TP Ap 43 - 2020-2021
TP Ap 43 - 2020-2021
MANUEL DE TRAVAUX
PRATIQUES
TP N°1 :
DIFFRACTION DE LA LUMIERE PAR UNE FENTE FINE
Détermination de la largeur de la fente
TP N°2 :
DIFFRACTION DE LA LUMIERE PAR TROIS FENTES FINES
Détermination de la largeur d’une fente et de la distance entre deux
fentes voisines
2
Avertissement
2. L’étudiant une fois en salle de T.P. doit être en mesure de répondre oralement à trois
questions importantes :
• Le but de la manipulation,
• Les grandeurs à mesurer et les grandeurs recherchées,
• L’aspect théorique introduit pour expliquer ou exploiter les résultats
expérimentaux.
3. A la fin de chaque séance de T.P., chaque binôme doit remettre un compte-rendu présentant
proprement les résultats. Les jugements sera fait non seulement sur la précision et
l’exactitude des résultats, mais aussi sur la pertinence des remarques et la clarté et la
propreté de la présentation du rapport (regarder le paragraphe : rédaction d’un compte rendu
de travaux pratiques)
3
Rédaction d’un compte rendu de travaux pratiques
Le compte rendu des manipulations que vous avez effectuées est destiné non seulement à votre
usage personnel, mais aussi à être lu et apprécié par un lecteur.
D’emblée, il est donc nécessaire d’introduire succinctement le sujet traité. En quelques lignes, il
est souhaitable que soient définis clairement le but du travail réalisé ainsi que les lois que vous vous
proposez d’illustrer et de vérifier sans toutefois effectuer un recopiage du polycopié de T.P.
1. Donner le schéma du montage effectué. Celui-ci sera réalisé en utilisant les symboles
classiquement utilisés en physique.
2. Fournir un tableau récapitulatif des résultats de vos mesures où doivent figurer les unités des
grandeurs mesurées ainsi que les incertitudes sur celles-ci.
3. Pour les tracés de courbe :
4. Discuter les résultats. Sont-ils en conformité avec ce qui était attendu ? Donner vos conclusions.
Ces résultats dépendent en grande partie du matériel utilisé et du soin que vous avez apporté à
relever les mesures. En effet, toutes les mesures de grandeurs sont entachées d’erreurs dues à
l’expérimentateur et à l’imperfection des appareils de mesure.
4
ERREURS ET INCERTITUDES DE MESURES
Durant les Travaux Pratiques, toute grandeur physique mesurée devra être
accompagnée de son incertitude de mesure.
Toutes les mesures de grandeurs physiques sont entachées d’erreurs dues à l’expérimentateur et
à l’imperfection des appareils de mesure. Il est alors nécessaire de connaître la confiance que l’on
peut accorder à ces mesures, et il devient donc indispensable de rechercher la marge d’incertitude
associée aux résultats expérimentaux.
L’erreur absolue X commise sur la mesure de la grandeur X est la différence entre la valeur
mesurée Xm et la valeur réelle Xr :
X = Xm - Xr
C’est une grandeur algébrique qui admet la même unité que la grandeur X mesurée.
L’erreur relative commise sur la mesure de cette même grandeur X est le rapport de cette erreur
absolue sur la valeur réelle Xr de celle-ci :
X X m − X r
=
X Xr
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PROBLEME : On ne connaît jamais la valeur exacte Xr de la grandeur X et on ne peut donc pas
calculer les erreurs définies précédemment. On cherche alors à déterminer les limites supérieures
de ces erreurs appelées incertitudes. On peut remarquer que l’erreur n’atteindra
qu'exceptionnellement la valeur de l’incertitude.
𝛥𝑋 = Sup ∣ 𝛥𝑋 ∣
C’est une grandeur positive qui admet la même unité que la grandeur X mesurée. On peut ensuite
déterminer un intervalle de confiance qui contient la valeur réelle :
Xm - X < Xr< Xm + X
L’incertitude relative commise sur la mesure de cette même grandeur X est la limite supérieure
de l’erreur relative:
∣𝛥𝑋∣
𝛥𝑋 = Sup
∣𝑋∣
C’est un nombre sans dimension, souvent exprimé en pourcentage, qui caractérise la précision
de la mesure.
