Étude sur la pêche et aquaculture en ZCO
Étude sur la pêche et aquaculture en ZCO
II. PROBLEMATIQUE 18
VI. MÉTHODOLOGIE 28
7.4.1.1. La Pêche 41
7.4.1.2. Le Mareyage 42
7.4.1.3. La Transformation 42
7.4.1.4. L’Aquaculture 43
6.2. Caractéristiques des entreprises de pêche et d’aquaculture dans la ZCO Situation du marché
de l’emploi dans le secteur de la pêche et de l’aquaculture 58
X. PERSPECTIVES 83
XI. RECOMMANDATIONS 85
CONCLUSION GENERALE 88
ANNEXES 89
LISTE DES SIGLES ET ACCRONYMES
EP : Etudes Préliminaires
KW : Kilowatt
LG : Louga
MT : Matam
SL : Saint Louis
TDR : Termes de Références
TS : Technicien Supérieur
UE : Union Européenne
WWF : World Wild life Fund (Fond Mondial pour la Vie sauvage)
Tableau 2: valeur des exportations de poissons dans la sous-région ces deux dernières années : .. 23
Tableau 6: Chronogramme des activités des études préliminaires du sous-secteur de la pêche ........ 32
Tableau 8: Les fonctions de travail, métiers afférents et le type de formation des acteurs dans la ZCO
............................................................................................................................................................... 46
Tableau 9 : Caractérisation des fonctions à travers les acteurs et par activité répertoriée dans la ZCO :
(âge, sexe, niveau de compétence requis pour l’exercice correcte des tâches .................................... 47
Tableau 12: Ratios actifs/ inactifs dans le sous-secteur de la Pêche de la ZCO .................................. 57
Tableau 32: Besoins de formation en fonction des corps de métiers et compétences des cibles ........ 72
La présente étude s’est ainsi évertuée à apporter des éléments prompts à satisfaire aux
exigences des termes de références à savoir :
C’est ainsi que cette étude a permis de situer l’importance et les enjeux du sous-secteur de la
pêche et de l’aquaculture soumis à des pesanteurs socioéconomiques de plus en plus pressantes.
En effet, les conséquences s’avèrent lourdes du point de vue social (nutrition), politique
(organisation & gestion) mais aussi en termes de devises (243 milliards en 2011).
D’où une situation préoccupante pour le pays qui a poussé à revisiter l’environnement
professionnel pour lever les contraintes essentiellement, liées à l’organisation mais surtout à
l’information, à la sensibilisation et à la formation des acteurs. Toute une stratégie qui vise à
remodeler un cadre informel fondé de logiques culturelles souvent en désaccord avec certaines
normes de rationalité technique qu’exige un monde en mutation.
Parmi les potentialités naturelles en matière de pêche et d’aquaculture de la ZCO, notons que la
zone dispose de 85 Km de façade maritime dont respectivement, 35 Km et 50 Km pour les régions de
Saint Louis et de Louga, 434 Km de longueur fluviale dont 234 Km pour la région de Saint Louis et
200 Km pour celle de Matam et aussi 240 Km2 de surface d’eau (lac de Guiers) dans la région de
Louga.
Du point de vue activités du monde des pêches, au regard de la pluralité et de la diversité des
fonctions répertoriées, le sous-secteur de la pêche et de l’aquaculture a fait état de quatre profils
métiers récurrents avec leurs dérivés et métiers affiliés.
Les unités de Pêche comportent plus de personnes que celles es mareyeurs et des
transformateurs artisanaux de produits halieutiques. Ces équipes varient cependant, selon le type de
pêche, d’une personne (pêche à la ligne) à une trentaine de personnes (senne tournante).
Par ailleurs, les effectifs de pêche maritime demeurent plus importants que ceux de la pêche
continentale ou de l’Aquaculture.
Dans la ZCO, la région de Saint Louis compte le plus grand nombre de pêcheurs avec un effectif
de 7971, suivi de la région de Matam avec 2509 et enfin et 708 pêcheurs pour la région de Louga.
De même, le nombre de pirogues à Saint Louis est plus important 1365 (source SRPS) quant ’à
Matam et Louga il est respectivement de 717 (Source : Service Régional des Pêches et de la Surveillance de
Matam) et 372 pirogues source SRPS Louga).
Les Mareyeurs, sont plus représentés à Saint Louis (445 personnes), suivi de Louga (272
personnes). Quant à Matam, le micro mareyage est la forme dominante dans le sous-secteur, activité
principalement exercée par les femmes (73.2 %).
Tandis que dans la ZCO les Transformateurs de produits halieutiques, essentiellement des
femmes, tournent autour d’un effectif de 1000 individus à Saint Louis, 344 à Louga et peu nombreux à
Matam. Les acteurs sont globalement très sous équipés surtout dans cette dernière région (source
SRPS des trois régions).
Quant à l’Aquaculture, elle constitue l’un des piliers de la Stratégie de Croissance Accélérée
(SCA). Des mesures incitatives ambitieuses ont été ainsi adoptées pour favoriser l’investissement
dans l’activité aquacole encore timide malgré des potentialités certaines. Mais dans la ZCO,
l’aquaculture est encore restreinte au seul volet de la pisciculture qui comporte également des niches
d’emplois.
Chacun des différents profils métiers répertoriés dans la ZCO est réparti en composantes du
corps de métier selon le type d’activités ou l’envergure de l’activité exercée. C’est ainsi que les
Pêcheurs se répartissent en fonction du type de pêche, les Mareyeurs en fonction de la dimension et
du cadre de l’activité et les Transformateurs selon la fonction dans l’unité de transformation. Chez les
Pisciculteurs, les différent profils sont complémentaires et correspondent aux maillons de la chaîne.
Par ailleurs, d’autres profils sont directement liés aux activités qui animent le sous-secteur de la
pêche et sont afférents aux métiers de Charpentier, de Mécanicien hors-bord, de Gestionnaire de quai
de pêche, de Gérant de station de fuel sous douane et de Gérant de fabrique de glace.
Une caractérisation de ces différents profils et de leur demande en formation exposée dans
cette étude montre des besoins importants et divers. Les niveaux requis pour l’exercice de ces métiers
varient entre le CAP et le BEP. La formation devra tenir compte de l’environnement et d’approches
pédagogiques particuliers.
Le niveau d’instruction dépasse rarement l’école primaire et dans la plupart des cas, il est juste au
rang d’alphabétisé. Ainsi, il est possible de noter un défaut d’appropriation de certains contenus
techniques jugés peu nécessaires par une élite de pêcheurs qui pensent être suffisamment outillée
pour exercer leur métier. La cible piscicole s’avère plus réceptrice à la formation.
Dans la ZCO, il n’existe pas de formation type en pêche et aquaculture formelle, d’où l’absence
d’établissements type de formation. L’option modulaire bien qu’intéressante est incomplète pour
couvrir les différents métiers et non exhaustive pour un profil de cible donné.
Au regard de toutes ces considérations, les recommandations sont allées dans le sens de :
Avec une telle option, les Centres devraient être adaptés du point de vue site et attrait,
fonctionnalité par les supports pédagogiques appropriés et animés par un personnel enseignant
professionnel et intéressé.
Les contenus de formation tiendront compte des thèmes portant sur la gestion des ressources
halieutiques, la sécurité des pêcheurs artisans, la pratique de pêche responsable, l’hygiène et la
qualité des produits depuis la production jusqu’à la commercialisation en passant par la transformation
conformément à l’objectif 4 de la lettre de politique sectorielle.
Ces formatons devront être modulaires bien structurées et dispensées en langue locale du terroir.
INTRODUCTION
L’adéquation de la Formation à l’Emploi constitue un défi crucial pour une meilleure efficience
d’un dispositif de formation par une prise en charge des qualifiés sortis. Cela est d’autant plus valable
pour les formations professionnelles et techniques dont l’efficience reste problématique au Sénégal
Leroi-Gourhan disait : « Il n’y a pas d’outil créé toute pièce pour un usage à déterminer ».
Cette assertion indexe la primauté de la Fonction sur l’Outil dans la causalité de leur linkage.
Pourtant, à l’instar de la plus part des Pays dits Moins avancés, le Sénégal applique le système
inverse : Outil ~ Fonction, comme l’atteste le fait :
Pour ainsi dire, un bon Système de formation doit partir d’un appel d’emplois ;
Ainsi, tout Enseignement qui se veut efficace et efficient doit partir des réalités locales pouvant
être, selon l’orientation prise, de réalités agro écologiques, socio culturelles, politico économiques.
Les réalités agro écologiques garantiront aux issus de la Formation des programmes
techniquement réalisables ;
Les réalités socio culturelles seront gages de leur acceptabilité sociale ;
Les réalités politico économiques conditionneront leur rentabilité économique et leurs impacts.
Voilà qui fait l’opportunité de la réforme pédagogique qui cible autant les contenus que les
approches dont celle par compétences est citée en référence.
C’est ainsi que l’Etat du Sénégal en partenariat avec le Grand-duché du Luxembourg, s’est
assigné le but d’une réforme du Dispositif d’Enseignement Technique et Professionnelle.
- Des études sectorielles ayant permis l’identification de huit Secteurs porteurs : Agriculture,
Elevage, Pêche, Industrie, Agro-alimentaire, Génie civil, Artisanat et Tourisme.
- Des études préliminaires qui se veulent compléter les études sectorielles et devant aboutir
aux éléments d’élaboration de programmes de formations mieux adaptées aux exigences du
marché de l’emploi.
Dès lors, une Zone de Concentration Opérationnelle (ZCO) a été définie comme Zone teste et
comporte les trois régions nordiques du Pays : Saint Louis, Matam et Louga.
A l’instar des études préliminaires réalisées par un Consultant dans les Secteurs de l’Agriculture et
de l’Elevage, les six autres ont été lancées et parmi celles, l’étude préliminaire du Secteur de la
Pêche.
Dans la présente, une première partie décline le contexte, la problématique et les objectifs de
l’étude. Il s’en est suivi une présentation des cadres conceptuel, géographique et méthodologique.
Une seconde partie est consacrée à la mise en œuvre de l’étude puis des résultats et analyses
assortis de recommandations en faveur d’un Dispositif de Formation Professionnelle et Technique
efficient du Sous-secteur de la Pêche et de l’Aquaculture.
I. CONTEXTE ET ENJEU DE L’ETUDE
La nouvelle politique de la Formation Professionnelle et Technique (FPT) initiée en 2001 pour assurer
la compétitivité et la performance de l’économie nationale, est mise en œuvre par le MFPAA. Cette
nouvelle politique, traduit à travers un document de politique sectorielle de la FPT définit les objectifs
et les missions institutionnelles du Ministère ainsi que ses objectifs généraux qui sont les suivants :
o mettre sur le marché du travail des ressources humaines qualifiées correspondant aux
besoins du secteur productif et de service, et permettant le développement de l’industrie ainsi
que la modernisation du secteur primaire ;
o promouvoir le savoir agir, l’employabilité et la créativité chez les jeunes et les préparer à
devenir des acteurs performants dans le contexte de la mondialisation.
En effet, la FPT occupe une place importante dans la stratégie de réduction de la pauvreté. Inscrit
dans la deuxième du PDEF, elle cible les stratégies cinq stratégies dont la révision en profondeur de
l’offre de formation et la mise place d’une nouvelle carte des métiers, la révision et l’élaboration de
programmes selon l’approche par les compétences entres autres.
Dans la mise en œuvre de la réforme et dans le but d’atteindre ces objectifs, le Ministère est conscient
du fait que , le secteur de la formation professionnelle souffre d’une obsolescence de certains de ses
programmes qui doivent être révisés compte tenu de l’évolution des métiers et du marché de l’emploi
mais également d’un élargissement de l’offre au regard des métiers innovants.
Pour satisfaire aux objectifs du PDEF précisés par la lettre de politique Générale du Secteur de
l’Enseignement et de la Formation, l’Etat du Sénégal en partenariat avec le Grand-duché du
Luxembourg, s’est assigné le but d’une réforme du Dispositif d’Enseignement Technique et
Professionnelle. Le Ministère en charge, alors maître d’œuvre du programme de coopération à travers
sa composante SEN 024, a requis un diagnostic situationnel de l’environnement pédagogique. Il
envisage la mise en place d’un Système de formation prompt à assurer l’adaptation des profils issus
aux exigences du marché du travail.
II. PROBLEMATIQUE
Le travail en question s’inscrit dans le cadre de deux types d’études complémentaires qui se
veulent diagnostiquer les Secteurs prioritaires de l’économie nationale, à savoir :
Des études sectorielles qui visaient une identification des Secteurs porteurs et dont l’issue
donne huit reconnus prioritaires.
Des études préliminaires qui se veulent compléter ces études sectorielles en précisant les
niches d’emplois. Il en résultera une description des fonctions de travail qui seront intégrées
en compétences puis en métiers en vue de l’élaboration de Référentiels de Formations et
finalement de Programmes d’Enseignements Techniques et de Formations Professionnelles,
mieux adaptés.
