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Étude sur la pêche et aquaculture en ZCO

L'étude vise à élaborer des programmes de formation adaptés pour le sous-secteur de la pêche dans la Zone de Concentration Optimale (ZCO) au Sénégal. Elle s'inscrit dans une série d'études préliminaires similaires sur d'autres secteurs économiques prioritaires. L'objectif est de renforcer l'enseignement technique et la formation professionnelle pour répondre aux besoins spécifiques du secteur.

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Étude sur la pêche et aquaculture en ZCO

L'étude vise à élaborer des programmes de formation adaptés pour le sous-secteur de la pêche dans la Zone de Concentration Optimale (ZCO) au Sénégal. Elle s'inscrit dans une série d'études préliminaires similaires sur d'autres secteurs économiques prioritaires. L'objectif est de renforcer l'enseignement technique et la formation professionnelle pour répondre aux besoins spécifiques du secteur.

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SOMMAIRE

LISTE DES SIGLES ET ACCRONYMES 6


LISTE DES TABLEAUX 9
liste des Annexes 10
RESUME 11
INTRODUCTION 15

I. CONTEXTE ET ENJEU DE L’ETUDE 17

II. PROBLEMATIQUE 18

III. OBJECTIFS DE L’ETUDE PRELIMINAIRE 18

3.1. Objectif général 18

3.2. Objectifs spécifiques 18

IV. CADRES DE L’ETUDE 19

4.1. Cadre conceptuel 19

4.2. Cadre géographique de l’étude 20

V. SITUATION SOCIOECONOMIQUE NATIONALE DU SOUS-SECTEUR DE LA PECHE ET DE


L’AQUACULTURE 21

5.1. Situation socio-économique nationale 21

5.1.1. A propos de la pêche maritime : 22

5.1.2. A propos de la pêche continentale : 22

5.1.3. A propos de l’Aquaculture : 23

5.2. Situation socioéconomique régionale dans la Zone d’étude (ZCO) 24

5.2.1. Situation socioéconomique de la Région de Louga 24

5.2.2. Situation socioéconomique de la Région de Matam 25

5.2.3. Situation socioéconomique de la Région de Saint-Louis 26

VI. MÉTHODOLOGIE 28

6.1. Les outils de collecte des données : 28

6.1.1. Les outils qualitatifs 28

6.1.2. Les outils quantitatifs : 29

6.2. La Procédure de collecte des données 31

6.2.1. Collecte des données qualitatives 31


6.2.2. Collecte des données quantitatives 31

6.2.2.1. Le Déroulement des enquêtes : 31

6.2.2.2. Traitement des données: 31

6.3. Mise en Œuvre de l’étude 32

VII. RESULTATS DE L’ETUDE QUALITATIVE DU SOUS SECTEUR DE LA PECHE ET DE


L’AQUACULTURE DANS LA ZCO 34

7.1. Présentation du sous-secteur 34

7.2. Structuration du sous-secteur 35

7.3. Réglementation du sous-secteur : 40

7.4. Etat des lieux dans La zone d’étude 41

7.4.1. Les activités et métiers de la pêche et de l’aquaculture 41

7.4.1.1. La Pêche 41

7.4.1.2. Le Mareyage 42

7.4.1.3. La Transformation 42

7.4.1.4. L’Aquaculture 43

7.4.2. Synthèse des recommandations des Acteurs 44

7.5. Caractérisation des métiers et fonctions en pêche et en aquaculture dans la ZCO 46

7.6. Activités et fonctions dans les métiers lies a la pêche et a l’aquaculture 47

7.6.1. Contraintes liées à la pêche 49

7.6.2. Contraintes liées à l’Aquaculture 50

7.7. Caractérisation de l’offre de formation en pêche et aquaculture : 51

7.7.1. Offre de formation professionnelle et technique en pêche et aquaculture au Sein de la ZCO 51

7.7.2. Les acteurs publics de la formation 52

7.7.3. Les acteurs prives et les ONG 52

7.7.4. Offre de formation hors de la ZCO 53

7.8. Analyse de l’offre de formation en pêche et aquaculture: 54

7.9. Caractéristiques de l’offre de formation en pêche et aquaculture 54

7.10. Analyse comparative de la demande et de l’Offre en formation 55

VIII. RESULTATS DE L’ETUDE QUANTITATIVE DU SOUS-SECTEUR DE LA PECHE DANS LA


ZCO 56

6.1. Situation du marché de l’emploi dans le sous secteur de la pêche et de l’aquaculture 56


6.1.1. La population potentiellement active 56

6.1.2. La population réellement active dans la ZCO 57

6.1.3. Le taux de chômage dans la ZCO 58

6.2. Caractéristiques des entreprises de pêche et d’aquaculture dans la ZCO Situation du marché
de l’emploi dans le secteur de la pêche et de l’aquaculture 58

6.2.1. Description générale des entreprises de pêche et d’aquaculture 58

6.2.2. Déterminant de l’option d’un métier 59

6.2.3. Les lieux d’exercice des activités 59

6.2.4. Les activités des entreprises de pêche 60

6.2.5. Les types de pêche pratiqués : 61

6.2.6. Armement piroguier 61

6.2.7. Les types de produits mareyés 62

6.2.8. Marchés ciblés 62

6.2.9. Les types de produits transformés 63

6.2.10. Hygiène, sécurité et environnement des sites d’activités 64

6.2.11. Formalisation des entreprises de pêche 64

6.3. Caractéristiques du personnel des entreprises de pêche et d’aquaculture dans la ZCO 66

6.3.1. Genre du personnel 66

6.3.2. Age du personnel 66

6.3.3. Lien de parenté du personnel permanent avec le propriétaire de l’exploitation et nationalité 66

6.3.4. Lieu de provenance du personnel 67

6.3.5. Niveau de Formation professionnelle des acteurs 68

6.3.6. Montant et mode de la rémunération ou du revenu 68

6.4. Contraintes et solutions proposées 70

6.5. Solutions proposées aux contraintes de la pêche 71

6.6. SYNTHESE DES RESULTATS DE L’ETUDE QUANTITATIVE 72

6.6.1. CARACTERISATION DE LA DEMANDE POTENTIELLE EN FORMATION 72

6.6.2. FORMATIONS SOUHAITEES 73

6.6.3. Méthodes pédagogiques proposées : 73

6.6.4. DEMANDE GLOBALE DE FORMATION EN PECHE ET AQUACULTURE 74


6.7. PERSPECTIVES DU SECTEUR DES PECHES : FILIERES PORTEUSES 75

IX. PRESENTATION D’UN EXEMPLE EN REFERENCE : CAS DU SECTEUR DE LA PECHE ET


DE L’AQUACULTURE AU MAROC 77

9.1. Les Principaux Atouts Et Potentialités Du Dispositif Marocain De pêche 80

9.2. La Structuration Des Schémas De Formation En pêche Au Maroc: 81

9.3. Contraintes Spécifiques A La Formation En pêche Au Maroc 82

X. PERSPECTIVES 83

XI. RECOMMANDATIONS 85
CONCLUSION GENERALE 88
ANNEXES 89
LISTE DES SIGLES ET ACCRONYMES

ADPES : Association pour une Dynamique de progrès Economique et Social

ANSD : Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie

AST : analyse de situation de travail

BTS : Brevet de Technicien Supérieur

CAP : Certificat d’Aptitude Professionnel

CCIA : Chambres de commerce, d’Industrie et d’Agriculture

CLPA : Conseils locaux de pêche artisanale

CNCAS : Caisse Nationale de Crédit Agricole au Sénégal

CNFTPA : Centre National de Formation des Techniciens de la Pèche et de l’Aquaculture

CNFTPM : Centre National de formation des techniciens des Pêches Maritimes

CNPS : Caisse National de Prévoyance Sociale

CONIPAS : Conseil National Interprofessionnel de la Pêche Artisanale au Sénégal

CREDETIP : Centre de Recherche pour le Développement des Technologies Intermédiaires de Pêche.

CRODT : Centre de Recherche Océanographique Dakar-Thiaroye

DGEFM : Direction de la Gestion et de l’Exploitation des Fond Marins

DITP : Direction des Industrie de Transformation de la Pèche

DMM : Direction de la Marine Marchande

DPC : Direction de la Pêche Continentale

DPES : Document de Politique Economique et Sociale

DPM : Direction de la Pêche Maritime

DPSP : Direction de la protection et de la Surveillance des pêches

DSRP : document de stratégie de réduction de la pauvreté

EEPAE : Enquêtes Etude Préliminaires de l’Agriculture et de l’Elevage

ENDA : Environnemental Development Action

EP : Etudes Préliminaires

ESPS : Enquête de Suivi de la Pauvreté au Sénégal

ETFP: Enseignement Technique et Formation Professionnelle

EWA : ENTWICKLUNGSWERKSTATT AUSTRIA (Atelier Autrichien de Développement)


FAO : Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation

FENAGIE/Pêche : Fédération Nationale des GIE de la Pêche

FENATRAMS : Fédération Nationale de Transformatrice et de Mareyeuse du Sénégal

FENATRAPOMER : Fédération Nationale de Transformateurs de Produits de Mer

FPE : Fond de Promotion Economique

GIRMaC : Gestion Intégrée des Ressources Maritimes et Côtières

GRET : Groupe de Recherche et d’Echange Technologique

ITA : Institut de Technologie Alimentaire

IUPA : Institut Universitaire de Pêche et d’Aquaculture

JICA : Agence Japonaise de Coopération Internationale

KW : Kilowatt

LG : Louga

LPS : Lettre de Politique Sectorielle

LPSPA : Lettre de Politique Sectorielle des Pêches et de l’Aquaculture

METFP : Ministère de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle

MPEM : Ministère de la Pêche et de l’Economie Maritime

MT : Matam

OMD : Objectif du Millénaire pour le Développement

ONG : Organisation non gouvernementale

PDEF : Programme Décennal de l’Education et de la Formation

PEPAM : Programme Eau Potable et Assainissement pour le Millénaire

PIB : Produit Intérieur Brut

PNBG : Programme National de Bonne Gouvernance

PNDL : Programme National de Développement Local

PNDS : Programme National de Développement Sanitaire

PVM : Projet des Villages du Millénaire

REPAO : Réseau sur les Politiques de Pêches en Afrique de l’Ouest

SCA : Stratégie de Croissance Accélérée

SES : Situation Economique et Sociale

SL : Saint Louis
TDR : Termes de Références

TS : Technicien Supérieur

UE : Union Européenne

UICN : Union Internationale pour Conservation de la Nature

UNAGIEMS : Union Nationale des GIES Mareyeurs du Sénégal

USAID : Agence des Nations Unies pou le Développement International

WWF : World Wild life Fund (Fond Mondial pour la Vie sauvage)

ZCO : Zone de Concentration Opérationnelle

ZEE : Zone Economique Exclusive


LISTE DES TABLEAUX

Tableau 1: Données physiques de la ZCO ........................................................................................... 21

Tableau 2: valeur des exportations de poissons dans la sous-région ces deux dernières années : .. 23

Tableau 3: Données démographiques de la ZCO ................................................................................. 24

Tableau 4: Tirage de l’échantillon des unités à enquêter :.................................................................... 30

Tableau 5: Répartition de l’échantillon par Département ...................................................................... 30

Tableau 6: Chronogramme des activités des études préliminaires du sous-secteur de la pêche ........ 32

Tableau 7: Position du sous-secteur des pêches dans la ZCO ............................................................ 41

Tableau 8: Les fonctions de travail, métiers afférents et le type de formation des acteurs dans la ZCO
............................................................................................................................................................... 46

Tableau 9 : Caractérisation des fonctions à travers les acteurs et par activité répertoriée dans la ZCO :
(âge, sexe, niveau de compétence requis pour l’exercice correcte des tâches .................................... 47

Tableau 10: Spécification de l’Offre de formation au sein de la ZCO : ................................................. 52

Tableau 11: Spécification de l’Offre de formation hors de la ZCO : ...................................................... 53

Tableau 12: Ratios actifs/ inactifs dans le sous-secteur de la Pêche de la ZCO .................................. 57

Tableau 13: La population réellement active......................................................................................... 57

Tableau 14: Le taux de chômage .......................................................................................................... 58

Tableau 15: Déterminant du choix de l’activité...................................................................................... 59

Tableau 16: Les grands domaines d’activités ....................................................................................... 60

Tableau 17: Types de pêche ................................................................................................................. 61

Tableau 18: Position du sous-secteur des pêches dans la ZCO .......................................................... 61

Tableau 19: Types de produits mareyés ............................................................................................... 62

Tableau 20: Marchés ciblés ................................................................................................................... 63

Tableau 21: Les produits transformés ................................................................................................... 63

Tableau 22: Déclarants selon le type de déchets ................................................................................. 64


Tableau 23: Formalisation des entreprises ........................................................................................... 65

Tableau 24: Répartition des acteurs selon le sexe ............................................................................... 66

Tableau 25: âge moyen des acteurs dans la ZCO ................................................................................ 66

Tableau 26: Lien de parenté avec le propiètaire ................................................................................... 67

Tableau 27: provenance des acteurs de la pêche de la ZCO ............................................................... 68

Tableau 28: Formation professionnelle ................................................................................................ 68

Tableau 29: Tableau des grilles de rémunération moyenne mensuelle .............................................. 69

Tableau 30 : spécifications des contraintes liées à la pêche .............................................................. 70

Tableau 31: solution proposées ............................................................................................................ 71

Tableau 32: Besoins de formation en fonction des corps de métiers et compétences des cibles ........ 72

Tableau 33: Demande globale de formation en pêche ........................................................................ 74

LISTE DES ANNEXES

Annexe 1: tableau activités de collecte données à dakar ..................................................................... 90

Annexe 2: ACTIVITES DE COLLECTE DE DONNEES QUALITATIVES AU SEIN DE LA ZCO (Juillet


2012) : .................................................................................................................................................... 91

Annexe 3 : lieu de conservation ............................................................................................................ 93

Annexe 4: Mode d’acquisition matière première ................................................................................... 93

Annexe 5: Nature des produits selon l’activité menée ........................................................................ 94

Annexe 6: Nombre moyen de personnes par exploitation .................................................................... 94

Annexe 7: Niveau de scolarisation pour les 5-14 ans ........................................................................... 95

Annexe 8: Niveau de scolarisation pour les 15 ans et plus .................................................................. 96

Annexe 9: Domaine de formation 10 ans et plus .................................................................................. 97


RESUME

L’étude du Dispositif Sénégalais d’Enseignement Technique et de Formation Professionnelle


au sein d’une Zone teste dite de Concentration Optimale (ZCO : régions de Saint Louis, Louga et
Matam) a pour but de permettre au Ministère de tutelle d’élaborer un ou des Programmes de
formations appropriées pour les sous-secteurs économiques porteurs dont celui de la Pêche. Cela à
l’instar d’études précédentes menées sur l’Agriculture et l’Elevage et en cours sur d’autres sous-
secteurs considérés comme prioritaires.

Ces études dites préliminaires viennent en complément à des études sectorielles


préalablement menées dans le cadre de la révision en profondeur des programmes de formation et
la mise en place d’une nouvelle carte de la formation dans les différentes localités. Le Ministère
bénéficie de l’appui du Programme SEN 024 (Lux-Dev.). Elles permettent de faire ressortir les
profils de formés les mieux adaptés au marché de l’emploi.

La présente étude s’est ainsi évertuée à apporter des éléments prompts à satisfaire aux
exigences des termes de références à savoir :

- Camper le contexte de la Pêche nationale en décrivant le dispositif de formation comme les


Acteurs de la formation professionnelle et technique en pêche et en aquaculture, en
l’occurrence dans la ZCO.
- Décrire les Structures de Pêche maritime et continentale, aquaculture y comprise, dans la
ZCO ; tout en précisant les fonctions de travail, les tâches qu’elles comportent et leur contexte
pédagogique.
- Réaliser un portrait de l’Offre de Formation Professionnelle et Technique en pêche et
aquaculture qui précise la nature des Acteurs (Cf. Public, Privé, ONG, Entreprises) ;
caractériser la Demande de formation en pêche et en aquaculture, notamment dans la ZCO
en précisant les Filières/ métiers porteuses.
- Fournir ainsi, les informations nécessaires à la réalisation de l’analyse de situation de travail
(AST), en identifiant le profil des personnes ressources pour cette analyse et leurs Institutions
d’appartenance.
- Statuer sur la pertinence de programmes de formation en pêche et en aquaculture suivant une
évolution prospective du contexte et préciser les profils des cibles, les types d’établissements
à implanter et leurs sites préconisés.
- Faire des Recommandations en faveur d’un Dispositifs de Formation Professionnelles et
Techniques efficient dans le sous-secteur de la Pêche, en priorisant les volets.

C’est ainsi que cette étude a permis de situer l’importance et les enjeux du sous-secteur de la
pêche et de l’aquaculture soumis à des pesanteurs socioéconomiques de plus en plus pressantes.

En effet, les conséquences s’avèrent lourdes du point de vue social (nutrition), politique
(organisation & gestion) mais aussi en termes de devises (243 milliards en 2011).
D’où une situation préoccupante pour le pays qui a poussé à revisiter l’environnement
professionnel pour lever les contraintes essentiellement, liées à l’organisation mais surtout à
l’information, à la sensibilisation et à la formation des acteurs. Toute une stratégie qui vise à
remodeler un cadre informel fondé de logiques culturelles souvent en désaccord avec certaines
normes de rationalité technique qu’exige un monde en mutation.

Parmi les potentialités naturelles en matière de pêche et d’aquaculture de la ZCO, notons que la
zone dispose de 85 Km de façade maritime dont respectivement, 35 Km et 50 Km pour les régions de
Saint Louis et de Louga, 434 Km de longueur fluviale dont 234 Km pour la région de Saint Louis et
200 Km pour celle de Matam et aussi 240 Km2 de surface d’eau (lac de Guiers) dans la région de
Louga.

Du point de vue activités du monde des pêches, au regard de la pluralité et de la diversité des
fonctions répertoriées, le sous-secteur de la pêche et de l’aquaculture a fait état de quatre profils
métiers récurrents avec leurs dérivés et métiers affiliés.

Hormis le profil ouvrier de saisonnier, le personnel est majoritairement permanent et organisé en


équipes plus ou moins importantes en fonction du type d’activités.

Les unités de Pêche comportent plus de personnes que celles es mareyeurs et des
transformateurs artisanaux de produits halieutiques. Ces équipes varient cependant, selon le type de
pêche, d’une personne (pêche à la ligne) à une trentaine de personnes (senne tournante).

Par ailleurs, les effectifs de pêche maritime demeurent plus importants que ceux de la pêche
continentale ou de l’Aquaculture.

Dans la ZCO, la région de Saint Louis compte le plus grand nombre de pêcheurs avec un effectif
de 7971, suivi de la région de Matam avec 2509 et enfin et 708 pêcheurs pour la région de Louga.

De même, le nombre de pirogues à Saint Louis est plus important 1365 (source SRPS) quant ’à
Matam et Louga il est respectivement de 717 (Source : Service Régional des Pêches et de la Surveillance de
Matam) et 372 pirogues source SRPS Louga).

Les Mareyeurs, sont plus représentés à Saint Louis (445 personnes), suivi de Louga (272
personnes). Quant à Matam, le micro mareyage est la forme dominante dans le sous-secteur, activité
principalement exercée par les femmes (73.2 %).

Tandis que dans la ZCO les Transformateurs de produits halieutiques, essentiellement des
femmes, tournent autour d’un effectif de 1000 individus à Saint Louis, 344 à Louga et peu nombreux à
Matam. Les acteurs sont globalement très sous équipés surtout dans cette dernière région (source
SRPS des trois régions).

Quant à l’Aquaculture, elle constitue l’un des piliers de la Stratégie de Croissance Accélérée
(SCA). Des mesures incitatives ambitieuses ont été ainsi adoptées pour favoriser l’investissement
dans l’activité aquacole encore timide malgré des potentialités certaines. Mais dans la ZCO,
l’aquaculture est encore restreinte au seul volet de la pisciculture qui comporte également des niches
d’emplois.

Chacun des différents profils métiers répertoriés dans la ZCO est réparti en composantes du
corps de métier selon le type d’activités ou l’envergure de l’activité exercée. C’est ainsi que les
Pêcheurs se répartissent en fonction du type de pêche, les Mareyeurs en fonction de la dimension et
du cadre de l’activité et les Transformateurs selon la fonction dans l’unité de transformation. Chez les
Pisciculteurs, les différent profils sont complémentaires et correspondent aux maillons de la chaîne.

Par ailleurs, d’autres profils sont directement liés aux activités qui animent le sous-secteur de la
pêche et sont afférents aux métiers de Charpentier, de Mécanicien hors-bord, de Gestionnaire de quai
de pêche, de Gérant de station de fuel sous douane et de Gérant de fabrique de glace.

Une caractérisation de ces différents profils et de leur demande en formation exposée dans
cette étude montre des besoins importants et divers. Les niveaux requis pour l’exercice de ces métiers
varient entre le CAP et le BEP. La formation devra tenir compte de l’environnement et d’approches
pédagogiques particuliers.

Pour satisfaire à cette demande, l’analyse de l’offre de formation en pêche se révèle


intéressante mais insuffisante et souvent en déphasage avec le niveau de pré requis intellectuel de la
cible majoritaire.

Le niveau d’instruction dépasse rarement l’école primaire et dans la plupart des cas, il est juste au
rang d’alphabétisé. Ainsi, il est possible de noter un défaut d’appropriation de certains contenus
techniques jugés peu nécessaires par une élite de pêcheurs qui pensent être suffisamment outillée
pour exercer leur métier. La cible piscicole s’avère plus réceptrice à la formation.

Dans la ZCO, il n’existe pas de formation type en pêche et aquaculture formelle, d’où l’absence
d’établissements type de formation. L’option modulaire bien qu’intéressante est incomplète pour
couvrir les différents métiers et non exhaustive pour un profil de cible donné.

Au regard de toutes ces considérations, les recommandations sont allées dans le sens de :

l’élaboration de modules progressifs concernant chaque type de métier


l’alphabétisation fonctionnelle en langues locales
le développement de thèmes de sensibilisation progressistes
les formations pratiques adaptées aux réalités socio culturelles.

Ces formations devront tenir compte de la nature de la cible, sa disponibilité, sa considération et


sa motivation mais également des lieux de formation, l’approche et des supports pédagogiques.
La création de Centres de formation en pêche et aquaculture ne serait justifiée que dans l’optique
innovante de convertir la cible depuis la base et pallier à une mentalité jugée réfractaire de certains
pêcheurs vis-à-vis de l’application de la nouvelle politique du sous-secteur.

Avec une telle option, les Centres devraient être adaptés du point de vue site et attrait,
fonctionnalité par les supports pédagogiques appropriés et animés par un personnel enseignant
professionnel et intéressé.

Les contenus de formation tiendront compte des thèmes portant sur la gestion des ressources
halieutiques, la sécurité des pêcheurs artisans, la pratique de pêche responsable, l’hygiène et la
qualité des produits depuis la production jusqu’à la commercialisation en passant par la transformation
conformément à l’objectif 4 de la lettre de politique sectorielle.

Ces formatons devront être modulaires bien structurées et dispensées en langue locale du terroir.
INTRODUCTION

L’adéquation de la Formation à l’Emploi constitue un défi crucial pour une meilleure efficience
d’un dispositif de formation par une prise en charge des qualifiés sortis. Cela est d’autant plus valable
pour les formations professionnelles et techniques dont l’efficience reste problématique au Sénégal

Leroi-Gourhan disait : « Il n’y a pas d’outil créé toute pièce pour un usage à déterminer ».

Cette assertion indexe la primauté de la Fonction sur l’Outil dans la causalité de leur linkage.

Pourtant, à l’instar de la plus part des Pays dits Moins avancés, le Sénégal applique le système
inverse : Outil ~ Fonction, comme l’atteste le fait :

Pour ainsi dire, un bon Système de formation doit partir d’un appel d’emplois ;

Cet appel d’emplois devant découler d’un besoin de compétences ;


Le besoin de compétences, répondre à une situation de problème ;
Un problème résultant des contraintes d’une réalité.

Ainsi, tout Enseignement qui se veut efficace et efficient doit partir des réalités locales pouvant
être, selon l’orientation prise, de réalités agro écologiques, socio culturelles, politico économiques.

Les réalités agro écologiques garantiront aux issus de la Formation des programmes
techniquement réalisables ;
Les réalités socio culturelles seront gages de leur acceptabilité sociale ;
Les réalités politico économiques conditionneront leur rentabilité économique et leurs impacts.

Voilà qui fait l’opportunité de la réforme pédagogique qui cible autant les contenus que les
approches dont celle par compétences est citée en référence.

