RESUMÉ DU ROMAN "ALLAH N'EST PAS OBLIGÉ " DE AHMADOU KOUROUMA.
Allah n'est pas obligé est un roman d'Ahmadou Kourouma publié le 12 août 2000 aux éditions du
Seuil et ayant reçu le prix Renaudot la même année. Le livre reçoit également le prix Goncourt des
Lycéens et le prix Amerigo-Vespucci.
TITRE
Le titre est un raccourci de l'affirmation qui rappelle qu'«Allah n'est pas obligé d'être juste dans
toutes ses choses ici-bas», phrase qui revient comme un leitmotiv dans l'œuvre.
RÉSUMÉ
Dans ce roman il s'agit de la malédiction d'une mère qui s'abat sur son enfant . Birahima le
personnage principal de cette œuvre s'est mis du côté de son entourage pour se moquer de sa mère .
Sa mère MA qui a subi les conséquences d'une excision . MA la Mère de birahima et bon nombres de
filles devaient être excisées , après l'excision les ancêtres de la forêt devait récupérer la plus belle fille
pour en faire un sacrifice . La Mère de birahima devait être celle qu'on devait sacrifier vu la beauté de
cette fille l'exciseuse à du travailler pour sauver la vie de cette fille ( MA) et en contre partie MA
devait marier le fils de l'exciseuse ,une chose que les villageois n'acceptent pas tout simplement le
fils de l'exciseuse est un cafri ( qui ne pratique pas les cinq prières islamique par jour) l'exciseuse
lance un sors à MA qui se concrétise par une grossesse plaie sur sa jambe . Son entourage parlais
d'elle en tant qu'une sorcière qui mange dans sa plaie . Birahima son propre fils , le fils de ses
entrailles se met du côté de son entourage et abandonne sa mère dans cette souffrance MA meurt
avec gros sur le cœur cette malédiction va suivre birahima tout au long de la civile .
Birahima a une douzaine d’années et vit à Togobala, en Côte d'Ivoire. C’est un enfant des rues
comme il le dit lui-même, « un enfant de la rue sans peur ni reproche ». Après la mort de sa mère,
infirme, on lui conseille d’aller retrouver sa tante au Liberia. Personne ne se dévoue pour
l’accompagner mis à part Yacouba « le bandit boiteux, le multiplicateur des billets de banque, le
féticheur musulman ». Les voilà donc sur la route du Liberia. Très vite, ils se font enrôler dans
différentes factions, où Birahima devient enfant soldat avec tout ce que cela entraîne : drogue,
meurtres, viols… Yacouba arrive facilement à se faire une place de féticheur auprès des bandits, très
croyants. D'aventures en aventures, Birahima et Yacouba vont traverser la Guinée, la Sierra Leone, le
Liberia et enfin la Côte d'Ivoire.
LES PERSONNAGES PRINCIPAUX
Birahima (un Malinké) est un enfant noir de dix ou de douze ans. Il ne le sait pas exactement. Il parle
aussi le malinké mais il «se fout» des coutumes du village. Il est musulman et ses parents sont morts.
Comme il a fait du mal à sa mère (il l’a accusée d’être une sorcière), il est maudit. Birahima parle mal
le français, il utilise beaucoup de gros mots et il ignore la grammaire, les conjugaisons etc. (Mais il
possède quatre dictionnaires.) Il a quitté l’école très tôt du coup, ses perspectives d’avenir ne sont
pas très brillantes. Même des études universitaires ne garantissent pas de poste. Birahima n’a pas
assez de connaissances mais il comprend bien les civilisés. Il n’empêche qu’il est insolent et incorrect.
Quand il était enfant-soldat, il prenait des drogues et il a tué des innocents. Maintenant, Birahima est
poursuivi par les esprits des innocents qu’il a tués. A mon avis, Birahima est un garçon vaillant. Il
subit de nombreuses épreuves, malgré tout, il ne pleure pas. Il vit l’enfer.
Yacouba est un grand monsieur, un hadji, qui est marié avec plusieurWi femmes. Il est très riche et
poursuivplusieurWiolice parce qu’il a exporté des kolatiers. Après la grève qui l’a ruiné, il s’est fui au
Ghana. Là, Yacouba a commencé à vendre des voitures avec des criminels et il est devenu receleur. Il
est venu au village de Birahima mais on ne doit pas le dire. On doit l’appeler Tiécoura. Après, il
accompagne Birahima pour le Liberia. Au Liberia, Yacouba a travaillé pour les chefs des organisations.
Il fabriquait des fétiches.
Sekou, un copain de Yacouba et de Birahima est un autre personnage important. Birahima et
Yacouba le rencontrent plusieurs fois et à chaque rendez-vous, il donne des informations sur le lieu
de la tante. Ils sont dépendants de Sekou. Il les aide à trouver la tante. Résumé du livre "Soundjata
ou l'épopée mandingue" de Djibril Tamsir Niane
Le récit contenu dans ce livre est un récit oral, transmis de générations en générations (de pères en
fils) par les griots du Manding. L’auteur lui-même l’a reçu du griot Djeli Mamadou Kouyate. Il est
important de noter que tout n’a pas été dit car « Toute science véritable doit être un secret.
LA PAROLE DU GRIOT MAMADOU KOUYATÉ
La tribu Kouyate (celle du griot qui conte cette histoire) a toujours été au service des princes Keita
(tribu de Soundjata) du Manding. Ils connaissent l’histoire depuis les temps immémoriaux. Ils
connaissent comment les tribus se sont formés, l’histoire de chaque membre des lignés royales
depuis les origines.
LES PREMIERS ROIS DU MANDING
[…] L’arrière grand-père de Soundjata, Mamadi Kani fut un roi chasseur comme les premiers rois du
Manding.