I.5- Exemple
Deux distances focales f’1 et f’2 de valeurs 20 mm et 450 mm sont mesurées respectivement
avec les incertitudes f’1 = 5 mm et f’2 = 15 mm. Les résultats doivent s’écrire sous la forme
suivante :
6
II- Evaluation expérimentale de l'incertitude de mesure
Dans certains cas, il peut être difficile d’apprécier les incertitudes de mesure (précision des
appareils non communiquée, dispersion des résultats assez importante). Nous pouvons aussi être
en présence d’erreurs accidentelles généralement dues à des causes diverses : instabilité des sources
de lumière, mauvais contacts électriques, variations des conditions de mesures (température,
pression,...), vibrations. Lorsqu’on répète la même mesure dans des conditions apparemment
identiques, ces erreurs ont un signe et un module variables, et nous observons une dispersion des
résultats. On peut alors être amené à rechercher une évaluation de l’incertitude absolue en
recommençant plusieurs fois la mesure, établissant ainsi une statistique sur cette mesure. Il est bien
évident que cette procédure n’est valable que dans le cas où les disparités entre ces différentes
mesures sont observables.
Soient x1, x2, ..., xn, les valeurs trouvées pour cette même mesure répétée n fois. Nous pouvons
alors calculer la valeur moyenne de la mesure :
= ( x1 + x2 + … + xn ) / n
Dans une première approche, l’incertitude expérimentale absolue (x)exp de la mesure peut être
alors définie comme la plus grande des valeurs | x1 - |, | x2 - |, ..., | xn - |.
Une autre approche plus statistique consiste toujours à aborder la mesure de la moyenne
arithmétique, mais en la couplant avec une mesure donnant des indications sur la dispersion des
résultats : l’écart-type. La moyenne arithmétique d’une série de mesures permet d’identifier la
quantité autour de laquelle les valeurs sont réparties. L’écart-type exprime la fluctuation des valeurs
autour de cette moyenne arithmétique. Elle est définie ci-dessous :
𝑛
1
𝑠 = √ ∑(𝑥𝑖 − µ)2
𝑛
𝑖=1
Un faible écart-type permet d’indiquer avec une plus grande précision entre quelles valeurs
peuvent varier les mesures. Plus la valeur de l’écart-type est faible, moins la dispersion des mesures
autour de la moyenne est importante.
A côté des erreurs systématiques que l’on peut corriger ou négliger, toute mesure est entachée
d’incertitudes dues à l’appareil et à l’expérimentateur qui ne sont parfaits ni l’un ni l’autre.
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III.1- Incertitude de lecture (x)l
Elle est liée à la finesse de l’échelle de lecture de l’appareil, et comme par exemple sur les
appareils électromagnétiques, aux capacités de l’expérimentateur à apprécier la position réelle de
l’aiguille sur l’échelle de lecture (pour le luxmètre par exemple). L’expérimentateur commet une
incertitude sur la lecture de la grandeur à mesurer qu’il doit apprécier lui-même. Cette
imprécision (1/4 ou une 1/2 division par exemple) doit être traduite dans l’unité de grandeur
correspondante au calibre utilisé.
Quand on utilise des appareils électroniques à affichage numériques, l’incertitude de lecture est
souvent donnée sous la forme d’une incertitude relative sur la lecture du résultat affiché à l’écran
(incertitude relative de lecture de 0,05 % par exemple).
Pour une mesure, l’incertitude absolue totale est la somme de l’incertitude de lecture et de
l’incertitude de classe (de gamme) :
x = (x)l + (x)c
III.4- Exemples
Nous mesurons un flux avec un appareil électromagnétique (luxmètre) de classe 2. Nous sommes
sur le calibre 200 lux (W.m-2), de pleine échelle 100 divisions, et la mesure effectuée donne 85
divisions avec une imprécision de ½ division évaluée par l’expérimentateur.
8
⇒m = 200 x 85/100 = 170 W.m-2
⇒ = (170 ± 5) W.m-2
L’incertitude absolue est la même quelle que soit la valeur mesurée, il est donc judicieux
d’effectuer la mesure sur le calibre qui donne la plus grande déviation (appareil électromagnétique)
ou sur la gamme qui s’approche le plus de la valeur à mesurer (appareil électronique à affichage
numérique).
