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Le Langage

Le document traite de l'aphasie, une incapacité à parler, en décrivant ses différentes formes, notamment l'aphasie de Broca et l'aphasie de Wernicke, ainsi que les implications des lésions cérébrales sur la compréhension du langage. Des études montrent la plasticité du cerveau et l'activation de réseaux neuronaux alternatifs après des AVC, soulignant l'importance de la connectivité fonctionnelle entre les régions cérébrales. Les auteurs explorent également les hypothèses de compensation et de perturbation dans le traitement du langage par l'hémisphère droit après une lésion de l'hémisphère gauche.

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Le Langage

Le document traite de l'aphasie, une incapacité à parler, en décrivant ses différentes formes, notamment l'aphasie de Broca et l'aphasie de Wernicke, ainsi que les implications des lésions cérébrales sur la compréhension du langage. Des études montrent la plasticité du cerveau et l'activation de réseaux neuronaux alternatifs après des AVC, soulignant l'importance de la connectivité fonctionnelle entre les régions cérébrales. Les auteurs explorent également les hypothèses de compensation et de perturbation dans le traitement du langage par l'hémisphère droit après une lésion de l'hémisphère gauche.

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Bernard

Le langage

I. Le langage oral

L’aphasie est un terme employé du grec aphasia, cela correspond à l’incapacité à parler.

Employé par le médecin Armand Trousseau qui propose d’utiliser ce terme pour remplacer l’aphémie
(utilisé par Broca).

Il existe plusieurs formes d’aphasie :

 Aphasie de Broca :

Broca suit un patient qui présente un trouble de langage et répète le mot tan. Broca examine le
cerveau et voit qu’il y a une lésion dans une zone frontale. C’est une aphasie non fluente.

La fluence du langage est le fait de produire un langage fluide.

Le cerveau du patient a ensuite été réétudiée par IRM

Dronckers : lésion concerne aussi des régions plus profonds

Le trouble du langage n’est pas juste une conséquence de la lésion de l’aire de Broca mais aussi de
lésion sous corticale.

Il faut prendre en considération les réseaux.

 Aphasie de Wernicke :

C’est la 3ème région d’intérêt dans le lobe frontal qui contient l’aire de Wernicke.

Lorsque les patients ont cette aire lésée, ils ont un langage fluent, le déficit concerne
la compréhension, les aspects somatiques.

Dans une même phrase, la personne utilise des successions de mot qui ne sont pas
associer normalement.

L’aphasie est fluente, c’est un trouble du langage qui n’influence pas le débit.
Bernard

Cependant il existe d’autre type d’aphasie. Par exemple, si le faisceau est lésée entre l’aire de
Wernicke et l’aire de Broca, cela conduit à une aphasie de conduction.

Une étude de Crinion & Price en 2005 montre la plasticité du cerveau au niveau du langage.

Les auteurs recrutent deux groupes de


patients ayant vécu un AVC. Un groupe de patient ayant une lésion dans le lobe temporal gauche et
un groupe de patient avec des lésion de l’hémisphère gauche mais qui ont épargné le lobe temporal
gauche.

Une des hypothèses est que les patients vont plutôt présenter des troubles de la compréhension.

Le groupe de patient avec la lésion du lobe temporal gauche possèdent une compréhension de
phrase perturbé, de même que pour les phrases écrites.

Il y a des différences significatives entre les groupes dans la


compréhension de phrase entendue et écrite. Ce sont les patients
avec le lobe temporal gauche lésée qui présente le plus de déficits.

Une TEP est réalisée à partir des deux conditions suivantes :

 Principal : écouté d’histoire


 Cible : présente les mêmes histoires mais à l’envers

Le réseau normal de la compréhension comprend les lobes


temporaux auquel s’ajoute quelque activation au niveau des nerfs
frontaux.

Les sujets sains activent plus le lobe temporal gauche que les
patients du groupe avec le lobe temporal lésée.

A cette étude s’ajoute le patient GE. C’est un patient qui fait partie
du groupe temporal et qui présente une lésion dans la partie
postérieure du lobe temporal.

Les sujets sains activent d’avantage une partie du lobe temporal


qui est lésée chez ce patient.
Bernard

En moyenne il y a une moins bonne compréhension chez les patients du groupe temporal.

Le patient GE active le lobe temporal droit et une partie du lobe temporal gauche qui a été
préservée.

La lésion de la partie postérieure est suivie d’une réorganisation.

Le patient LH a une lésion du lobe temporal dans la partie antérieure.

Ce patient active le lobe temporal droit mais aussi les parties non
lésées du lobe temporal gauche.

La réorganisation se fait à distance mais aussi de manière locale.

Il y a une variabilité mesurée entre les patients et les sujets sains.

Dans la partie antérieure du lobe temporal droite il existe une


corrélation positive entre le score et la compréhension de l’histoire.

Il y a une différence significative entre les deux groupes dans la région


temporal gauche postérieur.

Les régions temporales gauche et droite vont avoir un niveau


d’activité qui prédit le niveau de compréhension.

Les auteurs évaluent ensuite la mémoire épisodique. On retrouve


des corrélations communes avec tout les groupes de patients et
les sujets sains.

Cela concerne surtout le cervelet, plus celui-ci est activée pendant


l’histoire, plus la mémoire épisodique sera élevée. Mais cela
touche aussi le lobe frontal.

Tous les individus qui participent, s’ils activent d’avantage ces


deux régions, vont mieux encoder. Cela donne lieu à une meilleur
mémoire épisodique.

Il y a une indépendance entre mémoire épisodique et mémoire


sémantique. Cela peut suggérer de pistes de rééducation.