La présente étude figure parmi ces études préliminaires et concerne la Pêche. Un sous-secteur qui
dénote des enjeux et défis
Réaliser une étude de planification devant déboucher pour le MJFPE vers l’implantation de
programmes de formation professionnelle dans les métiers de la pêche adaptés aux réalités à de la
ZCO et par extension au secteur de la pêche sénégalaise.
Ils correspondent à des réponses aux termes de références (TDR) globaux des études
préliminaires adaptés au sous-secteur spécifique de la pêche.
• Les fonctions de travail, notamment leurs tâches et leur contexte technologique, sont
décrites de façon exhaustive ;
• Les préoccupations de ceux qui exercent les fonctions de travail sont bien comprises ;
• Le portrait de l’offre de Formation en pêche est réalisé en rapport avec une cartographie
de la demande de formation au sein de la ZCO qui précise la nature des Acteurs. Ce
qui devra permettre de statuer sur la pertinence de programmes de formation en
pêche suivant une évolution prospective du contexte et de préciser les profils des
cibles, les types d’Etablissements à implanter et leurs sites indiqués ;
• La demande potentielle de formation en apprentissage pour chaque région est identifiée
et caractérisée ;
• La réalité des programmes de formation en lien avec ces fonctions, offerts au Sénégal
et à l’étranger, est bien cernée ;
En phase teste, une aire géographique dénommée Zone de Concentration Opérationnelle (ZCO) a
été définie pour l’étude. Elle comporte les trois régions nordiques du Pays (Saint Louis, Matam,
Louga) et couvre une superficie de 73 497 km2 soit près de 37 % de la superficie nationale. Par
ailleurs, deux sous-secteurs érigés en prioritaires : celui de l’Agriculture et celui de l’Elevage y ont fait
l’objet des deux premières études préliminaires.
A l’instar de ces dites études, les six autres ont été lancées et parmi celles, l’étude préliminaire du
sous-secteur de la Pêche, conformément aux termes de référence (TDR) originels toujours au sein de
cette ZCO.
• Définition de la pêche et des opérations connexes de pêche : La pêche est définie dans le
code de la pêche comme étant l’acte de capturer ou de chercher à capturer, d’extraire ou de
tuer par quelque moyen que ce soit des espèces biologiques dont le milieu de vie normal ou
dominant est l’eau. La pêche comprend toutes activités ayant pour finalité directe la capture,
telles que la recherche de poisson et l’utilisation d’instruments destinés à attirer les animaux
marins quel que soit l’espèce à laquelle ils appartiennent.
Ainsi, l’étude a porté sur la pêche maritime, celle continentale, le mareyage, la transformation
artisanale des produits halieutiques et l’aquaculture.
Quant à l’Aquaculture, elle s’identifie ici à la seule spéculation présente dans la ZCO à savoir celle
piscicole.
4.2. Cadre géographique de l’étude
La présente étude se déroule dans la zone nord et regroupe les régions de Louga, Saint Louis et
Matam communément appelée Zone de Concentration Opérationnelle. Elle couvre une superficie de
73 497 km2 soit près de 37 % de la superficie nationale.
Ces trois régions ont des caractéristiques bien particulières pour ce qui concerne l’étude du
secteur car présentant chacun soit des eaux maritimes ou continentales. C’est ainsi que la région de
Louga dispose d’une façade maritime de 50 kilomètres à l’ouest (avec des quais de pêche à Potou et
à Lompoul) et du lacs de Guiers long de 35 Km large de 8 km avec une superficie de 240 km2 dans
l’arrondissement de Keur Momar Sarr.
Départements 3 3 3 9
Arrondissements 11 7 5 23
Communes 5 19 10 34
Communautés rurales 47 18 14 79
Le milieu marin Sénégalais présente un plateau continental d’une superficie de 196 000 km2
est bordé d’un littoral de 718 km de côtes. La Zone Economique Exclusive sénégalaise autrefois parmi
les plus poissonneuses en Afrique de l’Ouest est de plus en plus dépourvues.
Malgré son importance économique et sociale et ses moult potentialités, la pêche sénégalaise
traverse une crise sans précédent aux conséquences de plus en plus menaçantes et ubiquistes. Des
conséquences socio-économiques graves qui risquent de paupériser le monde de la pêche et
compromettre l’approvisionnement en poisson des populations, de l’industrie halieutique et plus
généralement la contribution du sous-secteur à la croissance économique.
En effet, les captures des espèces démersales qui apportent l’essentiel de la valeur ajoutée
du secteur ont baissé de 33% en moyenne entre 2003 et 2006. De même, les exportations de produits
halieutiques ont enregistré une baisse notable de l’ordre de 26%. La rentabilité des unités de pêche
artisanale et industrielle et les revenus des opérateurs et entreprises de la filière ont également subi
les effets de cette crise socio-économique.
Le Sénégal présente une grande diversité biologique dont les ressources exploitées
comprennent quatre groupes dont les caractéristiques bioécologiques et l’importance socio-
économique sont différentes. Cette situation s’explique par le fait que les captures piroguières
débarquées au Sénégal proviennent de plus en plus des zones de pêche des pays voisins. De même,
les exportations des produits halieutiques ont fortement soutenu l’équilibre de la balance des
paiements. Il s’agit des ressources pélagiques hauturières (cf. filière thonière et la pêche sportive) et
côtières, tout comme de celles démersales côtières et profondes.
Les ressources pélagiques côtières constituent plus de 70 % des prises réalisées dans la Zone
Economique Exclusive Sénégalaise ainsi que l’essentiel des captures de la pêche artisanale. Ces
ressources représentent également la part la plus importante de la consommation annuelle en poisson
des populations sénégalaises.
Quant aux ressources démersales côtières, elles comprennent principalement les crustacés
(crevettes côtières, langouste, crabe, notamment), la plupart des poissons dits nobles du Sénégal
(soles, rouget, capitaines, mérous, dorades, notamment), et les céphalopodes (poulpe, seiche,
calmar). Elles concernent l’essentiel des opérations de pêche chalutière industrielle et des pirogues en
raison de leur forte valeur marchande à l’exportation et sont à la base des activités de la plupart des
industries de transformation et d’exportation sises au Sénégal. Les principales espèces de ce groupe
sont abusivement exploitées, en particulier le mérou blanc (thiof) et le pageot, qui sont d’ailleurs
menacés d’extinction.
Elle demeure une activité importante dans l’économie rurale du pays. Cependant, elle n’a pas
bénéficié d’une réelle politique de soutien ; ce qui explique la faiblesse de son évolution. Elle occupe
80.000 personnes et contribue autour de 15 % de la consommation moyenne nationale de poisson
(source DPCA).
• Eau douce : Tilapia du Nil, Silure, Hétérote, Perche du Nil, Alestes, hydrocyons.
Tableau 2: valeur des exportations de poissons dans la sous-région ces deux dernières années :
ANNEES
Espèces 2010 2011
Chinchards 12 673 034 17 084 291
Barbures (thiekem) 3 012 156 4 095 445
Fritures argentées 792 720 1 278 565
Machoirons 955 237 1 253 595
Poissons mixtes 3 740 237 5 396 681,00
Sardinelles 3 973 707 3 229 349
Grondeur sompatt 2 032 967 1 264 801
L’Aquaculture constitue l’un des piliers de la Stratégie de Croissance Accélérée (SCA) qui vise à
faire du Sénégal, un pays émergent basé sur une croissance soutenue et durable. Elle consiste en
une des alternatives pour réduire la pression de capture des ressources marines aujourd’hui
menacées. Ainsi, des mesures incitatives ambitieuses ont ainsi été adoptées pour favoriser
l’investissement dans l’activité aquacole qui recèle d’importantes potentialités à savoir :
Au plan économique, la Pêche continue à être une source de devise pour le pays. En effet en
2011, les exportations de produits halieutiques ont atteint 112 420,58 tonnes contre 82 135.46 tonnes
en 2010. Ce qui représente une hausse assez importante de 36,87 % en valeur relative. La valeur
commerciale estimée à 243,01 milliards de francs CFA contre 164,58 milliards en 2010, a également
évolué en valeur relative de 43,65%.
Quant à l’Aquaculture, la nouvelle orientation de la politique des pêches inscrit en une priorité sa
promotion qui serait prompte à pallier à la surexploitation des ressources halieutiques de capture.
Devant de tels constats, il devient impératif et urgent de prendre des mesures visant à inverser
ces tendances pour permettre un maintien, voire une amélioration des performances de ce sous-
secteur conformément aux objectifs Nouvelle Lettre de Politique Sectorielle de la pêche et de
l’aquaculture
La population de la zone dite de concentration opérationnelle est estimée à 2 257 287 habitants,
soit environ 14,28% de la population nationale.
Elle est inégalement répartie entre les régions de Matam (524 942), Louga (831 309) et Saint
Louis (901 036) et présente un sex-ratio en faveur des femmes dans les trois régions.
La région de Louga avec une superficie de 24.847 km², constitue la troisième région après
Tambacounda (59.602 km²) et Matam (29.616 km²).
Elle présente une façade maritime d’environ 50 kilomètres à l’ouest, allant des localités de
Lompoul à Potou et les eaux continentales du Lac de Guiers qui s’étend sur 240 Km2.
Elle fait frontière avec cinq autres régions qui donnent ainsi ses limites géographiques à
savoir : la région de Saint-Louis au nord; celles de Diourbel et Kaolack au sud; celle de Matam à l’est
et à l’ouest celle de Thiès et l’Océan Atlantique.
Elle est subdivisée en trois départements (Kébémer, Linguère, Louga) et compte onze (11)
arrondissements avec au total 47 communautés rurales. Les communes sont au nombre de cinq (5)
(Kébémer, Guéoul, Linguère, Dahra, Louga).
La population de la région de Louga est estimée à 831 309 habitants en 2009 avec un taux
d’accroissement moyen annuel de 2,7%. Le nombre total de ménages au niveau régional est estimé à
68 730 par l’ESPS en 2005-2006 dont 54 987 en milieu rural et 13 743 en zone urbaine. La région de
Louga concentre à peu près 6% de la population nationale sur un territoire représentant 12% de la
superficie du Sénégal soit une densité moyenne de 33 habitants au kilomètre carré en 2009 avec des
disparités entre les différents départements. Cette population a une forte mobilité (nomadisme et
transhumance des peuls, migration internationale).
On note une légère prédominance des femmes. Le rapport de masculinité est de 95 hommes
pour 100 femmes. Cette situation pourrait s’expliquer par la forte mobilité des hommes surtout celle
des jeunes garçons vers d’autres cieux plus cléments.
La région de Louga est essentiellement rurale avec 86,3% de résidents en zone rurale. Le
nombre total de ménages au niveau régional est estimé à 68 730 par l’ESPS en 2005-2006 dont 54
987 en milieu rural et 13 743 en zone urbaine Au regard de la structure par âge, la population
régionale est caractérisée par une extrême jeunesse, atout et défi à la fois, et une faiblesse de
l’effectif des personnes âgées. L’analyse de la structure par âge et sexe de la population de la région
de Louga révèle une prédominance des jeunes, un léger déséquilibre en faveur du sexe féminin et
une faiblesse de l’effectif des personnes âgées.
La région de Matam récemment créée par la loi 2002-02 du 15 février 2002 est limitée au Nord
par la République Islamique de Mauritanie et la région de Saint Louis, au sud et au sud-est par la
région de Tambacounda, au sud-ouest par la région de Kaffrine, à l’est par la République Islamique
de Mauritanie et à l’ouest par la région de Louga. Le fleuve Sénégal borde la région sur toute sa partie
orientale et septentrionale, sur une longueur d’environ 200 Km.
La région couvre une superficie de 29.616 Km², soit environ 1/7 du territoire national. Ce qui
fait d’elle la seconde région la plus étendue du pays après celle de Tambacounda.
La région est méridionale et située dans les zones sahéliennes et soudano sahéliennes ; ce qui
lui confère un milieu naturel diversifié et un environnement écologique riche et assez favorable.
La population est estimée en 2002 à 524 942 individus dont 51,85% de sexe féminin. Le
département de Matam est la plus peuplée avec 267 704 individus dont 140 154 femmes, ensuite
vient le département de Kanel avec 202 948 individus dont 105 083 femmes. Le département de
Ranérou Ferlo compte seulement 54 289 personnes dont 26 995 femmes.
Dans le département de Kanel, on compte six communes dont les trois plus peuplées sont
celles de Kanel11 466 hbts, Hamady Hounaré 10 289 hbts et Waoundé 9955 hbts.
Le département de Ranérou ne compte qu’une seule commune qui a plus des allures rurales
qu’urbaines avec 1666 individus dont 838 femmes.
Le potentiel hydraulique de la région est très important et est constitué des eaux de surface et
des eaux souterraines. Les eaux de surface sont constituées par le fleuve Sénégal et ses principaux
défluents que sont le Diamel et le Dioulol. A cela il faut ajouter de nombreux marigots et mares
temporaires ou permanents disséminés dans la région.