On parle de mesure directe quand la grandeur G peut être mesurée par comparaison directe avec
l’unité. Sa valeur est alors le résultat d’une seule mesure, qui peut éventuellement être répétée.
Il est évident qu’il faut réduire au maximum l’incidence des erreurs accidentelles affectant cette
mesure directe. Ensuite, on peut effectuer une série de mesures permettant de calculer la moyenne
arithmétique de ces mesures Gm et l’incertitude expérimentale résultante (G)exp. On doit ensuite
déterminer les incertitudes absolues instrumentales (G)s et évaluer le poids respectif des différents
types d’incertitudes.
Exemple :
On effectue la mesure d’une tension continue avec un voltmètre numérique de type Digitest 200
(incertitude relative de lecture = ± 1 % de la lecture, incertitude relative de gamme = ± 2 % du
calibre).
Une série de mesures espacées dans le temps donne les valeurs suivantes :
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V1 = 12.05 V; V2 = 12.02 V; V3 = 12.01 V; V4 = 12.04 V; V5 = 12.03 V;
⇒ (V)s>> (V)exp
Dans ce cas, on peut négliger l’incertitude expérimentale pour ne conserver que l’incertitude
instrumentale.
Si nous utilisons maintenant un appareil numérique plus précis de type MNK 179 (incertitude
relative de lecture = ± 0.04% de la lecture, incertitude relative de gamme = ± 0.005% du calibre).
L’erreur instrumentale est alors égale à :
⇒ (V)s< (V)exp
L’erreur instrumentale, au plus égale à (V)s n’est plus prépondérante. Nous ne prendrons en
compte que l’incertitude expérimentale. La précision de cet appareil est pratiquement superflue.
Soit une grandeur X dont la détermination se fait par l’intermédiaire d’autres grandeurs Y, Z
(supposées indépendantes) qui sont mesurées directement. La valeur xm mesurée de la grandeur X
se calcule à partir d’une fonction f des valeurs mesurées ym et zm respectivement des grandeurs Y
et Z : xm = f(ym,zm)
Il peut être souvent plus pratique de passer par la dérivée logarithmique, en particulier quand la
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grandeur X est déterminée à partir de produits et quotients.
Exemple : Mesure indirecte d’une résistance R à partir d’une mesure d’une intensité I et d’une
tension U d’incertitude absolue respective I et U. Calcul de R :
𝑈
On a : 𝑅 =
𝐼
𝜕𝑅 𝜕𝑅
(1) et (2) ⇒𝑑𝑅 = 𝑑𝑈 + 𝑑𝐼
𝜕𝑈 𝜕𝐼
𝜕𝑅 𝜕𝑅 1 −𝑈
(3) ⇒𝛥𝑅 =∣ ∣ 𝛥𝑈+∣ ∣ 𝛥𝐼 =∣ ∣ 𝛥𝑈+∣ ∣ 𝛥𝐼
𝜕𝑈 𝜕𝐼 𝐼 𝐼2
𝛥𝑈 𝛥𝐼
(4) ⇒𝛥𝑅 = [ + ]𝑅
𝑈 𝐼
𝑑𝑅 𝑑𝐼 𝑑𝑈
(1) et (2) ⇒ =− +
𝑅 𝐼 𝑈
𝛥𝑅 𝛥𝐼 𝛥𝑈
(3) et (4) ⇒ = +
𝑅 𝐼 𝑈
Ce qui précède montre qu’à toute mesure physique doit être associée une incertitude absolue
dont il faut tenir compte dans le résultat numérique final. L’incertitude absolue ne doit comporter
qu’un seul chiffre significatif en arrondissant toujours à la valeur supérieure. Si ce chiffre est
inférieur à 3, on peut admettre le deuxième chiffre significatif. Le résultat d’une mesure doit être
donné avec un nombre limité de chiffres, correspondant à l’incertitude absolue maximale et
compatible avec la précision de la mesure.
Exemples :
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C = (15 ± 0,6) µF et C = (15,28 ± 0,6) µF sont des écritures incorrectes.
