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Ote D Ivoire: Département Des Forêts

Le rapport national sur l'Évaluation des ressources forestières mondiales 2010 pour la Côte d'Ivoire souligne l'importance des forêts gérées durablement pour le développement durable et la nécessité d'informations fiables sur leur état. Il présente les résultats d'une évaluation exhaustive basée sur des rapports nationaux et une enquête mondiale, couvrant divers aspects tels que la superficie forestière, la biodiversité et les produits forestiers. La publication des résultats est prévue pour 2010, avec un accent sur le suivi des objectifs de gestion forestière durable.

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Ote D Ivoire: Département Des Forêts

Le rapport national sur l'Évaluation des ressources forestières mondiales 2010 pour la Côte d'Ivoire souligne l'importance des forêts gérées durablement pour le développement durable et la nécessité d'informations fiables sur leur état. Il présente les résultats d'une évaluation exhaustive basée sur des rapports nationaux et une enquête mondiale, couvrant divers aspects tels que la superficie forestière, la biodiversité et les produits forestiers. La publication des résultats est prévue pour 2010, avec un accent sur le suivi des objectifs de gestion forestière durable.

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Département des forêts

Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture

EVALUATION DES
RESSOURCES FORESTIÈRES
MONDIALES 2010

RAPPORT NATIONAL

COTE D’IVOIRE

FRA2010/048
Rome, 2010
Le Programme d’évaluation des ressources forestières
Les forêts gérées durablement ont de nombreuses fonctions socioéconomiques et
environnementales particulièrement importantes à l’échelle mondiale, nationale et locale;
elles jouent également un rôle crucial dans le développement durable. La possibilité de
pouvoir disposer d’information fiable et à jour sur l’état des ressources forestières – non
seulement par rapport à la superficie forestière et son changement mais aussi par rapport
à des variables telles que le matériel sur pied, les produits forestiers ligneux ou non
ligneux, le carbone, les aires protégées, l’utilisation des forêts à des fins récréatives ou à
d’autres fins, la diversité biologique et la contribution des forêts aux économies
nationales – est essentielle pour les processus de décision des politiques et des
programmes forestiers ainsi que du développement durable, et ce à tous les niveaux.

À la demande de ses États membres, la FAO suit régulièrement l’évolution les forêts du
monde, ainsi que leur gestion et utilisation, par le biais de son Programme d’évaluation
des ressources forestières. L’Évaluation des ressources forestières mondiales 2010 (FRA
2010) a été demandée par le Comité des forêts de la FAO en 2007. Elle sera basée sur un
processus exhaustif d’établissement de rapports nationaux et sera complétée par une
enquête mondiale par télédétection. L’évaluation portera sur les sept éléments
thématiques de la gestion durable des forêts comprenant des variables relatives aux
cadres politique, juridique et institutionnel. FRA 2010 entend également contribuer au
suivi de la réalisation des aux Objectifs d’ensemble relatifs aux forêts du Forum des
Nations Unies sur les forêts et de l’Objectif de biodiversité de 2010 de la Convention sur
la diversité biologique. La publication des résultats est prévue pour 2010.

Le Programme d’évaluation des ressources forestières est coordonné par le Département


des forêts au siège de la FAO à Rome. La personne de référence est:

Mette Løyche
Wilkie Forestier
principal
FAO Département des
forêts Viale delle Terme di
Caracalla Rome 00153,
Italie

Courriel: [email protected]

Les lecteurs peuvent également écrire à: [email protected]

Pour plus d’informations sur l’Évaluation des ressources forestières mondiales,


veuillez consulter: www.fao.org/forestry/fra

CLAUSE DE NON-RESPONSABILITÉ

La collection de Documents de travail de l’Évaluation des ressources forestières


mondiales (FRA) vise à refléter les activités et les progrès du Programme de FRA de la
FAO. Les documents de travail ne sont pas des sources d’information faisant autorité – ils
ne traduisent pas la position officielle de la FAO et ne devraient pas servir à des fins
officielles. Veuillez consulter le site web des forêts de la FAO (www.fao.org/forestry/fr)
pour avoir accès à des informations officielles.

La collection de Documents de travail de FRA est une tribune importante pour la


diffusion rapide d’informations sur le programme de FRA. Pour signaler d’éventuelles
erreurs dans les documents de travail ou fournir2 des commentaires pour en améliorer la
qualité, les lecteurs sont priés d’écrire à [email protected].
FRA 2010 –Rapport national, Cote

Table des matières

1 TABLEAU T 1 ÉTENDUE DES FORETS ET DES AUTRES TERRES BOISEES...........................5


2 TABLEAU T2 – REGIME DE PROPRIETE ET DROITS DE GESTION DES FORETS................14
3 TABLEAU T3 – DESIGNATION ET GESTION DES FORETS.....................................................18
4 TABLEAU T4 – CARACTERISTIQUES DES FORETS................................................................25
5 TABLEAU T5 – ÉTABLISSEMENT DES FORETS ET REBOISEMENT......................................30
6 TABLEAU T6 – MATERIEL SUR PIED......................................................................................... 33
7 TABLEAU T7 – BIOMASSE.......................................................................................................... 38
8 TABLEAU T8 – STOCK DE CARBONE.......................................................................................40
9 TABLEAU T9 – INCENDIES DE FORET......................................................................................43
10 TABLEAU T10 – AUTRES PERTURBATIONS INFLUENÇANT LA SANTE ET VITALITE
DES FORETS................................................................................................................................. 46
11 TABLEAU T11 – EXTRACTION DE BOIS ET VALEUR DU BOIS EXTRAIT..............................48
12 TABLEAU T12 – EXTRACTION DE PRODUITS FORESTIERS NON LIGNEUX ET VALEUR
DES PFNL EXTRAITS................................................................................................................... 53
13 TABLEAU T13 – EMPLOI............................................................................................................. 54
14 TABLEAU T14 – CADRE POLITIQUE ET JURIDIQUE................................................................56
15 TABLEAU T15 – CADRE INSTITUTIONNEL...............................................................................58
16 TABLEAU T16 – FORMATION ET RECHERCHE........................................................................60
17 TABLEAU T17 – RECOUVREMENT DES RECETTES PUBLIQUES ET DEPENSES................60

3
FRA 2010 –Rapport national, Cote

Rédaction du rapport et personne de référence

Aucun rapport n’a été reçu pour FRA2010. Ce rapport a été réalisé par le Secrétariat du FRA
sur la base du rapport national de FRA2005 qui avait rédigé par Monsieur Kouadio Kouassi
N’Guettia Venance, Correspondant national accrédité auprès de FRA 2005 et Conseiller
technique à la Direction Générale des Eaux et Forêts.

4
FRA 2010 –Rapport national, Cote

1 Tableau T 1 Étendue des forêts et des autres terres


boisées

1.1 Catégories et définitions de FRA 2010

Catégorie Définition
Forêt Terres occupant une superficie de plus de 0,5 hectares avec des arbres
atteignant une hauteur supérieure à cinq mètres et un couvert arboré de
plus de dix pour cent, ou avec des arbres capables d’atteindre ces seuils in
situ. Sont exclues les terres à vocation agricole ou urbaine prédominante.
Autres terres boisées Terres n’entrant pas dans la catégorie «forêt», couvrant une superficie de
(ATB) plus de 0,5 hectares avec des arbres atteignant une hauteur supérieure à
cinq mètres et un couvert arboré de cinq-dix pour cent, ou des arbres
capables d’atteindre ces seuils in situ, ou un couvert mixte d’arbustes,
arbrisseaux et
d’arbres supérieur à dix pour cent. Sont exclues les terres à vocation agricole
ou urbaine prédominante.
Autres terres Toute terre n’entrant pas dans la catégorie «forêt» ou «autres terres
boisées».
Autres terres dotées de Terres entrant dans la catégorie «autres terres», couvrant une superficie
couvert d’arbres supérieure à 0,5 hectares avec un couvert arboré de plus de dix pour cent
(sous-catégorie de «autres d’arbres pouvant atteindre une hauteur de cinq mètres à maturité.
terres»)
Eaux intérieures Les eaux intérieures comprennent généralement les grands fleuves, lacs et
réservoirs.

1.2 Données nationales

1.2.1 Sources des données

Références des sources Qualité Variable(s) Année(s) Commentaires supplémentaires


d’information (E/M/F)
EDLIN, 1971. Le milieu M
naturel de la Côte Classification 1971
d’Ivoire
J. MONTELS, 1971.
Carte de la végétation de M Classification 1971
la Côte d’Ivoire,
ORSTOM
La carte de la végétation de
l’Afrique au Sud du Tropique du
Cancer au 1/10000000ème a été
FAO-PNUE 1980 Carte
établie avec le concours de
de la végétation de
l’UNESCO après la conférence de
l’Afrique au sud du M Classification 1980
Yagambi en 1956. Le Professeur F.
Tropique du Cancer au
White a refait une classification à
1/5000000ème
partir de laquelle une deuxième
édition de la précédente carte a été
reproduite au 1/5000000ème
Ministère de Classification Cette étude est aussi appelée Bilan
l’Agriculture et des Forêts et Diagnostique des superficies de
M 1993
Ressources Animales. Parcs forêts en Côte d’Ivoire et a fait
Développement rural et Nationaux l’objet d’une convention d’études

5
FRA 2010 –Rapport national, Cote

préservation de entre le SODEFOR et la DCGTx.


l’environnement forestier. Une cartographie au 1/200000ème et
Enjeux et perspectives en au 1/500000ème du couvert forestier
zone de forêt dense a été réalisée à partir de
DCGTx, Déc. 1993 l’interprétation d’images
satellitaires
Ministère du Logement,
du cadre de Vie et de
l’Environnement : Le
livre blanc de M Classification 1996
l’environnement de la
Côte d’Ivoire Tome 1 30
juillet 1996
La classification s’est basée sur les
Société de Classification
inventaires réalisés en vue de la
Développement des M Mosaïque 2003
rédaction des plans
Forêts(SODEFOR) forêt-culture
d’aménagement des forêts

1.2.2 Classement et définitions

Classe nationale Définition


Forêt dense humide sempervirente
- Type fondamental à Eremospatha macrocarpa et Diospyros mannii et
A Domaine guinéen
Type à Turraeanthus africanus et Heisteria parvifolia
1- Secteur
- Type à Diospyros spp et Mapania spp
ombrophile
-Type à Uapaca esculenta, U. guineensis et Chidlowia
et Type à Tarrietia utilis et Chrysophyllum perpulchrum (de montagne)
Forêt dense humide semi-décidue
- Type fondamental à Celtis spp et Triplochiton scleroxylon et sa
A Domaine guinéen
variante à Nesogordinia papaverifera et à Khaya ivorensis
2- Secteur mésophile
- Savane guinéenne à forêt à Aubrevillea kerstingii et à
Khaya grandifolia
B Domaine
Savane boisée, arborée ou arbustive et/ou forêt claire et forêt dense
Soudanais 3- Secteur
sèche
sub-soudanais
B Domaine
Soudanais Savane boisée, arborée ou arbustive et/ou forêt claire
4- Secteur soudanais

On peut souligner qu’il n’y a pas de classification nationale type adoptée par les différentes
structures. Toutes les structures s’inspirent de la classification issue de la conférence de
Yagambi, qui concerne la végétation de l’Afrique au sud du Tropique du Cancer. Dans tous
les cas, les différentes classifications sont liées au climat et ne donnent pas de données
dynamiques sur la végétation, comme la densité ou les dimensions des éléments du couvert.
La classification d’Edlin, dans le milieu naturel de la Côte d’Ivoire (ORSTOM, 1971), peut
être considérée comme une synthèse.

1.2.3 Données de base

Il n’existe pas de données chiffrées sur les différentes classes nationales ci-dessus définies. Le
service de cartographie de la Sodefor et à l’ORSTOM a été consulté pour obtenir les
superficies relatives aux 4 grands secteurs phytogéographiques de la Côte d’Ivoire.

6
FRA 2010 –Rapport national, Cote

Superficie des différentes zones phytogéographiques

Zone phytogéographique Superficie (ha)


Secteur ombrophile 5 619 690
Secteur mésophile 9 679 220
Secteur sub-soudanais 3 786 510
Secteur soudanais 12 911 000
Total (superficie du pays) 31 996 420

Les résultats de l’étude réalisée par la DCGTx en 1993 ont permis de déterminer, en ce qui
concerne le Domaine Guinéen, les différentes proportions de forêt à affecter aux classes FRA.

Par ailleurs, les travaux d’inventaires réalisés par la Sodefor dans les forêts classées ont
permis de mieux apprécier la stratification actuelle des formations végétales du Domaine
Guinéen.

La superficie des terres impropres à toute activité pastorale ou forestière, c’est-à-dire les
infrastructures, les zones urbaines, les plans d’eau et les zones rocheuses, représente 3,8% du
territoire national, et celle des terres cultivées 30%.

Les données suivantes, portant sur les plantations forestières et les plantations non forestières,
sont également disponibles:

Plantations d’hévéa :

Année 1993 1998 1999


Superficie (ha) 60 000 69 768 83 979

Autres plantations forestières :

Année Domaine rural Forêt classée Total


reboisement
Sodefor Industriels du
bois
1991 207 1048 1255
1992 144 3804 3948
1993 80 5317 5397
1994 0 6236 6236
1995 0 7178 7178
1996 6700 7071 13771
1997 7800 2974 526 11300
1998 10705 9406 1828 21939
1999 11719 7919 2225 21863
2000 7000 4344 2604 13948
TOTAL 44355 55297 7183 106835

7
FRA 2010 –Rapport national, Cote

Cocotier

Année 1990 2004


Superficie (ha) 32000 30966

Palmier à huile

Année 1969 1999 2004


Superficie (ha) 76500 192972 218927

Anacardier

Année 1960 1970 1993 2004


Superficie (ha) 3334 8215 40000 130000

1.3 Analyse et traitement des données nationales

1.3.1 Calibrage
La superficie totale des terres utilisée provient du document FAOSTAT, qui donne également
la superficie des eaux intérieures. Mais, la somme des superficies des 4 secteurs (ombrophile,
mésophile, sub soudanais et soudanais) est inférieure à cette superficie FAOSTAT.