La pêche dans la région de Matam est de type continental. Elle est pratiquée sur le fleuve
Sénégal et ses défluents ainsi qu’au niveau des mares. La région compte cinq réserves de pêche que
sont Nalal Dob, Koundel, Dembancané et Dolol. Les références de classement de ces réserves datent
des années 70. Selon les dernières statistiques, la région dispose d’environ 2509 pêcheurs pour 717
pirogues. Les départements de Matam et Kanel abritent la quasi-totalité des activités de pêche. En
effet, les cinq conseils de pêche et les 97 villages de pêcheurs qui existent dans la région sont
domicilies dans ces départements. Ces conseils de pêches sont ceux de Diorbivol, Diamel et Matam
situés dans le département de Matam et ceux de Dolol et Waoundé du département de Kanel. Quant
aux villages de pêcheurs les 54 sont situés dans le département de Matam et les 43 restants dans
celui de Kanel.
La région de Saint-Louis est située dans la partie nord du Sénégal et s’étend sur une superficie
de 19.034 km² pour une population estimée à 901.036 habitants en 2010 dont 441.515 hommes et
459.521 femmes. La région est subdivisée en trois départements (Saint Louis, Dagana, Podor) et
compte sept (7) arrondissements, dix-neuf (19) communes et dix-huit (18) communautés rurales.
Saint-Louis représente près de 10% du territoire national avec 19.034 km², et a une densité de
47hbts/km². Cependant les populations sont inégalement réparties dans la région. En effet le
département de Saint-Louis avec une population estimée à 271.912 habitants en 2010 pour une
superficie de 879 km² apparaît le plus densément peuplé. Pour le département de Dagana, la densité
correspond à la moyenne régionale tandis que le département de Podor a la plus faible densité avec
28 hbts/km². Et une superficie de 12.947 km². Par ailleurs, la population du département de Podor est
concentrée sur la partie nord notamment, le long de la route nationale numéro 2 et dans le walo tandis
que la partie sud du djeri est très faiblement occupée.
La nature des informations à collecter édifie sur les stratégies de collecte qui elles-mêmes
orientent le choix des Outils appropriés.
Il faut rappeler que les études sectorielles ont défini les enjeux et ont présentées certaines
pistes d’action liées au développement du secteur de la pêche dans la zone nord et quelques
recommandations sur l’offre de formation.
Il s’agit notamment pour les pistes de la valorisation des ressources halieutiques action qui
passe par l’acquisition d’équipements de pêche et le programme d’appui à la transformation des
produits de la pêche
Pour ce faire, les compétences dérivées des activités de ces deux pistes d’actions
sont essentiellement:
Ainsi, on distingue des informations explicatives pour des appréciations qualitatives (éléments
d’analyse) d’une part, et objectives pour des évaluations quantitatives (éléments de mesure) d’autre
part.
Il en résulte le choix d’Outils qualitatifs (Guides d’entretien) pour collecter la première gamme
et d’Outils quantitatifs (Questionnaires) pour la seconde gamme d’informations.
Les entrevues réalisées ont eu pour objet de collecter des informations sur les métiers ainsi
que les professions associés aux fonctions de travail à étudier. Elles sont décrites de façon précise
ainsi que les tâches qui les caractérisent, la nature et la délimitation des besoins de formation, de
même que l’analyse comparative de la demande et de l’offre.
Dans cette phase qualitative, l’équipe chargée de mener l’étude a dirigé des entretiens
individuels et des focus groupes avec les acteurs des services institutionnels. A ce titre, plusieurs
Structures ont reçu la visite des membres de l’équipe.
Les entrevues ont démarré au niveau central avec un entretien dans les différentes directions
du Ministère en charge des pêches : Direction des pêches maritimes, Direction de la protection et
surveillance des pêches, Directions des industries de transformation de la pêche, Direction de la
pêche continentale, Direction infrastructures portuaires ; Rencontre avec le Directeur et le Directeur
des Etudes de l’Ecole de Formation des Techniciens des Pêches et de l’Aquaculture.
L’exploitation des informations issues a permis d’avoir une vue générale sur le secteur, de
répertorier les personnes ressources tout en précisant leur responsabilités et contacts. Du coup, un
carnet d’adresses a été confectionné à cet effet (Cf. annexe).
Les objectifs de l’enquête sont de recueillir toutes les données quantitatives pouvant
permettre de connaître :
Il a été élaboré quatre modèles de Questionnaires d’enquêtes quantitatives administrés aux chefs
d’entreprises, aux chefs d’exploitation, aux employés et aux ouvriers (Cf. fiches en Annexe).
Une rencontre organisée avec l’ensemble des enquêteurs aura permis de planifier les opérations
de collecte. A l’issue des échanges, chaque enquêteur s’est vu attribué une zone et un nombre de
structures ciblées. Ensuite, une pré-enquête a été faite ce qui a permis d’éprouver et de s’approprier
les questionnaires d’enquête. Avant les enquêtes proprement dites.
6.1.2.2 Le choix des zones à enquêter et échantillonnage
Le choix des zones à enquêter s’est fait sur la base des données recueillies lors de l’étude
quantitative qui a donné la taille des entreprises ainsi que le nombre d’organisations professionnelles.
L’échantillonnage a été tiré de façon aléatoire en tenant compte de la base de sondage, elle-
même sortie de la population totale estimée dans les différentes zones cibles.
Le sous-secteur de la pêche a, tel que précisé dans la délimitation de l’étude, porté sur la
pêche maritime, celle continentale, le mareyage, la transformation et l’aquaculture.
REGION
SAINT LOUIS LOUGA MATAM TOTAL
CIBLES
MARITIME ET MARITIME CONTINENTALE CONTINENTALE
CONTINENTALE
G.I.E 63 17 47 61 188
PECHEURS 7.971 410 298 2.509 11.118
MAREYEURS 445 165 17 _ 627
TRANSFORM
1.000 235 109 _ 1.344
ATEURS
TOTAL 9.479 827 471 2.570 13347
MATAM (Waoundé) 0 20 10 5 35
MATAM (Total) 0 70 30 15 115
TOTAL 150 110 200 115 575
Une première étape de l’étude a consisté à la réalisation d’une revue documentaire à partir de
visites et d’entretiens individuels ayant renseigné sur les Structures du sous-secteur, les personnes
ressources et des indications sur des documents et sites intéressants. Ces activités menées d’abord
central à Dakar puis dans la ZCO ont permis la collecte des données qualitatives qui ont largement
contribué à implémenter l’étude préliminaire du sous-secteur de la pêche.
Il s’en est suivi deux phases dont une première mission dans la ZCO :
Dans cette phase d’étude préalable consacrée à la région de Dakar, l’Equipe chargée de
l’étude préliminaire sur la pêche a réalisé des rencontres avec des Acteurs des Structures en charge
du sous-secteur. Il s’est agi notamment, de personnes ressources de cinq des Directions du Ministère
de la pêche et des affaires maritimes, des Agences et des structures de formation.
L’issue de ces entretiens a permis d’acquérir des informations en faveur d’une bonne planification
de la mission de collecte des données qualitatives dans la ZCO. Mais aussi, des éléments de
Bibliographie intéressants pour camper le contexte de l’étude et dresser la problématique.
Ensuite, une mission dans la ZCO a permis d’effectuer des visites de courtoisie auprès des
Autorités et Chefs de Service puis d’administrer les différents Guides d’entretiens conçus en fonction
des profils de cibles : Structures centrales et décentralisées, structures d’encadrement et privées de
développement, structures de Formation mais aussi auprès de Responsables d’organisations
professionnelles du sous-secteur. Cette mission a permis de collecter les données qualitatives de
l’étude dans la ZCO.
Chaque enquêteur a reçu son lot de questionnaires suivant le nombre et la zone cible. Le travail
a été fait de façon simultanée dans les trois régions dans une période de douze jours. L’ensemble de
ces données quantitatives conforte l’objectivité de l’étude étayée par les constats et l’observation
ayant contribué à affiner certains aspects des éléments d’analyse.
Etape 11 : Dépôt du rapport du rapport Equipe des Experts en charge des EP_PCHE + Commanditaires Fév. /2013
final
Le sous-secteur de la pêche occupe une place importante dans l’économie sénégalaise. En effet, la
pêche maritime fait partie des cinq secteurs porteurs de la Stratégie de Croissance Accélérée (SCA)
pour faire du Sénégal un pays émergent. La contribution du secteur de la pêche maritime au PIB
national est de 2,5% avec un chiffre d’affaire global estimé à 300 milliards de francs CFA (ANSD,
2010).
La production moyenne annuelle est de 400 000 tonnes dont 80% provenant du segment de
la pêche artisanale et 20% du segment de la pêche industrielle. L’essentiel de la production est
destiné aux marchés locaux du pays et participe à la satisfaction des besoins en protéines d’origine
animale et à la sécurité alimentaire.
Le parc piroguier est passé de près de 12 000 pirogues (CRODT, 1995) à plus de 18 000
pirogues en 2012 (Source : Base de données DPM/PNI). Quant à La flottille industrielle est
constituée de 87 navires composés de chalutiers, sardiniers et thoniers.
Selon le Décret 2004-572 du 30 avril 2004, le Ministère de l’économie maritime est chargé,
entre autres, de l’exécution de la politique gouvernementale dans le domaine des pêches, de
l’aquaculture de la marine marchande et de la gestion et de l’exploitation des fonds marins. Les
services qui lui sont rattachées et qui s’occupent de la pêche sont les suivants :
La Direction des pêches maritimes (DPM) a pour mission la conception et l’exécution des
politiques de développement des pêches maritimes. Elle est également chargée de faire appliquer les
réglementations relatives à l’organisation et au contrôle des activités des pêches maritimes. Les
principaux services qui constituent la DPM sont, au niveau central, la division de la pêche industrielle,
la division de la pêche artisanale, la division de l’aménagement des pêches maritimes, la division du
perfectionnement, de l’expérimentation et de la vulgarisation. La DPM dispose de services régionaux
dans chacune des sept régions maritimes du Sénégal.
Le Décret n°2000 – 833 du 16 octobre 2000, qui organise le Ministère de la pêche, consacre la
création de la DPSP qui se substitue à l’ex projet de Protection et surveillances des pêches au
Sénégal. Ce projet avait été créé en 1981, dans le cadre de la coopération entre le Sénégal et le
Canada, pour faire face aux menaces qui pèsent sur les ressources halieutiques dans la ZEE. Le
financement canadien a pris fin en 1991 et le gouvernement, convaincu de l’impérieuse nécessité du
dispositif de surveillance des pêches, a cherché les voies et moyens pour assurer le fonctionnement
de la structure. La mission de la DPSP est d’assurer la protection et la surveillance de la Zone
économique exclusive afin de veiller au respect de la réglementation en matière de pêche. La DPSP
comprend trois volets (administratif, opérationnel et scientifique) et des stations côtières.
Elle a pour mission de mettre en œuvre des règles prescrites par les conventions
internationales dans les domaines de la sécurité maritime et de la pollution de l’environnement marin.
Elle est aussi chargée, entre autres de la conception, de la préparation et de l’application des textes
législatifs et réglementaires dans les domaines de la sécurité des navires de pêche, de commerce et
de plaisance ainsi que de la pollution de l’environnement marin. Elle comprend la division de la
sécurité maritime et de la prévention de la pollution marine, la division des transports maritimes, et la
division des gens de mer, du travail maritime et de la formation.
De l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) qui abrite l’Institut Universitaire
de Pêche et d’Aquaculture (IUPA) ainsi que l’Institut Fondamental d’Afrique Noire (IFAN).
Le Centre de Pêche de Missirah (CPM)
Le projet a démarré en 1991. Son but est de promouvoir le développement des pêches dans
les îles du Saloum. Les activités visées sont la formation des professionnels, la vulgarisation des
techniques de pêche et l’amélioration des techniques de commercialisation, de transformation et
l’expérimentation de produits à valeur ajoutée. Au cours de ces trois dernières années, la faiblesse de
la pêche qui est la principale activité du Centre s’est reflétée sur ses performances. En outre, avec
l’obsolescence des machines et des véhicules gravement éprouvés par l’état des routes, les frais
d’entretien et de réparation sont devenus de plus en plus importants. Enfin, toutes les autres activités
comme l’encadrement, la formation, les prestations de service se déroulent normalement.
Compte tenu de la spécificité du secteur de la pêche avec ses différents segments (pêche
artisanale, mareyage, transformation artisanale, cueillette et ramassage) on retrouve une multitude
d’organisations professionnelles. Cela résulte de la volonté des acteurs de mieux participer à la
gouvernance des pêches pour une meilleure prise en compte de leurs préoccupations lors de
l’élaboration des politiques de gestion des ressources halieutiques. Ainsi, on distingue entre autres :
La plupart de ces organisations ont une antenne locale dans des régions de la ZCO notamment à
Louga et Saint Louis. Elles y mènent plusieurs actions dans le cadre du renforcement des capacités
organisationnelles, matérielles etc.…Certaines organisations comme la FENAGIE, la FENAMS… sont
affiliées au Conseil National de Concertation et de Coopération des Ruraux (CNCR). Ce conseil a
pour ambition de contribuer au développement d’une agriculture paysanne (au sens large
comprenant la pêche, l’élevage, la forêt), qui assure une promotion socio-économique durable des
exploitants familiaux.