C’est ainsi que l’Etat du Sénégal en partenariat avec le Grand-duché du Luxembourg, s’est
assigné le but d’une réforme du Dispositif d’Enseignement Technique et Professionnelle.

Le Ministère en charge, maître d’œuvre du Programme de réforme, a requis un diagnostic


situationnel de l’environnement pédagogique. Il envisage avec la collaboration des autres Ministères
Techniques, la mise en place d’un Système qui assure une meilleure adéquation entre la formation et
l’emploi.

Le diagnostic en question repose sur deux types d’études complémentaires à savoir :

- Des études sectorielles ayant permis l’identification de huit Secteurs porteurs : Agriculture,
Elevage, Pêche, Industrie, Agro-alimentaire, Génie civil, Artisanat et Tourisme.
- Des études préliminaires qui se veulent compléter les études sectorielles et devant aboutir
aux éléments d’élaboration de programmes de formations mieux adaptées aux exigences du
marché de l’emploi.

Dès lors, une Zone de Concentration Opérationnelle (ZCO) a été définie comme Zone teste et
comporte les trois régions nordiques du Pays : Saint Louis, Matam et Louga.

A l’instar des études préliminaires réalisées par un Consultant dans les Secteurs de l’Agriculture et
de l’Elevage, les six autres ont été lancées et parmi celles, l’étude préliminaire du Secteur de la
Pêche.

Dans la présente, une première partie décline le contexte, la problématique et les objectifs de
l’étude. Il s’en est suivi une présentation des cadres conceptuel, géographique et méthodologique.

Une seconde partie est consacrée à la mise en œuvre de l’étude puis des résultats et analyses
assortis de recommandations en faveur d’un Dispositif de Formation Professionnelle et Technique
efficient du Sous-secteur de la Pêche et de l’Aquaculture.
I. CONTEXTE ET ENJEU DE L’ETUDE

La nouvelle politique de la Formation Professionnelle et Technique (FPT) initiée en 2001 pour assurer
la compétitivité et la performance de l’économie nationale, est mise en œuvre par le MFPAA. Cette
nouvelle politique, traduit à travers un document de politique sectorielle de la FPT définit les objectifs
et les missions institutionnelles du Ministère ainsi que ses objectifs généraux qui sont les suivants :

o accroître le taux de qualification professionnelle et technique au sein de la population ;

o mettre sur le marché du travail des ressources humaines qualifiées correspondant aux
besoins du secteur productif et de service, et permettant le développement de l’industrie ainsi
que la modernisation du secteur primaire ;

o promouvoir le savoir agir, l’employabilité et la créativité chez les jeunes et les préparer à
devenir des acteurs performants dans le contexte de la mondialisation.

En effet, la FPT occupe une place importante dans la stratégie de réduction de la pauvreté. Inscrit
dans la deuxième du PDEF, elle cible les stratégies cinq stratégies dont la révision en profondeur de
l’offre de formation et la mise place d’une nouvelle carte des métiers, la révision et l’élaboration de
programmes selon l’approche par les compétences entres autres.

Dans la mise en œuvre de la réforme et dans le but d’atteindre ces objectifs, le Ministère est conscient
du fait que , le secteur de la formation professionnelle souffre d’une obsolescence de certains de ses
programmes qui doivent être révisés compte tenu de l’évolution des métiers et du marché de l’emploi
mais également d’un élargissement de l’offre au regard des métiers innovants.

Pour ce faire, il dispose de l’appui du programme cadre de coopération entre le Sénégal et le


Luxembourg. Les objectifs, les orientations ainsi que les modalités institutionnelles et opérationnelles
de cette coopération sont décrits dans le Programme Indicatif de Coopération (PIC II 2007-2011),
convenu entre les gouvernements des deux pays pour une période de cinq ans.

Résultats du dialogue stratégique entre les gouvernements sénégalais et luxembourgeois, les


objectifs du PIC II sont définis à partir des expériences antérieures et des options des deux
gouvernements dans les domaines de la réduction de la pauvreté et du développement durable. La
principale référence est le document stratégique de réduction de la pauvreté (DSRP), déclinaison
nationale des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD).

Pour satisfaire aux objectifs du PDEF précisés par la lettre de politique Générale du Secteur de
l’Enseignement et de la Formation, l’Etat du Sénégal en partenariat avec le Grand-duché du
Luxembourg, s’est assigné le but d’une réforme du Dispositif d’Enseignement Technique et
Professionnelle. Le Ministère en charge, alors maître d’œuvre du programme de coopération à travers
sa composante SEN 024, a requis un diagnostic situationnel de l’environnement pédagogique. Il
envisage la mise en place d’un Système de formation prompt à assurer l’adaptation des profils issus
aux exigences du marché du travail.
II. PROBLEMATIQUE

Le travail en question s’inscrit dans le cadre de deux types d’études complémentaires qui se
veulent diagnostiquer les Secteurs prioritaires de l’économie nationale, à savoir :

Des études sectorielles qui visaient une identification des Secteurs porteurs et dont l’issue
donne huit reconnus prioritaires.

Des études préliminaires qui se veulent compléter ces études sectorielles en précisant les
niches d’emplois. Il en résultera une description des fonctions de travail qui seront intégrées
en compétences puis en métiers en vue de l’élaboration de Référentiels de Formations et
finalement de Programmes d’Enseignements Techniques et de Formations Professionnelles,
mieux adaptés.

La présente étude figure parmi ces études préliminaires et concerne la Pêche. Un sous-secteur qui
dénote des enjeux et défis

La présente étude se voudrait d’élucider en quoi les conditions d’opérationnalité, tant


socioéconomiques que politiques et pédagogiques, de l’actuel dispositif de formation technique
professionnelle ne semblent encore pas réunies ? Et comment l’adapter pour asseoir une meilleure
adéquation entre la Formation et l’Emploi ?

III. OBJECTIFS DE L’ETUDE PRELIMINAIRE

3.1. Objectif général

Réaliser une étude de planification devant déboucher pour le MJFPE vers l’implantation de
programmes de formation professionnelle dans les métiers de la pêche adaptés aux réalités à de la
ZCO et par extension au secteur de la pêche sénégalaise.

3.2. Objectifs spécifiques

Ils correspondent à des réponses aux termes de références (TDR) globaux des études
préliminaires adaptés au sous-secteur spécifique de la pêche.

• Les fonctions de travail, notamment leurs tâches et leur contexte technologique, sont
décrites de façon exhaustive ;

• Les préoccupations de ceux qui exercent les fonctions de travail sont bien comprises ;

• Le portrait de l’offre de Formation en pêche est réalisé en rapport avec une cartographie
de la demande de formation au sein de la ZCO qui précise la nature des Acteurs. Ce
qui devra permettre de statuer sur la pertinence de programmes de formation en
pêche suivant une évolution prospective du contexte et de préciser les profils des
cibles, les types d’Etablissements à implanter et leurs sites indiqués ;
• La demande potentielle de formation en apprentissage pour chaque région est identifiée
et caractérisée ;

• La réalité des programmes de formation en lien avec ces fonctions, offerts au Sénégal
et à l’étranger, est bien cernée ;

• Des balises sont proposées pour le développement de programmes de formation.

IV. CADRES DE L’ETUDE

4.1. Cadre conceptuel

En phase teste, une aire géographique dénommée Zone de Concentration Opérationnelle (ZCO) a
été définie pour l’étude. Elle comporte les trois régions nordiques du Pays (Saint Louis, Matam,
Louga) et couvre une superficie de 73 497 km2 soit près de 37 % de la superficie nationale. Par
ailleurs, deux sous-secteurs érigés en prioritaires : celui de l’Agriculture et celui de l’Elevage y ont fait
l’objet des deux premières études préliminaires.

A l’instar de ces dites études, les six autres ont été lancées et parmi celles, l’étude préliminaire du
sous-secteur de la Pêche, conformément aux termes de référence (TDR) originels toujours au sein de
cette ZCO.

• Terminologie : Conformément à la nomenclature sectorielle, nous utiliserons ici le vocable de


sous-secteur et non la désignation informelle de Secteur de la Pêche.

• Définition de la pêche et des opérations connexes de pêche : La pêche est définie dans le
code de la pêche comme étant l’acte de capturer ou de chercher à capturer, d’extraire ou de
tuer par quelque moyen que ce soit des espèces biologiques dont le milieu de vie normal ou
dominant est l’eau. La pêche comprend toutes activités ayant pour finalité directe la capture,
telles que la recherche de poisson et l’utilisation d’instruments destinés à attirer les animaux
marins quel que soit l’espèce à laquelle ils appartiennent.

• Délimitation de l’étude : Nous avons respecté la limite de la Zone de concentration


opérationnelle (ZCO) précisée par le sujet et d’autre part, nous nous sommes intéressés
particulièrement au sous-secteur de la pêche artisanale.

Ainsi, l’étude a porté sur la pêche maritime, celle continentale, le mareyage, la transformation
artisanale des produits halieutiques et l’aquaculture.

Quant à l’Aquaculture, elle s’identifie ici à la seule spéculation présente dans la ZCO à savoir celle
piscicole.
4.2. Cadre géographique de l’étude

La présente étude se déroule dans la zone nord et regroupe les régions de Louga, Saint Louis et
Matam communément appelée Zone de Concentration Opérationnelle. Elle couvre une superficie de
73 497 km2 soit près de 37 % de la superficie nationale.

Ces trois régions ont des caractéristiques bien particulières pour ce qui concerne l’étude du
secteur car présentant chacun soit des eaux maritimes ou continentales. C’est ainsi que la région de
Louga dispose d’une façade maritime de 50 kilomètres à l’ouest (avec des quais de pêche à Potou et
à Lompoul) et du lacs de Guiers long de 35 Km large de 8 km avec une superficie de 240 km2 dans
l’arrondissement de Keur Momar Sarr.

: DONNEES PHYSIQUES ET ADMINISTRATIVES DE LA ZONE D’ETUDE

Source : La Zone de Concentration Opérationnelle (ZCO) du SEN/024


Tableau 1: Données physiques de la ZCO

Rubriques Louga Saint-Louis Matam Total ZCO

Superficie 24 847 19 034 29 616 73497

Départements 3 3 3 9

Arrondissements 11 7 5 23

Communes 5 19 10 34

Communautés rurales 47 18 14 79

Source: ANSD, situation socioéconomique du Sénégal 2009

V. SITUATION SOCIOECONOMIQUE NATIONALE DU SOUS-SECTEUR DE LA PECHE ET DE


L’AQUACULTURE

5.1. Situation socio-économique nationale

Le milieu marin Sénégalais présente un plateau continental d’une superficie de 196 000 km2
est bordé d’un littoral de 718 km de côtes. La Zone Economique Exclusive sénégalaise autrefois parmi
les plus poissonneuses en Afrique de l’Ouest est de plus en plus dépourvues.

Par ailleurs, on note l’existence d’un important réseau hydrographique comprenant


notamment, le fleuve Sénégal (avec cinq principaux affluents), le fleuve Gambie, la Casamance (350
km), le complexe Kayanga-Anambé et le fleuve Sine Saloum. A ces cours d’eau s’ajoutent plusieurs
lacs naturels et artificiels, des marigots et plus récemment des bassins de rétention.

Malgré son importance économique et sociale et ses moult potentialités, la pêche sénégalaise
traverse une crise sans précédent aux conséquences de plus en plus menaçantes et ubiquistes. Des
conséquences socio-économiques graves qui risquent de paupériser le monde de la pêche et
compromettre l’approvisionnement en poisson des populations, de l’industrie halieutique et plus
généralement la contribution du sous-secteur à la croissance économique.

En effet, les captures des espèces démersales qui apportent l’essentiel de la valeur ajoutée
du secteur ont baissé de 33% en moyenne entre 2003 et 2006. De même, les exportations de produits
halieutiques ont enregistré une baisse notable de l’ordre de 26%. La rentabilité des unités de pêche
artisanale et industrielle et les revenus des opérateurs et entreprises de la filière ont également subi
les effets de cette crise socio-économique.

La banqueroute d’Etablissements de transformation est de plus en plus fréquente dans le


sous-secteur de l’industrie où 23 entreprises sont concernées entre 1999 et 2006.
5.1.1. A propos de la pêche maritime :

Le Sénégal présente une grande diversité biologique dont les ressources exploitées
comprennent quatre groupes dont les caractéristiques bioécologiques et l’importance socio-
économique sont différentes. Cette situation s’explique par le fait que les captures piroguières
débarquées au Sénégal proviennent de plus en plus des zones de pêche des pays voisins. De même,
les exportations des produits halieutiques ont fortement soutenu l’équilibre de la balance des
paiements. Il s’agit des ressources pélagiques hauturières (cf. filière thonière et la pêche sportive) et
côtières, tout comme de celles démersales côtières et profondes.

Les ressources pélagiques côtières constituent plus de 70 % des prises réalisées dans la Zone
Economique Exclusive Sénégalaise ainsi que l’essentiel des captures de la pêche artisanale. Ces
ressources représentent également la part la plus importante de la consommation annuelle en poisson
des populations sénégalaises.

Quant aux ressources démersales côtières, elles comprennent principalement les crustacés
(crevettes côtières, langouste, crabe, notamment), la plupart des poissons dits nobles du Sénégal
(soles, rouget, capitaines, mérous, dorades, notamment), et les céphalopodes (poulpe, seiche,
calmar). Elles concernent l’essentiel des opérations de pêche chalutière industrielle et des pirogues en
raison de leur forte valeur marchande à l’exportation et sont à la base des activités de la plupart des
industries de transformation et d’exportation sises au Sénégal. Les principales espèces de ce groupe
sont abusivement exploitées, en particulier le mérou blanc (thiof) et le pageot, qui sont d’ailleurs
menacés d’extinction.

Les ressources démersales profondes (crevettes, merlus) sont presque exclusivement


pêchées par des chalutiers et sont essentiellement destinées au marché espagnol (source : Situation
économique et sociale 2009).

5.1.2. A propos de la pêche continentale :

Elle demeure une activité importante dans l’économie rurale du pays. Cependant, elle n’a pas
bénéficié d’une réelle politique de soutien ; ce qui explique la faiblesse de son évolution. Elle occupe
80.000 personnes et contribue autour de 15 % de la consommation moyenne nationale de poisson
(source DPCA).

Elle comprend les espèces suivantes :

• Eau douce : Tilapia du Nil, Silure, Hétérote, Perche du Nil, Alestes, hydrocyons.

• Eau saumâtre : le capitaine d’eau saumâtre (Ndiané) ;


Eau salée :
Poissons : Mulet, Ethmalose, Brochet, Machoiron.
Mollusques : Huître, Arca, Murex, Cymbium, etc.
Crustacés : Crevette, Crabe
La pêche continue de jouer un rôle capital dans l’alimentation des populations avec une
contribution moyenne de plus de 40% aux apports nutritionnels en protéines d’origine animale (FAO,
2007). Les mises à terre de la pêche artisanale ont enregistré une hausse de 25% sur la période
2010.

Tableau 2: valeur des exportations de poissons dans la sous-région ces deux dernières années :

(En milliers de francs CFA)

ANNEES
Espèces 2010 2011
Chinchards 12 673 034 17 084 291
Barbures (thiekem) 3 012 156 4 095 445
Fritures argentées 792 720 1 278 565
Machoirons 955 237 1 253 595
Poissons mixtes 3 740 237 5 396 681,00
Sardinelles 3 973 707 3 229 349
Grondeur sompatt 2 032 967 1 264 801

Source : DPM – 2011

5.1.3. A propos de l’Aquaculture :

Les ressources utilisées sont constituées de poissons, de crevettes, de mollusques et d’algues.


En vue de leur développement, de nombreux préalables à lever s’imposent en terme de maîtrise des
aspects éco-biologiques, pathologiques socioéconomiques et techniques, notamment le problème du
foncier, la maîtrise de l’eau, la disponibilité d’un aliment performant, la disponibilité d’infrastructures de
base, le financement.

L’Aquaculture constitue l’un des piliers de la Stratégie de Croissance Accélérée (SCA) qui vise à
faire du Sénégal, un pays émergent basé sur une croissance soutenue et durable. Elle consiste en
une des alternatives pour réduire la pression de capture des ressources marines aujourd’hui
menacées. Ainsi, des mesures incitatives ambitieuses ont ainsi été adoptées pour favoriser
l’investissement dans l’activité aquacole qui recèle d’importantes potentialités à savoir :

718km de côtes le long de l’Océan Atlantique


Le fleuve Sénégal long de 1700km
Le fleuve Gambie (750 km)
Le fleuve Casamance (300km)
Les estuaires du Sine-Saloum
Le lac de Guiers et les bassins de rétention
Marché existant: croissance démographique mondiale et surtout africaine élevée.
En Somme :

Au plan économique, la Pêche continue à être une source de devise pour le pays. En effet en
2011, les exportations de produits halieutiques ont atteint 112 420,58 tonnes contre 82 135.46 tonnes
en 2010. Ce qui représente une hausse assez importante de 36,87 % en valeur relative. La valeur
commerciale estimée à 243,01 milliards de francs CFA contre 164,58 milliards en 2010, a également
évolué en valeur relative de 43,65%.

Quant à l’Aquaculture, la nouvelle orientation de la politique des pêches inscrit en une priorité sa
promotion qui serait prompte à pallier à la surexploitation des ressources halieutiques de capture.

Devant de tels constats, il devient impératif et urgent de prendre des mesures visant à inverser
ces tendances pour permettre un maintien, voire une amélioration des performances de ce sous-
secteur conformément aux objectifs Nouvelle Lettre de Politique Sectorielle de la pêche et de
l’aquaculture

5.2. Situation socioéconomique régionale dans la Zone d’étude (ZCO)

La population de la zone dite de concentration opérationnelle est estimée à 2 257 287 habitants,
soit environ 14,28% de la population nationale.

Elle est inégalement répartie entre les régions de Matam (524 942), Louga (831 309) et Saint
Louis (901 036) et présente un sex-ratio en faveur des femmes dans les trois régions.

Tableau 3: Données démographiques de la ZCO

Rubriques Louga Saint-Louis Matam Total (ZCO)

Hommes 407 180 441 515 252760 1 101 455

Femmes 424 129 459 521 272182 1 155 832


Total Région 831 309 901 036 524 942 2 257 287
% /ZCO 37 40 23
% des moins de 20 ans 56,4 55 58,12 57
% des Femmes 51 51 52 51

Source: ANSD, Situation socioéconomique du Sénégal 2009

5.2.1. Situation socioéconomique de la Région de Louga

La région de Louga avec une superficie de 24.847 km², constitue la troisième région après
Tambacounda (59.602 km²) et Matam (29.616 km²).

Elle présente une façade maritime d’environ 50 kilomètres à l’ouest, allant des localités de
Lompoul à Potou et les eaux continentales du Lac de Guiers qui s’étend sur 240 Km2.
Elle fait frontière avec cinq autres régions qui donnent ainsi ses limites géographiques à
savoir : la région de Saint-Louis au nord; celles de Diourbel et Kaolack au sud; celle de Matam à l’est
et à l’ouest celle de Thiès et l’Océan Atlantique.

La région administrative de Louga est née en 1976 de la partition de l’ancienne région de


Diourbel.

Elle est subdivisée en trois départements (Kébémer, Linguère, Louga) et compte onze (11)
arrondissements avec au total 47 communautés rurales. Les communes sont au nombre de cinq (5)
(Kébémer, Guéoul, Linguère, Dahra, Louga).

La population de la région de Louga est estimée à 831 309 habitants en 2009 avec un taux
d’accroissement moyen annuel de 2,7%. Le nombre total de ménages au niveau régional est estimé à
68 730 par l’ESPS en 2005-2006 dont 54 987 en milieu rural et 13 743 en zone urbaine. La région de
Louga concentre à peu près 6% de la population nationale sur un territoire représentant 12% de la
superficie du Sénégal soit une densité moyenne de 33 habitants au kilomètre carré en 2009 avec des
disparités entre les différents départements. Cette population a une forte mobilité (nomadisme et
transhumance des peuls, migration internationale).

On note une légère prédominance des femmes. Le rapport de masculinité est de 95 hommes
pour 100 femmes. Cette situation pourrait s’expliquer par la forte mobilité des hommes surtout celle
des jeunes garçons vers d’autres cieux plus cléments.

La région de Louga est essentiellement rurale avec 86,3% de résidents en zone rurale. Le
nombre total de ménages au niveau régional est estimé à 68 730 par l’ESPS en 2005-2006 dont 54
987 en milieu rural et 13 743 en zone urbaine Au regard de la structure par âge, la population
régionale est caractérisée par une extrême jeunesse, atout et défi à la fois, et une faiblesse de
l’effectif des personnes âgées. L’analyse de la structure par âge et sexe de la population de la région
de Louga révèle une prédominance des jeunes, un léger déséquilibre en faveur du sexe féminin et
une faiblesse de l’effectif des personnes âgées.

La population est composée essentiellement d’Ouolofs (65%) et de Peulhs (29%) et des


minorités comme les Sérères (2,4%), les Maures (2,17%) etc.

5.2.2. Situation socioéconomique de la Région de Matam

La région de Matam récemment créée par la loi 2002-02 du 15 février 2002 est limitée au Nord
par la République Islamique de Mauritanie et la région de Saint Louis, au sud et au sud-est par la
région de Tambacounda, au sud-ouest par la région de Kaffrine, à l’est par la République Islamique
de Mauritanie et à l’ouest par la région de Louga. Le fleuve Sénégal borde la région sur toute sa partie
orientale et septentrionale, sur une longueur d’environ 200 Km.

La région couvre une superficie de 29.616 Km², soit environ 1/7 du territoire national. Ce qui
fait d’elle la seconde région la plus étendue du pays après celle de Tambacounda.
La région est méridionale et située dans les zones sahéliennes et soudano sahéliennes ; ce qui
lui confère un milieu naturel diversifié et un environnement écologique riche et assez favorable.

La population est estimée en 2002 à 524 942 individus dont 51,85% de sexe féminin. Le
département de Matam est la plus peuplée avec 267 704 individus dont 140 154 femmes, ensuite
vient le département de Kanel avec 202 948 individus dont 105 083 femmes. Le département de
Ranérou Ferlo compte seulement 54 289 personnes dont 26 995 femmes.

Dans le département de Kanel, on compte six communes dont les trois plus peuplées sont
celles de Kanel11 466 hbts, Hamady Hounaré 10 289 hbts et Waoundé 9955 hbts.

Le département de Ranérou ne compte qu’une seule commune qui a plus des allures rurales
qu’urbaines avec 1666 individus dont 838 femmes.

Le potentiel hydraulique de la région est très important et est constitué des eaux de surface et
des eaux souterraines. Les eaux de surface sont constituées par le fleuve Sénégal et ses principaux
défluents que sont le Diamel et le Dioulol. A cela il faut ajouter de nombreux marigots et mares
temporaires ou permanents disséminés dans la région.

La pêche dans la région de Matam est de type continental. Elle est pratiquée sur le fleuve
Sénégal et ses défluents ainsi qu’au niveau des mares. La région compte cinq réserves de pêche que
sont Nalal Dob, Koundel, Dembancané et Dolol. Les références de classement de ces réserves datent
des années 70. Selon les dernières statistiques, la région dispose d’environ 2509 pêcheurs pour 717
pirogues. Les départements de Matam et Kanel abritent la quasi-totalité des activités de pêche. En
effet, les cinq conseils de pêche et les 97 villages de pêcheurs qui existent dans la région sont
domicilies dans ces départements. Ces conseils de pêches sont ceux de Diorbivol, Diamel et Matam
situés dans le département de Matam et ceux de Dolol et Waoundé du département de Kanel. Quant
aux villages de pêcheurs les 54 sont situés dans le département de Matam et les 43 restants dans
celui de Kanel.

5.2.3. Situation socioéconomique de la Région de Saint-Louis

La région de Saint-Louis est située dans la partie nord du Sénégal et s’étend sur une superficie
de 19.034 km² pour une population estimée à 901.036 habitants en 2010 dont 441.515 hommes et
459.521 femmes. La région est subdivisée en trois départements (Saint Louis, Dagana, Podor) et
compte sept (7) arrondissements, dix-neuf (19) communes et dix-huit (18) communautés rurales.

Saint-Louis représente près de 10% du territoire national avec 19.034 km², et a une densité de
47hbts/km². Cependant les populations sont inégalement réparties dans la région. En effet le
département de Saint-Louis avec une population estimée à 271.912 habitants en 2010 pour une
superficie de 879 km² apparaît le plus densément peuplé. Pour le département de Dagana, la densité
correspond à la moyenne régionale tandis que le département de Podor a la plus faible densité avec
28 hbts/km². Et une superficie de 12.947 km². Par ailleurs, la population du département de Podor est
concentrée sur la partie nord notamment, le long de la route nationale numéro 2 et dans le walo tandis
que la partie sud du djeri est très faiblement occupée.