FAOSTAT a enregistré les superficies suivantes


Superficie totale du pays 32 246
Superficie totale de terres 31 800
Eaux intérieures 446

Facteur de calibrage en fonction de la superficie de pays (32246000 / 31996420) 1,007800248

Le calibrage a été utilisé pour ramener l’ensemble à la superficie déterminée par FAOSTAT :

Zone phytogéographique Avant calibrage (ha) Après calibrage (ha)


Secteur ombrophile 5 619 690 5 663 525
Secteur mésophile 9 679 220 9 754 720
Secteur sub-soudanais 3786 510 3 816 046
Secteur soudanais 12 911 000 13 011 709
Total (superficie du pays) 31 996 420 32 246 000

Il faut noter que la différence constatée dans l’estimation de la superficie du pays proviendrait
de la méthode utilisée pour évaluer les terres des îles sur la côte.

1.3.2 Estimation et prévision

Il n’y a pas d’inventaire forestier disponible. En conséquence, la détermination des différents


types de forêts est basée sur l’étude effectuée par la DCGTx (1993).

8
FRA 2010 –Rapport national, Cote

Avant d’aborder les points précis concernés, il faut rappeler qu’il n’existe pas d’inventaire
forestier national qui puisse nous permettre d’avoir des chiffres précis et récents et qu’il n’y a
pas de service officiel chargé véritablement des statistiques forestières, pour centraliser et
valider les données en matière forestière.

Dans ces conditions, pour mener ce travail, nous avons rassemblé toutes les informations
provenant des structures identifiées comme sources de données. Nous les avons comparées et
nous les avons confrontées à nos expériences du terrain. Et après des débats au sein du comité
GFRA-CI, nous avons retenu les données qui figurent dans ce rapport.

On a considéré la classification d’Edlin dans le milieu naturel de la Côte d’Ivoire (ORSTOM,


1971), qui répartit la végétation de la Côte d’Ivoire en quatre (4) zones phytogéographiques.
Par la suite, on a utilisé le calibrage pour atteindre la superficie totale du pays indiquée par
FAOSTAT (on est donc passé de 31.996.420 ha à 32.246.000 ha).

Les études de la DCGTx de 1993 portant sur la partie forestière du pays, soit 14 500 000 ha
en ayant exclu la superficie impropre à la culture (ville, roches, eaux intérieures, etc.). Cette
superficie correspond pratiquement à la zone guinéenne qui comprend les secteurs
ombrophile et mésophile. On a donc considéré que la zone d’étude de la DCGTx coïncide
avec le domaine guinéen (secteur ombrophile et secteur mésophile). On a donc appliqué les
résultats de l’étude de la DCGTx (1993) au domaine guinéen, pour trouver les superficies des
différents types de forêt en 2004. On a obtenu :

La superficie totale de ces deux secteurs ne peut pas être considérée à 100% comme forêt.
La superficie des zones impropres à l’agriculture est déterminée en appliquant le taux de 3,8
%. Elle comprend les villes, les roches, les sols nus, les eaux intérieures, etc….
La superficie de végétation comprend tous les types de végétation dans ces deux secteurs
ombrophile et mésophile, c’est-à-dire les forêts, les cultures, les jachères et les autres types de
végétation.

1. La zone guinéenne (secteurs ombrophile et mésophile)

Type de superficie Superficie (ha)


Superficie totale 15 418 245
Superficie impropre à l’agriculture 3,8% 585 893
Superficie de végétation (forêt, culture et autres végétations) 14 832 352
... dont destinée à l’agriculture (30%) 4 449 706
...dont destinée aux forêts/ATB 10 382 646
Dont 316 374 = plantations, restant = forêt naturelle

Dans le domaine soudanais, les connaissances sont encore plus faibles, puisqu’il n’y a pas
beaucoup de forêts naturelles qui attirent la convoitise des exploitants forestiers. Aussi, a-t-on
décidé d’affecter le secteur sub soudanais comme autres terres boisées. Ce secteur est délimité
au sud par le V baoulé et s’arrête au nord autour du 8 ème parallèle et couvre 12% des terres si
on exclut les terres impropres. Ici, dans ce secteur, il convient de mentionner l’existence d’un
gisement de Teck de 21 130ha autour de Bouaké qu’il faut considérer comme forêt.

9
FRA 2010 –Rapport national, Cote

2. Secteur sub-soudanais

Type de superficie Superficie (ha)


Superficie totale 3 816 046
Superficie impropre à l’agriculture 3,8% 145 010
Superficie de végétation (forêt, culture et autres végétations) 3 671 036
... dont destinée à l’agriculture (30%) 1 101 311
...dont destinée aux forêts/ATB 2569725
Dont 21 130 ha = plantations de teck, 2 548 595 = ATB

Le secteur soudanais est le plus mal renseigné, puisqu’en principe, les conditions pour y
exploiter légalement du bois sont plus drastiques. On a donc qualifié ce secteur autres terres,
tout en reconnaissant qu’on peut y trouver des reliques de forêts dans le parc national de la
Comoé qui couvre 1 149 150ha dont 6,7% de superficie forestière et des terres dotées d’un
couvert arboré dont les plus significatives demeurent les plantations d’anacarde qui couvrent
130 000 ha( MINAGRI, 2004). Notons que l’ensemble de ce secteur représente 40% des
terres, déduction faite des terres impropres.

3. Secteur soudanais

Type de superficie Superficie (ha)


Superficie totale 13011709
Superficie impropre à l’agriculture 3,8% 494445
Superficie de végétation (forêt, culture et autres végétations) 12517264
... dont destinée à l’agriculture (30%) 3755179
...dont destinée aux ATB/AT 8762085
Dont 76 993 ha est un parc national, restant = AT

Il a été admis que les forêts naturelles n’ont pas été destinées à d’autres utilisations et que la
variation de la superficie forestière dépend de la création de plantations. Les plantations de
teck dans le secteur sub-soudanais substituent la superficie des autres terres boisées, tandis
que toutes les plantations forestières se trouvent dans la zone guinéenne.

Plantations forestières :

Type 1990 2000 2005 2010


Hévéa 60 000 83 979 120 000 120 000
Essences forestières 94 329 176 904 217 504 217 504
TOTAL 154 329 260 883 337 504 337 504

Les superficies en hévéa : La superficie de 60 000 ha (Béligné, 1993) peut être considérée
comme celle de 1990. Les accroissements de superficie n’étant pas linéaires, on n’a pas
estimé la superficie atteinte en 2000, mais on a trouvé plus judicieux de maintenir la
superficie de 1999 en 2000, soit 83 979 ha, compte tenu de la situation sociopolitique du pays.
C’est cette situation, qui sévit encore, qui a motivé la prudence des experts du Minagri qui ont
estimé la superficie des plantations d’hévéa en 2005 à 120 000 ha.

En l’absence de nouvelles données, ces superficies sont maintenues pour 2010.

1
FRA 2010 –Rapport national, Cote

Forêts et autres terres boisées

1990 2000 2005 2010


Forêt naturelle 10 067 262 10 067 262 10 066 272 10 065 282
Plantation 154 329 260 883 337 504 337 504
Total forêt 10 221 591 10 328 145 10 404 766 10 402 786
ATB 2674609 2661609 2625588 2589567

Autres terres boisées dotées de couvert arboré

Année de référence 1990 2000 2005 2010


Cocotier 32000 31000 30000 29000
Palmier 158030 192972 218927 244882
Anacardier 35854 97267 130000 162733
TOTAL 225884 321239 378927 436615

Les superficies en cocotiers : Depuis 1990 où la cocoteraie ivoirienne a atteint 32 000 ha


(Minagri, 2004), il n’y a plus eu de nouvelles plantations. Au contraire, des lotissements pour
la construction d’habitation se substituent progressivement aux plantations de cocotiers,
particulièrement autour d’Abidjan et de Grand-Bassam. Pour les années 2000 et 2005, les
experts ont estimé que la cocoteraie ivoirienne a amorcé un recul qui va s’accentuer au fil du
temps. La même tendance est conservée pour 2010.

Les superficies en palmiers : La superficie de l’année 1990 a été estimée à partir des données
brutes ci-dessus indiquées. Mais pour les mêmes raisons (situation sociopolitique), la
superficie de 1999 a été reconduite en 2000, et celle de 2004 en 2005. La tendance entre 2000
et 2005 est conservée pour estimer la superficie des palmiers en 2010.

On considère que compte tenu de la situation de guerre que connaît le pays, la superficie
d’anacardier ne pourrait sensiblement pas évoluer jusqu’en 2005. La tendance entre 2000 et
2005 est conservée pour estimer la superficie des anacardiers en 2010.

1.3.3 Reclassement dans les catégories de FRA 2010


Voir ci-dessus.

1.4 Données à insérer dans le tableau T1

Superficie (1000 hectares)


Catégories de FRA 2010 1990 2000 2005 2010
Forêt 10 222 10 328 10 405 10 403
Autres terres boisées 2 675 2 662 2 626 2 590
Autres terres 18 903 18 810 18 769 18 807
...dont dotées de couvert
d’arbres 226 321 379 436
Eaux intérieures 446 446 446 446
TOTAL 32 246 32 246 32 246 32 246

1
FRA 2010 –Rapport national, Cote

1.5 Commentaires au tableau T1

Variable / Commentaires sur les données, les Commentaires sur les tendances
catégorie définitions, etc. indiquées
Forêt En l’absence d’inventaire forestier L’augmentation de la superficie forestière
national, la méthode d’estimation est due au fait qu’il est supposé dans la
utilisée dans ce chapitre reste toutefois méthode que la superficie forêt naturelle ne
approximative (division du pays en varie pas dans le temps et que seule celle
zones phytogéographiques comparé à des plantations augmente. En effet, aucune
l’étude de la DCGTx portant sur la partie donnée valide concernant la tendance de la
forestière du pays et qui est maintenant variation du couvert forestier naturel n’est
ancienne : 1993). connue. La superficie de forêt naturelle est
donc supposée constante dans le temps en
l’absence de donnée fiable.
Il faut noter que la superficie de forêt pour
l’année 2000 ne correspond pas à celle qui
se trouve dans FRA 2000 (7 117 000 ha)
qui, à notre avis, apparaît trop faible. La
superficie de 2000 qui figure dans le tableau
provient de l’étude qui est apparue dans le
n°29 de Flamboyant en mars 1994 (Béligné,
1994) ; elle apparaît plus réaliste et se
trouve dans le même ordre de grandeur que
ce que nous avons obtenu pour l’année
2005.
Par ailleurs, quand on considère la variation
de la couverture forestière de 1990 à 2000,
sur la base des chiffres de FRA 2000, de
9 766 à 7 117 milles hectares, soit un taux
de disparition de 265 000 ha/ an, on
s’aperçoit qu’elle est purement théorique,
puisqu’elle est basée sur les résultats d’une
étude qui fait état d’une disparition de la
forêt ivoirienne à un rythme de 250 à
300 000 ha/ an (Première communication
sur les changements climatiques, février
2001). Ce rythme semble trop élevé.
Dans les superficies de forêt, se trouvent les
reboisements de Teck effectués dans le
secteur sub soudanais qui correspond aux
autres terres boisées. Mais, les superficies
de forêt utilisées pour la mise en place des
plantations de palmiers à huile se retrouvent
dans la classe FRA Autres terres dotées de
couvert arboré. Ce sont ces considérations
qui ne permettent pas de dégager pour le
moment une tendance claire dans
l’évolution de la couverture forestière. On
note cependant que la superficie des Autres
terres dotées de couvert arboré augmente de
1990 à 2005 à cause de l’accroissement des
superficies de cultures pérennes.
Il faut également signaler que la superficie
totale des forêts et des autres terres boisées
est pratiquement stable, puisqu’elle est
assise sur les zones phytogéographiques.
La superficie des autres terres boisées de
2000 est obtenue en ajoutant à celle de 2005
la superficie convertie en reboisement de

1
FRA 2010 –Rapport national, Cote

Teck. C’est le même procédé qui a été


utilisé pour les autres terres boisées de
1990.
En ce qui concerne l’année 2005, on a
reconduit pratiquement les chiffres de
l’année 2004 (sauf au niveau des
estimations relatives aux cultures pérennes,
y compris les plantations forestières) , en
considérant que la situation que connaît le
pays ne pourrait pas entraîner des
modifications sensibles de sa couverture
forestière.
Enfin, il conviendrait d’examiner pour les
prochaines évaluations, la situation des
plantations de café et cacao, des cultures
pérennes qui occupent d’importantes
superficies de forêt en Côte d’Ivoire et dans
d’autres pays tropicaux.
Autres terres boisées

Autres terres

Autres terres dotées


de couvert d’arbres

Eaux intérieures

Autres commentaires généraux au tableau

Année prévue pour l’achèvement de l’inventaire national


en cours/planifié, et/ou de l’enquête nationale par
télédétection/cartographie
Inventaire de terrain

Enquête par télédétection/cartographie

1
FRA 2010 –Rapport national, Cote

2 Tableau T2 – Régime de propriété et droits de gestion des


forêts

2.1 Catégories et définitions de FRA 2010

Catégorie Définition
Propriété publique Forêt appartenant à l’État; à des unités administratives de l’administration
publique; à des institutions ou sociétés appartenant à l’administration
publique.
Propriété privée Forêt appartenant à des particuliers, familles, coopératives privées,
collectivités, sociétés et autres entités commerciales, institutions religieuses
et établissements d’enseignement, caisses de retraite ou fonds de
placement, ONG, associations pour la conservation de la nature et autres
institutions privées.
Particuliers Forêt appartenant à des particuliers et des familles.
(sous-catégorie de Propriété
privée)
Entités et institutions Forêt appartenant à des sociétés, coopératives, compagnies et autres entités
commerciales privées commerciales ainsi qu’à des organisations à but non-lucratif tels que les
(sous-catégorie de Propriété ONG, les associations pour la conservation de la nature, les institutions
privée) religieuses, les établissement d’enseignement, etc.
Collectivités locales Forêt appartenant à un groupe de particuliers au sein d’une même
(sous-catégorie de Propriété collectivité, vivant à l’intérieur ou à proximité de la zone forestière en
privée) question. Les membres de la collectivité sont des co-propriétaires
partageant les droits et devoirs exclusifs, et les bénéfices obtenus
contribuent au développement de la collectivité.
Collectivités indigènes/tribales Forêt appartenant aux collectivités de populations indigènes ou tribales.
(sous-catégorie de Propriété
privée)
Autres formes de propriété Autres formes de régimes de propriété ne rentrant pas dans les catégories
précédentes. Sont également incluses les aires dont la propriété n’est pas
définie ou est contestée.

