Synthèse Globale 2022 - GT Bokashi
Synthèse Globale 2022 - GT Bokashi
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Table des matières
Introduction 3
Le coût dépend du procédé. Dans toutes les solutions, le matériel a un certain coût. Dans le cas
du bokashi, il faut prévoir un approvisionnement régulier en micro-organismes efficaces qui
peuvent être achetés ou fabriqués. 16
13/ Peut-on considérer que le bokashi permette de prolonger la durée du stockage des
biodéchets ? 17
La méthode de fermentation bokashi est intéressante pour prolonger la durée de stockage des
biodéchets dans l’habitation, tout en réduisant les nuisances éventuelles. 17
14/ Le bokashi permet-il de stocker plus de carbone dans le sol que le compost ? 17
En conclusion… 18
Glossaire et bibliographie 19
Bibliographie 23
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Introduction
Le procédé bokashi est évoqué depuis plusieurs années au sein du Réseau Compost
Citoyen. Certains adhérents le pratiquent et en font la promotion y compris commerciale.
D’autres sont plus perplexes quant à son réel intérêt et aux risques qu’il pourrait véhiculer.
Ces différents points de vue sont représentés dans ce groupe de travail bénévole.
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Périmètre de la synthèse :
Nous abordons ici la gestion à domicile des biodéchets par le procédé bokashi, où
l’individu remplit son seau à bokashi et gère la fermentation lui-même. Cette gestion peut
rester totalement individuelle si l’individu composte ensuite les matières fermentées dans
son jardin. Mais elle peut rentrer dans le domaine de la gestion de proximité dès lors que
ces matières sont apportées dans un composteur partagé situé en pied d’immeuble, dans
un quartier ou un jardin public. Nous rentrons alors dans le périmètre d’action du Réseau
Compost Citoyen. Le compostage autonome en établissement (cantines, restaurants
d’entreprise, EHPAD…) fait partie de la gestion de proximité d’après la réglementation, mais
la synthèse présentée ci-après n’inclut pas d’exemples adaptés faute de retours
d’expériences. Le compostage de proximité est encadré par une réglementation
spécifique alors que le compostage domestique ne l’est pas.
Les principales différences dans les pratiques et méthodes de bokashi sont liées au
volume de biodéchets et de déchets verts. Par exemple, certains développent le bokashi à
grande échelle, sur des micro-plateformes, après collecte des biodéchets auprès des
ménages ou de plus gros producteurs. On trouvera en annexe un témoignage à ce sujet. Il y
a une distinction entre bokashi urbain et bokashi agricole (cf. glossaire).
Ceux qui défendent le bokashi mettent en avant certains avantages qui permettrait :
➢ une transformation rapide de la matière organique ;
➢ le maintien de tous les composants dans la matière fermentée, en particulier sans
perte de carbone (voir FAQ, question n°9) ;
➢ l’hygiénisation par acidification (voir FAQ, question n°10) ;
➢ la possibilité de stocker pendant plus d’un mois en appartement sans problèmes
d’odeurs ;
➢ d'améliorer la fertilité des sols, selon certaines études réalisées en Asie et en
Amérique du Sud.
1
EM® : Efficient Micro-organism (micro-organisme efficace en français), sont des produits brevetés
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compostage de proximité et générer de mauvaises odeurs si le procédé n’a pas
été bien respecté (certains responsables de sites de compostage de proximité
interdisent d’ailleurs le dépôt du contenu de seaux bokashi) ;
➢ le caractère commercial actuel de la pratique du bokashi en France et l’expression
forte de leurs convictions de la part de certains de ses partisans ;
➢ l’absence de preuves scientifiques avérées et reconnues par la communauté
scientifique sur les effets supérieurs du bokashi et des EM sur les sols et les cultures.
Des doutes subsistent sur la conservation du carbone (voir FAQ, question n°9),
l'hygiénisation, la destruction des pesticides, des polluants divers….
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Le procédé bokashi et sa pratique par les ménages
Bokashi, procédé mis au point au Japon, veut dire en japonais « matière organique
fermentée ». Développé par une partie de l’agriculture japonaise, le bokashi est utilisé
comme engrais organique en maraîchage.