Maghan Kon Fatta, roi de Niani et père de Soundjata, réputé dans tous le pays pour sa beauté eut
trois femmes et six enfants. « Trois garçons et trois filles : sa première femme s’appelait Sassouma
Bérété, fille d’un grand marabout, elle fut la mère du roi Dankaran Touman et de la princesse Nanan
Triban ; la seconde femme, Sogolon Kedjou est la mère de Soundjata et de deux princesses, Sogolon
Kolonkan et Sogolon Djamarou ; la troisième femme est une Kamara, elle s’appelait Namandjé, elle
fut la mère de Manding Bory ou Manding Bakary qui fut le meilleur ami de son frère Soundjata. »
LA FEMME BUFFLE
Une fois, alors que Maghan Kon Fatta était assis sous son baobab, il reçu un chasseur et devin. Ce
dernier lui prédit les conditions dans lesquelles il rencontrerai la mère de son successeur (il était déjà
marié) celui qui rendrai le Manding immortel à jamais. Il lui indiqua également les sacrifices à faire
pour que cela se produise.
Quelques temps plus tard, tout se passa selon la prédiction du chasseur, et Maghan Kon épousa
Sogolon.
L’ENFANT LION
Sogolon conçut, sa grossesse lui attirait toute l’attention du roi. La première épouse, Sassouma
Bérété avait peur que son fils qui avait déjà huit ans soit déshérité.
Sogolon enfanta un fils auquel on donna le nom Maghan Mari-Djata (bien qu’on l’appela
quotidiennement Sogolon Djata, du nom de sa mère)
L’ENFANCE
Dieu a ses mystères que personne ne peut percer. Tu seras roi, tu n’y peux rien, tu seras malheureux,
tu n’y peux rien. Chaque homme trouve sa voie déjà tracée, il ne peut rien y changer.
Sogolon Djata eu une enfance difficile. A trois ans, il ne parlait ni ne marchait pas. En plus de cela, il
était bien différent de ceux de son âge ; il parlait peu, son visage sévère n’était jamais détendu par un
sourire. On eût dit qu’il pensait déjà ; ce qui amusait les enfants de son âge l’ennuyait. Plus tard,
comme il est de coutume, son père lui confia son griot – Balla Fasséké – fils de son propre griot Doua.
Le temps passa, Sogolon conçu deux filles.
LE RÉVEIL DU LION
Le père de Sogolon Djata mourut quand ce dernier avait sept ans. On ne tint pas compte du
testament et au lieu d’introniser le fils de Sogolon, on intronisa son grand-frère Dankaran Touman (le
fils de huit ans). A cet âge Sogolon Djata ne savait toujours pas se servir de ses jambes (il ne marchait
pas) mais parlait déjà.
Sogolon Djata, ses sœurs et sa mère souffrait des affres de la mère du nouveau roi. Un jour alors que
ça mère ne put se retenir après une nouvelle frustration subit à cause de quelques feuilles de
baobab, l’inattendu se produisit.
« Eh bien, je vais marcher aujourd’hui, dit Mari-Djata. Va dire aux forgerons de mon père de me faire
une canne en fer la plus lourde possible. Mère, veux-tu seulement des feuilles de baobab, ou bien
veux-tu que je t’apporte ici le baobab entier ? »
Grâce à la canne, il réussi à se mettre debout, tout frêle ; la canne se courba sous son poids au point
de devenir un arc. Il alla arracher un baobab qu’il planta dans la cour de sa mère.
Depuis ce jour, la popularité de Sogolon Djata ne cessa de croître et sa mère devenait de plus en plus
respectée.
L’EXIL
Sentant l’influence négative sans cesse grandissante de la reine-mère et son attitude négative,
Sogolon décida de s’exhiler avec sa famille et Manding Bory, fils de la troisième femme de son feu
mari. Sogolon Djata s’en alla sans griot car séparé de celui à cause d’une manigance du roi. Sept
années passèrent.
Sogolon et ses enfants s’arrêtèrent à Djedeba chez le roi Mansan Konkon le grand sorcier. Ce roi était
connu pour être invicible au jeu de Wori. Le roi invita Djata à jouer :
« Assieds-toi, dit le roi. Chez moi j’ai l’habitude d’inviter à jouer mes hôtes, nous allons donc jouer,
nous allons jouer au wori. Mais j’ai des conditions peu communes : si je gagne – et je gagnerai – je te
tue. »
En fait le roi avait été corrompu par la coépouse de Sogolo pour tuer Djata. Mais le secret de la
victoire du Roi avait été révélé par sa propre fille à Djata. Le Roi perdit donc la partie mais ne fût pas
tué.
Sogolon et ses enfants s’exilèrent ensuite vers l’ouest, ils demandèrent l’hospitalité au roi de Tabon
dans le pays qu’on appelle aujourd’hui Fouta Djallon. Le roi était depuis longtemps allié de la cour de
Niani ; son fils Fran Kamara avait été un des compagnons de Soundjata. Mais le roi de Tabon était
déjà vieux et il ne voulait pas se brouiller avec celui qui régnait à Niani. Il accueillit Sogolon avec
bonté et il lui conseilla d’aller le plus loin possible ; il lui proposa la cour de Wagadou dont il
connaissait le roi.
Arrivé à Wagadou, Sogolon tomba malade. Elle est redirigée vers Méma pour se faire soigner.
C’est à Mema que Soundjata et son demi-frère et ami Manding Bory firent leurs premières armes.
Soundjata,vif et puissant fut plus tard nommé vice-roi de Méma. Il avait 18 ans.
SOUMAORO KANTÉ, LE ROI-SORCIER
Entre temps, tout le Manding avait été conquis par Soumaoro Kanté, roi de Sosso et puissant sorcier.
Balla Fassaké s’était fait surprendre dans la chambre à fétiches de Soumaoro ; pour sauver sa peau, il
improvisa une chanson qui plut au roi de Sosso et celui-ci en fit son griot.