Catégories liées au détenteur de droits de gestion des ressources forestières publiques

Administration publique L’administration publique (ou institutions ou sociétés appartenant à


l’administration publique) maintient les droits et les responsabilités de
gestion dans les limites spécifiées par la loi.
Particuliers/ménages L’administration publique cède les droits et les responsabilités de gestion
forestière aux particuliers ou aux ménages à travers de baux ou accords de
gestion à long terme.
Institutions privées L’administration publique cède les droits et les responsabilités de gestion
forestière à des sociétés, à d’autres entités commerciales, à des coopératives
privées, à des institutions et associations privées à but non-lucratif, etc. à
travers de baux ou accords de gestion à long terme.
Collectivités L’administration publique cède les droits et les responsabilités de gestion
forestière aux collectivités locales (y compris les collectivités indigènes ou
tribales) à travers de baux ou accords de gestion à long terme.
Autres formes de droits de Les forêts pour lesquelles la cession des droits de gestion n’entre pas dans
gestion les catégories susmentionnées.

1
FRA 2010 –Rapport national, Cote

2.2 Données nationales

2.2.1 Sources des données

Références des sources Qualité Variable(s) Année(s) Commentaires


d’information (E/M/F) supplémentaires
Ministère de E Recensement 2004
l’Agriculture (Direction des terres
du foncier rural et du immatriculées
cadastre rural) au nom de
propriétaires
privés

2.2.2 Classement et définitions

2.2.3 Données de base

Les documents de base ne donnent pas une répartition des terres immatriculées par type de
catégorie FRA. La superficie des terres immatriculées est donnée par département
simplement, sans autres précisions.

Région Superficie (ha)


Agnéby 5 300, 1705
Bas Sassandra 42 317, 7252
Fromager 559, 6759
Haut-Sassandra 2 423, 1145
Lacs 158, 8066
Lagunes 32 229, 7993
Marahoué 874, 1034
Moyen Cavally 210, 4970
Moyen Comoé 223, 8758
N’zi Comoé 928, 2269
Sud Bandama 16 125, 4704
Sud Comoé 18 590, 7954
Vallée du Bandama 1 948, 4280
Zanzan 78, 2145
TOTAL 122 514,7732

La superficie faisant l’objet d’immatriculation des propriétés privées est insignifiante, moins
de 1% de l’ensemble des forêts et des autres terres boisées (0,9%). En effet, en Côte d’Ivoire,
la terre appartient à l’Etat. Mais en réalité, il s’agit d’une propriété juridique, plus ou moins
affichée dans les forêts classées, parcs et réserves, mais pratiquement inexistante dans le
domaine rural où la gestion traditionnelle des terres reste encore en vigueur.

2.3 Analyse et traitement des données nationales

2.3.1 Calibrage
Le calibrage n’a pas été nécessaire pour les raisons évoquées ci-dessus.

1
FRA 2010 –Rapport national, Cote

2.3.2 Estimation et prévision


L’ensemble des superficies forestières telles que dans le tableau 1 (chapitre 1) sont
intégralement considérées comme de propriété publique en 1990 et 2000.

Les données ci-dessus de 2004 sont estimées valables pour 2005. Afin de connaître la
superficie des forêts privées en 2005, il a été nécessaire de regrouper les terres immatriculées
par région phytogéographique. Seules les terres immatriculées dans le domaine guinéen ont
été prises en compte dans la mesure où l’ensemble des forêts fait partie de ce domaine :

Domaine Superficie (hectares)


Domaine guinéen 119 025, 6589

La superficie ci-dessus est celle des forêts de propriété privée selon FRA.

2.3.3 Reclassement dans les catégories de FRA 2010


Voir ci-dessus

2.4 Données à insérer dans le tableau T2

Tableau 2a - Propriété des forêts

Superficie forestière
Catégories de FRA 2010 (1000 hectares)
1990 2000 2005
Propriété publique 10 222 10 328 10 286
Propriété privée ns ns 119
...dont appartenant à des particuliers ND ND ND
...dont appartenant à des entités et institutions commerciales
privées ND ND ND
...dont appartenant à des collectivités locales ND ND ND
...dont appartenant à des collectivités indigènes /tribales ND ND ND
Autres formes de propriété 0 0 0
TOTAL 10 222 10 328 10 405
ns=non significatif ND : données non disponibles

Est-ce que la propriété des arbres coïncide avec la propriété Oui


de la terre sur laquelle ils se trouvent? Non
En cas de réponse négative, veuillez décrire ci-dessous en quoi elles diffèrent:

1
FRA 2010 –Rapport national, Cote

Tableau 2b - Détenteur des droits de gestion des forêts publiques

Superficie forestière
Catégories de FRA 2010 (1000 hectares)
1990 2000 2005
Administration publique ND ND ND
Particuliers ND ND ND
Sociétés et institutions privées ND ND ND
Collectivités ND ND ND
Autre ND ND ND
TOTAL 10 222 10 328 10 286

2.5 Commentaires au tableau T2

Variable / Commentaires sur les données, les Commentaires sur les tendances indiquées
catégorie définitions, etc.
Propriété
publique

Propriété privée

Autres formes de
propriété

Droits de gestion

Autres commentaires généraux au tableau


Dans l’ensemble, les forêts et les terres boisées appartiennent à l’Etat, de manière juridique et officielle. C’est ce qui ex

1
FRA 2010 –Rapport national, Cote

3 Tableau T3 – Désignation et gestion des forêts

3.1 Catégories et définitions de FRA 2010

Terme Définition
Fonction désignée principale La fonction principale ou objectif de gestion assigné par ordonnance juridique,
décision documentée du propriétaire/administrateur, ou évidence fournie à travers
des études documentées des pratiques de gestion forestière et utilisation
habituelle.
Aires protégées Aires spécialement affectées à la protection et au maintien de la diversité
biologique, et des ressources naturelles et culturelles associées, dont la gestion a
été envisagée par des moyens légaux ou autres moyens efficaces.
Catégories de fonctions désignées principales
Production Superficie forestière principalement affectée à la production de bois, de fibres,
de bioénergie et/ou de produits forestiers non ligneux.
Protection du sol et de Superficie forestière principalement affectée à la protection du sol et de l’eau.
l’eau
Conservation de la Superficie forestière principalement affectée à la conservation de la diversité
biodiversité biologique. Inclut, mais pas uniquement, les superficies affectées à la
conservation de la biodiversité à l’intérieur des aires protégées.
Services sociaux Superficie forestière principalement affectée à la fourniture de services sociaux
Usages multiples Superficie forestière principalement affectée à plus d’une fonction et pour
laquelle aucune de ces fonctions ne peut être considérée comme étant la
fonction dominante.
Autre Superficie forestière principalement affectée à une fonction autre que la
production, la protection, la conservation, les services sociaux ou les usages
multiples.
Aucune fonction / fonction Pas de fonction désignée spécifique ou fonction désignée inconnue.
inconnue

Catégories spéciales de désignation et gestion


Superficie de domaine Superficie forestière désignée à être maintenue comme forêt et qui ne peut pas
forestier permanent (DFP) être convertie à d’autres utilisations.
Superficie forestière à Superficie forestière se trouvant à l’intérieur d’aires protégées officiellement
l’intérieur des aires établies, indépendamment des finalités pour lesquelles ces aires protégées ont
protégées été établies.
Superficie forestière À définir et documenter par le pays.
soumise à une gestion
durable des forêts
Superficie forestière avec Superficie forestière soumise à un plan d’aménagement à long-terme (dix ans
un plan d’aménagement ou plus) documenté, présentant des objectifs de gestion déterminés et faisant
l’objet d’une révision régulière.

1
FRA 2010 –Rapport national, Cote

3.2 Données nationales

3.2.1 Sources des données

Références des sources Qualité Variable(s) Année(s) Commentaires supplémentaires


d’information (E/M/F)
Ministère de
l’Agriculture et des
Ressources Animales :
Développement rural et Structures du
Dans cette étude, 65 plans
préservation de M domaine 1999
d’aménagement ont été analysés
l’environnement forestier classé
forestier : enjeux et
perspectives en zone de
forêt dense
FAO : Evaluation des Superficie des
ressources forestières M forêts et autres 2002
mondiales terres boisées
ONG Croix Verte de
Côte d’Ivoire : Projet Recensement,
forêts sacrées : conservation
M 2002
Patrimoine vital de Côte des forêts
d’Ivoire. Rapport de sacrées
synthèse
Ministère d’Etat, Etat de
Ministère de conservation
l’Environnement : des parcs
M 2003
Rapport d’activité de la nationaux et
Direction de la réserves
Protection de la Nature
Dr Kadio A.A. et M.
Amon A.A. : Le rôle des
forêts classées dans la Diversité
conservation de la E végétale et 2004
biodiversité en forêt animale
dense humide tropicale :
cas de la Côte d’Ivoire
Sodefor : Bilan de
Série Pour 115 forêts qui ont un plan
l’aménagement des E 2004
d’aménagement d’aménagement
forêts classées
Superficie de
ITTO "Status of Tropical
domaine
Forest Management M 2003 Source secondaire.
forestier
2005
permanent

3.2.2 Classement et définitions

Classe nationale Définition


Ce sont des superficies de forêt conservées par la société traditionnelle et qui
Forêts sacrées constituent les lieux des différentes cérémonies de cultes divers. En général
bien conservées, elles renferment des plantes médicinales qui sont utilisées par
la communauté
Des superficies de forêt auxquelles est assigné un objectif de protection des
Série de protection sols fragiles et des écosystèmes particuliers et de sauvegarde de biotopes pour

1
FRA 2010 –Rapport national, Cote

les espèces à protéger


Ce sont des superficies de forêt protégées pour sauvegarder des biotopes, des
Réserves biologiques espèces animales et végétales rares ou menacées
Ce sont des aires protégées constituées d’écosystèmes naturels bénéficiant
Réserve intégrale d’un statut qui garantit à long terme leur survie. Leur fonctionnement peut être
Parcs nationaux naturel ou assisté par l’homme.
Réserves de faune et de Le niveau de protection est variable, par ordre décroissant on distingue les
flore réserves intégrales, les parcs nationaux et les réserves de faune et de flore

3.2.3 Données de base

- Sources Sodefor (2004)


Pour 39 forêts classées en aménagement couvrant dans l’ensemble 1 754 957 ha, les séries de
protection et les réserves biologiques identifiées représentent 348 510 ha (Dr KADIO et
AMON, 2004), soit 19,9% (19,8586062%) des forêts classées.

- Source Ministère de l’Agriculture et des Ressources Animales (1999)


Cette étude a procédé à l’analyse de 65 plans d’aménagement de forêts classées pour une
superficie de 2 040 000 ha. Les séries de protection et les réserves biologiques représentent
15% de cette superficie.

- Source Croix verte de Côte d’Ivoire (2002)


A la faveur du projet « forêts sacrées de C.I. », il a été dénombré 6702 forêts sacrées qui
couvrent une superficie de 36 434,62 ha.

- Source Ministère d’Etat, Ministère de l’Environnement (2003) : la superficie des parcs


nationaux et réserves dans les différentes catégories FRA (en hectares)

Catégorie FRA Parc national Réserve

Azagny 19 400
Banco 3 474
Iles Ehotilés 550 Mont Nimba 5 000
Marahoué 101 000 N’zo 92 700
Forêt Mont Peko 34 000
Mont Sangbé 95 000
Taï* 455 000 * Sous-total 97 700

Sous-total 708 424

Abokouamékro(faune) 20 430
Haut Bandama(faune) 123 000
Autres terres boisées ----- Lamto(scientifique) 2 500

Sous-total 145 930

Autres terres Comoé 1 149 150 -----


TOTAL 1 857 574 243 630

* Pour le parc national de Taï, les études menées pour la rédaction du plan d’aménagement du
parc ont permis de déterminer avec plus de précision sa superficie qui est désormais de

2
FRA 2010 –Rapport national, Cote

457 261 hectares au lieu de 455.000 ha (Scheweter, 1997). Cette nouvelle superficie sera
bientôt validée officiellement. C’est pourquoi, elle est prise en compte dans les prévisions
2005 et 2010 qui apparaissent donc légèrement plus élevées que celles de 1990 et 2000.

