RÉPUBLIQUE DE CÔTE D’IVOIRE
Union – Discipline – Travail
MINISTÈRE DE L’AGRICULTURE ET
DU DÉVELOPPEMENT RURAL
VOLUME 2
RECENSEMENT DES EXPLOITANTS ET EXPLOITATIONS AGRICOLES 2015 - 2016
SYNTHÈSE DES RÉSULTATS
DU RECENSEMENT DES EXPLOITANTS ET
EXPLOITATIONS AGRICOLES
SYNTHÈSE DES RÉSULTATS
DU RECENSEMENT DES EXPLOITANTS
ET EXPLOITATIONS AGRICOLES (REEA)
Publié par
l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et
l’agriculture et
le Ministère de l’agriculture et du développement rural, Côte
d’Ivoire Abidjan, 2019
FAO/Ministère de l’agriculture et du développement rural. 2019. Recensement des Exploitants et Exploitations
Agricoles (REEA) 2015-2016 Vol. 2. Abidjan. 72 pp.
Licence: CC BY-NC-SA 3.0 IGO
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développement des pays, territoires, villes ou zones ou de leurs autorités, ni quant au tracé de leurs frontières ou
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cités.
Les opinions exprimées dans ce produit d’information sont celles du/des auteur(s) et ne reflètent pas nécessairement les
vues ou les politiques de la FAO ou du Ministère.
ISBN 978-92-5-131267-4 (FAO)
© FAO, 2019
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Photographie de couverture: ©FAO/Daniel Hayduk
VOLUME 2 :
SYNTHÈSE DES
RÉSULTATS DU REEA
SEPTEMBRE 2017
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fabricants, qu’ils soient ou non brevetés, n’entraîne,
de la part de la FAO, aucune approbation ou
recommandation desdits produits de préférence à
d’autres de nature analogue qui ne sont pas cités. Les
opinions exprimées dans ce produit d’information sont
celles du/des auteur(s) et ne reflètent pas
nécessairement les vues ou les politiques de la FAO.
©FAO/Olivier Asselin
TABLE DES MATIÈRES
AVANT-PROPOS vii
LISTE DES TABLEAUX, GRAPHIQUES, FIGURES ET ANNEXES ix
SIGLES ET ABRÉVIATIONS xi
INTRODUCTION 1
CHAPITRE I: PRÉSENTATION GÉNÉRALE DE LA CÔTE D’IVOIRE 3
1.1. Historique 5
1.2. Géographie 6
1.3. Population 7
1.4. Économie 7
CHAPITRE 2: MÉTHODOLOGIE DU REEA 11
2.1. Avantages, objectifs et résultats attendus du REEA 13
2.1.1. Avantages du REEA
13
2.1.2. Objectif général du REEA
13
2.1.3. Objectifs spécifiques du REEA
13
2.1.4. Résultats attendus du REEA
14
2.2. Principaux concepts et définitions 14
2.3. Champ du REEA 15
2.4. Unités statistiques 15
2.5. Approche modulaire 16
2.6. Outils de collecte 16
2.7. Organisation de la collecte des données 16
2.7.1. Dispositif de terrain
16
2.7.2. Déploiement des équipes de collecte
16
2.7.3. Collecte des données
17
2.7.4. Transmission des données
18
2.8. Contrôle qualité 18
2.9. Traitement et analyse des données 18
CHAPITRE 3: SYNTHÈSE DES RÉSULTATS DU REEA 21
3.1. Résultats du module de base 23
3.1.1. Résultats globaux du module de base
23
3.1.2. Répartition géographique et par activité des ménages agricoles
24
3.1.3. Caractéristiques des exploitants agricoles
26
v
3.1.4. Caractéristiques des parcelles
30
3.1.5. Pêche artisanale
31
3.1.6. Aquaculture
32
3.1.7. Sylviculture
33
3.2. Résultats du module communautaire 33
3.2.1. Indicateurs globaux du module communautaire
34
3.2.2. Caractéristiques des villages ruraux
34
3.2.3. Infrastructures de base
35
3.2.4. Infrastructures sanitaires et vétérinaires
36
3.2.5. Infrastructures agricoles et services de soutien à l’agriculture
37
3.2.6. Principales difficultés par domaine d’activité agricole
37
3.3. Résultats du module OPA/OPE 38
3.3.1. Objectifs
38
3.3.2. Sources de données
38
3.3.3. Résultats obtenus
38
3.3.4. Difficultés rencontrées dans la collecte des données
39
3.3.5. Perspectives
40
3.4. Résultats du module exploitations modernes 40
3.4.1. Objectifs
40
3.4.2. Approche méthodologique
40
3.4.3. Résultats obtenus
40
3.4.4. Difficultés rencontrées dans la collecte des données
41
3.4.5. Perspectives
41
CHAPITRE 4: ARCHIVAGE ET DIFFUSION DES DONNÉES DU REEA 43
4.1. TRS et Toolkit 45
4.1.1. TRS
45
4.1.2. Nesstar Toolkit
45
4.1.3. Perspectives de mise en œuvre du TRS et du Toolkit
45
4.2. Atlas du REEA 45
vi
4.2.1. Définition et objectifs de l’Atlas
45
4.2.2. Structure de l’Atlas
46
4.2.3. Résultats obtenus
46
4.2.4. Perspectives
48
4.3. Site web du REEA 49
4.3.1. Objectifs du site web
49
4.3.2. Structure du site web
49
4.3.3. Perspectives
50
4.4. CountrySTAT 50
4.4.1. Historique et objectifs de CountrySTAT
50
4.4.2. Approche méthodologique
50
4.4.3. Résultats obtenus
51
4.4.4. Perspectives
51
CONCLUSION 52
ANNEXES 53
2.1. Experts nationaux 56
2.2. Personnel FAO 57
2.3. Directeurs Régionaux du MINADER ou leur représentant 57
vi
i
AVANT-PROPOS
AVANT-PROPOS
La Côte d’Ivoire vient de réaliser son troisième recensement agricole dénommé
Recensement des exploitants et exploitations agricoles (REEA) 2015-2016.