HISTOIRE
Aux yeux des griots l’écriture dénature la science. Car tout ce qui est écrit est accessible à tout le
monde or la vraie science est secrète. D’où le caractère sacré de la transmission orale du savoir dans
la tradition africaine.
Au moment donc de revendiquer son trône, Soundjata devait affronter Soumaoro qui avait conquis
le pays Manding. La population s’étant réfugiée en brousse pour organiser la résistance consulta les
devins. Ceux-ci affirmèrent que l’héritier légitime était l’homme aux deux noms : Maghan Mari-Djata.
On envoya donc des équipes à sa recherche. Le périple dura deux mois , on le trouva et lui expliqua la
situation. Il décida donc de partir reconquérir son trône. Mais avant, il donna les derniers honneurs à
sa mère – qui venait de mourir – en grande pompes.
LE RETOUR
Les rois de Mema et de Wagadou donnèrent chacun la moitié de leur armée à Soundjata pour aller
combattre Soumaoro. Ce dernier ayant envoyé son fils barrer la route à Soundjata, on en fit qu’une
bouchée. Plus tard, ce fût au tour du père de connaître la défaite.
Après cette défaite, Soumaoro rentra dans son royaume rassembler des troupes pour la dernière
bataille. Il la perdit et sa sorcellerie fut vaincu car sa femme mariée de force, (demi-sœur de
Soundjata ) avait trahi son point faible à son frère. Après la défaite de son roi, la cité de Sosso fût
détruite.
Soundjata libéra tous les royaumes sous le joug de Soumaoro. En guise de reconnaissance, les
souverains de ces différents royaumes et des royaumes voisins prêtèrent allégeance au fils de
Sogolon.
Ainsi naquit le grand empire Manding dont l’écho subsiste jusqu’à nos jours.
LE MANDING ETERNEL
Il est indéniable que cette histoire réelle qui a traversée des générations garde aussi son lot de
secrets. L’auteur du livre reprend les termes du griot « Entre leurs mains j’ai prêté serment
d’enseigner ce qui est à enseigner, et de taire ce qui est à taire. » Et pour le profane qui aimerait se
forcer à percer les mystères du Manding il est dit :
Mais malheureux, n’essaie point de percer le mystère que le Manding te cache ; ne va point déranger
les esprits dans leur repos éternel ; ne va point dans les villes mortes interroger le passé, car les
esprits ne pardonnent jamais : ne cherche point à connaître ce qui n’est point à connaître.
Mémoire de Thierno Souleymane baalAmadou Hampaté BA : LETTRE A LA JEUNESSE AFRICAINE
(1985)
Mes chers cadets,
Celui qui vous parle est l`un des premiers nés du vingtième siècle. Il a donc vécu bien longtemps et,
comme vous l`imaginez, vu et entendu beaucoup de choses de par le vaste monde. Il ne prétend pas
pour autant être un maître en quoi que ce soit. Avant tout, il s`est voulu un éternel chercheur, un
éternel élève, et aujourd’hui encore sa soif d`apprendre est aussi vive qu`aux premiers jours.
Il a commencé par chercher en lui-même, se donnant beaucoup de peine pour se découvrir et se
bien connaître en son prochain et l`aimer en conséquence. Il souhaiterait que chacun de vous en
fasse autant.
Après cette quête difficile, il entreprit de nombreux voyage à travers le monde : Afrique, Proche-
Orient, Europe, Amérique. En élève sans complexe ni préjugés, il sollicita l`enseignement de tous les
maîtres et tous les sages qu`il lui fut donné de rencontrer. Il se mit docilement leur à écoute. Il
enregistra fidèlement leurs dires et analysa objectivement leur leçon, afin de bien comprendre les
différents aspects de leur comportement. Bref, il s`efforça toujours de comprendre les hommes, car
le grand problème de la vie, c`est la mutuelle compréhension.
Certes, qu`il s`agisse des individus, des nations, des races ou des cultures, nous sommes tous
différents les uns les autres ; mais nous avons tous quelque chose de semblable aussi, et c`est cela
qu`il faut chercher pour pouvoir se reconnaître en l`autre et dialoguer avec lui. Alors, nos différences,
au lieu de nous séparer, deviendront complémentaires et sources d`enrichissement mutuel. De
même que la beauté d`un tapis tient à la variété de ses couleurs, la diversité des hommes, des
cultures et des civilisations fait la beauté et la richesse du monde. Combien ennuyeux et monotone
serait un monde uniforme où tous les hommes, calqués sur un même modèle, penseraient et
vivraient de la même façon ! N`ayant plus rien à découvrir chez les autres, comment s`enrichirait-on
soi-même ?
A notre époque si grosse de menaces de toutes sortes, les hommes doivent mettre l`accent non plus
sur ce qui les sépare, mais sur ce qu`ils ont de commun, dans le respect de l`identité de chacun. La
rencontre et l`écoute de l`autre sont toujours plus enrichissantes, même pour l`épanouissement de
sa propre identité, que les conflits ou les discussions stériles pour imposer son propre point de vue.
Un vieux maître d`Afrique disait : il y a » ma » vérité et » ta » vérité, qui ne se rencontreront jamais. »
LA » Vérité se trouve au milieu. Pour s`en approcher, chacun doit se dégager un peu de » sa » vérité
pour faire un pas vers l`autre…
Jeunes gens, derniers-nés du vingtième siècle, vous vivez à une époque à la fois effrayante par les
menaces qu`elle fait peser sur l`humanité et passionnante par les possibilités qu`elle ouvre dans le
domaine des connaissances et de la communication entre les hommes. La génération du vingt et
unième siècle connaître une fantastique rencontre de races et d`idées. Selon la façon dont elle
assimilera ce phénomène, elle assurera sa survie ou provoquera sa destruction par des conflits
meurtriers.