La région bénéficie d’une façade maritime d’environ 35 Km et du fait de sa situation


géographique, Saint Louis constitue un pôle stratégique pour le Sénégal par son poids économique et
ses multiples potentialités. La région abrite le fleuve Sénégal avec ses affluents, le barrage de Diama.
Elle bénéficie d’une longue tradition dans les secteurs de la pêche et de l’élevage grâce à une vaste
zone sylvo pastorale et une population de pêcheurs dont l’expérience et l’expertise dépassent les
frontières du Sénégal. De par l’histoire et la culture, la région de Saint-Louis, constitue une zone
d’attraction touristique même si les potentialités dans ce domaine restent encore faiblement
exploitées. Par ailleurs, Saint-Louis se caractérise par son dynamisme aussi bien sur le plan politique,
économique que socio culturel. (Source SES 2009 ANSD)

La région de Saint-Louis joue un rôle essentiel dans la politique de développement du secteur


de la pêche au Sénégal. En effet, elle est ouverte sur la mer, dispose d’une importante communauté
de pêcheurs, traversée par le fleuve Sénégal tout le long de sa frontière nord et regorge d’importantes
potentialités aquacoles. Par ailleurs, il apparaît dans la situation économique et sociale du Sénégal de
2007, que la région de Saint-Louis contribue à hauteur de 13% du total national des débarquements,
soit la plus forte contribution après la région de Thiès.

La région de Saint-Louis est la deuxième région de pêche du Sénégal en termes de


débarquements. Ainsi, elle alimente plusieurs autres régions du Sénégal et certains pays limitrophes
tels que la Mauritanie, le Mali et la Gambie. En 2009, le tonnage global du mareyage s’est établit à
43.208 tonnes dont 70% ont alimenté les marchés des régions de Matam (24%), Dakar (23%) et
Diourbel (23%). Les régions de Matam et de Diourbel ne sont pas ouvertes sur la mer alors que Dakar
se caractérise par une forte demande dû à son poids démographique important et la concentration du
tissu économique national dans la capitale. En 2009, les exportations vers le Mali en provenance de la
région de Saint-Louis se sont accrues de 384% comparativement à l’année 2008. Celles en direction
de la Gambie ont fortement chuté entre 2008 et 2009 avec une baisse de 97%.
VI. MÉTHODOLOGIE

6.1. Les outils de collecte des données :

Du point de vue Démarche, nous avons adopté la chaîne instigatrice d’informations à


savoir : Recherche bibliographiques, Prise de Contacts (Personnes ressources & Structures),
Information puis requêtes d’orientations sur le thème, Visites sur le terrain, Organisation d’Entretiens,
Constats & Observations, Réalisation d’Enquêtes.

La nature des informations à collecter édifie sur les stratégies de collecte qui elles-mêmes
orientent le choix des Outils appropriés.

Il faut rappeler que les études sectorielles ont défini les enjeux et ont présentées certaines
pistes d’action liées au développement du secteur de la pêche dans la zone nord et quelques
recommandations sur l’offre de formation.

Il s’agit notamment pour les pistes de la valorisation des ressources halieutiques action qui
passe par l’acquisition d’équipements de pêche et le programme d’appui à la transformation des
produits de la pêche

Pour ce faire, les compétences dérivées des activités de ces deux pistes d’actions
sont essentiellement:

Ouvrier piscicole et aquaculteur pour la régénération des ressources halieutiques

Pêcheur et aquaculteur pour la valorisation des ressources halieutiques et le développement


de l’aquaculture (source études sectorielles ZCO).

Ainsi, on distingue des informations explicatives pour des appréciations qualitatives (éléments
d’analyse) d’une part, et objectives pour des évaluations quantitatives (éléments de mesure) d’autre
part.
Il en résulte le choix d’Outils qualitatifs (Guides d’entretien) pour collecter la première gamme
et d’Outils quantitatifs (Questionnaires) pour la seconde gamme d’informations.

6.1.1. Les outils qualitatifs

Les entrevues réalisées ont eu pour objet de collecter des informations sur les métiers ainsi
que les professions associés aux fonctions de travail à étudier. Elles sont décrites de façon précise
ainsi que les tâches qui les caractérisent, la nature et la délimitation des besoins de formation, de
même que l’analyse comparative de la demande et de l’offre.

Par fonction de travail on entend un regroupement d’emploi ou d’emplois-métiers qui présente


un corpus commun de capacités et de compétences en relation avec un métier ou une profession et
qui sont susceptibles d’être inscrites dans un seul référentiel de formation.
Cette collecte de données qualitatives a requis l’élaboration de huit Guides d’entretien en
fonction des profils de cibles.

Dans cette phase qualitative, l’équipe chargée de mener l’étude a dirigé des entretiens
individuels et des focus groupes avec les acteurs des services institutionnels. A ce titre, plusieurs
Structures ont reçu la visite des membres de l’équipe.

Les entrevues ont démarré au niveau central avec un entretien dans les différentes directions
du Ministère en charge des pêches : Direction des pêches maritimes, Direction de la protection et
surveillance des pêches, Directions des industries de transformation de la pêche, Direction de la
pêche continentale, Direction infrastructures portuaires ; Rencontre avec le Directeur et le Directeur
des Etudes de l’Ecole de Formation des Techniciens des Pêches et de l’Aquaculture.

L’exploitation des informations issues a permis d’avoir une vue générale sur le secteur, de
répertorier les personnes ressources tout en précisant leur responsabilités et contacts. Du coup, un
carnet d’adresses a été confectionné à cet effet (Cf. annexe).

6.1.2. Les outils quantitatifs :

Les objectifs de l’enquête sont de recueillir toutes les données quantitatives pouvant
permettre de connaître :

la configuration du marché de l’emploi dans le sous-secteur en question,


d’avoir des données quantitatives sur les fonctions de travail et les métiers,
d’analyser et d’en déduire la structuration des métiers dans les trois régions,
la quantification de la demande d’emploi et de formation,
les profils d’entrées et des sortie des écoles de formation et du personnel des
entreprises du sous-secteur existantes dans cette zone d’étude ainsi que
les programmes de formation.

6.1.2.1 L’élaboration des outils de collectes des données quantitatives :

Il a été élaboré quatre modèles de Questionnaires d’enquêtes quantitatives administrés aux chefs
d’entreprises, aux chefs d’exploitation, aux employés et aux ouvriers (Cf. fiches en Annexe).

Une rencontre organisée avec l’ensemble des enquêteurs aura permis de planifier les opérations
de collecte. A l’issue des échanges, chaque enquêteur s’est vu attribué une zone et un nombre de
structures ciblées. Ensuite, une pré-enquête a été faite ce qui a permis d’éprouver et de s’approprier
les questionnaires d’enquête. Avant les enquêtes proprement dites.
6.1.2.2 Le choix des zones à enquêter et échantillonnage

Le choix des zones à enquêter s’est fait sur la base des données recueillies lors de l’étude
quantitative qui a donné la taille des entreprises ainsi que le nombre d’organisations professionnelles.

L’échantillonnage a été tiré de façon aléatoire en tenant compte de la base de sondage, elle-
même sortie de la population totale estimée dans les différentes zones cibles.

Le sous-secteur de la pêche a, tel que précisé dans la délimitation de l’étude, porté sur la
pêche maritime, celle continentale, le mareyage, la transformation et l’aquaculture.

Tableau 4: Tirage de l’échantillon des unités à enquêter :

(Population totale estimée)

REGION
SAINT LOUIS LOUGA MATAM TOTAL
CIBLES
MARITIME ET MARITIME CONTINENTALE CONTINENTALE
CONTINENTALE
G.I.E 63 17 47 61 188
PECHEURS 7.971 410 298 2.509 11.118
MAREYEURS 445 165 17 _ 627
TRANSFORM
1.000 235 109 _ 1.344
ATEURS
TOTAL 9.479 827 471 2.570 13347

Source : Etude préliminaires


Tableau 5: Répartition de l’échantillon par Département

Pêcheurs Pêcheurs Transformateurs Mareyeurs TOTAL


Département marins continentaux (Effectif) (Effectif)
SAINT LOUIS 80 0 80 40 200
KEBEMER (Lompoul) 40 0 30 30 100
LOUGA (Potou) 30 0 30 15 75
LOUGA (Keur Momar 0 40 30 15 85
Sarr)
LOUGA (Total) 70 40 90 60 260
MATAM (commune) 0 30 10 5 45
MATAM (Diamel) 0 20 10 5 35

MATAM (Waoundé) 0 20 10 5 35
MATAM (Total) 0 70 30 15 115
TOTAL 150 110 200 115 575

Source : Etude préliminaires


6.2. La Procédure de collecte des données

6.2.1. Collecte des données qualitatives

Une première étape de l’étude a consisté à la réalisation d’une revue documentaire à partir de
visites et d’entretiens individuels ayant renseigné sur les Structures du sous-secteur, les personnes
ressources et des indications sur des documents et sites intéressants. Ces activités menées d’abord
central à Dakar puis dans la ZCO ont permis la collecte des données qualitatives qui ont largement
contribué à implémenter l’étude préliminaire du sous-secteur de la pêche.

Il s’en est suivi deux phases dont une première mission dans la ZCO :

Dans cette phase d’étude préalable consacrée à la région de Dakar, l’Equipe chargée de
l’étude préliminaire sur la pêche a réalisé des rencontres avec des Acteurs des Structures en charge
du sous-secteur. Il s’est agi notamment, de personnes ressources de cinq des Directions du Ministère
de la pêche et des affaires maritimes, des Agences et des structures de formation.

L’issue de ces entretiens a permis d’acquérir des informations en faveur d’une bonne planification
de la mission de collecte des données qualitatives dans la ZCO. Mais aussi, des éléments de
Bibliographie intéressants pour camper le contexte de l’étude et dresser la problématique.

Ensuite, une mission dans la ZCO a permis d’effectuer des visites de courtoisie auprès des
Autorités et Chefs de Service puis d’administrer les différents Guides d’entretiens conçus en fonction
des profils de cibles : Structures centrales et décentralisées, structures d’encadrement et privées de
développement, structures de Formation mais aussi auprès de Responsables d’organisations
professionnelles du sous-secteur. Cette mission a permis de collecter les données qualitatives de
l’étude dans la ZCO.

6.2.2. Collecte des données quantitatives


Une seconde mission dans la ZCO, quant à elle, a permis une collecte de données
quantitatives par le biais des Questionnaires d’enquêtes administrés aux employés d’entreprises, des
Structures techniques comme des Centres de formation et des membres d’Organisations
professionnelles du sous-secteur de la pêche.

6.2.2.1. Le Déroulement des enquêtes :

Chaque enquêteur a reçu son lot de questionnaires suivant le nombre et la zone cible. Le travail
a été fait de façon simultanée dans les trois régions dans une période de douze jours. L’ensemble de
ces données quantitatives conforte l’objectivité de l’étude étayée par les constats et l’observation
ayant contribué à affiner certains aspects des éléments d’analyse.

6.2.2.2. Traitement des données:


Une équipe de professionnels a été commise pour le traitement des données. Les tableaux issus
constituent nos supports d’analyse des données quantitatives de l’étude.
6.3. Mise en Œuvre de l’étude
Tableau 6: Chronogramme des activités des études préliminaires du sous-secteur de la pêche

ETAPES ACTIVITES ACTEURS PERIODE


• Stabilisation de la méthodologie,
Etape 1 : Capitalisation de la Méthodologie • Constitution des équipes, Ensemble des Experts 24/05/12
de réalisation des études préliminaires • Partage du planning de réalisation des autres études, en charge des EP +
• Partages des TDR pour les autres études Commanditaires

• Exposé et présentation de la Méthodologie, des outils et du


Etape 2 : Validation de la Méthodologie chronogramme. Equipe des Experts en 25/05/12
charge des EP

1. Contacts, entrevues et planification de la descente dans


Etape 3 : Mission de collecte des données la ZCO Equipe des Experts en DU 04 AU 19
qualitatives dans la ZCO 2. Contacts, visites de courtoisie et administration des charge des EP 072012
Guides d’entretien aux différentes cibles
1. Etats des lieux sur la situation économique des secteurs Equipe des Experts en
étudiés charge des EP_PCHE
Etape 4 : Etudes qualitatives 2. Réaliser le portrait de la formation actuellement offerte Equipe des Experts en
charge des EP_PCHE
- Revue de documentaire 3. Informer sur les programmes de formation offerts à Equipe des Experts en
l’étranger charge des EP_PCHE
- Entretiens
4. Etat des lieux sur le cadre institutionnel et réglementaire Equipe des Experts en
charge des EP_PCHE
5. Analyse de la dynamique organisationnelle Equipe des Experts en
charge des EP_PCHE
Etape 5 : Mission de collecte des données • Planification de la descente dans la ZCO Equipe des Experts en Du 09 au 24
quantitatives dans la ZCO • Epreuve des Questionnaires et finalisation charge des EP_PCHE Octobre 2012
• Préparation et administration des Questionnaires aux
Etape 6 : Etudes quantitatives différentes cibles Equipe des Experts en Novembre à
• Exploitation des données d’enquêtes charge des EP_PCHE Février 2013

• Formuler des recommandations touchant les


Etape 7 : Analyse et recommandations programmes de formation à réviser, à élaborer ou à Equipe des Experts en Février 2013
supprimer charge des EP_PCHE
• Proposer des orientations pour le développement des
programmes de formation
• Atelier de partage avec les personnes ressources.
Etape 8: Préalable à la Restitution de • Intégrations de leurs observations au rapport avant de Equipes des Experts Du 12 au
l’étude préliminaire du Secteur de la Pêche l’envoyer à tous les partenaires qui auront une en charge des EP 14/02/13
semaine pour exploiter le rapport avant la restitution.
• Restitution du rapport provisoire à Saint Louis Equipes des Experts
Etape 9 : Atelier de Restitution en charge des EP +
Personnes ressources
Etape 10 : Rencontre de finalisation du • Amendement et finalisation du rapport provisoire Equipe des Experts en Fév. /2013
Rapport en intra Equipe charge des
EP_PECHE

Etape 11 : Dépôt du rapport du rapport Equipe des Experts en charge des EP_PCHE + Commanditaires Fév. /2013
final

Source : Etude préliminaires


VII. RESULTATS DE L’ETUDE QUALITATIVE DU SOUS SECTEUR DE LA PECHE ET DE
L’AQUACULTURE DANS LA ZCO

7.1. Présentation du sous-secteur

Le sous-secteur de la pêche occupe une place importante dans l’économie sénégalaise. En effet, la
pêche maritime fait partie des cinq secteurs porteurs de la Stratégie de Croissance Accélérée (SCA)
pour faire du Sénégal un pays émergent. La contribution du secteur de la pêche maritime au PIB
national est de 2,5% avec un chiffre d’affaire global estimé à 300 milliards de francs CFA (ANSD,
2010).

Avec des exportations en produits halieutiques représentant 28 % des exportations totales du


pays, la pêche maritime contribue de manière significative à l’équilibre de la balance commerciale du
Sénégal.

La production moyenne annuelle est de 400 000 tonnes dont 80% provenant du segment de
la pêche artisanale et 20% du segment de la pêche industrielle. L’essentiel de la production est
destiné aux marchés locaux du pays et participe à la satisfaction des besoins en protéines d’origine
animale et à la sécurité alimentaire.

Le parc piroguier est passé de près de 12 000 pirogues (CRODT, 1995) à plus de 18 000
pirogues en 2012 (Source : Base de données DPM/PNI). Quant à La flottille industrielle est
constituée de 87 navires composés de chalutiers, sardiniers et thoniers.

Le sous-secteur de la pêche maritime emploie plus de 600 000 personnes soit 17 % de la


population active. Pour l’essentiel, ces personnes travaillent dans le sous-secteur artisanal où elles
s’activent dans les filières de la capture (pêcheurs), de la distribution (mareyeurs), de la
transformation (essentiellement des femmes), des services et autres activités connexes
(charpentiers, mécaniciens hors-bord...).

L’essor des pêcheries artisanales est la résultante de politiques de pêche coloniales


expansionnistes qui ont été reproduites de façon incontrôlée par l’Etat indépendant du Sénégal. Il en
résulte une surcapacité de pêche avec comme corollaires la surexploitation de nombreux stocks
notamment, les démersaux côtiers à forte valeur marchande et destinés à l’exportation (Kébé,
2008). Cette situation a été aussi aggravée par une gestion centralisée des pêches, de type
conventionnel, sous la houlette du Gouvernement et qui ne favorisait pas la participation des acteurs
à la base d’où la notion de « Top down ».
7.2. Structuration du sous-secteur

Le Ministère chargé de la pêche

Selon le Décret 2004-572 du 30 avril 2004, le Ministère de l’économie maritime est chargé,
entre autres, de l’exécution de la politique gouvernementale dans le domaine des pêches, de
l’aquaculture de la marine marchande et de la gestion et de l’exploitation des fonds marins. Les
services qui lui sont rattachées et qui s’occupent de la pêche sont les suivants :

Direction des pêches maritimes (DPM)

La Direction des pêches maritimes (DPM) a pour mission la conception et l’exécution des
politiques de développement des pêches maritimes. Elle est également chargée de faire appliquer les
réglementations relatives à l’organisation et au contrôle des activités des pêches maritimes. Les
principaux services qui constituent la DPM sont, au niveau central, la division de la pêche industrielle,
la division de la pêche artisanale, la division de l’aménagement des pêches maritimes, la division du
perfectionnement, de l’expérimentation et de la vulgarisation. La DPM dispose de services régionaux
dans chacune des sept régions maritimes du Sénégal.

Direction de la protection et de la surveillance des pêches (DPSP)

Le Décret n°2000 – 833 du 16 octobre 2000, qui organise le Ministère de la pêche, consacre la
création de la DPSP qui se substitue à l’ex projet de Protection et surveillances des pêches au
Sénégal. Ce projet avait été créé en 1981, dans le cadre de la coopération entre le Sénégal et le
Canada, pour faire face aux menaces qui pèsent sur les ressources halieutiques dans la ZEE. Le
financement canadien a pris fin en 1991 et le gouvernement, convaincu de l’impérieuse nécessité du
dispositif de surveillance des pêches, a cherché les voies et moyens pour assurer le fonctionnement
de la structure. La mission de la DPSP est d’assurer la protection et la surveillance de la Zone
économique exclusive afin de veiller au respect de la réglementation en matière de pêche. La DPSP
comprend trois volets (administratif, opérationnel et scientifique) et des stations côtières.

Direction de la pêche continentale (DPC)

Avant mars 2000, la pêche continentale relevait du Ministère de l’environnement. La division


«gestion de la faune et des eaux continentales” était chargée de mettre en œuvre la politique
nationale dans ce domaine d’initier des programmes de développement de la pêche et de la
pisciculture, et d’assurer le suivi de toutes les activités de ce sous-secteur. Cette division était
représentée au niveau de certaines inspections régionales des eaux et forêts (Ziguinchor, Kolda,
Saint-Louis).Aujourd’hui, la pêche continentale est placée sous la tutelle du Ministère de la Pêche par
le Décret n°2000 –833 du 16 octobre 2000. L’arrêté n°010270 du 31 décembre 2003 porte
organisation et fonctionnement de la DPCA qui comprend la Division de la pêche continentale, la
Division de l’aquaculture, la Division de la gestion et de l’aménagement des ressources.

Direction des industries de transformation de la pêche


Anciennement division de la DPM, la Direction des industries de transformation de la pêche a
été créée en 2004. Elle a pour mission de mettre en œuvre la politique définie en matière de
transformation, de conservation et de commercialisation des produits de la pêche et de l’aquaculture
au niveau des industries.

L’Agence nationale pour la navigation maritime (ANAM) Ex Direction de la marine


marchande

Elle a pour mission de mettre en œuvre des règles prescrites par les conventions
internationales dans les domaines de la sécurité maritime et de la pollution de l’environnement marin.
Elle est aussi chargée, entre autres de la conception, de la préparation et de l’application des textes
législatifs et réglementaires dans les domaines de la sécurité des navires de pêche, de commerce et
de plaisance ainsi que de la pollution de l’environnement marin. Elle comprend la division de la
sécurité maritime et de la prévention de la pollution marine, la division des transports maritimes, et la
division des gens de mer, du travail maritime et de la formation.

La Cellule d'études et de planification (CEP)

Il s'agit d'une nouvelle création qui a regroupé l'ex-Observatoire de la Pêche et l'ex-Cellule


d'Appui au Développement du secteur maritime. Elle a d'importantes attributions en matière de
politiques et programmes sectoriels, de traitement de l'information et de planification, mais peu de
moyens. Les relations entre la CEP et les autres structures ainsi que ses domaines de compétences
doivent être bien définis pour éviter des conflits de compétence.

Les Institutions de recherche

On note l’existence de trois (3) institutions impliquées dans la recherche halieutique au


Sénégal et qui jouent un rôle central dans le processus de gestion durable des pêcheries, des
ressources et de leurs habitats. Il s’agit :

du Centre de Recherches Océanographiques de Dakar-Thiaroye (CRODT) : c’est


un centre de l’Institut Sénégalais de Recherches Agricoles (ISRA) et, par conséquent,
sous la tutelle du Ministère chargé de l’Agriculture. Le CRODT a pour mission de faire
des études scientifiques sur les ressources halieutiques et les systèmes d’exploitation. Il a
pour vocation d’aider les autorités dans la formation des politiques et décisions en matière de
pêche. Il est également chargé de fournir les bases scientifiques des mesures d’aménagement
des pêcheries au Sénégal.

De l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD, ex ORSTOM), institut


français travaillant dans divers domaines de recherche, y compris l’océanographie, la pêche,
l’agriculture et les sociétés humaines.

De l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) qui abrite l’Institut Universitaire
de Pêche et d’Aquaculture (IUPA) ainsi que l’Institut Fondamental d’Afrique Noire (IFAN).
Le Centre de Pêche de Missirah (CPM)

Le projet a démarré en 1991. Son but est de promouvoir le développement des pêches dans
les îles du Saloum. Les activités visées sont la formation des professionnels, la vulgarisation des
techniques de pêche et l’amélioration des techniques de commercialisation, de transformation et
l’expérimentation de produits à valeur ajoutée. Au cours de ces trois dernières années, la faiblesse de
la pêche qui est la principale activité du Centre s’est reflétée sur ses performances. En outre, avec
l’obsolescence des machines et des véhicules gravement éprouvés par l’état des routes, les frais
d’entretien et de réparation sont devenus de plus en plus importants. Enfin, toutes les autres activités
comme l’encadrement, la formation, les prestations de service se déroulent normalement.

Les Institutions de formation

Le Centre National de Formation des Techniciens des Pêches et de l’Aquaculture (CNFTPA) et


l’Ecole Nationale de Formation Maritime (ENFM) constituent les principales institutions de formation
du Ministère de la pêche. Le CNFTPM assure la formation des techniciens et des techniciens
supérieurs des pêches maritimes. Avec le rattachement de la pêche continentale et de l’aquaculture
au Ministère de la pêche, le CNFTPM devrait réviser ses programmes pour tenir compte des besoins
dans ces domaines. Quant’ à l’ENFM, elle assure la formation des matelots, mécaniciens et
capitaines à bord des navires de pêche et de transport. Dans le secteur de la pêche continentale, il
existe des centres de formation de jeunes pêcheurs à Mbane, Guidick et Goudomp.

Les Institutions de financement

Le problème de financement du secteur a fait l'objet de nombreuses études et propositions.


Des palliatifs ont été trouvés à travers des lignes de crédit domiciliés à la CNCAS, des programmes
ponctuels en direction de la pêche industrielle, des mesures ou ajustements particuliers de la
puissance publique (détaxation du matériel, rétrocession de financement ou équipement
etc.).Toutefois, il faut reconnaître qu'un financement spécifique adapté à la pêche n'est pas encore
trouvé. Relativement au financement de la pêche artisanale, la Caisse nationale de crédit agricole du
Sénégal (CNCAS), a été le principal opérateur de crédit et à ce titre, a concentré l’essentiel des
ressources mobilisées par l’état du Sénégal et destinées au financement des activités de la pêche
artisanale. Concernant la pêche industrielle, le Fonds de Promotion Economique (FPE) a été le
principal opérateur. Cependant, le niveau de financement reste faible.

Les Organisations professionnelles nationales

Compte tenu de la spécificité du secteur de la pêche avec ses différents segments (pêche
artisanale, mareyage, transformation artisanale, cueillette et ramassage) on retrouve une multitude
d’organisations professionnelles. Cela résulte de la volonté des acteurs de mieux participer à la
gouvernance des pêches pour une meilleure prise en compte de leurs préoccupations lors de
l’élaboration des politiques de gestion des ressources halieutiques. Ainsi, on distingue entre autres :

Le Collectif National des Pêcheurs Artisanaux du Sénégal (CNPS) ;


La Fédération Nationale des Groupements d’Intérêts Economiques de la Pêche
(FENAGIE-PECHE), créée en 1990 par les pêcheurs, les micro-mareyeurs et les
transformatrices.