La particularité de ce recensement est l’enquête exhaustive et systématique
auprès de tous les ménages agricoles, villages ruraux, organisations
professionnelles agricoles ou d’élevage (OPA/OPE) et exploitations modernes du
pays à l’aide des nouvelles technologies. La méthode CAPI (entretien individuel
assisté par ordinateur) couplée avec le relevé des coordonnées
géographiques à l’aide du Système de positionnement global (GPS) ont
permis de mener ce recensement.
La mise en œuvre du REEA s’est faite selon l’approche modulaire recommandée
dans le Programme mondial de recensement de l’agriculture (PMRA) 2010.
Un module de base a été couplé avec un module de données communautaire,
un module des OPA/ OPE et un module sur les exploitations modernes. Cette
opération a permis de disposer d’informations structurelles qui seront
complétées par des informations conjoncturelles lors de la mise en œuvre
des modules complémentaires.
Le présent volume, deuxième de la série des publications sur le REEA 2015-2016,
est consacré à la synthèse des résultats des quatre modules du REEA.
Parallèlement à ce rapport de synthèse, six autres volumes portant sur la
méthodologie du REEA (volume 1), le module de base (volume 3), le module
communautaire (volume 4), le module OPA/ OPE (volume 5), le module
exploitation moderne (volume 6) et les tableaux statistiques (volume 7) sont
publiés.
L’ensemble des volumes est le résultat d’une synergie d’actions entre les
institutions nationales et les partenaires au développement. Plus
particulièrement entre le Ministère de l’agriculture et du développement rural
(MINADER), le Ministère des ressources animales et halieutiques (MIRAH), le
Ministère des eaux et forêts (MINEF), le Ministère de la salubrité de
l’environnement et du développement durable (MINSEDD), les agences
techniques nationales (INS et ANADER) et l’Organisation des Nations Unies
pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).
Ces volumes constituent, à l’instar des précédents rapports de recensements de
l’agriculture, un excellent instrument d’orientation qui favorise la prise de
décisions dans le secteur agricole au sens large et le monde rural.
Nos remerciements vont à l’Union européenne à travers sa Délégation en Côte
d’Ivoire dont l’appui financier dans le cadre de son programme Flex 2008
d’appui au secteur agricole a rendu possible ce recensement.
Puisse les différentes publications sur le REEA apporter la preuve que l’on peut
produire des statistiques crédibles en Côte d’Ivoire pour peu que les moyens
suivent. Que ce couronnement puisse également être le point de départ
d’une grande aventure: réussir, dans le moyen terme, la mise en place du
Système permanent intégré des statistiques agricoles (SPISA) qui soit à la
hauteur des attentes des gouvernants et utilisateurs.
Les utilisateurs pourront consulter et télécharger les tableaux aux niveaux
national, régional et départemental ainsi que la documentation sur les
résultats du REEA 2015- 2016 sur la plateforme CountrySTAT à l’adresse
vi
ii
cote-divoire.countrystat.org/fr.
Germain DASYLVA Mamadou SANGAFOWA COULIBALY
Représentant de la FAO en Côte Ministre de l’agriculture
d’Ivoire et du développement
rural
Chapitre
1
Chapitre
2
Chapitre
3
Chapitre
4
Annexe
s
ix
©FAO/Swiatoslaw Wojtkowiak
propos
Avant-
viii
LISTE DES TABLEAUX, GRAPHIQUES, FIGURES ET ANNEXES
LISTE DES TABLEAUX, GRAPHIQUES, FIGURES ET ANNEXES
Liste des tableaux
Tableau 1: Principaux indicateurs du module de base 34
Tableau 2 : Répartition des ménages agricoles par région selon le milieu de résidence et la taille 35
Tableau 3: Répartition des exploitants par activité agricole selon le sexe 38
Tableau 4: Répartition des exploitants par groupe de culture végétale selon le sexe 40
Tableau 5: Répartition des exploitants de culture destinée à l’industrie ou à l’exportation selon le sexe 40
Tableau 6: Répartition des parcelles de cultures végétales par type de culture selon le sexe de l’exploitant 41
Tableau 7: Superficie en hectare des parcelles par culture destinée à l’industrie ou à l’exportation selon
le sexe de l’exploitant 42
Tableau 8: Répartition des exploitants pratiquant la pêche par région selon le sexe 42
Chapitre
Tableau 9: Répartition des bassins/étangs aquacoles par titre d’occupation selon le sexe de l’exploitant 43
1
Tableau 10: Répartition des parcelles sylvicoles selon le mode de faire valoir et le sexe 44
Tableau 11: Principaux indicateurs du module communautaire 44
Tableau 12: Répartition des exploitations modernes selon le domaine d’activité 52
Chapitre
2
Liste des graphiques
Graphique 1: Répartition des ménages agricoles selon l’activité 37
Graphique 2: Pyramide des âges des exploitants agricoles selon l’activité agricole pratiquée 39
Chapitre
Graphique 3: Répartition des villages ruraux selon le type 45