Dans ce monde moderne, personne ne peut plus se réfugier dans sa tour d`ivoire. Tous les Etats,
qu`ils soient forts ou faibles, riches ou pauvres, sont désormais interdépendants, ne serait-ce que sur
le plan économique ou face aux dangers d`une guerre internationale. Qu`ils le veuillent ou non, les
hommes sont embarqués sur un même radeau : qu`un ouragan se lève, et tout le monde sera
menacé à la fois. Ne vaut-il pas mieux avant qu`il ne soit trop tard ?
L`interdépendance même des Etats impose une complémentarité indispensable des hommes et des
cultures. De nos jours, l`humanité est comme une grande usine où l`on travaille à la chaîne : Chaque
pièce, petite ou grande, a un rôle défini à jouer qui peut conditionner la bonne marche de toute
l`usine.
Actuellement, en règle générale, les blocs d`intérêt s`affrontent et se déchirent. Il vous appartiendra
peut-être, ô jeunes gens, de faire émerger peu à peu un nouvel état d`esprits, d`avantage orienté
vers la complémentarité et la solidarité, tant individuelle qu`internationale. Ce sera la condition de la
paix, sans laquelle, il ne saurait y avoir de développement.
Je me tourne maintenant vers vous, jeunes africains noirs. Peut-être certains d`entre vous se
demandent-ils si nos pères avaient une culture, puisqu`ils n`ont pas laissé de livre ? Ceux qui furent
pendant si longtemps nos maîtres à vivre et à penser n`ont-ils pas presque réussi à nous faire croire
qu`un peuple sans écriture est un peuple sans culture ? Mais, il est vrai que le premier soin de tout
colonisateur quel qu`il soit (à toutes les époques et d`où qu`il vienne) a toujours été de défricher
vigoureusement le terrain et d`en arracher les cultures locales afin de pouvoir y semer à l`aise ses
propres valeurs.
Heureusement, grâce à l`action de chercheurs tant africains qu`européens, les opinions ont évolué
en ce domaine et l`on reconnaître aujourd`hui que les cultures orales sont des sources authentiques
de connaissances et de civilisation. La parole
n`est-elle pas, de toute façon, mère de l`écrit, et ce dernier n`est-il pas autre chose qu`une sorte de
photographie du savoir et de la pensée humaine ?
Les peuples de race noire n`étant pas des peuples d`écriture ont développé l`art de la parole d`une
manière toute spéciale. Pour n`être pas écrite, leur littérature n`en est pas moins belle. Combien de
poèmes, d`épopées, de récits historiques et chevaleresques, de contes didactiques, de mythes et de
légendes au verbe admirable se sont ainsi transmis à travers les siècles, fidèlement portés par la
mémoire prodigieuse des hommes de l`oralité, passionnément épris de beau langage et presque tous
poèmes !
De toute cette richesse littérature en perpétuelle création, seule une petite partie a commencé
d`être traduite et exploitée. Un vaste travail de récolte reste encore à faire auprès de ceux qui sont
les derniers dépositaires de cet héritage ancestral hélas en passe de disparaître. Quelle tâche
exaltante pour ceux d`entre vous qui voudront s`y consacrer ! Mais la culture, ce n`est pas seulement
la littérature orale ou écrite, c`est aussi et surtout un art de vivre, une façon particulière de se
comporter vis-à-vis de soi-même, de ses semblables et de tout le milieu naturel ambiant. C`est une
façon particulière de comprendre la place et le rôle de l`homme au sein de la création.
La civilisation traditionnelle (je parle surtout de l`Afrique de la savane au Sud du Sahara, que je
connais plus particulièrement) était avant tout une civilisation de responsabilité et de solidarité à
tous les niveaux. En aucun cas un homme, quel qu`il soit, n`était isolé. Jamais on n`aurait laissé une
femme, un enfant, un malade ou un vieillard vivre en marge de la société, comme une pièce
détachés. On lui trouvait toujours une place au sein de la grande famille africaine, où même
l`étranger de passage trouvait gîte et nourriture. L`esprit communautaire et le sens du partage
présidaient à tous les rapports humains. Le plat de riz, si modeste fût-il, était ouvert à tous.
L`homme s`identifiait à sa parole, qui était sacrée. Le plus souvent, les conflits se réglaient
pacifiquement grâce à la « palabre » : « Se réunir pour discuter », dit l`adage, « c`est mettre tout le
monde à l`aise et éviter la discorde ». Les vieux, arbitres respectés, veillaient au maintien de la paix
dans le village. « Paix », « La paix seulement ! », sont les formules-clé de toutes les salutations et des
religions traditionnelles. C`est dans la paix et dans la paix seulement que l`homme peut construire et
développer la société, alors que la guerre ruine en quelques jours ce que l`on a mis des siècles à
bâtir.
L`homme était également considéré comme responsable de l`équilibre du monde naturel
environnant. Il lui était interdit de couper un arbre sans raison, de tuer un animal sans motif valable.
La terre n`était pas sa propriété, mais au dépôt sacré confié par le créateur et dont il n`était que le
gérant. Voilà une notion qui prend aujourd`hui toute sa signification si l`on songe à la légèreté avec
laquelle les hommes de notre temps épuisent les richesses de la planète et détruisent ses équilibres
naturels.
Certes, comme toute société humaine, la société africaine avait aussi ses tares, ses excès et ses
faiblesses. C`est à vous jeunes gens et jeunes filles, adultes de demain, qu`il appartiendra de laisser
disparaître d`elles-mêmes les coutumes abusives, tout en sachant préserver les valeurs
traditionnelles positives. La vie humaine est comme un grand arbre et chaque génération est comme
un jardinier. Le bon jardinier n`est pas celui qui déracine, mais celui qui, le moment venu, sait élaguer
les branches mortes et, au besoin, procéder judicieusement à des greffes utiles. Couper le tronc
serait se suicider, renoncer à sa personnalité propre pour endosser artificiellement celle des autres,
sans y parvenir jamais tout à fait. Là encore, souvenons-nous de l`adage : « il flottera peut-être, mais
jamais il ne deviendra caïman ! ».