Le principe du bokashi
Le bokashi n’est pas une méthode de compostage et ne le remplace pas.
Compostage
Bokashi
puis dans un deuxième temps (après apport dans le sol ou dans un compost) :
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Le matériel recommandé par les fabricants
Pour faire du bokashi à la maison à partir de biodéchets ménagers, d’après les fabricants
il faut :
➢ Un récipient hermétique muni d’un couvercle étanche, avec au fond une grille
surmontant un espace permettant l’égouttage des déchets et un robinet pour
évacuer le « jus ». Selon la production de biodéchets du ménage, le volume des
récipients peut aller de moins de 10 litres jusqu’à des poubelles de 70 ou 80 litres.
L’idéal est d’avoir deux récipients pour laisser la fermentation se terminer
tranquillement quand le 1er est plein.
➢ Des biodéchets : tous sont acceptés sauf les gros os et les coquillages, trop longs à
« digérer » par les EM bokashi, ainsi que les liquides qui peuvent donner une
consistance pâteuse susceptible de perturber le processus.
➢ Du son de blé enrichi aux EM bokashi (micro-organismes sélectionnés, appelé dans
le commerce « bokashi démarreur » ou « bokashi starter ») pour lancer la
fermentation des biodéchets. Un sac de 2 kg peut convenir pour les besoins d’une
famille de 4 personnes jusqu’à 6 mois.
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La méthode recommandée par les fabricants
Le remplissage du seau
Après avoir déposé une première couche de démarreur bokashi au fond du seau, les
biodéchets doivent être recouverts après chaque dépôt (ou au moins tous les 3 à 5 cm) d’une
nouvelle couche. Il est conseillé de n’ouvrir le seau qu’une fois par jour pour faciliter le
maintien des conditions anaérobies. Le contenu doit être chaque fois bien tassé avec une
petite pelle pour chasser l’air et le seau refermé hermétiquement. En cas d’absence plusieurs
jours, il suffit de reprendre à son retour.
Il est possible de mettre les restes de repas cuits ou crus, viande, poisson, vieux pain,
pâtes, riz, fruits, légumes, ail, agrumes, coquilles d’œufs, marc de café, sachets de thé, fleurs
fanées, produits laitiers, petits os, petites coquilles de fruits de mer. On peut également
mettre en petite quantité du papier essuie-tout et des serviettes de table. Il est recommandé
de découper les déchets en petits morceaux pour faciliter la transformation.
Gestion du jus
Il est indispensable de soutirer très régulièrement le « jus », a minima une fois par
semaine, pour ne pas avoir de problèmes d’odeurs ; et plus souvent encore si des problèmes
d’humidité sont détectés. Il est recommandé par les fabricants d’utiliser ce liquide après
dilution à 1% dans l’eau d’arrosage des plantes.
Le rejet du jus de bokashi dans le milieu naturel est parfois préconisé par les
fabricants. Le RCC n’a pas suffisamment de connaissances sur l’impact potentiel et invite
simplement au principe de précaution.
Pour information, un des membres du RCC a fait analyser un échantillon de 500 millilitres
de jus de bokashi produit par ses soins. Voici les résultats. Nous ne prétendons pas que
ces données soient universelles, elles donnent un premier aperçu des potentielles
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teneures du jus qui doivent être confirmées et répétées pour obtenir une moyenne
générale. En effet, la composition du bokashi dépend des matières organiques apportées.
pH : autour de 4 (acide)
→ Les résultats montrent que ce jus de bokashi analysé est pauvre en éléments
minéraux et n’équivaut pas à un engrais liquide.
La poursuite de la fermentation
Lorsque le seau est plein, il est nécessaire de laisser la matière fermenter au moins 2
à 3 semaines s’il fait autour de 20°C, 1 semaine s’il fait très chaud, plus longtemps si la
température est basse (la fermentation est stoppée lorsqu’il gèle). Il faut continuer à extraire
le jus éventuellement produit pendant cette deuxième phase de fermentation. En l’absence
d’un deuxième seau, et afin de poursuivre les dépôts de déchets, il faut transvaser le
contenu dans un autre récipient ou un sac hermétique rempli de matière absorbante au
fond. Si ce stockage n’est pas possible, il faut trouver un exutoire (composteur) acceptant
d’accueillir les matières n’ayant pas terminé leur fermentation, avec l’accord de ceux qui le
gèrent : propriétaire de jardin, composteur collectif etc.
