DOC22
DOC22
Décembre 2006
Synthèse
Lors du Sommet du millénaire organisé par les Nations Unies en septembre 2000,
les États Membres des Nations Unies ont convenu, de huit objectifs spécifiques et
mesurables à atteindre en 2015, appelés Objectifs du Millénaire pour le Développement
(OMD) et qui portent sur la pauvreté, l’éducation, la santé, l’autonomisation de la femme
et le développement durable.
• l’octroi de plus d'autonomie aux pauvres et une plus grande implication des
populations dans l’élaboration et la mise en oeuvre des programmes et actions de
développement,
1
Table des matières
INTRODUCTION
CONCLUSION
BIBLIOGRAPHIE
2
« Nous aurons le temps d’atteindre les objectifs, à l’échelle du monde entier et dans
la plupart, sinon la totalité des pays, mais seulement si nous rompons avec la
routine. Cela ne se fera pas en un jour. Le succès exige une action soutenue
pendant les 10 années qui nous séparent de l’échéance »
Kofi A. Annan
S.G des Nations Unies
Introduction
Lors du Sommet du millénaire organisé par les Nations Unies en septembre 2000,
les États Membres des Nations Unies ont convenu, le 8 septembre 2000, de huit objectifs
spécifiques et mesurables à atteindre en 2015. Ces objectifs, appelés les Objectifs du
Millénaire pour le Développement (OMD), sont les cibles que la communauté
internationale s'est fixées en vue de réduire la pauvreté dans le monde et d'améliorer la
situation des plus démunis.
Pour être au rendez-vous de 2015, le Maroc qui s’est engagé fermement dans la
réalisation des OMD, a accéléré son processus du développement économique et social en
activant les programmes de lutte contre la pauvreté et l’exclusion et en allouant une part
importante du budget de l’Etat aux secteurs sociaux. Dans ce sens, l’Initiative Nationale du
Développement Humain (INDH) a été lancée pour renforcer et dynamiser les efforts
déployés par le Maroc en matière de développement humain.
Pour ce faire, il a été procédé au choix d’un échantillon de cinq pays dont les OMD
ont fait l’objet, au moins d’un rapport national sur leurs réalisations. Il s’agit de la Tunisie,
de l’Algérie, du Sénégal, du Cameroun et de la Mauritanie. La présente étude est fondée
sur un ensemble de données issues de différents rapports nationaux des pays de
l’échantillon et sur d’autres indicateurs publiés par les organismes internationaux.
3
1. Réduire de moitié le taux de pauvreté
La question de la pauvreté a pris une dimension mondiale. Les pays qui souffrent le
plus de ce fléau se sont engagés à partir de la décennie 90, dans un processus de
transformations tant politique, économique que sociale visant la réduction de moitié de la
pauvreté entre 1990 et 2015.
Afin de mieux apprécier ces résultats et leur dynamique, une comparaison a été
effectuée par rapport à l’échantillon de pays sélectionnés. Le tableau ci-dessous retrace
l’évolution des principaux indicateurs de la pauvreté entre l’année de référence 1990 et la
situation actuelle en plus de l’objectif escompté à réaliser en 2015.
Pour l’année 1990, les pays les plus touchés par la pauvreté sont le Sénégal, la
Mauritanie et le Cameroun, où plus de la moitié de la population souffre de la pauvreté. Par
contre, le Maroc et l’Algérie ont enregistré des taux de pauvreté relativement faibles avec
14,2% et 15% respectivement, mais qui restent bien en deçà des performances réalisées par
la Tunisie (4,2%).
La croissance économique est l’un des premiers objectifs de toutes les économies
du monde. Elle est synonyme de création de richesses et par conséquent d’amélioration des
niveaux de vie des populations et de réduction de la pauvreté. Une bonne croissance est
celle qui réduit les inégalités et la pauvreté. A cet égard, il est impératif d’étudier et
d’analyser la relation entre croissance économique et pauvreté.
L’année 2000 a été caractérisée par une réduction du taux de la pauvreté dans
certains pays, soit 17,8% au Maroc et 4% en Tunisie. Au Cameroun et en Mauritanie, ce
taux reste encore inquiétant (50% et 46,3% respectivement).
4
Les différents pays de l’échantillon ont mobilisé une panoplie de programmes et
d’actions visant à réduire la pauvreté et à améliorer les conditions de vie des populations
défavorisées. De nouvelles approches, efficaces et pertinentes, ont été développées afin de
contrecarrer la pauvreté et les risques d’exclusion et de marginalisation.