Soyez, jeunes gens, ce bon jardinier qui sait que, pour croître en hauteur et étendre ces branches
dans les directions de l’espace, un arbre a besoin de profondes et puissantes racines. Ainsi enracinés
en vous-mêmes vous pouvez sans crainte et sans dommage ouvrir vers l`extérieur, à la fois pour
donner et pour recevoir.
Pour ce vaste travail, deux outils vous sont indispensables : tout d`abord, l`approfondissement et la
préservation de vos langues maternelles, véhicules irremplaçables de nos cultures spécifiques ;
ensuite, la parfaite connaissance de la langue héritée de la colonisation (pour nous la langue
française), tout aussi irremplaçable, non seulement pour permettre aux différentes ethnies africaines
de communiquer entre elles et de se mieux connaître, mais aussi pour nous ouvrir sur l`extérieur et
nous permettre de dialoguer avec les cultures du monde entier.
Jeunes gens d`Afrique et du monde, le destin a voulu qu`en cette fin de vingtième siècle, à l`aube
d`une ère nouvelle, vous soyez comme un pont jeté entre deux mondes : celui du passé, où de
vieilles civilisations n`aspirent qu`à vous léguer leurs trésors avant de disparaître, et celui de l`avenir,
plein d`incertitudes et de difficultés, certes, mais riche aussi d`aventures nouvelles et d`expériences
passionnantes. Il vous appartient de relever le défi et de faire en sorte qu`il y ait, non rupture
mutilante, mais continuation sereine et fécondation d`une époque par l`autre.
Dans les tourbillons qui vous emporteront, souvenez-vous de nos vieilles valeurs de communauté, de
solidarité et de partage. Et si vous avez la chance d`avoir un plat de riz, ne le mangez pas tout seul !
Si les conflits vous menacent, souvenez-vous des vertus du dialogue et de la palabre !
Et lorsque vous voulez vous employez, au lieu de consacrer toutes vos énergies à des travaux stériles
et improductifs, pensez à revenir vers notre Mère la terre, notre seule vraie richesse, et donnez-lui
tous vos soins afin que l`on puisse en tirer de quoi nourrir tous les hommes. Bref, soyez au service de
la vie, sous tous ses aspects !
Certains d`entre vous diront peut-être : « c`est trop nous demander ! Une telle tâche nous dépasse !
». Permettez au vieil homme que je suis de vous confier un secret : de même qu`il n`y a pas de « petit
incendie »(tout dépend de la nature du combustible rencontré), il n`y a pas de petit effort. Tout
effort compte, et l`on ne sait jamais, au départ de quelle action apparemment modeste sortira
l`événement qui changera la face des choses. N`oubliez pas que le roi des arbres de la savane, le
puissant et majestueux baobab, sort d`une graine qui, au départ, n`est pas plus grosse qu`un tout
petit grain de café…LES CONNECTEURS LOGIQUES ET LEURS FONCTIONS.
L'ADDITION
Et - De plus - Puis - En outre - Non seulement... mais encore.
L'OPPOSITION
Mais - Malgré - Cependant - Par contre - Au contraire - Pourtant - Or - En revanche - Alors que -
Tandis que - Néanmoins - Pour sa part - D’un autre côté - En dépit de - Au lieu de.
L'ALTERNATIVE
Ou - Iu bien - Soit… soit - Soit… ou - Tantôt… tantôt - Ou… ou - Seulement… mais encore - L’un…
l’autre - D’un côté… de l’autre - D'une part ... d'autre part
LE BUT
Pour que - Afin que - De peur que - En vue de - De façon à ce que.
LA LIAISON
Puis - Ensuite - Alors - Ainsi - Aussi - D’ailleurs - En fait En effet - De même - Également - D'autre
part - De surcroît.
LA CAUSE
Car - En effet - Effectivement - Comme - Par - Parce que Puisque - Attendu que - Vu que - Etant
donné que - À cause de - Grâce à - Par suite de - Eu égard à - En raison de - Du fait que - Dans la
mesure où - Sous prétexte que.
LA CONSÉQUENCE
Donc - Aussi ( + inversion de sujet ) - Alors - Ainsi - Par conséquent - si bien que - D’où - En
conséquence - Par suite - C’est pourquoi - De sorte que - En sorte que - De façon que
- De manière que - Si bien que .
LA COMPARAISON
Comme - De même que - Ainsi que - Autant que - Aussi… que - Si… que - De la même façon que -
Semblablement - Pareillement - Plus que - Moins que - Non moins que - Selon que - Suivant que -
Comme si ...
LA CONCESSION
Malgré - En dépit de - Toutefois - Quoique - Bien que - Alors que - Quelque soit - Même si - Ce n’est
pas que - Certes - Bien sûr - Évidemment - Il est vrai que .
LA CONCLUSION
Ainsi - En conclusion - Pour conclure - En guise de conclusion - En résumé - En somme - Bref - Donc -
En un mot - Par conséquent - Finalement - Enfin - En définitive .
LA CONDITION / LA SUPPOSITION
Si - Au cas où - A condition que - Pourvu que - A moins que - En admettant que - Pour peu que - A
supposer que - En supposant que - Dans l’hypothèse où - Dans le cas où - Probablement - Sans doute
- Apparemment.
LA CLASSIFICATION /L' ÉNUMÉRATION
D’abord - Tout d’abord - En premier lieu - Premièrement - En deuxième lieu - Deuxièmement - Après
- Ensuite - De plus - Quant à - En troisième lieu - Puis
- En dernier lieu - Pour conclure - Enfin.
L'EXPLICATION
A savoir - C’est-à-dire - Soit - notamment - En l'occurence - Entre autres.