Graphique 4: Répartition des villages ruraux selon la source d’approvisionnement en eau 46
3
Graphique 5: Répartition des villages ruraux selon les sources d’alimentation en énergie électrique 47
Graphique 6: Répartition des villages ruraux selon les infrastructures sanitaires et vétérinaires 47
Graphique 7: Répartition des OPA/OPE selon le principal domaine d’activité 50
Chapitre
4
Liste des figures
Figure 1 : Aperçu de l’Atlas interactif 58
Figure 2 : Carte de répartition par région des exploitants agricoles selon le niveau d’instruction 59
Annexe
s
Liste des annexes
Annexe 1: Liste des membres du Comité Technique prenant part aux réunions
hebdomadaires du REEA 2015-2016 66
Annexe 2: Liste des experts ayant pris part à l’Analyse des résultats REEA 67
Annexe 3: Sections des questionnaires du REEA 2015-2016 69
Annexe 4: Page d’accueil du site web du REEA 70
i
x
©FAO/Sebastian Liste
propos
Avant-
x
SIGLES ET
ABRÉVIATIONS
SIGLES ET ABRÉVIATIONS
ANADER : Agence nationale d’appui au développement rural
CAPI : Computer assisted personal interview (entretien individuel assisté par ordinateur)
CIE : Compagnie ivoirienne d’électricité
CNRA : Centre national de recherche agronomique
CPC : Classification centrale des produits
CSPro : Census and survey processing system
CSS : Cascading style sheet
CTP : Conseiller technique principal
D.A : District autonome
DOPA :
Chapitre
Direction des organisations professionnelles agricoles
DSD : Data structure definition
1
DSDI : Direction des statistiques, de la documentation et de l’informatique
DSRP : Document de stratégie de réduction de la pauvreté
ESPC : Etablissement sanitaire de premier contact
FAO : Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture
Chapitre
FIDA : Fonds international de développement agricole
2
FRAR : Fonds régional d’aménagement rural
GAR : Gestion axée sur les résultats
GAUL : Global administrative unit layers
GPS : Système de positionnement global
Chapitre
HTML : Hypertext markup language
HVA : Hydraulique villageoise améliorée
3
INS : Institut national de la statistique
LPSPA : Lettre de politique du secteur de la pêche et
d’aquaculture MINADER : Ministère de l’agriculture et du
développement rural MINEF : Ministère des eaux et forêts
Chapitre
MINSEDD : Ministère de la salubrité de l’environnement et du développement durable
4
MIRAH : Ministère des ressources animales et halieutiques
OCPV : Office de la commercialisation des produits vivriers
ODD : Objectifs pour le développement durable
ONDR : Office national pour le développement de la riziculture
OPA : Organisations professionnelles agricoles
Annexe
OPE : Organisations professionnelles de l’élevage
s
PDDA : Plan directeur de développement agricole
PDPA : Plan directeur de la pêche et de l’aquaculture
PID : Programme d’investissement détaillé
x
i
SIGLES ET
ABRÉVIATIONS
PMRA : Programme mondial de recensement de l’agriculture
PNAGER : Programme national d’appui à la gestion de l’espace rural
PND : Plan national de développement
PNGTER : Programme national de gestion des terroirs
PNIA : Programme national d’investissement agricole
PSE : Programme sectoriel élevage
REEA : Recensement des exploitants et exploitations agricoles
RGPH : Recensement général de la population et de l’habitat
RNA : Recensement national de l’agriculture
SH : Système harmonisé
SNDS : Stratégie nationale de développement de la statistique
SODE : Société de développement
SODECI : Société de distribution d’eau de la Côte d’Ivoire
SPISA : Système permanent intégré des statistiques agricoles
SYSPER : Système permanent de statistiques agricoles
TRS : Table retrieval structure
UE : Union européenne
UM : Unités de mesure
ZD : Zones de dénombrement
Youssouf
©
FAO/Ado
xi
i
INTRODUCTION
INTRODUCTION
Le secteur agricole constitue un des piliers de l’économie nationale, ce qui lui
a valu une place de choix dans la stratégie de relance économique du
gouvernement.
A ce propos, le Programme national d’investissement agricole (PNIA) a inscrit
la réforme de la gouvernance du secteur agricole comme l’un de ses
principaux axes. Cette réforme vise la professionnalisation de l’agriculture
afin d’atténuer son caractère informel, et de remédier à la fragilité
structurelle des organisations représentatives agricoles.
Le gouvernement juge donc nécessaire de disposer d’informations statistiques
Chapitre
fiables et
complètes sur la nature et la structure des exploitations agricoles.
1
Un projet a donc été inscrit à cet effet au PNIA avec deux volets:
• volet 1: recensement des exploitants et exploitations agricoles (REEA);
• volet 2: amélioration de la représentativité du monde rural.
Chapitre
Le REEA revêt pour le Gouvernement ivoirien un caractère prioritaire
2
formellement exprimé dans le Programme d’investissement détaillé (PID).