De plus, la part du budget de l’Etat allouée aux secteurs sociaux n’a cessé
d’augmenter, passant de 39% en 1993 à plus de 47% en 2002, pour atteindre 55% en 2005.
5
Cette analyse comparative permet de conclure que, par rapport à la quasi-totalité
des pays de l’échantillon, le Maroc a beaucoup de chances d’atteindre l’objectif affiché
pour 2015 et ce par l’intensification des programmes de lutte contre la pauvreté.
Evolution du taux net de scolarisation dans l’enseignement primaire des pays de l’échantillon.
100
90
80
70
60
50
40
30
20
Maroc T unisie Algérie Caméroun Sénégal Mauritanie
Sources : Rapports mondiaux de développement humain de 2005 et 2002 et les rapports ODM de chaque
pays.
Le Maroc, en comparaison avec les pays de l’échantillon, aura donc de fortes chances
d’atteindre l’objectif de l’éducation primaire pour tous à l’horizon 2015.
1
Les comparaisons ont été basées sur les données publiées dans les rapports mondiaux de
développement humain de 2005 et 2002 et dans les rapports ODM de chaque pays. Les données
signalées sur une période se rapportent à la dernière année disponible sur cette période.
6
Toutefois, pour réaliser les objectifs de la charte, le Maroc devra donc doubler ses
efforts en préconisant de nouvelles mesures pour améliorer les indicateurs de
l’enseignement primaire et plus particulièrement celui des filles.
Au Maroc, le taux net de scolarisation des filles dans le primaire est passé de 37,2%
en 1990/1991 à 90,1% en 2004/2005 et atteint 84,4% en milieu rural. D’où une réduction
de l’écart de scolarisation entre filles et garçons qui est le fruit des efforts déployés pour
l’appui à la scolarisation des élèves, notamment les filles (réseau des cantines scolaires,
distribution de bourses, activités éducatives, sociales, culturelles, transport scolaire,
services de santé scolaire …).
En Tunisie, le taux net de scolarisation des filles dans le primaire est passé de
83,6% à 97% durant la même période. Ce taux est 89% en Algérie en 2000 et de 82,1% au
Sénégal où il a enregistré une baisse par rapport à 1990 (85%).
7
Notons que les six pays de l’échantillon ont participé au forum mondial sur
« l’éducation pour tous » qui s’est tenu à Dakar (Sénégal) en avril 2000. Ils se sont inspirés
des principes énoncés par ce forum pour orienter leur politique éducative en faveur de la
scolarisation universelle d'ici 2015.
Par ailleurs, un programme d'action de lutte contre l'analphabétisme étalé sur les
cinq années à venir (2005/2010) a été élaboré par le secrétariat d'Etat chargé de
l'Alphabétisation et de l'Education non Formelle. Il permettra de réduire l'analphabétisme à
9% pour la population âgée de 15 à 45 ans et à 17% chez celle âgée de 15 ans et plus.
Sources : rapports mondiaux de développement humain de 2005 et 2002 et les rapports ODM de chaque pays
8
Malgré les efforts entrepris au Maroc, le taux d’analphabétisme des 15 ans et plus
reste parmi les plus élevé de l’échantillon (42,8% en 2004 contre 44,7% en 1990) situant le
Maroc juste avant la Mauritanie (48,8% en 2004 contre 65% 1990). Ce niveau était déjà
atteint par la Tunisie dans les années 80. Celle-ci a le taux le plus faible (25,7%), suivie de
l’Algérie et du Cameroun (près de 30%). Le Sénégal se place à la dernière position avec un
taux qui avoisine les 61% en 2004 contre 72% en 1990.
Par ailleurs, il est à noter que les femmes investissent de plus en plus la vie
politique. Actuellement, deux femmes sont membres du gouvernement, 35 femmes siègent
à la chambre des députés, 36 femmes font partie des Conseils des Oulamas dont une au
Haut Conseil et 35 aux Conseils locaux.
En Algérie, des actions ont été menées afin d’autonomiser les femmes et
d’améliorer leurs conditions. Entre 1987 et 1998, la population active féminine a vu ses
effectifs croître, passant de 20,7% à 28,9% pour atteindre 34,8% en 2004.
Eu égard à ces comparaisons, le Maroc est considéré comme l’un des pays qui s’est
distingué le plus par les avancées réalisées ces dernières années en matière d’intégration de
la femme au développement. Plusieurs programmes en faveur de la promotion et
l’amélioration des conditions de vie de la femme ne cessent de s’amplifier. Ces efforts ont
permis un net relèvement de la participation des femmes à la vie active et une amélioration
de leurs revenus.