La Fédération Nationale des Mareyeurs du Sénégal (FENAMS),

l’Union Nationale des Groupements d’Intérêt Economique des Mareyeurs du Sénégal


(UNAGIEMS) mise sur pied en 1991 ;

La Fédération Nationale des Femmes Transformatrices et Micro-Mareyeuses du Sénégal


(FENATRAMS) créée en 2002 qui constitue la principale organisation des femmes du secteur
de la pêche du Sénégal.

Le Conseil National Interprofessionnel de la Pêche Artisanale au Sénégal (CONIPAS) mis


sur pied en 2003 constitue une sorte de centrale des organisations nationales de
professionnels de la pêche artisanale. Il est composé de la FENAGIE, du CNPS, de la
FENAMS, de l’UNAGIEM et de la FENATRAMS ;

Le Collectif des acteurs émergents ;

Le Collectif National des Mareyeurs du Sénégal, etc.

La plupart de ces organisations ont une antenne locale dans des régions de la ZCO notamment à
Louga et Saint Louis. Elles y mènent plusieurs actions dans le cadre du renforcement des capacités
organisationnelles, matérielles etc.…Certaines organisations comme la FENAGIE, la FENAMS… sont
affiliées au Conseil National de Concertation et de Coopération des Ruraux (CNCR). Ce conseil a
pour ambition de contribuer au développement d’une agriculture paysanne (au sens large
comprenant la pêche, l’élevage, la forêt), qui assure une promotion socio-économique durable des
exploitants familiaux.

Organisations locales

A l’échelle locale, au niveau des centres de débarquement, on note l’existence d’organisations


d’acteurs très dynamiques dans la gestion des ressources halieutiques. Ainsi, à Guet Ndar les
propriétaires de sennes tournantes se sont regroupés à une association dénommée Commission
Diamalaye. Ces genres d’organisations sont le plus souvent initiés par des acteurs locaux soucieux de
sauvegarder les intérêts et la cohésion sociale entre différents groupes (senneurs, ligneurs…) ou
communautés (migrants et autochtones). Elles ont un caractère communautaire ou associatif et
fonctionnent sur la base des valeurs sociales traditionnelles où la conscience morale assure une
harmonie et une confiance qui motive plus facilement les acteurs à s’engager dans des actions
collectives. Les actions de la Commission Diamalaye ont consisté à la prise d’un certain nombre de
mesures concernant la gestion des conflits, les quantités à débarquer, les prix de vente sur la plage,
les heures de sortie, les rotations des pirogues de sennes tournantes etc..
Auparavant, l’Administration des pêches, a promu, dans le cadre de la mise aux normes, les
GIE interprofessionnels de gestion des quais de pêche. Dans la ZCO, on note l’existence de trois GIE
de ce type à Guet Ndar, Goxu Mbathie et Lompoul. Ces groupements constituent des organisations
interprofessionnelles et sont mis en place grâce une démarche inclusive et itérative. Les comités de
gestion des quais de pêche constituent un des premiers modèles de gestion décentralisée initiés par
le Département ministériel, les collectivités locales et les professionnels, sous la supervision des
Autorités administratives. Il s’agit en fait d’une rétrocession par le ministère d’infrastructures de
débarquement, de traitement et de conservation des produits halieutiques aux collectivités locales.
Ensuite ces entités signent des contrats de sous concession pour la gestion et l’entretien avec de
l’infrastructure avec le GIE interprofessionnel créé à cet effet. Les organisations reconnues comme
membres envoient des représentants à l’assemblée générale, qui met en place un Comité Directeur.
C’est ce comité qui élit un bureau qui est chargé de la gestion du quai.

L’interprofession tire ces ressources financières des taxes collectées sur le quai et des
subventions des partenaires. Ces recettes vont d’abord servir au paiement des charges de
fonctionnement et le reste des recettes est divisé en deux part : 50 % reviennent aux fonds de
réserve, et les 50 % restants sont répartis entre la municipalité (20 %), l’interprofession (20 %) et la
formation des acteurs (10 %).

Actuellement ces GIE interprofessionnels de la ZCO connaissent quelques difficultés. En effet,


Les périodes de renouvellement sont souvent prolongées par l’instance dirigeante et la gestion des
fonds est parfois décriée par certains acteurs. Le type d’organisation autorisée à adhérer à
l’interprofession est aussi parfois source de divergence.

Les Organes de concertation

Conformément aux exigences en matière d'aménagement et de gestion durable des pêches, la


Loi n° 98-32 du 14 avril 1998 portant Code de la pêche maritime et le Décret n° 98-498 du 10 juin
1998 fixant les modalités d'application de la loi renferment, entre autres éléments, de nouvelles
dispositions relatives aux " cadres " de concertations. Le Ministère chargé de la pêche maritime, en
instituant le Conseil National Consultatif des Pêches Maritimes (CNCPM) et les Conseils Locaux de
Pêche Artisanale (CLPA), entend combler les insuffisances découlant du caractère informel des
relations entre l'administration et les professionnels, tout en favorisant une véritable implication des
acteurs à côté de l'administration des pêches. Ces cadres de concertation ont pour mission la
promotion de la participation des professionnels et leur implication dans la réflexion et l'étude des
questions concernant l'aménagement et le développement durables de la pêche Maritime. Ils
devraient permettre de restaurer la confiance entre l'administration et les professionnels.

Donc, par conséquent, de promouvoir des mécanismes pour une meilleure application des
mesures de gestion durable des pêches.

Ainsi, le CNCPM a été mis en place depuis 1999. Il a pour mission de donner un avis sur les
plans d'aménagement des pêches ainsi que sur toutes les grandes questions relatives à
l'aménagement et à la gestion des pêches. Le CNCPM est composé de 22 membres issus de
l'administration (8), de la recherche (1), des organisations professionnelles de la pêche (12). Il est
présidé par le Directeur des pêches maritimes.

Concernant les CLPA, leur introduction dans le cadre juridique et réglementaire tient compte
de la démultiplication des interlocuteurs de l’Etat (organisations professionnelles nationales et locales
de pêche) mais également du contexte de la décentralisation qui ont prévalu avant 1998.

L’application de cette mesure a permis dans la ZCO, la mise en place de quatre CLPA à Saint
Louis Commune (Guet Ndar, goxu Mbathi,), Gandiol, à Potou et Lompoul pour la région de Louga.

Ces CLPA mis en place en 2008, connaissent à l’instar des autres CLPA des problèmes de
fonctionnement. Le plus souvent, c’est l’exécution de projets qui leur permet d’avoir des activités.
Comme c’est le cas actuellement à Lompoul dans le cadre de l’exécution du projet COGEPAS
(coopération japonaise). Ainsi, le CLPA et le GIE Interprofessionnel ont pu bénéficier de beaucoup
d’actions dans le cadre de l’exécution de ce projet.

7.3. Réglementation du sous-secteur :

Le code de la pêche est le cadre réglementaire d’exercice du droit des pêches maritimes au
Sénégal. Il a fait l’objet de plusieurs révisions depuis les années 70 (1974, 1986, 1998 et 2008). La
révision de 1986 avec l’adoption de la Loi n° 87/27 du 18 août 1987 a été la plus marquante avec
l’avènement de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer de 1982.

Cependant, face aux importantes mutations intervenues dans le secteur de la pêche maritime
durant les années 90 à l’échelle mondiale, avec l’adoption du Code de conduite pour une pêche
responsable par la FAO, il est apparu indispensable de procéder à une nouvelle mise à niveau du
cadre juridique et réglementaire des pêches. Par ailleurs, les menaces sur les équilibres écologiques
et la surexploitation des ressources halieutiques ont conduit à la redéfinition du rôle de l’Etat
(désengagement et option décentralisation/régionalisation) et à l’émergence d’organisations
professionnelles dynamiques et conscientes de leur rôle dans le devenir du secteur des pêches.

Les conditions biologiques, socio-économiques, politiques et technologiques qui gouvernent


les activités de pêche évoluent souvent rapidement. D'où la nécessité d’une certaine flexibilité de la
part des décideurs dans le cadre de la gestion et de l’aménagement des pêches maritimes. Un
processus de révision de l’ensemble du dispositif législatif et réglementaire, intégrant ces contraintes,
a été entamé depuis juin 1995. Ceci a abouti à l’adoption de la Loi 98 – 32 du 14 avril 1998 portant
Code la pêche maritime. Cette loi prévoit des dispositions innovantes permettant aux gestionnaires
des pêches de pouvoir faire face de façon efficace aux changements intervenants dans le secteur.
Les changements intervenus dans ce nouveau Code concernent essentiellement l’accès à la
ressource et l’implication des communautés dans la gestion et l’aménagement des ressources. Le
contrôle de l’accès à la ressource s’est fait jusqu’ici sur la base d’un système de licences, assorti de
redevances, pour les unités de pêche industrielle. Désormais, l’accès des unités de pêche artisanale
aux pêcheries est conditionné par une déclaration préalable avant toute nouvelle acquisition de
pirogue artisanale, à l’immatriculation et d’un permis de pêche.

Ces mesures visant à contribuer à la maîtrise de l’accès à la ressource seront confortées à


travers les plans pluriannuels d’aménagement des pêcheries et à la participation effective des acteurs
au processus décisionnel à travers le « Conseil national consultatif des pêches maritimes » et les
«Conseils locaux des pêches maritimes ».

7.4. Etat des lieux dans La zone d’étude

7.4.1. Les activités et métiers de la pêche et de l’aquaculture

Dans la zone d’étude, les activités et métiers de pêche et de pisciculture, sont importants et
exercés par des Acteurs souvent organisés en groupements professionnels inégalement équipés et
répartis dans les régions. Ils intéressent les différents segments d’activités du sous-secteur
rencontrés.

Tableau 7: Position du sous-secteur des pêches dans la ZCO

REGION SAINT LOUIS LOUGA MATAM TOTAL

MARITIME ET
ZONE CONTINENTALE MARITIME CONTINENTALE CONTINENTALE -

G.I.E 63 36 10 61 188

PECHEURS 7.971 588 168 2.509 11.118


PIROGUES 1.365 242 130 717 2.991

MAREYEURS 445 328 17 272 627


TRANSFORM
ATEURS 1.000 539 109 _ 1.344
SITES
6 - 3 5 14
PISCICOLES

(Sources : IRSP- SL-LG-MT/ 2011)

7.4.1.1. La Pêche

Dans la ZCO, la région de Saint Louis recèle le plus grand nombre de pêcheurs avec un
effectif de 7.971, suivie de la région de Louga avec 708 et enfin 2.509 pêcheurs pour la région de
Matam.

De même, le nombre de pirogue est plus important à Saint Louis avec 1365 unités qu’à Matam
et Louga avec respectivement 717 et 372 pirogues.
7.4.1.2. Le Mareyage

Les Mareyeurs sont plus représentés à Saint Louis où il mobilise 445 acteurs contre 272 à
Louga. Quant à Matam, le micro mareyage est la forme dominante dans le sous-secteur, activité
essentiellement exercée par les femmes qui représentent 73.2 % des acteurs. La production vendue
dans les sites est issue de la pêche locale, ainsi, ce sont les épouses des pêcheurs qui s’adonnent à
la commercialisation des produits pêchés par leurs maris.

7.4.1.3. La Transformation

La transformation des produits de la pêche occupe une place importante à Saint-Louis.


Chaque année, le tiers de la production en moyenne est traité dans les aires de transformation où
évolue un effectif qui tourne autour d’un millier de femmes. A Louga, elle occupe 344 personnes mais
peu à Matam qui sont encore plus sous équipées que dans les autres régions. La faiblesse de la
quantité transformée dans cette dernière région est édifiante à cet égard. Seuls 53,3% d’entre les
Transformateurs déclarent dans le cadre de l’étude de caractérisation des pêches (2009), posséder
des aires de transformation.

Les produits obtenus sont le poisson fermenté séché (guedj), poisson fumé ou cuit (kécax),
poisson salé-séché (saly), poisson séché entier fermenté (tambadiang). Le poisson fumé ou cuit est le
produit le plus important en quantité pendant la campagne de pêche grâce à la matière première qui
est très abondante (la sardinelle). Ces produits sont vendus dans les régions de l’intérieur du pays. Le
salé-séché produit en grande quantité pendant l’hivernage est exporté vers les pays de la sous-région
après amélioration à Dakar.

Le Principal problème de la transformation est le sous équipement et l’inexistence de sites


appropriés c'est-à-dire spacieux et assainis.

Ainsi la région de Saint regroupe l’intégralité des activités recensées en pêche & connexes et
qui se retrouvent partiellement dans les régions de Louga et Matam comme l’attestent les données
suivantes :

Région de Saint Louis : Pêche, Gestion de quai, Manutention, Mareyage, Micro mareyage,
Fabrique/ Vente de glace, Ecaillage & Découpe de poisson, Transformation, Charpenterie, Mécanique
hors-bord, Gestion Station fuel, Confection de filets, Vente matériel de pêche, Formation,
Encadrement/ Appui.

- Région de Matam : Pêche, Manutention, Mareyage, Micro mareyage, Fabrique/ Vente de


glace, Transformation, Mécanique hors-bord, Gestion Station fuel, Confection de filets, Vente matériel
de pêche, Formation, Encadrement/ Appui.

- Région de Louga : Pêche, Gestion de quai, Manutention, Mareyage, Micro mareyage,


Fabrique/ Vente de glace, Ecaillage & Découpe de poisson, Transformation, Confection de filets,
Formation, Encadrement/ Appui.
Il en découle les suivants métiers afférents plus ou moins présents dans les trois régions:

• Pêcheur
• Capitaine de pirogue
• Gestionnaire de quai de pêche
• Manutentionnaire
• Mareyeur
• Micro mareyeur
• Ecailleur/ Découpeur
• Conservateur de produits halieutiques
• Spécialiste en froid et climatisation
• Transformatrice de poisson
• Charpentier
• Mécanicien hors-bord
• Mécatronique (nouveau métier)
• Gestionnaire de Station fuel sous douane
• Vendeur d’équipements de pêche
• Formateur/ Conseil (niveau artisanal et niveau professionnel, selon les profils)
• Formateurs de Formateurs.

7.4.1.4. L’Aquaculture

Malgré, la création de l’Agence Nationale d’Aquaculture (ANA) en 2006, l’activité expérimentée


par l’USAID depuis 1979 demeure encore à l’état d’initiative. L’ANA poursuit ainsi des objectifs
d’appui/ conseil et d’organisation des acteurs en faveur de la promotion de ce volet porteur qui dans la
ZCO se limite encore à la pisciculture.

Les acteurs utilisent ainsi avec le tilapia. Ils opèrent dans des sites plus ou moins équipés par des
bassins, de cages flottantes ou dotés d’étangs naturels ou artificiels.

Actuellement trois antennes zonales d’aquaculture ont été créées : L’Antenne sud (Ziguinchor,
Sédhiou ; Bignona), l’Antenne centrale (Fatick, Kaolack) et l’Antenne nord qui correspond à la ZCO et
basée à Saint Louis.
Dans la région de Saint Louis, il existe dans le cadre de cette Antenne nord pilotée par l’ANA,
quelques fermes piscicoles plus ou moins fonctionnelles dont deux Stations d’alvinage et la Ferme du
GIE Dialtabé à Richard Toll, la Station piscicole de Mbane, la Ferme moderne à Ross Béthio et la
Ferme privée à Gnéling Mbao dans le Tassinère.

Dans la région de Matam les efforts sont notables en pêche tout comme en pisciculture grâce au
dynamisme du Service Régional de la Pêche et de la Surveillance (SRPS) créé en 2004.

A noter qu’auparavant, les activités de la pêche continentale et de la pisciculture étaient dévolues au


suivi du Service des Eaux et Forêts qui assurait leur gestion à travers des dispositions du Code de la
pêche continentale (Loi 63-40 du 10 juin 1963 et ses différents décrets d’application – décret 65-506
du 19 juillet 1965-).

A présent il faut noter à l’actif du Service régional des pêches :


Le renouvellement des conseils de pêche de la région.
L’installation d’une fédération régionale des aquaculteurs (FRAM).
La sensibilisation des populations sur les problèmes de la pêche, de l’aquaculture et sur la
sécurité fluviale.

Quant aux Pisciculteurs, ils opèrent en étangs dans les localités de Ndouloumadji, Hamady
Ounaré, Navel, Mbakhna et Matam département. L’élevage larvaire requiert un certain niveau de
technicité.

Dans la région de Louga, des initiatives notables existent dans le Département de Louga avec le
site de Potou. Et dans l’arrondissement Keur Momar Sarr en plus de la station piscicole plus réputée
que fonctionnelle de Nguidick, il a été noté une expérience intéressante de pisciculture en étangs au
site de Keur Momar Sarr.

Par ailleurs, notons la présence de Structures d’appui représentées les Inspections régionales des
pêche et l’Agence Nationale de l’Aquaculture à côté des programmes de coopération comme la FAO.
En effet, la FAO appuie en infrastructures piscicoles et applique aux producteurs une stratégie de
subvention dégressive des intrants. Elle projette également la mise en place de dix fermes au niveau
de l’Antenne nord de Saint-Louis avec deux projets le 3305 pour les poissons d’eau douce et le 33 07
pour les poissons d’eau saumâtre sans perdre de vue les projets de fabriques d’aliments pour les
poissons aquacoles.

L’Aquaculture dans la ZCO se résume ainsi en des activités piscicoles. Une Pisciculture encore
en balbutiement ayant pourtant permis d’identifier les profils suivants :
• Aquaculteur/ Pisciculteur (nouveau métier) regroupant les profils à savoir
• Producteur d’alevins (métier d’avenir)
• Grossisseur de poissons
• Producteur d’aliments de poisson (métier d’avenir)
• Formateur/Encadreur.

7.4.2. Synthèse des recommandations des Acteurs

Suite à ces opérations de collecte de données aussi bien qualitatives que quantitatives, les
Acteurs de la pêche n’ont pas manqué de livrer des observations et de formuler des recommandations
allant dans le sens de promouvoir le sous-secteur.

Chaque catégorie s’est alors basée sur son expérience et analyse pour suggérer la levée de ce
qu’elle considère comme facteur limitant au développement de la pêche et de l’aquaculture.
C’est ainsi que :

Au niveau institutionnel : L’implication des Agents du Ministère a été saluée et le sous-secteur


est dans l’attente de l’issue des études. Néanmoins, le souci des plans de carrière a été souligné tout
comme la nécessité de valoriser les compétences plurielles mais pas utilisées de manière optimale.

En outre, il a été recommandé un recrutement pour compenser les départs en retraite notables
en perspective.

Il a été aussi émis le souci d’adapter le corps des fonctionnaires à la fonction occupée et
d’éviter les frustrations de certains Agents.

Au niveau déconcentré : Les responsables de structures ont formulé des recommandations en


ce qui concerne les contenus et méthodes de formation. En raison de la spécificité de la cible en
général analphabète, la formation souffre d’un défaut d’appropriation et d’application pour une grande
majorité. D’où la nécessité d’affiner les approches par un volet formation de formateurs.

Au niveau des Organisations Professionnelles :

Les pêcheurs se sont essentiellement plaints des accords de pêche avec les pays tiers qui
contribuent selon elles, à la raréfaction de la ressource soit par rétention soit par un pillage qui à tors
leur est imputé.

Ils ont également préconisé une certaine équité dans l’application des dispositions
réglementaires par rapport à d’autres sites du pays.

Quant aux mareyeurs : ils ont souhaité en sus d’un besoin en financements, l’acquisition de
logistique mobile adaptée et de chambres froides.

Enfin, les Transformatrices ont recommandé un appui infrastructurel consistant et des


équipements de travail. Elles ont en outre exprimé des besoins de renforcement de capacités
technique à moindre mesure mais surtout organisationnelles et de gestion.

L’alphabétisation, l’hygiène et la qualité tout comme l’implication des professionnels dans le


corps des formateurs, font partie des préoccupations des uns et des autres.

Les autres profils métier (mécanicien, capitaine de pirogue) suggèrent la prise en compte des
nouvelles technologies dans les contenus de formation.
7.5. Caractérisation des métiers et fonctions en pêche et en aquaculture dans
la ZCO

Les emplois en pêche ou alors directement liés ont permis de distinguer différents profils
d’acteurs : pêcheurs, mareyeurs, transformateurs, aquaculteurs et de métiers affiliés. Chacune de
ces catégories comporte des sous profils.

Ainsi, les Pêcheurs se répartissent en fonction du type de pêche appliqué.

Chez les Mareyeurs, on distingue des macro mareyeurs qui exportent leurs produits (ils sont
pratiquement absents dans la zone) ; des mareyeurs inter régionaux qui vendent à l’intérieur du pays
(les plus rencontrés) et des micro mareyeurs qui investissent les marchés locaux des lieus de pêche.

Quant aux Transformateurs ou Transformatrices essentiellement, ils sont soit employés


d’unités de transformation industrielles (n’existent plus dans la zone) soit quasi totalement dans la
ZCO des gérantes d’unités traditionnelles familiales ou organisés en groupements encore informelles.

Par ailleurs, au niveau des métiers connexes, les profils de Charpentiers, de Mécaniciens
hors-bord, Gérants de Station de fuel sous douane et de gérants Fabriques de glace ont été identifiés.

Enfin, l’encadrement technique et la formation sont assurés par des profils incarnés par les
Agents de l’administration qui assurent l’application de la politique nationale et les Partenaires au
développement qui interviennent en faveur de la promotion du sous-secteur de la pêche (Cf. ONG,
Projets et Programmes).

Les niveaux de formation généralement bas, varient en fonction des métiers et corps de
métiers et sont représentés par un renforcement de capacités (formation qualifiante de courte durée)
en plus des Acquis par l’expérience (AE).

Tableau 8: Les fonctions de travail, métiers afférents et le type de formation des acteurs dans la ZCO

Métiers Fonctions Formations


Capitaine de pirogue Formation traditionnelle,
Pêcheur (Production/ Capture de produits Formation qualifiante
Assistant Capitaine
halieutiques)
pêcheur
Responsable des opérations
Mareyeur (Convoyage/ Vente de produits Formation traditionnelle,
Ouvrier/ Manutentionnaire
halieutiques) Formation qualifiante
Camionneur frigorifique
Chef d’Atelier Formation traditionnelle,
Transformateur (Transformation de produits Formation qualifiante
Aide familial
halieutiques)
Ouvrier transformateur
Chef d’Exploitation
Eleveur larvaire Formation qualifiante

Pisciculteur (Elevage de poissons) Producteur d’alevins


Grossisseur
Surveillant de station
Source : Etude préliminaires
7.6. Activités et fonctions dans les métiers lies a la pêche et a l’aquaculture

Tableau 9 : Caractérisation des fonctions à travers les acteurs et par activité répertoriée dans la ZCO : (âge, sexe, niveau de compétence requis pour
l’exercice correcte des tâches

ACTIVITES CARACTERISTIQUES DES ACTEURS


Acteurs institutionnels
Contrôle Ce sont des Agents de l’administration, relais des Structures centrales au niveau de la base. Corps essentiellement masculin, surtout
Appui technique au niveau technicien, il s’agit de fonctionnaires des hiérarchies B et A.
Organisation Leur sont confiés des tâches de vulgarisation, de réglementation, d’encadrement, de suivi et contrôle.
Il s’agit d’Agents des organisations d’appui au développement (ONG : PVM, Coopérations française, belge, luxembourgeoise
japonaise, allemande etc.…, en renforçant les capacités opérationnelles et institutionnelles des acteurs.
Organisation Ils interviennent ici dans le cadre des politiques définies par l’Etat en matière de pêche. Ils assurent ainsi l’octroi d’équipements, de
Appui technique crédits ou le renforcement des capacités techniques des organisations professionnelles.
Appui matériel Leurs actions de formation de type modulaire sont directes ou font recours au faire faire interpellant des ressources humaines
Appui financier mixtes de Structures techniques professionnelles allant du niveau Agent Technique à celui d’Ingénieur ou de Docteur.
Ces niveaux sont nécessaires pour assurer un bon recyclage des Agents et une formation des formateurs.

Acteurs à la base

Quel que soit le type de pêche pratiqué les enquêtes et constats ont révélé que les pêcheurs rencontrés, exclusivement des hommes
Pêche/ senne
âgés de 22 à 42 ans, restent vaillants, forts, attentionnés et dotés du sens de l’orientation comme de l’observation.
tournante
Pêche/ ligne glacière Leur métier exige des compétences, souvent bâties sur une longue expérience et des savoirs empiriques, qui en fait sont promptes à
Pêche/ ligne simple appréhender les facteurs Eco climatiques tant édaphiques qu’hydrologiques et atmosphériques.