L'ILLUSTRATION
Par exemple - Comme - Ainsi - C’est ainsi que - C’est le cas de - Notamment - Entre autres - En
particulier.
LA JUSTIFICATION
Car - C’est-à-dire - En effet - Ainsi - Parce que - Puisque - Du fait que - Du fait de - En sorte que - C’est
ainsi que - Non seulement… mais encore .
LA RESTRICTION
Cependant - Toutefois - Néanmoins - Pourtant - Mis à part - Ne… que - En dehors de - Hormis - A
défaut de - Excepté - Sauf - Uniquement - Simplement.
LE TEMPS
Quand - Lorsque - Comme - Avant que - Après que - Alors que - Dès lors que - Tandis que - Depuis
que - En même temps que - Pendant que - Au moment où .
Sctic Dpeppnf SanmatengaDES CITATIONS SUR L'ÉCHEC QUI MOTIVENT POUR LA RÉUSSITE.
"Si vous vivez un moment difficile, ne blâmez pas la vie. Vous êtes juste en train de devenir plus fort."
Gandhi
"Le succès, c’est d’aller d’échec en échec sans perdre son enthousiasme." Winston Churchill
"L’échec est seulement l’opportunité de recommencer d’une façon plus intelligente." Henry Ford
"Derrière chaque homme de succès, il y a plusieurs années d’insuccès." Bob Brown
"Il n’y a pas de réussites faciles ni d’échecs définitifs." Marcel Proust
"Il n’y a qu’une façon d’échouer, c’est d’abandonner avant d’avoir réussi." Georges Clemenceau
"Vous n’avez rien à craindre car l’échec est impossible. Vous ne pouvez qu’apprendre, évoluer et
devenir meilleur que vous ne l’avez jamais été." Hal Elrod
"Appréciez d’échouer, et apprenez de l’échec, car on n’apprend rien de ses succès." James Dyson
"Au milieu de toute difficulté se trouve cachée une opportunité." Albert Einstein
"L’échec est l’épice qui donne sa saveur au succès." Truman Capote
"On peut aussi bâtir quelque chose de beau avec les pierres qui entravent le chemin." Johann
Wolfgang von Goethe
"Le succès dans la vie arrive non pas en jouant les bonnes cartes mais plutôt en étant capable de
jouer les mauvaises cartes de la bonne manière." Joshua Dool
"Faites confiance à votre instinct. Il vaut mieux que vos erreurs soient les vôtres plutôt que celles de
quelqu’un d’autre." Michaël Aguilar
"Je n’ai pas échoué. J’ai simplement trouvé 10000 façons de ne pas y arriver." Thomas Edison
"Tu te fais renverser, tu te lèves, tu t’essuies et tu retournes au travail." Barack Obama
Mèmè Lancinet CamaraRésumé : Le père Goriot d’Honoré de Balzac
Le père Goriot a fait fortune dans le commerce du vermicelle et des pâtes d'Italie. Maintenant il
songe à se retirer des affairés, afin de trouver pour ses filles chéries, Delphine et Anastasic, un
brillant mariage; car toutes deux veulent être comtesses, ou au moins baronnes. Et comment un
noble consentirait-il à épouser la fille d'un marchand de vermicelle? Ce n'est pas toutefois sans un vif
regret que le brave homme dit adieu à ses pâtes et à ses farines; c'est au milieu d'elles qu'il voudrait
vivre et mourir : ne l'ont-elles pas fait millionnaire? mais il le faut, ses filles l'exigent; et le père Goriot
vend son fonds de vermicellier.
Une fois retiré, ce n'est plus qu'un ancien négociant, avec un capital de deux millions. Delphine et
Anastasie peuvent choisir un mari; l'une épouse un baron de Mecingen, et l'autre devient comtesse
de Restaud. Avant d'arriver là, il a bien fallu faire des sacrifices d'argent. De son immense fortune, il
ne s'est réservé que dix mille francs de rente : mais que lui importe, pourvu que ses deux filles soient
riches et heureuses? Dix mille francs de rente! il ne lui en faut pas tant pour vivre; il peut encore
employer les quatre cinquièmes de son revenu à leur faire d'utiles cadeaux. Dans bien des
circonstances, pour une foule de coûteuses frivolités, de petites nécessités de toilette, le père Goriot
est encore la providence de ces dames : aussi le reçoit-on bien, le fête-t-on, en famille seulement,
cela va sans dire, et en petit comité : devant le monde on rougirait de lui.
Enfin ce bonheur-là suffît encore au père Goriot ; il voit ses chères enfants aussi souvent qu'il lui plaît.
De temps en temps ses gendres daignent le visiter dans son petit appartement ; on laisse bien
échapper parfois quelques dures paroles, quelques sarcasmes blessants ; le père Goriot s'en afflige
un moment, et finit par en prendre son parti. Car après tout on l'aime, pense-t-il; au moins on le lui
dit. Encore si cela durait!
Mais les ruineuses prodigalités de ses filles diminuent chaque jour son dernier capital. Les gendres,
qui jusque-là supposaient encore au beau-père un joli reste de fortune, s'aperçoivent qu'il n'a
presque plus rien, une centaine de mille francs peut-être. C'est bien la peine vraiment de se gêner
pour si peu, de subir à tout instant des humiliations à cause d'un pareil homme ! On ne le reçoit plus
que rarement et avec froideur ; on ne manque aucune occasion de lui faire sentir que sa présence
fatigue et contrarie : le père Goriot, quoique affligé de ce refroidissement, tient bon néanmoins. Il
vient pour voir ses filles, pour être témoin de leur bonheur ; car c'est là tout le sien désormais. Mais
enfin on se lasse, on le congédie, on le met à la porte. Pauvre père Goriot
Alors il quitte son joli logement, il renonce à ses beaux meubles, à tout ce qui faisait sa vie de garçon
agréable et commode. Il abandonne les élégants quartiers de la capitale pour s'exiler au faubourg
Saint-Jacques, dans une pension bourgeoise des deux sexes ; il choisit une chambre au premier
étage, où il puisse recevoir Delphine et Anastasie sans les faire rougir, si, comme il l'espère, elles
viennent encore le voir de loin en loin.