𝐸 = ∑[𝑦𝑖 − 𝑓𝑥𝑖 ] ²
𝑖=1
E peut être nulle si la fonction f est un polynôme de degré N-1. Un tel polynôme n'est pas
interprétable physiquement dès que N est supérieur à 4. D'autre part toute mesure étant entachée
d'une incertitude, on ne peut imposer à la fonction f de passer par tous les points.
1. Les dérivées partielles premières de E par rapport à chaque coefficient de f sont nulles ⇔ E
est extrémale.
2. Toutes les dérivées partielles secondes de E sont positives pour les valeurs des coefficients
obtenus par la première condition ⇔ E est minimale.
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l'expression de la fonction, ce système sera linéaire ou non. La seconde condition n'est jamais
utilisée, car en prenant pour les coefficients des valeurs très grandes on peut obtenir pour E des
valeurs aussi élevées que l'on veut.
𝐸 = ∑[𝑦𝑖 − 𝑎1 𝑥𝑖 𝑎0 ]2 = ∑𝑦𝑖2 𝑎12 ∑𝑥𝑖2 𝑁𝑎02 − 2𝑎1 ∑𝑥𝑖 𝑦𝑖 − 2𝑎0 ∑𝑦𝑖 2𝑎1 𝑎0 ∑𝑥𝑖
𝜕𝐸 𝜕𝐸
= 2𝑎1 ∑𝑥𝑖2 − 2∑𝑥𝑖 𝑦𝑖 2𝑎0 ∑𝑥𝑖 = 2𝑁𝑎0 − 2∑𝑦𝑖 2𝑎1 ∑𝑥𝑖
𝜕𝑎1 𝜕𝑎0
La condition de nullité de ces deux dérivées partielles conduit à un système de deux équations à
deux inconnues :
En général, ce système est un système de Cramer, il admet donc une solution unique donnée par
les expressions:
La droite ainsi obtenue passe par le point G, point moyen du « nuage ». Il a pour coordonnées
∑𝑥𝑖 ∑𝑦𝑖
𝑥¯ = ; 𝑦¯ = . Pratiquement, on évalue le coefficient a1, puis on détermine le coefficient a0 à
𝑁 𝑁
Pour évaluer les incertitudes sur a0 et a1, on utilisera une méthode simple, la méthode des pentes
extrêmes, qui est développée ci-dessous. D’autres méthodes, beaucoup plus rigoureuses (méthode
des moindres carrés pondérés, par exemple), existent mais nécessitent des calculs trop longs pour
être effectués dans une séance de Travaux Pratiques.
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OPTIQUE
PHYSIQUE
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DIFFRACTION DE LA LUMIERE
PAR DES FENTES MULTIPLES
ET PAR UN RESEAU DE TRANSMISSION
2. PREREQUIS
• Principe d’Huygens
• Les interférences
• Diffraction de Fresnel
• Diffraction de Fraunhofer
• Notion de cohérence
• Laser
3. PRINCIPE DE LA MANIPULATION
Des fentes multiples ayant la même largeur et séparés par la même distance, ainsi que des
réseaux de diffraction dont les pas sont constants, sont soumis à une lumière monochromatique de
longueur d’onde = 632nm issue d’un laser He − Ne . Les tâches de diffraction correspondantes
sont analysées selon leurs intensités et leurs positions par le biais d’une photodiode mobile.
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4. MATERIEL UTILISE
• Un amplificateur universel
• Un banc optique profilé de longueur l = 150cm
• 2 Pieds ajustables pour banc optique profilé
• 5 Curseurs pour banc optique profilé de hauteur h = 30mm
• Un dispositif muni d’une molette permettant le déplacement latéral de la photodiode
• 2 Portes lentilles
• Un Porte objet 5 5mm
• Une Lentille avec monture de distance focale f = 20mm
• Une Lentille avec monture de distance focale f = 100mm
• Une photodiode
• Un diaphragme contenant 3 fentes fines
• Un diaphragme contenant 4 fentes multiples
• Un réseau de diffraction 4 lignes par mm
• Un réseau de diffraction 8 lignes par mm
• Un réseau de diffraction 10 lignes par mm
• Un réseau de diffraction 50 lignes par mm
• Un multimètre digital
• Un cordon de connexion rouge de longueur l = 750mm
• Un cordon de connexion bleu de longueur l = 750mm
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Fig. 1: Dispositif expérimental pour mesurer l’intensité de lumière diffractée par des fentes
multiples et des réseaux. Les positions des différentes composantes du montage sur le banc optique
sont : Le laser à 2.5 cm; La lentille f = 20mm à 14.5 cm; La lentille f = 100mm à 27.5 cm; Les
objets diffractants à 33 cm; Le curseur portant la photodiode ajustable latéralement à 147.5 cm.