2
Anne Lorch, “Les micro-organismes efficaces au quotidien”, Souffle d’Or Eds, février 2011, page 218
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Remarque du RCC : pour le compostage de proximité, ces préconisations ne sont
pas conformes à la réglementation française qui interdit l’épandage de déchets au sol. En
effet, selon la fiche technique d’application de l’arrêté du 9 avril 2018, les produits sortant
du procédé bokashi sont des SPAn3 (Sous-Produits Animaux de catégorie 3), c’est-à-dire
qu’ils ne sortent pas du statut de déchet et sont, de ce fait, “non éligibles à une application
directe dans les sols [...] ” (voir FAQ, question n°2).
De plus, du point de vue agronomique et environnemental, l’apport continu de matières
non-hygiénisées et riches en éléments nutritifs lorsque le sol est au repos occasionne un
risque de lessivage par les pluies, donc de contamination des eaux.
Enfin, il est admis3 que la matière organique ne doit pas être enfouie dans le sol, là où
l’oxygénation et les microorganismes sont moins nombreux et où l’eau peut stagner lors de
périodes pluvieuses si le sol sous-jacent est peu perméable.
3
Exemple, Blaise Leclerc dans “Les clés d’un sol vivant”, Denis Pépin dans “Composts et Paillages” et la
plupart des formations d’agronome
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Synthèse du groupe de travail du RCC :
avantages/limites
Avantages :
- Évite d’aller vider le bioseau (référence à la collecte des biodéchets domestiques pour
les emmener au compost) une à plusieurs fois par semaine dans le composteur
individuel ou collectif si ce dernier accepte ces apports
- Accepte tous les biodéchets de cuisine et de table4, sauf les liquides et les gros os
Limites :
4
cf. glossaire, DCT et SPAn3
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- Des préconisations dangereuses sont parfois diffusées, comme l’épandage toute
l’année avec le risque de lessivage et de pollution notamment en hiver
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La réglementation en vigueur sur le compostage5 de proximité explicite que pour sa bonne
exécution, le compost doit bien monter en température. Or le bokashi est une méthode se
déroulant à température ambiante ; les matières qui en sont extraites gardent donc
réglementairement un statut de déchet et ne peuvent à ce titre être retournées au sol.
Pour respecter la réglementation, les matières issues du procédé bokashi doivent être
compostées avec du broyat végétal dans des conditions aérobies.
Dans d’autres pays, la réglementation sur l’épandage du bokashi peut être différente.
Le cadre domestique
En France, la pratique du bokashi dans la sphère domestique n’est pas réglementée à ce
jour.
Il est difficile de déterminer la nature exacte des micro-organismes car celle-ci est gardée
secrète. Des analyses poussées par mise en culture ne permettent pas de détecter les plus
sensibles ou ceux qui nécessitent des conditions de culture particulières. D’autres méthodes
existent (puces ADN, spectrométrie Malditoff) mais sont très coûteuses. La principale souche
serait Saccharomyces cerivisiae, appelée aussi levure de bière ou levure de boulanger.
5
Arrêté du 9 avril 2018 fixant les dispositions techniques nationales relatives à l'utilisation de sous-produits animaux et de
produits qui en sont dérivés, dans une usine de production de biogaz, une usine de compostage ou en « compostage de
proximité », et à l'utilisation du lisier. Disponible en ligne : https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000036830969
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quasiment impossible de reproduire exactement le mélange breveté sans connaître la
recette. Le risque est d’obtenir un mélange ne garantissant pas les mêmes résultats.
Dans certains cas, les utilisateurs déversent le contenu de leur seau, lorsqu’il est plein, dans
des bacs de compostage de proximité, parfois sans attendre les quelques semaines de
fermentation supplémentaires. Cela peut parfois bien se passer mais dans certains cas
des odeurs désagréables et persistantes se dégagent.