3.3 Analyse et traitement des données nationales

3.3.1 Calibrage
Il faut préciser qu’il s’agit de données relatives à des ensembles bien identifiés et
généralement délimités. En effet, les parcs nationaux, les réserves et les forêts classées sont en
majorité définis bien avant 1960 (date de l’indépendance de la Côte d’Ivoire) et leur
protection est assurée tant bien que mal jusqu’à présent.
On a cependant estimé la superficie des séries de protection et réserves biologiques dans les
forêts classées pour 2000, en considérant le taux de 19,9% obtenu pour l’ensemble des forêts
classées aménagées par la Sodefor.

Enfin pour les forêts sacrées, il n’y a pas de données en superficie par région. Etant donné
qu’elles se trouvent dispersées sur l’ensemble du territoire, on a déterminé les superficies dans
les différentes zones phytogéographiques, en fonction de leur importance par rapport à
l’ensemble des terres. On obtient donc :

% superficie du Superficie de forêt sacrée


Zone phytogéographique
pays (ha)
Zone guinéenne (secteurs ombrophile et
48 17 488,6176
mésophile)
Zone soudanaise, secteur sub soudanais 12 4 372,1544
Zone soudanaise, secteur soudanais 40 14 573,848
Total 100 36 434,62

En résumant, la situation des données nationales se présente comme suit pour l’année 2004
(ha) :

Classe nationale Forêts Autres terres


boisées
Forêts sacrées 17 488, 6176 4 372, 1544
Séries de protection (ce sont les réserves biologiques 348 510 ---
dans les forêts classées)
Réserve intégrale, Parcs nationaux et Réserves de 806 124 145 930
faune et de flore

40% des forêts sacrées ont été reclassés comme Autres terres puisque, en réalité, le terme
« forêt sacrée » renferme deux notions : la notion de forêt et la notion cultuelle, sacrée. En
zone guinéenne et dans le secteur sub soudanais, le taux de boisement de ces forêts sacrées
respecte les normes FRA, compte tenu de la végétation naturelle de ces régions. Par contre,
dans le secteur soudanais, non seulement la végétation naturelle est moins boisée, mais en
plus les forêts sacrées y ont une valeur plus cultuelle que végétative, et souvent, 2 ou trois
vieux baobabs ou fromagers isolés constituent une forêt sacrée, ce qui est en dehors des
normes FRA. On a donc préféré exclure les 40% des forêts sacrées du secteur soudanais de la
superficie forestière totale, pour être prudent.

2
FRA 2010 –Rapport national, Cote

Avant d'analyser les données, il faut reclasser les catégories nationales dans les catégories
mondiales de FRA selon le schéma ci-dessous:

Classe nationale Classe FRA %


Production Protection Conservation Services Usages
sociaux multiples
Production 100
Série de protection 100
Forêt sacrée 100
Parcs et réserves 100

Après ces considérations, on obtient pour les forêts, les superficies suivantes en milliers
d’hectares :

Catégorie FRA (1000 ha) 1990 2000 2005 2010


Production 9 397 9 155 9 232 9 230
Protection des sols et des eaux ND 348 348 348
Conservation de la biodiversité 808 808 808 808
Services sociaux 17 17 17 17
TOTAL 10 222 10 328 10 405 10403

Aucun chiffre n’a été indiqué pour l’année 1990 concernant la protection des sols et des eaux,
puisque les plans d’aménagement n’étaient encore exécutés sur le terrain. Mais pour 2000,
2005 et 2010, on a le même chiffre (348 000 ha de 2004 qui est plus récent que le chiffre de
1999, 306 000 ha), qui correspond à la superficie des séries biologiques délimitées dans les
forêts classées aménagées.

En ce qui concerne la superficie consacrée à la conservation de la biodiversité, c’est-à-dire les


réserves et les parcs nationaux, elle reste constante pour 1990 et 2010 puisqu’il s’agit de
superficie délimitée et classée.

Superficie du domaine forestier permanent : il inclut en 2003 officiellement 230 forêts


classées sur une superficie totale de 4,23 millions d’ha ainsi que les périmètres d’exploitation
forestières en zone rurale (4,301 millions ha en 2003) (ITTO, 2005). Cette donnée est
considérée comme valable pour 2005.

Superficies forestières avec un plan d’aménagement :


- La superficie est nulle en 1990 (comme cela est indiqué plus haut). En 2000, il s’agit
des forêts classées (superficie 1999)+superficie du PN de Taï.
- 2005 et 2010 : la même superficie est reconduite en l’absence de nouvelles données.

3.3.2 Estimation et prévision


Voir ci-dessus

3.3.3 Reclassement dans les catégories de FRA 2010


Voir ci-dessus

2
FRA 2010 –Rapport national, Cote

3.4 Données à insérer dans le tableau T3

Tableau 3a – Fonction principale désignée

Superficie forestière (1000 hectares)


Catégories de FRA 2010
1990 2000 2005 2010
Production 9 397 9 155 9 232 9 230
Protection du sol et de l’eau ND 348 348 348
Conservation de la biodiversité 808 808 808 808
Services sociaux 17 17 17 17
Usages multiples 0 0 0 0
Autre (spécifier la fonction dans les commentaires au
tableau) 0 0 0 0
Aucune fonction / fonction inconnue 0 0 0 0
TOTAL 10 222 10 328 10 405 10403

Tableau 3b – Catégories spéciales de désignation et gestion

Superficie forestière (1000 hectares)


Catégories de FRA 2010
1990 2000 2005 2010
Superficie de domaine forestier permanent ND ND 8 535 8 535
Superficie forestière à l’intérieur des aires protégées 808 808 808 808
Superficie forestière soumise à une gestion durable
des forêts 1) ND ND ND ND
Superficie forestière avec un plan d’aménagement 0 2087 2087 2087

3.5 Commentaires au tableau T3

Variable / Commentaires sur les données, les Commentaires sur les tendances indiquées
catégorie définitions, etc.
Production La superficie de forêt dont la fonction
principale est la production est obtenue
en retirant de la superficie totale des
forêts les superficies affectées à la
protection des sols et des eaux, à la
conservation de la biodiversité et aux
services sociaux.
Protection du sol et
de l’eau

Conservation de la
biodiversité

Services sociaux

Usages multiples

2
FRA 2010 –Rapport national, Cote

Autre (spécifier la
fonction dans les
commentaires au
tableau)
Aucune fonction /
fonction inconnue

Superficie de
domaine forestier
permanent

Superficie
forestière à
l’intérieur des aires
protégées
Superficie
forestière soumise
à une gestion
durable des forêts 1)
Superficie
forestière avec un
plan
d’aménagement

Autres commentaires généraux au tableau

2
FRA 2010 –Rapport national, Cote

4 Tableau T4 – Caractéristiques des forêts

4.1 Catégories et définitions de FRA 2010

Terme / catégorie Définition


Forêt naturellement régénérée Forêt à prédominance d’arbres établis par régénération naturelle.
Espèce introduite Une espèce, sous-espèce ou taxon inférieur se trouvant en-dehors de son
aire de répartition naturelle (passée ou actuelle) et de dissémination
potentielle (par ex. en-dehors de l’aire qu’elle occupe naturellement, ou
pourrait occuper, sans introduction directe ou indirecte et ou
intervention humaine).
Catégories de caractéristiques
Forêt primaire Forêt naturellement régénérée d’espèces indigènes où aucune trace
d’activité humaine n’est clairement visible et où les processus
écologiques ne sont pas sensiblement perturbés.
Autre forêt naturellement régénérée Forêt naturellement régénérée où les traces d’activité humaine sont
clairement visibles.
Autre forêt naturellement régénérée Autre forêt naturellement régénérée où les arbres sont à prédominance
d’espèces introduites d’espèces introduites
(sous-catégorie)
Forêt plantée Forêt à prédominance d’arbres établis par plantation et/ou
ensemencement délibéré.
Forêt plantée d’espèces introduites Forêts plantées où les arbres plantés/semés sont à prédominance
(sous-catégorie) d’espèces introduites.
Catégories spécifiques
Plantations d’hévéas Superficie forestière présentant des plantations d’hévéas.
Mangroves Superficie de forêt et autres terres boisées présentant une végétation de
mangroves.
Bambou Superficie de forêt et autres terres boisées présentant une végétation à
prédominance de bambous.

4.2 Données nationales

4.2.1 Sources des données

Références des sources Qualité Variable(s) Année(s) Commentaires


d’information (E/M/F) supplémentaires
EDLIN :le milieu M Classification du 1971
naturel de la milieu naturel
C.I.(ORSTOM)
ORSTOM et Sodefor : M Superficie des zones 1971
Carte phytogéographiques 2004
phytogéographique de naturelles
la Côte d’Ivoire
Ministère de M Les différents types 1993 Il s’agit du bilan des forêts
l’Agriculture et des de forêt dans la zone forestière
Ressources animales-
DCGTx
Ministère de M Statistiques 1999 Ce rapport est destiné à la
l’environnement et de la forestières FAO
forêt- OFFI
Koffi(rapport)
Ministère des Eaux et M Superficie des 2000 Annuaire des stat. forestières

2
FRA 2010 –Rapport national, Cote

Forêts reboisements
Minist. d’Etat, Minist. M Statistiques sur les 2003
env parcs nationaux et
(Dir. De la protection réserves
de la nature)
Minist. d’Etat, Minist. M Superficie des 2004
de l’Agriculture(Dir des cultures pérennes
cultures. pérennes)
FAO, 2008. The M Superficie des 1990 Source secondaire
world’s mangroves mangroves 2000
1980-2005 2005
FRA2005 Superficie forêt 1990 à Source secondaire
primaire 2005

4.2.2 Classement et définitions


En l’absence de classes nationales, les catégories FRA ont été utilisées.

4.2.3 Données de base

Les superficies de forêt naturelle utilisées sont celles qui ont été utilisées pour renseigner le
tableau T1. Elles sont basées sur l’étude réalisée par la DCGTx en 1993.

Plantations :
Les plantations de cocotiers et de palmiers à huile ne sont pas incluses dans cette catégorie.
Par contre sont prises en compte les plantations forestières et d’hévéas.

- Plantations d’hévéa :

Année 1993 1998 1999


Superficie (ha) 60 000 69 768 83 979

- Plantations d’essences forestières :

 De 1929 à 1966, il a été réalisé 9 357ha


 De 1967 à 1992, les reboisements à considérer sont effectués en forêt classée par
la Sodefor, 90 175ha.
 Evolution des superficies totales reboisées de 1991 à 2000 (en hectare) :

Domaine Forêt classée Total


Année rural Sodefor Industriels du bois reboisement
1991 207 1 048 1 255
1992 144 3 804 3 948
1993 80 5 317 5 397
1994 0 6 236 6 236
1995 0 7 178 7 178
1996 6 700 7 071 13 771
1997 7 800 2 974 526 11 300
1998 10 705 9 406 1 828 21 939
1999 11 719 7 919 2 225 21 863
2000 7 000 4 344 2 604 13 948
TOTAL 44 355 55 297 7 183 106 835

2
FRA 2010 –Rapport national, Cote

- De la date de sa création en 1966 à 2000, la Sodefor a reboisé en tout 116 049 ha (voir
Annuaire des statistiques forestières, Année 2000, Ministère des Eaux et Forêts).
- Pour l’année 2001, les industriels du bois ont reboisé 6929 ha.
- La réception des superficies reboisées en 2002 et 2003 a été faite ensemble, au total 9262 ha
à tel point qu’il n’est pour le moment pas possible de distinguer la superficie à affecter à
chaque année.
. En 2003, la superficie reboisée par la Sodefor a atteint 128 458 ha.

Mangroves :

FAO (2008) estime la superficie des mangroves en 1990 à 20100 ha, en 2000 à 9940 ha et en
2005 à 9900 ha.

4.3 Analyse et traitement des données nationales

4.3.1 Calibrage
Le calibrage n’a pas été nécessaire.

4.3.2 Estimation et prévision

Pour les superficies de forêt naturelle, tout est basé sur les données utilisées pour renseigner le
tableauT1.

Pour les plantations :

. Les superficies d’hévéa : La superficie de 60 000 ha (Béligné, 1993) peut être considérée
comme celle de 1990. Les accroissements de superficie n’étant pas linéaires, on n’a pas
estimé la superficie atteinte en 2000, mais on a trouvé plus judicieux de maintenir la
superficie de 1999 en 2000, soit 83 979 ha, compte tenu de la situation sociopolitique du pays.
C’est cette situation qui sévit encore qui a motivé la prudence des experts du Minagri qui ont
estimé la superficie des plantations d’hévéa en 2005 à 120 000 ha. Cette superficie est
maintenue en 2010 en l’absence de nouvelles données.

. Les superficies en essences forestières : Sur la base des données brutes indiquées ci-dessus,
on a calculé les valeurs des superficies reboisées en 1990 et en 2000. Pour la superficie
atteinte en 2005, les dernières performances annuelles des industriels et de la Sodefor ont été
utilisées pour évaluer les réalisations des années 2004 et 2005. Pour les premiers, la dernière
performance est de 4361 ha par an ; pour tenir compte de la situation actuelle du pays, on a
considéré 4000 ha par an pour 2004 et 2005. Pour la Sodefor, le calcul de la dernière
performance donne 4136 ha par an ; pour la même raison évoquée plus haut et compte tenu
des orientations de la nouvelle politique forestière, le chiffre de 2000 ha par an a été retenu
pour 2004 et 2005. L’estimation de 2005 est maintenue en 2010 en l’absence de nouvelles
données. Cela nous donne :

2
FRA 2010 –Rapport national, Cote

Année de référence 1990 2000 2005 2010


Superficie (ha) 94 329 176 904 217 504 217 504

On peut récapituler les superficies en hectares des plantations dans le tableau suivant :

Année de référence 1990 2000 2005 2010


Hévéa 60 000 83 979 120 000 120 000
Essences forestières 94 329 176 904 217 504 217 504
TOTAL 154 329 260 883 337 504 337 504

Pour les mangroves : La superficie des mangroves en 2010 est estimée par extrapolation
linéaire à partir des données 2000 et 2005.