Organisations locales
L’interprofession tire ces ressources financières des taxes collectées sur le quai et des
subventions des partenaires. Ces recettes vont d’abord servir au paiement des charges de
fonctionnement et le reste des recettes est divisé en deux part : 50 % reviennent aux fonds de
réserve, et les 50 % restants sont répartis entre la municipalité (20 %), l’interprofession (20 %) et la
formation des acteurs (10 %).
Donc, par conséquent, de promouvoir des mécanismes pour une meilleure application des
mesures de gestion durable des pêches.
Ainsi, le CNCPM a été mis en place depuis 1999. Il a pour mission de donner un avis sur les
plans d'aménagement des pêches ainsi que sur toutes les grandes questions relatives à
l'aménagement et à la gestion des pêches. Le CNCPM est composé de 22 membres issus de
l'administration (8), de la recherche (1), des organisations professionnelles de la pêche (12). Il est
présidé par le Directeur des pêches maritimes.
Concernant les CLPA, leur introduction dans le cadre juridique et réglementaire tient compte
de la démultiplication des interlocuteurs de l’Etat (organisations professionnelles nationales et locales
de pêche) mais également du contexte de la décentralisation qui ont prévalu avant 1998.
L’application de cette mesure a permis dans la ZCO, la mise en place de quatre CLPA à Saint
Louis Commune (Guet Ndar, goxu Mbathi,), Gandiol, à Potou et Lompoul pour la région de Louga.
Ces CLPA mis en place en 2008, connaissent à l’instar des autres CLPA des problèmes de
fonctionnement. Le plus souvent, c’est l’exécution de projets qui leur permet d’avoir des activités.
Comme c’est le cas actuellement à Lompoul dans le cadre de l’exécution du projet COGEPAS
(coopération japonaise). Ainsi, le CLPA et le GIE Interprofessionnel ont pu bénéficier de beaucoup
d’actions dans le cadre de l’exécution de ce projet.
Le code de la pêche est le cadre réglementaire d’exercice du droit des pêches maritimes au
Sénégal. Il a fait l’objet de plusieurs révisions depuis les années 70 (1974, 1986, 1998 et 2008). La
révision de 1986 avec l’adoption de la Loi n° 87/27 du 18 août 1987 a été la plus marquante avec
l’avènement de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer de 1982.
Cependant, face aux importantes mutations intervenues dans le secteur de la pêche maritime
durant les années 90 à l’échelle mondiale, avec l’adoption du Code de conduite pour une pêche
responsable par la FAO, il est apparu indispensable de procéder à une nouvelle mise à niveau du
cadre juridique et réglementaire des pêches. Par ailleurs, les menaces sur les équilibres écologiques
et la surexploitation des ressources halieutiques ont conduit à la redéfinition du rôle de l’Etat
(désengagement et option décentralisation/régionalisation) et à l’émergence d’organisations
professionnelles dynamiques et conscientes de leur rôle dans le devenir du secteur des pêches.
Dans la zone d’étude, les activités et métiers de pêche et de pisciculture, sont importants et
exercés par des Acteurs souvent organisés en groupements professionnels inégalement équipés et
répartis dans les régions. Ils intéressent les différents segments d’activités du sous-secteur
rencontrés.
MARITIME ET
ZONE CONTINENTALE MARITIME CONTINENTALE CONTINENTALE -
G.I.E 63 36 10 61 188
7.4.1.1. La Pêche
Dans la ZCO, la région de Saint Louis recèle le plus grand nombre de pêcheurs avec un
effectif de 7.971, suivie de la région de Louga avec 708 et enfin 2.509 pêcheurs pour la région de
Matam.
De même, le nombre de pirogue est plus important à Saint Louis avec 1365 unités qu’à Matam
et Louga avec respectivement 717 et 372 pirogues.
7.4.1.2. Le Mareyage
Les Mareyeurs sont plus représentés à Saint Louis où il mobilise 445 acteurs contre 272 à
Louga. Quant à Matam, le micro mareyage est la forme dominante dans le sous-secteur, activité
essentiellement exercée par les femmes qui représentent 73.2 % des acteurs. La production vendue
dans les sites est issue de la pêche locale, ainsi, ce sont les épouses des pêcheurs qui s’adonnent à
la commercialisation des produits pêchés par leurs maris.
7.4.1.3. La Transformation
Les produits obtenus sont le poisson fermenté séché (guedj), poisson fumé ou cuit (kécax),
poisson salé-séché (saly), poisson séché entier fermenté (tambadiang). Le poisson fumé ou cuit est le
produit le plus important en quantité pendant la campagne de pêche grâce à la matière première qui
est très abondante (la sardinelle). Ces produits sont vendus dans les régions de l’intérieur du pays. Le
salé-séché produit en grande quantité pendant l’hivernage est exporté vers les pays de la sous-région
après amélioration à Dakar.
Ainsi la région de Saint regroupe l’intégralité des activités recensées en pêche & connexes et
qui se retrouvent partiellement dans les régions de Louga et Matam comme l’attestent les données
suivantes :
Région de Saint Louis : Pêche, Gestion de quai, Manutention, Mareyage, Micro mareyage,
Fabrique/ Vente de glace, Ecaillage & Découpe de poisson, Transformation, Charpenterie, Mécanique
hors-bord, Gestion Station fuel, Confection de filets, Vente matériel de pêche, Formation,
Encadrement/ Appui.
• Pêcheur
• Capitaine de pirogue
• Gestionnaire de quai de pêche
• Manutentionnaire
• Mareyeur
• Micro mareyeur
• Ecailleur/ Découpeur
• Conservateur de produits halieutiques
• Spécialiste en froid et climatisation
• Transformatrice de poisson
• Charpentier
• Mécanicien hors-bord
• Mécatronique (nouveau métier)
• Gestionnaire de Station fuel sous douane
• Vendeur d’équipements de pêche
• Formateur/ Conseil (niveau artisanal et niveau professionnel, selon les profils)
• Formateurs de Formateurs.
7.4.1.4. L’Aquaculture
Les acteurs utilisent ainsi avec le tilapia. Ils opèrent dans des sites plus ou moins équipés par des
bassins, de cages flottantes ou dotés d’étangs naturels ou artificiels.
Actuellement trois antennes zonales d’aquaculture ont été créées : L’Antenne sud (Ziguinchor,
Sédhiou ; Bignona), l’Antenne centrale (Fatick, Kaolack) et l’Antenne nord qui correspond à la ZCO et
basée à Saint Louis.
Dans la région de Saint Louis, il existe dans le cadre de cette Antenne nord pilotée par l’ANA,
quelques fermes piscicoles plus ou moins fonctionnelles dont deux Stations d’alvinage et la Ferme du
GIE Dialtabé à Richard Toll, la Station piscicole de Mbane, la Ferme moderne à Ross Béthio et la
Ferme privée à Gnéling Mbao dans le Tassinère.
Dans la région de Matam les efforts sont notables en pêche tout comme en pisciculture grâce au
dynamisme du Service Régional de la Pêche et de la Surveillance (SRPS) créé en 2004.
Quant aux Pisciculteurs, ils opèrent en étangs dans les localités de Ndouloumadji, Hamady
Ounaré, Navel, Mbakhna et Matam département. L’élevage larvaire requiert un certain niveau de
technicité.
Dans la région de Louga, des initiatives notables existent dans le Département de Louga avec le
site de Potou. Et dans l’arrondissement Keur Momar Sarr en plus de la station piscicole plus réputée
que fonctionnelle de Nguidick, il a été noté une expérience intéressante de pisciculture en étangs au
site de Keur Momar Sarr.
Par ailleurs, notons la présence de Structures d’appui représentées les Inspections régionales des
pêche et l’Agence Nationale de l’Aquaculture à côté des programmes de coopération comme la FAO.
En effet, la FAO appuie en infrastructures piscicoles et applique aux producteurs une stratégie de
subvention dégressive des intrants. Elle projette également la mise en place de dix fermes au niveau
de l’Antenne nord de Saint-Louis avec deux projets le 3305 pour les poissons d’eau douce et le 33 07
pour les poissons d’eau saumâtre sans perdre de vue les projets de fabriques d’aliments pour les
poissons aquacoles.
L’Aquaculture dans la ZCO se résume ainsi en des activités piscicoles. Une Pisciculture encore
en balbutiement ayant pourtant permis d’identifier les profils suivants :
• Aquaculteur/ Pisciculteur (nouveau métier) regroupant les profils à savoir
• Producteur d’alevins (métier d’avenir)
• Grossisseur de poissons
• Producteur d’aliments de poisson (métier d’avenir)
• Formateur/Encadreur.
Suite à ces opérations de collecte de données aussi bien qualitatives que quantitatives, les
Acteurs de la pêche n’ont pas manqué de livrer des observations et de formuler des recommandations
allant dans le sens de promouvoir le sous-secteur.
Chaque catégorie s’est alors basée sur son expérience et analyse pour suggérer la levée de ce
qu’elle considère comme facteur limitant au développement de la pêche et de l’aquaculture.
C’est ainsi que :
En outre, il a été recommandé un recrutement pour compenser les départs en retraite notables
en perspective.
Il a été aussi émis le souci d’adapter le corps des fonctionnaires à la fonction occupée et
d’éviter les frustrations de certains Agents.
Les pêcheurs se sont essentiellement plaints des accords de pêche avec les pays tiers qui
contribuent selon elles, à la raréfaction de la ressource soit par rétention soit par un pillage qui à tors
leur est imputé.
Ils ont également préconisé une certaine équité dans l’application des dispositions
réglementaires par rapport à d’autres sites du pays.
Quant aux mareyeurs : ils ont souhaité en sus d’un besoin en financements, l’acquisition de
logistique mobile adaptée et de chambres froides.
Les autres profils métier (mécanicien, capitaine de pirogue) suggèrent la prise en compte des
nouvelles technologies dans les contenus de formation.
7.5. Caractérisation des métiers et fonctions en pêche et en aquaculture dans
la ZCO
Les emplois en pêche ou alors directement liés ont permis de distinguer différents profils
d’acteurs : pêcheurs, mareyeurs, transformateurs, aquaculteurs et de métiers affiliés. Chacune de
ces catégories comporte des sous profils.
Chez les Mareyeurs, on distingue des macro mareyeurs qui exportent leurs produits (ils sont
pratiquement absents dans la zone) ; des mareyeurs inter régionaux qui vendent à l’intérieur du pays
(les plus rencontrés) et des micro mareyeurs qui investissent les marchés locaux des lieus de pêche.
Par ailleurs, au niveau des métiers connexes, les profils de Charpentiers, de Mécaniciens
hors-bord, Gérants de Station de fuel sous douane et de gérants Fabriques de glace ont été identifiés.
Enfin, l’encadrement technique et la formation sont assurés par des profils incarnés par les
Agents de l’administration qui assurent l’application de la politique nationale et les Partenaires au
développement qui interviennent en faveur de la promotion du sous-secteur de la pêche (Cf. ONG,
Projets et Programmes).
Les niveaux de formation généralement bas, varient en fonction des métiers et corps de
métiers et sont représentés par un renforcement de capacités (formation qualifiante de courte durée)
en plus des Acquis par l’expérience (AE).
Tableau 8: Les fonctions de travail, métiers afférents et le type de formation des acteurs dans la ZCO
Tableau 9 : Caractérisation des fonctions à travers les acteurs et par activité répertoriée dans la ZCO : (âge, sexe, niveau de compétence requis pour
l’exercice correcte des tâches
Acteurs à la base
Quel que soit le type de pêche pratiqué les enquêtes et constats ont révélé que les pêcheurs rencontrés, exclusivement des hommes
Pêche/ senne
âgés de 22 à 42 ans, restent vaillants, forts, attentionnés et dotés du sens de l’orientation comme de l’observation.
tournante
Pêche/ ligne glacière Leur métier exige des compétences, souvent bâties sur une longue expérience et des savoirs empiriques, qui en fait sont promptes à
Pêche/ ligne simple appréhender les facteurs Eco climatiques tant édaphiques qu’hydrologiques et atmosphériques.
Pêche/ filet dormant Ils en tirent ainsi des renseignements aussi fiables que précieux pour baliser des itinéraires providentiels et a moindre risque.
Une VAE positionnerait certains au niveau BT voire de Licence Professionnelle.
Pêche/ filet maillant
Une approche moderniste de la pêche les exige des compétences en utilisation d’outils techniques relais et un code de comportement
encerclant
écologique pour l’assurance qualité de la production et la préservation de la ressource.
Macro mareyage Le profil de Mareyeur dans la ZCO est représenté par des hommes et femmes 40 à 50 ans de fiers de leur expérience, auto suffisants
en comptabilité et en transactions commerciales.
Mareyage inter Il est néanmoins possible de leur noter un défaut d’organisation et de gestion qui sous-tendent un véritable esprit d’entreprise. Tandis
régional que majorité sillonnent le Pays de région en région, le reste se localise aux marchés locaux car la dimension internationale est encore
pratiquement inexistante.
Les niveaux de formation professionnelle généralement inférieurs au CAP peuvent atteindre le BT pour assurer un de bonnes
Micro mareyage
dispositions entrepreneuriales que requiert la promotion du métier.