9
4. Santé infantile : réduire de 2/3 le taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans
Le Cameroun et la Mauritanie ont enregistré, quant à eux, des taux de mortalité des
moins de 5 ans de 87 et 78 pour 1000 et des taux de mortalité infantile de 87 et de 78 pour
1000. Pour ce qui est du Sénégal, le taux de mortalité infantile est moins élevé que les deux
pays précédents : 70,1 pour 1000 naissances en 2000. Néanmoins, la mortalité des enfants
de moins de 5 est nettement plus élevée : 145,3 pour 1000 naissances vivantes.
Pour ce qui est des taux de réalisation de l’objectif, le Maroc est classé en deuxième
position (60,4%) après la Tunisie (77%).
10
En terme de mortalité infantile et de mortalité des moins de cinq ans, les
réalisations sont largement imputables aux campagnes de vaccination contre les maladies
affectant l’enfant et qui ont permis de réduire significativement l’incidence de ces
maladies.
Par rapport aux pays de l’échantillon, le Maroc est à la troisième place après
l’Algérie et la Tunisie pour ce qui est de la vaccination contre la Tuberculose, et au
premier rang pour ce qui est du taux de vaccination contre la Rougeole.
Afin de réduire davantage les taux de mortalité des enfants, le Ministère de la Santé
marocain a mis en place une stratégie de renforcement des programmes existants :
élargissement du Programme National d’Immunisation, avec l’introduction de nouveaux
vaccins, généralisation de la stratégie de Prise en Charge Intégrée des Maladies de
l’Enfant, intensification de la composante périnatale du programme Maternité Sans Risque,
et développement du Programme National de Lutte contre les Carences en micro
nutriments.
11
En Algérie, vu l’importance de la mortalité néonatale qui représente la moitié de la
mortalité infantile, il a été jugé pertinent d’étendre le concept de prise en charge intégrée
des maladies de l’enfant, élaboré et véhiculé par l’OMS, au nouveau né, alors qu’il n’était
utilisé que pour les enfants de 2 mois à 5 ans.
En Tunisie, les affections périnatales sont responsables de 46,7% des décès, contre
14,0% pour les infections respiratoires aiguës (IRA), 10,8% pour les anomalies
congénitales et 9,7% pour les maladies diarrhéiques.
En plus des actions visant à améliorer l'état nutritionnel des enfants et celles
entreprises dans le cadre de programmes de lutte contre les maladies vaccinables, les
maladies diarrhéiques et les IRA, une attention particulière est accordée en Tunisie à la
santé de la mère à travers l'amélioration de la couverture prénatale, périnatale et postnatale.
Une corrélation étroite semble exister entre la qualité de cette couverture et le taux de
mortalité infantile.
Devant le niveau très élevé de mortalité des enfants de moins de cinq ans, le
Sénégal a pris un certain nombre de mesures qui devraient contribuer à la réalisation de
l’objectif 2015. Il s’agit notamment de la mise en œuvre du Programme de Développement
Intégré de la Santé, et de la mise en place graduelle de la Prise en Charge Intégrée des
Maladies de l’Enfant. Par ailleurs, la relance du programme élargi de vaccination devrait
permettre de contrôler les principales maladies transmissibles.
Afin de mieux apprécier ces résultats réalisés, une comparaison a été effectuée par
rapport à l’échantillon de cette étude2.
2
Face à la difficulté d’obtenir des données significatives concernant le Sénégal, ce dernier a été retiré de
l’échantillon pour ce qui est de l’objectif relatif à la santé maternelle.
12
Indicateurs de mortalité maternelle et d’assistance à l’accouchement
Taux de3 réalisation
Indicateur/ Pays 1990 2000 2005 2015 de l'objectif
Mortalité maternelle (pour
100.000)
Maroc 332 220 (ajusté)* 227 (2003) 83 42,2
Tunisie 74,8 54,8 18,7 35,7
Algérie 170 117 57 46,9
Cameroun 430 550 124 -38,7
Mauritanie 930 747 750 (94-2004) * 232,5 26,2
Accouchements en milieu
assisté(%)
Maroc 31 63 (2003) 80 65,3
Tunisie 71,3 (1989) 89,3 80 207
Algérie 76 (1992) 91 (2002) 80 375
Cameroun 63,8 (1991) 58,2 (1998) 80 -34,6
Mauritanie 40 57 80 42,5
Source : Rapports ODM-UNICEF
Lorsque l’on analyse l’avancée de chaque pays par rapport à l’objectif, avec un taux
de 42,2%, le Maroc se classe en deuxième position derrière l’Algérie qui arbore un taux de
réalisation de l’objectif, avoisinant les 47% contre 35,7% pour la Tunisie et 26,2% pour la
Mauritanie. Par contre, le Cameroun connaît une dégradation de la situation de la mortalité
maternelle puisqu’il enregistre un taux de réalisation de l’objectif qui est négatif : -38,7%.
