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Année : 2020 Thèse N° 124

La fièvre du nouveau-né : Expérience du service


de réanimation néonatale CHU Mohamed VI de
Marrakech

THESE
PRESENTEE ET SOUTENUE PUBLIQUEMENT LE 30/06/2020
PAR
Mr. Mohamed BOULATAR
Né Le 09 Mai 1994 à Marrakech
POUR L’OBTENTION DU DOCTORAT EN MEDECINE

MOTS-CLÉS:
Fièvre-Nouveau-né- Infection néonatale

JURY
M. [Link] PRESIDENT
Professeur de pédiatrie
M. [Link] IDRISSI SLITINE RAPPORTEUR
Professeur de pédiatrie
M. [Link]
Professeur de pédiatrie
M. [Link] JUGES
Professeur de pédiatrie
Au moment d’être admis à devenir membre de la profession médicale, je m’engage
solennellement à consacrer ma vie au service de l’humanité.
Je traiterai mes maîtres avec le respect et la reconnaissance qui leur sont dus.
Je pratiquerai ma profession avec conscience et dignité. La santé de mes malades
sera mon premier but.
Je ne trahirai pas les secrets qui me seront confiés.
Je maintiendrai par tous les moyens en mon pouvoir l’honneur et les nobles
traditions de la profession médicale.
Les médecins seront mes frères.
Aucune considération de religion, de nationalité, de race, aucune considération
politique et sociale, ne s’interposera entre mon devoir et mon patient.
Je maintiendrai strictement le respect de la vie humaine dés sa conception.
Même sous la menace, je n’userai pas mes connaissances médicales d’une façon
contraire aux lois de l’humanité.
Je m’y engage librement et sur mon honneur.

Déclaration Genève, 1948


LISTE DES PROFESSEURS
UNIVERSITE CADI AYYAD
FACULTE DE MEDECINE ET DE PHARMACIE
MARRAKECH
Doyens Honoraires : Pr. Badie Azzaman MEHADJI
: Pr. Abdelhaq ALAOUI YAZIDI
ADMINISTRATION
Doyen : Pr. Mohammed BOUSKRAOUI
Vice doyen à la Recherche et la Coopération : Pr. Mohamed AMINE
Vice doyen aux Affaires Pédagogiques : Pr. Redouane EL FEZZAZI
Secrétaire Générale : Mr. Azzeddine EL HOUDAIGUI

Professeurs de l’enseignement supérieur


Nom et Prénom Spécialité Nom et Prénom Spécialité
ABKARI Imad Traumato- orthopédie FAKHIR Bouchra Gynécologie- obstétrique
ABOU EL HASSAN Anésthésie-
FINECH Benasser Chirurgie – générale
Taoufik réanimation
Stomatologie et chir
ABOUCHADI Abdeljalil FOURAIJI Karima Chirurgie pédiatrique
maxillo faciale
ABOULFALAH Gynécologie-
GHANNANE Houssine Neurochirurgie
Abderrahim obstétrique
ABOUSSAIR Nisrine Génétique GHOUNDALE Omar Urologie
ADALI Imane Psychiatrie HACHIMI Abdelhamid Réanimation médicale
Oto- rhino-
ADERDOUR Lahcen HAJJI Ibtissam Ophtalmologie
laryngologie
ADMOU Brahim Immunologie HAROU Karam Gynécologie- obstétrique
AGHOUTANE El
Chirurgie pédiatrique HOCAR Ouafa Dermatologie
Mouhtadi
AIT AMEUR Mustapha Hématologie Biologique JALAL Hicham Radiologie
KAMILI El Ouafi El
AIT BENALI Said Neurochirurgie Chirurgie pédiatrique
Aouni
AIT BENKADDOUR Gynécologie- KHALLOUKI
Anesthésie- réanimation
Yassir obstétrique Mohammed
AIT-SAB Imane Pédiatrie KHATOURI Ali Cardiologie
AKHDARI Nadia Dermatologie KHOUCHANI Mouna Radiothérapie
Chirurgie- vasculaire
ALAOUI Mustapha KISSANI Najib Neurologie
péripherique
AMAL Said Dermatologie KOULALI IDRISSI Khalid Traumato- orthopédie
AMINE Mohamed Epidémiologie- clinique KRATI Khadija Gastro- entérologie
AMMAR Haddou Oto-rhino-laryngologie KRIET Mohamed Ophtalmologie
AMRO Lamyae Pneumo- phtisiologie LAGHMARI Mehdi Neurochirurgie
LAKMICHI Mohamed
ANIBA Khalid Neurochirurgie Urologie
Amine
ARSALANE Lamiae Microbiologie -Virologie LAOUAD Inass Néphrologie
Gynécologie-
ASMOUKI Hamid LOUHAB Nisrine Neurologie
obstétrique
ASRI Fatima Psychiatrie LOUZI Abdelouahed Chirurgie – générale
BASRAOUI Dounia Radiologie MADHAR Si Mohamed Traumato- orthopédie
Gynécologie-
BASSIR Ahlam MANOUDI Fatiha Psychiatrie
obstétrique
Stomatologie et chiru
BELKHOU Ahlam Rhumatologie MANSOURI Nadia
maxillo faciale
MAOULAININE Fadl
BEN DRISS Laila Cardiologie Pédiatrie (Neonatologie)
mrabih rabou
BENCHAMKHA Chirurgie réparatrice et
MATRANE Aboubakr Médecine nucléaire
Yassine Plastique
BENELKHAIAT
Chirurgie - générale MOUAFFAK Youssef Anesthésie - réanimation
BENOMAR Ridouan
BENHIMA Traumatologie – MOUDOUNI Said
Urologie
Mohamed Amine orthopédie Mohammed
BENJILALI
Médecine interne MOUFID Kamal Urologie
Laila
BENZAROUEL
Cardiologie MOUTAJ Redouane Parasitologie
Dounia
MOUTAOUAKIL
BOUAITY Brahim Oto-rhino- laryngologie Ophtalmologie
Abdeljalil
BOUCHENTOUF Rachid Pneumo- phtisiologie MSOUGGAR Yassine Chirurgie thoracique
Anesthésie -
BOUGHALEM Mohamed NAJEB Youssef Traumato- orthopédie
réanimation
Gynécologie-
BOUKHANNI Lahcen NARJISS Youssef Chirurgie générale
obstétrique
BOUKHIRA
Biochimie - chimie NEJMI Hicham Anesthésie- réanimation
Abderrahman
Chirurgie Cardio-
BOUMZEBRA Drissi NIAMANE Radouane Rhumatologie
Vasculaire
BOURRAHOUAT Aicha Pédiatrie NOURI Hassan Oto rhino laryngologie
BOURROUS Monir Pédiatrie OUALI IDRISSI Mariem Radiologie
BOUSKRAOUI OULAD SAIAD
Pédiatrie Chirurgie pédiatrique
Mohammed Mohamed
CHAFIK Rachid Traumato- orthopédie QACIF Hassan Médecine interne
CHAKOUR Mohamed Hématologie Biologique QAMOUSS Youssef Anésthésie- réanimation
CHELLAK Saliha Biochimie- chimie RABBANI Khalid Chirurgie générale
CHERIF IDRISSI EL
Radiologie RADA Noureddine Pédiatrie
GANOUNI Najat
CHOULLI Mohamed
Neuro pharmacologie RAIS Hanane Anatomie pathologique
Khaled
DAHAMI Zakaria Urologie RAJI Abdelaziz Oto-rhino-laryngologie
DRAISS Ghizlane Pédiatrie ROCHDI Youssef Oto-rhino- laryngologie
EL ADIB Ahmed Anesthésie-
SAIDI Halim Traumato- orthopédie
Rhassane réanimation
Endocrinologie et
SAMKAOUI Mohamed
EL ANSARI Nawal maladies Anesthésie- réanimation
Abdenasser
métaboliques
EL BARNI Rachid Chirurgie- générale SAMLANI Zouhour Gastro- entérologie
EL BOUCHTI Imane Rhumatologie SARF Ismail Urologie
Stomatologie et chir
EL BOUIHI Mohamed SORAA Nabila Microbiologie - Virologie
maxillo faciale
EL FEZZAZI Redouane Chirurgie pédiatrique SOUMMANI Abderraouf Gynécologie- obstétrique
EL HAOURY Hanane Traumato- orthopédie TASSI Noura Maladies infectieuses
EL HATTAOUI
Cardiologie TAZI Mohamed Illias Hématologie- clinique
Mustapha
EL HOUDZI Jamila Pédiatrie YOUNOUS Said Anesthésie- réanimation
EL IDRISSI SLITINE
Pédiatrie ZAHLANE Kawtar Microbiologie - virologie
Nadia
EL KARIMI Saloua Cardiologie ZAHLANE Mouna Médecine interne
EL KHAYARI Mina Réanimation médicale ZAOUI Sanaa Pharmacologie
EL MGHARI TABIB Endocrinologie et
ZIADI Amra Anesthésie - réanimation
Ghizlane maladies
ELFIKRI Abdelghani Radiologie ZOUHAIR Said Microbiologie
ESSAADOUNI Lamiaa Médecine interne ZYANI Mohammed Médecine interne
FADILI Wafaa Néphrologie

Professeurs Agrégés
Nom et Prénom Spécialité Nom et Prénom Spécialité
Stomatologie et HAZMIRI Fatima Histologie – Embryologie
ABIR Badreddine
Chirurgie maxillo facial Ezzahra - Cytogénéque
Médecine
Communautaire
ADARMOUCH Latifa (médecine préventive, IHBIBANE fatima Maladies Infectieuses
santé publique et
hygiène)
Anesthésie -
AISSAOUI Younes KADDOURI Said Médecine interne
réanimation
AIT BATAHAR Salma Pneumo- phtisiologie LAHKIM Mohammed Chirurgie générale
LAKOUICHMI Stomatologie et Chirurgie
ALJ Soumaya Radiologie
Mohammed maxillo faciale
Traumatologie -
ATMANE El Mehdi Radiologie MARGAD Omar
orthopédie
Endocrinologie et
BAIZRI Hicham MEJDANE Abdelhadi Chirurgie Générale
maladies métaboliques
MLIHA TOUATI Oto-Rhino -
BELBACHIR Anass Anatomie- pathologique
Mohammed Laryngologie
BELBARAKA Rhizlane Oncologie médicale MOUHSINE Abdelilah Radiologie
BENJELLOUN HARZIMI Traumatologie -
Pneumo- phtisiologie NADER Youssef
Amine orthopédie
BENALI Abdeslam Psychiatrie OUBAHA Sofia Physiologie
BSISS Mohamed Aziz Biophysique RBAIBI Aziz Cardiologie
CHRAA Mohamed Physiologie SAJIAI Hafsa Pneumo- phtisiologie
Oto-Rhino -
DAROUASSI Youssef SALAMA Tarik Chirurgie pédiatrique
Laryngologie
EL AMRANI Moulay
Anatomie SEDDIKI Rachid Anesthésie - Réanimation
Driss
Chirurgie
EL HAOUATI Rachid SERGHINI Issam Anesthésie - Réanimation
Cardiovasculaire
Chirurgie réparatrice et
EL KHADER Ahmed Chirurgie générale TOURABI Khalid
plastique
EL MEZOUARI El
Parasitologie Mycologie ZARROUKI Youssef Anesthésie - Réanimation
Moustafa
EL OMRANI
Radiothérapie ZEMRAOUI Nadir Néphrologie
Abdelhamid
Histologie- embyologie ZIDANE Moulay
FAKHRI Anass Chirurgie Thoracique
cytogénétique Abdelfettah
GHAZI Mirieme Rhumatologie

Professeurs Assistants
Nom et Prénom Spécialité Nom et Prénom Spécialité
Rééducation et
ABDELFETTAH Youness Réhabilitation ELOUARDI Youssef Anesthésie réanimation
Fonctionnelle
ABDOU Abdessamad Chiru Cardio vasculaire ELQATNI Mohamed Médecine interne
AIT ERRAMI Adil Gastro-entérologie ESSADI Ismail Oncologie Médicale
Chimie de Coordination
AKKA Rachid Gastro - entérologie FDIL Naima
Bioorganique
Anesthésie -
ALAOUI Hassan FENNANE Hicham Chirurgie Thoracique
Réanimation
AMINE Abdellah Cardiologie GHOZLANI Imad Rhumatologie
Médecine physique et
ARABI Hafid réadaptation HAJJI Fouad Urologie
fonctionnelle
ARSALANE Adil Chirurgie Thoracique HAMMI Salah Eddine Médecine interne
ASSERRAJI Mohammed Néphrologie Hammoune Nabil Radiologie
Stomatologie et
AZIZ Zakaria JALLAL Hamid Cardiologie
chirurgie maxillo faciale
BAALLAL Hassan Neurochirurgie JANAH Hicham Pneumo- phtisiologie
LAFFINTI Mahmoud
BABA Hicham Chirurgie générale Psychiatrie
Amine
LAHLIMI Fatima
BELARBI Marouane Néphrologie Hématologie clinique
Ezzahra
BELFQUIH Hatim Neurochirurgie LAHMINI Widad Pédiatrie
BELGHMAIDI Sarah OPhtalmologie LALYA Issam Radiothérapie
Microbiologie et
Anesthésie -
BELHADJ Ayoub LOQMAN Souad toxicologie
Réanimation
environnementale
BELLASRI Salah Radiologie MAHFOUD Tarik Oncologie médicale
BENANTAR Lamia Neurochirurgie MILOUDI Mohcine Microbiologie - Virologie
BENNAOUI Fatiha Pédiatrie MOUNACH Aziza Rhumatologie
BOUCHENTOUF Sidi
Chirurgie générale NAOUI Hafida Parasitologie Mycologie
Mohammed
Traumatologie -
BOUKHRIS Jalal NASSIH Houda Pédiatrie
Orthopédie
Chirurgie Réparatrice et
BOUTAKIOUTE Badr Radiologie NASSIM SABAH Taoufik
Plastique
Chirurgie Cardio -
BOUZERDA Abdelmajid Cardiologie NYA Fouad
Vasculaire
OUERIAGLI NABIH
CHETOUI Abdelkhalek Cardiologie Psychiatrie
Fadoua
CHETTATI Mariam Néphrologie OUMERZOUK Jawad Neurologie
DAMI Abdallah Médecine Légale RAISSI Abderrahim Hématologie clinique
Anesthésie-
DOUIREK Fouzia REBAHI Houssam Anesthésie - Réanimation
réanimation
Oto- rhino-
EL- AKHIRI Mohammed RHARRASSI Isam Anatomie-patologique
laryngologie
Chimie de Coordination
EL AMIRI My Ahmed SAOUAB Rachida Radiologie
bio-organnique
EL FADLI Mohammed Oncologie médicale SAYAGH Sanae Hématologie
Médecine Communautaire
EL FAKIRI Karima Pédiatrie SEBBANI Majda (médecine préventive,
santé publique et hygiène)
EL HAKKOUNI Awatif Parasitologie mycologie TAMZAOURTE Mouna Gastro - entérologie
EL HAMZAOUI Hamza Anesthésie réanimation WARDA Karima Microbiologie
ZBITOU Mohamed
EL KAMOUNI Youssef Microbiologie Virologie Cardiologie
Anas
Chirurgie Cardio-
ELBAZ Meriem Pédiatrie ZOUIZRA Zahira
vasculaire

LISTE ARRÉTÉÉ LE 24/09/2019


DÉDICACES
Le très Haut, le très Grand,
le Clément, L’Omniscient, l’Omnipotent.
Le Tout Puissant, le très miséricordieux
d’avoir permis à ce travail d’aboutir à son terme.
Au PROPHETE MOHAMED paix et salut sur lui.
Je tiens à dédier ce travail à :

Mon cher père

En témoignage de longues années de sacrifices quotidiens, de risques et de


sollicitude dans les mers loin de ta famille. Tu m’as toujours indiqué la
bonne voie en me rappelant que la volonté fait toujours les grands
Hommes.
Je ne pourrais exprimer ma profonde reconnaissance, que ce travail soit
le fruit de toutes tes peines et de tous tes efforts.

Ma chère mère

Ma Source inépuisable de tendresse, de patience et de sacrifices, tu as tant


souhaité que je parvienne à ce but, tu as attendu avec patience les fruits
de ta bienveillance et de ta bonne éducation, tu as supporté mes états
d’âme, mes doutes et mes soucis. Tes prières et ta Bénédiction m'ont été
d'un grand secours tout au long de mon parcours. Je ne pourrais
exprimer ma grande affection et ma profonde reconnaissance. J'espère
être à la hauteur de tes espérances et ne jamais te décevoir, ni trahir ta
confiance.

Mes deux chères sœurs

Je ne saurai traduire sur du papier les sentiments fraternels, l'affection,


l’amour et l’attachement que j’éprouve à votre égard. Je n'oublierai
jamais ces merveilleux moments passés ensemble. Vous avez été à mes
côtés, vous m’avez soutenu et encouragé tout au long des étapes de ma
vie. Je vous dédie ce travail en témoignage de ma notre indéfectible union
qui s ’est tissée au fil des jours. Puisse dieu vous protéger, garder et
renforcer notre fraternité.

Mes amis

Ma deuxième famille, que j’ai choisi, mes frères et sœurs d’âme. Je vous
dédie ce travail pour nos années d’amitié qui ont vu le jour à l’école
primaire et ont continué s’amplifier au fil des jours, pour les beaux
moments qu’on a partagés et surtout pour votre aide et votre présence
dans moments les plus compliqués.

Chaque membre de ma famille et à toute personne

Qui a contribué de près ou de loin à atteindre mes objectifs et à accomplir


ce travail.
REMERCIEMENTS
Le remerciement est un acte humain qu’on a l’habitude de déployer
envers des gens qui se mettent à notre service. C’est pour cela que nous
avons vu l’obligation d’adopter ce comportement avec des gens qui n’ont
pas cessés de nous donner leur coup de main. De ce fait je tiens à
remercier vivement :

MON MAITRE ET PRESIDENT DU JURY : MONSIEUR


MAOULAININE FADLE MRABIH RABBOU, PROFESSEUR
DE PEDIATRIE ET CHEF DE SERVICE DE NEONATOLOGIE
AU CHU MOHAMED VI DE MARRAKECH.
Vous me faîtes un grand honneur en acceptant de présider ce jury malgré
vos multiples occupations
Je vous remercie pour le temps que vous y avez consacré malgré tous vos
engagements.
Veuillez accepter, cher maître, dans ce travail l’expression de ma
reconnaissance et mon profond respect.

MON MAITRE ET RAPPORTEUR DE THESE :


MADAME EL IDRISSI SLITINE NADIA, PROFESSEUR DE
PEDIATRIE
Je vous remercie tout particulièrement, pour vos précieux conseils, votre
bienveillance. Vous avez su me redonner la motivation dans les moments
difficiles. Vous m’avez soutenu et vous avez été d’une grande rapidité
dans vos réponses et d’une disponibilité sans faille. Merci d’avoir partagé
cette épreuve je vous suis reconnaissant pour votre immense aide.
MON MAITRE ET MEMBRE DU JURY : MONSIEUR RADA
NOUREDDINE PROFESSEUR DE PEDIATRIE
Nous vous remercions de nous avoir honorés par votre présence. Vous
avez accepté aimablement de juger cette thèse. Cet honneur nous touche
infiniment et nous tenons à vous exprimer notre profonde
reconnaissance.
Veuillez accepter, Professeur, nos sincères remerciements et notre
profond respect.

MON MAITRE ET MEMBRE DU JURY : MONSIEUR


BOURROUS MONIR, PROFESSEUR DE Pédiatrie
Pour le grand honneur que vous me faites en acceptant d’être parmi les
membres du jury de ce travail. Veuillez agréer le témoignage de notre
sincère reconnaissance.
Vos qualités humaines et professionnelles font de vous un enseignant aimé
par tous. Il nous est particulièrement agréable de vous exprimer ici notre
profonde gratitude et nos respects les plus sincères.

A tous les professeurs de la faculté de médecine et de pharmacie de


Marrakech
Avec ma reconnaissance et ma haute considération.