Il est indispensable d’échanger avec les personnes en charge du suivi des bacs (référent de
site, guide ou maître composteur) pour les prévenir et obtenir leur accord.
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7/ Le compost de bokashi doit-il être considéré comme
un engrais ou comme un amendement organique ?
Un engrais est un fertilisant ayant pour fonction d’apporter des éléments nutritifs aux
végétaux, par l’intermédiaire des êtres vivants du sol. Pour prétendre à l’appellation
“engrais’”, selon la norme en vigueur, la matière doit contenir au moins 3 % d’azote, ou 3 %
de potasse, ou 3 % de phosphore, ou bien 7 % de l’ensemble des 3 éléments.
→ Tout comme le compost, la matière fermentée bokashi, une fois compostée avec des
matières sèches, peut être considérée comme un amendement organique. La plupart des
études et analyses consultées présentent des teneurs inférieures à la norme “engrais”.
Le cadre domestique
La matière fermentée bokashi, du fait de son acidité, ne doit pas être mise en contact
direct avec les plantes. À ce sujet, des précautions et indications sont données par les
fabricants de matériel et promoteurs de la méthode. Le RCC quant à lui interpelle ses
adhérents sur un principe de précaution essentiel concernant l’introduction d’organismes
exogènes dans le sol.
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9/ Connaît-on l’effet du bokashi sur les sols ?
De nombreuses études scientifiques ont été menées en comparant l’effet du bokashi sur la
croissance des végétaux et sur les sols. Il semble cependant que leurs conclusions se
contredisent parfois. Seul un travail bibliographique approfondi et des études
complémentaires permettraient d’y voir plus clair.
Le compost produit avec apport de matières fermentées bokashi pourrait avoir des
caractéristiques particulières : des études doivent être menées pour les qualifier.
Le coût dépend du procédé. Dans toutes les solutions, le matériel a un certain coût. Dans le
cas du bokashi, il faut prévoir un approvisionnement régulier en micro-organismes efficaces
qui peuvent être achetés ou fabriqués.
Nous ne disposons pas des éléments nécessaires pour établir une réelle comparaison entre
les différentes solutions, mais un léger surcoût peut être attendu.
6
On parle de fermentation lactique : sous l’effet des lactobacilles, les glucides des aliments sont
transformés en acide lactique.
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13/ Peut-on considérer que le bokashi permette de
prolonger la durée du stockage des biodéchets ?
Un des intérêts du bokashi serait de moins perdre de matière comme lors du compostage
où une grande partie du carbone part sous forme de gaz carbonique lors de la fermentation
aérobie. C’est semble-t-il vrai pendant la phase de fermentation anaérobie pour la matière
fermentée qui en résulte.
Mais ensuite, pour terminer le processus de décomposition, cette matière fermentée est
mise au contact de l’oxygène et des microorganismes aérobies qui poursuivent la
décomposition.
En nous basant sur la compréhension du cycle du carbone, il y a alors inéluctablement perte
de carbone et d’autres éléments, comme pour toute minéralisation de la matière organique,
à un moment ou un autre. Dans le cas du bokashi, la perte se fait donc lors de l’apport de la
matière fermentée dans un composteur ou sur le sol. Il y aura aussi perte d’azote et
lixiviation des éléments minéraux après apport au sol. Du fait de la minéralisation de la
matière organique, quel que soit le procédé, seulement une faible partie du carbone initial
se retrouve stockée dans le sol sous forme d’humus ou de matière organique non
décomposée. Tout le reste repart à son point de départ sous forme de CO2.
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En conclusion…
Le système bokashi est un système qui semble bien adapté au monde urbain, à
condition de prévoir dès le départ les solutions indispensables pour utiliser le
digestat et les jus de bokashi : apport dans un compost domestique ou partagé,
épandage dans un jardin, collecte collective des seaux de digestat ….
Son intérêt réside dans le fait qu’il peut digérer tous les biodéchets de la cuisine
sans se soucier de leur équilibre carbone/azote, à l’exception des gros os, des gros
coquillages et des biodéchets liquides, contrairement au lombricompostage domestique
qui nécessite d’être plus sélectif.