Cette analyse comparative permet de conclure que par rapport à la quasi-totalité des
pays de l’échantillon, le Maroc a plus de chances d’atteindre l’objectif assigné pour 2015 à
condition toutefois, qu’il intensifie ses efforts dans le domaine de la lutte contre la
mortalité maternelle. Pour cela, il sera nécessaire d’agir sur les principaux facteurs
affectant la santé maternelle tels que le taux de recours aux consultations prénatales et
postnatales, la part des accouchements assistés, la fréquence des accouchements, et le taux
de recours à la contraception.
En 2003, seules 68% des femmes ont recours à une consultation prénatale (85% en
milieu urbain et 48% en milieu rural) et 65% ont recours à une consultation post-natale
(87% en milieu urbain et 42% en milieu rural). La part des accouchements assistés par un
personnel médical atteint 63% en 2003 contre 31% en 1991 au niveau national. Par
ailleurs, ce taux est passé de 64 à 85% en milieu urbain et de 14 à 40% en milieu rural.
3
Le taux de réalisation est calculé en utilisant la formule suivante : X2005-X1990/X2015-X1990 où X
représente la performance de l’indicateur.
13
La fréquence des accouchements est approchée par l’indicateur de l’Indice
Synthétique de Fécondité qui a connu une baisse importante par rapport au début des
années 90, passant de 3,1 enfants par femme à 2,5 en 2004.
Pour ce qui est des comparaisons internationales, les données disponibles ne nous
permettent de comparer que les données relatives à l’assistance à l’accouchement. A ce
niveau, le Maroc est classé en troisième position mais loin derrière la Tunisie qui
enregistre un taux d’accouchements assistés par un personnel médical de 89,3% et de
l’Algérie qui dépasse les 90%. Le taux enregistré par le Maroc est plutôt proche de celui
réalisé par la Mauritanie (58,2%, 2000) et le Cameroun (57%, 1998).
Notons que le Maroc s’est assigné comme objectif de relever le taux des
accouchements assistés par le personnel médical à 80% en 2015. Sur la base des dernières
données disponibles, le Maroc a atteint 65,3% de l’objectif. La Tunisie et l’Algérie
enregistrent des taux d’assistance à l’accouchement particulièrement élevés (91% et 89%)
ce qui leur permet de dépasser largement l’objectif fixé. Pour ce qui est des deux autres
pays de l’échantillon, le taux de réalisation de cet objectif est de 42,5% pour la Mauritanie
et –34,6% pour le Cameroun. Afin de lutter de manière plus efficace contre la mortalité
maternelle et périnatale, les pays de l’échantillon ont mis en place ou intensifié un certain
nombre de programmes.
En Tunisie, la politique de santé orientée vers la femme s’inscrit dans une approche
de santé reproductive qui s’articule autour de la promotion, de la prévention et de la prise
en charge de la santé spécifique des femmes en général et de la mère en particulier. Dans
ce cadre, il a été procédé à l’intégration des services de santé reproductive au sein des
centres de santé de base et à la mise en place d’un programme national de périnatalité, et à
l’adoption d’un système de surveillance de la mortalité maternelle.
L’incidence du VIH/SIDA est faible au Maroc. Par ailleurs, depuis 1986, date
d’apparition du premier cas notifié, 2080 cas cumulés ont été notifiés en fin octobre 2006,
soit un rythme d’évolution de la maladie en nette progression particulièrement au cours de
ces cinq dernières années. Ainsi, 51% des nouveaux cas ont été enregistrés au courant de la
période 2001-2005.
14
Indicateur/ Pays 1990 2000 2005
Taux de prévalence du VIH/SIDA (adultes)
Maroc 0,1 (2003)°
Tunisie 0,1 (2003)°
Algérie 0,1 (2001)° 0,1 (2003)°
Cameroun 0,9 (1989) 11 11,8 (2002)
Mauritanie 0,3 (1992) 1
Sénégal 0,53 1,43
Nombre de cas déclarés
Maroc 101 614 1987 (2004)
Tunisie 344 1000 1175 (2003)
Algérie 1183 (2001) 1834
Cameroun 937.000
Mauritanie
Sénégal 61.800 (1995) 80.000
* UNICEF, estimation.
