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La Défiance Vis-À-Vis de L'information Et de La Science

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La défiance vis-à-vis de l’information et de la science

Introduction
Depuis plusieurs décennies, les journalistes et les experts jouent un rôle clé dans la
diffusion de l’information et des connaissances scientifiques. Cependant, un phénomène
inquiétant s’est amplifié ces dernières années : la défiance croissante du public envers ces
acteurs. En parallèle, l'émergence des fausses nouvelles et des "vérités alternatives"
remet en question les repères traditionnels de la vérité.
**Problématique** : Comment la critique des journalistes et des experts face à la
désinformation et à la construction de vérités alternatives contribue-t-elle à restaurer ou à
fragiliser la confiance envers l’information et la science ?

I. Les journalistes et les experts face à la désinformation


1. La prolifération des fausses nouvelles
La désinformation est un phénomène majeur qui a pris une ampleur inédite avec
l'essor des réseaux sociaux. Les fake news, souvent conçues pour choquer ou sé-
duire, se propagent rapidement et influencent massivement les opinions publiques.
Leur efficacité réside dans leur caractère sensationnel et leur capacité à jouer sur
les émotions. Par exemple, les théories du complot autour des vaccins ou du chan-
gement climatique sont des illustrations frappantes de cette dynamique. Selon un
sondage récent de l'Ifop, 35 % des Français croient aux théories du complot, un
chiffre qui montre l’impact de ces fausses informations. Ce phénomène est non
seulement dangereux, car il engendre des comportements irrationnels, mais il rend
aussi les journalistes et les experts vulnérables face à des récits alternatifs, parfois
plus populaires que la vérité.
2. Les défis des journalistes dans un contexte de désinformation
Dans ce contexte, les journalistes sont sous pression. L’accélération des cycles
d’information, favorisée par Internet et les réseaux sociaux, rend difficile la vérifica-
tion approfondie des faits avant leur publication. Pour gagner en réactivité, certains
médias publient des informations sans avoir pris le temps de les vérifier correcte-
ment, ce qui peut alimenter la désinformation. Par ailleurs, les rédactions souffrent
de ressources de plus en plus réduites. La réduction des budgets, la concurrence
accrue et la multiplication des sources d’information rendent les enquêtes rigou-
reuses plus rares, et donc plus difficiles à réaliser. Cela fragilise la capacité des
journalistes à jouer leur rôle de garde-fou face aux fausses informations.
3. Les experts face aux vérités alternatives
Les experts, quant à eux, sont confrontés à la montée des « vérités alternatives ».
Ces discours, souvent portés par des figures populistes ou des pseudo-scienti-
fiques, gagnent du terrain en jouant sur la méfiance généralisée à l’égard des élites.
Ces récits, séduisants par leur simplicité et leur aspect rassurant, ont l’avantage
d’affirmer ce que les gens veulent entendre, au détriment des réalités plus com-
plexes. Par exemple, en matière de santé, des discours anti-vaccins ou climato-
sceptiques se propagent facilement, rejetant le consensus scientifique. Ce phéno-
mène est problématique car il érode la confiance dans les experts et renforce
l'adhésion à des idées fausses.

II. La critique des journalistes et des experts : risques et opportunités


1. Critiques légitimes : une nécessité pour renforcer la crédibilité
Bien que la désinformation soit un problème croissant, il est aussi nécessaire de
critiquer certains aspects du journalisme et de l'expertise. Parfois, des journalistes
ou des experts, influencés par des intérêts financiers ou politiques, peuvent diffuser
des informations biaisées. L'exemple de la crise du Mediator, où des experts et des
journalistes ont tardé à alerter sur les dangers d’un médicament, montre qu'une re-
mise en question des pratiques est essentielle. Une critique constructive peut ainsi
renforcer la crédibilité des journalistes et des experts en leur imposant des stan-
dards plus élevés de véracité et d’intégrité. L'objectif est d'éviter les conflits d’inté-
rêts et de préserver la confiance du public.
2. Les risques d'une critique excessive
Cependant, une critique systématique et excessive peut avoir des effets pervers. Si
la défiance envers les journalistes et les experts devient trop généralisée, elle peut
conduire à un rejet de toute forme d'autorité et à un aveuglement face aux réalités.
Les citoyens peuvent alors se tourner vers des sources alternatives, souvent moins
fiables, comme des influenceurs ou des sites conspirationnistes. L’absence de ré-
gulation et de vérification dans ces espaces numériques rend encore plus difficile
de distinguer la vérité du mensonge. Il est donc essentiel de ne pas sombrer dans
une critique qui dessert la recherche de vérité, mais de favoriser une critique
constructive et mesurée.
3. Le rôle des réseaux sociaux
Les réseaux sociaux jouent un rôle ambivalent dans ce contexte. D'une part, ils
offrent une plateforme pour que des experts indépendants puissent contester des
informations erronées et combattre la désinformation. Mais d'autre part, ces mêmes
réseaux sociaux sont aussi des terrains fertiles pour la propagation de théories du
complot. L'algorithme des réseaux sociaux, en favorisant des contenus à fort enga-
gement, peut amplifier les fausses informations, rendant plus difficile le travail des
journalistes et des experts. Les débats publics sur ces plateformes, bien qu'ils
soient démocratisants, risquent de se transformer en espaces de confusion où la
vérité est noyée dans un océan de bruit.