Pêche/ filet dormant Ils en tirent ainsi des renseignements aussi fiables que précieux pour baliser des itinéraires providentiels et a moindre risque.
Une VAE positionnerait certains au niveau BT voire de Licence Professionnelle.
Pêche/ filet maillant
Une approche moderniste de la pêche les exige des compétences en utilisation d’outils techniques relais et un code de comportement
encerclant
écologique pour l’assurance qualité de la production et la préservation de la ressource.
Macro mareyage Le profil de Mareyeur dans la ZCO est représenté par des hommes et femmes 40 à 50 ans de fiers de leur expérience, auto suffisants
en comptabilité et en transactions commerciales.
Mareyage inter Il est néanmoins possible de leur noter un défaut d’organisation et de gestion qui sous-tendent un véritable esprit d’entreprise. Tandis
régional que majorité sillonnent le Pays de région en région, le reste se localise aux marchés locaux car la dimension internationale est encore
pratiquement inexistante.
Les niveaux de formation professionnelle généralement inférieurs au CAP peuvent atteindre le BT pour assurer un de bonnes
Micro mareyage
dispositions entrepreneuriales que requiert la promotion du métier.
Transformation

Il s’agit essentiellement de femmes âgées de 15 à 70 ans intervenant individuellement ou en groupement mais pour leur propre compte
ou au mieux pour le compte familial.
Elles sont par contre appuyées par des hommes pour des tâches de manutention et de transport
Aide à la .. Les niveaux de formation inférieurs au CAP devraient atteindre le BT pour parfaire qualitativement les acquis par expérience déjà
appréciables pour certaines d’entre elles.
transformation

Production d’alevins Néophytes en la matière, ils ne sont encore pas en nombre. Leur maitrise du process requiert le niveau de base de Brevet de
technicien (17 à 25 ans)

Acteurs mixtes, leur âge varie de 17 à 45 ans les rôles et responsabilités allant des compétences de normalisation a celles de la
gestion des ventes en passant par l’alimentation, le contrôle de performance des sujets en phase de croissance et de grossissement.
Pisciculture Leur niveau de compétences varierait du CAP au TS ; leur durée de formation professionnelle d’une semaine à trois ans.

Ce profil bien qu’opportun pour pallier à une dépendance provendière allochtone et qui s’inscrit en facteur limitant de promotion de
Fabrication l’Aquaculture, n’est pas encore bien représenté.
d’aliments de Il s’agit d’un métier d’avenir qui intéresserait des jeunes de 18 à 45 ans et nécessite des compétences du niveau Technicien à
Ingénieur pour la formulation et la fabrication alimentaires et des Technico commerciaux (BEP, BT) pour un bon marketing
poisson
communication.

Source : Etude préliminaires


7.6.1. Contraintes liées à la pêche

Elles varient en fonction de la catégorie et s’axent autour des moyens et des conditions de
travail :
Par rapport au niveau d’instruction de la cible :
La jeunesse du milieu de la pêche est grandement victime d’une scolarité limitée voire
négligée chez les filles pour raison de mariage mais surtout du cadre familial.
En effet, l’environnement de labeur mais productif les positionne souvent en position d’aides familiaux
et la rente précoce n’est pas pour les décourager.
Par ailleurs, un phénomène particulier a attiré l’attention à Saint Louis : Au quartier de pêcheurs de
Guet Ndar précisément, certains jeunes ne sont baptisés qu’à partir de dix ans. En conséquence,
même inscrits à l’école, ils ne sont pas titulaire d’extraits de naissance ; c'est-à-dire au-delà de l’âge
de scolarisation.
Par rapport au niveau de qualification des Acteurs:
Dans la ZCO, la formation professionnelle des pêcheurs est essentiellement traditionnelle. La
politique de formation s’avère encore inefficientes car bute contre une mentalité souvent réfractaire
des pêcheurs notamment de Saint Louis.

Les pêcheurs rencontrés sont pourtant pour la plupart des professionnels ; c'est-à-dire qu’ils
attestent d’une certaine maîtrise technique (compétences en navigation, lecture des facteurs hydro
climatiques, repérage des sites providentiels, techniques de pêche) et ils tirent l’essentiel de leurs
revenus de la pêche.
• Toutefois, pour certains pêcheurs, la pêche est une activité secondaire surtout dans la région
de Matam.
• Par ailleurs, on leur note un manque de formation dans des domaines complémentaires à leurs
pratiques professionnelles notamment, dans les domaines de l’Hygiène & de la qualité ; de
l’Entreprenariat ; de la Comptabilité et de la Gestion moderne.
Par rapport aux moyens et équipements :
• Manque de financements par difficulté d’accès au crédit ou par l’option d’une routine
dans la modicité des moyens limitant certes les ambitions mais garantissant
l’indépendance.
• Vétusté des équipements de pêche et transformation très artisanale surtout dans la
région de Matam ;
• Manque d’équipements de production, de conservation, de transformation et de
transport.

• Défaut de garantie de leurs embarcations maritimes qui courent le risque d’être


anéanties par des bateaux de passage.

Par rapport au cadre politique et réglementaire :

• Selon les pêcheurs saint-louisiens, il existe une marginalisation par l’Etat marquée
par une réglementation jugée unilatérale (cf. dispositions de Cayar différentes de
celles de Guet Ndar) et des infrastructures insuffisantes (quais de pêche, magasins
de stockage, fabriques de glace, containers frigorifiques, désensablement de pistes).

• Interdiction du filet dormant qui n’a pas été concertée. Pire, on leur fait porter le
chapeau de pilleurs de la ressource halieutique pour des raisons très négligeables
par rapport aux actions dévastatrices des bateaux étrangers.

• Défaut de réciprocité réglementaire de l’exploitation des ressources naturelles si on


compare les contraintes des pêcheurs sénégalais en Mauritanie avec les facilités
octroyées aux éleveurs transhumants mauritaniens par le Sénégal.

Par rapport à la tradition culturelle :

• Mentalité conservatrice qui rend plus ou moins réfractaires vis-à-vis des mesures
qui garantissent l’ouverture au marché international.

• Difficulté de maîtrise des cibles à former pour raisons d’une scolarisation


particulière des enfants (exemple à Get Ndar, pas d’état civil avant dix ans). Mais
aussi à noter une instabilité calendaire des apprenants adultes qui privilégient leurs
activités directement rentables sur des formations jugées pas indispensables pour
eux. Il en résulte une absence d’applications des contenus de ces formations, du
moins si elles sont professionnelles.

7.6.2. Contraintes liées à l’Aquaculture

Dans la ZCO, l’Aquaculture ne comporte pour le moment que l’unique volet piscicole qui malgré
ses perspectives très prometteuses connaît de réelles difficultés de promotion et en nombre. En effet,
de Saint Louis à Matam en passant par Louga, il a été relevé en termes de contraintes les suivantes :

- Producteurs néophytes en pisciculture entraîne un manque de maîtrise ;


- L’indisponibilité foncière pour des sites appropriés d’Aquaculture ;
- La non prise en compte des activités piscicoles lors de la mise en place des aménagements
hydro-agricoles ;
- La non maîtrise du régime hydraulique de certains plans d’eau ;
- Les conditions difficiles d’accès à la terre et au crédit notamment, dans certaines zones de la
vallée ;
- Le coût onéreux des aménagements et des équipements liés à la maîtrise de l’eau;
- L’approvisionnement difficile en géniteurs et intrants (alevins, aliments) ;
- L’absence d’études sur les potentialités aquacoles de certaines espèces de poissons marins
et sur certains sites écologiques marins ;
- La faible valorisation des acquis et du partage d’expériences;
- L’insuffisance de fermes de démonstration à même de multiplier les expériences et apporter
un appui technique de proximité des producteurs ;
- L’insuffisance du recyclage et de la formation des encadreurs et des producteurs
- Le manque de dynamisme des conseils de pêche ;
- L’insuffisance de personnel administratif et technique.
7.7. Caractérisation de l’offre de formation en pêche et aquaculture :

7.7.1. Offre de formation professionnelle et technique en pêche et


aquaculture au Sein de la ZCO

Dans la ZCO les Structures de formation type en pêche sont pratiquement absentes. Les
formations ne sont portées que partiellement par certaines des structures publiques de formation
professionnelle in situ et d’ailleurs qui ne prennent pas en compte le volet pêche dans le Matam.

En effet, elles sont dans la région de Saint Louis à savoir la Section mécatronique du Lycée
Technique André Peytavin, la Section froid & Climatisation du Centre Régional de Formation
Professionnelle et le Centre de Formation des Pêcheurs qui héberge des séminaires dans le domaine
et occasionnellement.

Seul dans le domaine de la Pisciculture, existent et d’ailleurs pas en nombre, des Stations ou
Fermes à vocation pédagogique.

C’est le cas de la Station piscicole de richard TOLL et du Centre Aquacole de Mbane dans le
Département de Dagana.

Au niveau de la Région de Louga la seule Structure de formation en pêche est celle de


Nguidick (Lac de Guiers) sise dans le Département de Keur Momar Sarr.

Dans la région de Matam, il n’a été recensé aucune structure qui forme en pêche malgré les
initiatives et efforts fournis par le Service régional des pêches pour la promotion du sous-secteur et de
l’Aquaculture, en particulier.

A l’instar, il existe des Structures Techniques d’accompagnement de nature publique (Cf.


Inspections Régionales et Départementales de Pêche tout comme l’Agence Nationale de
l’Aquaculture à Saint Louis).
7.7.2. Les acteurs publics de la formation

Tableau 10: Spécification de l’Offre de formation au sein de la ZCO :

Structures de Tutelle Programmes/ Niveau


formation Diplômes d’entrée
Région de Saint-Louis
Centre de formation aux Communauté des acteurs de la pêche Attestation de fin Enseignement
métiers de la pêche
de formation s modulaires
UFR- Formation en Université Gaston Berger Licence BAC
aquaculture
professionnelle
Lycée technique André .Ministère de la Formation Professionnelle, BTS machinisme BT
Peytavin de l’apprentissage et de l’Artisanat
CNFTEIA (Centre Ministère de l’Elevage BTPE BFEM
National de formation des
Techniciens de l’Elevage
et des Industries Animale)
Centre régional de . Ministère de la Formation Froid climatisation apprentissage
formation pour la maintenance
Professionnelle, de l’apprentissage et
professionnelle CRFP de chambre froide
de l’Artisanat
Station piscicole de Ministère de la Pêche et des affaires Attestation de fin apprentissage
Piscicole de Richard
maritimes de formation
Toll
Station piscicole de Ministère de la Pêche et des affaires Attestation de fin apprentissage
Mbane maritimes de formation
Région de Louga
Centre de formation Ministère de la Pêche et des affaires Attestation de fin apprentissage
de Nguidick maritimes de formation
Région de Matam
0 0 0 0
Source : Etude préliminaires

7.7.3. Les acteurs prives et les ONG

Certaines formations modulaires sont dispensées sous forme de séminaires de renforcement de


capacités des acteurs par des Entreprises ou des ONG comme les PVM, la JICA, ENDA Diapol/
REPAO, WWF, ENDA Graf Sahel, l’ADPES, l’EWA, le GRET, le CREDETIP, l’UICN. Il s’agit de
partenaires au développement qui travaillent en synergie avec les Structures étatiques et dont
certains sont présents dans la ZCO.

En effet, ces structures conduisent des activités de sensibilisation/ formation, de recherche


participatives sur les politiques des pêches et militent en faveur de la promotion d’espaces de
concertation tout comme de l’appui technique et financier aux organisations professionnelles de la
pêche artisanale.
7.7.4. Offre de formation hors de la ZCO

Tableau 11: Spécification de l’Offre de formation hors de la ZCO :

Structures de Profil
Tutelle Programmes Niveau de sorti
formation d’entrée
IUPA (Institut Universitaire de Pêche et

aquaculture, technologie des Master 1 et 2,


engins de pêche, ichtyologie DESS
microbiologie, océanographie
physique, algologie, zoologie,
d’Aquaculture)

Université
TS écologie, hydrologie, pollution,
Cheikh Anta
Licence thermodynamique, mécanique
DIOP
des fluides, dessin industriel,
économie des pêches,
comptabilité, technologie des
produits de la pêche.

Agent Technique
aquaculture, technologie des
Formation des Techniciens des
CNFTPA (Centre National de

pêches et de l’Aquaculture)

engins de pêche, ichtyologie Technicien Supérieur

microbiologie, océanographie
Ministère de
physique, algologie, zoologie,
la pêche et BFEM écologie, hydrologie, pollution,,
des affaires BAC
dessin industriel, économie des
maritimes
pêches, comptabilité,
technologie des produits de la
pêche.

BAC S Technologie des engins de
(Ecole Nationale
de Formation

MACHINE - officier et sous-


pêche, navigation, sécurité,
Maritime)

Ministère de la
Pêche et des Bac S3 OU T officier de quart
dessein industriel, mécanique
Affaires
ENFM

Maritimes

BAC Ingénieur des


(Ecole
des

aquaculture, technologie des travaux


Cadres Ruraux)

Ministère de engins de pêche, ichtyologie


L’enseignement
, zoologie, écologie, hydrologie,
nationale

Supérieur
ENCR

pollution, ,

Source : Etude préliminaires


7.8. Analyse de l’offre de formation en pêche et aquaculture:

L’offre de formation dans les trois régions n’est assurée que par un nombre limité de
Structures de formation et d’ailleurs dans les Centres publics cités, la pêche n’est intéressée que par
un volet. Des Structures formelles de formation en pêche sont quasi inexistantes.

La formation est de type apprentissage et correspond surtout à des renforcements de


capacités des acteurs sur des thèmes bien précis tels que les techniques de pêche, les bonnes
pratiques de pêche, la transformation des produits halieutiques, la sécurité en mer, l’hygiène et la
qualité et la connaissance des textes réglementaires du sous-secteur.
Certaines Structures d’appui tels que les Projets et programmes, l’ANA/ Antenne de Saint
Louis, les Programmes de coopération technique avec la FAO et la Coopération japonaise ont aussi
participé à la formation des acteurs en ce qui concerne l’Aquaculture (production d’alevins et
fabrication d’aliments de poisson). L’Agence Régionale de Développement de Saint Louis se
positionne en perspective pour la formation des acteurs.

Il a été ainsi noté une faiblesse de l’offre de formation dans la zone malgré de l’importance de
la cible actuelle constituée de pêcheurs, mareyeurs, transformateurs et les profils des nouveaux
métiers qui émergent à savoir des aquaculteurs et pisciculteurs, entre autres. Situation d’autant plus
critique que ; le seul Centre de formation qui existait est de moins en moins opérationnel.

Hors ZCO, seul le Centre National de Formation des Techniciens des pêches et de
l’Aquaculture dispense des formation de niveau d’entrée accessible à la majorité de la cible
potentielle. Les autres formations diplômantes orientent plutôt vers l’encadrement et l’administration et
excluent de fait les acteurs à la base.

7.9. Caractéristiques de l’offre de formation en pêche et aquaculture

L’offre de formation actuelle n’est très développée au regard du développement en


perspective de la pêche. Le constat issu de la collecte montre que s’il est vrai que l’Ecole de formation
des techniciens de la pêche et de l’aquaculture, la seule qui forme des cadres moyens et
intermédiaires, peine à insérer ses sortis depuis quelques années, il n’en demeure pas moins que le
besoin de formation est exprimé.

Les justificatifs sont à chercher dans les exigences d’efficacité et d’efficience du secteur privé
en général et des entreprises de pêche (Industries de transformation des pêches) qui requièrent de la
part des diplômés une maîtrise des processus de production, des notions essentielles en gestion mais
aussi des réponses aux préoccupations concernant les processus de production répondant aux
normes techniques, d’hygiène et de qualité, dans l’approvisionnement, la gestion de la qualité, gestion
de la production et l’inspection et le contrôle. Or, la prise de conscience des pêcheurs par rapport à
ces aspects reste encore un champ à explorer.

L’analyse de cette offre de formation en pêche et aquaculture au sein de la ZCO se révèle


intéressante mais insuffisante et souvent en déphasage avec le niveau de pré requis intellectuel de la
cible majoritaire.
Le niveau d’instruction de la cible dépasse rarement l’école primaire et dans la plupart des
cas, il est juste au rang d’alphabétisé.

Il en résulte que l’offre de formation pour le sous-secteur n’est encore pas en adéquation ni
par sa structuration ni par son envergure avec le profil des acteurs recherchés.

Il convient dès lors de corriger cet impair lorsque le pays cherche à s’arrimer à un contexte
international d’échanges caractérisé par la concurrence et la compétitivité. Les exigences d’une telle
situation en matière d’hygiène et de qualité justifient la nécessité d’une reconversion du profil des
acteurs de la pêche et de l’aquaculture, en particulier dans la ZCO.

Il en ira de la promotion et de la valorisation de nos produits halieutiques d’autant plus que les
opportunités naturelles y sont réelles et parmi d’autres, on peut citer :

La présence de l’Aéroport International de Saint-Louis qui offre d’intéressantes opportunités


d’exportation, à condition surtout qu’il soit desservi pour des lignes régulières.
Le projet de réalisation d’un futur port de commerce sur la langue de barbarie constitue un
important facteur capable d’effets positifs pour la pêche.

Compte tenu de tous ces facteurs, il conviendra d’examiner la demande de formation en pêche et
pisciculture dans la ZCO dans son état actuel et la perspective de nouvelles compétences déjà
émergentes.

7.10. Analyse comparative de la demande et de l’Offre en formation

L’analyse de la demande en formation exposée dans cette étude montre des besoins
importants et divers. Le niveau d’instruction des acteurs dépasse rarement l’école primaire et dans la
plupart des cas, il est juste au rang d’alphabétisé. Ainsi, il est possible de noter un défaut
d’appropriation de certains contenus techniques jugés d’ailleurs peu nécessaires par une élite de
pêcheurs qui pensent être suffisamment outillés pour exercer leur métier. La cible piscicole s’avère
plus disposée à être former.

Pour satisfaire à cette demande, l’analyse de l’offre de formation en pêche se révèle


intéressante. Toutefois elle est insuffisante au sein de la ZCO tandis que hors ZCO, elle est en
déphasage avec le niveau de pré requis intellectuel de la cible majoritaire.

Notons que dans la ZCO, la formation n’est pas encore assez structurée en programmes ; d’où
l’absence d’Etablissements type de formation en pêche et en aquaculture. L’offre se limite en des
renforcements de capacités sous forme modulaire certes intéressante mais incomplète pour couvrir
les différents métiers et non exhaustive pour un profil de cible donné.

Le caractère informel de la formation fait qu’il n’est pas facile d’établir les niveaux de
qualification des cibles dont certains profils se révèlent assez professionnelles. Ce qui pousse à
préconiser une valorisation des acquis par l’expérience (VAE) pour mieux appréhender le gap de
compétences. Les quelques niveaux formalisés rencontrés sont essentiellement certifiés (CAP) voire
attestés. Pourtant les niveaux requis pour l’exercice correct des métiers doivent être notables : CAP à
BT pour un pêcheur responsable, BEP à BTS pour un mareyeur international et CAP à BEP voire BT
pour une transformatrice agréée de produits halieutiques.

La formation devra tenir compte d’un environnement socio culturel et privilégier des supports et
des approches pédagogiques particuliers.

Par ailleurs, d’autres profils sont directement liés aux activités qui animent le sous Secteur de
la pêche et sont afférents aux métiers de Charpentier, de Mécanicien hors bord, de Technicien en
froid climatisation, de Gestionnaire de quai de pêche, de Gérant de station de fuel sous douane et de
Gérant de fabrique de glace.

Au regard de toutes ces considérations, les recommandations sont allées dans le sens de :

l’élaboration de modules à niveaux progressifs concernant chaque type de métier ;

l’alphabétisation fonctionnelle en langues locales ;

développement de thèmes d’informations et de sensibilisation modernistes ;

formations pratiques adaptées aux réalités socio culturelles.

Ces formations devront tenir compte de la nature de la cible, sa disponibilité, sa considération et


sa motivation mais également les lieux de formation, l’approche et les supports pédagogiques. (Cf.
Andragogie et supports graphiques et audio visuels).

VIII. RESULTATS DE L’ETUDE QUANTITATIVE DU SOUS-SECTEUR DE LA PECHE DANS LA


ZCO

6.1. Situation du marché de l’emploi dans le sous secteur de la pêche et de


l’aquaculture

6.1.1. La population potentiellement active

Lors de L’étude nous n’avons pas effectué d’enquête ménages. Nous basons donc sur les
statistiques menées dans les études préliminaires sur les sous-secteurs de l’Agriculture et de
l’Elevage. Elles recèlent les données des différents des tableaux de source FRADEV AFRIQUE-
EPAE- Septembre 2011

Le constat est que la population rurale est plus importante que celle urbaine 481 335 contre
1 205 121. En milieu urbain, la population inactive est plus importante contrairement au milieu rural,
de même dans les trois régions, la population active est supérieure à celle inactive, comme l’atteste
le tableau suivant :
Tableau 12: Ratios actifs/ inactifs dans le sous-secteur de la Pêche de la ZCO

LOUGA SAINT LOUIS MATAM Total


Effectif % Effectif % Effectif % Effectif %
Milieu urbain
Actifs occupés 58 837 55,4% 115 743 41,4% 46 178 48,3% 220 758 45,9%
Chômeurs 2 330 2,2% 18 551 6,6% 3 868 4,0% 24 750 5,1%
Inactifs 44 997 42,4% 145 208 52,0% 45 622 47,7% 235 827 49,0%
Total 106 164 100,0% 279 502 100,0% 95 668 100,0% 481 335 100,0%
Milieu rural
Actifs occupés 359 959 79,6% 246 756 54,2% 166 691 56,1% 773 405 64,2%
Chômeurs 5 806 1,3% 10 870 2,4% 5 228 1,8% 21 904 1,8%
Inactifs 86 707 19,2% 197 968 43,5% 125 137 42,1% 409 812 34,0%
Total 452 472 100,0% 455 594 100,0% 297 055 100,0% 1 205 121 100,0%
Ensemble
Actifs occupés 418 795 75,0% 362 498 49,3% 212 869 54,2% 994 163 58,9%
Chômeurs 8 137 1,5% 29 422 4,0% 9 096 2,3% 46 654 2,8%
Inactifs
131 704 23,6% 343 176 46,7% 170 758 43,5% 645 638 38,3%
Total 558 636 100,0% 735 096 100,0% 392 723 100,0% 1 686 455 100,0%

Source : FRADEV AFRIQUE- EPAE- Septembre 2011

6.1.2. La population réellement active dans la ZCO


Tableau 13: La population réellement active

LOUGA SAINT LOUIS MATAM Total


Taux Taux Taux Taux
Milieu Effectif d’activité Effectif d’activité Effectif d’activité Effectif d’activité
Groupe d'âge 10-14 ans
Urbaine 15 718 18,39 37 344 8,95 16 912 42,89 69 975 19,27
Rurale 81 466 66,52 74 517 22,11 47 073 45,91 203 056 45,44
Total
97 184 58,74 111 861 17,72 63 985 45,11 273 031 38,74
Groupe d'âge 15-35 ans
Urbaine 53 830 60,91 142 601 51,16 49 346 53,74 245 777 53,81
Rurale 233 421 84,93 230 370 58,70 146 475 59,71 610 266 68,98
Total 287 251 80,43 372 970 55,82 195 821 58,20 856 043 64,62
Groupe d'âge 36 ans ou plus
Urbaine 36 616 69,61 99 557 58,26 29 410 55,34 165 583 60,25
Rurale 137 585 82,36 150 707 70,28 103 507 60,72 391 798 72,00
Total 174 201 79,68 250 264 65,50 132 917 59,53 557 382 68,51
Total
Urbaine 106 164 57,62 279 502 48,05 95 668 52,31 481 335 51,01
Rurale 1 205
452 472 80,84 455 594 56,55 297 055 57,87 65,99
121
Total 1 686
558 636 76,42 735 096 53,32 392 723 56,52 61,72
455

Source : FRADEV AFRIQUE- EPAE- Septembre 2011


6.1.3. Le taux de chômage dans la ZCO
Tableau 14: Le taux de chômage

Groupe d'âge LOUGA SAINT LOUIS MATAM Total


Urbain
10-14 ans 0,0 0,0 9,7 5,2
15-35 ans 5,2 21,1 9,1 14,8
36 ans et plus 2,4 5,5 4,6 4,5
Moyenne 3,8 13,8 7,7 10,1
Rurale
10-14 ans 0,0 2,5 1,1 0,7
15-35 ans 2,3 6,6 2,5 3,7
36 ans et plus 1,1 1,4 4,4 2,0
Total 1,6 4,2 3,0 2,8
Total (préciser la moyenne proportionnelle)
10-14 ans 0,0 2,1 3,2 1,3
15-35 ans 2,7 11,7 4,1 6,4
36 ans et plus 1,3 2,9 4,5 2,6
Total 1,9 7,5 4,1 4,5

Source : FRADEV AFRIQUE- EPAE- Septembre 2011

6.2. Caractéristiques des entreprises de pêche et d’aquaculture dans la ZCO


Situation du marché de l’emploi dans le secteur de la pêche et de l’aquaculture

6.2.1. Description générale des entreprises de pêche et d’aquaculture

Dans la ZCO, les activités dans le sous-secteur de la pêche sont caractérisées par leur diversité,
leur saisonnalité et le fait d’être globalement informels. En effet, à part les Structures administratives
et techniques, les Acteurs plus ou moins organisés en entreprises individuelles ou familiales n’ont
pratiquement pas d’outils ni de pratiques formalisées.