MON MAITRE ET MEMBRE DU JURY : MONSIEUR


BOURROUS MONIR, PROFESSEUR DE CHIRURGIE
PEDIATRIE
Nous tenons à vous exprimer toute notre reconnaissance pour l’honneur
quevous nous faites de bien vouloir juger notre thèse.
Vos qualités humaines et professionnelles font de vous un enseignant aimé
partous.
Il nous est particulièrement agréable de vous exprimer ici notre
profondegratitude et nos respects les plus sincères.

A tous les professeurs de la faculté de médecine et de


pharmacie de Marrakech
Avec ma reconnaissance et ma haute considération.
ABRÉVIATIONS
Liste des abréviations
AEG : Altération de l’état général

ATB : Antibiothérapie

APN : Asphyxie périnatale

C3G : Céphalosporine de 3ème génération

CRP : Protéine C réactive

DG : Diabète gestationnel

DHA : Déshydratation

DT2 : Diabète type 2

ECBU : Examen cytobactériologique des urines

ETF : Echographie transfontanellaire

GB : Globule blanc

HTA : Hypertension artérielle

IB : Infection bactérienne

IBPG : Infection bactérienne potentiellement grave

Il : Interleukine

IMF : Infection maternofoetale

INN : Infection néonatale

IRM : Imagerie par résonance magnétique

IU : Infection urinaire

KP : Klebsiella Pneumonae

LA : Liquide amniotique

LCH : Luxation congénitale de la hanche

LCR : Liquide céphalo-rachidien

MAP : Menace d’accouchement prématuré

MFIU : Mort fœtale intra utérine

NFS : Numérisation-formule sanguine


PCT : Procalcitonine

PDE : Poche des eaux

PL : Ponction lombaire

PN : Poids de naissance

RCF : Rythme cardiaque fœtal

RCIU : Retard de croissance intra utérine

RPM : Rupture prématurée des membranes

SA : Semaine d’aménorrhée

SGB : Streptocoque groupe B

TDM : Tomodensitométrie

TRC : Temps de recolorisation des conjonctives

VNI : Ventilation non invasive

VRS : Virus respiratoire syncytial


PLAN
INTRODUCTION 1
MATERIELS ET METHODES 3
RESULTATS 6
I. Les résultats descriptifs 7
A. Épidémiologie 7
B. Les antécédents maternels 11
C. Les antécédents du nouveau-né 15
D. L’étude clinique 19
E. L'étude paraclinique 24
F. Les étiologies 29
G. Prise en charge thérapeutique 32
H. L’évolution 34 34
II. Les résultats analytiques : 35
1. La corrélation de l’intensité de la fièvre 35
2. La corrélation de l’âge de la fièvre 41
3. La corrélation de la tolérance de la fièvre 43
4. La corrélation des étiologies 47
5. La corrélation de la CRP positive 48
6. La corrélation de la PL ositive 49
7. La corrélation de l’évolution 51
DISCUSSION 54
I. Définition : 55
II. Rappel physiologique 56
A. La thermorégulation 56
B. La physiopathologie de la fièvre 61
III. Epidémiologie 64
A. Fréquence et incidence 64
B. La morbi mortalité 65
C. Les caractéristiques épidémiologiques des nouveau-nés fébriles 65
IV. L’étude clinique 70
A. Les caractéristiques cliniques de nouveau-né fébrile 70
V. L’étude paraclinique 73
A. Les bilans biologiques 73
B. Les bilans radiologiques 79
VI. Les étiologies de la fièvre chez le nouveau-né 80
A. Les infections bactriennes 80
B. Les infections virales 93
C. L’asphyxie périnatale 94
D. La déshydratation 95
E. L’hyperthyroïdie 95
F. L’hyperthermie 95
G. Comparaison des étiologies 96
VII. La prise en charge 97
A. L’hospitalisation 97
B. Le traitement symptomatique de la fièvre 98
C. L’antibiothérapie 98
VIII. L’évolution 101
CONCLUSION 102
ANNEXES 104
RESUME 109
BIBLIOGRAPHIE 114
La fièvre du nouveau-né : Expérience du service de réanimation néonatal CHU Mohamed VI de
Marrakech

INTRODUCTION

-1-
La fièvre du nouveau-né : Expérience du service de réanimation néonatal CHU Mohamed VI de
Marrakech

La fièvre chez le nouveau- né est définie comme une température rectale supérieure à 37,8

°C dans les 28 premiers jours de vie[1]. Il s’agit d’un signe d’alerte majeur et ne doit jamais être

considéré comme un symptôme banal car le risque et l’incidence de l’infection bactérienne (IB)

invasive est important.

Le but essentiel de la prise en charge du nouveau-né fébrile est d’éliminer une IB. Plusieurs

études, surtout chez les nourrissons de moins de trois mois, ont évalué des scores cliniques

visant à déterminer les nourrissons à faible risque d’infection bactérienne (IB). Ces scores

pourraient être appliqués aux nouveau-nés de moins de 28 jours[2], [3]. Toutefois, aucun

consensus n’a été admis et il persiste des controverses autour de la prise en charge de la fièvre

en période néonatale.

L'analyse minutieuse de la situation par l'interrogatoire et l'examen clinique doit aboutir à

une proposition de prise en charge adaptée aux risques potentiels.

Les examens complémentaires doivent être hiérarchisés et orientés.

Le traitement symptomatique doit être instauré systématiquement et le traitement

étiologique adapté aux données cliniques et paracliniques.

Notre travail consiste en une étude rétrospective portant sur des nouveau-nés hospitalisés

pour fièvre dans le service de néonatologie et réanimation néonatale du Centre Hospitalier

Universitaire (CHU) Mohamed VI de Marrakech.

L’objectif de cette étude est de déterminer les aspects épidémiologiques, cliniques,

paracliniques et étiologiques des nouveau-nés admis au service de néonatologie pour fièvre.

-2-
La fièvre du nouveau-né : Expérience du service de réanimation néonatal CHU Mohamed VI de
Marrakech

PATIENTS ET MÉTHODES

-3-
La fièvre du nouveau-né : Expérience du service de réanimation néonatal CHU Mohamed VI de
Marrakech

I- La période et le type d’étude :

Il s’agit d’une étude rétrospective et descriptive portant sur une période de 5 ans allant de

janvier 2015 à décembre 2019, réalisée au service de néonatologie et de réanimation néonatale

du CHU Mohamed VI de Marrakech.

II- La population cible :


Cette étude a concerné les nouveau-nés âgés de la 1ère heure de vie à 28 jours

hospitalisés au service de néonatologie et de réanimation néonatale pour fièvre.

Les nouveau-nés venaient soit de la maternité du CHU Mohammed VI, soit des hôpitaux

périphériques ou de leur domicile.

1. Le critère d’inclusion :

Tous les nouveau-nés hospitalisés au sein de la réanimation néonatale pour fièvre

supérieure à 38°C ou ayant présenté une fièvre au décours de leur hospitalisation.

2. Le critère d’exclusion :

Ont été exclus de cette étude :

Tout nouveau-né chez qui la famille a rapporté une histoire de fièvre et non objectivée par

la prise de température.

III- La méthode utilisée :


Les données sociodémographiques, anthropométriques, cliniques, paracliniques,

thérapeutiques et évolutives ont été recueillies à l’aide d’une fiche d’exploitation et à partir des

dossiers des malades.

Toutes les données recueillies ont été consignées sur une fiche d’exploitation et analysées

par le logiciel SPSS version 23.

-4-
La fièvre du nouveau-né : Expérience du service de réanimation néonatal CHU Mohamed VI de
Marrakech

IV- L’analyse statistique :


L’analyse statistique a été faite par le logiciel SPSS version 23.

1- L’analyse univariée :

Les analyses univariées ont été effectuées sur toutes les variables citées par la fiche

d’exploitation. En effet, cette analyse nous a permis d’avoir des diagrammes en barres ou

circulaires, des aires ou bien des tableaux de fréquences pour chaque variable selon l’effectif et

le pourcentage d’observation.

2- L’analyse bivariée :

L’analyse bivariée été faite entre les différentes variable comme « l’intensité de la fièvre ;

l’âge de la fièvre ; la tolérance de la fièvre ; les étiologies ; l’évolution ; la CRP « positive » et

entres les variables explicatives à savoir (Age ; Poids ; Présence des facteurs anamnestiques et

réanimation…).

Puisque les variables qu’on a utilisées dans cette étude sont de nature qualitative, nous

avons réalisé une analyse bivariée en faisant leur croisement à l’aide du test Khi2.

-5-
La fièvre du nouveau-né : Expérience du service de réanimation néonatal CHU Mohamed VI de
Marrakech

RESULTATS

-6-
La fièvre du nouveau-né : Expérience du service de réanimation néonatal CHU Mohamed VI de
Marrakech

I. Les résultats descriptifs :

A. Épidémiologie :

1. Le nombre et la fréquence :

Nous avons inclus dans notre étude 188 nouveau-nés suivis pour fièvre au sein du service de

néonatologie et de réanimation néonatale du CHU Mohamed VI de Marrakech, entre 2015 et

2019.

Le nombre des hospitalisés durant la période de notre étude est de 4109.

La fréquence de la fièvre au sein du service de néonatologie et de réanimation néonatale est

de 4.57%

2. L’âge :

80
37%
70
31%
60
50 23%
40
30
20 9%

10
0
0-24h 25h-72h 75h-7j 8j-28j

Figure 1 : répartition selon l’âge

Dans notre étude 70 nouveau-nés soit 37% étaient âgés entre 8 et 28 jours, 58 nouveau-nés

soit 31% avaient un âge entre 1 et 3 jours, 44 nouveau-nés soit 23% étaient âgés entre 3 et 7

jours et 16 cas soit 9% avaient un âge inférieur ou égal à 24h.

-7-
La fièvre du nouveau-né : Expérience du service de réanimation néonatal CHU Mohamed VI de
Marrakech

3. Le sexe :

Figure 2 : répartition selon le sexe

Parmi nos patients il y avait une nette prédominance masculine avec 119 garçons (63%) et 69

filles (37%) ; avec un sexe ratio de 1.72.

4. La couverture sociale :
110

49

29

RAMED MUTUEL NÉANT

Figure 3 : répartition selon la couverture sociale

-8-
La fièvre du nouveau-né : Expérience du service de réanimation néonatal CHU Mohamed VI de
Marrakech

Parmi nos patients 110 nouveau-nés soit 58.5% étaient Ramédistes, 49 nouveau-nés soit 26%

étaient Mutualistes et 29 nouveau-nés soit 15.5% n’avaient aucune couverture sociale.

5. L’origine des nouveau-nés:

Rural 46.3%

Urbain 53.7%

80 85 90 95 100 105

Figure 4 : répartition selon le niveau socio-économique

Dans notre études 101 nouveau-nés soit 53.7% venaient d’un milieu urbain et 87 nouveau-

nés soit 46.3% venaient d’un milieu rural.

6. Le niveau socio-économique :

Bas 72%

Moyen 26%

Imprécis 2%

0 20 40 60 80 100 120 140 160

Figure 5 : répartition selon le niveau-socio-économique

-9-
La fièvre du nouveau-né : Expérience du service de réanimation néonatal CHU Mohamed VI de
Marrakech

Dans notre étude 136 nouveau-nés soit 72% avaient un niveau socio-économique bas ; 49

nouveau-nés soit 26% avaient un niveau socio-économique moyen et 3 nouveau-nés soit 2%

avaient un niveau socio-économique imprécis.

7. L’origine de provenance des nouveau-nés :

90 39% 42%
80
70
60
50
40
30 9% 7%
20 3%
10
0

Figure 6 : répartition selon l’origine de provenance des nouveau-nés

Parmi nos patients 79 nouveau-nés soit 42% ont été référés des hôpitaux publics, 74

nouveau-nés soit 39% ont été référés du CHU, 16 nouveau-nés soit 9% venaient d’une clinique

privée, 14 nouveau-nés soit 7% venaient du domicile et 5 cas soit 3% ont été référés d’une

maison d’accouchement.

Tableau I : répartition selon Inborn et Outborn

Inborn Out Born

-H. Publics (79 ; 42%)

CHU (74) -Clinique privé (16 ; 9%)

-Maison d’accouchement (5 ; 3%)

-Domicile (14 ; 7%)

39% 61%

- 10 -
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B. Les antécédents maternels :

1. L’âge maternel :

Dans notre étude l’âge maternel moyen était de 28 ans, avec un âge minimal de 17 ans et un

âge maximal de 47 ans.

2. La parité:

Figure 7 : répartition selon la parité

128 mamans soit 68% étaient multipares tandis que 60 mamans soit 32% étaient primipares.

- 11 -
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3. Le terme de la grossesse :

>41SA 7%

37-41SA 88%

33-36SA 3%

28-32SA 2%

0 20 40 60 80 100 120 140 160 180

Figure 8 : répartition selon le terme de la grossesse

3 nouveau-nés soit 2% avaient un âge gestationnel entre 28 et 36SA ; 5 nouveau-nés soit

3% étaient entre 33 et 36SA ; 166 nouveau-nés soit 88% avaient un âge gestationnel entre 37 et

41SA et 14 nouveau-nés soit 7% avaient un âge gestationnel supérieur à 41SA.

4. Les pathologies maternelles :

Tableau II : Pathologie maternelle

Pathologie Effectif
Hypertension artérielle (HTA) 8
Diabète type 2 (DT2) 2
Médicaux Diabète gestationnel (DG) 5
Asthme 1
Psychose 2
Cardiopathie 1
Avortement 18
Obstétricaux Fausse couche 10
Mort fœtale in utéro (MFIU) 7
Menace d’accouchement prématuré (MAP) 2

56 mamans soit 29.7% présentaient une pathologie lors de la grossesse ; les pathologies

les plus fréquentes étaient : les avortements, fausse couche, HTA, MFIU, DT2 et DG.

- 12 -
La fièvre du nouveau-né : Expérience du service de réanimation néonatal CHU Mohamed VI de
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5. Le suivi de la grossesse :

Figure 9 : suivi de la grossesse

Chez 83 mères soit 44% des cas la grossesse était bien suivie, chez 62 mères soit 33% des

cas la grossesse était mal suivie et chez 43 mères soit 23% des cas la grossesse était non suivie.

6. L’anamnèse infectieuse :

Figure 10 : répartition selon l’anamnèse infectieuse

- 13 -
La fièvre du nouveau-né : Expérience du service de réanimation néonatal CHU Mohamed VI de
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Nous avons retrouvé chez 102 mères sur 188 soit 54% avaient une anamnèse infectieuse

positive.

Tableau III : Antécédents obstétricaux

Antécédents pathologiques Effectif (N=141) %


Infection urogénitale au 3ème T 71 50,3
RPM > 12h 19 13,4

Liquide amniotique fétide 28 19,8

Fièvre maternelle 10 7

Prématurité inexpliquée 4 2,8

APN inexpliquée 1 0,7

Travail prolonge >12h 8 5,6

Les principales anomalies constatées étaient : les infections urogénitales, RPM plus de 12h,

travail prolongé plus de 12h, liquide amniotique fétide, fièvre maternelle, prématurité

inexpliquée et APN inexpliquée.

7. Le mode d’accouchement :

Figure 11 : répartition selon le mode d’accouchement

- 14 -
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Le mode d’accouchement le plus fréquemment rencontré était la voie basse chez 150 cas

soit 80% des mamans (75% voie basse simple et 5% avec ventouse). Chez 38 mamans soit 20%

ont été césarisées.

C. Les antécédents du nouveau-né :

1. Le score d’APGAR:

Figure 12 : répartition selon l‘APGAR

Dans notre étude 128 nouveau-nés soit 68% avaient un APGAR imprécis tandis que 60

nouveau-nés soit 32% avaient un APGAR précis dont 57 nouveau-nés avaient un Apgar normal

supérieur à 7 et seulement 3 nouveau-nés avaient un Apgar inférieur à 7.

2. Le poids de naissance:

Figure 13 : répartition selon la prise de poids

- 15 -
La fièvre du nouveau-né : Expérience du service de réanimation néonatal CHU Mohamed VI de
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Dans notre étude 155 nouveau-nés soit 82% avaient un poids de naissance mesuré et 33

nouveau-nés soit 18% avaient un poids de naissance non mesuré.

Au service, le poids était mesuré pour tous les nouveau-nés de réanimation néonatales.

160
138
140
120
100
80
60
40
20 18
20 4 8
0
1000-1500 1500-2000 2000-2500 2500-4000 ≥4000

Figure 14 : répartition selon le poids des nouveau-nés

Le poids était compris entre [1400g-1500g[ chez 4 nouveau-nés ; chez 8 nouveau-nés le

poids était compris entre [1500g-2000g[ ; chez 20 nouveau-nés le poids était entre [2000g-

2500g[ ; 138 nouveau-nés avaient un poids entre [2500g-4000g[ et chez 18 nouveau-nés soit

10% le poids était ≥4000g.

Tableau IV : répartition selon la trophicité

Trophicité Effectif %

Hypotrophie 32 17

Eutrophie 138 73.4

Macrosomie 18 9.6

Dans notre série 138 nouveau-nés soit 73.4% étaient eutrophes ; 32 nouveau-nés soit 17%

étaient hypotrophe et 18 nouveau-nés soit 9.6% étaient macrosome.

- 16 -
La fièvre du nouveau-né : Expérience du service de réanimation néonatal CHU Mohamed VI de
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3. La réanimation néonatale :

180 167
160

140
120
100
80
60

40
21
20
0
Réanimé Non réanimé

Figure 15 : répartition selon la réanimation néonatale

Chez 21 nouveau-nés soit 11.1% une réanimation néonatale a été réalisée dès la

naissance.

Tableau V : les gestes réalisés

Geste de réanimation Effectif


Aspiration 21
Oxygénothérapie 17
Intubation 4
Ventilation 5
Massage cardiaque 2
Remplissage et adrénaline 2

21 nouveau-nés ont été aspirés ; l’oxygénothérapie a été utilisée chez 17 cas ; 4 nouveau-

nés ont été intubés ; une ventilation a été faite chez 5 nouveau-nés ; un massage cardiaque et

adrénaline ont été utilisés chez 2 nouveau-nés

- 17 -
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4. L’allaitement maternel à la naissance :

200
180 173

160
140
120
100
80
60
40
15
20
0
Allaité Non allaité

Figure 16 : l’allaitement à la naissance

Dans notre étude 173 nourrissons soit 92% ont été allaités à la naissance et seulement 15

nourrissons soit 8% n’ont pas reçu d’allaitement.

5. Le contage viral :

Non contaminé 179

Contaminé 9

0 50 100 150 200

Figure 17 : répartition selon la présence ou non de contage viral

- 18 -
La fièvre du nouveau-né : Expérience du service de réanimation néonatal CHU Mohamed VI de
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La notion de contage virale était présente chez 9 nouveau-nés soit 4.8%.

6. L’hospitalisation antérieure :

178
10

DÈJA HOSPITALISÉ NON HOSPITALISÉ

Figure 18 : antécédent d’hospitalisation

10 nouveau-nés soit 5.3% avaient un antécédent d’hospitalisation.

D. L’étude clinique :

1. Les caractéristiques de la fièvre :


a) Le lieu de diagnostic de la fièvre :

200 177

150

100

50
11
0
Admission Hospitalisation

Figure 19 : le diagnostic de la fièvre

- 19 -
La fièvre du nouveau-né : Expérience du service de réanimation néonatal CHU Mohamed VI de
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La fièvre était diagnostiquée à l’admission pour 177 nouveau-nés soit 94.1% et 11

nouveau-nés soit 5.9% au cours de leur hospitalisation.

b) Le degré de la fièvre :

140 76.1%

120
100
80
60 21.3%
40
20 2.6%

0
38-39 39-40 >40

Figure 20 : degré de la fièvre

Chez 188 nouveau-nés dont la température était chiffrée à l’aide d’un thermomètre à

mercure ou d’un thermomètre électronique : la température était comprise entre 38°c et 39°c

chez 143 nouveau-nés soit 76.1% ; chez 40 nouveau-nés soit 21.3% la température était

comprise entre 39°c et 40°et chez 5 nouveau-nés soit 2.6% la température était supérieure à 40.

c) La tolérance de la fièvre :

Figure 21 : répartition selon la tolérance de la fièvre

- 20 -
La fièvre du nouveau-né : Expérience du service de réanimation néonatal CHU Mohamed VI de
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Dans notre série 79% des cas avaient une bonne tolérance de la fièvre soit 149, alors que

21% des cas avaient une mauvaise tolérance.