Avec l’aide des lentilles de distances focales f = 20mm et f = 100mm , nous générons un
faisceau laser élargi qui vient imprégner l’ouverture se trouvant au centre de la photocellule
maintenue sur l’axe optique du montage. L’objet diffractant est disposé verticalement dans le porte
objet et posé sur le trajet du faisceau laser de manière à ce qu’il soit uniformément éclairé.
Les variations de l’intensité de la lumière diffractée à travers une fente simple ou des fentes
multiples, en fonction de la coordonnée transversale x sont mesurées en déplaçant la photocellule
avec un pas de 0.25mm , ce qui correspond à un demi-tour du tambour.
Pour le réseau de transmission, les positions des pics doivent être déterminées pour en déduire
la longueur d’onde de la lumière laser ou le pas du réseau.
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6. MANIPULATIONS
a. Disposer verticalement une fente dans le porte objet et poser la sur le trajet du laser.
b. Mesurer la distance D entre l’objet diffractant et la cellule.
c. Mesurer la largeur l de la tâche centrale.
d. En déduire la largeur de la fente.
e. Disposer verticalement une fente triple dans le porte objet et poser la sur le trajet du laser.
f. Déterminer la fonction I ( x ) représentant la distribution de l’intensité diffractée.
g. Déterminer la largeur a d’une fente.
h. Déterminer la distance h entre deux fentes voisines.
a. Disposer verticalement le réseau de transmission contenant 10 lignes par mm dans le porte objet
et poser le sur le trajet du laser.
b. Mesurer la distance D entre l’objet diffractant et la cellule.
c. Déterminer la fonction I ( x ) représentant la distribution de l’intensité diffractée.
d. Déterminer les positions des pics d’intensité de la fonction I ( x ) .
e. Déterminer la constante du réseau h .
Donnée : La longueur d’onde de la lumière laser incidente est: = 632 nm .
7. THEORIE
Lorsqu’une lumière monochromatique issue d’une source laser traverse un système de p fentes
fines, infiniment longues, de largeur a , séparées par une distance constante h , il se produit un
phénomène de diffraction. L’intensité de la lumière issue de l’objet diffractant dépend de la
direction d’émergence , du nombre de fentes p , de la largeur d’une fente a , et de la distance
entre deux fentes voisines h . Nous pouvons montrer que I ( ) à pour expression (voir Cours et
TD sur la diffraction) :
18
2 2
p
sin a sin sin h sin
I ( ) = I 0
a sin
p sin h sin
Cette intensité est le produit de deux facteurs: le premier est celui de gauche, il correspond à la
figure de diffraction produite par une fente du réseau, le second est celui de droite, il représente les
interférences multiples en un point M de l’écran entre les ondes diffractées par les p fentes.
Selon la théorie développée par Fraunhofer, les minimums et les maximums de l’intensité de
lumière diffractée par une seule fente sont appelés interférences de première classe.
L’intensité de la lumière diffractée par une fente s’annule pour les directions k telles que:
k
sin k = où k = 1, 2,3...
a
Les positions angulaires des maximums d’intensités sont données par:
2k + 1
sin k = où k = 1, 2,3...
2 a
Dans le cas de la diffraction de la lumière par plusieurs fentes, les minimums d’intensité d’une
fente simple subsistent et viennent s’ajouter à eux des minimums de seconde classe correspondant
aux zéros du deuxième facteur de la figure de diffraction.
Le deuxième facteur de l’intensité de lumière diffractée est une fonction périodique de période
égale à arcsin ( h ) .
