur.
Sanofi Belgium
Leonardo Da Vincilaan 19
1831 Diegem
Tél : 02/710.54.00
07/2024
Date d’approbation : 10/2024
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