Tableau VI : les signes de mal tolérance

Anomalie Effectif %
Tachycardie 34 50
TRC>3 25 36,7
Marbrure 9 13,3
Total 68 100

Chez les nouveau-nés qui présente une mal tolérance de la fièvre : 34 nouveau-nés soit

50% présentaient une tachycardie ; 25 nouveau-nés soit 36.7% avaient un TRC supérieur à trois

secondes et 9 cas soit 13.3 avaient des marbrures.

d) Les signes associés à la fièvre :

Figure 22 : répartition selon la présence ou non des signes associés

Dans notre étude la fièvre était associée dans 153 cas, soit 81%. Ces signes n’étaient pas

concluants pour un diagnostic immédiat.

Chez 35 nouveau-nés soit 19% la fièvre était isolée.

- 21 -
La fièvre du nouveau-né : Expérience du service de réanimation néonatal CHU Mohamed VI de
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Tableau VII : les signes associés à la fièvre

Signes associés Effectif %


Détresse respiratoire 63 33,5
Ictère 60 31,9
Refus de tété 33 17,5
Hypotrophie 32 17
Cyanose 24 12,7
Crise convulsive 20 10,6
Hypotonie 14 7,4
Signe digestif 8 4,2
Prématurité 7 3,7
Déshydratation 7 3,7
Sclérème 6 3,1
Trismus 2 1
Tuméfaction 1 0,5
Œdème 1 0,5
Hématurie 1 0,5

La fièvre était associée le plus souvent à une détresse respiratoire dans 33.5% des cas suivi

par la présence d’ictère dans 31.9% des cas puis à un refus de téter dans 17.5% des cas, à une

hypotrophie dans 17% des cas, à une cyanose dans 12.7% des cas, à une crise convulsive dans

10.6% des cas, à une hypotonie dans 7.4% des cas, à des signes digestifs dans 4.2% des cas, une

présence de prématurité dans 3.7% des cas, un sclérème dans 3.1% des cas, un trismus dans 1%

des cas, une tuméfaction, œdème et hématurie dans 0.5% des cas .

- 22 -
La fièvre du nouveau-né : Expérience du service de réanimation néonatal CHU Mohamed VI de
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2. Signes physiques :

Tableau VIII : différentes anomalies physiques

Effectif %

Neurologique 101 53,7

Respiratoire 71 37,7

Cardiaque 3 1,5

Digestif 7 3,7

Dermatologique 6 3,1

Ostéoarticulaire 3 1,5

Organe génitaux externes 4 2,1

Ophtalmologique 4 2,1

Malformatif 16 8,5

Retard de croissance intra-utérin (RCIU) 6 3,1

Etat de choc 2 1

Déshydratation 7 3,7

Altération de l’état générale (AEG) 30 15,9

Le tableau clinique était dominé par les troubles neurologiques dans 53.7% des cas faite

d’hypotonie généralisée et/ou des réflexes archaïques faible ou absentes.

Des anomalies respiratoires à type de détresse respiratoire, râles bronchiques ou

crépitants étaient présentes chez 37.7% de nouveau-nés.

Un état général altéré a été retrouvé chez 30 nouveau-nés soit 15.9% et 16 nouveau-nés

présentaient une malformation soit 8.5%.

- 23 -
La fièvre du nouveau-né : Expérience du service de réanimation néonatal CHU Mohamed VI de
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3.7% de nouveau-nés présentaient un tableau de déshydratation ou une anomalie digestive

à type de splénomégalie et/ou hépatomégalie, une ascite ou une masse abdominale.

Chez 6 nouveau-nés soit 3.1%, on a noté la présence d’une éruption cutanée.

Dans 2.1% des cas, une conjonctivite et des anomalies des organes génitaux externes

étaient présentes.

Chez 1.5% des nouveau-nés, un souffle systolique était objectivé et des anomalies

ostéoarticulaires à type de fracture et de LCH étaient trouvées.

2 nouveau-nés soit 1.1% présentaient un état de choc.

E. L'étude paraclinique :

1. Les examens biologiques :


a) L’hémogramme :

Figure 23 : répartition selon l’hémogramme

- 24 -
La fièvre du nouveau-né : Expérience du service de réanimation néonatal CHU Mohamed VI de
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Un hémogramme était réalisé chez tous les nouveau-nés. 68% de nouveau-nés avaient

une hyperleucocytose, 17% des cas avaient une thrombopénie et 3% des cas présentaient une

leuco-neutropénie.

Seulement 12% de nouveau-né avaient un hémogramme normal.

b) La protéine C réactive (CRP) :

Figure 24 : répartition selon la CRP


Chez tous les nouveau-nés la CRP était demandée. Chez 52% des nouveau-nés, la CRP

était positive ; 46% des nouveau-nés avaient une CRP négative et 3 nouveau-nés soit 2% des cas

n’ont pas eu de résultat de la CRP.

c) L’hémoculture :

Tableau IX : germe à l’hémoculture

Germe Effectif %
Staphylococcus à coagulase négative 55 30,4
Klebsiella Pneumoniae (KP) 10 5,5
E. Coli 6 3,3
Staphylococcus Aureus 3 1,6
Enterobacter Cloacae 3 1,6
Acinetobacter Baumani 3 1,6
Salmonella SPP 1 0,5
Bacillus SPP 1 0,5
Streptococcus alpha hémolytique 1 0,5

- 25 -
La fièvre du nouveau-né : Expérience du service de réanimation néonatal CHU Mohamed VI de
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Une hémoculture était faite chez 181 nouveau-nés soit 96.2% ; chez 96 nouveau-nés

(54.5%) l’hémoculture était stérile.

Chez 30.4% des cas, un Staphylococcus à coagulase négative était retrouvé, une KP était

présente chez 5.5% des cas ; 6 nouveau-nés 3.3% présentaient une E. Coli ; 1.6% des cas

présentaient un staphylococcus Aureus ou un Enterobacter Cloacae ou un Acinetobacter Baumani

et chez 0.5% l’hémoculture a objectivé un Salmonella ou bien un Streptococcus Alpha

Hémolytique ou un Bacillus.

d) L’examen cytobactériologique des urines (ECBU) :

L’ECBU était réalisé chez 106 cas soit 56.4%

Tableau X : Résultat de l’ECBU

Effectif %
Positif 60 56.6
Leucocyturie significative 31 51.6
[Link] 11 18.3
Polymicrobienne 8 13.3
Klebsiella Pneumoniae (KP) 7 11.6
Enterococcus SSP 2 3.3
Enterobacter Cloacae 1 1.6
Négatif 46 43.4

e) La ponction lombaire (PL) :

Une PL a été faite chez 69 nouveau-nés soit 36.7%

Tableau XI : Résultat de la PL

Effectif %
Positive 20 29
Cytologie positive sans germe 11 55
[Link] 3 15
Neisseria meningitidis 2 10
Pneumocoque 1 5
Klebsiella Pneumonae 1 5
Streptocoque beta hémolytique 1 5
Corynebacterium 1 5
Négative 49 71

- 26 -
La fièvre du nouveau-né : Expérience du service de réanimation néonatal CHU Mohamed VI de
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Chez 119 nouveau-nés soit 63.3% la PL était demandée mais elle est non faite.

2. Les examens radiologiques :


a) La radiographie thoracique :

La radiographie thoracique était réalisée chez 109 nouveau-nés soit 58%.

Tableau XII : Résultat de la radiographie thoracique

Effectif %

Anomalie 70 64.2

Foyers pulmonaires 58 82.8

Cardiomégalie 11 15.7

Dextrocardie 1 1.4

Normale 39 35.8

b) L’exploration échographique :

Une échographie était faite chez 69 nouveau-nés soit 36.7% :

 42 échographies abdomino-rénales ont été réalisées et qui ont objectivé 12 urétéro-

hydronéphrose, 1 utérocèle, 1 néphrocalcinose bilatérale grade I et une anomalie

biliaire ou révélant aucune anomalie ;

 18 échographies transfontanellaires ont été faite et qui ont objectivé une

ventriculopathie ou révélant pas d’anomalie

 9 échographies cardiaques ont été réalisées et qui ont objectivé une cardiopathie

congénitale.

- 27 -
La fièvre du nouveau-né : Expérience du service de réanimation néonatal CHU Mohamed VI de
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c) La tomodensitométrie (TDM) :

La TDM cérébrale était réalisée chez 4 nouveau-nés soit 2.1% des cas :

Tableau XIII : Indication et résultat de la TDM

Indication Résultat

Une hydrocéphalie tétra- Une hydrocéphalie tétra-ventriculaire

ventriculaire associée à une ventriculite

Bilan malformatif Agénésie subtotale du cervelet avec

dystrophie cérébrale et
TDM Cérébrale
thrombophlébite du sinus longitudinal

supérieur

Une tuméfaction occipitale Un Méningo-encéphalocèle occipital

Une hyper-échogénicité du La TDM ne révèle pas d'anomalie

thalamus en faveur APN à l'ETF

d) L’imagerie par Résonance Magnétique (IRM) :

L’IRM cérébral était réalisée chez 2 nouveau-nés soit 1% des cas

La première était faite après la réalisation d’une ETF qui a montré une hyper-échogénicité

du thalamus en faveur APN et la réalisation d’une TDM cérébrale qui était normal ; elle a

objectivé une anomalie de signal du noyau lenticulaire

la deuxième IRM ne révélait aucune anomalie.

- 28 -
La fièvre du nouveau-né : Expérience du service de réanimation néonatal CHU Mohamed VI de
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F. Les étiologies :

Figure 25 : répartition selon l’origine étiologique

Dans notre étude :

- 87,7% des étiologies dues à des germes communautaires ;

- 6,3% étaient des infections nosocomiales (leurs diagnostics étaient faits soit par apparition

d’une fièvre au cours de l’hospitalisation soit par l’apparition des troubles

hémodynamiques ou marbrures ou bien une non amélioration après un traitement initial)

- 6% des fièvres étaient iatrogènes.

- 29 -
La fièvre du nouveau-né : Expérience du service de réanimation néonatal CHU Mohamed VI de
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Au terme de l’analyse clinique et des examens complémentaires, les principaux diagnostics

évoqués étaient :

Tableau XIV : les étiologies de la fièvre

Etiologies Effectif %

Infection respiratoire 62 32,9

Infection urinaire 56 29,7

Méningite 16 8,5

Communautaires Septicémie 14 7,4

IMF précoce 15 7.9

Ventriculite 4 2,1

Tétanos 3 1,5

Varicelle 1 0,5

Bronchiolite virale 3 1,5

Méningo-encephalocèle

surinfectés 1 0,5

Nosocomiales Septicémie 12 6,3

Iatrogènes Photothérapie 4 2,1

Climat chaud 7 3,7

Les étiologies étaient dominées par les infections. Parmi ces infections on a eu 62 cas

d’infection respiratoire, 56 cas d’infection urinaire, 16 cas de méningites, 15 cas d’IMF précoce,

14 cas de septicémie, 12 cas d’infection nosocomiale (6 nouveau-nés avaient une Klebsiella

Pneumoniae, 2 nouveau-nés avaient un Enterobacter Cloacae, 3 cas Acinetobacter Baumani),

3 cas de tétanos et un cas de méningo-encéphalocèle occipital surinfecté.

- 30 -
La fièvre du nouveau-né : Expérience du service de réanimation néonatal CHU Mohamed VI de
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L’infection virale a été retrouvée chez 4 nouveau-nés chez qui une bronchiolite virale à

virus respiratoire syncytial (VRS) a été retenue chez 3cas et une varicelle congénitale chez un

seul cas.

Une asphyxie périnatale compliquée était présente chez 2 nouveau-nés ; 4 nouveau-nés

avaient une ventriculite associée à une hydrocéphalie et 1 seul cas avait une thrombophlébite du

sinus longitudinal supérieur.

Chez 7 nouveau-nés soit 3.7% nous avons retenu le diagnostic d’hyperthermie. Chez ces 7

patients la fièvre était survenue pendant les mois chauds de l’année (juillet, aout et septembre) ;

à la clinique l’anamnèse infectieuse était négative, la fièvre était comprise entre 38°c et 40°c sans

aucun autre signes associés ; à la paraclinique il n’existait pas un syndrome inflammatoire

biologique et l’étude bactériologique et virale était négative.

Chez 4 nouveau-nés soit 2.1% la fièvre était dû à la photothérapie.

- 31 -
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G. Prise en charge thérapeutique :

1. Le monitorage et les apports de base :

Dans notre étude tous les nouveau-nés ont été monitorés et ont reçu des apports de

bases.

2. Les antipyrétiques :

Dans notre série tous les nouveau-nés étaient mis sous paracétamol a dose de 60mg/kg

par jour répartie en quatre prises par jour.

3. Les antibiotiques :

Figure 26 : répartition selon l’utilisation d’ATB


Dans notre étude 177 nouveau-nés soit 94% ont reçu une antibiothérapie.

La bi-antibiothérapie était utilisée dans la majorité des infections bactériennes.

L’association céphalosporine de 3ème génération et gentamicine était utilisée chez 143 soit

80.7% des nouveau-nés ou l’association amoxicilline et gentamicine était utilisée chez 14

nouveau-nés soit 7.9%.

- 32 -
La fièvre du nouveau-né : Expérience du service de réanimation néonatal CHU Mohamed VI de
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L’association tienam et amikacine était utilisée chez 30 nouveau-nés soit 16.9% en cas

d’infection nosocomiale ou en cas de résistance aux céphalosporines de 3ème génération ou à

l’amoxicilline.

La tri-antibiothérapie à base de céphalosporine de 3ème génération, amoxicilline et

gentamicine était utilisée chez 9 cas soit 5%.

La ciprofloxacine et la vancomycine étaient administrées en cas de ventriculite.

4. L’assistance ventilatoire :
a) L’oxygénothérapie :

L’oxygénothérapie était utilisée chez 56 nouveau-nés soit 29.7%.

b) La ventilation non invasive (VNI) :

La ventilation non invasive a été mise en place chez 22 de nouveau-nés soit 11.7%.

c) Intubation endotrachéale :

43 nouveau-nés soit 22.9% ont eu recours à une intubation endotrachéale.

d) Photothérapie :

Une photothérapie était faite chez 38 nouveau-nés soit 20.2%.

e) Les autres traitements :

Plusieurs mesures thérapeutiques ont été entreprises outre que les antipyrétiques et les

antibiotiques, comme par exemple :

 La kinésithérapie

 Les mesures de réhydratation

 Les anticonvulsivants

 Les antiémétiques et antidiarrhéiques

 L’héparine de bas poids moléculaire

- 33 -
La fièvre du nouveau-né : Expérience du service de réanimation néonatal CHU Mohamed VI de
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H. L’évolution :

Figure 27 : répartition en fonction de l’évolution


- Chez 64 % des nouveau-nés l’évolution était favorable.

- 17% des nouveau-nés se sont compliqués : une infection nosocomiale chez 20 cas, un

sepsis chez 14 cas, un ictère nucléaire chez 2 cas.

- 40 nouveau-nés (19%) sont décédés dont 17 nouveau-nés dans un tableau de choc

septique, 9 cas d’infection nosocomiale, 6 cas de choc cardiogénique, 5 cas d’hémorragie

pulmonaire, 2 cas d’ictère nucléaire et 1 seul cas de tétanos.

Tableau XV : les causes de décès

Effectif %
Choc septique 17 42,5
Infection nosocomiale 9 22,5
Choc cardiogénique 6 15
Hémorragie pulmonaire 5 12,5
Ictère nucléaire 2 5
Tétanos 1 2,5
Total 40 100

- 34 -
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f) La durée d’hospitalisation et la durée de la fièvre :


Dans notre étude la période d’hospitalisation variait entre un jour et soixante-neuf jours avec

une moyenne de dix jours.

La durée de la fièvre variait entre un jour et six jours avec une moyenne de deux jours.

II. Les résultats analytiques :

1. La corrélation de l’intensité de la fièvre :


a) Avec le sexe :

Les différences observées par le test Khi 2 sont non significatives avec une valeur

(P=0,820>0,05) et une valeur de khi2 = 0,397/ ddl = 2

Figure 28 : Répartition des nouveau-nés selon la fièvre et le sexe

Une prédominance masculine a été marqué chez les nouveau-nés qui avaient une fièvre

entre [38°C-39°C] et ]39°C-40°C] tandis que les nouveau-nés qui avaient une température

supérieure à 40°C on a noté une légère prédominance féminine.

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b) Avec l’âge gestationnel :

Les différences observées par le test Khi 2 sont significatives avec une

valeur(P=0,034<0,05) et une valeur de khi2 = 21,22/ ddl = 2.

140
125
120

100

80 38-39°C
60 39-40°C
36 >40°C
40

20 10
3 5 5 4
0 0 0 0 0
0
28-32SA 33-36SA 37-41SA >41SA

Figure 29 : répartition des nouveau-nés selon la fièvre et l’âge gestationnel

Chez les nouveau-nés entre 28SA et 32SA : 3 cas avaient une fièvre entre 38°C -39°C.

Chez les nouveau-nés entre 33SA et 36SA : 5 cas avaient une température entre 38°C-39°C.

Chez les nouveau-nés entre 37SA et 41SA : 125 cas avaient une température entre 38°C-

39°C ; 36 cas avaient une fièvre entre 39°C-40°C et 5 cas avaient une température supérieure à

40°C.

Chez les nouveau-nés plus de 41SA : 10 cas avaient une température entre 38°C-39°C et 4

cas avaient une fièvre entre 39°C-40°C.

- 36 -
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c) Avec le poids :

Les différences observées par le test Khi 2 sont significatives avec une valeur

(P=0,006<0,05) et une valeur de khi2 = 15,50/ ddl = 4.

120
104
100

80

60

40 32
25
20 14
5 3 3
1 1
0
38-39 39-40 >40

<2500 2500-4000 ≥4000

Figure 30 : répartition des nouveau-nés selon la fièvre et le poids

Les nouveau-nés qui avaient une fièvre entre [38°C-39°C] : 104 cas avaient un poids

normal ; 25 cas étaient hypotrophes et 14 cas étaient macrosomes.

Les nouveau-nés qui avaient une fièvre entre ]39°C-40°C] : 32 cas avaient un poids normal ; 5

cas étaient hypotrophe et 3 cas étaient macrosome.

Les nouveau-nés qui avaient une fièvre supérieure à 40 : 3 cas avaient un poids normal ; 1

cas était hypotrophe et 1 cas était macrosome.

Les nouveau-nés eutrophes exprimaient plus la fièvre que les nouveau-nés hypotrophes.

- 37 -
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d) Avec la tachycardie :

Les différences observées par le test Khi 2 sont significatives avec une valeur

(P=0,006>0,05) et une valeur de khi2 = 15,50/ ddl = 4.

TACHYCARDIE
20

10

4
38-39 39-40 >40

Figure 31 : répartition des nouveau-nés selon la fièvre et la présence de tachycardie

Dans note série on a constaté que 20 nouveau-nés avaient une température entre [38°C-

39°C] et une tachycardie ; 10 nouveau-nés avaient une température ]39°C-40°C] et une

tachycardie ; seulement 4 nouveau-nés avaient une fièvre supérieure à 40 et une tachycardie.

- 38 -
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e) Avec l’évolution :

Les différences observées par le test Khi 2 sont non significatives avec une valeur

(P=0,756>0,05) et une valeur de khi2 = 0,078/ ddl = 1.

FIÈVRE 39-40°C
25 23

20
14
15 12
10
5
0
Favorable Compliqué Décès

Figure 32 : répartition selon l’intensité de la fièvre et l’évolution

Chez les nouveau-nés qui avaient une fièvre entre 39°C et 40°c : 24 nouveau-nés soit 60%

avaient une bonne évolution ; 14 nouveau-nés soit 35 % étaient décédés et 12 nouveau-nés soit

30 % avaient présentés une complicatio

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f) Avec les facteurs anamnestiques :

Les différences observées par le test Khi 2 sont significatives avec une valeur(P=0,043<0,05)

et une valeur de khi2 = 44,52/ ddl = 14.