Transformation
Il s’agit essentiellement de femmes âgées de 15 à 70 ans intervenant individuellement ou en groupement mais pour leur propre compte
ou au mieux pour le compte familial.
Elles sont par contre appuyées par des hommes pour des tâches de manutention et de transport
Aide à la .. Les niveaux de formation inférieurs au CAP devraient atteindre le BT pour parfaire qualitativement les acquis par expérience déjà
appréciables pour certaines d’entre elles.
transformation
Production d’alevins Néophytes en la matière, ils ne sont encore pas en nombre. Leur maitrise du process requiert le niveau de base de Brevet de
technicien (17 à 25 ans)
Acteurs mixtes, leur âge varie de 17 à 45 ans les rôles et responsabilités allant des compétences de normalisation a celles de la
gestion des ventes en passant par l’alimentation, le contrôle de performance des sujets en phase de croissance et de grossissement.
Pisciculture Leur niveau de compétences varierait du CAP au TS ; leur durée de formation professionnelle d’une semaine à trois ans.
Ce profil bien qu’opportun pour pallier à une dépendance provendière allochtone et qui s’inscrit en facteur limitant de promotion de
Fabrication l’Aquaculture, n’est pas encore bien représenté.
d’aliments de Il s’agit d’un métier d’avenir qui intéresserait des jeunes de 18 à 45 ans et nécessite des compétences du niveau Technicien à
Ingénieur pour la formulation et la fabrication alimentaires et des Technico commerciaux (BEP, BT) pour un bon marketing
poisson
communication.
Elles varient en fonction de la catégorie et s’axent autour des moyens et des conditions de
travail :
Par rapport au niveau d’instruction de la cible :
La jeunesse du milieu de la pêche est grandement victime d’une scolarité limitée voire
négligée chez les filles pour raison de mariage mais surtout du cadre familial.
En effet, l’environnement de labeur mais productif les positionne souvent en position d’aides familiaux
et la rente précoce n’est pas pour les décourager.
Par ailleurs, un phénomène particulier a attiré l’attention à Saint Louis : Au quartier de pêcheurs de
Guet Ndar précisément, certains jeunes ne sont baptisés qu’à partir de dix ans. En conséquence,
même inscrits à l’école, ils ne sont pas titulaire d’extraits de naissance ; c'est-à-dire au-delà de l’âge
de scolarisation.
Par rapport au niveau de qualification des Acteurs:
Dans la ZCO, la formation professionnelle des pêcheurs est essentiellement traditionnelle. La
politique de formation s’avère encore inefficientes car bute contre une mentalité souvent réfractaire
des pêcheurs notamment de Saint Louis.
Les pêcheurs rencontrés sont pourtant pour la plupart des professionnels ; c'est-à-dire qu’ils
attestent d’une certaine maîtrise technique (compétences en navigation, lecture des facteurs hydro
climatiques, repérage des sites providentiels, techniques de pêche) et ils tirent l’essentiel de leurs
revenus de la pêche.
• Toutefois, pour certains pêcheurs, la pêche est une activité secondaire surtout dans la région
de Matam.
• Par ailleurs, on leur note un manque de formation dans des domaines complémentaires à leurs
pratiques professionnelles notamment, dans les domaines de l’Hygiène & de la qualité ; de
l’Entreprenariat ; de la Comptabilité et de la Gestion moderne.
Par rapport aux moyens et équipements :
• Manque de financements par difficulté d’accès au crédit ou par l’option d’une routine
dans la modicité des moyens limitant certes les ambitions mais garantissant
l’indépendance.
• Vétusté des équipements de pêche et transformation très artisanale surtout dans la
région de Matam ;
• Manque d’équipements de production, de conservation, de transformation et de
transport.
• Selon les pêcheurs saint-louisiens, il existe une marginalisation par l’Etat marquée
par une réglementation jugée unilatérale (cf. dispositions de Cayar différentes de
celles de Guet Ndar) et des infrastructures insuffisantes (quais de pêche, magasins
de stockage, fabriques de glace, containers frigorifiques, désensablement de pistes).
• Interdiction du filet dormant qui n’a pas été concertée. Pire, on leur fait porter le
chapeau de pilleurs de la ressource halieutique pour des raisons très négligeables
par rapport aux actions dévastatrices des bateaux étrangers.
• Mentalité conservatrice qui rend plus ou moins réfractaires vis-à-vis des mesures
qui garantissent l’ouverture au marché international.
Dans la ZCO, l’Aquaculture ne comporte pour le moment que l’unique volet piscicole qui malgré
ses perspectives très prometteuses connaît de réelles difficultés de promotion et en nombre. En effet,
de Saint Louis à Matam en passant par Louga, il a été relevé en termes de contraintes les suivantes :
Dans la ZCO les Structures de formation type en pêche sont pratiquement absentes. Les
formations ne sont portées que partiellement par certaines des structures publiques de formation
professionnelle in situ et d’ailleurs qui ne prennent pas en compte le volet pêche dans le Matam.
En effet, elles sont dans la région de Saint Louis à savoir la Section mécatronique du Lycée
Technique André Peytavin, la Section froid & Climatisation du Centre Régional de Formation
Professionnelle et le Centre de Formation des Pêcheurs qui héberge des séminaires dans le domaine
et occasionnellement.
Seul dans le domaine de la Pisciculture, existent et d’ailleurs pas en nombre, des Stations ou
Fermes à vocation pédagogique.
C’est le cas de la Station piscicole de richard TOLL et du Centre Aquacole de Mbane dans le
Département de Dagana.
Dans la région de Matam, il n’a été recensé aucune structure qui forme en pêche malgré les
initiatives et efforts fournis par le Service régional des pêches pour la promotion du sous-secteur et de
l’Aquaculture, en particulier.
Structures de Profil
Tutelle Programmes Niveau de sorti
formation d’entrée
IUPA (Institut Universitaire de Pêche et
Université
TS écologie, hydrologie, pollution,
Cheikh Anta
Licence thermodynamique, mécanique
DIOP
des fluides, dessin industriel,
économie des pêches,
comptabilité, technologie des
produits de la pêche.
Agent Technique
aquaculture, technologie des
Formation des Techniciens des
CNFTPA (Centre National de
pêches et de l’Aquaculture)
microbiologie, océanographie
Ministère de
physique, algologie, zoologie,
la pêche et BFEM écologie, hydrologie, pollution,,
des affaires BAC
dessin industriel, économie des
maritimes
pêches, comptabilité,
technologie des produits de la
pêche.
•
BAC S Technologie des engins de
(Ecole Nationale
de Formation
Ministère de la
Pêche et des Bac S3 OU T officier de quart
dessein industriel, mécanique
Affaires
ENFM
Maritimes
Supérieur
ENCR
pollution, ,
L’offre de formation dans les trois régions n’est assurée que par un nombre limité de
Structures de formation et d’ailleurs dans les Centres publics cités, la pêche n’est intéressée que par
un volet. Des Structures formelles de formation en pêche sont quasi inexistantes.
Il a été ainsi noté une faiblesse de l’offre de formation dans la zone malgré de l’importance de
la cible actuelle constituée de pêcheurs, mareyeurs, transformateurs et les profils des nouveaux
métiers qui émergent à savoir des aquaculteurs et pisciculteurs, entre autres. Situation d’autant plus
critique que ; le seul Centre de formation qui existait est de moins en moins opérationnel.
Hors ZCO, seul le Centre National de Formation des Techniciens des pêches et de
l’Aquaculture dispense des formation de niveau d’entrée accessible à la majorité de la cible
potentielle. Les autres formations diplômantes orientent plutôt vers l’encadrement et l’administration et
excluent de fait les acteurs à la base.
Les justificatifs sont à chercher dans les exigences d’efficacité et d’efficience du secteur privé
en général et des entreprises de pêche (Industries de transformation des pêches) qui requièrent de la
part des diplômés une maîtrise des processus de production, des notions essentielles en gestion mais
aussi des réponses aux préoccupations concernant les processus de production répondant aux
normes techniques, d’hygiène et de qualité, dans l’approvisionnement, la gestion de la qualité, gestion
de la production et l’inspection et le contrôle. Or, la prise de conscience des pêcheurs par rapport à
ces aspects reste encore un champ à explorer.
Il en résulte que l’offre de formation pour le sous-secteur n’est encore pas en adéquation ni
par sa structuration ni par son envergure avec le profil des acteurs recherchés.
Il convient dès lors de corriger cet impair lorsque le pays cherche à s’arrimer à un contexte
international d’échanges caractérisé par la concurrence et la compétitivité. Les exigences d’une telle
situation en matière d’hygiène et de qualité justifient la nécessité d’une reconversion du profil des
acteurs de la pêche et de l’aquaculture, en particulier dans la ZCO.
Il en ira de la promotion et de la valorisation de nos produits halieutiques d’autant plus que les
opportunités naturelles y sont réelles et parmi d’autres, on peut citer :
Compte tenu de tous ces facteurs, il conviendra d’examiner la demande de formation en pêche et
pisciculture dans la ZCO dans son état actuel et la perspective de nouvelles compétences déjà
émergentes.
L’analyse de la demande en formation exposée dans cette étude montre des besoins
importants et divers. Le niveau d’instruction des acteurs dépasse rarement l’école primaire et dans la
plupart des cas, il est juste au rang d’alphabétisé. Ainsi, il est possible de noter un défaut
d’appropriation de certains contenus techniques jugés d’ailleurs peu nécessaires par une élite de
pêcheurs qui pensent être suffisamment outillés pour exercer leur métier. La cible piscicole s’avère
plus disposée à être former.
Notons que dans la ZCO, la formation n’est pas encore assez structurée en programmes ; d’où
l’absence d’Etablissements type de formation en pêche et en aquaculture. L’offre se limite en des
renforcements de capacités sous forme modulaire certes intéressante mais incomplète pour couvrir
les différents métiers et non exhaustive pour un profil de cible donné.
Le caractère informel de la formation fait qu’il n’est pas facile d’établir les niveaux de
qualification des cibles dont certains profils se révèlent assez professionnelles. Ce qui pousse à
préconiser une valorisation des acquis par l’expérience (VAE) pour mieux appréhender le gap de
compétences. Les quelques niveaux formalisés rencontrés sont essentiellement certifiés (CAP) voire
attestés. Pourtant les niveaux requis pour l’exercice correct des métiers doivent être notables : CAP à
BT pour un pêcheur responsable, BEP à BTS pour un mareyeur international et CAP à BEP voire BT
pour une transformatrice agréée de produits halieutiques.
La formation devra tenir compte d’un environnement socio culturel et privilégier des supports et
des approches pédagogiques particuliers.
Par ailleurs, d’autres profils sont directement liés aux activités qui animent le sous Secteur de
la pêche et sont afférents aux métiers de Charpentier, de Mécanicien hors bord, de Technicien en
froid climatisation, de Gestionnaire de quai de pêche, de Gérant de station de fuel sous douane et de
Gérant de fabrique de glace.
Au regard de toutes ces considérations, les recommandations sont allées dans le sens de :
Lors de L’étude nous n’avons pas effectué d’enquête ménages. Nous basons donc sur les
statistiques menées dans les études préliminaires sur les sous-secteurs de l’Agriculture et de
l’Elevage. Elles recèlent les données des différents des tableaux de source FRADEV AFRIQUE-
EPAE- Septembre 2011
Le constat est que la population rurale est plus importante que celle urbaine 481 335 contre
1 205 121. En milieu urbain, la population inactive est plus importante contrairement au milieu rural,
de même dans les trois régions, la population active est supérieure à celle inactive, comme l’atteste
le tableau suivant :
Tableau 12: Ratios actifs/ inactifs dans le sous-secteur de la Pêche de la ZCO
Dans la ZCO, les activités dans le sous-secteur de la pêche sont caractérisées par leur diversité,
leur saisonnalité et le fait d’être globalement informels. En effet, à part les Structures administratives
et techniques, les Acteurs plus ou moins organisés en entreprises individuelles ou familiales n’ont
pratiquement pas d’outils ni de pratiques formalisées.
Les entreprises de pêche sont essentiellement familiales avec des effectifs plus ou moins
fixes qui ont en moyenne 19 ans d’expérience et passé une quinzaine d’années dans l’entreprise. Ces
entreprises sont anciennes ; en effet, 29,1% d’entre elles à Louga, 13,8% à Saint Louis et seulement
2,6% à Matam sont établies dans les cinq dernières années. Celles de pêche sont plus anciennes
dans la région de Matam où plus de la moitié datent d’avant 1975
Particulièrement sous équipées, les entreprises souffrent d’un manque ou alors de vétusté du
matériel de travail.
Les pirogues classiquement en bois sont, selon certains pêcheurs, certes plus difficiles d’entretien
hygiénique que celles en polystyrène mais sont plus maniables en mer que ces dernières, en
l’occurrence en période de houle. D’où leur option par leur caractère pratique et sécuritaire.