Les entreprises de pêche sont essentiellement familiales avec des effectifs plus ou moins
fixes qui ont en moyenne 19 ans d’expérience et passé une quinzaine d’années dans l’entreprise. Ces
entreprises sont anciennes ; en effet, 29,1% d’entre elles à Louga, 13,8% à Saint Louis et seulement
2,6% à Matam sont établies dans les cinq dernières années. Celles de pêche sont plus anciennes
dans la région de Matam où plus de la moitié datent d’avant 1975

Particulièrement sous équipées, les entreprises souffrent d’un manque ou alors de vétusté du
matériel de travail.

Les équipements requièrent des investissements massifs et ne bénéficient d’aucune garantie.


C’est ainsi que d’après les pêcheurs de Get Ndar, leurs embarcations piroguières subissent le risque
d’une destruction par de grands bateaux de passage et ils n’ont aucun recours.

Les pirogues classiquement en bois sont, selon certains pêcheurs, certes plus difficiles d’entretien
hygiénique que celles en polystyrène mais sont plus maniables en mer que ces dernières, en
l’occurrence en période de houle. D’où leur option par leur caractère pratique et sécuritaire.
6.2.2. Déterminant de l’option d’un métier

Le tableau ci-dessous révèle qu’en moyenne 78,7% ont adopté leur métier par tradition
familiale. L’option d’un métier de la pêche dans la ZCO reste tributaire de l’influence des parents mais
se fait essentiellement par choix personnel. D’où le poids omniprésent de l’environnement familial bien
que non conditionnel

Tableau 15: Déterminant du choix de l’activité

A0. Région Total


LOUGA ST LOUIS MATAM
Count Col % Count Col % Count Col % Count Col %
La tradition familiale 867 64,0% 1 069 82,9% 720 98,7% 2 656 78,7%
Choix personnel 324 23,9% 192 14,9% 1 0,1% 517 15,3%
Choix des parents 50 3,7% 20 1,6% 8 1,1% 78 2,3%
Un meilleur profit 74 5,4% 9 0,7% 0 0,0% 83 2,5%
Recettes plus 39 2,9% 0 0,0% 0 0,0% 39 1,2%
stables
Total 1 354 100,0% 1 290 100,0% 729 100,0% 3 373 100,0%
Source : Etude préliminaires
.
6.2.3. Les lieux d’exercice des activités

L’entreprise est généralement proche du lieu d’habitation sauf dans le cas de la transformation
où l’adoption de nouveaux sites pose un problème de distance à Saint Louis.

Elles restent caractérisées par un environnement très souvent insalubre d’autant plus que la
gestion des déchets est pratiquement traditionnelle voire inexistante. Et d’ailleurs la plupart des
acteurs déclarent n’être que peu conscients par rapport aux impacts néfastes des déchets produits.

Pour leurs sites, les unités d’exploitation des produits halieutiques utilisent le plus souvent des
espaces gérés par l’Etat que sont la mer et les cours d’eau pour les pirogues et le Domaine Publique
Maritime pour la transformation, le mareyage l’amarrage des pirogues.

Pour ces espaces l’obtention d’un titre de propriété individuel n’est point exigée pour
l’installation et l’exercice d’activités d’exploitation des produits halieutique (tableau 5). D’autant plus
que dans ces espaces l’Etat ou les partenaires d’appui mettent en place des aménagements
communautaires (aires de transformation, quais de débarquement) pour faciliter le développement
des activités d’exploitation de produits halieutiques. Ces espaces sont aussi le plus souvent situés à
côtés des maisons des acteurs. Donc on peut dire que les unités d’exploitation des produits
halieutiques sont le plus souvent intégrées ou proches des demeures des acteurs (tableau 6).
6.2.4. Les activités des entreprises de pêche

Dans la ZCO on note l’existence d’unités de production du sous-secteur de la pêche artisanale


qui comprend généralement trois segments que sont :

• L’activité d’extraction ou de captures des produits halieutiques appelée pêche qui est le
premier maillon de ce sous-secteur puisque approvisionnant en matières premières les autres
segments dont l’existence et la vitalité restent largement tributaires à ce premier maillon.
Ainsi, dans la ZCO, la ville de Saint-Louis présente le plus grand nombre d’unité performante
de pêche maritime. Ce qui entraine une disponibilité en matière première pour les autres
segments. Il en est de même pour la partie maritime de Louga avec Potou et Lompoul. Quant
à la partie continentale de Louga (arrondissements de Keur Momar Sarr, Syer)et pour la
région de Matam, on note surtout, l’existence d’une pêche continentale de subsistance qui est
caractérisée par des prises de moindre quantité. Donc un approvisionnement insuffisant pour
favoriser l’existence et le développement des unités des autres segments de ce sous-secteur
de la pêche artisanale.

• Les unités de mareyage qui assurent l’approvisionnement et la distribution du poisson vers


les marchés nationaux et les entreprises d’exportation constituent le second segment de
l’activité d’exploitation des produits halieutiques. Ces unités comportent un grand nombre
d’agents économiques avec des fonctions relativement spécialisées. On peut distinguer les
mareyeurs, les commissionnaires de marché, les détaillants et les autres intermédiaires. Les
unités de mareyage constituent une catégorie professionnelle dont les fonctions sont les plus
diverses : achat de poisson sur les plages, conditionnement et transport vers les marchés et
les unités d’exportation, distribution et vente en gros. Ils remplissent également une fonction
importante de financement de la pêche piroguière. Les commissionnaires de marché servent
d’intermédiaires entre les mareyeurs et les détaillants sur les grands marchés.

• Quant aux unités de transformation artisanale, elles constituent le troisième segment. Ces
unités stabilisent le marché de poisson frais en demeurant un débouché important et
sécurisant pour les pêcheurs en période de surproduction. Elle remplit aussi une fonction
sociale très importante. Forte utilisatrice de main d’œuvre, elle emploie en grande majorité
des femmes et contribue également de façon significative à la satisfaction des besoins
alimentaires en protéines animales, surtout à l’intérieur des pays où le poisson frais est peu
ou pas du tout disponible.

Tableau 16: Les grands domaines d’activités

domaine LOUGA ST LOUIS MATAM


d'activités effectif % effectif % effectif %
Pêche 609 44,6% 500 38,5% 714 97,9%
Mareyage 91 6,7% 102 7,8% 15 2,1%
Transformation
664 48,7% 697 53,7%
artisanale

Source : Etude préliminaires


6.2.5. Les types de pêche pratiqués :

Dans les trois segments (pêche, mareyage, transformation artisanale) du sous Secteur de la
pêche artisanale diverses techniques de production sont utilisées.

Pour la pêche on a dénombré sept techniques de pêche pratiquées dans la ZCO. La région de
Saint-Louis présente la plus grande diversité dans l’usage de ces techniques. Contrairement à Louga
et Matam où on a noté une uniformité du type de pêche (tableau 7). Pour la pratique de ces
techniques on a noté l’utilisation de deux pirogues (sennes tournante à Saint-Louis) ou d’une seule
pirogue qui sont toutes motorisées pour la pêche maritimes et à propulsion éolienne (voile) et/ou à
force humaine (rames) pour la pêche continentale.

Tableau 17: Types de pêche

LOUGA ST LOUIS MATAM Total


Type de pêche
effectif % effectif % effectif % effectif %

Senne
0 0,0% 250 50,0% 33 4,6% 283 15,5%
tournante
Palangre 0 0,0% 31 6,1% 41 5,7% 72 3,9%

Epervier 0 0,0% 0 0,0% 358 50,2% 358 19,6%

Filets maillant
0 0,0% 37 7,3% 196 27,5% 233 12,8%
dérivant
Filets maillant
2 0,4% 6 1,2% 19 2,7% 28 1,5%
encerclant
Filets maillant
607 99,6% 79 15,9% 66 9,3% 752 41,3%
dormant
Ligne simple 0 0,0% 98 19,5 0 0,0% 98 5,4%
Total 609 100,0% 500 100,0% 714 100,0% 1 823 100,0%

Source : Etude préliminaires

6.2.6. Armement piroguier

Dans la zone d’étude, les activités et métiers de pêche et d’aquaculture, plus précisément de
pisciculture, sont importants et exercés par des Acteurs souvent organisés en groupements
professionnels inégalement équipés et répartis dans les régions. Ils intéressent les différents
segments d’activités du sous-secteur rencontrés.

Tableau 18: Position du sous-secteur des pêches dans la ZCO

REGION SAINT LOUIS LOUGA MATAM TOTAL


MARITIME ET MARITIME CONTINENTALE CONTINENTALE
ZONE CONTINENTALE

G.I.E 63 17 47 61 188
PECHEURS 7.971 410 298 2.509 11.118
PIROGUES 1.365 242 130 717 2.991
MAREYEURS 445 165 17 272 627
TRANSFORMATEURS 1.000 235 109 _ 1.344
SITES PISCICOLES 6 - 3 5 14
(Sources : IRSP- SL-LG-MT/ 2011)
6.2.7. Les types de produits mareyés

Pour le mareyage les produits frais sont traités avec la même technique de conservation avec de
la glace. Parfois il existe des différences sur le type de produit car les mareyeurs travaillant avec
les exportateurs de même que ceux fréquentent les marchés comme Kermel ou les hôtels
traitent en plus du poisson les mollusques et les crustacés. Pour les lieux de conservation on a
noté quatre types de contenants.

Tableau 19: Types de produits mareyés

Type de produits LOUGA ST LOUIS MATAM

Poisson 80 99% 81 100% 11 100%


Crustacés 66 81% 9 11%
Mollusques 35 43% 9 11%
Produits transformés 20 25% 0
Total 81 81 11

Source : Etude préliminaires

6.2.8. Marchés ciblés

Au niveau des trois régions, le marché local est plus visé. A Saint Louis 53,79% des acteurs
du mareyage contre 39,49% à Louga et 6, 72% à Matam. Le marché urbain est plus exploré à Saint
Louis 60,41% qu’à Louga et Matam.

Pour ce qui concerne la transformation artisanale, elle n’est pas faite au niveau de la région de
Matam où les acteurs font de la pêche continentale et on y note une rareté du poisson.

Par contre, 54,85% ciblent le marché urbain à Louga contre 45, 15% à Saint Louis.

Le marché extérieur est faiblement visé pour le mareyage. Pour la transformation, le marché
extérieur est ciblé pour 77% mais avec peu d’acteurs dont 57 à Louga et 17 seulement à saint Louis.

Les raisons de cette absence au plan du commerce extérieur des produits issus du mareyage
et de la pêche pourraient s’expliquer par le fait les quais de pêche de guet Ndar et de Goxu Mbath ne
sont pas agrées et que le système d’organisation des femmes n’est pas aussi dynamique pour leur
permettre de s’organiser en consortium pour vendre leur produits (surtout ceux de la transformation).

Il y a lieu également de les former aux nouvelles techniques de valorisation de leurs produits
afin qu’ils soient plus compétitifs (pesée, emballage, étiquetage…).
Tableau 20: Marchés ciblés

Mareyage
Région Total
Marché ciblé LOUGA ST LOUIS MATAM
Local 47 64 8 119
Interurbain 37 58 1 96
Exportation 3 3
Total 74 90 8 172
Transformation artisanale
LOUGA ST LOUIS MATAM Total
Local 554 456 1 010
Interurbain 282 155 437
Exportation 57 17 74
Total 554 464 1 018

Source : Etude préliminaires

6.2.9. Les types de produits transformés

Dans les Unités de transformation artisanale de produits halieutiques, on note aussi la pratique
de plusieurs techniques de transformation (tableau 10). On aussi l’absence de spécialisation dans une
seule technique dans quasi totalités des unités de transformation (tableau 10). Toutefois la région de
Saint-Louis possède le plus grand nombre d’unité de fumage

Tableau 21: Les produits transformés

Transformation artisanale
Région Total
Type de transformation LOUGA ST LOUIS
Fermenté séché, 550 585 1 135
Salé séché, 444 456 899
Bouilli séché, 466 568 1 034
Fumé 10 198 207
Total 580 611 1 190
Source : Etude préliminaires
6.2.10. Hygiène, sécurité et environnement des sites d’activités

Les entreprises du sous-secteur de la pêche restent caractérisées par un environnement très


souvent insalubre d’autant plus que la gestion des déchets est pratiquement traditionnelle voire
inexistante. Et d’ailleurs la plupart des acteurs déclarent n’être que peu conscients par rapport aux
impacts néfastes des déchets produits.

Tableau 22: Déclarants selon le type de déchets

Région Total
Déclarants LOUGA ST LOUIS MATAM
effectif % effectif % effectif % effectif %
Solide, Liquide,
894 77,3% 814 65,6% 381 55,3% 2 090 67,7%
Gazeux
Solide, Liquide 10 0,8% 0 0,0% 1 0,1% 11 0,3%
Solide 221 19,1% 240 19,4% 308 44,6% 769 24,9%
Liquide 32 2,8% 157 12,6% 0 0,0% 189 6,1%
Solide, gazeux 0 0,0% 30 2,4% 0 0,0% 30 1,0%
Total 1 156 100,0% 1 241 100,0% 690 100,0% 3 088 100,0%

Source : Etude préliminaires

6.2.11. Formalisation des entreprises de pêche

Le dispositif institutionnel qui régit les entreprises de pêche artisanale est souvent en déphasage
par rapport à son domaine de définition. Il en résulte un défaut d’application des textes et règlements
qui régissent la pêche, surtout dans un contexte international de concurrence et de compétitivité.

D’ailleurs sur le plan juridique l’existence de ces Unités de production est assujettie à la
possession :
• De la carte d’immatriculation et du permis de pêche pour les unités de pêche (pirogue) ;
• De la carte de mareyeur pour les unités de distribution classées en trois catégories.

Les unités de transformation artisanales ainsi que l’exercice du métier de pêcheur restent très
ouverts du fait de l’absence de législation pour l’identification de ces agents économiques.

Donc, de manière générale la détention de documents administratifs et juridiques tels que le NINEA
ou le registre de commerce sont peu courant pour les unités de pêche et de transformation
artisanale.

La détention de ces documents n’est notée que pour la constitution de GIE dans l’exécution
des projets d’appui au développement du sous-secteur de la pêche artisanale. Par contre pour les
mareyeurs, la détention du registre de commerce est une condition pour l’obtention de la carte de
mareyeur. Certains mareyeurs pour accéder aux marchés de fournitures de produits halieutiques aux
prisons et autres restaurants gérés par l’Etat ou des structures privées sont obligées de posséder un
NINEA
L’utilisation d’outils de gestion par les chefs d’unités d’exploitation des produits halieutiques
est plus fréquente pour les unités des segments du mareyage et de la pêche. Dans ces unités on note
le plus souvent l’existence de carnets et/ou registres où sont confinés les détails des opérations
financières ayant trait à l’exercice de l’activité en question. Par exemple pour le segment pêche la
traçabilité des opérations financières est nécessaire, du fait que la rémunération des pêcheurs se fait
le plus souvent en fin de campagne de pêche. Ainsi, les charges induites (parts matériels et frais de
marée pour la pêche) doivent être identifiées, calculées et séparées de ce qui revient aux pêcheurs
comme salaires. Il en de même pour les mareyeurs, dont les bénéfices sont calculés après déduction
de toutes les charges. Ce qui nécessite une traçabilité pour une maitrise des charges. Quant aux
unités de transformation artisanales, on remarque une sousutilisation d’outils de gestion. Car les chefs
d’unités généralement analphabètes travaillent selon une conception purement sociale et on
remarque une absence d’outils de gestion dans 90 % des unités de transformation.

Tableau 23: Formalisation des entreprises

REGISTRE DE COMMERCE

LOUGA ST LOUIS MATAM


Statut entreprise:
registre de effectif %
commerce effectif % effectif % effectif %

dispose 125 9,1% 56 4,4% 1 0,1% 182 5,4%


ne dispose pas 1 238 90,9% 1 198 94,2% 720 98,7% 3 156 93,8%
ne sait pas a 0,0% 17 1,4% 8 1,1% 25 0,8%
Total 1 363 100,0% 1 271 100,0% 729 100,0% 3 363 100,0%
NINEA
Statut entreprise: LOUGA ST LOUIS MATAM
registre de effectif %
commerce effectif % effectif % effectif %
dispose 133 9,9% 36 2,8% 1 0,1% 170 5,1%
ne dispose pas 1 207 90,1% 1 215 96,5% 720 98,7% 3 142 94,4%
ne sait pas 0 0,0% 9 0,7% 8 1,1% 17 0,5%
Total 1 340 100,0% 1 260 100,0% 729 100,0% 3 329 100,0%

TITRE D'EXPLOITATION
Statut entreprise: LOUGA ST LOUIS MATAM
registre de effectif %
commerce effectif % effectif % effectif %
dispose 11 0,8% 110 8,8% 0 0,0% 121 3,7%
ne dispose pas 1 310 99,2% 1 138 91,2% 721 98,9% 3 169 96,1%
ne sait pas 0 0,0% 0 0,0% 8 1,1% 8 0,2%
Total 1 321 100,0% 1 248 100,0% 729 100,0% 3 298 100,0%
OUTILS DE GESTION
Statut entreprise: LOUGA ST LOUIS MATAM
registre de effectif %
commerce effectif % effectif % effectif %
dispose 462 34,8% 231 18,6% 8 1,1% 701 21,3%
ne dispose pas 867 65,2% 1 009 81,4% 721 98,9% 2 596 78,7%
Total 1 329 100,0% 1 240 100,0% 729 100,0% 3 297 100,0%

Source : Etude préliminaires


6.3. Caractéristiques du personnel des entreprises de pêche et d’aquaculture dans
la ZCO

6.3.1. Genre du personnel

Ce sex-ratio qui traduit la réalité au sein de certains métiers comme la pêche, le mareyage et
les métiers connexes reste inversé si on considère le micro mareyage et surtout la transformation des
produits, essentiellement assurée par des femmes.
Tableau 24: Répartition des acteurs selon le sexe

A0. Région Total


LOUGA ST LOUIS MATAM
Sexe Count Col % Count Col % Count Col % Count Col %
Masculin 1 101 58,1% 2 548 69,4% 1 203 96,0% 4 852 71,2%
Féminin 792 41,9% 1 124 30,6% 50 4,0% 1 966 28,8%
Total 1 893 100,0% 3 672 100,0% 1 253 100,0% 6 818 100,0%
Source : Etude préliminaires

6.3.2. Age du personnel

Personnel majoritairement jeune (entre 30 et 40 ans) sauf au niveau des activités de transformation
où l’âge peut excéder la cinquantaine ; d’où le recours à une main-d’œuvre masculine pour les tâches
de contention. Cette situation d’un personnel globalement jeune s’explique en partie par le fait que les
activités des autres domaines requièrent de la vigueur. C’est ainsi que dans le Matam le fait est plus
accentué à cause de l’utilisation d’embarcations souvent individuelles.

Tableau 25: âge moyen des acteurs dans la ZCO

Région
LOUGA ST LOUIS MATAM Table Total
Moyenne Moyenne Moyenne Moyenne
Age 35 34 36 34
Source : Etude préliminaires

6.3.3. Lien de parenté du personnel permanent avec le propriétaire de


l’exploitation et nationalité

Dans la région de Louga, le statut de chef d’entreprise domine avec 61,3% suivi du lien fil ou
fille avec 21,2% et en troisième position neveu/nièce avec 6,8%.
Par contre à Saint Louis, le statut de chef d’entreprise est de moindre envergure seuls 33,7 contre
21,2% de frère ou sœur suivi du statut fille/fils avec 15,3%.
Quant à Matam, le statut de fils/fille domine légèrement celui de chef d’entreprise au sein des acteurs
enquêtés. Ils sont respectivement de 37,8% et 37,3% suivi du statut de frère/sœur.
Le statut de chef d’entreprise est plus élevé à Louga avec 61,3% contre 37,3% à Matam et
33,7% à Saint Louis. Et au niveau des trois régions, ce statut domine avec 41,9% des acteurs
enquêtés.

20,2% des effectifs constituent des parents du premier degré fil ou fille selon l’activité

On a aussi constaté que la quasi-totalité des acteurs sont des nationaux dont seuls 1,7% à
Matam et 0,5 à Saint Louis sont des ressortissants de la sous-région.
Sur le total des acteurs enquêtés, seuls 0,6 sont de nationalité différente. A Louga, il n’y a pas
de personnel de nationalité de la sous-région.
L’analyse montre que les activités sont menées par des autochtones ( Sénégalais ) pour la
majeure partie.
Tableau 26: Lien de parenté avec le propriétaire

Région Total
Lien de parenté avec LOUGA ST LOUIS MATAM
le propriétaire Count Col % Count Col % Count Col % Count Col %
Chef d'entreprise 1 103 61,3% 1 249 33,7% 364 37,3% 2 715 41,9%
Conjoint 38 2,1% 0 0,0% 35 3,6% 73 1,1%
Fils/fille 381 21,2% 564 15,2% 368 37,8% 1 313 20,2%
Frère/sœur 59 3,3% 785 21,2% 97 9,9% 941 14,5%
Neveu/Nièce 122 6,8% 319 8,6% 85 8,7% 526 8,1%
Père /mère 29 1,6% 18 0,5% 0 0,0% 48 0,7%
Oncle/Tante 0 0,0% 18 0,5% 0 0,0% 18 0,3%
Autre parent 57 3,2% 230 6,2% 25 2,5% 312 4,8%
Sans lien de parenté 10 0,5% 528 14,2% 2 0,2% 540 8,3%
Total 1 799 100,0% 3 711 100,0% 975 100,0% 6 485 100,0%
Nationalité Total
LOUGA ST LOUIS MATAM Count Col %
Nationalité
Count Col % Count Col % Count Col %
Sénégalaise 1 823 100,0% 3 650 99,5% 1 266 98,3% 6 739 99,4%
Pays CEDEAO 0 0,0% 18 0,5% 22 1,7% 41 0,6%
Total 1 823 100,0% 3 668 100,0% 1 288 100,0% 6 780 100,0%

Source : Etude préliminaires

6.3.4. Lieu de provenance du personnel

Les données révèlent qu’à Louga, 61,5% du personnel est de la région suivi de 26,4% venant
de Saint Louis et 6,7% venant de Dakar.
A Saint Louis, le personnel est à 94,9% de la région et seuls 1,5% pour chacun des deux régions de
Thiès et Louga.
Pour Matam, 95,1% des acteurs sont de la région seuls 4,2% proviennent de Dakar.
En somme, dans les trois régions, le lieu de provenance des travailleurs est surtout la région de saint
Louis suivi de la région de Louga.
Cela voudrait dire que la majeure partie des acteurs opèrent dans leur lieu d’habitation. Les
activités sont plus endogènes et se font dans une même famille. Il existe peu d’ouverture vers
l’extérieur ce qui ne milite pas en faveur de changement d’expériences et de techniques indispensable
pour progresser dans son métier.
Tableau 27: provenance des acteurs de la pêche de la ZCO

Si sénégalais Région Total


région de LOUGA ST LOUIS MATAM
provenance ? Count Col % Count Col % Count Col % Count Col %
Dakar 105 6,7% 38 1,2% 56 4,2% 199 3,2%
Thiès 35 2,2% 51 1,5% 8 0,6% 93 1,5%
Diourbel 29 1,8% 17 0,5% 0 0,0% 46 0,7%
Louga 960 61,5% 50 1,5% 0 0,0% 1 010 16,3%
St-Louis 413 26,4% 3 149 94,9% 0 0,0% 3 561 57,4%
Matam 0 0,0% 0 0,0% 1 258 95,1% 1 258 20,3%
Kaolack 10 0,6% 6 0,2% 0 0,0% 16 0,3%
Kolda 9 0,6% 0 0,0% 0 0,0% 9 0,1%
Sédhiou 0 0,0% 9 0,3% 0 0,0% 9 0,1%
Fatick 1 0,1% 0 0,0% 0 0,0% 1 0,0%
Total 1 560 100,0% 3 319 100,0% 1 322 100,0% 6 202 100,0%

Source : Etude préliminaires

6.3.5. Niveau de Formation professionnelle des acteurs

Dans la ZCO la formation professionnelle technique relative aux métiers de la pêche est
essentiellement de type apprentissage traditionnel basé sur l’expérience. Il est ainsi difficile d’en
appréhender les contenus et la durée de la formation mais la qualification pratique de certains
n’autorise aucun doute. Toutefois, les aspects bonnes pratiques de pêche prenant en compte
l’hygiène/ qualité et préservation de la ressource font encore défaut.