Travail prolongé>12h

APN

Prématurité inéxpliquée
38-39
fièvre maternelle
39-40
LA fétide >40

RPM>12

infection urogénitale

0 10 20 30 40 50 60 70 80

Figure 33 : Répartition des nouveau-nés selon les facteurs anamnestiques et la fièvre

Chez les mamans qui présentaient une infection urogénitale : 51 nouveau-nés avaient une

température entre [38°C-39°C] ; 19 nouveau-nés avaient une température entre ]39°C-40°C] et

un seul nouveau-né avait une température supérieure à 40°C.

Chez les mamans qui avaient un liquide amniotique fétide : 21 nouveau-nés avaient une

température entre [38°C-39°C] et 7 nouveau-nés avaient une fièvre entre ]39°C-40°C].

Chez les parturientes qui présentaient une RPM>12h : 13 nouveau-nés avaient une

température entre [38°C-39°C] ; 5 nouveau-nés avaient une température entre ]39°C-40°C] et un

seul nouveau-né avait une température supérieure à 40.

Les mamans qui présentaient une fièvre avant, au moment où après l’accouchement : 13

nouveau-nés avaient une température entre [38°C-39°C] ; 2 nouveau-nés avaient une

température entre ]39°C-40°C] et un seul nouveau-né avait une température supérieure à 40.

- 40 -
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Chez les mamans qui présentaient un travail prolongé > 12h : 6 nouveau-nés avaient une

température entre [38°C-39°C] ; 2 nouveau-nés avaient une température entre ]39°C-40°C].

Les nouveau-nés qui ont présenté une prématurité inexpliquée 3 cas avaient une

température entre [38°C-39°C] et un seul nouveau-né avait une température entre ]39°C-40°C].

Un seul nouveau-né présentait une asphyxie périnatale avait une température [38°C - 39°C]

2. La corrélation de l’âge de la fièvre :


a) L’origine de provenance :

Les différences observées par le test Khi 2 sont non significatives avec une valeur

(P=0,906>0,05) et une valeur de khi2 = 0,014/ ddl = 1.

Tableau XVI : répartition selon l’origine de provenance et le délai d’apparition de la fièvre

Colonne1 Inborn Outborn Domicile

Fièvre précoce 37 54 2

Fièvre Tardive 37 46 12

Chez les 74 nouveau-nés Inborn : 37 nouveau-nés soit 50% avaient une fièvre précoce et

37 nouveau-nés soit 50% avaient une fièvre tardive.

Chez 100 nouveau-nés Outborn : 54 nouveau-nés soit 54% avaient une fièvre précoce et

46 nouveau-nés soit 46% avaient une fièvre tardive.

Chez 14 nouveau-nés qui provenaient de domicile : 2 nouveau-nés soit 14.3 avaient une

fièvre précoce et 12 nouveau-nés soit 85.7% avaient une fièvre tardive.

b) Avec la réanimation néonatale :

Les différences observées par le test Khi 2 sont significatives avec une valeur (P=0,009<0,05)

et une valeur de khi2 = 27,97/ ddl = 1.

- 41 -
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Figure 34 : répartition selon l’âge de la fièvre et réanimation néonatale

Chez 21 nouveau-nés réanimés : 14 nouveau-nés soit 67% avaient une fièvre précoce et 7

nouveau-nés soit 33% avaient une fièvre tardive.

c) Avec l’absence d’allaitement maternel à la naissance :

Les différences observées par le test Khi 2 sont significatives avec une valeur

(P=0,000<0,05) et une celle du khi2 = 16,65/ddl = 1.

Figure 35 : répartition selon l’âge de la fièvre et l’allaitement maternel

- 42 -
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Chez 15 nouveau-nés non allaités dès la naissance : 12 nouveau-nés soit 80% avaient une

fièvre précoce et 3 nouveau-nés soit 20% avaient une fièvre tardive.

d) Avec l’antécédant d’hospitalisation :

Tous les nouveau-nés qui avaient un antécédent d’hospitalisation avaient une fièvre tardive.

e) Avec le contage viral :

Les différences observées par le test Khi 2 sont significatives avec une valeur(P=0,002<0,05)

et une celle du khi2 = 9,254/ddl = 1.

Tous les nouveau-nés qui avaient un contage viral avaient une fièvre tardive.

3. La corrélation de la tolérance de la fièvre :


 Avec le sexe :

Le test khi2 à monter une indépendance entre les 2 variables avec une valeur de P = 0,798

et une celle du khi2 = 0,066/ddl = 1.

- 43 -
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Figure 36 : répartition selon la tolérance de la fièvre et le sexe

Chez 39 nouveau-nés soit 20.7% avaient une fièvre tolérée dont 24 nouveau-nés soit

61.5% étaient de sexe masculin et 15 nouveau-nés soit 38.5% étaient de sexe féminin.

Chez 149 nouveau-nés soit 79.3% avaient une fièvre mal tolérée dont 95 nouveau-nés soit

63.7% étaient de sexe masculin et 54 nouveau-nés soit 36.3% étaient de sexe féminin.

On peut conclure que la fièvre est mal tolérée indépendamment de sexe.

 Avec le poids :

Les différences observées par le test Khi 2 sont significatives avec une valeur (P=0,008<0,05)

et une celle du khi2 = 68,28/ddl = 2.

- 44 -
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Figure 37 : répartition selon la tolérance de la fièvre et le poids

Chez 32 nouveau-nés hypotrophe 25 cas avaient une bonne tolérance de la fièvre et 7 cas

avaient une mauvaise tolérance ; chez 138 nouveau-nés avec un poids normal 109 cas avaient

une bonne tolérance de la fièvre et 29 cas avaient une mauvaise tolérance ; chez 18 nouveau-

nés macrosome 15 cas ont toléré la fièvre et 3 cas ont mal toléré.

 Avec l’âge gestationnel :

Les différences observées par le test Khi 2 sont non significatives avec une valeur

(P=0,642>0,05) et une valeur de khi2 = 0,216/ ddl = 1.

mauvaise tolérance

>41SA 1

37-41SA 36

33-36SA 1

28-32SA 1

0 5 10 15 20 25 30 35 40

Figure 38 : répartition selon la mauvaise tolérance de la fièvre et l’âge gestationnel

Un seul nouveau-né entre 28SA et 32SA avait une mauvaise tolérance de la fièvre.

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Un seul nouveau-né entre 33SA et 36SA avait une mauvaise tolérance de la fièvre.

Chez les nouveau-nés entre 37SA et 41SA : 36 cas n’ont pas pu tolérer la fièvre.

Un seul nouveau-né plus de 41 SA avait une mauvaise tolérance de la fièvre.

 Avec les facteurs anamnetiques :

Les différences observées par le test Khi 2 sont significatives avec une valeur

(P=0,031<0,05) et une celle du khi2 = 17,15/ddl = 6.

Mauvaise Tolérance

Travail prolongé>12h 6

APN 1

Prématurité inéxpliquée 3

fièvre maternelle 7

LA fétide 21

RPM>12 13

infection urogénitale 51

0 10 20 30 40 50 60

Figure 39 : répartition selon la mauvaise tolérance de la fièvre et les facteurs anamnestiques

La fièvre était mal tolérée chez 15 nouveau-nés avec un antécédent d’infection urogénitale

chez la mère ; 4 nouveau-nés avaient un antécédent maternel de liquide amniotique fétide ; 2

nouveau-nés avaient un antécédent maternel de RPM >12h et 2 nouveau-nés avaient une

prématurité inexpliquée.

- 46 -
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4. La corrélation des étiologies :


a) Avec la réanimation néonatale :

Les différences observées par le test Khi 2 sont significatives avec une valeur

(P=0,022<0,05) et une celle du khi2 = 23,44/ddl = 4.

RÉANIMATION NÉONATALE
14
15

10

5 3
2
1 1
0
Infection Infection Septicémie Méningite Nosocomiale
pulmonaire urinaire

Figure 40 : répartition selon la réanimation néonatale et les étiologies


Chez les nouveau-nés réanimés : 14 nouveau-nés avaient une infection pulmonaire ; 3

nouveau-nés avaient une infection nosocomiale ; 2 nouveau-nés avaient une infection urinaire et

1 nouveau-né avait une septicémie ou une méningite.

b) Avec le contage viral :

Les différences observées par le test Khi 2 sont non significatives avec une valeur

(P=0,821>0,05) et une valeur de khi2 = 0,077/ ddl = 1.

CONTAGE VIRAL
8

INFECTION PULMONAIRE MÉNINGITE

Figure 41 : répartition selon le contage viral et les étiologies

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Chez les 9 nouveau-nés qui avaient la notion d’un contage viral : 8 nouveau-nés avaient

une infection pulmonaire et 1 nouveau-nés avait une méningite.

5. La corrélation de la CRP positive :


a) Avec l’intensité de la fièvre :

Les différences observées par le test Khi 2 sont non significatives avec une valeur

(P=0,628>0,05) et une valeur de khi2 = 2,594/ ddl = 4.

Figure 42 : répartition selon la positivité de la CRP et l’intensité de la fièvre

La CRP était positive chez 74 nouveau-nés soit 76% avec une fièvre entre 38°C et 39°C ;

chez 20 nouveau-nés soit 20% avec une fièvre entre 39°C et 40°C et chez 4 nouveau-nés soit 4%

avec une fièvre supérieure à 40.

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b) Avec les facteurs anamnestiques :

Les différences observées par le test Khi 2 sont significatives avec une valeur

(P=0,043<0,05) et une celle du khi2 = 30,597/ddl = 6.

CRP Positive
40 35

30

20 15
7 8 6
10
3 1
0
infection RPM>12 LA fétide fièvre Prématurité APN Travail
urogénitale maternelle inéxpliquée prolongé>12h

Figure 43 : répartition selon la positivité de la CRP et les facteurs anamnestiques

La CRP positive prédomine chez les nouveau-nés des mamans qui présentaient une

infection urogénitale, une RPM>12h, une fièvre, un LA fétide et un travail prolongé >12h.

6. La corrélation de la PL ositive :
a) Avec l’intensité de la fièvre :

Les différences observées par le test Khi 2 sont significatives avec une valeur

(P=0,001<0,05) et une valeur de khi2 = 14,767/ ddl = 4.

- 49 -
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Figure 44 : répartition selon la positivité de la PL et l’intensité de la fièvre

La PL était positive chez 10 nouveau-nés soit 50% avec une fièvre entre 38°C et 39°C ; chez

7 nouveau-nés soit 35% avec une fièvre entre 39°C et 40°C et chez 3 nouveau-nés soit 15% avec

une fièvre supérieure à 40.

b) Avec les facteurs anamnestiques :

Les différences observées par le test Khi 2 sont non significatives avec une valeur

(P=0,930>0,05) et une valeur de khi2 = 7,848/ ddl = 6.

- 50 -
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PL Positive
APN 0

Prématurité inéxpliquée 0

Travail prolongé>12h 1

fièvre maternelle 3

LA fétide 2

RPM>12 4

infection urogénitale 6

0 1 2 3 4 5 6 7

Figure 45 : répartition selon la positivité de la PL et les facteurs anamnestiques

La PL était positive chez les nouveau-nés chez qui les mamans présentaient une infection

urogénitale, une RPM>12h, une fièvre, un LA fétide et un travail prolongé >12h.

7. La corrélation de l’évolution :
a) Avec l’origine de provenance :

Les différences observées par le test Khi 2 sont significatives avec une valeur

(P=0,041<0,05) et une celle du khi2 = 6,377/ddl = 2.

Tableau XVII : répartition selon l’origine de provenance des nouveau-nés et l’évolution

Evolution Inborn Outborn Domicile

Favorable 55 74 7

Compliqué 8 2 1

Décédé 11 23 6

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Chez 74 nouveau-nés de provenance inborn : l’évolution était favorable chez 55 nouveau-

nés soit 74.3% ; compliquée chez 8 nouveau-nés soit 10.8% et 11 nouveau-nés soit 14.9%

étaient décédés.

Chez 99 nouveau-nés de provenance outborn : l’évolution était favorable chez 74

nouveau-nés soit 74.7% ; compliquée chez 2 nouveau-nés soit 2% et 23 nouveau-nés soit 23.3%

étaient décédés.

Chez les 14 nouveau-nés de provenance domicile : l’évolution était favorable chez 7

nouveau-nés soit 50% ; compliquée chez 1 nouveau-nés soit 7.1% et 6 nouveau-nés soit 42.9

étaient décédés.

b) Avec la réanimation néonatale :

Les différences observées par le test Khi 2 sont significatives avec une valeur

(P=0,003<0,05) et une celle du khi2 = 11,501/ddl = 2.

RÉANIMATION NÉONATALE
Décédé 10

Compliqué 3

Favorable 8

0 2 4 6 8 10 12

Figure 46 : répartition selon la réanimation néonatale et l’évolution

Chez les 21 nouveau-nés réanimés : l’évolution était favorable chez 8 nouveau-nés ;

compliquée chez 3 nouveau-nés et 10 nouveau-nés étaient décédés.

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c) Avec la tolérance :

Les différences observées par le test Khi 2 sont significatives avec une valeur

(P=0,000<0,05) et une celle du khi2 = 27,525/ddl = 2.

Figure 47 : répartition selon l’évolution et la tolérance

Chez les nouveau-nés qui avaient une évolution favorable 116 cas la fièvre était tolérée

tandis que 19 cas avaient une mauvaise tolérance de la fièvre.

Chez les nouveau-nés qui ont présenté une complication 21 cas avaient une fièvre tolérée

et 16 cas avaient une mauvaise tolérance de la fièvre.

Chez 40 nouveau-nés décédés la fièvre était mal tolérée dans la moitié des cas.

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DISCUSSION

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I) Définition :
Chez le nouveau-né la fièvre se définit par une température centrale supérieure à 37.8°

Celsius chez un nouveau-né normalement couvert et dans une température ambiante tempérée

[1] ; la fièvre est une élévation de la température qui n’est pas liée à une variation physiologique.

C’est un déséquilibre des systèmes de régulation.

L’hyperthermie est un excès de production de chaleur ; on parle de hyperthermie majeure

au-delà de 39°C.[4], [5]

La méthode de référence pour estimer la température centrale est celle de la température

rectale prise par un thermomètre à mercure ou électronique qui reste le plus fidèle reflet de la

température corporelle. [6], [7]

Un certain nombre d’études ont montré que les températures axillaire et tympanique ne

sont pas fiables.[8]–[14]

Figure 1 : la prise rectale de la température[15]

- 55 -
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II) Rappel physiologique :


A) La thermorégulation :[16]–[22]
1) La température corporelle :
La température est un élément déterminant de la physiologie des êtres vivants. C'est en

premier lieu un paramètre de l'environnement, mais une variable physiologique qui fait l'objet

d'une régulation très fine. Cette température correspond à une résultante de l'activité

métabolique des différents tissus et organes qui vont participer à la production de chaleur.

L'homme est capable de maintenir sa température centrale dans des limites très étroites et

ce, quel que soit la température extérieure. On dit qu'il est homéotherme.

L'homéothermie résulte d'un équilibre entre la thermogenèse et la thermolyse, régulée par

un centre thermorégulateur située dans l'hypothalamus.

La température corporelle moyenne d'un sujet sain reste dans une marge étroite de 37° C

plus ou moins 1 degré, selon les individus.

En fait seules les structures profondes du corps, par exemple les viscères (foie, cerveau),

ont une température constante ; la température de la peau est généralement plus basse.

Il y a donc un gradient de température qui permet la perte de chaleur, de la profondeur à la

surface du corps, puis de celle-ci au milieu ambiant.

La température corporelle peut cependant être sujette à de faibles variations

physiologiques liées à divers paramètres tel que la température ambiante : Ceci s'explique par le

fait qu'une température extérieure élevée entrave les processus de thermolyse d'où l'apparition

d'une hyperthermie. Cette dernière doit être d’ailleurs systématiquement éliminée devant toute

fièvre isolée du nourrisson en déshabillant le malade et en reprenant sa température 15 à 20

minutes après.

- 56 -
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2) Mécanismes de la thermogenèse
Le mécanisme principal de la thermogenèse chez le nouveau-né est la production de

chaleur sans frissons, c’est à dire la thermogenèse par l’oxydation du tissu adipeux brun.

3) Mécanismes de la thermolyse :
La déperdition de chaleur chez le nouveau-né s’effectue par les quatre mécanismes

habituels de la thermolyse. 50 à 80% de la déperdition totale s’effectue à l’extrémité céphalique.

La plupart des refroidissements des nouveau-nés se produisent dans les premières minutes

après la naissance. Un nouveau-né exposé nu à une température ambiante de 23°c à la

naissance subit les mêmes pertes thermiques qu’un adulte nu à 0°c.

a) Les échanges par conduction :

La conduction est le transfert de chaleur entre deux surfaces en contact direct ; c’est le

transfert de la chaleur du nouveau-né à une surface froide sur laquelle il a été déposé (table,

balance, matelas froid…).

Figure 2 : les pertes de chaleurs par conduction[20]

- 57 -
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b) Les échanges par convection :

C’est le réchauffement de l’air froid circulant autour de l’enfant par contact avec sa peau

s’il est exposé nu à de l’air ambiant.

Les pertes thermiques s’accroissent avec les mouvements de l’air et un nouveau-né peut

se refroidir même dans une pièce dont la température est de 30°c s’il y a des courants d’air.

Figure 3 : les pertes de chaleurs par convection[20]

c) Les échanges par radiation :

Ils s’effectuent entre un nouveau-né et tout objet froid environnant (mur, fenêtre…). Ils

sont dus à l’émission de radiations infrarouges. Ils dépendent de la surface exposée dans la

direction de l’objet, de l’angle formé entre le nouveau-né et l’objet et de la différence de

température entre la peau de l’enfant et celle de l’objet. C’est la perte de chaleur principale

après j5-j7 de vie.

Figure 4 : les pertes de chaleurs par radiation[20]

- 58 -
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d) Les pertes par évaporation :

Contrairement aux échanges de chaleur sèche détaillés ci-dessus et qui peuvent

représenter une perte ou un gain calorique pour l’organisme, l’évaporation constitue toujours

une perte. Elle s’effectue par les voies respiratoires et par la peau ; c’est la perte thermique

principale juste après l’accouchement par évaporation du liquide amniotique sur le corps des

nouveau-nés. Il s’agit principalement d’une perte d’eau Trans-épidermique (perspiration) et non

de sudation.

Figure 5 : les pertes de chaleurs par évaporation[20]

4) Le centre thermorégulateur :
Le centre thermorégulateur est situé dans la région des noyaux pré-optique de

l'hypothalamus antérieur (figure 5), le centre se comporte comme un thermostat qui assure un

point d'équilibre thermique réglé aux alentours de 37°C.[23]

En revanche, la régulation de la température corporelle nécessite que l'organisme soit

informé en permanence de sa propre température extérieure, pour cela, on dispose de deux

types de structures thermosensibles susceptibles de coder l'information thermique en influx

nerveux informant le centre thermorégulateur : les thermorécepteurs périphériques (peau et

- 59 -
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muqueuses) et les thermorécepteurs centraux (se trouvant au niveau des organes intra-

abdominaux et la paroi des gros troncs veineux).

Figure 6 : coupe sagittale du cerveau passant par l’hypothalamus[22]

5) Zone de la neutralité thermique :


Elle est définie comme étant la zone de température ambiante dans laquelle le métabolisme

du corps est à son état basal et où la température est régulée uniquement par les pertes

cutanées non liées à l’évaporation. La limite inférieure de cette zone de neutralité thermique est

de 32°c chez le nouveau-né à terme et de 35°c chez le prématuré ; cette zone est variable au

cours de la première semaine de vie, puis elle se stabilise.

- 60 -
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B) La physiopathologie de la fièvre :[1], [16]


1) L’origine de la fièvre :

La fièvre est une hyperthermie contrôlée ; elle représente un processus de défense

naturelle de l’organisme et disparait habituellement avec la guérison de la maladie qui lui a

donné naissance : en augmentant le métabolisme, elle accélère les divers processus de

cicatrisation et inhibe la croissance bactérienne.

Généralement elle est causée par la présence des substances dite pyrogènes qui peuvent

être soit exogène provenant de l’extérieur (bactéries, virus, champignons et parasites) soit

endogène telle que les globules blancs (GB), les tissus lésés et les macrophages qui libèrent des

substances chimiques qui agissent directement sur l’hypothalamus, libérant alors des

prostaglandines. Celles-ci ajustent la valeur de référence de la température et amène

l’organisme à mettre en marche les mécanismes de la thermogenèse. La température s’élève

jusqu’à la température de référence et est maintenue jusqu’à ce que les défenses naturelles de

l’organisme et ou les antibiotiques jugulent le processus morbide ; la température baisse alors.