4.3.3 Reclassement dans les catégories de FRA 2010


Pas nécessaire.

4.4 Données à insérer dans le tableau T4

Tableau 4a

Superficie forestière (1000 hectares)


Catégories de FRA 2010
1990 2000 2005 2010
Forêt primaire 625 625 625 625
Autres forêts naturellement régénérées 9 443 9 442 9 443 9 441
...dont d’espèces introduites ND ND ND ND
Forêt plantée 154 261 337 337
…dont d’espèces introduites ND ND ND ND
TOTAL 10 222 10 328 10 405 10 403

Tableau 4b

Superficie (1000 hectares)


Catégories de FRA 2010
1990 2000 2005 2010
Plantations d’hévéas (forêt) 60 84 120 120
Mangroves (forêt et ATB) 20 10 10 10
Bambous (forêt et ATB) ND ND ND ND

2
FRA 2010 –Rapport national, Cote

4.5 Commentaires au tableau T4

Variable / Commentaires sur les données, les Commentaires sur les tendances indiquées
catégorie définitions, etc.
Forêt primaire

Autre forêt
naturellement
régénérée

Forêt plantée

Plantations
d’hévéas

Mangroves La même tendance observée entre 2000 et 2005


est conservée pour estimer la superficie de
2010.
Bambou

Autres commentaires généraux au tableau

2
FRA 2010 –Rapport national, Cote

5 Tableau T5 – Établissement des forêts et reboisement

5.1 Catégories et définitions de FRA 2010

Terme Définition
Boisement Établissement d’une forêt par plantation et/ou ensemencement délibéré
sur des terres qui n’étaient pas jusque-là classifiées comme forêt.
Reboisement Rétablissement d’une forêt par plantation et/ou ensemencement délibéré
sur des terres classifiées comme forêt.
Expansion naturelle de la forêt Expansion de la forêt par succession naturelle sur des terres qui, jusque-
là, étaient affectées à d’autres utilisations (par ex. succession forestière
sur des terres précédemment agricoles).

5.2 Données nationales

5.2.1 Sources des données

Références des sources Qualité Variable(s) Année(s) Commentaires supplémentaires


d’information (E/M/F)
Ministère des Eaux et M Superficie 2000 Annuaire des stat. forestières
Forêts des
reboisements
Minist. d’Etat, Minist. de M Superficie 2004
l’Agriculture (Dir des des cultures
cultures. pérennes) pérennes

5.2.2 Classement et définitions


Pas de classes nationales.

5.2.3 Données de base


Voir le chapitre précédent pour les détails.

Plantations d’essences forestières :


 De 1929 à 1966, il a été réalisé 9 357ha
 De 1967 à 1992, les reboisements à considérer sont effectués en forêt classée par
la Sodefor, 90 175ha soit une moyenne de 3607 ha/an (estimation considérée
valable pour 1990)
 Evolution des superficies totales reboisées de 1991 à 2000 (en hectare) :

Domaine Forêt classée Total


Année rural Sodefor Industriels du bois reboisement
1991 207 1 048 1 255
1992 144 3 804 3 948
1993 80 5 317 5 397
1994 0 6 236 6 236
1995 0 7 178 7 178
1996 6 700 7 071 13 771

3
FRA 2010 –Rapport national, Cote

1997 7 800 2 974 526 11 300


1998 10 705 9 406 1 828 21 939
1999 11 719 7 919 2 225 21 863
2000 7 000 4 344 2 604 13 948
TOTAL 44 355 55 297 7 183 106 835

- De la date de sa création en 1966 à 2000, la Sodefor a reboisé en tout 116 049 ha (voir
Annuaire des statistiques forestières, Année 2000, Ministère des Eaux et Forêts).
- Pour l’année 2001, les industriels du bois ont reboisé 6929 ha.
- La réception des superficies reboisées en 2002 et 2003 a été faite ensemble, au total 9262 ha
à tel point qu’il n’est pour le moment pas possible de distinguer la superficie à affecter à
chaque année.
. En 2003, la superficie reboisée par la Sodefor a atteint 128 458 ha.

Si nous prenons en compte les données entre 1998 et 2002 et faisons une moyenne, nous
obtenons alors une plantation en espèces forestières de :
- Plantation en domaine rural dans les périmètres d’exploitation forestière (moyenne sur
3 ans de 1998 à 2000) de 9808 ha/an (reboisement au sens de FRA).
- Plantation dans des forêts classées (moyenne sur 5 ans de 1998 à 2002, chiffres
SODEFOR et industriels du bois) de 7977 ha/an (reboisement au sens de FRA).

Ces estimations sont valables pour l’année de référence 2000.

Pour 2005, les dernières performances annuelles des industriels et de la Sodefor ont été
utilisées pour évaluer le reboisement en 2005. Pour les premiers, la dernière performance est
de 4361 ha par an ; pour tenir compte de la situation actuelle du pays, on a considéré 4000 ha
par an pour 2005. Pour la Sodefor, le calcul de la dernière performance donne 4136 ha par
an ; pour la même raison évoquée plus haut et compte tenu des orientations de la nouvelle
politique forestière, le chiffre de 2000 ha par an a été retenu pour 2005. L’estimation en 2005
d’un reboisement total en essences forestières de 6000 ha/an est donc retenue (reboisement
des industriels et de la SODEFOR).

On peut récapituler les superficies en hectares des plantations dans le tableau suivant :

Plantation (ha/an)
Année de référence 1990 2000 2005
Essences forestières plantées dans les forêts classées
3607 7977 6000
(reboisement des industriels et de la Sodefor)

Essences forestières plantées en zone rurale (boisement) ND 9808 ND

TOTAL 3607 17 785 6000

3
FRA 2010 –Rapport national, Cote

5.3 Analyse et traitement des données nationales

5.3.1 Calibrage
Pas nécessaire.

5.3.2 Estimation et prévision


Voir ci-dessus.

5.3.3 Reclassement dans les catégories de FRA 2010


Voir ci-dessus.

5.4 Données à insérer dans le tableau T5

Établissement de forêts annuel …dont d’espèces introduites


Catégories de FRA 2010 (hectares/an) (hectares/an)
1990 2000 2005 1990 2000 2005
Boisement ND ND ND ND ND ND
Reboisement 3 607 17 785 6 000 ND ND ND
...dont sur des zones plantées
ND ND ND ND ND ND
précédemment
Expansion naturelle de la forêt ND ND ND ND ND ND

5.5 Commentaires au tableau T5

Variable / Commentaires sur les données, les Commentaires sur les tendances indiquées
catégorie définitions, etc.
Boisement

Reboisement

Expansion
naturelle de la
forêt

Autres commentaires généraux au tableau

3
FRA 2010 –Rapport national, Cote

6 Tableau T6 – Matériel sur pied

6.1 Catégories et définitions de FRA 2010

Catégorie Définition
Matériel sur pied Volume sur écorce de tous les arbres vivants de plus de X cm de diamètre à
hauteur de poitrine (ou au-dessus des contreforts s’ils sont plus hauts). Inclut
la tige à partir du sol ou la hauteur de la souche jusqu’à un diamètre de Y cm;
peut également inclure les branches d’un diamètre minimal de W cm.
Matériel sur pied d’espèces Matériel sur pied (voir définition précédente) d’espèces commerciales.
commerciales

6.2 Données nationales

6.2.1 Sources des données

Références des sources Qualité Variable(s) Année(s) Commentaires supplémentaires


d’information (E/M/F)
Série FORAFRI Doc. 11
p.52 M Biomasse 1998
Volume par
Guide Biomasse Energie M hectare 1994
Sodefor, aménagement Volume par
M 2004
des forêts classées hectare
Production de
bois d’œuvre
Ministère des Eaux et
par essence, En plus, des informations ont été
Forêts, Annuaire des
M exportation 2000 recherchées auprès des
statistiques forestières
par type de professionnels du bois.
(DPP)
transformation
et par essence

6.2.2 Classement et définitions


Pas de définition nationale.

6.2.3 Données de base

Matériel sur pied

En matière de biomasse, il n’y a pas de données au niveau national. C’est dans le cadre de ce
rapport que nous avons consulté la bibliographie pour pouvoir renseigner les différents
tableaux relatifs au matériel sur pied, à la biomasse et au stock de carbone.

Ainsi, en ce qui concerne ici le matériel sur pied, Girard P et Vergnet L. F. (1994) dans
« Guide Biomasse-Energie » (Collections Etudes et Filières), page 115 et 116, ont fait des
expériences sur les formations forestières naturelles :
- pour les formations forestières naturelles défrichées, on a les indications suivantes :
 zone humide : 245,5 m3/ha
 zone sèche : de 30 à 41 m3/ha

3
FRA 2010 –Rapport national, Cote

- pour les forêts denses primaires et peu perturbées, la phytomasse aérienne varie entre
200 et 500T/ha (Série FORAFRI, 1998 Document 11, page 52). En utilisant la masse
volumique moyenne des principales espèces de Côte d’Ivoire (dans le Guide
Biomasse-Energie, page 86), soit 564 kg/m3, on obtient du matériel sur pied entre
354,6 à 886,52 m3/ha.

Il faut préciser que le calcul du volume sur pied tient compte de tous les arbres de diamètre
supérieur ou égal à 15 cm à hauteur d’homme. Le volume de la tige est de 0,25m3 en
moyenne.

C’est sur la base de ces données ci-dessus qu’on a affecté un volume sur pied pour les
différentes classes FRA. Ainsi :
 pour la forêt primaire (peu perturbée), 300 m3/ha (par prudence, on a adopté une
valeur en dessous de la fourchette de 354 à 886 m3/ha indiquée plus haut compte tenu
de l’appauvrissement des forêts).
 pour les autres forêts naturellement régénérées (au sens de FRA), on a adopté la valeur
trouvée pour la forêt naturelle défrichée en zone humide, 245,5 m3/ha qu’on a arrondi
à 250m3/ha.
 pour les plantations, on a considéré la même valeur que pour les autres forêts
naturellement régénérées.

Volume sur pied par


Catégorie FRA
hectare (m3/ha)
Forêt primaire 300
Forêt autres forêts naturellement régénérées 250
Plantations 250

Matériel sur pied des espèces les plus répandues

Les données de base sur le matériel sur pied des espèces les plus répandues sont incomplètes
et ne permettent pas d’obtenir les informations requises. Mais elles donnent une idée de la
composition du matériel sur pied.

En ce qui concerne les superficies des plantations d’essences forestières :


Jusqu’en 2000, les professionnels ont reboisé 51 498 ha dont 75% de Teck.
Quand aux plantations réalisées par la Sodefor au cours de la même période 116 049 ha, on a
la répartition suivante :

Espèce Superficie (ha)


Teck 50 344
Fraké 23 426
Framiré 11 484
Cedrela 10 640
Gmelina 5 866
Samba 3 550
Divers 10 729
TOTAL 116 049

3
FRA 2010 –Rapport national, Cote

Cependant, on ne dispose pas d’informations sur les volumes sur pied par espèce.

Pour les forêts naturelles, l’information sur les superficies par espèce n’existent pas, encore
moins les volumes par espèce. On a utilisé les statistiques de production et les résultats des
entretiens avec les industriels.
Les données nationales, on le répète, ne donnent aucune information susceptible de nous
permettre de renseigner ce tableau.

Les données sur les essences qui ont les plus importants volumes entrés en usine nous
donnent une idée de la tendance du marché international. On retrouve pratiquement les
mêmes essences. On peut alors analyser les essences les plus exportées en volume par type de
transformation. Pour information en volume de produits transformés exportés (tous types
confondus), par ordre d’importance, on a les sciages non séchés, les sciages séchés, les
produits de déroulage et les contre plaqués. Par ailleurs, on dispose d’informations faisant état
que les industriels réduisent progressivement leur capacité de sciage pour accroître les unités
de déroulage. On peut donc penser qu’ils se rendent compte qu’il existe encore en forêt
beaucoup plus d’essences de déroulage que d’essences de sciage.
Il ressort de cette analyse, 3 listes qui ont beaucoup de points communs :
- la liste A, les 10 premières essences en volume entré en usine en 2000 ;
- la liste B, les 10 premières essences en volume de produits transformés ;
- et la liste C, les 10 premières essences les plus répandues à l’issue des discussions
avec les professionnels.

Liste A Liste B Liste C


Samba Samba Fromager
Fromager Iroko Framiré
Iroko Koto Fraké
Fraké Fraké Bahia
Koto Framiré Niangon
Ilomba Fromager Samba
Framiré Ilomba Ilomba
Acajou Bahia Acajou
Bahia Badi Koto
Badi Acajou Iroko

On remarque que :
- Le Badi et le Niangon (bois rouges) ne figurent pas sur les trois listes à la fois ;
- La position du Fraké et du Framiré dans la liste C peut être soutenue par l’existence
des plantations de reboisement (plus de 34000 ha) qui ne sont pas pris en compte dans
les volumes qui ont servi à ces estimations ;
- Le Niangon peut être retenu dans les dix premières essences (par rapport au Badi) car
sa présence sur le territoire est renforcée par les plantations d’enrichissement
effectuées dans diverses forêts classées.