6.2.2. Déterminant de l’option d’un métier
Le tableau ci-dessous révèle qu’en moyenne 78,7% ont adopté leur métier par tradition
familiale. L’option d’un métier de la pêche dans la ZCO reste tributaire de l’influence des parents mais
se fait essentiellement par choix personnel. D’où le poids omniprésent de l’environnement familial bien
que non conditionnel
L’entreprise est généralement proche du lieu d’habitation sauf dans le cas de la transformation
où l’adoption de nouveaux sites pose un problème de distance à Saint Louis.
Elles restent caractérisées par un environnement très souvent insalubre d’autant plus que la
gestion des déchets est pratiquement traditionnelle voire inexistante. Et d’ailleurs la plupart des
acteurs déclarent n’être que peu conscients par rapport aux impacts néfastes des déchets produits.
Pour leurs sites, les unités d’exploitation des produits halieutiques utilisent le plus souvent des
espaces gérés par l’Etat que sont la mer et les cours d’eau pour les pirogues et le Domaine Publique
Maritime pour la transformation, le mareyage l’amarrage des pirogues.
Pour ces espaces l’obtention d’un titre de propriété individuel n’est point exigée pour
l’installation et l’exercice d’activités d’exploitation des produits halieutique (tableau 5). D’autant plus
que dans ces espaces l’Etat ou les partenaires d’appui mettent en place des aménagements
communautaires (aires de transformation, quais de débarquement) pour faciliter le développement
des activités d’exploitation de produits halieutiques. Ces espaces sont aussi le plus souvent situés à
côtés des maisons des acteurs. Donc on peut dire que les unités d’exploitation des produits
halieutiques sont le plus souvent intégrées ou proches des demeures des acteurs (tableau 6).
6.2.4. Les activités des entreprises de pêche
• L’activité d’extraction ou de captures des produits halieutiques appelée pêche qui est le
premier maillon de ce sous-secteur puisque approvisionnant en matières premières les autres
segments dont l’existence et la vitalité restent largement tributaires à ce premier maillon.
Ainsi, dans la ZCO, la ville de Saint-Louis présente le plus grand nombre d’unité performante
de pêche maritime. Ce qui entraine une disponibilité en matière première pour les autres
segments. Il en est de même pour la partie maritime de Louga avec Potou et Lompoul. Quant
à la partie continentale de Louga (arrondissements de Keur Momar Sarr, Syer)et pour la
région de Matam, on note surtout, l’existence d’une pêche continentale de subsistance qui est
caractérisée par des prises de moindre quantité. Donc un approvisionnement insuffisant pour
favoriser l’existence et le développement des unités des autres segments de ce sous-secteur
de la pêche artisanale.
• Quant aux unités de transformation artisanale, elles constituent le troisième segment. Ces
unités stabilisent le marché de poisson frais en demeurant un débouché important et
sécurisant pour les pêcheurs en période de surproduction. Elle remplit aussi une fonction
sociale très importante. Forte utilisatrice de main d’œuvre, elle emploie en grande majorité
des femmes et contribue également de façon significative à la satisfaction des besoins
alimentaires en protéines animales, surtout à l’intérieur des pays où le poisson frais est peu
ou pas du tout disponible.
Dans les trois segments (pêche, mareyage, transformation artisanale) du sous Secteur de la
pêche artisanale diverses techniques de production sont utilisées.
Pour la pêche on a dénombré sept techniques de pêche pratiquées dans la ZCO. La région de
Saint-Louis présente la plus grande diversité dans l’usage de ces techniques. Contrairement à Louga
et Matam où on a noté une uniformité du type de pêche (tableau 7). Pour la pratique de ces
techniques on a noté l’utilisation de deux pirogues (sennes tournante à Saint-Louis) ou d’une seule
pirogue qui sont toutes motorisées pour la pêche maritimes et à propulsion éolienne (voile) et/ou à
force humaine (rames) pour la pêche continentale.
Senne
0 0,0% 250 50,0% 33 4,6% 283 15,5%
tournante
Palangre 0 0,0% 31 6,1% 41 5,7% 72 3,9%
Filets maillant
0 0,0% 37 7,3% 196 27,5% 233 12,8%
dérivant
Filets maillant
2 0,4% 6 1,2% 19 2,7% 28 1,5%
encerclant
Filets maillant
607 99,6% 79 15,9% 66 9,3% 752 41,3%
dormant
Ligne simple 0 0,0% 98 19,5 0 0,0% 98 5,4%
Total 609 100,0% 500 100,0% 714 100,0% 1 823 100,0%
Dans la zone d’étude, les activités et métiers de pêche et d’aquaculture, plus précisément de
pisciculture, sont importants et exercés par des Acteurs souvent organisés en groupements
professionnels inégalement équipés et répartis dans les régions. Ils intéressent les différents
segments d’activités du sous-secteur rencontrés.
G.I.E 63 17 47 61 188
PECHEURS 7.971 410 298 2.509 11.118
PIROGUES 1.365 242 130 717 2.991
MAREYEURS 445 165 17 272 627
TRANSFORMATEURS 1.000 235 109 _ 1.344
SITES PISCICOLES 6 - 3 5 14
(Sources : IRSP- SL-LG-MT/ 2011)
6.2.7. Les types de produits mareyés
Pour le mareyage les produits frais sont traités avec la même technique de conservation avec de
la glace. Parfois il existe des différences sur le type de produit car les mareyeurs travaillant avec
les exportateurs de même que ceux fréquentent les marchés comme Kermel ou les hôtels
traitent en plus du poisson les mollusques et les crustacés. Pour les lieux de conservation on a
noté quatre types de contenants.
Au niveau des trois régions, le marché local est plus visé. A Saint Louis 53,79% des acteurs
du mareyage contre 39,49% à Louga et 6, 72% à Matam. Le marché urbain est plus exploré à Saint
Louis 60,41% qu’à Louga et Matam.
Pour ce qui concerne la transformation artisanale, elle n’est pas faite au niveau de la région de
Matam où les acteurs font de la pêche continentale et on y note une rareté du poisson.
Par contre, 54,85% ciblent le marché urbain à Louga contre 45, 15% à Saint Louis.
Le marché extérieur est faiblement visé pour le mareyage. Pour la transformation, le marché
extérieur est ciblé pour 77% mais avec peu d’acteurs dont 57 à Louga et 17 seulement à saint Louis.
Les raisons de cette absence au plan du commerce extérieur des produits issus du mareyage
et de la pêche pourraient s’expliquer par le fait les quais de pêche de guet Ndar et de Goxu Mbath ne
sont pas agrées et que le système d’organisation des femmes n’est pas aussi dynamique pour leur
permettre de s’organiser en consortium pour vendre leur produits (surtout ceux de la transformation).
Il y a lieu également de les former aux nouvelles techniques de valorisation de leurs produits
afin qu’ils soient plus compétitifs (pesée, emballage, étiquetage…).
Tableau 20: Marchés ciblés
Mareyage
Région Total
Marché ciblé LOUGA ST LOUIS MATAM
Local 47 64 8 119
Interurbain 37 58 1 96
Exportation 3 3
Total 74 90 8 172
Transformation artisanale
LOUGA ST LOUIS MATAM Total
Local 554 456 1 010
Interurbain 282 155 437
Exportation 57 17 74
Total 554 464 1 018
Dans les Unités de transformation artisanale de produits halieutiques, on note aussi la pratique
de plusieurs techniques de transformation (tableau 10). On aussi l’absence de spécialisation dans une
seule technique dans quasi totalités des unités de transformation (tableau 10). Toutefois la région de
Saint-Louis possède le plus grand nombre d’unité de fumage
Transformation artisanale
Région Total
Type de transformation LOUGA ST LOUIS
Fermenté séché, 550 585 1 135
Salé séché, 444 456 899
Bouilli séché, 466 568 1 034
Fumé 10 198 207
Total 580 611 1 190
Source : Etude préliminaires
6.2.10. Hygiène, sécurité et environnement des sites d’activités
Région Total
Déclarants LOUGA ST LOUIS MATAM
effectif % effectif % effectif % effectif %
Solide, Liquide,
894 77,3% 814 65,6% 381 55,3% 2 090 67,7%
Gazeux
Solide, Liquide 10 0,8% 0 0,0% 1 0,1% 11 0,3%
Solide 221 19,1% 240 19,4% 308 44,6% 769 24,9%
Liquide 32 2,8% 157 12,6% 0 0,0% 189 6,1%
Solide, gazeux 0 0,0% 30 2,4% 0 0,0% 30 1,0%
Total 1 156 100,0% 1 241 100,0% 690 100,0% 3 088 100,0%
Le dispositif institutionnel qui régit les entreprises de pêche artisanale est souvent en déphasage
par rapport à son domaine de définition. Il en résulte un défaut d’application des textes et règlements
qui régissent la pêche, surtout dans un contexte international de concurrence et de compétitivité.
D’ailleurs sur le plan juridique l’existence de ces Unités de production est assujettie à la
possession :
• De la carte d’immatriculation et du permis de pêche pour les unités de pêche (pirogue) ;
• De la carte de mareyeur pour les unités de distribution classées en trois catégories.
Les unités de transformation artisanales ainsi que l’exercice du métier de pêcheur restent très
ouverts du fait de l’absence de législation pour l’identification de ces agents économiques.
Donc, de manière générale la détention de documents administratifs et juridiques tels que le NINEA
ou le registre de commerce sont peu courant pour les unités de pêche et de transformation
artisanale.
La détention de ces documents n’est notée que pour la constitution de GIE dans l’exécution
des projets d’appui au développement du sous-secteur de la pêche artisanale. Par contre pour les
mareyeurs, la détention du registre de commerce est une condition pour l’obtention de la carte de
mareyeur. Certains mareyeurs pour accéder aux marchés de fournitures de produits halieutiques aux
prisons et autres restaurants gérés par l’Etat ou des structures privées sont obligées de posséder un
NINEA
L’utilisation d’outils de gestion par les chefs d’unités d’exploitation des produits halieutiques
est plus fréquente pour les unités des segments du mareyage et de la pêche. Dans ces unités on note
le plus souvent l’existence de carnets et/ou registres où sont confinés les détails des opérations
financières ayant trait à l’exercice de l’activité en question. Par exemple pour le segment pêche la
traçabilité des opérations financières est nécessaire, du fait que la rémunération des pêcheurs se fait
le plus souvent en fin de campagne de pêche. Ainsi, les charges induites (parts matériels et frais de
marée pour la pêche) doivent être identifiées, calculées et séparées de ce qui revient aux pêcheurs
comme salaires. Il en de même pour les mareyeurs, dont les bénéfices sont calculés après déduction
de toutes les charges. Ce qui nécessite une traçabilité pour une maitrise des charges. Quant aux
unités de transformation artisanales, on remarque une sousutilisation d’outils de gestion. Car les chefs
d’unités généralement analphabètes travaillent selon une conception purement sociale et on
remarque une absence d’outils de gestion dans 90 % des unités de transformation.
REGISTRE DE COMMERCE
TITRE D'EXPLOITATION
Statut entreprise: LOUGA ST LOUIS MATAM
registre de effectif %
commerce effectif % effectif % effectif %
dispose 11 0,8% 110 8,8% 0 0,0% 121 3,7%
ne dispose pas 1 310 99,2% 1 138 91,2% 721 98,9% 3 169 96,1%
ne sait pas 0 0,0% 0 0,0% 8 1,1% 8 0,2%
Total 1 321 100,0% 1 248 100,0% 729 100,0% 3 298 100,0%
OUTILS DE GESTION
Statut entreprise: LOUGA ST LOUIS MATAM
registre de effectif %
commerce effectif % effectif % effectif %
dispose 462 34,8% 231 18,6% 8 1,1% 701 21,3%
ne dispose pas 867 65,2% 1 009 81,4% 721 98,9% 2 596 78,7%
Total 1 329 100,0% 1 240 100,0% 729 100,0% 3 297 100,0%
Ce sex-ratio qui traduit la réalité au sein de certains métiers comme la pêche, le mareyage et
les métiers connexes reste inversé si on considère le micro mareyage et surtout la transformation des
produits, essentiellement assurée par des femmes.
Tableau 24: Répartition des acteurs selon le sexe
Personnel majoritairement jeune (entre 30 et 40 ans) sauf au niveau des activités de transformation
où l’âge peut excéder la cinquantaine ; d’où le recours à une main-d’œuvre masculine pour les tâches
de contention. Cette situation d’un personnel globalement jeune s’explique en partie par le fait que les
activités des autres domaines requièrent de la vigueur. C’est ainsi que dans le Matam le fait est plus
accentué à cause de l’utilisation d’embarcations souvent individuelles.
Région
LOUGA ST LOUIS MATAM Table Total
Moyenne Moyenne Moyenne Moyenne
Age 35 34 36 34
Source : Etude préliminaires
Dans la région de Louga, le statut de chef d’entreprise domine avec 61,3% suivi du lien fil ou
fille avec 21,2% et en troisième position neveu/nièce avec 6,8%.
Par contre à Saint Louis, le statut de chef d’entreprise est de moindre envergure seuls 33,7 contre
21,2% de frère ou sœur suivi du statut fille/fils avec 15,3%.
Quant à Matam, le statut de fils/fille domine légèrement celui de chef d’entreprise au sein des acteurs
enquêtés. Ils sont respectivement de 37,8% et 37,3% suivi du statut de frère/sœur.