III. Les mécanismes de diffusion des fausses nouvelles


1. Le rôle des réseaux sociaux
• Les algorithmes favorisent les contenus émotionnels ou sensationnalistes,
qui sont souvent des fausses nouvelles.
• Les plateformes permettent une propagation virale, rendant difficile la
vérification des faits.
• Exemple : des rumeurs sur des vaccins qui "modifient l’ADN" ont circulé
largement pendant la campagne de vaccination contre le covid 19, avec les
vaccins à ARN messagers, qui ont inquiété la population par leur mode de
fonctionnement différent des vaccins habituels.
2. La désinformation délibérée
• De plus,il arrive que certains acteurs tels que des organisations ou des
individus propagent de la désinformation intentionnellement, pour manipuler
les foules ou pour endommager la réputations d’ennemis. Un exemple de
ces faits se trouve dans la campagne présidentielle de Donald Trump : Il a en
2017 énoncé que l’accord de Paris allait coûter 1000 milliards de dollars au
Etats-Unis. En réalité, l’US à payé seulement un des 3 milliards qu’ils
devaient.
3. Le rôle de la désinformation involontaire
• A cause de la montée en puissance des réseaux sociaux, les idées peuvent
se propager bien plus rapidement qu’avant. La diffusion extrêmement rapide
de ces « infox » rend la vérification des faits bien plus difficile, étant donné
que l’idée aura déjà atteint beaucoup de personnes.
• En plus, les utilisateurs aussi partagent ces données, sans connaître leur
véracité, participant à cette propagation rapide.

IV. La construction de prétendues vérités


Mais comment ces faussent vérités se construisent-elles ?
1. La répétition comme levier de croyance
• Une idée, même fausse, répétée de nombreuses fois devient plausible pour
beaucoup de personnes.
• Ce phénomène est amplifié dans des "bulles de filtres" où les gens sont
exposés à des informations qui confirment leurs biais.
2. Le doute scientifique détourné
• Dans les débats publics, certaines figures exploitent la complexité de la
science pour semer le doute, par exemple, autour du changement climatique.
Il est facile de faire croire à une solution simple quand la vérité est très
complexe, et pas toujours compréhensible pour le citoyen moyen.
• D’habitude, le doute est une bonne chose en science : cela permet de se
remettre en question et de d’avancer de nouvelles connaissances. Mais dans
ce cas-là, on s’attaque à des bases déjà solide pour essayer d’avancer ces
propres idées.
3. Les pseudo-sciences
• Les pseudo-sciences se présentent comme des alternatives aux savoirs
scientifiques établis, souvent avec des récits simplifiés ou séduisants. Ces
organisations se donnent une bonne image en se faisant passer pour des
sciences alors que leur recherche sont souvent fondées sur la croyance,
sans vérification ni preuve.
• Par exemple, l’homéopathie, avec ses théories comme la mémoire de l’eau,
fondée sur aucune base scientifique, sans méthode ni rigueur mais pourtant
crue par une grande partie de la population (52 % d’après la revue
[Link])

V. Restaurer la confiance : quelles solutions ?

1. Rendre les journalistes et experts plus transparents


L'une des premières étapes pour restaurer la confiance réside dans la transparence des
journalistes et des experts. Cela implique de clarifier les méthodes utilisées dans la col-
lecte et l’analyse de l’information. Par exemple, il est essentiel que les journalistes publient
clairement leurs sources et expliquent les méthodologies de leurs enquêtes, afin que le
public puisse comprendre comment les informations sont obtenues et validées. Cette
transparence permet de démontrer l’intégrité de l’information et de dissiper les soupçons
de manipulation.