3
FRA 2010 –Rapport national, Cote

6.3 Analyse et traitement des données nationales

6.3.1 Calibrage
Pas nécessaire.

6.3.2 Estimation et prévision


Compte tenu du fait que les volumes moyens par hectare soient déduits de la bibliographie (en
l’absence de données nationales) et que les valeurs utilisées soient les plus basses, on
considère donc que ces volumes moyens sont constants pour les années de référence.

6.3.3 Reclassement dans les catégories de FRA 2010

6.4 Données à insérer dans le tableau T6

Tableau 6a – Matériel sur pied

Volume (millions de mètres cubes sur écorce)


Catégorie de FRA
Forêt Autres terres boisées
2010
1990 2000 2005 2010 1990 2000 2005 2010
Total matériel sur
2 588 2 618 2 638 2 632 ND ND ND ND
pied
... dont conifères ND ND ND ND ND ND ND ND
... dont feuillus ND ND ND ND ND ND ND ND
Matériel sur pied
d’espèces ND ND ND ND ND ND ND ND
commerciales

Tableau 6b – Matériel sur pied: les dix espèces les plus répandues

Matériel sur pied dans la forêt


Catégorie de FRA 2010 / Nom de l’espèce
(millions de mètres cubes)
Position Nom scientifique Nom commun 1990 2000 2005
Ceiba pentandra Fromager ND ND ND
1ère
Terminalia ivorensis Framiré ND ND ND
2ème
ème Terminalia superba Fraké ND ND ND
3
4 ème Triplochiton scleroxylon Samba ND ND ND
5 ème Pycnanthus angolensis Ilomba ND ND ND
6 ème Pterigoto macrocarpa Koto ND ND ND
7 ème Heretia utilis Niangon ND ND ND
8 ème Hallea ciliata Bahia ND ND ND
9 ème Khaya spp Acajou ND ND ND
10 ème Milecia spp Iroko ND ND ND
Restantes Ceiba pentandra Fromager ND ND ND
TOTAL ND ND ND
ère
1) Note: La position se rapporte au degré d’importance en termes de matériel sur pied. Par ex. la 1 position
correspondra à l’espèce ayant le volume sur pied le plus élevé. L’an 2000 est l’année de référence à utiliser
pour définir la liste des espèces et la position de chaque espèce.

3
FRA 2010 –Rapport national, Cote

Tableau 6c – Spécifications des valeurs-seuil

Rubrique Valeur Information complémentaire


Diamètre minimal (cm) à hauteur de poitrine1
d’arbres inclus dans le matériel sur pied (X)
Diamètre minimal (cm) de la cime pour
calculer le matériel sur pied (Y)
Diamètre minimal (cm) des branches incluses
dans le matériel sur pied (W)
Le volume est calculé « au-dessus du
terrain » (AT) ou « au-dessous de la
souche » (AS)

6.5 Commentaires au tableau T6

Variable / Commentaires sur les données, les Commentaires sur les tendances indiquées
catégorie définitions, etc.
Total matériel sur On n’a pas de spécifications des valeurs On note une augmentation du matériel sur
pied seuils du pays, puisqu’on n’a pas de pied dans les forêts de 1990 à 2000 et de 2000
données nationales. Les auteurs des à 2005, alors qu’en matière de superficie
travaux qui ont permis de trouver les (Tableau T1), l’évolution n’est pas régulière.
volumes moyens par hectare ont donné Cela est dû à l’importance des plantations de
les précisions suivantes : production dont la superficie augmente au fil
- le diamètre minimal rencontré en des ans.
zone de forêt dense humide est de
15 à 25 cm pour une densité de 93
tiges/ha et 22,9 m3/ha pour un
volume moyen de 0,25 m3.
- Le diamètre maximal rencontré
(>115 cm) en zone de forêt dense
humide, à pour densité moyenne 1,3
tiges/ha et 26,3m3/ha pour un
volume moyen de 20,08m3.
Matériel sur pied
de
feuillus/conifères
Matériel sur pied
d’espèces
commerciales
Les dix espèces
les plus répandues

Autres commentaires généraux au tableau

1
Le diamètre à hauteur de poitrine (DHP) se rapporte au diamètre sur écorce mesuré à une hauteur de 1,30 m au-
dessus du sol ou de 30 cm au-dessus des contreforts, si ceux-ci ont une hauteur supérieure à un mètre.

3
FRA 2010 –Rapport national, Cote

7 Tableau T7 – Biomasse

7.1 Catégories et définitions de FRA 2010

Catégorie Définition
Biomasse aérienne Toute biomasse vivante au-dessus du sol, y compris les tiges, les souches, les
branches, l’écorce, les graines et le feuillage.
Biomasse souterraine Toute biomasse de racines vivantes. Les radicelles de moins de 2 mm de diamètre
sont exclues car il est souvent difficile de les distinguer empiriquement de la
matière organique du sol ou de la litière.
Bois mort Toute biomasse ligneuse non vivante hors de la litière, soit sur pied, soit gisant au
sol, soit dans le sol. Le bois mort inclut le bois gisant à la surface, les racines
mortes et les souches dont le diamètre est supérieur ou égal à 10 cm ou tout autre
diamètre utilisé par le pays

7.2 Données nationales

7.2.1 Sources des données

Références des sources Qualité Variable(s) Année(s) Commentaires supplémentaires


d’information (E/M/F)
Guide Biomasse-Energie E Normes 1998
relatives à la
biomasse en
zone
tropicale
Série FORAFRI Doc. 11 M Biomasse 1998
p.52
Guide de bonne pratique E Biomasse du 1996
du GIEC bois mort

7.2.2 Classement et définitions


Pas de définition nationale

7.2.3 Données de base


Une valeur moyenne a été choisie à partir de la série qui se trouve dans le document Série
FORAFRI, 1998 Document 11, page 52 qui corresponde à 350t/ha et cette valeur a été
appliquée directement à la superficie de forêt indiquée dans T1.

La biomasse souterraine est estimée à environ 10% de la biomasse aérienne, selon Virkola,
1976, dans le Guide à la page 91.

La biomasse de bois mort est estimée grâce au cadre méthodologique mis au point par le
GIEC et documenté dans son ouvrage GPG for LULUCF (Good Practice Guidance for Land
Use, Land-Use Change and Forestry, qui veut dire Conseils sur les bonnes pratiques
d’utilisation des terres, de changement d’affectation des terres et de foresterie). Selon cette

3
FRA 2010 –Rapport national, Cote

source, le pourcentage de biomasse de bois mort est de 11% par rapport au pourcentage de
biomasse vivante.

7.3 Analyse et traitement des données nationales

7.3.1 Calibrage
Pas nécessaire

7.3.2 Estimation et prévision


Voir ci-dessus.

7.3.3 Reclassement dans les catégories de FRA 2010


Pas nécessaire.

7.4 Données à insérer dans le tableau T7

Biomasse (millions de tonnes métriques de poids anhydre)


Catégorie de FRA
Forêt Autres terres boisées
2010
1990 2000 2005 2010 1990 2000 2005 2010
Biomasse aérienne 3 579 3 620 3 649 3 641 ND ND ND ND
Biomasse souterraine 358 362 365 364 ND ND ND ND
Bois mort 433 438 442 441 ND ND ND ND
TOTAL 4 370 4 420 4 456 4 446 ND ND ND ND

7.5 Commentaires au tableau T7

Variable / Commentaires sur les données, les Commentaires sur les tendances indiquées
catégorie définitions, etc.
Biomasse
aérienne

Biomasse
souterraine

Bois mort

Autres commentaires généraux au tableau

3
FRA 2010 –Rapport national, Cote

8 Tableau T8 – Stock de carbone

8.1 Catégories et définitions de FRA 2010

Catégorie Définition
Carbone dans la biomasse Carbone présent dans toute la biomasse vivante au-dessus du sol, y
aérienne compris les tiges, les souches, les branches, l’écorce, les graines et le
feuillage.
Carbone dans la biomasse Carbone présent dans toute la biomasse de racines vivantes. Les radicelles
souterraine de moins de deux mm de diamètre sont exclues car il est souvent difficile
de les distinguer empiriquement de la matière organique du sol ou de la
litière.
Carbone dans le bois mort Carbone présent dans toute la biomasse ligneuse non vivante hors de la
litière, soit sur pied, soit gisant au sol, soit dans le sol. Le bois mort
comprend le bois gisant à la surface, les racines mortes et les souches dont
le diamètre est supérieur ou égal à dix cm ou tout autre diamètre utilisé
par le pays.
Carbone dans la litière Carbone présent dans toute la biomasse non vivante dont le diamètre est
inférieur au diamètre minimal pour le bois mort (par ex. dix cm), gisant à
différents stades de décomposition au-dessus du sol minéral ou organique.
Carbone dans le sol Carbone organique présent dans les sols minéraux et organiques (y compris
les tourbières) jusqu’à une profondeur spécifique indiquée par le pays et
appliquée de façon cohérente à travers toutes les séries chronologiques.

8.2 Données nationales

8.2.1 Sources de données

Références des sources Qualité Variable(s) Année(s) Commentaires supplémentaires


d’information (E/M/F)
FORAFRI, doc . 11 M Normes pour 1998
le calcul de
la quantité
de carbone
Livre blanc de M Proportion 2000
l’environnement en Côte de carbone
d’Ivoire (expérience de dans la
Charcol à Lamto en 1990 masse de
bois anhydre

8.2.2 Classement et définitions


Il n’y a pas de définition au niveau national. Mais comme définie dans la littérature,
l’expression stock de carbone désigne la quantité de carbone libérée dans l’atmosphère après
combustion complète du végétal. Son estimation est importante, car elle permet :
- de connaître la quantité de carbone séquestrée durant les années de croissance du
végétal,
- et d’estimer la quantité de carbone qui peut être remise dans l’atmosphère par la
destruction des forêts.

4
FRA 2010 –Rapport national, Cote

8.2.3 Données de base


Carbone dans la biomasse aérienne et souterraine : On s’est basé sur les résultats de
l’expérience de Charcol en 1990 : la masse de carbone équivaut à 46% de la masse anhydre.

Les valeurs du carbone dans le sol et dans la litière sont calculées conformément aux
indications des Directives FRA 2010 :
- Le carbone dans le sol est calculé comme moyenne de la zone tropicale humide, des
sols HAC et LAC=56t/ha
- carbone dans la litière correspondant à 2,1 t/ha ainsi qu'indiqué dans les Directives
pour le type de forêt feuillue tropicale décidue.

8.3 Analyse et traitement des données nationales

8.3.1 Calibrage
Pas nécessaire

8.3.2 Estimation et prévision


Voir ci-dessus.

8.3.3 Reclassement dans les catégories de FRA 2010


Pas nécessaire

8.4 Données à insérer dans le tableau T8

Carbone (Millions de tonnes métriques)


Catégorie de FRA
Forêt Autres terres boisées
2010
1990 2000 2005 2010 1990 2000 2005 2010
Carbone dans la
1 646 1 665 1 679 1675 ND ND ND ND
biomasse aérienne
Carbone dans la
biomasse 165 167 168 167 ND ND ND ND
souterraine
Sous-total: Carbone
dans la biomasse 1 811 1 832 1 847 1842 ND ND ND ND
vivante
Carbone dans le
bois mort ND ND ND ND ND ND ND ND
Carbone dans la
22 22 22 22 ND ND ND ND
litière
Sous-total: Carbone
dans le bois mort et ND ND ND ND ND ND ND ND
la litière
Carbone dans le sol 573 579 584 583 ND ND ND ND

TOTAL 2406 2433 2453 2447 ND ND ND ND

Profondeur du sol (cm) utilisée pour estimer le carbone dans le30sol

4
FRA 2010 –Rapport national, Cote

8.5 Commentaires au tableau T8

Variable / Commentaires sur les données, les Commentaires sur les tendances indiquées
catégorie définitions, etc.
Carbone dans la
biomasse
aérienne

Carbone dans la
biomasse
souterraine

Carbone dans le
bois mort

Carbone dans la
litière

Carbone dans le
sol

Autres commentaires généraux au tableau

4
FRA 2010 –Rapport national, Cote

9 Tableau T9 – Incendies de forêt

9.1 Catégories et définitions de FRA 2010

Catégorie Définition
Nombre d’incendies Nombre moyen annuel d’incendies de végétation dans le pays.
Superficie touchée Superficie moyenne annuelle touchée par les incendies de végétation dans le
par les incendies pays.
Incendie de Tout incendie de végétation indépendamment de la source d’allumage, du
végétation dégât ou du bénéfice.
(terme supplémentaire)
Incendie non contrôlé Tout incendie de végétation non planifié et non contrôlé qui, quelle que soit sa
source d’allumage, peut nécessiter une action d’extinction ou toute autre action
conforme à la politique des organisations de lutte contre le feu.
Feu planifié Un feu de végétation allumé comme outil de gestion qui brûle sous
prescription; le feu est confiné à une zone prédéterminée et produit le
comportement et les caractéristiques du feu, demandées pour obtenir le
traitement du feu planifié et/ou à des objectifs de gestion de la ressource.

9.2 Donnée nationales

9.2.1 Sources des données

Références des sources Qualité Variable(s) Année(s) Commentaires supplémentaires


d’information (E/M/F)
Ministère des Eaux et Dégâts
Forêts (Comité National causés par De 1983
de Défense contre les M les feux de à 2001
Feux de Brousse) brousse

9.2.2 Classement et définitions


Pas de définition nationale.

9.2.3 Données de base


Le Comité National de Défense contre les Feux de Brousse (CNDFB) n’enregistre que les
informations qu’il reçoit. Elles portent surtout sur les pertes en vie humaine, les incendies de
villages et de campements, les incendies des plantations de cultures pérennes (café, cacao), de
reboisement ou de forêt de production en zone guinéenne.