- 61 -
La fièvre du nouveau-né : Expérience du service de réanimation néonatal CHU Mohamed VI de
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Figure 7 : les différentes étapes du déclenchement de la fièvre[16]

2) Les différentes phases de la fièvre :

Figure 8 : Les différentes phases de la fièvre et les signes associés[16]

- 62 -
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a) L’effervescence thermique :

Le point d'équilibre thermique vient d'être décalé vers le haut, entraînant l'action des

mécanismes de thermogénèse. Le sujet présente des manifestations caractéristiques de la lutte

contre le froid puisque l'organisme est selon lui en hypothermie, sa température corporelle étant

inférieure à la nouvelle température de consigne du système thermorégulateur.

Les symptômes sont donc en rapport avec la recherche de chaleur : frissons, mouvements

musculaires, pâleur due à la vasoconstriction périphérique. A ceci, s'ajoutent les effets

secondaires des médiateurs inflammatoires et contractures musculaires : courbatures, douleurs

articulaires et musculaires.

b) Le plateau thermique :
Les symptômes précédents persistent pour maintenir une température centrale élevée.

c) Défervescence thermique :
Elle va se traduire par le réajustement thermique à un niveau plus bas et la mise en œuvre

des réactions de thermolyse, une sudation, une tachypnée, une congestion cutanée et muqueuse

(liée à la vasodilatation).

3) Les différents types de la fièvre :


Le type de fièvre, sa durée, son intensité et l'aspect de la courbe thermique peuvent aider à

orienter le diagnostic étiologique et donc, la décision thérapeutique, bien que la valeur

diagnostique de la courbe thermique soit discutée.

En effet une fièvre peut être :

- d'apparition brutale ou progressive

- de défervescence brusque ou progressive

- continue ou discontinu

- d'intensité plus ou moins forte

- rémittente avec des fluctuations dans la journée

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- biphasique avec rémission d'environ un jour entre deux plateaux de

quelques jours.

Figure 9 : Aspect de quelques courbes de température[16]

III) Epidémiologie :
A) Fréquence et incidence :

A Montréal : La fièvre représente 20 % des consultations des nouveau-nés à l’urgence. [24]

Aux USA : l’incidence a été estimé à 7-11%. [25], [26]

En Afrique : dans les pays développés ou l’incidence est proche de 1 pour mille. [27]

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Dans la série de M.S. Oulai et Al.[32] la fréquence était de 15.12%.

Dans la série de Chemsi .M [29] la fréquence était de 9.2%.

Dans la série de de Hida .M [30] la fréquence était de 8.2%.

de Nouri Merchaoui [2] la fréquence était de 5.64%.

Dans notre série la fréquence est de 4.57%

B) La morbi mortalité :

La mortalité néonatale baisse trop lentement, surtout en Afrique selon l’OMS. Actuellement

près de 41% des décès chez les enfants moins de 5ans se produisent dans la période néonatale.

[28]

C) Les caractéristiques épidémiologiques des nouveau-nés fébriles :


1) L’âge :

L’âge est un paramètre essentiel dans l’évaluation de tout nouveau-né fébrile car il permet

la séparation de deux entités dont la prise en charge est différente qui sont l’infection néonatale

précoce et l’infection néonatale tardive.

L’âge des nouveau-nés était variable selon les études.

Dans la série de Chemsi .M [29] 15 nouveau-nés (25.5%) étaient âgés de moins de trois

jours ; 19 nouveau-nés (32.2%) étaient âgés entre trois et dix jours et 25 nouveau-nés (42.3%)

étaient âgés de plus de dix jours.

Dans la série de Hida .M [30] 17 nouveau-nés (30%) avaient un âge inférieur à trois jours ;

9 nouveau-nés (18%) avaient un âge entre quater et sept jours et 29 nouveau-nés (52%) étaient

âgés de plus de huit jours.

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Dans la série de Nouri Merchaoui [2] l’âge des nouveau-nés de l’apparition de la fièvre

était inférieur à trois jours dans 65% des cas, compris entre quatre et dix jours dans 15% des cas

et supérieur à dix jours dans 20% des cas.

Dans l’étude de Alvarez et Al.[31] Sur les 211 nouveau-nés étudiés, 121 (57,4%) avaient un

âge inférieur à 15 jours.

En milieu tropical, M.S. Oulai et Al.[32] La fièvre est apparue avant la soixante douzièmes

heures de vie dans 51,43% des cas et dans 48,57% des cas elle a été plus tardive.

Dans la série de Folquet et Al.[33] 153 nouveau-nés (43.5%) avaient un âge inférieur à un

jour ; 100 nouveau-nés (28.4%) avaient un âge entre deux et trois jours ; 66 nouveau-nés

(18.7%) avaient un âge entre quatre et sept jours et 33 nouveau-nés (9.4%) avaient un âge entre

huit et trente jours.

Dans notre série 16 nouveau-nés (9%) avaient un âge inférieur à vingt-quatre heures ; 50

nouveau-nés (31%) avaient un âge entre vingt-cinq heures et soixante douzièmes heures ; 44

nouveau-nés (23%) avaient un âge entre soixante treizièmes heures et sept jours et 70 nouveau-

nés (37%) avaient un âge entre huit et vingt-huit jours.

Ceci renforce les résultats des études sur les INN qui concluent à la présence quasi

constante de la fièvre dans les INN tardives au-delà du quatrième jour. Dans les infections

néonatales précoces la fièvre est moins constante.

2) Le sexe :

Dans notre étude, une prédominance masculine était décelable avec un pourcentage de

63% d’hommes et 37% de femmes ; et un sex-ratio calculé de 1,7.

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Les mêmes résultats ont été objectivés dans toutes les études réalisées avec une nette

prédominance masculine.

Tableau I : Sex-ratio dans les séries de la littérature

Auteur Sexe M/F % Sex-ratio


Chemsi .M [29] 37/22 63% / 37% 1.7
Hida .M [30] 40/15 72.7% / 27.3% 2.6
Nouri Merchaoui [2] 87/47 64.9% / 35.1% 1.8
Alvarez et Al [31] 108/103 51.2% / 48.8% 1.04
M.S. Oulai et Al [32] 42/28 60% / 40% 1.5
Folquet et Al [33] 209/143 59% / 41% 1.4
Douglas et Al [34] 67/59 53% / 47% 1.1
Notre série 119/69 63% / 37% 1.7

3) Le niveau socio-économique :

Le bas niveau socio-économique et les mauvaises conditions d’hygiène constituent des

facteurs de risques infectieux.

Dans la série de Hadi. M[30] 50,9% des enfants sont issus de milieu défavorisé.

Dans la série de M.S. Oulai et al.[32] Ce taux est de 62,8%.

Dans notre études 72% des nouveau-nés avaient un bas niveau socio-économique et 46%

des nouveau-nés provenaient d’un milieu défavorisé.

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4) Les antécédents d’accouchement

a) L’anamnèse infectieuse

L’importance de l’anamnèse infectieuse périnatale est de prévenir l’infection bactérienne

maternofoetale (IMF), de la dépister et de la traiter le plus précocement possible, sont une des

préoccupations majeures des pédiatres en maternité et dans les services de néonatologie.[35]

Dans notre série 54% des nouveau-nés avaient une anamnèse infectieuse positive. Ce

résultat était relativement similaire à la série de M.S. Oulai et Al [32] et Folquet et Al [33]. L’étude

de Chemsi. M [29] quant à elle a objectivé une prédominance d’anamnèse infectieuse négative

avec un pourcentage de 68%.

Tableau II : anamnèse infectieuse

Auteurs Anamnèse infectieuse


Positive Négative
Chemsi. M [29] 19 (32%) 40 (68%)

M.S. Oulai et Al [32] 37 (52.86%) 33 (47.14%)


Folquet et Al [33] 253 (71.87%) 99 (28.13%)
Notre série 102 (54%) 86 (46%)

b) Lieu et modalité d’accouchement :

L’origine de provenance des nouveau-nés est un paramètre essentiel pour la précocité de

la prise en charge.

Dans notre série, une prédominance d’origine outborn était décelable avec un pourcentage

de 54%. Cette prédominance était objectivée dans toutes les études réalisées sauf dans la série

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de Nouri Merchaoui [2] ou une prédominance d’origine inborn était décelable avec un

pourcentage de 82,1%.

Dans notre série les grossesses à terme étaient prédominantes avec un pourcentage de

88% ce chiffre rejoint les résultats de toutes les études réalisées. Les prématurés ont une

tendance ont une tendance à faire beaucoup plus d’hypothermie que d’hyperthermie au cours

d’infections sévères.

Dans notre série la voie d’accouchement la plus utilisée était la voie basse avec un

pourcentage de 80%.

Tableau III : terme de grossesse et modalité d’accouchement

Auteurs Terme de grossesse Lieu d’accouchement Voie d’accouchement

Prématuré A Post - Inborn Outborn Domicile Basse Césarienn


terme terme e

Chemsi. M [29] 3 56 ─── 20 34 (57%) 5 (9%) 47 12


(5%) (95%) (34%) (80%) (20%)
Nouri Merchaoui 110 24
[2] ─── ─── ─── (82.1%) (17.9%) ─── ─── ───

Hida .M [30] 2(4%) 47(94%) 1(2%) 18(37.5%) 25(52%) 5(10.5%) 39(81.3%) 9(18.7%)

M.S. Oulai et Al 6 56 8 12 50 8 61 9
[32] (8.57%) (80%) (11.43%) (17.14%) (71.43%) (11.43%) (87.14%) (12.86%)

Folquet et Al [33] 80 271 1 138 206 8 269 83


(22.2%) (76.9%) (0.2%) (39.2%) (58.5%) (2.3%) (76.4%) (23.6%)
Note série 8 166 14 74 100 14 150 38
(5%) (88%) (7%) (39%) (54%) (7%) (80%) (20%)

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IV) L’étude clinique :


A) Les caractéristiques cliniques de nouveau-né fébrile :

1) Le degré de la fièvre :

Les intervalles de la fièvre variaient selon les études.

Dans notre série 76.1% des nouveau-nés avaient une fièvre entre 38-39°C avec une

prédominance masculine ; 21.3% des nouveau-nés avaient une fièvre entre 39-40°C avec une

prédominance masculine et 2.6% des nouveau-nés avaient une fièvre supérieure à 40 avec une

légère prédominance du féminine.

Dans la série de Chemsi. M [29] 42% des nouveau-nés avaient une fièvre entre 37.8-

38.5°C ; 39% des nouveau-nés avaient une fièvre entre 38.5-39.5°C et 19% des nouveau-nés

avaient une fièvre supérieure à 39.5°C.

Dans la série de M.S. Oulai et Al [32] La température était inférieure ou égale à 38.5°C dans

60% des cas , comprise entre 38.5-39.5°C dans 35.71% des cas et supérieure ou égale à 39.5°C

dans 4.29% des cas .

Dans la série de Hida .M [30] : Chez 60% nouveau-nés la température était comprise entre

38-38.5°C ; chez 29.1% nouveau-nés la température était entre 38.6 et 39.5°C et supérieure à

39.5°C chez 10.9% nouveau-nés.

Dans la série de Nouri Merchaoui [2] La température à l’admission était comprise entre

38.2-40.8°C ; dans 80 % des cas la fièvre était entre 38 et 39.8°C.

2) La trophicité :

Selon les études réalisées la fièvre était plus fréquente chez les nouveau-nés eutrophes.

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Dans notre série 73.4% des nouveau-nés étaient eutrophe ; 17% des nouveau-nés étaient

hypotrophe et 9.6% des nouveau-nés étaient macrosomes. Les eutrophes exprimaient plus la

fièvre que les nouveau-nés hypotrophes.

Dans la série de Hida .M [30] 87.3% des nouveau-nés étaient eutrophes ; 7.3% des

nouveau-nés étaient hypotrophes et 5.4% des nouveau-nés étaient macrosomes.

Dans la série de de M.S. Oulai et Al [32] les nouveau-nés eutrophes représentaient

75.11% ; les hypotrophes 17.14% des cas et les macrosomes 7.14%.

Les nouveau-nés hypotrophes ont une tendance à faire beaucoup plus d’hypothermie que

d’hyperthermie au cours d’infections sévères.

Tableau IV : la trophicité

Auteur Trophicité
Hypotrophe Eutrophes Macrosomes
Hida .M [30] 4 (7.3%) 48 (87.3%) 3 (5.4%)
M.S. Oulai et Al[32] 9 (7.14%) 52 (75.11%) 9 (7.14%)
Notre série 32 (17%) 138 (73.4%) 18 (9.6%)

3) Les signes associés à la fièvre :

La fièvre était souvent associée à d’autres signes cliniques, cependant ces signes cliniques

n’étaient pas concluants pour un diagnostic immédiat.

Dans notre série une prédominance des signes respiratoires et des signes neurologiques a

été marquée avec un pourcentage de 46.2% et 36.5% respectivement. Les mêmes résultats ont

été objectivés dans toutes les études sauf pour l’étude de M.S. Oulai et Al [32] ou une

prédominance des signes neurologiques et d’ictère respectivement a été objectivée.

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Il est aussi évident que la fièvre chez le nouveau-né est un symptôme le plus souvent

accompagné d'autres signes orientateurs et que la présentation clinique de fièvre isolée reste

une entité peu fréquente.

Tableau V : les signes associés à la fièvre

Signes Auteurs
cliniques

Chemsi. Hida .M Nouri M.S. Oulai Folquet et Notre série


M [29] [30] Merchaoui [2] et Al [32] Al [33]

Signes 27% 30.8% 23% 8.6% 41.2% 46.2%


respiratoires

Signes 27% 43.5% 13.3% 32.8% 32.8% 36.5%


neurologiques

Signes cutanés ─── ─── ─── 3.3% 7.7% 3.1%

Signes 10% 19.9% 12.7% 4.3% ─── 4.2%


digestifs

Ictère 7% 20% 4.5% 28.8% 23.3% 31.9%

Isolé 30.5% 12.7% 43.2% ─── ─── 19%

4) L’examen physique :

L’examen physique est une étape essentielle dans le diagnostic étiologique de la fièvre ;

parfois il peut être orientateur. L’examen doit être complet et doit se faire chez un nouveau-né

dévêtu et calme.

Le dépistage des signes cliniques doit être le plus précoce possible afin de mettre en route

un traitement probabiliste après la pratique d’examens complémentaires. Il faut noter, en outre,

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La fièvre du nouveau-né : Expérience du service de réanimation néonatal CHU Mohamed VI de
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que même un examen aussi soigneux soit-il ne suffit pas pour éliminer formellement une

infection bactérienne potentiellement grave IBPG.[36]

On rapporte à ce propos une étude prospective très intéressante de cohorte, réalisée dans

44 états des ÉtatsUnis sur une durée de trois ans par the Pediatric Research in Office Setting

(PROS) Network of the American Academy of Pediatrics. Parmi les 776 nouveau-nés fébriles sans

aucun signe associé (sur 3066 nourrissons de moins de trois mois) et qui ont été examinés par

573 praticiens de qualité, deux cas de méningites et 19 cas de bactériémies ont été dépistés,

soit un pourcentage de 4,1 % au total.[37]

Dans notre série, on a noté une prédominance des anomalies neurologiques et

respiratoires. Les mêmes résultats ont été objectivés dans l’étude Chemsi. M [29] ; Hida .M [30] ;

Nouri Merchaoui [2] et Folquet et Al [33].

V) L’étude paraclinique :

Il faut noter d’emblée que les examens complémentaires s’ils sont utilisés isolément n’ont

pas suffisamment de sensibilité. Par contre, l’association et la répétition des bilans permettent

une vision beaucoup plus claire.

A) Les bilans biologiques :

La recherche d’un syndrome inflammatoire est indispensable pour cela le bilan biologique

initial comportait systématiquement une NFS et une CRP.

1) La numération-formule sanguine (NFS) :

Tous les nouveau-nés de notre étude ont eu une NFS à l’admission, ce qui est en accord

avec les recommandations de Baraff et al[38], qui stipulent que la NFS doit faire partie du bilan

initial de tout nouveau-né fébrile. Une hyperleucocytose a été objectivée dans 68% des cas ; une

thrombopénie dans 17% des cas et une leucopénie dans 3% des cas.

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Dans l’étude de Chemsi. M [29] tous les nouveau-nés ont bénéficié aussi d’un

hémogramme ; une hyperleucocytose a été objectivée dans 13.5% des cas et une thrombopénie

dans 6.7% des cas .

Dans la série de Hida .M [30] un hémogramme a été fait chez 53 nouveau-nés sur 55 l a

permis d’objectiver une hyperleucocytose dans 11.2% des cas et une leucopénie dans 13.2% des

cas.

La valeur prédictive du taux des globules blancs reste controversée[39], [40]. Les trois

lignées médullaires peuvent être touchées lors de l’infection, les anomalies les plus intéressantes

pour le diagnostic concernent la lignée granuleuse. Le risque de bactériémie semble augmenté si

le nombre total des globules blancs est inférieur à 5000 ou supérieur à 15 000 par millilitre pour

Brown et Al[41] et s’il est inférieur à 4100/mm3 ou supérieur à 20000/mm3 pour Bachur et

Harper[42]. Avec un pouvoir discriminatif faible, elle ne permet pas d’identifier les nouveau-nés

fébriles présentant une infection bactérienne[41]. Dans notre étude, le taux des GB inférieur à

5000/mm3 ou une hyperleucocytose ne sont pas corrélés à l’infection bactérienne.

Une neutrophilie est presque aussi fréquente en cas d’infection (58 %) qu’en son absence

(42 %), et elle est encore moins prédictive lorsqu’elle est associée à une maladie hémolytique. Si

la neutropénie semble beaucoup plus intéressante que la neutrophilie pour le diagnostic de

l’infection, elle n’est pas spécifique et peut s’observer en cas de toxémie gravidique maternelle,

de souffrance fœtale aiguë sévère, d’hypotrophie et d’hémorragie intraventriculaire.[43]

Il peut exister une thrombopénie souvent modérée [41].

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Tableau VI : les résultats d’hémogramme

Auteurs Résultats de la NFS

Normal Hyperleucocytose Leucopénie Thrombopénie

Chemsi. M [29] 79.8% 13.5% ─── 6.7%

Hida .M [30] 75.6% 11.2% 13.2% ───

Notre série 12% 68% 3% 17%

2) Les bilans inflammatoires :

Compte tenu de l’insuffisance des données anamnestiques et cliniques, le manque de

spécificité de la NFS et la potentielle gravité des infections néonatales, il paraît essentiel de

recourir à un moyen diagnostique fiable et rapide afin d’identifier les nouveau-nés infectés

parmi ceux consultant pour fièvre, sans recourir à une antibiothérapie systématique. Ce moyen

doit répondre à certains critères : simplicité, résultat rapide, bonne sensibilité et spécificité et

rapport qualité/prix acceptable.

a) La C réactive protéine (CRP) :

La CRP s’est avérée être impliquée dans la réponse inflammatoire chez le nouveau-né et a

été utilisée dans la prise en charge de l’infection néonatale depuis les années 1980[44]. C’est un

marqueur inflammatoire aujourd’hui largement utilisé.

Elle est essentiellement contributive au diagnostic de l’infection après les 12 heures de vie,

du fait de sa cinétique d’apparition tardive, et cela, d’autant plus que le taux est élevé (supérieur

à 50 mg/L). En fonction du contexte et si le taux est normal ou modérément élevé (inférieur à 20

mg/L), la répétition du dosage permet d’identifier les faux négatifs.[45]

Le dosage de la CRP permet également de suivre l’efficacité du traitement et de dépister

d’éventuelles complications au cours du traitement[46]. Elle commence à diminuer trois ou

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quatre jours après le début de l’antibiothérapie et devient négative au bout de six jours en

moyenne. Elle paraît donc être un moyen intéressant permettant d’arrêter l’antibiothérapie.