Le statut de chef d’entreprise est plus élevé à Louga avec 61,3% contre 37,3% à Matam et
33,7% à Saint Louis. Et au niveau des trois régions, ce statut domine avec 41,9% des acteurs
enquêtés.
20,2% des effectifs constituent des parents du premier degré fil ou fille selon l’activité
On a aussi constaté que la quasi-totalité des acteurs sont des nationaux dont seuls 1,7% à
Matam et 0,5 à Saint Louis sont des ressortissants de la sous-région.
Sur le total des acteurs enquêtés, seuls 0,6 sont de nationalité différente. A Louga, il n’y a pas
de personnel de nationalité de la sous-région.
L’analyse montre que les activités sont menées par des autochtones ( Sénégalais ) pour la
majeure partie.
Tableau 26: Lien de parenté avec le propriétaire
Région Total
Lien de parenté avec LOUGA ST LOUIS MATAM
le propriétaire Count Col % Count Col % Count Col % Count Col %
Chef d'entreprise 1 103 61,3% 1 249 33,7% 364 37,3% 2 715 41,9%
Conjoint 38 2,1% 0 0,0% 35 3,6% 73 1,1%
Fils/fille 381 21,2% 564 15,2% 368 37,8% 1 313 20,2%
Frère/sœur 59 3,3% 785 21,2% 97 9,9% 941 14,5%
Neveu/Nièce 122 6,8% 319 8,6% 85 8,7% 526 8,1%
Père /mère 29 1,6% 18 0,5% 0 0,0% 48 0,7%
Oncle/Tante 0 0,0% 18 0,5% 0 0,0% 18 0,3%
Autre parent 57 3,2% 230 6,2% 25 2,5% 312 4,8%
Sans lien de parenté 10 0,5% 528 14,2% 2 0,2% 540 8,3%
Total 1 799 100,0% 3 711 100,0% 975 100,0% 6 485 100,0%
Nationalité Total
LOUGA ST LOUIS MATAM Count Col %
Nationalité
Count Col % Count Col % Count Col %
Sénégalaise 1 823 100,0% 3 650 99,5% 1 266 98,3% 6 739 99,4%
Pays CEDEAO 0 0,0% 18 0,5% 22 1,7% 41 0,6%
Total 1 823 100,0% 3 668 100,0% 1 288 100,0% 6 780 100,0%
Les données révèlent qu’à Louga, 61,5% du personnel est de la région suivi de 26,4% venant
de Saint Louis et 6,7% venant de Dakar.
A Saint Louis, le personnel est à 94,9% de la région et seuls 1,5% pour chacun des deux régions de
Thiès et Louga.
Pour Matam, 95,1% des acteurs sont de la région seuls 4,2% proviennent de Dakar.
En somme, dans les trois régions, le lieu de provenance des travailleurs est surtout la région de saint
Louis suivi de la région de Louga.
Cela voudrait dire que la majeure partie des acteurs opèrent dans leur lieu d’habitation. Les
activités sont plus endogènes et se font dans une même famille. Il existe peu d’ouverture vers
l’extérieur ce qui ne milite pas en faveur de changement d’expériences et de techniques indispensable
pour progresser dans son métier.
Tableau 27: provenance des acteurs de la pêche de la ZCO
Dans la ZCO la formation professionnelle technique relative aux métiers de la pêche est
essentiellement de type apprentissage traditionnel basé sur l’expérience. Il est ainsi difficile d’en
appréhender les contenus et la durée de la formation mais la qualification pratique de certains
n’autorise aucun doute. Toutefois, les aspects bonnes pratiques de pêche prenant en compte
l’hygiène/ qualité et préservation de la ressource font encore défaut.
Le niveau de revenu des acteurs est relativement bas : en moyenne près de 18% seulement
aurait un revenu supérieur à 200 000 F Cfa, avec un maximum de 22% dans la région de Saint Louis
contre 16,7% et 2,2% respectivement dans les régions de Matam et Louga. Un état de fait qui
s’explique en partie par une certaine rétention d’information à ce sujet. Sans perdre de vue les
bénéfices en nature qui sont assez importants dans le sous Secteur de la pêche.
Au fait, les revenus du monde de la pêche en général sont assez importants mais irréguliers et
difficiles d’être estimés, surtout sous forme de salaire. Le système de parts est appliqué avec une
tradition d’équité qui ignore chez les pêcheurs le grade et l’ancienneté de l’Acteur.
Tableau 32: Besoins de formation en fonction des corps de métiers et compétences des cibles
ORGANISATIONS PROFESSIONNELLES
Activité Métiers Besoins de formation/ Compétences
Bonnes Pratiques de pêche ; Sécurité en mer ;
Capitaine pirogue
Navigateur ; Manager ; Hygiène & Qualité
Pêche
Pêcheur Bonnes Pratiques de pêche ; Hygiène & Qualité
Armateur Entrepreneur ; Organisateur ; Gestionnaire
Gestionnaire de Capacités d’Agent Technique des
Gestion de Quai
quai de pêche pêches ; Endurance
Loabing ; Marketing ; Techniques de
Mareyage Mareyeur
Traitement de Conservation
Alvinage ; Sexage ; Alimentation ; Gestion
Aquaculteur environnement ; Grossissement ; Récolte ;
Aquaculture
Conservation
Provendier Rationnement ; Technologie agro alimentaire
Process du Salé séché
Process du Fermenté séché
Transformation Process du Bouilli séché
Transformatrice
produits
Process du Fumé séché
Process de traitement des fruits de mer
Habileté à la taille ; Résistance ; Dextérité ;
Charpentier
Agencement ; Perçage ; Fixation à clous longs
Charpenterie Talent ; Sens de l’observation et de la finition
Calfeutreur
Peintre Habilité ; Créativité ; Talent artistique
Mécanicien hors- Désassemblage et Assemblage moteur ;
Mécanique hors-bord
bord Mécatronique ; Electricité ; Entretien mécanique
Gérance Station fuel Gérant Station Comptabilité ; Gestion ; Sens de l’Organisation ;
sous douane carburant Réglementation
1. La remotivation de certaines cibles qui demandent une sensibilisation pour remettre en cause
un « professionnalisme » dont ils se sentent fiers.
2. La disponibilité d’autres cibles qui privilégient leurs activités immédiatement rentables qu’à un
renforcement de capacités qu’ils considèrent comme investissement à long terme.
3. L’implication des vétérans traditionnels dans le corps des formateurs surtout praticiens pour
ne pas perdre les connaissances empiriques.
4. Des sessions de formation sous forme de séminaires avec une majeure part de pratique.
5. Des supports pédagogiques appropriés, disponibles et accessibles pour les Acteurs.
6.6.4. DEMANDE GLOBALE DE FORMATION EN PÊCHE ET
AQUACULTURE
Les assises nationales de 2000 ont abouti à la définition d’axes stratégiques de promotion de la
Pêche et de l’Aquaculture à savoir :
- Assurer une gestion durable de la pêche et de l’aquaculture, tout en maintenant leur viabilité
économique ;
Le déroulement des stratégies sera conforté par l’assignation de nouvelles missions dans le cadre
des politiques publiques nationales définies dans le document stratégique de réduction de la pauvreté
(DRSP) et la stratégie de croissance accélérée (SCA.).
En effet, le DRSP I (2003-05) inscrit la pêche parmi les leviers de l’Axe « Création de richesses »
de la Stratégie ; d’où un rôle essentiel dans la lutte contre la pauvreté. Rôle réitéré par le DRSP II
(2006-10). Avec la SCA, la grappe des produits de la mer et de l’aquaculture figure parmi les cinq
secteurs à haut potentiel de l’économie nationale.
Et de ce quatrième point dérivent trois objectifs qui font la substance de la Lettre de politique
sectorielle de la pêche (LPSP) et qui consistent à :
1 - Définir les options politiques fortes du Gouvernement sur la base d’un diagnostic actualisé de
la situation du sous-secteur et d’un renforcement de capacités techniques, économiques et
écologiques des acteurs ;
2 - Disposer d’un cadre de référence permettant d’orienter et de rendre cohérentes les
interventions de l’Etat et des partenaires au développement dans le sous-secteur de la pêche et
de l’aquaculture au cours des prochaines années ;
Les assises bilan de 2004 ont été concluantes et assorties d’une certaine volonté de réforme des
pêches. Cette dernière donne priorité aux bornes pratiques des pêches par une politique de pêche
responsable centrée sur le pêcheur.
Il s’en suivra une politique de développement de l’aquaculture qui repose sur des potentialités
notables à côté d’une volonté de préservation de la ressource de capture.
Car face au croît démographique alarmant (3°/oo), les besoins alimentaires corrélatifs engendrent
une exploitation inconsidérée des ressources naturelles.
Dès lors, en faveur de l’atteinte des objectifs assignés, la gestion rationnelle de ces dernières et
de celles halieutiques en particulier, s’avère ainsi un grand défi à relever.
Une étude comparative du sous-secteur de la pêche du Sénégal par rapport à celui du Maroc,
pays en bonne posture de pêche, a permis de constater les principaux points forts au niveau de ce
pays hôte notamment en matière d’offre de formation ; et ceci malgré certaines similitudes de
contraintes concernant les cibles.
Le Maroc dispose d’un patrimoine halieutique important qui lui confère le statut de puissance
halieutique mondiale avec un littoral allant de l’Atlantique à la Méditerranée et une zone économique
exclusive de 200 miles ayant 500 espèces dont 60 exploitées. Le sous Secteur de la pêche s’organise
en trois segments de pêche : artisanal, côtier et hauturier.
La flotte comporte : une flotte hauturière de 344 navires, une flotte de navires côtiers de 1 835 unités,
et un parc de pirogues artisanales de 14 250 barques. La production atteint 1.136.686 tonnes pour
une valeur commerciale de 6,6 Milliards de Dirhams soit 429 Milliards de FCFA. Avec une
contribution, selon les années, de 2 à 3% au PIB national, le sous-secteur halieutique n’est pas
encore un moteur de croissance.
Ce sous-secteur halieutique génère 170.000 emplois directs, soit 1,5% de la population active,
490.000 emplois indirects, fait vivre plus de 3 millions de personnes et joue un rôle essentiel dans
l’aménagement et le développement des régions du Sud. Le Maroc figure parmi les pays les plus
compétitifs dans les exportations mondiales des produits de la pêche.
Deux types de structures accueillent les débarquements des produits de la pêche : les ports
de pêche et les points aménagés répartis sur l’ensemble du territoire. L’industrie de transformation
compte 406 unités qui couvrent 6 branches d’activité et sont réparties de manière homogène sur
l’ensemble du territoire marocain.
Le sous-secteur halieutique marocain possède de véritables succès à son actif, à l'initiative des
pouvoirs publics et du secteur privé. On peut citer :
La stratégie globale de développement de la pêche est basée sur un plan halieutis élaboré en
2004. Cette stratégie a pour ambition de faire du secteur halieutique un véritable moteur de
croissance durable pour l’économie nationale.
Elle est déclinée sur les instruments suivant :
ii. Des plans d'aménagements : Plan pélagique: Définition des principes de fonctionnement
des allocations par destination de la flotte, Allocation des quotas par segment de pêche et
par navire, Lancement des nouveaux projets dans la pêcherie des petits pélagiques.
iii. Une gestion de la flotte : Identification du nombre des navires par pêcherie.
ix. le renforcement du dispositif juridique par la Révision des projets de lois / Décret
d'application prioritaires, l’Identification et priorisation des adaptations et le cas échéant
des vides juridiques et l’Adoption du projet de loi de lutte contre la pêche INN (illicite non
déclaré non réglementaire) rendant obligatoire le certificat de capture pour toutes les
espèces.
x. la mise en place d’un plan de traçabilité par la Conception d'un système de gestion
informatisée des données permettant l'intégration et le partage des données depuis le suivi
de l'état des stocks halieutiques jusqu'aux derniers contrôles à l'export.
xi. Une gestion des carrières et formation des acteurs de la pêche surtout des professionnels
par la création de Centres de qualification aux métiers de la mer.
Pour ce dernier point, le Maroc, a su renforcer les compétences et améliorer l'attractivité des
métiers. Ceci en créant des centres de qualification dans les métiers de la mer. Pour exemple ne peut
embarquer sur pirogues ou un navire celui qui a un diplôme de qualification des centres de formation.
Au-delà de l’organisation des pêcheurs en coopérative, un appui à la gestion de celles-ci est
déroulé par le service de formation continue de perfectionnement et de vulgarisation de la direction
des pêches. Dans ce programme d’appui, la vulgarisation sur des thèmes précis a permis
d’accompagner, d’orienter, de conseiller et d’assister les acteurs par l’utilisation des découvertes des
sciences physiques biologiques et leurs combinaison avec les sciences sociales pour introduire des
changements au niveau des connaissances, des pratiques et des attitudes des bénéficiaires.
Les thèmes de vulgarisation portent sur : maniement des moyens de navigation, sécurité et
santé, techniques de pêche et de transformation, hygiène et qualité, législation maritime. Et au titre de
l’année 2011, 958 pêcheurs ont bénéficié de ces renforcements de capacités sur 12 sites.