Nous n’avons à ce jour pas suffisamment de données pour affirmer que le digestat
de bokashi est plus riche que le compost ni qu’il est meilleur pour la fertilité des sols, leur
richesse en humus et les rendements des cultures. En effet, la composition du bokashi
dépend des matières organiques apportées. Les études scientifiques concernant son
intérêt agronomique sont trop peu nombreuses, contradictoires et souvent controversées
pour attester d’un avantage du bokashi par rapport au compost aérobie classique.
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Glossaire et bibliographie
Acidification : augmentation du degré d’acidité
Biodéchet : "Les déchets non dangereux biodégradables de jardin ou de parc, les déchets
alimentaires ou de cuisine provenant des ménages, des bureaux, des restaurants, du
commerce de gros, des cantines, des traiteurs ou des magasins de vente au détail, ainsi
que les déchets comparables provenant des usines de transformation de denrées
alimentaires." article L. 541-1-1 du code de l’environnement
Bokashi Agricole
Le Bokashi d'origine japonaise (ぼかし) est utilisé majoritairement dans le monde pour
désigner un fertilisant issu d'un système de valorisation organique portant le même nom.
Son nommage en utilisation agricole se retrouve adapté à la langue locale en Amérique du
Sud sous l'appellation Bocashi au Salvador et au Guatemala ou Bocachi en Bolivie et
concerne plus particulièrement la valorisation de ressources agricoles de petites
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exploitations agropastorales. Source FAO http://www.fao.org/3/a-at788s.pdf /
http://www.fao.org/3/a-bo956s.pdf / http://www.fao.org/3/CA2946EN/ca2946en.pdf
DCT ou déchets de cuisine et de table : “Les déchets alimentaires [...] qui représentent
l’essentiel des biodéchets produits par les ménages ou les professionnels de la
restauration. Il s’agit des déchets de cuisine tels que les restes de repas ou de préparation
de repas, ou encore les produits périmés non-consommés. Ils sont notamment issus des
ménages, des restaurants, des traiteurs ou des magasins de vente au détail ainsi que des
établissements de production ou de transformation de denrées alimentaires.”
https://www.ecologie.gouv.fr/biodechets
Digestat
Matière résiduaire organique qui subsiste après la digestion anaérobie. Source France
Terme http://www.culture.fr/franceterme/terme/ENVI154. L’appellation digestat appartient
à la filière méthanisation. Source Dictionnaire Larousse
https://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/digestat/188278
EM ou Micro-organismes efficaces
• EM®
Les "EM®" sont une famille de produits brevetés sous marques déposées par EMRO
(Effective Microorganism Research Organization), ce qui protège la recette de chacun des
produits, garantit l'efficacité et la constance de qualité et la performance. Source
EMROJAPAN https://emrojapan.com/trademark
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développer l'activité des micro-organismes. Source EMROJAPAN
https://emrojapan.com/products/#aem.
Engrais : un fertilisant ayant pour fonction d’apporter des éléments nutritifs aux végétaux,
par l’intermédiaire des êtres vivants du sol. https://eur-lex.europa.eu/legal-
content/FR/TXT/HTML/?uri=CELEX:32019R1009&from=FR#d1e32-37-1
Ensilage
L'ensilage est une technique de conservation par voie humide, faisant appel à
l'anaérobiose et à une fermentation acidifiante à domination lactique afin de minimiser les
pertes de matière sèche, de valeur alimentaire et d'éviter le développement de micro-
organismes indésirables. Source ANSES - Page 3 -
https://www.anses.fr/fr/system/files/ALAN2001sa0276.pdf
Fermentation lactique : sous l’effet des lactobacilles, les glucides des aliments sont
transformés en acide lactique. “La fermentation d'acide lactique est un processus
biologique par lequel les sucres, tels que le glucose, le fructose, et le saccharose, sont
convertis en énergie cellulaire et en sous-produit métabolique, le lactate. C'est un ferment
lactique qui intervient.” https://www.aquaportail.com/definition-2230-fermentation-
lactique.html
Jus de percolation : “La percolation désigne une traversée lente d'un milieu, comme des
sédiments, par un liquide ou plus rarement un gaz. Elle se fait majoritairement sous l'effet
de la pesanteur, donc de haut en bas.”
https://www.futura-sciences.com/planete/definitions/geologie-percolation-12645/
Le jus de percolation est donc un liquide qui a traversé le milieu.