Plusieurs études fondées sur cet outil ont évalué des stratégies de prise en charge en

ambulatoire, et pour certains, sans antibiothérapie.[47]

L’apport de la CRP dans l’évaluation de l’IB chez le nouveau-né étudié par les différents

auteurs [44], [48], [49] et sa valeur statistique ont montré que la CRP avait une sensibilité de 75

à 97 %, une spécificité moindre de 60 à 90 % et une valeur prédictive positive moindre de 50 à 90

% (une CRP élevée n’est pas toujours synonyme d’infection et il faut recourir à un dosage sérié

pour éliminer les faux positifs). Ces travaux ont également conclu que : La valeur de la CRP au

premier dosage dépend de la durée d’évolution de l’IB (tout en sachant qu’elle se positive au

bout de 12 à 18 heures) et la valeur seuil est différente selon les auteurs ; toutefois, la plupart

considèrent qu’une CRP inférieure à 6 mg/l est négative. Quant à la positivité, elle est de 10

mg/l pour certains [50], [51]et de 20 mg/l pour d’autres [52]

Dans notre étude, nous avons considéré que la CRP était négative pour une valeur

inférieure à 20 mg/l et positive pour une valeur supérieure à 20 mg/l. Une CRP a été réalisé chez

185 nouveau-nés. Elle est revenue positive chez 53% des nouveau-nés et négative dans 47% des

cas.

76% des nouveau-nés qui avaient une CRP positive avaient une fièvre entre 38°C et 39°C. La

CRP était positive chez les nouveau-nés avec facteur anamnestique positive.

Dans la série de Chemsi. M [29] La CRP était supérieure à 20 mg/L dans 41 % des cas. Dans

la série de Hida .M [30] une CRP a été réalisée chez 51 nouveau-nés. Elle est revenue positive

supérieure à 20mg/l dans 82,4% des cas. Dans la série de Nouri Merchaoui[2] La CRP initiale était

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supérieure à 20 mg/l dans 33,5 % des cas et dans l’étude de Folquet et Al [33] La CRP était

positive chez 77,8 %.

Tableau VII : résultat de la CRP

Auteurs CRP
Positive Négative
Chemsi. M [29] 41 % 59%
Hida .M [30] 82.4% 17.6%
Nouri Merchaoui[2] 33.5 % 66.5%
Folquet et Al [33] 77.8% 22.2%
Notre série 53% 47%

3) Les bilans bactériologiques :


b) L’hémoculture :[45], [58], [59]

L’hémoculture est l’examen de référence pour confirmer l’infection néonatale.

Il est recommandé dans la mesure du possible de prélever au moins un volume de 1 ml de

sang voire 2 ml en particulier lorsque le nouveau-né a reçu des antibiotiques (par exemple in

utero). Le recueil d’un volume = 0,5 ml doit faire considérer l’examen comme non conforme,

mais il n’est pas refusé par le laboratoire.

L’hémoculture est incubée au moins cinq jours. Néanmoins, la grande majorité des

bactéries causes de sepsis néonatal est détectée en moins de 48 heures. En conséquence, il est

d’attendre 48 heures d’incubation pour que la négativité des hémocultures soit un argument

pertinent pour exclure le diagnostic d’infection chez un nouveau-né « asymptomatique ».

Dans la moitié des cas l’hémoculture peut être négative. Ce qui fait qu’elle n’a de valeur

que lorsqu’elle est positive. Une hémoculture négative ne permet en aucun cas d’éliminer le

diagnostic.

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La fièvre du nouveau-né : Expérience du service de réanimation néonatal CHU Mohamed VI de
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L’antibiothérapie doit être démarrée en cas de forte suspicion d’INN sans attendre le

résultat de l’hémoculture.

Dans notre série une hémoculture a été réalisée chez 96.2% des nouveau-nés et elle était

négative dans 54.4% des cas.

Dans la série de Chemsi. M [29] Une hémoculture a été réalisée chez tous les malades ; elle

a isolé un germe dans deux cas soit 3,4 % des cas.

Dans l’étude de Hida .M [30] Une hémoculture à l’admission a été faite chez 8 malades soit

14.5% des cas ; elle a permis d’isoler un germe chez trois de ces nouveau-nés.

Chez Folquet et Al [33] une hémoculture a été réalisée chez tous les nouveau-nés et elle

était positive chez 16.7% des cas.

Dans la série de Nouri Merchaoui[2] une hémoculture a été faite chez 85.5% des nouveau-

nés ; elle était positive dans 4.4% des cas.

La fréquence et le type des germes isolés à l’hémoculture étaient variable selon chaque

étude.

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Tableau VIII : résultat de l’hémoculture

Auteurs Hémoculture

Positive Négative

Chemsi. M[29] 3.4% 96.6%

Hida .M [30] 14.5% 85.5%

Nouri Merchaoui[2] 4.4% 95.6%

Folquet et Al[33] 16.7% 83.3%

Notre série 45.6% 54.4%

c) L’examen cytobactériologiques des urines (ECBU) :[60]–[62]

L’examen cytobactériologique des urines doit être systématiquement demandé chez un

nouveau-né fébrile.

Le recueil des urines peut se faire par trois méthodes : la mise en place d’un collecteur des

urines qui reste la méthode la plus utilisée de par sa simplicité mais son interprétation est

délicate chez le nouveau-né en raison des risques de contamination des urines recueillies, la

deuxième méthode est le cathétérisme vésical et la troisième méthode est la ponction sus

pubienne qui est contre indiquée en cas de thrombopénie ou de troubles de la coagulation.

L’infection urinaire (IU) est définie par une bactériurie supérieure à 100000/ml dans un

prélèvement urinaire réalisé de façon aseptique plus une leucocyturie supérieure à 10000/ml.

Dans notre série l’ECBU a été réalisé chez 106 nouveau-nés soit 56.4% des cas ; revenu

positif dans 56.6% des cas.

Chez Nouri Merchaoui[2] un ECBU a été pratiqué chez 104 nouveau-nés (77,6 %) ; revenu

positif dans 13.4% des cas.

- 79 -
La fièvre du nouveau-né : Expérience du service de réanimation néonatal CHU Mohamed VI de
Marrakech

Dans l’étude de Hida .M [30] un ECBU a été fait chez 20 patients soit 36.3% des cas, il a été

positif chez 85% des cas.

Dans l’études de Chemsi. M [29] l’ECBU était positif dans 23% des cas

Dans toutes les études réalisées, l’[Link] était le germe le plus fréquemment isolé à la

culture urinaire.

d) La ponction lombaire (PL) :[63]–[65]

Dans 30 % des cas, la fièvre est isolée et le diagnostic de méningite n’est fait qu’à la

ponction lombaire. Cependant, dans la mesure où il s’agit d’un examen invasif qui peut être

traumatique ou difficile à réaliser pour obtenir un prélèvement de qualité, l’indication de la

ponction lombaire est discutable

La ponction lombaire (PL) chez les enfants de moins de 72 heures est indiquée en cas

d’altération de l’état général, de signes cliniques neurologiques ou de signes de sepsis (dès que

l’état de l’enfant le permet), et secondairement en cas d’hémoculture positive.

La certitude de l’infection est apportée par la positivité des cultures du LCR.

Dans notre série la PL a été faite chez 69 nouveau-nés soit 36.7% ; Une méningite était

retenue devant la formule cytobactériologique et les données de la chimie du LCR chez 15 cas

soit 21.7% et la culture était positive seulement chez 9 nouveau-nés soit 13% des cas. 50% des

nouveau-nés qui avaient une PL positive avaient une fièvre entre 38°C et 39°C.

Dans l’étude de Chemsi. M [29] L’étude du liquide céphalorachidien était positive chez six

nouveau-nés soit 10 % des cas.

- 80 -
La fièvre du nouveau-né : Expérience du service de réanimation néonatal CHU Mohamed VI de
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Dans la série de Nouri Merchaoui[2] une PL a été réalisée chez 82 nouveau-nés soit 61.2% ;

Une méningite était retenue devant la formule cytobactériologique et les données de la chimie

du LCR chez 3 patients. Aucun germe n’a été retrouvé à la culture du LCR.

Dans la série de de Hida .M [30] une PL a été faite chez 30 nouveau-nés soit 54.5% des cas;

elle a permis de faire le diagnostic de méningite chez un nouveau-né, cependant aucun germe

n’a été retrouvé à la culture.

B) Les bilans radiologiques :


1) La radiographie thoracique :

L’exploration du thorax de l’enfant en imagerie a bénéficié du progrès de l’imagerie et

notamment de l’imagerie en coupes. La radiographie simple du thorax reste l’examen de

première intention. C’est un examen rapide, facile à réaliser, peu irradiant et qui permet de

répondre à la majorité des situations cliniques. Il ne faut cependant la réaliser que dans de

bonnes indications et refuser de réaliser des radiographies systématiques de profil en dehors

des indications classiques représentées par la recherche de métastases ou la tuberculose

pulmonaire.[66]

Elle doit être réalisée chaque fois qu’au moins l’un des critères suivants est présent :

fréquence respiratoire supérieure à 50 cycles par minute, écoulement nasal, toux, râles, sibilants

ou taux de globules blancs supérieur à 20 000 cellules/mm3[67].

Dans notre série la radiographie thoracique a été faite chez 109 nouveau-nés soit 58% des

cas ; elle a pu mettre en évidence un foyer pulmonaire chez 53.2% des cas.

Dans la série de Hida .M [30] la radiographie thoracique était anormale chez 7 malades sur

25 nouveau-nés qui ont bénéficiés soit 28% des cas.

- 81 -
La fièvre du nouveau-né : Expérience du service de réanimation néonatal CHU Mohamed VI de
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Dans l’étude de M.S. Oulai et Al [32] l’image radiologique était anormale chez 7 malades

sur 66 soit 10.6%.

VI) Les étiologies de la fièvre chez le nouveau-né :


A) Les infections bactriennes :
Les infections néonatales (INN) sont, soit des infections materno-fœtales (IMF) transmises de

la mère au fœtus avant ou pendant l’accouchement soit des infections post natales.[23]

Les IMF sont séparées en infections à début précoce et en IMF tardives.[68]

Les IMF à début précoce surviennent dans les 4 première jours suivant la naissance ; les

infections à début tardif surviennent entre 5 et 28 jours de vie.[23]

Les infections post natales sont dues à des pathogènes contractés après la naissance ; elles

peuvent être communautaires ou nosocomiales.[69], [70]

Dans la série de Chemsi .M [29] 7.8% des nouveau-nés avaient une IMF

Dans la série de Hida .M [30] 10.9% des nouveau-nés présentaient une IMF

Dans l’étude de Nouri Merchaoui [2] 19.4% des nouveau-nés avaient IMF

Dans notre série une IMF était l’étiologie la plus fréquente avec un pourcentage de 34.4%.

1) Epidémiologie :

L’organisation mondiale de la santé (OMS) estime que plus de 4 millions de nouveau-nés

meurent chaque année dont 98% de ces décès surviennent dans les pays en voie de

développement.

L’INN est fréquente dans les pays en voie de développement notamment au Maroc et elle

avoisine 1%.[71]

- 82 -
La fièvre du nouveau-né : Expérience du service de réanimation néonatal CHU Mohamed VI de
Marrakech

L’épidémiologie est difficile à apprécier dans les pays en voie de développement, ce qui

pourrait s’expliquer par l’absence de moyens techniques de diagnostic bactériologique.

Il existe une prépondérance masculine. Elles sont responsables de 12% de la mortalité

périnatale, de 9% de la mortalité néonatale précoce et de 12% de la mortalité néonatale

tardive.[68]

2) Facteur de risque :[72]

Le facteur de risque principal est l’immaturité immunitaire qui est d’autant plus importante

que le nouveau-né est prématuré.

La défense immunitaire chez le nouveau-né est caractérisée par une double immaturité

humorale et cellulaire. L’immunité humorale est dépendante de l’état immunitaire maternel. En

effet si le fœtus est capable de produire des immunoglobulines G(Ig) dès la 13 à un taux très

faible, ses IgG à la naissance sont essentiellement d’origine maternelle transmises par voie

transplacentaire. A l’inverse les IgM et les IgA ne traversent pas le placenta, donc la découverte

d’IgM dans le sang du cordon témoigne de leur origine fœtale.

L’immunité cellulaire néonatale est potentielle car elle n’a pas encore en mémoire les

réponses aux stimuli antigéniques bactériens qui vont être induits par la colonisation

bactérienne en particulier digestive. La complète maturité du système immunitaire spécifique

n’est obtenue que plusieurs mois ou années après la naissance.

Mode de contamination :[23], [68], [73]–[75]

Les INN peuvent être acquises pendant la grossesse (prénatale), au moment de

l’accouchement (per natales), et après l’accouchement (postnatales) par différentes voies de

contamination.

- 83 -
La fièvre du nouveau-né : Expérience du service de réanimation néonatal CHU Mohamed VI de
Marrakech

La voie systémique transplacentaire : secondaire à une bactériémie maternelle est

rarement le mode de contamination du fœtus.

La voie ascendante : la plus fréquente, secondaire à une colonisation du liquide

amniotique par un germe pathogène provenant de la flore vaginale, qu’il ait ou non une rupture

prématurée de la poche des eaux (PDE).

 Contamination au passage dans la filière génitale : une colonisation par inhalation ou

ingestion de secrétions vaginales peut être à l’origine d’une infection centrale. Une fois cette

colonisation faite, ce sont les capacités de défense du fœtus et/ou du nouveau-né, la charge et

la virulence bactérienne qui vont déterminer le développement ou non d’une infection

bactérienne.

Les infections post natales

• Le nouveau-né peut s’auto-infecter à partir de sa flore digestive ou cutanée.

• Il peut aussi être contaminé par son entourage (mère, famille et personnel de

soins), les bactéries sont apportées par les mains ou les objets contaminés.

Les infections postnatales transmises sont plus fréquentes dans les unités de

soins intensifs.

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La fièvre du nouveau-né : Expérience du service de réanimation néonatal CHU Mohamed VI de
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a : muscle utérin d : chorion g : col utérin

b : muqueuse utérine e : amnios h : vagin

c : placenta f : liquide amniotique

Figure 10 : mode de contamination materno-fœtal.[21]

3) Les principaux germes responsables :

La nature et la fréquence des germes responsables des infections materno-fœtales (IMF)

chez le nouveau-né varient en fonction des facteurs géographiques et dans le temps.

Les principales bactéries rencontrées sont :

- 85 -
La fièvre du nouveau-né : Expérience du service de réanimation néonatal CHU Mohamed VI de
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a) Streptocoque du groupe B :[23], [74], [76]–[79]

Il est reconnu depuis plus de 20 ans comme principal germe responsable de l’IMF.

Les INN à streptocoque du groupe B (SGB) restent associés à une morbidité et une

mortalité importante. 90% des cas sont symptomatiques dès les premières vingt-quatre heures

de vie.

La fréquence du SGB est estimée entre 30 et 40% actuellement : 32% en Finlande et 37,4%

au Canada. Si la prédominance du streptocoque B fait l’unanimité des travaux occidentaux, elle

n’est pas rapportée par les auteurs maghrébins, d’Afrique noire et d’Amérique latine dont les

études ont montré la rareté du SGB dans leurs milieux : 6,9% selon une série Marocaine ; 18,9%

au Cameroun, 9,41% selon une série Tunisienne.

Le SGB est une bactérie commensale de l’intestin, du vagin, de l’urètre masculin, du

périnée et des voies respiratoires. Le portage génital du SGB concerne 10 à 30% des femmes

enceintes, 19,5% dans une étude canadienne récente, 20% dans une étude marocaine réalisée de

1985 à 1996.

Parmi les facteurs qui favorisent le développement de l’infection à SGB il y a les facteurs

maternels : naissance prématurée, une ouverture de la PDE >18 heures, une fièvre per partum,

un cas antérieur d’infection à SGB, une bactériurie à SGB.

La circonstance la plus prédictive de l’acquisition du SGB chez le nouveau-né est son

exposition dans la filière génitale.

Les symptômes des INN précoces à SGB sont non spécifiques, incluant l’instabilité

thermique, le refus de téter, les signes neurologiques et/ou respiratoires. Ces infections

streptococciques B précoces sont à localisation septicémique dans 69% des cas, pulmonaire dans

26% des cas et rarement méningitique.

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La fièvre du nouveau-né : Expérience du service de réanimation néonatal CHU Mohamed VI de
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Les infections tardives interviennent entre 7 jours de vie et 28 jours de vie. La fièvre est un

signe d’appel constant (100% des cas) et la localisation méningée est retrouvée dans 60% des

cas.

b) Escherichia coli :[23], [74], [80]

Sa fréquence est estimée entre 20 et 40%. En ile de France il a une responsabilité

croissante supérieure à celle du SGB (43% versus 38%) de même qu’en Tunisie où sa fréquence

est estimée à 32,94% entre 1984 et 1985. Cette responsabilité croissante est en rapport avec la

généralisation du dépistage du portage génital de SGB chez les femmes enceintes et de

l’antibioprophylaxie en Occident.

Parmi les nombreux stéréotypes capsulaires d’[Link], le serotype k1 est le plus redoutable,

puisqu’il est responsable de 60 à 85% des méningites néonatales et de la moitié des septicémies

à [Link].

L’E. coli est résistant aux pénicillines dans 10 à 40% des cas.

c) Listeria monocytogenes :[23], [74], [81]

Le mode de contamination de la listériose est habituellement hématogène.

La listériose touche principalement les femmes enceintes, les personnes immunodéprimées

et les personnes âgées. L’incidence chez les femmes enceintes est estimée à 12/100 000. La

fréquence de la septicémie néonatale à listeria est estimée entre 1 et 2% des IMF, variable selon

les pays : 9% selon une série Camerounaise, zéro cas en Tunisie entre 1984 et 1985, zéro cas

selon une série Marocaine entre 1992 et 1993.

La listeria comporte une certaine résistance aux céphalosporines.

- 87 -
La fièvre du nouveau-né : Expérience du service de réanimation néonatal CHU Mohamed VI de
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d) Chlamydia trachomatis :[82]

Cette bactérie colonise fréquemment les voies génitales maternelles et le nouveau-né

contaminé pourra présenter deux types de manifestations cliniques :

o Une conjonctivite entre le 5ème et le 7ème jour de vie ;


o Une pneumopathie vers la 2ème et la 3ème semaine.

e) La syphilis :[83]

Très rare aujourd’hui, elle comporte deux formes :

o La forme précoce exceptionnellement septicémique d’évolution favorable,

se traduit le plus souvent par l’association d’atteintes cutanéo-muqueuses,

viscérales, neurologiques (méningite), hématologiques (thrombopénie) et

osseuses.

o La forme tardive se révèle après l’âge de deux ans

f) Le mycoplasme : [83]

C’est un saprophyte des voies génitales, responsable de pneumopathies ou de méningites

chez le nouveau-né. Les prématurés d’âge gestationnel inférieur à 32 semaines d’aménorrhée

(SA) et les nouveau-nés de faible poids de naissance (PN) (<1500 g) semblent être plus exposés.

g) Autres bactéries en cause :[23], [84]

o Haemophilus influenzae,
o Staphylocoques dorés : très rares en France, était en Finlande en 1985,
responsable de 80% des septicémies dans les 24 premières heures de vie
o Enterobacter,
o Streptocoque pneumoniae,
o Nesseria meningitidis…

- 88 -
La fièvre du nouveau-né : Expérience du service de réanimation néonatal CHU Mohamed VI de
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Tableau IX : Fréquence des germes

Auteurs Germes
Chemsi. M [29] -[Link]
-Klebsiella Pneumonae
- Streptococcus B
Folquet et Al [33] - Staphylococcus Aureus
- Klebsiella Pneumonae
- [Link]
Nouri Merchaoui[2] - [Link]
- Klebsiella Pneumonae
- Staphylococcus à coagulase négative
M.S. Oulai et Al [32] - Klebsiella Pneumonae
- Acinetobacter
- [Link]
Notre série - Staphylococcus à coagulase négative
- Klebsiella Pneumonae
- [Link]

4) Le diagnostic positif : [45]

En dehors du cas de l’enfant symptomatique avec prélèvement bactériologique central

positif (hémoculture, LCR) chez lequel le diagnostic d’infection est certain, il n’existe pas d’outil

unique et fiable mais plutôt un faisceau d’arguments anamnestiques, cliniques, biologiques et

bactériologiques pour le diagnostic d’infection néonatale.[85]

a) Les critères anamnestiques :


 Critères majeurs :
 Tableau évocateur de chorioamniotite

 Jumeau atteint d’IMF

 Prématurité spontanée <35 SA

 Température maternelle avant ou en début de travail supérieure ou égale 38°c

 Durée d’ouverture de la PDE > 18 heures

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La fièvre du nouveau-né : Expérience du service de réanimation néonatal CHU Mohamed VI de
Marrakech

 Rupture prématurée des membranes avant 37 SA En dehors d’une

antibioprophylaxie maternelle complète

 Antécédent d’IMF à SGB

 Portage vaginal de SGB


 Bactériurie à SGB pendant la grossesse

 Critères mineurs :

 Durée d’ouverture de la PDE > 18 heures mais < 18 heures,

 Prématurité spontanée < 37 SA et > 35 SA,

 Anomalies du rythme cardiaque fœtal (RCF) ou asphyxie fœtale non expliquée,

 Liquide amniotique (LA) teinté ou méconial.

b) Les critères cliniques :


 Fièvre (> 37,8°C) ou hypothermie (< 35°C) ;

 Signes hémodynamiques : teint gris, tachycardie, bradycardie, augmentation du temps de

recoloration capillaire, hypotension artérielle

 Signes respiratoires : (geignements, tachypnée, dyspnée, pauses respiratoires, détresse

respiratoire)

 Signes neurologiques : (fontanelle tendue, somnolence, troubles du tonus, troubles de la

conscience, convulsions)

 Signes cutanés : purpura, éruption.

c) Les critères biologiques :


Il n’y a pas d’examen biologique permettant à lui seul de diagnostiquer l’infection chez le

nouveau-né. Les décisions ne peuvent être prises que sur un faisceau d’éléments cliniques et

biologiques.