Tableau 28: Formation professionnelle

Avez-vous suivi une A0. Région Total


formation
LOUGA ST LOUIS MATAM
professionnelle
moderne ? effectif % effectif % effectif % effectif %
Oui 20 1,3% 74 2,4% 46 3,9% 140 2,4%
Non 1 523 98,7% 3 038 97,6% 1 120 96,1% 5 681 97,6%

Total 1 543 100,0% 3 112 100,0% 1 166 100,0% 5 820 100,0%


Source : Etude préliminaires
6.3.6. Montant et mode de la rémunération ou du revenu

Le niveau de revenu des acteurs est relativement bas : en moyenne près de 18% seulement
aurait un revenu supérieur à 200 000 F Cfa, avec un maximum de 22% dans la région de Saint Louis
contre 16,7% et 2,2% respectivement dans les régions de Matam et Louga. Un état de fait qui
s’explique en partie par une certaine rétention d’information à ce sujet. Sans perdre de vue les
bénéfices en nature qui sont assez importants dans le sous Secteur de la pêche.
Au fait, les revenus du monde de la pêche en général sont assez importants mais irréguliers et
difficiles d’être estimés, surtout sous forme de salaire. Le système de parts est appliqué avec une
tradition d’équité qui ignore chez les pêcheurs le grade et l’ancienneté de l’Acteur.

Tableau 29: Tableau des grilles de rémunération moyenne mensuelle

Quel est le Région Total


montant/valeur de LOUGA ST LOUIS MATAM Count Col %
votre rémunération ? Count Col % Count Col % Count Col %
Moins de 25000- 193 46,1% 86 3,3% 156 24,7% 435 11,8%
[25000 37 000 [ 55 13,0% 247 9,4% 10 1,6% 312 8,5%
[37 000, 50 000[ 23 5,5% 239 9,1% 28 4,4% 289 7,9%
[50 000, 75 000[ 82 19,6% 310 11,7% 57 9,1% 449 12,2%
[75 000, 100 000[ 35 8,3% 184 7,0% 75 11,8% 293 7,9%
[100 000, 125 000[ 22 5,2% 332 12,6% 72 11,3% 425 11,5%
[125 000, 150 000[ 0 0,0% 135 5,1% 73 11,5% 207 5,6%
[150 000 ; 175 000[ 0 0,0% 226 8,6% 30 4,7% 255 6,9%
[175 000, 200 000[ 0 0,0% 300 11,4% 27 4,2% 326 8,9%
Plus de 200 000 9 2,2% 579 22,0% 105 16,7% 693 18,8%
Total 419 100,0% 2 635 100,0% 631 100% 3 685 100,0%

Source : Etude préliminaires


6.4. Contraintes et solutions proposées

Tableau 30 : spécifications des contraintes liées à la pêche

Problèmes et difficultés Contraintes globales de la Pêche Total


LOUGA ST LOUIS MATAM
Approvisionnement en matières 542 269 28 839
premières (qualité ou quantité
Manque de clientèle 565 249 47 861
Trop de concurrence 208 239 18 465
Difficultés d’accès au crédit 681 703 231 1 616
Crédit trop cher 211 143 324 678
Recrutement de personnel qualifie 19 37 101 158
Manque d’espace, sol inadapté 225 35 43 302
Manque de machines, d’équipements 906 805 585 2 296
Difficultés techniques de production 137 30 36 203
Difficultés d’organisation, de gestion 365 318 269 952
Contraintes liées aux impôts et taxes 19 24 8 52
Restriction temporelle ou spatiale 26 253 233 512
Rareté de la ressource 525 604 612 1 742
Suivi sanitaire 75 6 50 132
Alimentation 28 28
Aucun problème 8 9 11 27
Autre 46 72 12 130
Pas de station d'essence 81 12 93
Problème de conservation 155 24 180
Problème financier 9 15 24
Cherté du matériel 20 37 57
Manque de camion frigorifique 10 9 19
Problème d'écoulement 10 47 57
Problème d'habitat et d'hébergement 41 6 48
Absence de toilette 20 9 28
Absence d'éclairage 9 9
Problème de sécurité 84 84
Licence de pêche 106 106
Corruption à la frontière maritime 12 12
Formation 9 9
Abris 17 17
Normalisation des mailles de filets 8 8
Total 1 345 1 281 729 3 355
Source : étude préliminaires
6.5. Solutions proposées aux contraintes de la pêche

Tableau 31: solution proposées

Les solutions proposées pour A0. Région


résoudre les difficultés LOUGA ST LOUIS MATAM Total
Formation technique (professionnelle 652 285 537 1 473
qualification sur un métier
Formation à l’organisation et gestion 705 723 402 1 830
Formation en marketing et distribution 350 384 63 797
Assistance pour l’approvisionnement 236 172 295 703
Accès à des machines modernes 800 429 414 1 643
Accès au crédit 886 731 405 2 022
Accès aux informations sur le marché 386 287 113 785
Accès à des grosses commandes 278 155 106 540
Enregistrement de votre activité 46 15 115 176
Publicité pour vos nouveaux produits 24 9 8 41
Autre 129 105 41 275
Accès au moyen de conservation 46 6 52
Station d'essence 18 18
Exportation de la production 10 9 11 30
Matériel de qualité 9 9
Sécurité 15 15
Augmenter la capacité de production 15 15
Licence de pêche 45 45
Hygiène 6 6
Total 1 340 1 184 693 3 217

Source : Etude préliminaires


6.6. SYNTHESE DES RESULTATS DE L’ETUDE QUANTITATIVE

6.6.1. CARACTERISATION DE LA DEMANDE POTENTIELLE EN


FORMATION

Tableau 32: Besoins de formation en fonction des corps de métiers et compétences des cibles

ORGANISATIONS PROFESSIONNELLES
Activité Métiers Besoins de formation/ Compétences
Bonnes Pratiques de pêche ; Sécurité en mer ;
Capitaine pirogue
Navigateur ; Manager ; Hygiène & Qualité
Pêche
Pêcheur Bonnes Pratiques de pêche ; Hygiène & Qualité
Armateur Entrepreneur ; Organisateur ; Gestionnaire
Gestionnaire de Capacités d’Agent Technique des
Gestion de Quai
quai de pêche pêches ; Endurance
Loabing ; Marketing ; Techniques de
Mareyage Mareyeur
Traitement de Conservation
Alvinage ; Sexage ; Alimentation ; Gestion
Aquaculteur environnement ; Grossissement ; Récolte ;
Aquaculture
Conservation
Provendier Rationnement ; Technologie agro alimentaire
Process du Salé séché
Process du Fermenté séché
Transformation Process du Bouilli séché
Transformatrice
produits
Process du Fumé séché
Process de traitement des fruits de mer
Habileté à la taille ; Résistance ; Dextérité ;
Charpentier
Agencement ; Perçage ; Fixation à clous longs
Charpenterie Talent ; Sens de l’observation et de la finition
Calfeutreur
Peintre Habilité ; Créativité ; Talent artistique
Mécanicien hors- Désassemblage et Assemblage moteur ;
Mécanique hors-bord
bord Mécatronique ; Electricité ; Entretien mécanique
Gérance Station fuel Gérant Station Comptabilité ; Gestion ; Sens de l’Organisation ;
sous douane carburant Réglementation

Source : Etude préliminaires


6.6.2. FORMATIONS SOUHAITÉES

Enjeux de la pêche et les défis contextuels (Information et Sensibilisation) ;


Problématique et perspectives de l’Aquaculture ;
Sécurité en mer ;
Sauvetage, premiers soins et survie en mer ;
Dispositions réglementaires de pêche ;
Bonnes pratiques de pêche ;
Systématique (nomenclature) et Biologie des espèces animales marines et dulçaquicoles ;
Interdépendances trophiques (Chaînes alimentaires) ;
Hygiène des produits et Environnement ;
Process qualité (traçabilité) ;
Techniques de manipulation et de conservation (Chaîne de froid) ;
Froid & Climatisation ;
Electricité et Mécatronique ;
Techniques de transformation de produits halieutiques ;
Techniques de pisciculture ;
Bases de l’Alimentation animale et Technologie alimentaire ;
Comptabilité et Gestion économique;
Techniques de Commercialisation (stratégies de marketing);
Leadership (rôles et responsabilités au sein des organisations) et Plaidoyer (négociation);
Alphabétisation en langues nationales.

6.6.3. Méthodes pédagogiques proposées :

Elles doivent prendre en compte :

1. La remotivation de certaines cibles qui demandent une sensibilisation pour remettre en cause
un « professionnalisme » dont ils se sentent fiers.
2. La disponibilité d’autres cibles qui privilégient leurs activités immédiatement rentables qu’à un
renforcement de capacités qu’ils considèrent comme investissement à long terme.
3. L’implication des vétérans traditionnels dans le corps des formateurs surtout praticiens pour
ne pas perdre les connaissances empiriques.
4. Des sessions de formation sous forme de séminaires avec une majeure part de pratique.
5. Des supports pédagogiques appropriés, disponibles et accessibles pour les Acteurs.
6.6.4. DEMANDE GLOBALE DE FORMATION EN PÊCHE ET
AQUACULTURE

Tableau 33: Demande globale de formation en pêche

A0. Région Total


LOUGA ST LOUIS MATAM
Hygiène et qualité (bonne 451 420 201 1 071
pratique de fabrication)
Gestion financière 324 434 163 921
Gestion organisationnelle 353 295 171 819
Alphabétisation 178 286 65 530
Leadership et lobbying 40 68 2 110
Marketing et communication 174 173 170 517
pêche responsable 167 275 156 597
sécurité et navigation en mer 90 45 135
formation en aquaculture 78 78
Total 701 688 266 1 655

: demande globale de formation dans le secteur de la pêche


6.7. PERSPECTIVES DU SECTEUR DES PÊCHES : FILIÈRES PORTEUSES

Les assises nationales de 2000 ont abouti à la définition d’axes stratégiques de promotion de la
Pêche et de l’Aquaculture à savoir :

- Assurer une gestion durable de la pêche et de l’aquaculture, tout en maintenant leur viabilité
économique ;

- Satisfaire la demande nationale en produits halieutiques ;

- Améliorer et moderniser les conditions d’exercice de la pêche artisanale et de l’aquaculture


vivrière ;

- Accroître la valeur ajoutée des produits halieutiques ;

- Développer un système durable de la pêche et des activités aquacoles ;

- Renforcer la coopération bilatérale, sous régionale, multilatérale et internationale en matière de


pêche et d’aquaculture.

Le déroulement des stratégies sera conforté par l’assignation de nouvelles missions dans le cadre
des politiques publiques nationales définies dans le document stratégique de réduction de la pauvreté
(DRSP) et la stratégie de croissance accélérée (SCA.).

En effet, le DRSP I (2003-05) inscrit la pêche parmi les leviers de l’Axe « Création de richesses »
de la Stratégie ; d’où un rôle essentiel dans la lutte contre la pauvreté. Rôle réitéré par le DRSP II
(2006-10). Avec la SCA, la grappe des produits de la mer et de l’aquaculture figure parmi les cinq
secteurs à haut potentiel de l’économie nationale.

La politique sectorielle est axée ainsi sur quatre points à savoir :

I. Un recentrage des priorités sur l’aménagement des pêcheries ;


II. La promotion de l’aquaculture ;
III. La valorisation des produits halieutiques ;

IV. Une contribution optimale du secteur à la croissance et à la réduction de pauvreté a amené le


Gouvernement à élaborer une lettre de politique sectorielle.

(Source : Lettre de Politique Sectorielle des Pêches et de l’Aquaculture/ 2007)

Et de ce quatrième point dérivent trois objectifs qui font la substance de la Lettre de politique
sectorielle de la pêche (LPSP) et qui consistent à :

1 - Définir les options politiques fortes du Gouvernement sur la base d’un diagnostic actualisé de
la situation du sous-secteur et d’un renforcement de capacités techniques, économiques et
écologiques des acteurs ;
2 - Disposer d’un cadre de référence permettant d’orienter et de rendre cohérentes les
interventions de l’Etat et des partenaires au développement dans le sous-secteur de la pêche et
de l’aquaculture au cours des prochaines années ;

3 - Améliorer l’efficacité de la politique sectorielle par l’introduction de modalités de suivi de la


mise en œuvre des actions et mesures prioritaires.

Les assises bilan de 2004 ont été concluantes et assorties d’une certaine volonté de réforme des
pêches. Cette dernière donne priorité aux bornes pratiques des pêches par une politique de pêche
responsable centrée sur le pêcheur.

Il s’en suivra une politique de développement de l’aquaculture qui repose sur des potentialités
notables à côté d’une volonté de préservation de la ressource de capture.

Car face au croît démographique alarmant (3°/oo), les besoins alimentaires corrélatifs engendrent
une exploitation inconsidérée des ressources naturelles.

Dès lors, en faveur de l’atteinte des objectifs assignés, la gestion rationnelle de ces dernières et
de celles halieutiques en particulier, s’avère ainsi un grand défi à relever.

L’impératif serait l’application d’une politique de production/ restauration pour inscrire


l’exploitation de la biodiversité dans la durabilité. Ce qui suppose un ensemble d’aptitudes et
d’attitudes sur la base d’une formation massale axée sur la sensibilisation, l’apprentissage et le
professionnalisme des Acteurs.
IX. PRESENTATION D’UN EXEMPLE EN REFERENCE : CAS DU SECTEUR DE LA PECHE ET
DE L’AQUACULTURE AU MAROC

Une étude comparative du sous-secteur de la pêche du Sénégal par rapport à celui du Maroc,
pays en bonne posture de pêche, a permis de constater les principaux points forts au niveau de ce
pays hôte notamment en matière d’offre de formation ; et ceci malgré certaines similitudes de
contraintes concernant les cibles.

Le Maroc dispose d’un patrimoine halieutique important qui lui confère le statut de puissance
halieutique mondiale avec un littoral allant de l’Atlantique à la Méditerranée et une zone économique
exclusive de 200 miles ayant 500 espèces dont 60 exploitées. Le sous Secteur de la pêche s’organise
en trois segments de pêche : artisanal, côtier et hauturier.

La flotte comporte : une flotte hauturière de 344 navires, une flotte de navires côtiers de 1 835 unités,
et un parc de pirogues artisanales de 14 250 barques. La production atteint 1.136.686 tonnes pour
une valeur commerciale de 6,6 Milliards de Dirhams soit 429 Milliards de FCFA. Avec une
contribution, selon les années, de 2 à 3% au PIB national, le sous-secteur halieutique n’est pas
encore un moteur de croissance.

Ce sous-secteur halieutique génère 170.000 emplois directs, soit 1,5% de la population active,
490.000 emplois indirects, fait vivre plus de 3 millions de personnes et joue un rôle essentiel dans
l’aménagement et le développement des régions du Sud. Le Maroc figure parmi les pays les plus
compétitifs dans les exportations mondiales des produits de la pêche.

Deux types de structures accueillent les débarquements des produits de la pêche : les ports
de pêche et les points aménagés répartis sur l’ensemble du territoire. L’industrie de transformation
compte 406 unités qui couvrent 6 branches d’activité et sont réparties de manière homogène sur
l’ensemble du territoire marocain.

Le sous-secteur halieutique marocain possède de véritables succès à son actif, à l'initiative des
pouvoirs publics et du secteur privé. On peut citer :

- la gestion de la pêcherie du poulpe par l’élaboration du plan d’aménagement basé sur le


système de quota individuel a permis de stabiliser le niveau des captures du poulpe
- l’exportation de petits pélagiques devenant de loin leader mondial sur ces produits, exportant
vers plus de 100 pays ;
- l’éco-certification des farines et huiles de poisson
- le programme national d'aménagement du Littoral par la mise en place des villages de pêche
et des points de débarquement aménagés ;
- le plan émergence par la dynamisation de l’industrie de transformation des produits de la mer.
- L’organisation des pêcheurs artisans en coopératives de pêche dans les centres à forte
potentialité halieutique.

La stratégie globale de développement de la pêche est basée sur un plan halieutis élaboré en
2004. Cette stratégie a pour ambition de faire du secteur halieutique un véritable moteur de
croissance durable pour l’économie nationale.
Elle est déclinée sur les instruments suivant :

i. La Recherche : Renforcement de la recherche fondamentale et appliquée, Elaboration de


l'état des lieux de la ressource halieutique dans la ZEE Maroc, Mise en place d'une étude
technique de l'état de salubrité des eaux et identification des sites.

ii. Des plans d'aménagements : Plan pélagique: Définition des principes de fonctionnement
des allocations par destination de la flotte, Allocation des quotas par segment de pêche et
par navire, Lancement des nouveaux projets dans la pêcherie des petits pélagiques.

iii. Une gestion de la flotte : Identification du nombre des navires par pêcherie.

iv. Un global opérator commercialisation : Généralisation des équipements de


débarquements, généralisation des services de base et amélioration des services aux
navires, mise à niveau et maintenance des infrastructures portuaires, développement d'une
gamme de services répondant aux besoins des professionnels.

v. une réorganisation des ports : Dimensionnement des capacités additionnelles et des


infrastructures et équipements correspondants, Définition des activités ayant vocation à
s'exercer au sein du port de pêche et restriction des accès portuaires, Définition de la
nouvelle organisation des ports de pêche

vi. la construction de points de débarquement aménagés et de village de pêcheur

vii. définition du Statut de mareyeur et la contractualisation avec les professionnels :


Redéfinition du système de fixation des prix de la sardine transitant par les ports de pêche
aménagés, le Renforcement du cadre juridique garantissant le respect des accords.

viii. la mise en place d’Infrastructures de commercialisation par la construction des halles de


nouvelle génération et de mise à niveau des halles existantes.

ix. le renforcement du dispositif juridique par la Révision des projets de lois / Décret
d'application prioritaires, l’Identification et priorisation des adaptations et le cas échéant
des vides juridiques et l’Adoption du projet de loi de lutte contre la pêche INN (illicite non
déclaré non réglementaire) rendant obligatoire le certificat de capture pour toutes les
espèces.

x. la mise en place d’un plan de traçabilité par la Conception d'un système de gestion
informatisée des données permettant l'intégration et le partage des données depuis le suivi
de l'état des stocks halieutiques jusqu'aux derniers contrôles à l'export.

xi. Une gestion des carrières et formation des acteurs de la pêche surtout des professionnels
par la création de Centres de qualification aux métiers de la mer.

Pour ce dernier point, le Maroc, a su renforcer les compétences et améliorer l'attractivité des
métiers. Ceci en créant des centres de qualification dans les métiers de la mer. Pour exemple ne peut
embarquer sur pirogues ou un navire celui qui a un diplôme de qualification des centres de formation.
Au-delà de l’organisation des pêcheurs en coopérative, un appui à la gestion de celles-ci est
déroulé par le service de formation continue de perfectionnement et de vulgarisation de la direction
des pêches. Dans ce programme d’appui, la vulgarisation sur des thèmes précis a permis
d’accompagner, d’orienter, de conseiller et d’assister les acteurs par l’utilisation des découvertes des
sciences physiques biologiques et leurs combinaison avec les sciences sociales pour introduire des
changements au niveau des connaissances, des pratiques et des attitudes des bénéficiaires.

Les thèmes de vulgarisation portent sur : maniement des moyens de navigation, sécurité et
santé, techniques de pêche et de transformation, hygiène et qualité, législation maritime. Et au titre de
l’année 2011, 958 pêcheurs ont bénéficié de ces renforcements de capacités sur 12 sites.
9.1. LES PRINCIPAUX ATOUTS ET POTENTIALITÉS DU DISPOSITIF MAROCAIN DE
PÊCHE

7 atouts et Secteur 8 freins au


opportunités halieuti développement
et facteurs
que
bloquants

1 Une ressource halieutique 1


Des insuffisances dans la
relativement abondante gestion de la ressource

Une ressource peu 2


2 Un potentiel aquacole non
diversifiée limitant les
exploité
opportunités de

Un effort de pêche non 3


3 Un outil industriel aux adapté
normes internationales et
sous-utilisé
Des ports de pêche peu 4

4 performants
Une proximité
géographique et un accès
douanier privilégiés aux Un tissu d’acteurs 5
principaux pays économiques fragmenté et
5 Un positionnement peu coordonné
historique de leader sur
6
certains produits phares Un circuit de distribution
désorganisé et une
6
logistique peu compétitive
Des marchés à l’export en
forte croissance Un dispositif réglementaire 7

(juridique, douanier et
sanitaire) à actualiser
7 Une demande intérieure 8
présentant un potentiel de Des marchés
croissance intéressant internationaux fortement
concurrentiels de plus en
9.2. LA STRUCTURATION DES SCHÉMAS DE FORMATION EN PÊCHE AU MAROC:
9.3. CONTRAINTES SPÉCIFIQUES A LA FORMATION EN PÊCHE AU MAROC

Analphabétisme de la cible;

Accès direct à la profession;

Formation sur le tas;

Eloignement des sites ;

Absence de structures de formation ;

Manque d’interlocuteurs ; Absence de coopératives ;

Contraintes liées à l’activité ;

Problème de Motivation : Reconnaissance, promotion.

Manque de compétence de la gestion des

membres du Conseil Administratif;

Manque d’appui et d’assistance adéquate par

les organismes concernés;

Influence politique;

Faiblesse de l’esprit coopératif

Faible source de revenu pour son fonctionnement

Il en résulte une similitude des contraintes liées à la cible marocaine et sénégalaise de pêcheurs.
Ainsi, les écarts de performance entre sous-secteurs seraient surtout d’ordre organisationnel et de
volonté politique notamment, en matière de structuration de l’offre de formation et de l’applicabilité des
dispositions réglementaires.
X. PERSPECTIVES

Les assises nationales de 2000 ont abouti à la définition d’axes stratégiques de promotion de la
Pêche et de l’Aquaculture à savoir :

- Assurer une gestion durable de la pêche et de l’aquaculture, tout en maintenant leur viabilité
économique ;

- Satisfaire la demande nationale en produits halieutiques ;

- Améliorer et moderniser les conditions d’exercice de la pêche artisanale et de l’aquaculture vivrière ;

- Accroître la valeur ajoutée des produits halieutiques ;

- Développer un système durable de la pêche et des activités aquacoles ;

- Renforcer la coopération bilatérale, sous régionale, multilatérale et internationale en matière de


pêche et d’aquaculture.

Le déroulement des stratégies sera conforté par l’assignation de nouvelles missions dans le cadre
des politiques publiques nationales définies dans le document stratégique de réduction de la pauvreté
(DRSP) et la stratégie de croissance accélérée (SCA.).

En effet, le DRSP I (2003-05) inscrit la pêche parmi les leviers de l’Axe « Création de richesses »
de la Stratégie ; d’où un rôle essentiel dans la lutte contre la pauvreté. Rôle réitéré par le DRSP II
(2006-10). Avec la SCA, la grappe des produits de la mer et de l’aquaculture figure parmi les cinq
secteurs à haut potentiel de l’économie nationale.

La politique sectorielle est axée ainsi sur quatre points à savoir :

i. Un recentrage des priorités sur l’aménagement des pêcheries ;


ii. La promotion de l’aquaculture ;
iii. La valorisation des produits halieutiques ;
iv. Une contribution optimale du secteur à la croissance et à la réduction de pauvreté a amené
le Gouvernement à élaborer une lettre de politique sectorielle.

(Source : Lettre de Politique Sectorielle des Pêches et de l’Aquaculture/ 2007)

Et de ce quatrième point dérivent trois objectifs qui font la substance de la Lettre de politique
sectorielle de la pêche (LPSP) et qui consistent à :

1 - Définir les options politiques fortes du Gouvernement sur la base d’un diagnostic actualisé de
la situation du sous-secteur et d’un renforcement de capacités techniques, économiques et
écologiques des acteurs ;

2 - Disposer d’un cadre de référence permettant d’orienter et de rendre cohérentes les


interventions de l’Etat et des partenaires au développement dans le sous-secteur de la pêche et
de l’aquaculture au cours des prochaines années ;
3 - Améliorer l’efficacité de la politique sectorielle par l’introduction de modalités de suivi de la
mise en œuvre des actions et mesures prioritaires.

Les assises bilan de 2004 ont été concluantes et assorties d’une certaine volonté de réforme des
pêches. Cette dernière donne priorité aux bornes pratiques des pêches par une politique de pêche
responsable centrée sur le pêcheur.