Il convient de mentionner que dans ces conditions, les informations restent très partielles, car
la zone soudanaise toujours parcourue par le feu n’est souvent pas prise en compte.

Les données de base existent de 1982 à 2002. Mais, elles varient d’une année à l’autre et
également d’une source à l’autre, à tel point que leur exploitation est difficile. Néanmoins, le
CNDFB a fait les moyennes sur plusieurs années, sur la base des informations brutes
disponibles, pour pouvoir renseigner les années de référence, particulièrement en matière de
végétation :

4
FRA 2010 –Rapport national, Cote

1990 2000
Végétation détruite par le feu
(en hectares) (en hectares)
Zone rurale
-cultures pérennes 8 357 2 586
-forêt 15 357 19 238

Zone classée
- forêt 4 929 505
- reboisement 244 894

Toutes ces données concernent la catégorie forêt de FRA. Il n’y a aucune information sur les
autres terres boisées pourtant soumises régulièrement au feu pendant la saison sèche.

9.3 Analyse et traitement des données nationales

9.3.1 Calibrage
Pas nécessaire

9.3.2 Estimation et prévision


Pas nécessaire

9.3.3 Reclassement dans les catégories de FRA 2010


Pas nécessaire

9.4 Données à insérer dans le tableau T9

Tableau 9a

Moyenne annuelle sur une période de 5 ans


1990 2000 2005
Catégorie de FRA 2010
1000 nombre 1000 nombre 1000 nombre
hectares d’incendies hectares d’incendies hectares d’incendies
Superficie totale de terres
touchées par les incendies ND ND ND ND ND ND
... dont de forêt 21 ND 21 ND ND ND
... dont d’autres terres boisées ND ND ND ND ND ND
... dont d’autres terres ND ND ND ND ND ND

Tableau 9b

Proportion de superficie forestière touchée


Catégorie de FRA 2010 par des incendies (%)
1990 2000 2005
Incendie non contrôlé ND ND ND
Feu planifié ND ND ND

4
FRA 2010 –Rapport national, Cote

9.5 Commentaires au tableau T9

Variable / Commentaires sur les données, les Commentaires sur les tendances indiquées
catégorie définitions, etc.
Superficie
touchée par les
incendies

Nombre
d’incendies

Incendie non
contrôlé / Feu
planifié

Autres commentaires généraux au tableau

4
FRA 2010 –Rapport national, Cote

10 Tableau T10 – Autres perturbations influençant la santé et


vitalité des forêts
10.1 Catégories et définitions de FRA 2010

Terme Définition
Perturbation Perturbation occasionnée par tout facteur (biotique ou abiotique) qui lèse
la vigueur et la productivité de la forêt et qui n’est pas le résultat direct
d’activités humaines.
Espèce envahissante Espèce non indigène pour un écosystème déterminé dont l’introduction et
la propagation occasionne, ou est susceptible d’occasionner, des
dommages socioculturels, économiques ou environnementaux, ou qui peut
nuire à la santé humaine.
Catégorie Définition
Perturbation par les insectes Perturbation occasionnée par des ravageurs.
Perturbation occasionnée par des maladies attribuables à des agents
Perturbation par les maladies pathogènes, comme les bactéries, les champignons, les phytoplasmes ou
les virus.
Perturbation occasionnée par des agents biotiques autre que les insectes ou
Perturbation par d’autres
les maladies, comme le broutage par la faune sauvage, le pâturage, les
agents biotiques
dommages physiques causés par des animaux, etc.
Perturbation par des facteurs Perturbations occasionnées par des facteurs abiotiques, comme la pollution
abiotiques de l’air, la neige, les tempête, la sécheresse, etc.

10.2 Données nationales

10.2.1 Sources des données

10.2.2 Classement et définitions

10.2.3 Données de base


Il n’y a pas de perturbations significatives par les insectes ou par les maladies. Comme autres
perturbations, il faudrait mentionner l’homme par l’agriculture. Selon les informations
relatives à 125 forêts classées couvrant 2 574 000 ha, on a recensé 1 296 300 ha occupés par
l’agriculture, soit un peu plus de 50%.

10.3 Analyse et traitement des données nationales

10.3.1 Calibrage
Pas nécessaire

10.3.2 Estimation et prévision

10.3.3 Reclassement dans les catégories de FRA 2010


Pas nécessaire

10.4 Données à insérer dans le tableau T10

Tableau 10a – Perturbations

4
FRA 2010 –Rapport national, Cote

Superficie forestière touchée (1000 hectares)


Catégorie de FRA 2010
1990 2000 2005
Perturbation par les insectes 0 0 0
Perturbation par les maladies 0 0 0
Perturbation par d’autres agents biotiques ND ND ND
Perturbation occasionnée par des facteurs ND ND ND
abiotiques
Superficie totale touchée par des ND ND ND
perturbations

Tableau 10b – Les plus importants infestations d’insectes et éruptions de maladies


influençant la santé et vitalité de la forêt

Superficie
Espèce d’arbre ou Année(s) de la Si cyclique,
touchée
Description / Nom genre touché (nom dernière cycle approx.
(1000
scientifique) infestation/éruption hectares) (ans)

Tableau 10c – Superficie de forêt touchée par des espèces envahissantes ligneuses

Superficie
forestière touchée
2005
Nom scientifique de l’espèce envahissante ligneuse (1000 hectares)
ND ND
Superficie forestière totale touchée par des espèces
envahissantes ligneuses

10.5 Commentaires au tableau T10

Variable / Commentaires sur les données, les Commentaires sur les tendances
catégorie définitions, etc. indiquées
Perturbation par les
insectes
Perturbation par les
maladies
Perturbation par
d’autres agents
biotiques
Perturbation
occasionnée par
des facteurs
abiotiques
Les plus importants
infestations/
éruptions
Espèces
envahissantes

Autres commentaires généraux au tableau

4
FRA 2010 –Rapport national, Cote

11 Tableau T11 – Extraction de bois et valeur du bois extrait

11.1 Catégories et définitions de FRA 2010

Catégorie Définition
Extraction de bois Le bois rond extrait (volume de bois rond sur écorce) pour la production de biens
industriel et de services autres que la production d’énergie (bois de feu).
Extraction de bois de Le bois extrait pour la production d’énergie, que ce soit pour usage industriel,
feu commercial ou domestique.

11.2 Données nationales

11.2.1 Sources des données

Références des sources Qualité Variable(s) Année(s) Commentaires supplémentaires


d’information (E/M/F)
Ministère des Eaux et M Volume de 2004
Forêts, Direction de la bois produit
Production et des
Industries Forestières
(DPIF)
Ministère des Eaux et M Volume de 2000 Statistiques forestières 2000
forêts, Direction de la bois produit
Programmation et des
Projets (DPP)
Ministère des Eaux et M Prix officiel 2004 et
Forêts, DDP et DPIF du mètre 2000
cube de bois

11.2.2 Classement et définitions

Classe nationale Définition


Bois rond industriel Production de bois d’œuvre et d’ébénisterie et des grumes de Teck
Bois de feu Production de charbon de bois et de bois de chauffe.

11.2.3 Données de base

Production de bois d’œuvre et d’ébénisterie

Bois de forêt naturelle (Ministère des Eaux et Forêts, 2004).

Année Production (m3)


1995 3 022 147
1996 2 663 539
1997 2 010 278
1998 2 162 481
1999 2 055 486

4
FRA 2010 –Rapport national, Cote

2000 2 217 729


2001 2 243 416
2002 2 053 643
2003 2 146 551

Bois de plantation : il s’agit des grumes de Teck :


En 2000, 135 541 m3 et en 2001, 111 819 m3 (Ministère des Eaux et forêts, 2000)..

Production de charbon de bois et de bois de chauffe


D’entrée de jeu, il faut dire que pour le bois de chauffe qui est la première source d’énergie
domestique au plan national, on n’a pas statistiques fiables qui puissent même indiquer la
consommation.

En ce qui concerne le charbon de bois beaucoup plus consommé dans les grandes villes, et
particulièrement à Abidjan, où le contrôle aux entrées est effectué par les agents des Eaux et
Forêts, on a quelques données qui permettent de se faire un ordre de grandeur de la
consommation nationale.

En effet, les statistiques de la Direction Régionale d’Abidjan pour les années 2001, 2002 et
2003 concernant le nombre total de carnets délivrés pour le transport des produits secondaires,
y compris le charbon de bois, se présentent comme suit :

Année 2001 2002 2003


Nombre total de carnets vendus 4847 4254 3208

On a également les statistiques concernant le nombre de permis délivrés pour la production de


charbon de bois et de bois de chauffe :

Nombre total de permis délivrés


Types de produits
2001 2002 2003
Charbon de bois
293 214 168
Bois de chauffe 48 28 14
Autres produits*
378 241 137
Total de permis pour tous
les types de produit 719 483 319

* Autres produits : voir la liste actuelle des produits secondaires en Côte d’Ivoire à la page 46

Valeur du bois extrait :

Les prix moyens des différentes essences ont été estimés sur la base des transactions qui se
déroulent entre les exploitants et les industriels du bois. On sait qu’elle pourrait ne pas refléter
le marché, le prix étant souvent lié au type de contrat qui lie les deux parties :

Bois d’œuvre et d’ébénisterie, le prix moyen estimé est de 70 000 F CFA/m3.


Il s’agit d’un prix moyen estimé à l’issue de discussions avec la Direction de la Production et
des Industries Forestières (DPIF) du Ministère des Eaux et Forêts. En effet, dans la pratique,
les prix varient selon les essences, précisément selon la demande sur le marché international.

4
FRA 2010 –Rapport national, Cote

Dans tous les cas, le prix des essences de bois rouges est supérieur au prix des essences de
bois blancs.
Ce prix ici indiqué est le prix moyen bord champ, négocié entre l’exploitant du périmètre
d’exploitation et l’industriel acheteur, et qui est pratiquement stable, puisqu’il s’agit
pratiquement d’un prix imposé par l’acheteur qui est souvent le propriétaire du matériel utilisé
par l’exploitant. Sinon, en réalité, le prix devrait être plus élevé.

Teck, le prix moyen déterminé dans les statistiques forestières de 2000 est de 111 723 F
CFA/m3 Il s’agit d’un prix moyen par mètre cube du Teck en 2002 qu’on peut considérer
valable pour 2005 et 2000.

Il n’existe pas de données disponibles concernant la valeur du bois de feu.

11.3 Analyse et traitement des données nationales

11.3.1 Calibrage
Pas nécessaire

11.3.2 Estimation et prévision

- Bois d’œuvre et d’ébénisterie

Le Plan Directeur Forestier avait recommandé de ramener la production de bois d’œuvre et


d’ébénisterie à 2 millions ha par an. Et la tendance générale suit cette recommandation.

La valeur des extractions pour l'année 2000 a été calculée comme moyenne de la période
1998-2002 à laquelle il a ensuite été ajouté la valeur des extractions des plantations de teck.

On a estimé la production de 2005 par extrapolation en utilisant les productions de 2000 et


2003. En effet, quand on analyse la tendance générale au niveau des volumes de grumes
produits de 1995 à 2003, elle correspond à une baisse. Pour estimer donc le volume produit en
2005, on a fait une extrapolation en utilisant les volumes enregistrés en 2000 et en 2003, qui
ne sont pas des moyennes, mais les valeurs effectivement enregistrées par les services de la
Direction de la Production et des Industries Forestières (DPIF).
- Production de 2000=2 217 729 m3
- Production de 2003=2 146 551 m3

La différence de 71 178 m3 divisée par 3 années donne une diminution linéaire annuelle de
23 726 m3. On considère donc pour 5ans de 2000 à 2005, une diminution de 23 726 m3 x
5=118 630 m3
Donc le volume de 2005 est égal au volume de 2000 moins la diminution de 5ans, soit :
2 217 729m3 – 118 630m3=2 099 099 m3.

En ce qui concerne le Teck, on a les productions de 2000 à 2003 :

Année 2000 2001 2002 2003


Production (m3) 135 541 111 819 72 619 77 241

5
FRA 2010 –Rapport national, Cote

Pour l’année 2005, la production de Teck a été estimée, compte tenu de la forte pression
exercée sur cette essence, car elle constitue actuellement la seule ressource qui soutient les
projets forestiers mis en œuvre par la SODEFOR. D’après les estimations de la SODEFOR, la
production de Teck de l’année 2005 issue des plantations gérées par cette société est fixée à
60 000 m3. Si on ajoute la production des plantations villageoises de Teck estimée à 16 236,
on obtient pour l’année 2005 une prévision de production totale de grumes de Teck de 76 236
m3. Il faut noter que ce chiffre se rapproche de la prévision de production 2005 escomptée
faite en 1999 lors de l’atelier FAO de Yamoussokro du13 au 17 décembre 1999, qui est de
75 087 m3 (Ministère de l’Environnement et de la Forêt, Atelier FAO de Yamoussokro, 13 au
17 décembre 1999, Données sur les Statistiques Forestières de la Côte d’Ivoire par M. OFFI
FOFFI, 1999).

- Charbon de bois et bois de chauffe

Pour le bois de chauffe, on ne peut rien obtenir comme statistiques, même si c’est le produit le
plus consommé en matière d’énergie au plan national.

Pour le charbon de bois, sur la base des statistiques de vente de carnets de circulation des
produits secondaires, on a fait les estimations suivantes :
. environ 90 % des carnets sont vendus pour le transport du charbon de bois ;
. on sait qu’un carnet permet officiellement de transporter 200 sacs de charbon ;
. on estime qu’un sac de charbon pèse 50 kg ;
. enfin, on estime que la consommation de la ville d’Abidjan représente 70 % environ
de la consommation nationale.