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La fièvre du nouveau-né : Expérience du service de réanimation néonatal CHU Mohamed VI de
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 Numération formule sanguine (NFS) avec plaquettes :

Une perturbation de la numération formule sanguine doit évoquer une infection bactérienne

chez le nouveau-né

 Une hyperleucocytose ou une leuco neutropénie

 Une anémie

 Une thrombopénie

 Les bilans inflammatoires :

Il s’agit de protéines de la phase aigüe d’inflammation dont la synthèse est induite par la

libération de diverses cytokines.

La protéine C-réactive (CRP)

Les interleukines (Il)

La procalcitonine (PCT)

Le fibrinogène

 Les bilans bactériologiques :

L’analyse bactériologique du liquide gastrique (examen direct + culture)

2 prélèvements périphériques (oreille + un autre au choix)

Les frottis et cultures placentaires

L’hémoculture

La ponction lombaire

L’examen cytobactériologique des urines

- 91 -
La fièvre du nouveau-né : Expérience du service de réanimation néonatal CHU Mohamed VI de
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Tableau X : Comparaison des facteurs anamnestiques

Facteurs anamnestiques Auteurs


M.S. Oulai et Al [32] Folquet et Al [33] Hida .M [30] Notre série
Infection uro-génitale 19 (34.5%) ─── 20 (41.6%) 71 (50.3%)

Rupture prématurée des 13 (23.6%) 78 (30.8%) 7 (14.5%) 19 (13.4%)


membranes
Liquide amniotique fétide 5 (9%) 92 (36.3%) 11 (22.9%) 28(19.8%)
Fièvre maternelle 10 (18.1%) 79 (31.2%) 3 (6.2%) 10 (7%)
Prématurité inexpliquée 6 (10.9%) 63 (25%) ─── 4 (2.8%)
APN inexpliquée ─── 83 (32.8%) ─── 1 (0.7%)

Dans notre série seuls les nouveau-nés dont les mamans avaient une fièvre, une rupture

prématurée des membranes ou une infection uro-génitale présentaient une fièvre supérieure à

40.

5) Tableaux cliniques :
a) Les pneumopathies :[86]–[88]

Les pneumopathies néonatales sont fréquentes ; elles touchent 0,4 à 5% des naissances

d’enfants vivants. Elles sont souvent le fait du prématuré. Elles posent au clinicien un double

problème diagnostique et thérapeutique. Aucun signe clinique ou biologique n’est spécifique de

l’infection pulmonaire. L’interprétation des signes radiologiques n’est pas toujours contributive.

L’identification des agents pathogènes est très inconstante. L’antibiothérapie reste très souvent

probabiliste. Le pronostic est sévère.

Dans la série de Chemsi .M [29] 11.8% des nouveau-nés avaient une infection pulmonaire

Dans la série de Hida .M [30] 12.7% des nouveau-nés présentaient une pneumopathie

Dans l’étude de Nouri Merchaoui [2] 15.6% des nouveau-nés avaient une pneumopathie

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La fièvre du nouveau-né : Expérience du service de réanimation néonatal CHU Mohamed VI de
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Dans l’étude de M.S. Oulai et Al [32] 3.3% des nouveau-nés présentaient une infection

pulmonaire.

Dans notre série l’infection pulmonaire était l’étiologie la plus fréquente avec un

pourcentage de 34.4%.

b) Les infections urinaires :[61], [89]

L’IU est définie par une bactériurie supérieure à 105bactéries/ml, dans un prélèvement

urinaire réalisé de façon aseptique. C’est une infection grave chez le nouveau-né. Elle est plus

fréquente chez le garçon. Le germe responsable dans 75% des cas est l’[Link]. Elle peut être

révélée par une fièvre isolée ou une mauvaise prise pondérale. Dans 5 à 10% des cas l’IU est la

manifestation d’une uropathie malformative sous-jacente.

Dans la série de Chemsi .M [29] 18.6% des nouveau-nés avaient une infection urinaire.

Dans la série de Hida .M [30] 25.4% des nouveau-nés présentaient une infection urinaire.

Dans l’étude de Nouri Merchaoui [2] 10.4% des nouveau-nés avaient une infection urinaire.

Dans l’étude de M.S. Oulai et Al [32] 10.1% des nouveau-nés présentaient une infection

urinaire.

Dans notre série 29.7% des nouveau-nés avaient une infection urinaire dont 2 nouveau-

nés ont été réanimés.

c) Les méningites :[90]–[92]

Les méningites bactériennes néonatales sont des infections rares mais graves avec une

prévalence qui varie dans le monde entre 0,22 et 6,1 pour 1000 naissances vivantes. Elles

posent encore des problèmes diagnostiques et thérapeutique en raison de leur sémiologie peu

spécifique et déroutante.

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La fièvre du nouveau-né : Expérience du service de réanimation néonatal CHU Mohamed VI de
Marrakech

Malgré les progrès réalisés dans leur prise en charge, les méningites bactériennes

néonatales demeurent redoutables par leur mortalité élevée de 8.5% à 15% et les séquelles

neurosensorielles observées chez 20% à 58% des survivants.

Dans la série de Chemsi .M [29] 11.8% des nouveau-nés avaient une méningite

Dans la série de Hida .M [30] 12.7% des nouveau-nés présentaient une méningite

Dans l’étude de Nouri Merchaoui [2] 15.6% des nouveau-nés avaient une méningite

Dans l’étude de M.S. Oulai et Al [32] 3.3% des nouveau-nés présentaient une méningite.

Dans notre série une méningite était présente chez 8.5% des nouveau-nés dont un

nouveau-né a été réanimé ou avait un contage viral.

d) Les septicémies :[70], [93]–[95]

Les septicémies néonatales sont à l’origine de morbidités et de mortalités infantiles élevées.

Leur incidence varie de 1 à 5 pour 1000 naissances vivantes et semble élevée parmi les

prématurés et les nouveau-nés de très faible poids.

Les infections chez les nouveau-nés se présentent souvent sous forme de septicémie, avec ou sans

signes focaux d'infection.

les premiers signes de la septicémie néonatale ne sont pas spécifiques, comme l'instabilité de la

température, la léthargie, une mauvaise alimentation et une hyperbilirubinémie inexpliquée.

L’étude bactériologique des septicémies néonatales reste indispensable à cause de la

variation de l’écologie bactérienne au sein même d’une zone géographique et de la sensibilité

des agents aux antibiotiques.

Seuls un diagnostic précoce et une antibiothérapie probabiliste, basée sur une écologie

bactérienne du milieu connue, permettent de diminuer des complications telles que : choc

septique, coagulation intravasculaire disséminée ou insuffisance rénale aiguë.

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La fièvre du nouveau-né : Expérience du service de réanimation néonatal CHU Mohamed VI de
Marrakech

Dans la série de Chemsi .M [29] 11.8% des nouveau-nés avaient une sépticémie.

Dans la série de Hida .M [30] 36.4% des nouveau-nés présentaient une septicémie.

Dans l’étude de Nouri Merchaoui [2] 1.4% des nouveau-nés avaient une septicémie.

Dans l’étude de M.S. Oulai et Al [32] 38.9% présentaient septicémie.

Dans notre série une septicémie était présente chez 7.4% des nouveau-nés.

e) Les ostéoarthrites :[96]

Le staphylocoque doré est le germe responsable dans 85% des cas. Une ostéoarthrite de la

période néonatale peut résulter d’une localisation septique, d’une septicémie, d’une inoculation

directe ou d’une extension septique à partir des tissus mous ou ORL.

Dans notre série aucun nouveau-né avait une ostéoarthrites.

B) Les infections virales :[76], [97]–[101]


Les infections virales congénitales sont responsables au premier trimestre d’embryopathies,

aboutissant souvent au décès in utero. Aux deuxièmes et troisièmes trimestres, les fœtopathies

sont d’expression clinique variable allant de l’infection asymptomatique dont les conséquences

peuvent ne se révéler qu’après plusieurs années, à un tableau syndromique menaçant. Les virus

les plus fréquemment rencontrés sont :

L’herpès : l’infection herpétique se révèle généralement dans les quatre premières

semaines de vie. Son diagnostic est trop souvent tardif. Il existe trois présentations

cliniques différentes : la forme disséminée avec atteinte pluri-viscérale, et la forme

localisée qui surviennent dans les deux premières semaines ; l’encéphalopathie

herpétique est plus tardive (17 jours en moyenne).

Les entérovirus : l’INN à entérovirus débute généralement dans la première semaine

de vie. La fièvre est un des signes le plus souvent retrouvés. La notion d’un contage

avec une personne ayant présenté un syndrome infectieux est parfois retrouvée, qu’il

- 95 -
La fièvre du nouveau-né : Expérience du service de réanimation néonatal CHU Mohamed VI de
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s’agisse de la mère, de la famille proche, ou d’une épidémie de nurserie au sein de la

maternité.

Le cytomégalovirus (CMV) : l’infection à CMV est la plus fréquente des IMF. Elle atteint

0,5 à 2% des nouveau-nés. A côté de la classique mais rare maladie des inclusions

cytomégaliques de très sévère pronostic, il existe des formes paucisymptomatiques ou

asymptomatiques qui restent méconnues en l’absence de dépistage systématique. Ces

formes asymptomatiques ont un risque de 5 à 15% de développer ultérieurement des

séquelles neurosensorielles comme une surdité ou un retard psychomoteur.

Dans notre série 9 nouveau-nés soit 4.8% présentaient une notion de contage viral dont 8

entre eux avaient une infection pulmonaire et une seule méningite.

Les virus présents dans notre étude sont le virus respiratoire syncytial (VRS) et la varicell

C) L’asphyxie périnatale (APN) :[102]

L’asphyxie fœtale correspond à une altération sévère des échanges gazeux utéroplacentaires.

Le diagnostic d’asphyxie intra-partum, qui concerne 0,5 % des naissances à terme, s’appuie sur

un faisceau d’arguments cliniques et biologiques.

L’asphyxie périnatale sévère du nouveau-né à terme entraine des perturbations de l’ensemble

des fonctions du nouveau-né à la naissance associant des anomalies gazométriques, des

troubles de la thermorégulation d’origine centrale et des anomalies cliniques multiviscérales qui

mettent en jeu le pronostic vital.

Dans la série de Hida .M [30] l’asphyxie périnatale était présente chez 1 nouveau-né.

Dans notre série une asphyxie périnatale (APN) était diagnostiquée chez 2 nouveau-nés

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La fièvre du nouveau-né : Expérience du service de réanimation néonatal CHU Mohamed VI de
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D) La déshydratation :[103]
Elle peut être favorisée les premiers jours par une photothérapie et des apports insuffisants.

Elle se traduit par une perte de poids souvent supérieure à 10% du poids de naissance, des

muqueuses sèches et un pli cutané… Elle est généralement hypernatrémique. Après le retour à la

maison, une déshydratation fait systématiquement rechercher, en dehors d’apports insuffisants,

une mauvaise dilution des biberons (trop concentrés) et un coup de chaleur.

Dans notre série la déshydratation était associée à la fièvre chez 3.7% des nouveau-nés.

E) L’hyperthyroïdie :[104], [105]


L’hyperthyroïdie néonatale est très rare. Elle est essentiellement décrite dans un contexte de

maladie de Basedow chez la mère. Les signes cliniques n’apparaissent pas toujours à la

naissance. Ils peuvent être retardés par un traitement maternel durant la grossesse par les

antithyroïdiens de synthèse. La fièvre fait éventuellement partie d’un tableau clinique riche.

Dans notre série aucun nouveau-né avait une hyperthyroïdie.

F) L’hyperthermie :[106], [107]


L'hyperthermie du nouveau-né survient aussi facilement que l’hypothermie et elle est tout

aussi dangereuse.

Il ne faut pas confondre l'hyperthermie avec la fièvre, qui est une augmentation de la

température corporelle en réaction à une infection par des microorganismes ou à d'autres

sources d'inflammation.

La mesure de la température corporelle et les symptômes cliniques ne permettent pas

cependant de faire la distinction entre les deux et, lorsqu'un nouveau-né présente une

température élevée, il est important d'envisager les deux causes. On soupçonnera d'abord

toujours une infection, sauf si des causes externes évidentes expliquent l'hyperthermie.

- 97 -
La fièvre du nouveau-né : Expérience du service de réanimation néonatal CHU Mohamed VI de
Marrakech

La prise en charge de l’hyperthermie consiste à :

 Eloignement du nouveau-né de toute source de chaleur

 Dévêtir partiellement ou complètement le nouveau-né si nécessaire

 Si le nouveau-né est dans une couveuse, il faudra faire baisser la température de

la couveuse

 Compenser les pertes hydriques par l’allaitement ou perfusion

 Faire un bilan étiologique chez tout nouveau-né en hyperthermie.

Dans la série de Chemsi .M [29] 26% des nouveau-nés avaient une hyperthermie.

Dans la série de Hida .M [30] 12.7% des nouveau-nés présentaient une hyperthermie.

Dans l’étude de Nouri Merchaoui [2] 52.2% des nouveau-nés avaient une hyperthermie.

Dans notre série 11 nouveau-né soit 5.8% ont présenté une hyperthermie qui est du soit à

une photothérapie ou à un climat chaud.

G) Comparaison des étiologies :

La fréquence des étiologies est variable d’une étude à une autre. Dans notre série une

prédominance des infections pulmonaire (34.4%) et urinaire (29.7%) avec un faible pourcentage

des causes iatrogènes 5.8%.

Dans la série de Hida .M [30] et M.S. Oulai et Al [32] les etiologies les plus fréquentes sont la

septicémie et les infections urinaires.

Une prédominance des causes iatrogènes dans l’études de Chemsi .M [29] avec un

pourcentage de 26% et de 52.2% dans l’études de Nouri Merchaoui [2].

Tableau XI : les étiologies de la fièvre

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La fièvre du nouveau-né : Expérience du service de réanimation néonatal CHU Mohamed VI de
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Auteurs

Etiologies Chemsi .M Hida .M Nouri M.S. Oulai Notre série


[29] [30] Merchaoui et Al [32]
[2]
Infection pulmonaire 11.8% 12.7% 15.6% 3.3% 34.4%
Infection urinaire 18.6% 25.4% 10.4% 10.1% 29.7%
IMF 7.8% 10.9% 19.4% ─── 7.9%
Septicémie 11.8% 36.4% 1.4% 38.9% 7.4%
Méningite 7% 1.8% 3.7 5% 8.5%
Ostéo-arthrite ─── 3.6% ─── 1.6% ───
Gastro-entérite ─── 3.6% ─── ─── ───
Tétanos ─── ─── ─── 3.3% 1.5%
Iatrogène 26% 12.7% 52.2% ─── 5.8%

VII) La prise en charge :


La prise en charge du nouveau-né fébrile demande une démarche diagnostique et

thérapeutique délicate. L’objectif principal est de prendre en charge une infection bactérienne

sévère dans les plus brefs délais.

A) L’hospitalisation :

tous les nouveau-nés fébriles doivent être hospitalisés afin de réaliser tous les bilans

biologiques et bactériologiques nécessaires, de les mettre sous antibiothérapie et de la maintenir

jusqu’à ce que le bilan soit négatif [38], [108], [109].

Récemment, plusieurs auteurs ont proposé une prise en charge en ambulatoir avec ou sans

traitement chez les nouveau-nés « à bas risque ». Baraff [110] recommande de ne pas

hospitaliser les nouveau-nés répondant aux critères de Rockester si les parents sont coopérants

et dont le contact et, éventuellement, le déplacement peuvent se faire sans problème. Marvin, et

al. [111] recommandent une hospitalisation de deux jours pour les nouveau-nés âgés moins de

- 99 -
La fièvre du nouveau-né : Expérience du service de réanimation néonatal CHU Mohamed VI de
Marrakech

15 jours, et d’une journée pour les nouveau-nés âgés plus de 15 sans traitement, en attendant

le résultat des bilans bactériologiques.

Dans notre série tous les nouveau-nés fébriles ont été hospitalisés avec un bilan initial fait

de NFS, CRP, hémoculture, ECBU et PL.

B) Le traitement symptomatique de la fièvre :

Bien que la fièvre soit considérée comme utile pour la défense contre l’infection, il est

admis que le traitement antipyrétique ne prolonge pas la maladie sous-jacente et qu’il améliore

le confort du patient[112].

Le premier objectif est donc de faire baisser la fièvre. Les moyens utilisés sont les moyens

physiques et les antipyrétiques. Les moyens physiques sont surtout éfficaces au cours de la

première phase de traitement de la fièvre [113], [114].

Les antipyrétiques disponibles sont le paracétamol.

Dans notre étude tous les nouveau-nés avaient reçu un antipyrétique « paracétamol ». Le

même résultat était objectivé dans toute les études réalisées. Chez certains nouveau-nés dont la

fièvre a été étiquetée iatrogènes les moyens physiques ont été suffisants pour la prise en charge

de la fièvre.

C) L’antibiothérapie :

En l’absence de cause évidente et selon la sévérité du tableau clinique, le nouveau-né sera

mis sous une antibiothérapie après les prélèvements bactériologiques.

L’évolution clinique et les résultats du bilan paraclinique permettront de décider au troisième

jour de la poursuite ou de l’arrêt de cette antibiothérapie.

Dans notre série 94% des nouveau-nés avaient reçu une antibiothérapie et l’association de

céphalosporine de 3ème génération et un aminoside était la plus utilisé.

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La fièvre du nouveau-né : Expérience du service de réanimation néonatal CHU Mohamed VI de
Marrakech

Dans la série de Nouri Merchaoui [2] l’antibiothérapie était prescrite d’emblée chez 49.2% des

nouveau-nés.

Dans l’étude de Chemsi. M [29] et Folquet et Al [33] un traitement antibiotique à bas de de

céphalosporine de 3ème génération et un aminoside était administré chez tous les nouveau-nés.

Dans la série de Hida .M [30] 90.9% des nouveau-nés avaient reçu une antibiothérapie à base

d’ampicilline, de céphalosporine de 3ème génération et d’un aminoside.

La durée de l’antibiothérapie était variable selon chaque étude.