Par conséquent, pour étudier ce facteur nous limitons le domaine de variation à une période, ce
qui veut dire que:
sin 0, .
h
Pour 0, arcsin h , le dénominateur du deuxième facteur de l’intensité de lumière
diffractée est toujours positif et le numérateur s’annule pour les ( N − 1) valeurs de sin telles que:
k
sin k = où k {1, 2,3,..., N − 1}
ph
Entre les ( N − 1) minimums nuls recensés sur une période ( 0,arcsin h ) apparaissent
( N − 2 ) maximums. Chaque maximum est situé entre deux minimums consécutifs. Les maximums
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du deuxième facteur de l’intensité de lumière diffractée sont obtenus pour les valeurs suivantes de
sin :
1
sin k = k + où k {1, 2,3,..., N − 2}
ph 2
Figure 2. a : Intensité I ( ) de lumière diffractée par une fente fine en fonction de la direction
Figure 2. b : Lumière diffractée par une fente fine de largeur a = 0.1mm sur un écran situé à une
distance D = 1.2m . La longueur d’onde = 632nm .
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Figure 3. a : Intensité I ( ) de lumière diffractée par 3 fentes fines en fonction de la direction
d’émergence . La largeur d’une fente a = 0.1mm . La distance entre deux fentes consécutives est
h = 0.25mm . La longueur d’onde = 632nm .
Figure 3. b : Lumière diffractée par trois fentes fines de largeur a = 0.1mm , espacées de
h = 0.25mm sur un écran situé à une distance D = 1.2m . La longueur d’onde = 632nm .
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Figure 4 : Intensité I ( ) de lumière diffractée pour 1 fente, 2 fentes, 3 fentes et 4 fentes fines en
fonction de la direction d’émergence . La largeur d’une fente a = 0.1mm . La distance entre deux
fentes consécutives est h = 0.25mm . La longueur d’onde = 632nm .
Figure 5 : Intensité I ( ) de lumière diffractée par un réseau de transmission contenant 100 fentes
22
Noms: …………………………………………………………………………..……
Prénoms:………………………………………………………………………..……
Binôme:………………………………………Date :………………………………
DIFFRACTION DE LA LUMIERE
PAR UNE FENTE FINE
Détermination de la largeur de la fente
1. BUT DE LA MANIPULATION
………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………….……
…………………………………………………………………………………………………….
2. PARTIE EXPERIMENTALE
2.1 DIFFRACTION PAR UNE FENTE.
Détermination grossière de la largeur de la fente via la mesure de la largeur de la tâche centrale.
Mesurer la distance entre l’objet diffractant et l’écran :
D = ………………………………………………………………………………………….…..
………………………………………………………………………..……………………………
…………………………………………………………………………..…………………………
…………………………………………………………………………………………………..…
………………………………………………………………………………………………..
23
x(mm) Vsortie ( x)(V ) A R () I ( x) = V ( x) / ( A R ) ( A ) I ( x) / I ( x = 0)
0 1
0.5
1
1.5
2
2.5
3
3.5
4
4.5
5
5.5
6
6.5
7
7.5
8
8.5
9
9.5
10
10.5
11
11.5
12
12.5
13
24
13.5
14
………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………..…
………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………..
………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………..
………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………..
………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………..
………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………..
………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………..
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Noms: ………………………………………………………………………………
Prénoms:……………………………………………………………………….……
Binôme:………………………………………Date :………………………………
DIFFRACTION DE LA LUMIERE
PAR TROIS FENTES FINES
Détermination de la largeur d’une fente et de la distance entre deux
fentes voisines
1. BUT DE LA MANIPULATION
………………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………...
2. PARTIE EXPERIMENTALE
Mesurer la distance entre l’objet diffractant et l’écran :
D = ………………………………………………………………………………………………
Remplir le tableau de valeurs suivant :
0 1
0.25
0.5
0.75
1.25
1.5
1.75
2.25
2.5
2.75
26
3.25
3.5
3.75
4.25
4.5
4.75
5.25
5.5
5.75
6.25
6.5
6.75
7.25
7.5
7.75
27
*Déterminer la largeur d’une fente :
a = …………………………………………………………………………………
3. CONCLUSION
………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………..…
………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………..
………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………..
………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………
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………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………
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………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………
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