En effet, plus de 10 ans après le dernier Recensement national de
l’agriculture (RNA) 2001 et compte tenu des bouleversements sociopolitiques
que le pays a connus, tous les acteurs éprouvent la nécessité de la
Chapitre
réalisation d’un nouveau recensement de l’agriculture dans les meilleurs
3
délais afin de disposer, d’une part, d’un panorama actuel et complet du
secteur agricole ivoirien, et d’autre part, pour mieux éclairer les politiques de
développement sectoriel et notamment les différentes filières agricoles.
C’est dans ce contexte que s’inscrit la mise en œuvre du Recensement des
Chapitre
exploitants et exploitations agricoles (REEA) 2015-2016, troisième
4
recensement de l’agriculture en Côte d’Ivoire après ceux réalisés en 1974 et
2001.
Le cadre institutionnel de l’exécution du REEA a été défini par le décret
n°2013-558 du 05 août 2013 portant institution et organisation du
Annexe
recensement. Le lancement officiel de l’opération a eu lieu le 1er juin 2015 à
s
l’auditorium de l’immeuble de la CAISTAB d’Abidjan plateau en présence des
préfets de région du pays. La collecte des données sur le terrain s’est
déroulée du 01 novembre 2015 au 31 décembre 2016.
Pour la conduite des activités, trois organes ont été créées par des arrêtés
interministériels. Il s’agit (i) du Comité national de pilotage, (ii) du Comité
technique et (iii) des Comités régionaux.
L’objectif général du REEA est d’aider le Gouvernement ivoirien à assurer une
croissance soutenue du secteur agricole au travers, d’une part de la collecte
de données structurelles sur l’agriculture ivoirienne et, d’autre part de la
production de statistiques agricoles. Ces données serviront de base à la
réorganisation du monde rural et à l’optimisation des ressources.
Plus spécifiquement, le REEA vise à (i) mettre en place une base de sondage
multisectorielle,
(ii) renforcer les capacités techniques et opérationnelles des structures
1
INTRODUCTION
nationales en vue de la préparation et la réalisation des modules
complémentaires, (iii) améliorer la disponibilité des données sur l’agriculture
prise au sens large, (iv) améliorer l’accès aux données du recensement
agricole selon l’approche modulaire et celles des enquêtes spécifiques à
travers la plateforme CountrySTAT et (v) contribuer à la mise en place d’un
système permanent intégré de statistiques agricoles (SPISA).
1
INTRODUCTION
Le présent volume, deuxième de la série des publications sur le REEA 2015-
2016 est consacré à la synthèse des résultats des quatre modules du
recensement.
Ce volume est structuré en quatre (4) chapitres. Le premier chapitre présente
la Côte d’Ivoire à travers l’historique, la géographie, la population et
l’économie. Le deuxième aborde la méthodologie globale du REEA. Le
troisième présente la synthèse des résultats obtenus sur les quatre modules du
REEA. Le quatrième chapitre traite des outils d’archivage et de diffusion des
résultats du REEA.
Hayduk
©
FAO/Daniel
2
CHAPITRE I:
PRÉSENTATION
GÉNÉRALE DE LA
CÔTE D’IVOIRE
©FAO/Riccardo Gangale
PRÉSENTATION GÉNÉRALE DE LA CÔTE
D’IVOIRE
1.1. Historique
Depuis les indépendances, l’économie de la Côte d’Ivoire repose sur
l’agriculture. D’où cette célèbre phrase reprise par le premier Président de la
République de la Côte d’Ivoire Felix Houphouët BOIGNY, et qui est l’identité
économique même de la Côte d’Ivoire: «Le succès de ce pays repose sur
l’agriculture».
Le secteur agricole en Côte d’Ivoire a bénéficié de plusieurs projets
d’envergure en matière de renforcement des capacités, de diffusion des
informations, de gestion des connaissances et de planification.
Les politiques de développement du secteur agricole en Côte d’Ivoire ont connu trois
grandes phases à savoir :
Chapitre
• les réformes des années 1980;
• la phase de restructuration du secteur agricole à travers la politique
1
macro-économique de développement agricole sur la période 1992-2015;
• la mise en place de systèmes de suivi-évaluation des stratégies et des
programmes publics pour le pilotage du PNIA.
Dans sa volonté de devenir un pays émergent à l’horizon 2020, l’État de Côte
Chapitre
d’Ivoire a décidé de donner une nouvelle impulsion à sa politique de
développement, au travers de l’élaboration du Plan national de
2
développement (PND) 2012-2015. Cette nouvelle stratégie, fondée sur
l’investissement privé et public, vise à réduire de manière significative le taux
de pauvreté d’ici à 2015.
Chapitre
Pour un meilleur suivi-évaluation du PND plus spécifiquement le PNIA, la Côte
d’Ivoire a élaboré sa dernière Stratégie nationale de développement de la
3
statistique (SNDS 2012- 2015). En effet, la SNDS doit permettre de produire
les indicateurs nécessaires au suivi et à l’évaluation des politiques et
programmes de l’État, notamment le Plan national de développement (PND
2012-2015). Il s’est avéré nécessaire de l’actualiser et de l’aligner sur la période
de couverture de celui-ci, pour plus de cohérence et d’efficacité dans les
Chapitre
actions à entreprendre.