9.1. LES PRINCIPAUX ATOUTS ET POTENTIALITÉS DU DISPOSITIF MAROCAIN DE
PÊCHE
4 performants
Une proximité
géographique et un accès
douanier privilégiés aux Un tissu d’acteurs 5
principaux pays économiques fragmenté et
5 Un positionnement peu coordonné
historique de leader sur
6
certains produits phares Un circuit de distribution
désorganisé et une
6
logistique peu compétitive
Des marchés à l’export en
forte croissance Un dispositif réglementaire 7
(juridique, douanier et
sanitaire) à actualiser
7 Une demande intérieure 8
présentant un potentiel de Des marchés
croissance intéressant internationaux fortement
concurrentiels de plus en
9.2. LA STRUCTURATION DES SCHÉMAS DE FORMATION EN PÊCHE AU MAROC:
9.3. CONTRAINTES SPÉCIFIQUES A LA FORMATION EN PÊCHE AU MAROC
Analphabétisme de la cible;
Influence politique;
Il en résulte une similitude des contraintes liées à la cible marocaine et sénégalaise de pêcheurs.
Ainsi, les écarts de performance entre sous-secteurs seraient surtout d’ordre organisationnel et de
volonté politique notamment, en matière de structuration de l’offre de formation et de l’applicabilité des
dispositions réglementaires.
X. PERSPECTIVES
Les assises nationales de 2000 ont abouti à la définition d’axes stratégiques de promotion de la
Pêche et de l’Aquaculture à savoir :
- Assurer une gestion durable de la pêche et de l’aquaculture, tout en maintenant leur viabilité
économique ;
Le déroulement des stratégies sera conforté par l’assignation de nouvelles missions dans le cadre
des politiques publiques nationales définies dans le document stratégique de réduction de la pauvreté
(DRSP) et la stratégie de croissance accélérée (SCA.).
En effet, le DRSP I (2003-05) inscrit la pêche parmi les leviers de l’Axe « Création de richesses »
de la Stratégie ; d’où un rôle essentiel dans la lutte contre la pauvreté. Rôle réitéré par le DRSP II
(2006-10). Avec la SCA, la grappe des produits de la mer et de l’aquaculture figure parmi les cinq
secteurs à haut potentiel de l’économie nationale.
Et de ce quatrième point dérivent trois objectifs qui font la substance de la Lettre de politique
sectorielle de la pêche (LPSP) et qui consistent à :
1 - Définir les options politiques fortes du Gouvernement sur la base d’un diagnostic actualisé de
la situation du sous-secteur et d’un renforcement de capacités techniques, économiques et
écologiques des acteurs ;
Les assises bilan de 2004 ont été concluantes et assorties d’une certaine volonté de réforme des
pêches. Cette dernière donne priorité aux bornes pratiques des pêches par une politique de pêche
responsable centrée sur le pêcheur.
Il s’en suivra une politique de développement de l’aquaculture qui repose sur des potentialités
notables à côté d’une volonté de préservation de la ressource de capture.
Car face au croît démographique alarmant (30/00), les besoins alimentaires corrélatifs engendrent
une exploitation inconsidérée des ressources naturelles.
Dès lors, en faveur de l’atteinte des objectifs assignés, la gestion rationnelle de ces dernières
et de celles halieutiques en particulier, s’avère ainsi un grand défi à relever.
Elles comportent la synthèse des recommandations recueillies auprès des Acteurs et de celles
formulées par l’équipe chargée de l’étude.
La réalisation d’une telle ambition passe fondamentalement par la levée de contraintes sous-
jacentes comme :
Les Centres de formation seraient ouverts à la mer ou à un cours d’eau, lieu d’exercices
d’application et comporter des infrastructures d’accompagnement et des équipements attrayants.
Le personnel enseignant serait bien motivé par les équipements des Centres mais aussi
leur prise en charge et plan de carrière. Les Techniciens assureraient essentiellement les théories et
les Professionnels les enseignements pratiques (modernes et traditionnels).
Les contenus de formation devraient être répartis en section de base (niveau alpha),
section initiale (niveau scolarisé), section apprentissage (niveau CAP, BT) et en section continue
(niveau BTS, Ingénieur).
CONCLUSION GENERALE
De cette étude résulte une focale explicite du sous-secteur de la pêche et de l’aquaculture dans la
Zone de Concentration Optimale dite ZCO et qui regroupe les régions de Saint Louis, Louga et
Matam. C’est ainsi, qu’après une situation du sous-secteur sur le plan national et particulièrement au
niveau de cette ZCO les points suivants retiennent attention :
• La caractérisation des acteurs qui précise les effectifs (plus de 11000 pêcheurs, près d’un
millier de mareyeurs et quelques 1500 transformatrices de produits halieutiques ; sans perdre
de vue des acteurs d’un volet piscicole sur 14 sites et ceux qui s’adonnent aux métiers
connexes). Les niveaux de formation de ces acteurs qui se sont révélés bas tant en
instruction (seuls% ont un niveau dépassant l’école primaire) qu’en qualification
(essentiellement par apprentissage traditionnel, d’où un professionnalisme sanctionné que
dans % des cas et par des attestations).
• L’offre de formation qui s’avère non structurée et insuffisante par rapport aux attentes des
différents profils (% des enquêtés déclarent n’avoir jamais suivi un programme de formation).
• Une offre fournie par des structures de formation formelles peu nombreuses dans la ZCO et
ces dernières ne sont d’ailleurs pas spécialisées dans le domaine de la pêche et de
l’aquaculture. Souvent un seul volet de leur curriculum intéresse le sous-secteur de la pêche.
• Une demande de formation qui s’exprime plurielle et multi cible (% sont demandeurs de
formation et sur plusieurs thématiques dont l’Hygiène et la Qualité et la Gestion financière).
Elle s’avère difficile à satisfaire par une offre insuffisante dans la ZCO et globalement de
niveau élevé par rapport à la cible majoritaire.
En effet, le niveau édicté par l’exigence en sécurité, hygiène et qualité est en net déphasage par
rapport à des pré acquis intellectuels limités des acteurs à la base. Le moule d’un apprentissage
traditionnel forgé au fil des âges rend difficile toute reconversion de mentalité pour caler avec les
exigences qualité d’un contexte international caractérisé par la concurrence et la compétitivité.
Il en résulte que même s’il semble inopportun de créer des centres spécialisés en pêche et
aquaculture, il n’en demeure pas moins que c’est par cette initiative que passerait l’émergence d’un
nouveau profil d’acteurs en phase avec les politiques et ouverts au progrès socio-économique.
Toutefois, les conditions de réalisations de tels centres passeront par un approfondissement de
l’étude qui intègre, en sus de l’éclairage de celle-ci, des dimensions sociologiques et pédagogiques
importantes.
ANNEXES
ACTIVITES DE COLLECTE DE DONNEES QUALITATIVES AU NIVEAU DES STRUCTURES CENTRALES DE DAKAR
DAKAR
Période Activités Adresses Intervenants
Port/ En face de la Gare Membres de l’équipe
Rencontre avec les Agents de la Direction de la pêche Maritime
ferroviaire
Rencontre avec le point focal de la Direction de la Pêche maritime Port/ En face de la Gare Membres de l’équipe
ferroviaire
Rencontre avec la Direction de l’Agence Nationale de l’Aquaculture Avenue Faidherbe/ Rue de la Membres de l’équipe
Juin Gare
Rencontre avec les responsables du Consortium Sénégalais des En face Colis postaux ~ Pompier Membres de l’équipe
à chargeurs
Rencontre de la Direction de l’Ecole de Formation Maritime Yarakh ~ Prés de l’Institut de Coupe Membres de l’équipe
Juillet Rencontre de la Direction de la Pêche continentale Point E
Rencontre de la Direction de la Protection et de la Surveillance des Ouakam ~ Bordure Océan
Pêches
2012 Rencontre de la Direction de la Gestion et Exploitation des Fonds Thiaroye Sur Mer Membres de l’équipe
Marins
Rencontre de la Direction des Industries des Transformations de la Thiaroye Sur Mer
Pêche
Rencontre avec le Directeur et le Directeur des Etudes de l’Ecole de Thiaroye Sur Mer
Formation des Techniciens des Pêches et de l’Aquaculture
Rencontre des membres du Groupe Pêche pour une exploitation et Direction de l’Elevage ~ Avenue Membres de l’équipe
synthèse des données puis une planification du voyage vers la ZCO. Pasteur
Annexe 2: ACTIVITES DE COLLECTE DE DONNEES QUALITATIVES AU SEIN DE LA ZCO (Juillet 2012)
PERSONNES
STRUCTURES CIBLES FONCTIONS CONTACTS MAIL
RENCONTREES
Service régional pêche Ibrahima Lô Chef de service 77 649 01 45 [email protected]
33 961 12 80
Service départemental de la Balla Gueye Chef de service 77 447 23 30
pêche de saint louis 33 961 12 80
Agence régional de Ousmane Sow Chef planification et 77 793 12 25
développement(ARD) renforcement de
capacités
Services
Agence nationale de Amadou Tidiane Camara Chef Antenne Nord 77 532 14 99
techniques
l’aquaculture(ANA)
Inspection d’académie(IA) Serigne Amadou Ndar Fall Inspecteur 77 635 27 10 [email protected]
d’académie
Service départemental de la Mamadou Sarr Chef de service 76 588 45 49
pêche(Dagana)
Service départemental de la Mamadou Fall
pêche(Podor)
Chambres de commerce, Moussa Ndiaye Secrétaire Général 77 537 93 34 [email protected]
d’Industrie et 33 961 29 80
d’Agriculture(CCIA)
Chambres El Hadji Abdoulaye Leye Président 77 634 57 88 [email protected]
Consulaires Saint Louis 70 722 27 47
Chambre des métiers Cheikh Gaye Secrétaire Général
Mactar Diaw (Dagana) Président 77 574 18 22
Djiby Mbaye (Podor) Président 77 645 99 18
Centre de transformation des Fatou Bintou Diagne Vice- Présidente 77 342 71 71
produits SL
STRUCTURES
Centre de formation des acteurs Mamadou Moustapha Responsable du
DE
de la Pêche SL Dièye centre
FORMATION
Lycée Technique André Momar Amar Proviseur du Lycée 77 646 17 88 [email protected]
Peytavin (LTAP)
Station Piscicole de Richard Toll
Charpenterie SL El Hadji Diouf Chef d’équipe
ENTREPRISES/
Mécanique Hors bord LTAP
GIE
Station fuel sous douane Non
Abdoulaye Magatte Diaw Président 77 606 04 19
commission
CLPA saint louis
environnement
Marigueye Diaw Diallo Membre 77 727 43 77
Ferme aquacole privée de Cheikh Diop Responsable
Gniling Mbao relations extérieures
CLPA Gandiole
Mamadou Sène Président 77 564 79 71
ORGANISATIO Commission Diamalaye des
commission
NS sennes tournantes
environnement
PROFESSIONN
GIE des femmes Fatou Binetou Diagne Présidente GIE 77 342 71 71
ELLES
transformatrices de Guet Ndar
Groupement des Mareyeurs de Assane Fall Membre du 77 403 31 84
Guet Ndar groupement
Comité de gestion du quai de Ibrahima Seck Président 77 655 02 74
pêche de Guet Ndar Yaram Fall Secrétaire Général 77 273 64 50
Mamadou Coulibaly Président 77 727 57 53
Comité de gestion du quai de
commission
pêche de Goxu Mbacc
environnement
Services Service régional pêche Ibrahima Diouf Chef de service 33 967 11 42
techniques
Service départemental de la Oumar Sy Chef de service 77 561 26 12 [email protected]
pêche de Louga
Agence régional de Fama Touré Chef de division 77 651 03 88 [email protected]
développement(ARD) Louga suivi/évaluation
Samba Diagne Agent Comptable 77 550 58 58 [email protected]
Service départemental de la absent
pêche (Kébémer)
Annexe 3 : lieu de conservation
Pêche
Lieu de conservation LOUGA ST LOUIS MATAM Total
Caisse isotherme 37 226 152 415
Autre 85 63 149
Total 37 299 207 544
Mareyage
Lieu de conservation LOUGA ST LOUIS MATAM Total
Caisse isotherme 74 35 6 115
Camion frigorifique 54 49 - 103
Entrepôt 2 6 2 10
Magasin de stockage 10 10
Autre 10 9 6 25
Total 91 78 12 181
Transformation artisanale
Lieu de conservation LOUGA ST LOUIS MATAM Total
Entrepôt 9 9
Magasin de stockage 60 60
Autre 9 232 241
Total 9 292 301
Mareyage
Mode d'acquisition de Région
Total
la matière première LOUGA ST LOUIS MATAM
Achat 91 102 15 207
Auto produit 3 3
Autre 1 1
Total 91 102 15 207
Transformation artisanale
Mode d'acquisition de Région
Total
la matière première LOUGA ST LOUIS MATAM
Achat 642 697 1 338
Auto produit 17 17
Cueillette 23 9 31
Autre
664 697 1 361