Sur la base de ce qui précède, on a les résultats suivants pour le charbon de bois :

Intitulé 2001 2002 2003


Nombre de carnets vendus à Abidjan* 3 877, 6 3 402,2 2 566,4
Equivalent en nombre de sacs de charbon 775 520 680 640 513 280
Masse totale de charbon à Abidjan (en t) 38 776 34 032 25 664
Estimation au niveau national (en t) 55 394 48 617 36 663
* on obtient des chiffres avec des virgules puisqu’il s’agit d’estimation, 90% des carnets
vendus.

On se demande, à l’issue de cette analyse, ce que représente cette estimation nationale par
rapport à la réalité, quand on sait qu’une quantité importante échappe au contrôle des agents
des Eaux et Forêts. 30, 40 ou 50 % de la réalité ?

Puisque aucune donnée pertinente n'est disponible, les données de FAOSTAT ont été
utilisées.
La donnée pour l'année de référence 1990 est la moyenne de la période 1988-1992 et de la
période 1998-2002 pour l'année de référence 2000. La donnée pour 2005 est la moyenne de la
période 2002-2007..
Les valeurs moyennes ainsi obtenues ont été multipliées par le coefficient 1,15 afin d'obtenir
la valeur sur écorce correspondante.

5
FRA 2010 –Rapport national, Cote

Valeur du bois extrait :

Pour les calculs des valeurs des bois extraits, on distingue le bois extrait des plantations de
teck et celui extrait de la forêt naturelle.

Pour l’année 2000, on a 135 541 m3 de Teck multipliés par 111 723F/m3, plus 2 217 729 m3
de bois de forêt naturelle multipliés par 70 000 FCFA. Le prix moyen est alors de 72403
FCFA/m3.

On utilise le même procédé pour le calcul de la valeur du bois extrait au cours de l’année
2005, la quantité de Teck prévue étant de 76 236 m3, celle du bois de forêt naturelle de
2 099 099 m3.

11.3.3 Reclassement dans les catégories de FRA 2010


Le bois d’œuvre et d’ébénisterie, ainsi que le bois de plantation, ont été considérés comme
bois industriel.

11.4 Données à insérer dans le tableau T11

Extraction de bois industriel Extraction de bois de feu


Catégorie de FRA 2010
1990 2000 2005 1990 2000 2005
Volume total (1000 m3 sur écorce) ND 2 282 2 175 8 826 9 855 10 004
... dont provenant de la forêt ND 2 282 2 175 8 826 9 855 10 004
Valeur unitaire (monnaie nationale /
ND 72403 72403 ND ND ND
m3 sur écorce)
Valeur totale (1000 monnaie
nationale) ND 165223646 157476525 ND ND ND

1990 2000 2005


Nom de la monnaie nationale FCFA FCFA FCFA

11.5 Commentaires au tableau T11

Variable / Commentaires sur les données, les Commentaires sur les tendances indiquées
catégorie définitions, etc.
Volume total de
bois industriel
Volume total de
bois de feu
Valeur unitaire

Total value

Autres commentaires généraux au tableau

5
FRA 2010 –Rapport national, Cote

12 Tableau T12 – Extraction de produits forestiers non ligneux et


valeur des PFNL extraits

Pas de données disponibles.

5
FRA 2010 –Rapport national, Cote

13 Tableau T13 – Emploi

13.1 Catégories et définitions de FRA 2010

Catégorie Définition
Emploi-équivalent plein Unité de mesure correspondant à une personne travaillant plein temps pendant
temps (EPT) une période de référence spécifiée.
Emploi Inclut toute personne pourvue d’un emploi salarié ou à titre indépendant
Emploi salarié Toute personne qui, durant la période de référence, a effectué un travail
moyennant un salaire ou un traitement en espèces ou en nature.
Emploi à titre indépendant Personne qui, durant la période de référence, a effectué un travail en vue d’un
bénéfice ou gain familial en espèces ou en nature (par ex. les employeurs, les
personnes travaillant pour leur propre compte, les membres de coopératives
de producteurs, les travailleurs familiaux collaborant à l’entreprise familiale).

13.2 Données nationales

13.2.1 Sources des données

Références des sources Qualité Variable(s) Année(s) Commentaires supplémentaires


d’information (E/M/F)
Personnel
Ministère d’Etat, employé
Ministère de pour les
l’Environnement, M services 2004
Direction de la Protection dans les
de la Nature parcs
nationaux
Personnel
Ministère des Eaux et technique
Forêts, Direction des Eaux et
2003
Générale (Intendance) et M Forêts et
et 2004
Sodefor travailleurs
forestiers

13.2.2 Classement et définitions


Pas de définitions nationales.

13.2.3 Données de base


Les données nationales actuelles sont très partielles et ne concernent, pour celles qui sont
disponibles que les emplois dont l’Administration est informée. Il s’agit des employés
déclarés par les sociétés d’exploitation, des agents techniques des Eaux et Forêts et du
personnel utilisé par la Sodefor pour les travaux forestiers.

En dehors de ces cas connus, il y a un grand un grand nombre d’emplois non recensés, par
exemple le personnel qu’on utilise temporairement dans l’année, mais de manière régulière
tous les ans :
- Nombre des agents techniques des Eaux et Forêts en 2004 : 2 012
- Nombre des employés dans les sociétés forestières en 2002 : 30 000

5
FRA 2010 –Rapport national, Cote

- Nombre du personnel (autres que les agents techniques des Eaux et Forêts) dans les
parcs nationaux : 59
- Nombre de personnes employés par la Sodefor dans les travaux forestiers : 1 542

Compte tenu de la situation socio politique que connaît le pays depuis le 24 décembre 1999,
on peut considérer que la situation de l’emploi est restée relativement stable, si elle ne s’est
pas détériorée dans une certaine mesure. Aussi considère- t on les données nationales
disponibles comme valables pour l’année 2000.

13.3 Analyse et traitement des données nationales

13.3.1 Calibrage
Pas nécessaire

13.3.2 Estimation et prévision

13.3.3 Reclassement dans les catégories de FRA 2010

13.4 Données à insérer dans le tableau T13

Emploi (1000 EPT)


Catégorie de FRA 2010 1990 2000 2005
Emploi dans la production primaire de biens ND 34 ND
...dont emploi salarié ND 34 ND
... dont emploi à titre indépendant ND 0 ND
Emploi dans la gestion des aires protégées ND ND ND

13.5 Commentaires au tableau T13

Variable / Commentaires sur les données, les Commentaires sur les tendances indiquées
catégorie définitions, etc.
Emploi dans la
production
primaire de biens

Emploi salarié /
Emploi à titre
indépendant

Emploi dans la
gestion des aires
protégées

Autres commentaires généraux au tableau


Des recherches sont en cours pour avoir des informations sur les emplois formels qu’on n’a pas pu prendre en compte, ainsi que sur

5
FRA 2010 –Rapport national, Cote

14 Tableau T14 – Cadre politique et juridique

14.1 Catégories et définitions de FRA 2010

Terme Définition
Politique forestière La politique forestière est l’ensemble des orientations et des principes d’actions
adoptés par les autorités publiques en harmonie avec les politiques nationales
socioéconomiques et environnementales dans un pays donné et destinés à
orienter les décisions futures portant sur l’aménagement, l’utilisation et la
conservation de la forêt et des arbres au bénéfice de la société.
Loi forestière Ensemble de règles décrétées par l’autorité législative d’un pays réglementant
l’accès aux ressources forestières ainsi que leur gestion, conservation et
utilisation.

14.2 Données à insérer dans le tableau T14

Indiquer l’existence des éléments suivants: (2008)

X Oui
1. Déclaration de politique forestière de portée nationale
Non
Année de l’approbation 1988
Si OUI, indiquer :
Référence du document Plan directeur forestier
Oui
2. Programme forestier national (pfn)
Non
Dénomination du pfn dans le
pays
Année de démarrage
En cours de formulation
Si OUI, indiquer: En cours d’application
Statut actuel
En révision
Processus temporairement suspendu
Référence du document ou site
web
Oui, il existe une loi forestière
X
spécifique
Oui, mais les règles sur la forêt sont
3. Loi (Acte juridique ou Code) sur la forêt de portée incorporées dans une autre législation
nationale (plus générale)
Non, les questions forestières ne sont
pas réglementées par la législation
nationale
Année de l’adoption 1965
Si OUI, indiquer: Année du dernier amendement
Référence du document Loi 65-465 portant code forestier

5
FRA 2010 –Rapport national, Cote

En cas de responsabilité décentralisée dans l’élaboration de la politique et/ou législation forestière,


indiquer l’existence des éléments suivants et expliquer, dans les commentaires relatifs au tableau, la
façon dont la responsabilité est organisée dans votre pays lors de l’élaboration décentralisée de la
politique et/ou législation forestière.
Oui
4. Déclarations décentralisées de politique forestière
Non
Dans l’AFFIRMATIVE, indiquer le nombre de
régions/départements/provinces ayant adopté des déclarations de
politique forestière
Oui
5. Lois décentralisées (Actes juridiques ou Codes) sur la forêt
Non
Si OUI, indiquer le nombre de régions/départements/provinces ayant des
lois sur les forêts
Notes explicatives du tableau:
1. Le document ou la déclaration de politique forestière nationale décrit les objectifs, les priorités et les
mesures d’application de la politique forestière. La politique forestière est approuvée lorsqu’elle est
officiellement reconnue en tant que politique ou disposition gouvernementale. L’approbation est formalisée
quand il existe un document daté et signé par le Ministre responsable des forêts.
2. Le terme «programme forestier national» est une expression générique désignant un large éventail
d’approches pour la formulation, la planification et la mise en œuvre de politiques forestières aux niveaux
national et sous-national. Elle désigne également le cadre et les orientations pour le développement du
secteur forestier dans les pays qui en prennent l’initiative à travers la consultation et la participation de
toutes les parties prenantes et en accord avec les politiques d’autres secteurs et les politiques internationales.
3. Le terme «législation sur la forêt» se rapporte à une Loi (Acte juridique ou Code) définissant des règles
spécifiques sur les forêts et la gestion du secteur forestier comme l’accès aux ressources forestières, leur
gestion et utilisation. La Loi est ratifiée quand le texte a été adopté par l’autorité législative.
4. Même que (1) mais les documents ou déclarations de politique générale se rapportent à des unités
administratives décentralisées (sous-nationales), par ex. les états d’une Fédération, les Régions ou les
Provinces autonomes.
5. Même que (3) mais indiquer si des lois spécifiques sur les forêts existent au niveau décentralisé
(régional/état/provincial).

14.3 Commentaires au tableau T14

Variable / catégorie Commentaires sur les données, les définitions, etc.


Déclaration de politique
forestière de portée
nationale
Programme forestier
national (pfn)
Loi (Acte juridique ou
Code) sur la forêt de portée
nationale
Déclarations décentralisées
de politique forestière
Lois décentralisées (Actes
juridiques ou Codes) sur la
forêt

Autres commentaires généraux au tableau

5
FRA 2010 –Rapport national, Cote

15 Tableau T15 – Cadre institutionnel

15.1 Catégories et définitions de FRA 2010

Terme Définition
Ministre responsable de Ministre détenant la responsabilité principale sur les questions forestières et la
l’élaboration de politiques formulation de la politique forestière.
forestières
Directeur des forêts Le Directeur des forêts – ou chef de l’administration forestière - est le
fonctionnaire en charge de l’application du mandat de l’administration publique
relatif aux forêts.

Degré de subordination Nombre de degrés hiérarchiques administratifs entre le Directeur des forêts et le
Ministre.
Diplôme universitaire Titre obtenu auprès d’une université après au moins trois ans d’études post-
secondaires.

15.2 Données à insérer dans le tableau T15

Tableau 15a

Catégorie de FRA 2010 2008


Ministre responsable de la formulation de politiques Ministre de l’environnement, des eaux et forêts
forestières: donner le titre complet
Degré de subordination du Directeur des forêts au 1er degré de subordination par rapport au Ministre
sein du Ministère 2ème degré de subordination par rapport au
Ministre
3ème degré de subordination par rapport au
Ministre
4ème degré, ou degré plus bas, de subordination
par rapport au Ministre
Autres organismes forestiers publics au niveau SODEFOR, Société de développement des forêts
national Office ivoirien des Parcs nationaux et réserves
naturelles
Institution(s) responsable(s) de l’application des lois Direction régionales
forestières SODEFOR, Société de développement des forêts
Office ivoirien des Parcs nationaux et réserves
naturelles

Tableau 15b

Ressources humaines au sein des institutions forestières publiques


Catégorie de FRA 2010 2000 2005 2008
Nombre %Femmes Nombre %Femmes Nombre %Femmes
Effectifs totaux ND ND ND ND ND ND
...dont possédant un diplôme
universitaire ou équivalent ND ND ND ND ND ND

5
FRA 2010 –Rapport national, Cote

15.3 Commentaires au table T15

Variable / catégorie Commentaires sur les données, les définitions, etc. Commentaires sur les
tendances indiquées
Ministre responsable de la
formulation de politiques
forestières

Degré de subordination du
Directeur des forêts au sein
du Ministère

Autres organismes
forestiers publics au niveau
national

Institution(s)
responsable(s) de
l’application des lois
forestières

Ressources humaines au
sein des institutions
forestières publiques

Autres commentaires généraux au tableau

5
FRA 2010 –Rapport national, Cote

16 Tableau T16 – Formation et recherche

Pas de données.

17 Tableau T17 – Recouvrement des recettes publiques et


dépenses

Pas de données.

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