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Les SPAn3 “présentent un faible risque sanitaire pour la santé animale ou la santé
publique et sont les seules qui peuvent être valorisées en alimentation animale. Elles
comprennent notamment :
https://agriculture.gouv.fr/les-sous-produits-animaux-et-les-produits-qui-en-sont-derives-
valorisation-et-elimination
Les restes de fruits et légumes ayant séjourné dans une cuisine ont pu être contaminés
par les matières animales, donc ils sont classés SPAn3 par précaution.
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Bibliographie
Anne Lorch, “Les micro-organismes efficaces au quotidien” (2011) Souffle d’Or Eds, page
218
Arrêté du 9 avril 2018 fixant les dispositions techniques nationales relatives à l'utilisation
de sous-produits animaux et de produits qui en sont dérivés, dans une usine de
production de biogaz, une usine de compostage ou en « compostage de proximité », et à
l'utilisation du lisier. Disponible en ligne :
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000036830969
Blaise Leclerc, “Les clés d’un sol vivant”, (2017) Terre Vivante, Conseil d’experts
Denis Pépin, “Le Guide Terre Vivante : Composts & Paillages", (2022) Terre Vivante
Cácio Luiz Boechat, Jorge Antonio Gonzaga Santos, Adriana Maria de Aguiar Accioly
Net mineralization nitrogen and soil chemical changes with application of organic wastes
with 'Fermented Bokashi Compost' (June 2013) Acta Scientiarum Agronomy
Christel, Dana Mae, "The Use Of Bokashi As A Soil Fertility Amendment In Organic Spinach
Cultivation" (2017). Graduate College, Dissertations and Theses. 678.
→ (PDF) Traduction libre française de Philippe Le Thery
Ghanem, Khaled M., Kh. M. El-Zabalawy, Azza Mustafa and Bodor A. Elbanna. “Impact of
Using Compost Bokashi Resulting from Recycling Kitchen Waste on Head Lettuce (Lactuca
sativa var. capitata L.)Grown Organically at Home.” (2017) J.Soil Sci. and Agric. Eng.,
Mansoura Univ., Vol. 8(1): 21- 27
→ (PDF) Traduction libre française de Philippe Le Thery
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Hu, Cheng & Qi, Yingchun. (2013). “Long-term effective microorganisms application
promote growth and increase yields and nutrition of wheat in China”. European Journal of
Agronomy. 46. 63–67. 10.1016/j.eja.2012.12.003.
Quiroz, M., Céspedes, C., “Bokashi as an Amendment and Source of Nitrogen in Sustainable
Agricultural Systems: a Review”. J Soil Sci Plant Nutr 19, 237–248 (2019)
→ (PDF) Traduction libre française de Philippe Le Thery
Searson, Emma, “Soil total organic carbon and farmers' perceptions associated with
bokashi application in Cerro Punta, Panama” (2015). SIT Digital Collection
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Annexe : description d’un processus “grand volume” par un membre du
RCC
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A l'issue de la phase de fermentation,
3 Mensue La Bac à l’ensilage, considéré comme activateur, peut
Collecte l Fermentation compost rejoindre le bac à compost.
en option Il sera mélangé avec les déchets verts en
Aérobie
quantité équivalente (150 L de carbonés, 300L
d’activateur, 150L d’azotés).
Le lixiviat sera réintroduit progressivement
dans le compost afin de réguler l’hygrométrie.
Le suivi de la T° atteste du bon déroulement de
la phase thermophile indispensable à
l’hygiénisation du compost en formation.
Bac (ou Après un mois le produit obtenu est un
4 Trimest La Maturation tunnel) à compost « mi-mûr ».
Selon riel compost Il sera de nouveau brassé et mélangé avec des
choix de DV (ajuster le rapport C/N* selon la texture).
collecte L’hygrométrie devra être ajustée (test de la
poignée).
Le voilà prêt à poursuivre sa maturation dans
un dispositif adapté (bac ou tunnel).
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