° HDR 2005, 2002.
Compte tenu du rythme actuel d’évolution, le Maroc n’est pas en passe de réaliser
l’objectif qui est de stopper la propagation de la Maladie et d’inverser la tendance actuelle.
Pour ce qui est de la prise en charge des personnes atteintes, il est à noter la
généralisation de la trithérapie pour les personnes vivant avec le VIH depuis 2003.
L’abolition des taxes et des droits de douane sur les médicaments anti-viraux et l’inclusion
du Maroc dans le cadre de l’initiative «access » de l’ONUSIDA a permis de réduire
significativement le coût de ces médicaments.
Par ailleurs, la prise en charge des personnes atteintes organisée autour de deux
centres d’excellence (CHU Ibn Rochd à Casablanca, CHU Ibn Sina à Rabat) devrait être
élargie dans le cadre du plan stratégique de lutte contre le Sida 2007-2011 du Ministère de
la Santé, à d’autres pôle d’excellence tels que le Centre Hospitalier Hassan II à Fès et celui
de Mohammed IV à Marrakech ainsi que 4 autres centre référents régionaux (Béni Mellal,
Laâyoune, Ouarzazate et Safi).
Au Sénégal 80.000 personnes sont infectées par le VIH/SIDA, dont 77.000 sont des
adultes (âgés de 15 à 49 ans), soit un taux d’incidence global de 1,45 %.
La Mauritanie est relativement peu touchée par le SIDA en comparaison avec les
pays de la région. En effet, le taux de prévalence en Mauritanie se situe à 1% (2000) et le
nombre de personnes infectées se situe à 9.500 en 2000.
Il apparaît donc que les pays d’Afrique subsaharienne de l’échantillon ont peu de
chances de stabiliser la maladie d’ici 2015 vu le rythme avec lequel celle-ci progresse. A
cela s’ajoute un certain nombre de contraintes telles que le faible niveau de connaissances
et d’information des populations, la faiblesse du système de surveillance épidémiologique,
l’insuffisance des moyens de prévention et le faible niveau de vie des populations.
Pour faire face à cette épidémie recrudescente, des programmes et des plans
stratégiques de lutte contre le VIH/SIDA ont été mis en place à travers une coopération
impliquant l’Etat, la population et les ONG nationales et étrangères.
16
Celui-ci a pour objectif principal d’améliorer la réponse à la pandémie du SIDA et
de maintenir dans la mesure du possible, la séroprévalence nationale en deçà du seuil
critique de 10%. Il comporte un plan d’urgence pour la période 2000-2003 qui est axé
essentiellement sur l’amélioration de l’approche vis-à-vis de l’information, la prévention et
le respect des engagements du sommet mondial sur le SIDA (1994).
17
Conclusion
Certes, le Maroc a déployé de grands efforts pour assurer une croissance forte et
durable qui est nécessaire pour créer les richesses et l’emploi, et donc atteindre les
objectifs du millénaire pour le développement, mais ces efforts s’avèrent insuffisants et
mériteraient d’être renforcés et poursuivis. L’INDH devrait contribuer à améliorer la
situation.
L’analyse comparative conclut que, pour atteindre les OMD, il faudrait dépasser les
tendances actuelles. Pour ce faire, il est urgent que toutes les parties prenantes élargissent
leurs interventions.
18
Bibliographie
Documents :
- L’évaluation de l’éducation pour tous à l’an 2000 : rapports des pays, Tunisie, Cameroun,
Sénégal, Algérie.
Source de données :
19
Tableau de bord
25%
20%
15%
10%
5%
0%
1985 2004 2015
100%
80%
60%
40%
20%
0%
1991 1994 2004 2015
100%
90%
80%
70%
60%
50%
1991 1994 2004 2015
20
4. Réduire la mortalité des enfants de moins de cinq ans
110
90
70
50
30
10
1991 2003 2015
80
70
60
50
40
30
20
10
1991 2003 2015
350
250
150
50
1991 2003 2015
21
Proportions d'accouchements assistés par du personnel qualifié
100%
80%
60%
40%
20%
0%
1991 2003 2015
200
150
100
50
0
1986-1989 1990-1999 2000-2004
0,14%
0,12%
0,10%
0,08%
0,06%
0,04%
0,02%
0,00%
1994 1999 2003
22
Evolution du taux d'incidence du paludisme autochtone (pour 100.000 habitants)
0
1990 1995 2000 2004 2015
120
110
100
90
80
70
60
50
1990 1996 2000 2004 2015
23