2. Renforcer l'éducation aux médias et à l'esprit critique


Pour que la confiance dans l'information soit véritablement restaurée, il est crucial d'agir à
long terme, en élevant le niveau de l'éducation aux médias et à l'esprit critique dès le plus
jeune âge. L'intégration de modules d’éducation aux médias et à l’information dans les
programmes scolaires apparaît comme une priorité. Apprendre aux élèves à comprendre
le fonctionnement des médias, à identifier les différentes formes de manipulation et à dis-
tinguer les sources fiables des sources douteuses leur permettrait de devenir des consom-
mateurs d’information plus avertis.
De plus, il est nécessaire de sensibiliser les citoyens à l’importance de vérifier les sources
d’information avant de la partager. Cela inclut également la compréhension des enjeux
des algorithmes qui façonnent l’information que nous recevons, notamment sur les ré-
seaux sociaux. En comprenant les mécanismes de filtrage, de priorisation et de personna-
lisation des contenus.

3. Valoriser les efforts des journalistes et des experts engagés


Enfin, il est crucial de mettre en lumière les efforts des journalistes et des experts qui
œuvrent avec rigueur et éthique pour produire des informations fiables. Trop souvent, ce
sont les fausses informations ou les contenus sensationnalistes qui captent l’attention,
alors que des enquêtes de qualité ou des vulgarisations scientifiques précises et acces-
sibles restent dans l’ombre.
Dans cette optique, la création de plateformes collaboratives où journalistes, chercheurs et
scientifiques travaillent ensemble pour contrer la désinformation serait une solution. Ces
plateformes permettraient de croiser les savoirs et d’assurer une diffusion d’informations
fiables en temps réel. En facilitant la collaboration entre différents acteurs, on favoriserait
un environnement plus sain pour la production d’une information véritablement au service
du public.

Conclusion :
Pour conclure, la défiance vis-à-vis de l’information et des sciences est un problème de
plus en plus présent. La désinformation décrédibilisent les journalistes et les scientifiques,
se diffuse plus rapidement que jamais grâce à internet, donne du pouvoir à des personnes
malveillantes, apparaît par centaines tout les jours, et sont difficile à repousser à cause de
leur grande quantité. C’est pourquoi il est important de s’instruire, de vérifier ses sources,
et de ne pas croire tout ce qu’on voit sur internet.

SOURCE :
 Reporters Sans Frontières (RSF) : Cette organisation publie régulièrement des
rapports sur la liberté de la presse et l’indépendance des journalistes à travers le
monde. Elle met également en avant des initiatives de transparence dans le journa-
lisme.
o Site : [Link]

 UNESCO : L'UNESCO propose des ressources pédagogiques et des projets pour


renforcer l'éducation aux médias, notamment à travers des guides et des manuels
destinés aux enseignants et aux étudiants.
o Site : [Link]

 First Draft News : Cette organisation se consacre à la collaboration entre journa-


listes, chercheurs et experts pour lutter contre la désinformation en ligne. Elle offre
également des formations et des ressources.
o Site : [Link]

 Facebook Journalism Project : Une initiative de Facebook qui cherche à amélio-


rer la qualité de l'information sur sa plateforme en soutenant le journalisme et en
développant des outils pour lutter contre la désinformation.
o Site : [Link]

 Institut Reuters pour le journalisme (Reuters Institute for the Study of Journa-
lism) : Cet institut publie des rapports annuels sur l'état du journalisme et de la dés-
information dans le monde. Le Digital News Report de Reuters est une excellente
ressource pour mesurer l’impact des fausses nouvelles sur la perception de l’infor-
mation.
o Site : [Link]
 National Academy of Sciences (NAS) : La NAS publie des rapports scientifiques
qui réfutent de manière rigoureuse les théories non fondées, telles que les théories
anti-vaccins et les récits climato-sceptiques.
o Site : [Link]

.[Link]
[Link]
[Link]

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