La compréhension du langage oral (mots individuels, phrases)


peut être relativement bien préservée après une lésion temporale (parties antérieure et postérieure-
supérieure) gauche cela suggère que des mécanismes neuronaux alternatifs sont disponibles pour
permettre la compréhension de la parole après un AVC aphasique

Les capacités de compréhension de phrases, telles que mesurées en dehors du scanner, prédisent le
niveau d’activation du cortex temporal postérieur gauche et du cortex temporal antéro-postérieur
droit.

Quand la région temporale supérieure gauche est lésée, la corrélation avec la compréhension de
phrase est observée seulement dans le cortex temporal antéro-postérieur droit cela suggère que les
réponses de la région temporale supérieure droite sont dissociées de celle du lobe temporal
supérieur gauche
Bernard

Warren et al, 2009 :

Les études sont faites sur des patients avec des lésions dans l’hémisphères gauche qui reste, cette
lésion est centrée dans le lobe temporal ou bien elle doit épargner une partie du lobe temporal (zone
de la compréhension)

Chez le groupe de patient aphasique (trouble de la compréhension) un réseau est activé et ce réseau
est retrouvés chez les sujets sains alors qu’ils ont en moyenne une moins bonne compréhension
d’histoire.

Les auteurs s’intéressent à la connectivité fonctionnelle. Cela est fait par de la TEP. Les auteurs
choisissent une région graine (de référence), c’est une région que n’est pas lésée.

Chez chaque sujet, l’activité mesurée dans cette région graine et les autres sera variable. Les auteurs
mesurent la connectivité entre les régions graines et les autres.

Cela met en évidence un réseau de régions connectés fonctionnellement. On retrouve le lobe


temporal gauche et droit et une partie du lobe frontal gauche (avec l’aire de Broca)

Il existe un réseau de région qui communique avec la région de référence.

Chez les patients en aphasie, on retrouve ce réseau avec différente apparentés car pas de région
connectée avec le lobe temporal droit. Cependant il n’y a pas de différence significative entre les
deux groupes.

Les auteurs vont crée des régions d’intérêt à partir des régions activées : cortex temporal supérieur
antérieur gauche, cortex temporal supérieur antérieur droit, gyrus frontal inférieur gauche, cortex
temporal ventral antérieur gauche.

Avec ces régions d’intérêt, il est possible d’enregistrer les activités de manière fine.

Cela va permettre d’évaluer les valeurs de connectivité fonctionnelle entre les couples de région.

Il existe une connectivité positive chez les sujets sains entre la ISCTC et la ?

Une analyse de corrélations entre les performances de compréhension et les niveaux de connectivité
entre les deux régions temporales est faites. Il y a une grande variabilité.

Les auteurs vont faire une analyse qui consiste à créer des sous-groupes que l’on peut regrouper en
fonction de la connectivité. Il y a donc deux sous-groupes :

 Connect –
 Connect +

Le niveau d’activité moyen dans le gyrus frontal gauche est plus élevé chez les connect +.

Il y a une différence de moyenne de performance en ce qui concerne la compréhension des mots


simples. Elle est meilleurs chez le groupe connect +.

Les auteurs vont étudier la commissure antérieure de manière anatomique. La commissure


antérieure est plus lésée chez des patients connect – mais ce n’est pas une différence significative.

Les auteurs ont fait une comparaison entre les deux sous-groupes et cela n’est pas dû à la nature de
la lésion.
Bernard

Il y a une différence qu niveau du gyrus frontal inférieur gauche qui se présente sous la forme d’une
activation chez les connect +.

Certains patients activent le gyrus frontale inferieur gauche qui serait impliqués dans des processus
descendants (processus attentionnel qui reflète la manière dont les individus mobilisent leurs
attentions pour une tâche)

Cela permet de maintenir la communication entre deux lobes temporaux.

The right hemisphere …

Les auteurs évaluent le langage chez une patient qui présente une aphasie après un AVC de
l’hémisphère gauche.

Cela se base sur deux hypothèses :

 La compensation : cette hypothèse vient d’une observation de Berlot qui a suivi un patient
aphasique après un AVC. Ce patient présente une récupération significative dans un premier
temps mais il y a une aggravation des symptômes lorsqu’il y a un deuxième AVC dans
l’hémisphère droit, la récupération initiale était -elle dû à l’hémisphère droit ?
 La perturbation : les auteurs interprètent l’activation de l’hémisphère droit chez les
aphasiques comme aberrante, si il y a une prise en charge du langage par l’hémisphère, ce
serait dû à une dynamique de changement dans l’hémisphère droit. Il existerait de
mécanismes d’inhibition entre hémisphère pour garder une spécificité d’action. Quand il y a
une lésion dans l’hémisphère gauche, la région ne sera plus capable d’inhiber sa région
homologue dans l’hémisphère droit. L’hémisphère droit s’active davantage et inhibe en
parallèle sa région homologue de l’hémisphère gauche lésée. Les deux hémisphères
s’activent et s’inhibent. Certains résultats semblent aller dans le sens de cette hypothèse
(TMS). Ce sont des résultats différents d’un patient à l’autre. Plusieurs études montrent que
lorsque l’on inhibe par TMS …

Les auteurs vont tester ces deux hypothèses en évaluant une patiente qui présente une aphasie et
une hémiplégie après un AVC.

Il y a une thérapie du langage 3 jours/semaines pendant 2 ans. Cela n’a pas d’effet significatif sur le
langage de la patiente.

Les auteurs utilisent ensuite la TMS pour voir s’il est possible d’améliorer les capacités de langages.

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