Voilà donc le père Goriot, millionnaire il y a deux ans, devenu aujourd'hui pensionnaire de la maison
Vauquer ! Il commence à comprendre qu'il a eu tort peut-être de se mettre à la merci de ses gendres,
de ne rien refuser à ses filles. Se voyant délaissé, maintenant qu'il est pauvre, il s'aperçoit enfin qu'on
le choyait auparavant seulement parce qu'il était riche ; il sent la faute qu'il a commise. Son revenu
est bien mince à présent ; mais comme son premier besoin, sa première nécessité est de voir ses
filles, il trouve encore moyen d'économiser pour elles ; c'est pour elles qu'il réduit ses dépenses, qu'il
supprime toutes superfluités, qu'il se prive de tout, même du nécessaire : il entasse écu sur écu pour
les voir quelquefois. En effet, quand par hasard elles viennent encore le visiter dans sa modeste
chambre, il sait bien que ce n'est plus pour lui, pauvre vieux, mais pour son or. N'importe, il est
encore trop heureux de les voir à ce prix. Pour amasser de cet or, il diminue tous les jours sa
dépense, monte successivement du premier étage de la maison jusqu'à la mansarde. Pour faire face
à toutes les folles dépenses de ses filles, il se défait peu à peu de tous les débris de son ancienne
opulence, il vend son argenterie, il vend sa montre, sa chaîne, tous ses diamants ; enfin il est ruiné, il
a tout vendu, jusqu'aux bijoux de sa défunte. Que faut-il de plus ?
Mais les grandes dames sont toujours là, lui demandant de l'or. « Allons, pauvre Goriot !, pour
donner à tes filles une robe de bal, ou payer quelques dettes secrètes, vend sa dernière ressource, le
morceau de pain qui te reste et te fait vivre ; et quand tu auras aliéné ta pension alimentaire, quand
tu auras tout donné, hâte-toi de mourir, va-t'en de ce monde où tu n'es plus bon à rien. »
Ainsi arrive-t-il. Le père Goriot n'a pas même, à ses derniers moments, la consolation de bénir ses
filles ; il meurt sans les voir, les ingrates !
Outre le père Goriot et ses filles, il y a dans le roman d'Honoré de Balzac plusieurs figures secondaires
dont nous n'avons pas parlé, parce que l'auteur a jugé à propos de ne les donner qu'en croquis, entre
autres celle d'un étudiant en droit, Rastignac, l'amant d'une des filles du père Goriot ; jeune homme
d'une famille noble, mais pauvre, venu à Paris pour faire son chemin ; esprit froid et calculateur qui
veut étudier le monde pour le mieux faire servir à son élévation. Nous n'avons rien dit non plus de
certains détails du livre, pleins d'exagération et de fausseté, où Balzac fait jouer gratuitement au père
Goriot, dans l'intrigue de sa fille avec son amant, un rôle indigne et méprisable.
Résumé d'oeuvre littéraire
Le Père Goriot de Balzac
PREMIÈRE PARTIE
Une pension bourgeoise
Au coeur de l'automne 1819, à Paris, la miteuse pension de Mme Vauquer abrite, en plein Quartier
latin, quelques personnages désargentés : la vieille Mlle Michonneau et M. Poiret ; la jeune Victorine
Taillefer, dépossédée par son père au profit de son frère ; Eugène de Rastignac, jeune étudiant en
droit ambitieux, issu de la noblesse impécunieuse ; l'énigmatique M. Vautrin, gaillard quadragénaire,
qui prétend avoir été commerçant ; le père Goriot, vieux et pitoyable rentier dont la fortune s'est
inexorablement et mystérieusement réduite au fil des années. Les autres locataires le soupçonnent
de la dilapider en entretenant des jeunes femmes. La curiosité d'Eugène est éveillée par ces deux
derniers pensionnaires hors du commun.
Recommandé par sa tante, le jeune homme se rend au bal donné par la vicomtesse de Beauséant, sa
cousine. Subjugué par les fastes de cette soirée, il tombe sous le charme de la comtesse Anastasie de
Restaud. Le lendemain, il se présente chez elle et y croise son amant jaloux. Une évocation autant
malheureuse qu'ingénue du père Goriot lui attire l'antipathie de M. et Mme Restaud qui lui ferment
définitivement leur porte.
Chez Mme de Beauséant, où il rencontre la duchesse de Langeais, Eugène apprend enfin le
douloureux secret du père Goriot. Cet ancien vermicellier, qui a fait fortune durant la Révolution, est
le père d'Anastasie de Restaud et de Delphine de Nucingen. Il a consacré à son ingrate progéniture
toute son attention et son argent. Il a pourvu à leur coûteuse éducation, puis leur a constitué une
belle dot afin qu'elles fassent un beau mariage. Quasiment ruiné, il continue à céder aux caprices de
ses deux filles qui ont pris toutes deux des amants. Ses gendres l'accueillaient avec ménagement
tant qu'il pouvait dispenser ses largesses à ses filles, mais, alors que la misère l'accable, il se voit
maintenant traité avec un froid dédain. Le pauvre homme est au désespoir de se voir renié par ses
filles qu'il a choyées. Ce récit arrache des larmes au jeune Eugène. Sa cousine lui donne alors pour
conseil de conquérir la haute société parisienne par les femmes, et de commencer par courtiser
Delphine de Nucingen.
De retour à la pension Vauquer, Eugène, plein de compassion, se rapproche du père Goriot. Afin de
pouvoir faire son entrée dans le monde, l'étudiant envoie une lettre à sa famille pour leur demander
de l'argent.