4
La SNDS s’aligne sur les règles de gestion axée sur les résultats. Les axes
stratégiques de cette SNDS 2012-2015 sont: (i) le renforcement du dispositif
institutionnel et de la coordination, (ii) l’accroissement de la capacité de
production des acteurs du SSN, (iii) l’amélioration de la production statistique
Annexe
et (iv) la promotion, la vulgarisation et l’utilisation des statistiques.
s
C’est dans ce contexte que le Gouvernement a jugé nécessaire de disposer
d’informations statistiques fiables et complètes sur la nature et la structure
des exploitations agricoles. En effet, depuis la réalisation des deux
recensements nationaux de l’agriculture de 1974 et de 2001, dont les
données sont obsolètes, la Côte d’Ivoire ne dispose plus d’informations
structurelles fiables sur le monde agricole et rural. Le Gouvernement a donc
jugé nécessaire d’organiser avec l’appui des partenaires au développement
(Union européenne et FAO) son troisième recensement de l’agriculture. Un
projet a donc été inscrit, à cet effet, au PNIA avec deux volets que sont le
recensement des exploitants et des exploitations agricoles (REEA), et
l’amélioration de la représentativité du monde rural.
Le REEA s’inscrit aussi dans le cadre de la “Stratégie mondiale
d’amélioration des statistiques agricoles et rurales” (Programme mondial
de recensement de l’agriculture 2010). Il contribuera à produire de manière
régulière un ensemble minimum de données de base sur le secteur agricole
(premier pilier de la stratégie mondiale) pour une bonne orientation des
5
PRÉSENTATION GÉNÉRALE DE LA CÔTE
D’IVOIRE
décisions en matière de planification agricole et de formulation de
politique de sécurité alimentaire. Cela permettra de répondre à la
demande croissante
6
PRÉSENTATION GÉNÉRALE DE LA CÔTE
D’IVOIRE
des décideurs politiques et des bailleurs de fonds en informations en vue de
maîtriser les problématiques liées à la réduction de la pauvreté dans son
ensemble et le développement durable en particulier.
1.2. Géographie
La Côte d’Ivoire, située dans la zone intertropicale, au bord du golfe de
Guinée, d’une superficie de 322 462 kilomètres carrés, est un pays
caractérisé par un relief peu élevé. Les terres sont constituées en majeure
partie de plateaux et de plaines. Les eaux couvrent environ 4 462 kilomètres
carrés, soit 1,38 % de la superficie totale.
Son territoire se trouve dans l’hémisphère nord, entre les 4°30’ et 10°30’ de
latitude Nord et entre les 2°30’ et 8°30’ de longitude Ouest. Le pays est
limité au sud par l’océan Atlantique sur 550 km, à l’Est par le Ghana sur 640
km, au nord par le Burkina Faso sur 490 km et le Mali sur 370 km, à l’ouest
par la Guinée sur 610 km et le Libéria sur 580 km.
Le pays est constitué de quatre zones agro écologiques (la zone guinéenne,
la zone soudanaise, la zone soudano-guinéenne 1 et la zone soudano
guinéenne 2). Il est également subdivisé en trois grandes zones écologiques
du sud au nord: forêt dense bordant les fleuves et forêt tropicale couvrant le
reste du bassin côtier, la savane (végétation dominante dans le pays), et la
zone soudanienne.
Le climat est à dominance chaud, humide et tempéré par les courants
Atlantiques. Le pays connaît en général des variations importantes de
température entre le nord et le sud en fonction des saisons. Les
températures oscillent autour de 28 °C en moyenne.
Le régime pluviométrique de la Côte d’Ivoire est bimodal (du littoral et du
sud-intérieur) ou unimodal (nord). Le centre à un régime pluviométrique de
transition; il est souvent bimodal ou unimodal selon les conditions
pluviométriques de l’année. D’une manière générale, il existe quatre saisons
dont deux sèches et deux pluvieuses. Les précipitations varient avec des
hauteurs moyennes de 950 mm au nord-est à 2 400 mm dans les extrêmes
sudouest et sudest, propices à une agriculture diversifiée 1.
Le réseau hydrographique est composé de quatre grands bassins que sont
la Comoé (1 160 km de long, 78 000 kilomètres carrés de surface), le fleuve
Bandama (1 050 km de long et 97 000 kilomètres carrés de surface)
prennent leur source au Burkina Faso, le Sassandra (650 km de long, 5 000
kilomètres carrés² de surface) et le Cavally (700 km de long, 28 800
kilomètres carrés avec 15 000 kilomètres carrés en territoire ivoirien) qui
prennent leur source en Guinée Conakry. A côté de ces grands bassins, la
Côte d’Ivoire compte une dizaine de petits bassins côtiers (Tano, Bia, Mé,
Boubo, Agnéby, Niouniourou, SanPedro, Néro, Méné, Tabou) et de sous-
bassins du Niger (la Bagoé et le Baoulé).
Les terres cultivables de la Côte d’Ivoire sont estimées à 17 millions
d’hectares, soit 53 % de la superficie totale du pays. Le potentiel en terres
irrigables est estimé à 430 685 hectares dont 56 560 hectares sont
aménagés et 32 484 hectares exploités. En outre, la Côte d’Ivoire compte
environ 350 000 hectares de plans d’eau intérieurs, 150 000 hectares de
lagune et une façade maritime de 550 km.