- 101 -
La fièvre du nouveau-né : Expérience du service de réanimation néonatal CHU Mohamed VI de
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Nouveau-né fébrile

Anamnèse infectieuse
Infection spécifique : Examen clinique recherche de : Eliminer une
- Réduction des hyperthermie induite
- Brocho-alviolite
Pneumonie… mouvements spontanés. ( climat, couverture,
- Changement dans couveuse ou
Symptôme spécifique : l’activité photothérapie)
Rhinorrhée - Changement dans la
qualité de cri
Positive

- Évaluation complète
Négative - Hospitalisation
- Bilan en fonction du - Bilan
signe d’appel - Traitement

- Critère de Rochester
- CRP

Négative Positive

- Hospitalisation
- Pas d’hospitalisation ou
- Bilans bactériologiques
hospitalisation 24h si âge <15jr
- Rx thorax si : (FR>50 ; toux-
- Traitement à discuter
rhinorrhée et GB>20000)
- Bi-ATB

Figure 11 : Schéma décisionnel en cas de fièvre chez le nouveau-né[1]

- 102 -
La fièvre du nouveau-né : Expérience du service de réanimation néonatal CHU Mohamed VI de
Marrakech

VIII) L’évolution :

L’évolution dans notre série était favorable dans 64% des nouveau-nés ; 5.8% des cas ont

été compliqués et 21.2% étaient décédés dont 10 nouveau-nés ont été réanimés

Dans la série de Hida .M [30] 81% des cas l’évolution a été favorable et 18% des ont été

décédés.

Dans l’étude de de Nouri Merchaoui [2] 98.5% dès l’évolution a été favorable et 1.5% des

cas ont été décédés.

Dans la série de Chemsi. M [29] l’évolution a été favorable dans 90%; 1.6% des cas ont été

compliqués et 7% ont été décédés .

Dans l’étude de Folquet et Al [33] l’évolution a été favorable dans 81.2% des et 11.6% des

cas ont été décédés.

Dans la série de M.S. Oulai et Al [32] 75.7% des cas l’évolution a été favorable ; 15,71% des

cas ont été compliqués et 17.1% ont été décédés.

La cause de décès la plus fréquente dans toutes les études était le choc septique et c’est

aussi le cas dans notre étude.

- 103 -
La fièvre du nouveau-né : Expérience du service de réanimation néonatal CHU Mohamed VI de
Marrakech

Conclusion

- 104 -
La fièvre du nouveau-né : Expérience du service de réanimation néonatal CHU Mohamed VI de
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La fièvre du nouveau-né est un motif de consultation fréquent, elle ne doit pas être

considérée comme banale chez le nouveau-né car il s’agit d’un signe d’alerte majeur.

La recherche des facteurs anamnestiques a un rôle important dans la démarche

diagnostique.

Un bilan initial fait de : NFS, CRP, Hémoculture, ECBU, PL et Rx thorax est

systématiquement demandé.

L’infection néonatale représente la principale cause de la fièvre du nouveau-né.

Le suivi de la grossesse reste primordial pour la prévention des infections néonatales

Les hyperthermies iatrogènes sont fréquentes : incubateur trop chaud, photothérapie,

enfant trop couvert ou climat chaude comme dans notre contexte à Marrakech. Elles doivent être

éliminées. Les moyens physiques sont largement suffisants pour leurs prises en charge.

L’évolution des nouveau-nés fébriles est souvent favorable.

La prise en charge d'un nouveau-né fébrile justifie une hospitalisation systématique qui

permet une évaluation clinique complète, une réalisation des bilans paracliniques et un

traitement symptomatique par du paracétamol plus ou moins une antibiothérapie.

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La fièvre du nouveau-né : Expérience du service de réanimation néonatal CHU Mohamed VI de
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ANNEXE

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La fièvre du nouveau-né : Expérience du service de réanimation néonatal CHU Mohamed VI de
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Fiche d’exploitation

(Fièvre du Nné)

I-Identité (IP= )

 Sexe : M F

 Age d’admission : Heures : Jours:

 Couverture Sociale : Mutuel Ramed

 Origine : Domicile Maison d’acc CHU H. Publique H. Privée

 Niveau socio-économique :

II-Clinique :

A-interrogatoire :

1-Antécédents :

a-Maternel :

 Age : Gestité et Parité : Terme de la grossesse :

 Suivi de la grossesse : Bien Suivie Mal Suivie Non Suivie

Autres à signaler :

 Anamnèse infectieuse : Positive Négative

□ Infection urogénital T3

□ Fièvre> 38 : □ pdt l’acc □ 48h avant


□ 6h qui suivent l’accouchement
□ RPM > 12h

□ Liquide amniotique fétide

□ Travail prolonge >12h

□ APN inexpliquée

□ Prématurité inexpliquée

□ Tachycardie fœtal

□ Autres :

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La fièvre du nouveau-né : Expérience du service de réanimation néonatal CHU Mohamed VI de
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 Déroulement de l’Acc : □ VB □ Césarienne □Instruments

 Habitudes toxiques :

□ Tabac □ Alcool □ Médicaments


□ Autres à signaler :
B-Nouveau-né :

 Motif d’hospitalisation :
□ Hospitalisation antérieure : si oui durée :

□ Apgar □ Poids à la naissance □ Geste médical ou chirurgical

□ Allaitement □ cas similaire □ Notion de contage viral :

□ Autres à signaler :

2- Caractéristiques de la fièvre :

□ Chiffrée : T°=
□ Tachycardie □ TRC ↗ □ sepsis
□ Tolérée □ Mal Tolérée :
□ Marbrures
□ Autres à signaler :
□ Non Associée □ Associée Si oui :

B- Examen clinique :

1-Examen général :

-TA : -FC : -FR : -T° : -TRC : -SaO2 :

-P : □ Hypotrophie

Signes DHA : □ Non □ Oui :

□ Ictère □ Photothérapie □ Cyanose □ Sclérème

□ Fièvre au moment de la photothérapie □ Marbures

2-Examen physique :
 Ex Neurologique : □ Normal □ Anormal
Si Anormal :
 Ex Cardio-Pulmonaire : □ Normal □ Anormal
Si Anormal :

- 108 -
La fièvre du nouveau-né : Expérience du service de réanimation néonatal CHU Mohamed VI de
Marrakech

 Ex Digestif □ Normal □ Anormal


Si Anormal :
 Malformation : □ Absente □ Présente
Si Présente :
 Etat nutritionnel : □ Bon □ Mauvais
□ Apport exclusif □ Sein □ Biberon □Gavage
 Autres :
C- Examens Paracliniques :
1-Biologiques :
□ NFS : □ Normale □ Hyperleucocytose □ Leucopénie □ Thrombopénie
□ CRP :
□ Neutropénie
□ Hémoculture :
□ ECBU :
□ PL :
□ Autres :

2- Radiologique :

□ Rx de thorax

□ Echographie abdominale

□ Echocoeur

□ Echographie Transfontanellaire

□ TDM cérébrale

□ Autres :

D- Etiologie :

□ Nosocomiale (germes : ) □ Communautaire □ Iatrogène

□Infectieuse :

□ Indéterminée

□ Autres à signaler :

E- Prise en charge :

- 109 -
La fièvre du nouveau-né : Expérience du service de réanimation néonatal CHU Mohamed VI de
Marrakech

□ Apport de base

□ Moyens physiques

□ Traitement symptomatique

□ Traitement étiologique : ATB :

□ Evolution : □ Favorable □ Compliquée :

□ Décès :

□ Durée d’hospitalisation :

□ Durée de la fièvre :

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La fièvre du nouveau-né : Expérience du service de réanimation néonatal CHU Mohamed VI de
Marrakech

RESUMES

- 111 -
La fièvre du nouveau-né : Expérience du service de réanimation néonatal CHU Mohamed VI de
Marrakech

Résumé :

La fièvre constitue un motif fréquent de consultation en pédiatrie. Elle est définie par une

température supérieure à 37.8°c. Elle constitue un signal d’alarme aussi bien pour les parents

que pour les médecins. L’objectif essentiel pour le médecin c’est d’éliminer une infection

bactérienne sévère dans les plus brefs délais.

Ce travail a pour objectif de déterminer les aspects épidémiologiques, cliniques,

paracliniques et étiologiques des nouveau-nés admis au service de néonatologie pour fièvre et

de proposer une conduite à tenir devant un nouveau-né fébrile.

Nous avons mené une étude rétrospective chez l’ensemble des nouveau-nés suivis au

sein du service de néonatologie et de réanimation néonatale du CHU Mohamed VI de Marrakech,

sur une période de 5 ans, entre 2015 et 2019, soit 188 cas.

Nous avons colligé 188 nouveau-nés, dont 119 garçons (sex-ratio = 1,72). L’âge était

inférieur ou égal à 24h dans 9% des cas, entre 1 et 3 jours dans 31 % des cas, entre 3 et 7 jours

dans 23% des cas et entre 8 et 28 jours dans 37%. La température à l’admission variait de 38 à

39°C dans 71,6 % des cas. La fièvre était tolérée dans 79% des cas et isolée dans 19% des cas.

Les examens complémentaires ont comporté une NFS et un dosage de la CRP dans tous

les cas. Au moins une hémoculture a été pratiquée chez 181 nouveau-nés (96.2 %) ; l’examen

des urines a été demandé dans 106 cas (56.4 %), la ponction lombaire (PL) dans 69 cas (36.7 %)

et la radiographie de thorax dans 109 cas (58%).

Une étiologie infectieuse a été retenue dans la majorité des cas dont 32.9% infections

respiratoires. Un traitement antibiotique a été instauré chez177 nouveau-nés (94%) et l’évolution

était favorable chez 135 nouveau-nés (64%).

- 112 -
La fièvre du nouveau-né : Expérience du service de réanimation néonatal CHU Mohamed VI de
Marrakech

Tout nouveau-nés fébrile devrait être hospitalisé pour au moins une surveillance et un

bilan. Le bilan infectieux doit être complet avant toute antibiothérapie. La CRP couplée à l’état

clinique du nouveau-né permettent de guider la décision d’instaurer une antibiothérapie.

- 113 -
La fièvre du nouveau-né : Expérience du service de réanimation néonatal CHU Mohamed VI de
Marrakech

Abstract
Fever is a frequent reason for consulting a paediatrician. It is defined by a temperature

higher than 37. 8°c. It is a wake-up call for parents and doctors alike. The essential objective for

the doctor is to eliminate a severe bacterial infection as quickly as possible.

The aim of this work is to determine the epidemiological, clinical, paraclinical and

etiological aspects of newborns admitted to the neonatology department for fever and to

propose a course of action to be taken in front of a febrile newborn.

We conducted a retrospective study on all newborns followed in the neonatology and

neonatal resuscitation department of the Mohamed VI University Hospital in Marrakech, over a

period of 5 years, between 2015 and 2019, i. e. 188 cases.

We collected 188 newborns, including 119 boys (sex ratio = 1. 72). The age was less than

or equal to 24 hours in 9% of cases, between 1 and 3 days in 31% of cases, between 3 and 7 days

in 23% of cases and between 8 and 28 days in 37%. Intake temperatures ranged from 38 to 39°C

in 71. 6% of cases. Fever was tolerated in 79% of cases and isolated in 19% of cases.

Further investigations included a CBC and CRP in all cases. At least one blood culture was

performed in 181 newborns (96. 2%); urine examination was requested in 106 cases (56. 4%),

lumbar puncture (LP) in 69 cases (36. 7%) and chest X-ray in 109 cases (58%).

An infectious etiology was retained in the majority of cases, including 32. 9% respiratory

infections. Antibiotic treatment was initiated in 177 newborns (94%) and 135 newborns (64%)

had a favourable outcome.

Any febrile newborn should be hospitalized for at least monitoring and a check-up. A

complete infectious work-up should be performed before any antibiotic therapy. CRP coupled

with the clinical status of the newborn can guide the decision to initiate antibiotic therapy.

- 114 -
‫‪La fièvre du nouveau-né : Expérience du service de réanimation néonatal CHU Mohamed VI de‬‬
‫‪Marrakech‬‬

‫ﻣﻠﺨﺺ‬

‫الحمى هي سبب متكرر لﻼستشارة في طب اﻷطفال‪ .‬يتم تعريفه بواسطة درجة حرارة أعلى من ‪37.8‬‬
‫درجة مئوية‪ .‬إنها إشارة إنذار لكل من اﻵباء واﻷطباء‪ .‬الهدف الرئيسي للطبيب هو التخلص من عدوى بكتيرية‬
‫شديدة في أقرب وقت ممكن‪.‬‬
‫الهدف من هذا العمل هو تحديد الجوانب الوبائية والسريرية والباراكلينيكية والمسببة لحديثي الوﻻدة‬
‫الذين يتم إدخالهم إلى قسم حديثي الوﻻدة بسبب الحمى واقتراح مسار عمل يجب اتباعه أمام الوليد الحموي‪.‬‬
‫أجرينا دراسة بأثر رجعي لجميع اﻷطفال حديثي الوﻻدة الذين تم رصدهم في خدمة حديثي الوﻻدة‬
‫وإنعاش حديثي الوﻻدة في محمد السادس ‪ CHU‬في مراكش‪ ،‬على مدى ‪ 5‬سنوات‪ ،‬بين ‪ 2015‬و‪ ،2019‬أي‬
‫‪ 188‬حالة‪.‬‬
‫جمعنا ‪ 188‬مولودًا جديد ًا‪ ،‬بينهم ‪ 119‬فتى )نسبة الجنس = ‪ .(1.72‬كان العمر ‪ 24‬ساعة أو أقل في ‪٪9‬‬
‫من الحاﻻت‪ ،‬بين ‪ 1‬و‪ 3‬أيام في ‪ ٪31‬من الحاﻻت‪ ،‬وبين ‪ 3‬و‪ 7‬أيام في ‪ ٪23‬من الحاﻻت وبين ‪ 8‬و‪ 28‬يو ًما‬
‫في ‪ .٪37‬تفاوتت درجة حرارة المدخول من ‪ 38‬إلى ‪ 39‬درجة مئوية في ‪ ٪71.6‬من الحاﻻت‪ .‬تم تحمل‬
‫الحمى في ‪ ٪79‬من الحاﻻت وعزلت في ‪ ٪19‬من الحاﻻت‪.‬‬
‫تضمنت اﻻمتحانات التكميلية فحص ‪ NFS‬و‪ CRP‬في جميع الحاﻻت‪ .‬تم إجراء ثقافة دم واحدة على‬
‫اﻷقل في ‪ 181‬حديثي الوﻻدة )‪(٪ 96.2‬؛ تم طلب فحص البول في ‪ 106‬حالة )‪ (٪56.4‬والبزل القطني )‪(PL‬‬
‫في ‪ 69‬حالة )‪ (٪36.7‬واﻷشعة السينية للصدر في ‪ 109‬حاﻻت )‪.(٪58‬‬
‫تم اﻹبقاء على مسببات معدية في معظم الحاﻻت بما في ذلك التهابات الجهاز التنفسي ‪ .٪ 32.9‬بدأ‬
‫العﻼج بالمضادات الحيوية في ‪ 177‬حديثي الوﻻدة )‪ (٪94‬وكانت النتيجة إيجابية عند ‪ 135‬حديثي الوﻻدة‬
‫)‪.(٪64‬‬
‫يجب إدخال جميع اﻷطفال حديثي الوﻻدة الحمويين إلى المستشفى للمراقبة والتقييم على اﻷقل‪ .‬يجب أن‬
‫يكتمل التقييم المعدي قبل أي عﻼج بالمضادات الحيوية‪ .‬يمكن لـ ‪ CRP‬إلى جانب الحالة السريرية لحديثي‬
‫الوﻻدة توجيه قرار بدء العﻼج بالمضادات الحيوية‪.‬‬

‫‪- 115 -‬‬


La fièvre du nouveau-né : Expérience du service de réanimation néonatal CHU Mohamed VI de
Marrakech

BIBLIOGRAPHIE

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- 128 -
‫العَ ِظيم‬ ‫أ ْق ِ‬
‫سم ِبا‬
‫أراقب ﷲ ﻓﻲ ِﻣ ْهنَتِﻲ‪.‬‬
‫َ‬ ‫أن‬
‫ون حياة اﻹنسان ﻓﻲ ﻛﺂﻓّ ِﺔ َ‬
‫أطوار َها ﻓﻲ ﻛﻞ الظروف‬ ‫ص َ‬‫وأن أ ُ‬
‫ض‬
‫والمر ِ‬
‫َ‬ ‫ﻼك‬
‫س ِعﻲ ﻓﻲ استنقاذها ِﻣﻦ ال َه ِ‬
‫واﻷ َحوال باذﻻ و ْ‬
‫واﻷلَم وال َق َﻠق‪.‬‬
‫س ﱠرهُ ْم‪.‬‬
‫ستر ع َْو َرت ُهم‪ ،‬وأﻛت َم ِ‬
‫ﻛرا َﻣت ُهم‪ ،‬وأ ْ‬ ‫وأن أحفَ َظ ِلﻠنَ ِ‬
‫اس َ‬
‫الدوام ﻣﻦ وسا ِئﻞ رحمﺔ ﷲ‪ ،‬باذﻻ ِرعَا َيتﻲ الطبيﺔ لﻠقريب والبعيد‪،‬‬ ‫َ‬
‫أﻛون عَﻠﻰ َ‬ ‫وأن‬
‫لﻠﺼالﺢ والطالﺢ‪ ،‬والﺼديق والعدو‪.‬‬
‫سان ‪..‬ﻻ ﻷذَاه‪.‬‬ ‫س ِ ّﺨ َره ِلنَ ْفﻊِ ِ‬
‫اﻹ ْن َ‬ ‫وأن أثابر عﻠﻰ طﻠب العﻠم‪ ،‬أ َ‬
‫المهنَ ِﺔ ال ِ ّ‬
‫ط ِبّ َيﺔ‬ ‫غرنﻲ‪ ،‬وأﻛون أخا ً ِل ُﻜ ِ ّﻞ َزﻣي ٍﻞ ﻓﻲ ِ‬ ‫عﻠﱠ َمنﻲ‪ ،‬وأ ُ َ‬
‫عﻠّ َم َﻣﻦ َي ْ‬
‫ﺼ َ‬ ‫وأن أ ُ َوقّ َر َﻣﻦ َ‬
‫البر والتقوى‪.‬‬ ‫ُﻣت َعاو ِن َ‬
‫يﻦ عَﻠﻰ ِ ّ‬
‫س ّري َوعَﻼنيَتﻲ‪ ،‬نَ ِق ﱠيﺔ ِﻣ ّما يُشين َها ت َجا َه‬
‫ﺼدَاق إي َمانﻲ ﻓﻲ ِ‬‫وأن تﻜون حياتﻲ ِﻣ ْ‬
‫المؤﻣنيﻦ‪.‬‬
‫ِ‬ ‫سو ِل ِه َو‬
‫ﷲ َو َر ُ‬
‫وﷲ عﻠﻰ ﻣا أقول شهيدا‬
‫سنﺔ ‪2020‬‬ ‫أطروحﺔ رقم ‪124‬‬

‫حمﻰ اﻷطفال حديثﻲ الوﻻدة‪ :‬تجربﺔ ﻣﺼﻠحﺔ إنعاش حديثﻲ‬


‫الوﻻدة بالمستشفﻰ الجاﻣعﻲ ﻣحمد السادس بمراﻛش‬
‫اﻷطروحﺔ‬
‫قدمت ونوقشت عﻼنية يوم ‪2020/06/30‬‬
‫ﻣﻦ طرف‬
‫السيد‪ :‬ﻣحمد بولطار‬
‫المزداد في‪ 09‬ماي ‪ 1994‬بمراكش‬
‫لنيﻞ شهادة الدﻛتورة ﻓﻲ الطب‬
‫الﻜﻠمات اﻷساسيﺔ‪ :‬الحمﻰ‪ -‬ﻣولود جديد‪ -‬عدوى حديثﻲ الوﻻدة‪.‬‬
‫الﻠجنﺔ‬
‫الرئيس‬ ‫ف‪.‬م‪.‬ر‪.‬ﻣاء العينيﻦ‬ ‫السيد‬
‫أستاذ في طب اﻷطفال‬
‫المشرف‬ ‫ن‪.‬اﻹدريسﻲ سﻠيطيﻦ‬ ‫السيدة‬
‫أستاذة في طب اﻷطفال‬
‫م‪.‬بو الروس‬ ‫السيد‬
‫أستاذ في طب اﻷطفال‬
‫الحﻜام‬ ‫ن‪.‬الرضﻰ‬ ‫السيد‬
‫أستاذ في طب اﻷطفال‬
‫ا‪.‬ا‪.‬ﻛاﻣﻠﻲ‬ ‫السيد‬
‫أستاذ في طب جراحة اﻷطفال‬

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