DEUXIÈME PARTIE
L'entrée dans le monde
Vautrin tente de convaincre Eugène d'épouser Mlle Taillefer. Eugène objecte d'abord qu'elle est sans
fortune, ce à quoi Vautrin répond qu'il suffit d'éliminer son frère pour qu'elle hérite une fortune de
son père banquier. Un des amis se chargerait de la basse besogne et Vautrin prendrait un
pourcentage honorable sur la dot d'un million qui échoirait aux époux. Horrifié, Eugène décline cette
sulfureuse proposition tandis que Vautrin lui laisse deux semaines de réflexion.
Le jeune homme choisit de suivre plutôt les conseils de Mme de Beauséant et commence à courtiser
Delphine de Nucingen, encouragé en cette initiative par le père Goriot, avec lequel il devient de plus
en plus proche.
Le jeune étudiant devient l'amant de la baronne de Nucingen et lui rend visite dans ses appartements
du quartier de la Chaussée d'Antin. Là, il se rend rapidement compte de ses soucis financiers et
contribue à les alléger en gagnant pour elle à la roulette. La baronne épanche ses malheurs
conjugaux : son mari la trompe et accapare sa fortune de sorte qu'elle ne peut pas en disposer
librement. Elle semble regretter l'éviction de son père, selon elle imposée par son mari.
De retour au Quartier latin, Eugène relate ses entrevues amoureuses au père Goriot qui s'émeut
aussitôt des difficultés financières de sa fille et ne doute pas de sa sincérité. Il envisage de se pourvoir
en justice pour l'aider à récupérer sa fortune.
L'étudiant et sa maîtresse sortent beaucoup dans les lieux fréquentés par la haute société et un cruel
besoin d'argent se fait ressentir rapidement. Vautrin en profite pour tenter à nouveau de convaincre
Eugène d'accepter son odieux marché.
TROISIÈME PARTIE
Trompe-la-mort
En leur promettant une récompense, Bibi-Lupin, chef de la Sûreté, s'assure, sous le nom d'emprunt
du policier Gondureau, la collaboration de deux médiocres pensionnaires de la Maison Vauquer, Mlle
Michonneau et M. Poiret. Ils l'aident à démasquer Vautrin, qui est en réalité un forçat échappé du
bagne de Toulon, plus connu sous le surnom évocateur de Trompe-la-mort. Avant d'être arrêté, le
malfrat aura le temps de faire tuer le frère de Victorine.
Tandis que les autres pensionnaires peinent à reprendre leurs esprits après ces événements
dramatiques, le père Goriot annonce allègrement à Eugène qu'il a aménagé un appartement rue
d'Artois pour les deux jeunes amants avec ses derniers deniers. Tandis qu'ils y couleront des jours
heureux, il logera au-dessus d'eux dans une chambre de bonne. Consternée, Mme Vauquer redoute
de voir sa pension se vider peu à peu de ses locataires.
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QUATRIÈME PARTIE
La mort du père
Alors qu'Eugène et le père Goriot s'apprêtent à quitter la pension pour la rue d'Artois, les filles du
vieillard, endettées par leurs amants et trompées par leurs maris, viennent lui annoncer tour à tour
leur débâcle financière. L'émotion causée par cette nouvelle a raison de la santé du vieux père qui
tombe gravement malade. Bianchon, un étudiant en médecine ami d'Eugène, l'examine et pose un
diagnostic alarmant : la fin est proche.
Eugène tire les deux ingrates de leur embarras financier. Mais le père Goriot vit ses derniers jours
sans qu'elles daignent se déplacer à son chevet. Seuls Eugène et son ami Bianchon le veillent et le
soignent. A l'article de la mort, le vieil homme comprend enfin que ses filles ne viendront pas. S'il
réagit d'abord en les maudissant, sa nature généreuse reprend vite le dessus : il finit par leur
pardonner leur attitude et les bénit. Il rend l'âme avant l'arrivée d'Anastasie, venue implorer son
pardon.
Eugène prend en charge les frais d'enterrement et assiste, seul avec Bianchon, à la cérémonie
religieuse. Accompagné de Christophe, le factotum de la pension, il suivra tristement au Père-
Lachaise les obsèques du père Goriot.
Resté seul, dominant Paris depuis les hauteurs du cimetière, Eugène lance ce défi vers les beaux
quartiers parisiens : « A nous deux, maintenant ! »…avant d'aller dîner chez Mme de Nucingen...
#alloprofsn #peregoriot #honoredebalzac24 vérités de l'école de la vie
1- L'école ne garantit pas la réussite.
2- L'âge ne remplace pas le diplôme.
3- Avoir des diplômes n'est pas un critère d'intelligence.
4- L'expérience ne dépend pas de l'âge.
5- Le talent n'est pas une excuse pour paresser.
6- Le talent ne vous rend pas supérieur.
7- On peut être talentueux sans jamais réussir sa vie.
8- L'âge ne détermine pas le talent.
9- Avoir une voiture n'est pas synonyme de réussite
10- L'intelligence est différente de la mémorisation.
11- Être 1er de classe ne veut pas dire qu'on est le plus intelligent.
12- On peut être 1er de classe et rater sa vie.
13- Le travail ne suffit pas toujours.
14- Il ne faut jamais négliger le réseau.
15- Le réseau c'est pas le piston.
16- L'incompétence ne se dissimule jamais longtemps.
17- Tout le monde ne peut pas être entrepreneur.
18- Même si tu rêves grand, il faut toujours commencer petit.
19- Le jour où tu cesses d'apprendre, tu as tout perdu.
21- Il n'y a pas de sot métier, il n'y a que des sots tout courts.
22- La discipline est la clé.
23- L'organisation est la porte.
24- L'expérience est le bouclier.
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