7
PRÉSENTATION GÉNÉRALE DE LA CÔTE
D’IVOIRE
Les conditions géographiques et climatiques, favorables à la production de
nombreuses variétés de cultures, font de la Côte d’Ivoire un pays à
d’énormes potentialités agricoles.
1 INS, Enquête Démographique de Santé, 2011-2012
8
PRÉSENTATION GÉNÉRALE DE LA CÔTE
D’IVOIRE
1.3. Population
Selon le recensement général de la population et de l’habitat (RGPH) 2014,
avec un taux de croissance annuel moyen de 2,6 % et une densité de 70,3
habitants/kilomètres carrés, la population totale est de 22 671 331 habitants,
dont 51,6 % d’hommes et 48,4 % de femmes. Le pays abrite environ 5,5
millions d’étrangers en 2014.
Selon les différents recensements de la population réalisés, la part de la
population rurale dans la population totale baisse progressivement avec des
proportions de 68,0 % en 1975; 60,9 % en 1988; 57,7 % en 1998 et 49,7 % en
2014. En 2014, la Côte d’Ivoire compte environs 4,17 millions de ménages. La
taille moyenne des ménages est estimée à 5,4 tandis que l’indice synthétique
de fécondité est de 5,02.
Chapitre
La croissance de la population reste marquée par deux phénomènes: (i)
1
l’urbanisation rapide passant de 32,0 % en 1975 à 50,3 % en 2014 et (ii) la
prédominance de la jeunesse dans la population. En effet, la population
nationale est constituée de 77,7 % de jeunes de moins de 35 ans et 41,5 %
de très jeunes de moins de 15 ans. La proportion des jeunes femmes (33,5
Chapitre
%) est plus importante que celle des jeunes hommes (29,0 %) pour la tranche
d’âge 2045 ans dénotant une certaine dépopulation du monde rural de sa
2
population active3.
En 2014, 63,1 % de la population ivoirienne est en âge de travailler dont 60,0 %
d’hommes. Le taux de chômage a baissé de 2 points passant de 8,7 % en 2012 à
Chapitre
6,7 % en 2014 (2,3 % en milieu rural)4. Par ailleurs, le taux d’alphabétisation
est seulement de 45,0 % (53,3 % pour les hommes et 36,3 % pour les
3
femmes).
Les huit principales villes que sont Abidjan (capitale économique), Yamoussoukro
(capitale politique) Bouaké, Daloa, Korhogo, San Pédro (abritant le deuxième port
du pays), Gagnoa et Man, contiennent plus de 27,1 % de la population
Chapitre
nationale.
4
1.4. Économie
L’évolution économique de la Côte d’Ivoire depuis son l’indépendance a été
Annexe
marquée par deux grandes périodes. La période 1960-1979 caractérisée par
s
une croissance économique soutenue, fondée sur les cultures de rente et une
paix sociale qui ont permis de poser les bases de l’infrastructure économique
et sociale. La période 1980-2011, avec l’effondrement de cours des produits
agricoles de rentes et la crise militaro-politique de 2002 à 2011 ont fragilisé
la cohésion sociale, ralenti le développement économique et augmenté la
pauvreté.
Après la sortie de crise, le Gouvernement ivoirien, s’appuyant sur la vision de
développement à long terme basée sur les sources de croissance
transversales et verticales et tirant les leçons des décennies passées, a
décidé de donner une nouvelle impulsion à sa politique de développement, à
travers l’élaboration du PND 2012-2015. Cette nouvelle stratégie s’appuie sur
un programme de redressement et de développement ambitieux et réaliste
fondé sur l’investissement privé et public. Elle vise également à ramener le
pays sur le sentier d’une croissance soutenue, inclusive et solidaire, pour
l’atteinte de l’émergente à l’horizon 2020.
9
PRÉSENTATION GÉNÉRALE DE LA CÔTE
D’IVOIRE
2 INS, Enquête Démographique de Santé, 2011-2012
3 RGPH 2014
4 AGEPE, Enquête Nationale sur la Situation de l’Emploi et du Travail des Enfants, 2014
1
0
PRÉSENTATION GÉNÉRALE DE LA CÔTE
D’IVOIRE
Le PND replace la planification stratégique et la Gestion axée sur les
résultats (GAR) au cœur de l’action publique et capitalise sur les acquis du
Document de stratégie de réduction de la pauvreté (DSRP), à travers la prise
en compte des défis nouveaux nés des différentes crises qu’a connues le pays
depuis trois décennies, des goulots d’étranglement pour l’atteinte des
Objectifs pour le développement durable (ODD), du Programme économique
et financier, du Programme présidentiel et des sources potentielles de
croissance du pays.
La contribution du secteur agricole à la formation du PIB a progressivement
régressé pour se situer, en 2016, à 22,5 % du PIB avec un secteur tertiaire en
forte croissance, impulsée par les nouvelles technologies de l’information et
de la communication.
Le rôle de l’agriculture dans l’économie ivoirienne n’est certes plus ce qu’il
était dans les années d’indépendance (1960 à 1999), où sa contribution
représentait le tiers du PIB et la moitié de l’emploi. Cependant, son poids
économique demeure toujours très important. Le PIB agricole, depuis les
années 2000, a toujours été supérieur au cinquième du PIB national et
occupe désormais environs au deuxtiers de la population active.
Avec la mise en œuvre des programmes de soutiens à l’activité agricole en 2010, le secteur
primaire renoue avec la croissance pour se situer à 24,5 % du PIB.