Il s’en suivra une politique de développement de l’aquaculture qui repose sur des potentialités
notables à côté d’une volonté de préservation de la ressource de capture.

Car face au croît démographique alarmant (30/00), les besoins alimentaires corrélatifs engendrent
une exploitation inconsidérée des ressources naturelles.

Dès lors, en faveur de l’atteinte des objectifs assignés, la gestion rationnelle de ces dernières
et de celles halieutiques en particulier, s’avère ainsi un grand défi à relever.

L’impératif serait l’application d’une politique de production/ restauration pour inscrire


l’exploitation de la biodiversité dans la durabilité. Ce qui suppose un ensemble d’aptitudes et
d’attitudes sur la base d’une formation massale axée sur la sensibilisation, l’apprentissage et le
professionnalisme des Acteurs.
XI. RECOMMANDATIONS

Elles comportent la synthèse des recommandations recueillies auprès des Acteurs et de celles
formulées par l’équipe chargée de l’étude.

Ces recommandations sont réparties en deux parties :

Recommandations pour la promotion du sous-secteur


Recommandations en faveur de la promotion du sous-secteur :
Cas de la pêche :
Au niveau institutionnel central :
une meilleure gestion des plans de carrière serait une source de motivation
supplémentaire aux Agents du ministère de la pêche.
Il existe au niveau de certaines Directions plusieurs compétences sous utilisées ou
mal utilisées dont la valorisation par un redéploiement/ Responsabilisation serait
promotionnelle pour le sous-secteur.
Eu égard à la perspective de départs importants en retraite de certains Agents, il serait
prévoyant d’opérer à un recrutement d’une génération de relève au niveau du Ministère
de la pêche.
Des assises Sénégalo Mauritaniennes sont fort opportunes pour régler définitivement
les conflits liés aux accords de pêche. Il en résulterait une meilleure et équitable
disponibilité de la ressource halieutique dans les deux pays et un renforcement de la
coopération.
De même, l’application des règlements pour une exploitation rationnelle des ressources
halieutiques et un respect des petites embarcations doit être de rigueur par rapport aux
autres pays titulaires de bateaux de pêche.
Au niveau déconcentré :
Des modules spéciaux autant en technique qu’en pédagogie doivent être conçus pour
assurer le recyclage et la formation continue des Agents par des sessions de formation
de formateurs.
Des voyages d’études associant des producteurs seraient sources de références et de
motivation intéressantes.
Au niveau des Organisations Professionnelles :
Des campagnes d’information et de sensibilisation auprès des Acteurs sont nécessaires
pour assurer une communication entre les autorités centrales et la base.
Certains acteurs du monde de la pêche disent peu tentés par le crédit malgré des
besoins certains en financements. Ils préfèrent limiter leurs activités en se contentant
de subventions et d’appuis en équipements.
Sensibiliser sur l’incidence négative de certaines actions anthropiques sur les
ressources halieutiques. Car d’après une étude rapportée par la Revue britannique
Nature Climate Change/ Octobre 2012, le minime réchauffement du fond des océans de
même que la baisse de la concentration en oxygène entraineraient des variations
étonnantes en termes de poids corporel des poissons. En effet, le poids maximal
moyen de certains poissons diminuerait de 14 à 24% d’ici 2050. D’où les conséquences
inquiétantes des émissions de gaz à effet de serre sur les écosystèmes marins ;
phénomène qu’empirent la pollution par les hydrocarbures et la surpêche.

Des infrastructures et équipements en qualité et en qualité sont nécessaires pour


l’ensemble des transformatrices de produits halieutiques de la ZCO.
Les OP ont besoin de renforcement de capacités techniques, de gestion, mais aussi et
surtout organisationnelles et de négociation.
L’alphabétisation passe pour une demande pressante dans le milieu de la pêche. Il
conviendrait de développer des modules fonctionnels dans ce sens (lecture, écriture,
calcul) en Wolof (Saint Louis, Louga) et en Pulaar (Matam, Louga).
Des modules intéressants et complémentaires par rapport à leur professionnalisme
informel des acteurs de la pêche et de l’aquaculture porteraient sur l’hygiène et la
qualité tout comme la Gestion durable des ressources naturelles.
Il en irait de la possibilité de leur appliquer une valorisation des acquis par l’expérience.
L’implication des pêcheurs tradi professionnels dans le corps des formateurs praticiens
est fortement souhaitable pour susciter la motivation de la cible.
Eu égard à l’évolution du contexte technologique, développer des compétences en
mécatronique et en utilisation des appareils informatisées (ordinateurs, GPS).
Cas de l’aquaculture :

L’Aquaculture et la pisciculture en particulier, passe pour une alternative salutaire face à la


pression d’exploitation qui risque de raréfier la ressource halieutique de capture. D’où l’actuelle
politique de pêche qui mentionne parmi ses objectifs phare la promotion de l’Aquaculture.

La réalisation d’une telle ambition passe fondamentalement par la levée de contraintes sous-
jacentes comme :

o L’organisation de campagne de sensibilisation contre les barrières de méconnaissance


voire culturelle par rapport à un élevage jugé insolite.
o Engager des études et une recherche vis-à-vis des potentialités aquacoles de certaines
espèces de poisson, sur des biotopes favorables et la formulation alimentaire.
o L’élaboration d’une législation foncière en faveur d’une disponibilité de sites aptes à la
spéculation.
o Dresser des plans d’aménagement pour une maîtrise de l’eau des régimes hydrauliques.
o La mise en place de structures de formation appropriées pour prendre en charge des
producteurs néophytes en la matière.
o Construire des stations d’alevinage et mettre en place des unités de fabrique d’aliments de
poisson.
o Assurer une formation de formateurs afin d’apporter un appui technique de proximité aux
producteurs.
Recommandations pour un dispositif de formation efficient

Eu égard à l’exploitation des données de cette étude, les recommandations en matière de


formation professionnelle vont dans le sens de l’élaboration de modules progressifs concernant
chaque type de métier. Et sur la base d’une alphabétisation fonctionnelle massale, développer des
thèmes de sensibilisation et de formations pratiques.*

Seront prises en considération la nature de la cible (juvénile scolarisée et adulte


alphabétisée), sa disponibilité en fonction du calendrier d’activités et sa considération (implication
de l’expertise traditionnelle dans le pool des formateurs pour limiter les rebus et valoriser certaines
connaissances empiriques) mais également les sites de formation (situation/ plan d’eau et attrait),
l’approche et les supports pédagogiques (Andragogie, audio visuels).

Les Centres de formation seraient ouverts à la mer ou à un cours d’eau, lieu d’exercices
d’application et comporter des infrastructures d’accompagnement et des équipements attrayants.

Le personnel enseignant serait bien motivé par les équipements des Centres mais aussi
leur prise en charge et plan de carrière. Les Techniciens assureraient essentiellement les théories et
les Professionnels les enseignements pratiques (modernes et traditionnels).

Les contenus de formation devraient être répartis en section de base (niveau alpha),
section initiale (niveau scolarisé), section apprentissage (niveau CAP, BT) et en section continue
(niveau BTS, Ingénieur).
CONCLUSION GENERALE

De cette étude résulte une focale explicite du sous-secteur de la pêche et de l’aquaculture dans la
Zone de Concentration Optimale dite ZCO et qui regroupe les régions de Saint Louis, Louga et
Matam. C’est ainsi, qu’après une situation du sous-secteur sur le plan national et particulièrement au
niveau de cette ZCO les points suivants retiennent attention :

• La caractérisation des acteurs qui précise les effectifs (plus de 11000 pêcheurs, près d’un
millier de mareyeurs et quelques 1500 transformatrices de produits halieutiques ; sans perdre
de vue des acteurs d’un volet piscicole sur 14 sites et ceux qui s’adonnent aux métiers
connexes). Les niveaux de formation de ces acteurs qui se sont révélés bas tant en
instruction (seuls% ont un niveau dépassant l’école primaire) qu’en qualification
(essentiellement par apprentissage traditionnel, d’où un professionnalisme sanctionné que
dans % des cas et par des attestations).

• La caractérisation des activités qui demeurent nombreuses, diversifiées et déterminent des


fonctions de travail plurielles. Ces dernières concernent les métiers directement et
indirectement liés à la pêche mais aussi à l’aquaculture.

• La caractérisation des entreprises qui se révèlent traditionnelles et pourvoyeuses d’un


apprentissage qui se lègue d’une génération à la suivante ; en effet, % d’entre elles sont de
type familial.

• L’offre de formation qui s’avère non structurée et insuffisante par rapport aux attentes des
différents profils (% des enquêtés déclarent n’avoir jamais suivi un programme de formation).

• Une offre fournie par des structures de formation formelles peu nombreuses dans la ZCO et
ces dernières ne sont d’ailleurs pas spécialisées dans le domaine de la pêche et de
l’aquaculture. Souvent un seul volet de leur curriculum intéresse le sous-secteur de la pêche.

• Une demande de formation qui s’exprime plurielle et multi cible (% sont demandeurs de
formation et sur plusieurs thématiques dont l’Hygiène et la Qualité et la Gestion financière).
Elle s’avère difficile à satisfaire par une offre insuffisante dans la ZCO et globalement de
niveau élevé par rapport à la cible majoritaire.

En effet, le niveau édicté par l’exigence en sécurité, hygiène et qualité est en net déphasage par
rapport à des pré acquis intellectuels limités des acteurs à la base. Le moule d’un apprentissage
traditionnel forgé au fil des âges rend difficile toute reconversion de mentalité pour caler avec les
exigences qualité d’un contexte international caractérisé par la concurrence et la compétitivité.

Il en résulte que même s’il semble inopportun de créer des centres spécialisés en pêche et
aquaculture, il n’en demeure pas moins que c’est par cette initiative que passerait l’émergence d’un
nouveau profil d’acteurs en phase avec les politiques et ouverts au progrès socio-économique.
Toutefois, les conditions de réalisations de tels centres passeront par un approfondissement de
l’étude qui intègre, en sus de l’éclairage de celle-ci, des dimensions sociologiques et pédagogiques
importantes.

ANNEXES
ACTIVITES DE COLLECTE DE DONNEES QUALITATIVES AU NIVEAU DES STRUCTURES CENTRALES DE DAKAR

Annexe 1: tableau activités de collecte données à Dakar

DAKAR
Période Activités Adresses Intervenants
Port/ En face de la Gare Membres de l’équipe
Rencontre avec les Agents de la Direction de la pêche Maritime
ferroviaire
Rencontre avec le point focal de la Direction de la Pêche maritime Port/ En face de la Gare Membres de l’équipe
ferroviaire
Rencontre avec la Direction de l’Agence Nationale de l’Aquaculture Avenue Faidherbe/ Rue de la Membres de l’équipe
Juin Gare
Rencontre avec les responsables du Consortium Sénégalais des En face Colis postaux ~ Pompier Membres de l’équipe
à chargeurs
Rencontre de la Direction de l’Ecole de Formation Maritime Yarakh ~ Prés de l’Institut de Coupe Membres de l’équipe
Juillet Rencontre de la Direction de la Pêche continentale Point E
Rencontre de la Direction de la Protection et de la Surveillance des Ouakam ~ Bordure Océan
Pêches
2012 Rencontre de la Direction de la Gestion et Exploitation des Fonds Thiaroye Sur Mer Membres de l’équipe
Marins
Rencontre de la Direction des Industries des Transformations de la Thiaroye Sur Mer
Pêche
Rencontre avec le Directeur et le Directeur des Etudes de l’Ecole de Thiaroye Sur Mer
Formation des Techniciens des Pêches et de l’Aquaculture
Rencontre des membres du Groupe Pêche pour une exploitation et Direction de l’Elevage ~ Avenue Membres de l’équipe
synthèse des données puis une planification du voyage vers la ZCO. Pasteur
Annexe 2: ACTIVITES DE COLLECTE DE DONNEES QUALITATIVES AU SEIN DE LA ZCO (Juillet 2012)

PERSONNES
STRUCTURES CIBLES FONCTIONS CONTACTS MAIL
RENCONTREES
Service régional pêche Ibrahima Lô Chef de service 77 649 01 45 [email protected]
33 961 12 80
Service départemental de la Balla Gueye Chef de service 77 447 23 30
pêche de saint louis 33 961 12 80
Agence régional de Ousmane Sow Chef planification et 77 793 12 25
développement(ARD) renforcement de
capacités
Services
Agence nationale de Amadou Tidiane Camara Chef Antenne Nord 77 532 14 99
techniques
l’aquaculture(ANA)
Inspection d’académie(IA) Serigne Amadou Ndar Fall Inspecteur 77 635 27 10 [email protected]
d’académie
Service départemental de la Mamadou Sarr Chef de service 76 588 45 49
pêche(Dagana)
Service départemental de la Mamadou Fall
pêche(Podor)
Chambres de commerce, Moussa Ndiaye Secrétaire Général 77 537 93 34 [email protected]
d’Industrie et 33 961 29 80
d’Agriculture(CCIA)
Chambres El Hadji Abdoulaye Leye Président 77 634 57 88 [email protected]
Consulaires Saint Louis 70 722 27 47
Chambre des métiers Cheikh Gaye Secrétaire Général
Mactar Diaw (Dagana) Président 77 574 18 22
Djiby Mbaye (Podor) Président 77 645 99 18
Centre de transformation des Fatou Bintou Diagne Vice- Présidente 77 342 71 71
produits SL
STRUCTURES
Centre de formation des acteurs Mamadou Moustapha Responsable du
DE
de la Pêche SL Dièye centre
FORMATION
Lycée Technique André Momar Amar Proviseur du Lycée 77 646 17 88 [email protected]
Peytavin (LTAP)
Station Piscicole de Richard Toll
Charpenterie SL El Hadji Diouf Chef d’équipe
ENTREPRISES/
Mécanique Hors bord LTAP
GIE
Station fuel sous douane Non
Abdoulaye Magatte Diaw Président 77 606 04 19
commission
CLPA saint louis
environnement
Marigueye Diaw Diallo Membre 77 727 43 77
Ferme aquacole privée de Cheikh Diop Responsable
Gniling Mbao relations extérieures
CLPA Gandiole
Mamadou Sène Président 77 564 79 71
ORGANISATIO Commission Diamalaye des
commission
NS sennes tournantes
environnement
PROFESSIONN
GIE des femmes Fatou Binetou Diagne Présidente GIE 77 342 71 71
ELLES
transformatrices de Guet Ndar
Groupement des Mareyeurs de Assane Fall Membre du 77 403 31 84
Guet Ndar groupement
Comité de gestion du quai de Ibrahima Seck Président 77 655 02 74
pêche de Guet Ndar Yaram Fall Secrétaire Général 77 273 64 50
Mamadou Coulibaly Président 77 727 57 53
Comité de gestion du quai de
commission
pêche de Goxu Mbacc
environnement
Services Service régional pêche Ibrahima Diouf Chef de service 33 967 11 42
techniques
Service départemental de la Oumar Sy Chef de service 77 561 26 12 [email protected]
pêche de Louga
Agence régional de Fama Touré Chef de division 77 651 03 88 [email protected]
développement(ARD) Louga suivi/évaluation
Samba Diagne Agent Comptable 77 550 58 58 [email protected]
Service départemental de la absent
pêche (Kébémer)
Annexe 3 : lieu de conservation

Pêche
Lieu de conservation LOUGA ST LOUIS MATAM Total
Caisse isotherme 37 226 152 415
Autre 85 63 149
Total 37 299 207 544
Mareyage
Lieu de conservation LOUGA ST LOUIS MATAM Total
Caisse isotherme 74 35 6 115
Camion frigorifique 54 49 - 103
Entrepôt 2 6 2 10
Magasin de stockage 10 10
Autre 10 9 6 25
Total 91 78 12 181
Transformation artisanale
Lieu de conservation LOUGA ST LOUIS MATAM Total
Entrepôt 9 9
Magasin de stockage 60 60
Autre 9 232 241
Total 9 292 301

Source : Etude préliminaires

Annexe 4: Mode d’acquisition matière première

Mareyage
Mode d'acquisition de Région
Total
la matière première LOUGA ST LOUIS MATAM
Achat 91 102 15 207
Auto produit 3 3
Autre 1 1
Total 91 102 15 207
Transformation artisanale
Mode d'acquisition de Région
Total
la matière première LOUGA ST LOUIS MATAM
Achat 642 697 1 338
Auto produit 17 17
Cueillette 23 9 31
Autre
664 697 1 361

Source : Etude préliminaires


Annexe 5: Nature des produits selon l’activité menée

Nature des PECHE Total


produits LOUGA ST LOUIS MATAM
effectif % effectif % effectif % effectif %
Poissons 244 64,5% 506 90,2% 714 100,0% 1 464 88,5%
Mollusque 70 18,4% 37 6,5% 106 6,4%
Crustacés 65 17,1% 18 3,3% 83 5,0%
Total 379 100,0% 561 100,0% 714 100,0% 1 654 100,0%
Nature des MAREYAGE
produits LOUGA ST LOUIS MATAM Total
effectif % effectif % effectif % effectif %
Poissons 26 79,2% 102 85,4% 16 100,0% 144 85,5%
Mollusque 9 7,3% 9 5,2%
Crustacés 7 20,8% 6 4,9% 13 7,6%
Kéthiakh, 3 2,4% 3 1,7%
Total 33 100,0% 119 100,0% 16 100,0% 168 100,0%
Nature des TRANSFORMATION ARTISANALE
produits LOUGA ST LOUIS MATAM Total
effectif % effectif % effectif % effectif %
Crustacés 77 4,2% 77 2,9%
Guedj 348 43,6% 525 28,6% 873 33,2%
Saly 203 25,3% 241 13,1% 443 16,8%
Tambadiang 218 27,2% 344 18,8% 562 21,3%
Kéthiakh, 1 0,1% 507 27,7% 508 19,3%
Yeet 138 7,5% 138 5,2%
Yokhoss 8 0,9% 8 0,3%
Pagne 23 2,8% 23 0,9%
Total 799 100,0% 1 832 100,0% 2 631 100,0%
Source : Etude préliminaires

Annexe 6: Nombre moyen de personnes par exploitation

A0. Région Table Total


Campagne LOUGA ST LOUIS MATAM
Personnel Moyenne Moyenne Moyenne Moyenne
Période froide Nombre de personnes 3 6 2 4
saison hivernale 3 6 2 4
Total Nombre de personnes 3 6 2 4
Source : Etude préliminaires
Annexe 7: Niveau de scolarisation pour les 5-14 ans

LOUGA ST LOUIS MATAM Total


Niveau
Effectif % Effectif % Effectif % Effectif %
Milieu de résidence
Urbaine
Aucun 12 516 49,0% 12 354 20,0% 7 551 24,1% 32 421 27,3%
Préscolaire 0 0,0% 1 926 3,1% 2 250 7,2% 4 175 3,5%
Primaire 9 452 37,0% 35 725 57,8% 18 797 60,0% 63 975 53,9%
Moyen 3 599 14,1% 11 786 19,1% 2 718 8,7% 18 103 15,3%
Ne sait pas 0 0,0% 0 0,0% 0 0,0% 0 0,0%
Total 25 567 100,0% 61 791 100,0% 31 316 100,0% 118 674 100,0%
Milieu de résidence
Rurale
Aucun 104 380 78,1% 46 931 40,3% 51 578 55,1% 202 888 59,0%
Préscolaire 1 904 1,4% 1 115 1,0% 738 0,8% 3 756 1,1%
Primaire 19 616 14,7% 57 995 49,8% 36 979 39,5% 114 590 33,3%
Moyen 7 265 5,4% 10 100 8,7% 4 269 4,6% 21 635 6,3%
Ne sait pas 445 0,3% 348 0,3% 0 0,0% 792 0,2%
Total 133 610 100,0% 116 489 100,0% 93 563 100,0% 343 661 100,0%
Total
Aucun 116 896 73,4% 59 285 33,3% 59 129 47,3% 235 309 50,9%
Préscolaire 1 904 1,2% 3 041 1,7% 2 987 2,4% 7 932 1,7%
Primaire 29 068 18,3% 93 720 52,6% 55 776 44,7% 178 564 38,6%
Moyen 10 864 6,8% 21 887 12,3% 6 987 5,6% 39 738 8,6%
Ne sait pas 445 0,3% 348 0,2% 0 0,0% 792 0,2%
Total 159 177 100,0% 178 280 100,0% 124 879 100,0% 462 335 100,0%
Source : EEPAE, FRADEV-Afrique, Septembre 2011
Annexe 8: Niveau de scolarisation pour les 15 ans et plus

Tableau: Niveau de scolarité pour les 15 ans et plus

Niveau de LOUGA SAINT LOUIS MATAM Total


scolarisation Effectif % Effectif % Effectif % Effectif %
Milieu de résidence Urbaine
Aucun 37 853 44,7%73 877 32,1% 38 088 53,9% 149 817 38,9%
Préscolaire 1 032 1,2% 2 193 1,0% 551 0,8% 3 776 1,0%
Primaire 23 479 27,7%60 770 26,4% 18 287 25,9% 102 536 26,6%
Moyen 12 748 15,0%47 340 20,6% 8 311 11,8% 68 398 17,7%
Secondaire 5 985 7,1% 29 918 13,0% 3 466 4,9% 39 370 10,2%
Supérieur 3 306 3,9%15 770 6,9% 1 900 2,7% 20 977 5,4%
Ne sait pas 322 0,4% 353 0,2% 0 0,0% 674 0,2%
Total 84 725 100,0%
230 220 100,0% 70 603 100,0% 385 548 100,0%
Milieu de résidence Rurale
Aucun 241 460 73,8% 236 229 68,8% 166 481 75,7% 644 170 72,3%
Préscolaire 1 191 0,4% 802 0,2% 739 0,3% 2 732 0,3%
Primaire 40 068 12,2% 55 886 16,3% 29 444 13,4% 125 398 14,1%
Moyen 27 175 8,3% 37 815 11,0% 15 413 7,0% 80 403 9,0%
Secondaire 11 918 3,6% 11 139 3,2% 6 002 2,7% 29 059 3,3%
Supérieur 5 425 1,7% 1 711 0,5% 1 238 0,6% 8 374 0,9%
Ne sait pas 0 0,0% 0 0,0% 601 0,3% 601 0,1%
Total 327 237 100,0% 343 582 100,0% 219 916 100,0% 890 736 100,0%
Total
Aucun 279 313 67,8% 310 105 54,0% 204 569 70,4% 793 987 62,2%
Préscolaire 2 224 0,5% 2 994 0,5% 1 289 0,4% 6 507 0,5%
Primaire 63 548 15,4% 116 656 20,3% 47 730 16,4% 227 934 17,9%
Moyen 39 923 9,7% 85 155 14,8% 23 724 8,2% 148 801 11,7%
Secondaire 17 904 4,3% 41 057 7,2% 9 468 3,3% 68 428 5,4%
Supérieur 8 731 2,1% 17 482 3,0% 3 139 1,1% 29 351 2,3%
Ne sait pas 322 0,1% 353 0,1% 601 0,2% 1 275 0,1%
Total 411 963 100,0% 573 802 100,0% 290 519 100,0% 1 276 284 100,0%
Source: EEPAE, FRADEV-Afrique, Septembre 2011
Annexe 9: Domaine de formation 10 ans et plus

LOUGA ST LOUIS MATAM Total


Domaine
Effectif % Effectif % Effectif % Effectif %
Élevage 1 270 3,2% 2 976 2,2% 11 038 13,2% 15 284 5,9%
Commerce 1 015 2,5% 7 810 5,7% 5 725 6,8% 14 550 5,6%
Enseignement 3 882 9,7% 4 542 3,3% 2 287 2,7% 10 711 4,1%
Coiffure 1 652 4,1% 1 618 1,2% 108 0,1% 3 378 1,3%
Agriculture 1 013 2,5% 69 026 50,7% 40 665 48,5% 110 705 42,6%
Couture 6 284 15,7% 7 985 5,9% 4 034 4,8% 18 303 7,0%
Menuiserie 3 281 8,2% 4 562 3,4% 2 476 3,0% 10 319 4,0%
Transport 5 175 12,9% 10 288 7,6% 1 516 1,8% 16 979 6,5%
Maçon / carreleur 3 524 8,8% 5 567 4,1% 3 227 3,8% 12 318 4,7%
Mécanicien 1 484 3,7% 1 501 1,1% 1 060 1,3% 4 045 1,6%
Pêcheur 415 1,0% 2 046 1,5% 0 0,0% 2 462 0,9%
Autre 11 066 27,6% 18 182 13,4% 11 719 14,0% 40 967 15,8%
Total 40 062 100,0% 136 102 100,0% 83 855 100,0% 260 019 100,0%
Source: EEPAE, FRADEV-Afrique, Septembre 2011

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