Entre 2011 et 20145, le secteur primaire représente en moyenne 22,5 % de la
richesse nationale. Dans cette part, l’agriculture contribue à elle seule à plus de
21 % du PIB (plus de 11 % pour l’agriculture vivrière et environ 10 % pour
l’agriculture d’exportation). L’élevage, la sylviculture et la pêche restent encore
des activités économiques secondaires. L’élevage représente 1,3 % du PIB, la
sylviculture 0,3 % et la pêche 0,1 %.
En 20156, le PIB nominal est estimé à 18 880 milliards de francs CFA (16 890,9
milliards de francs CFA en 2014) et le PIB/habitant se situe autour de 731 453
francs CFA. La structure de l’économie ivoirienne reste dominée par le secteur
agricole qui représente 21,1 % du PIB, emploie les deux tiers de la population
active et génère 66 % des recettes d’exportation.
Les cultures pérennes et annuelles d’exportation ont constitué et restent le
moteur du développement économique de la Côte d’Ivoire. La part moyenne
entre 2010 et 2015 des exportations des produits agricoles dans les
exportations totales est de 40 %.
Les principaux produits d’exportation sont le café, le cacao, le coton, le
caoutchouc, l’huile de palme, la noix de cajou, la noix de cola, la banane
dessert et l’ananas. La Côte d’Ivoire demeure le 1er producteur mondial de
cacao et de noix de cola, le 1er producteur africain de latex, de banane et le
1er exportateur mondial de noix de cajou.
La filière café-cacao a un poids très important dans l’économie ivoirienne. Elle
occupe environ 60 % des surfaces occupées par les cultures d’exportation;
fournit environ 40 % des revenus d’exportation et 70 % des revenus
agricoles. Elle contribue à environ 30 % des recettes fiscales de l’État.
Les ressources animales (bovins, ovins, caprins, porcins, volaille, lapins) et
halieutiques contribuent à l’amélioration des revenus et à la sécurité
alimentaire.
Le rôle de l’élevage dans la lutte contre la pauvreté et la faim mérite d’être
1
1
PRÉSENTATION GÉNÉRALE DE LA CÔTE
D’IVOIRE
renforcé, étant donné la sous-exploitation de ses potentialités. Le potentiel
productif en animaux intervient directement dans le processus de
transformation socio-économique et dans la sécurisation alimentaire et
nutritionnelle des populations à plusieurs égards. En effet,
5 INS, Comptes nationaux, 2014
6 MPMEF/DGE/DCPE, 2015
1
2
PRÉSENTATION GÉNÉRALE DE LA CÔTE
D’IVOIRE
l’élevage, en tant qu’activité de production, s’inscrit dans la même dynamique
de sortir ou d’éviter le cycle vicieux de la pauvreté qui touche en majorité les
populations rurales et de plus en plus celle des villes.
Les productions animales permettent non seulement d’améliorer le statut
nutritionnel des populations, mais aussi et surtout, procurent des revenus à
plusieurs franges des populations, à travers les échanges commerciaux.
Les autorités ivoiriennes ambitionnent faire de la Côte d’Ivoire un pays
émergent à l’horizon 2020. Pour atteindre cet objectif, l’État devra disposer
de statistiques actualisées et fiables sur l’ensemble des secteurs d’activité du
pays pour engager les réformes qui permettront de renforcer les politiques
de développement existantes notamment dans le secteur agricole.
Chapitre
1
Chapitre
2
Chapitre
3
Chapitre
4
Annexe
s
1
3
PRÉSENTATION GÉNÉRALE DE LA CÔTE
D’IVOIRE
Napolitano
©
FAO/Giulio
10
CHAPITRE 2:
MÉTHODOLOGIE
DU REEA
©FAO/Olivier Asselin
MÉTHODOLOGIE DU
REEA
2.1. Avantages, objectifs et résultats attendus du REEA
2.1.1. Avantages du REEA
La réalisation du REEA comporte de nombreux avantages dont les principaux
sont ci- dessous indiqués:
• la constitution d’une base de données agricole;
• la maîtrise de l’encadrement et du conseil agricole;
• la création de bases de données induites;
• la facilitation à la mise en œuvre de la loi du foncier.
La maîtrise de l’encadrement et du conseil agricole, la création de bases de
données induites ainsi que la facilitation à la mise en œuvre de la loi du
Chapitre
foncier sont des avantages qui ne peuvent être obtenus au cours de cette
phase du REEA.
1
2.1.2. Objectif général du REEA
L’objectif général du REEA est d’aider le Gouvernement ivoirien à assurer une
Chapitre
croissance soutenue du secteur agricole à travers la collecte de données
structurelles sur l’agriculture ivoirienne et la production de statistiques
2
agricoles qui serviront de base à la réorganisation du monde rural et à
l’optimisation des ressources.
2.1.3. Objectifs spécifiques du REEA
Chapitre
De façon spécifique, il s’agit de:
3
▶ mettre en place une base de sondage multisectorielle intégrée de collecte de
statistiques
agricoles à travers:
• la collecte de données au niveau national qui permettent d’identifier de façon
Chapitre
précise les
4
exploitants et leurs exploitations agricoles;
• la constitution d’un fichier des exploitants et des exploitations agricoles par
filière pour les
besoins de la réforme sur la représentativité des organisations professionnelles
agricoles;
Annexe
▶ renforcer les capacités techniques et opérationnelles des structures nationales en
s
vue de la
préparation et la réalisation des modules complémentaires qui permettront de:
• recueillir les données sur les exploitants, les exploitations et toutes les
activités connexes permettant d’avoir une connaissance approfondie du
secteur agricole;
• recueillir les données permettant d’actualiser sur l’ensemble du territoire
national les données liées aux structures agraires et au cheptel;
• fournir des informations sur la participation des femmes dans l’économie
rurale;
▶ améliorer la disponibilité des données sur l’agriculture prise au sens large
(productions végétale, animale et halieutique);
• améliorer l’accès aux données du recensement agricole selon l’approche
modulaire et celles
des enquêtes spécifiques à travers la plateforme CountrySTAT;
• contribuer à la mise en place d’un système permanent intégré de statistiques
agricoles (SPISA).
13
MÉTHODOLOGIE DU
REEA
L’atteinte de l’ensemble des objectifs nécessite la mise en œuvre des
modules complémentaires et des enquêtes annuelles. Toutefois, l’objectif
concernant la mise en place d’une base de sondage multisectorielle intégrée
de collecte de statistiques agricoles sera atteint au cours de cette phase du
REEA (module de base).
14
MÉTHODOLOGIE DU
REEA
2.1.4. Résultats attendus du REEA
Les résultats attendus sont les suivants:
• la base de sondage multisectorielle est disponible;
• les capacités techniques et opérationnelles des structures nationales sont
renforcées en vue de la préparation et la réalisation des modules
complémentaires;
• la disponibilité des données sur l’agriculture prise au sens large
(productions végétale, animale et halieutique) est améliorée;
• les données du recensement agricole selon l’approche modulaire et celles des
enquêtes
spécifiques sont disponibles sur la plateforme CountrySTAT;
• le système permanent intégré de statistiques agropastorales (SPISA) est mis en
place.
2.2. Principaux concepts et définitions7
Pour une bonne compréhension des statistiques issues des résultats du
recensement, il s’avère nécessaire de clarifier les concepts et définitions qui
ont été adoptés pour la collecte des données.
Volet administratif
• Zones de dénombrement (ZD):
la zone de dénombrement (ZD) est une aire géographique de dénombrement
qui compte
800 à 1 000 habitants en milieu rural et 1 000 à 1 500 habitants en milieu
urbain.
En zone rurale, une ZD peut correspondre à un village, à un morceau de
village ou à plusieurs villages selon les cas. En milieu urbain, la ZD
correspond en général à un ou plusieurs carrés (bloc de maisons).
Volet agricole
• Ménage:
le ménage est constitué d’un ensemble de personnes, apparentées ou non,
qui reconnaissent l’autorité d’un même individu appelé «chef de ménage»,
vivent sous le même toit, dans la même concession et dont les ressources
sont mises en commun en totalité ou en partie pour subvenir aux dépenses
courantes, prenant le plus souvent leurs repas en commun.
▶ Ménage agricole: c’est un ménage dans lequel au moins un membre exerce une
activité agricole au sens large (agriculture végétale, sylviculture, élevage,
aquaculture et pêche).
▶ Activités agricoles: sont considérés comme activités agricoles, toutes les activités
couvrant l’agriculture, l’élevage, la pêche, l’aquaculture et la sylviculture.
▶ Résident: sont considérés résidents: (i) les personnes présentes dans le ménage
depuis au moins six mois, (ii) les personnes absentes depuis moins de six mois
mais qui manifestent l’intention d’y revenir; (iii) et les personnes présentes depuis
moins de six mois mais manifestent
l’intention de s’y installer, y compris les élèves et étudiants.
▶ Exploitation agricole: une exploitation agricole est une unité économique de
production agricole (production végétale et animale) soumise à une direction
unique et comprenant
tous les animaux qui s’y trouvent et toute la terre utilisée entièrement ou en
15
MÉTHODOLOGIE DU
REEA
partie pour la production agricole, indépendamment du titre de possession, du
mode juridique ou de la taille.
7 Outre les concepts et définitions clés clarifiés dans cette section, il conviendra de se référer au manuel du
module de
base pour disposer de plus d’information sur l’ensemble des variables captées au cours du recensement.
16
MÉTHODOLOGIE DU
REEA
▶ Exploitant agricole ou Chef d’exploitation: personne physique ou personne morale
responsable de la marche de l’exploitation agricole et des grandes décisions
concernant l’utilisation des ressources qui a également la responsabilité technique
et financière de l’exploitation.
▶ Parcelle: une parcelle est une étendue de terre d’un seul tenant portant une seule
culture ou une association de cultures semées en partie à la même date.
▶ Irrigation: apport délibéré d’eau sur les terres pour améliorer la production des
pâturages ou des cultures.
▶ Pêche artisanale: capture, c’est-à-dire la chasse, la collecte et le ramassage
d’animaux aquatiques vivants (essentiellement des poissons, mollusques et
crustacés) et également le ramassage de plantes provenant des eaux marines,
côtières ou intérieures, propres à la consommation
humaine et à d’autres usages, soit à la main, soit de manière plus courante, à l’aide
de matériel
de pêche comme les filets, les lignes et les pièges fixes.
Chapitre
▶ Pêche continentale: pêche pratiquée sur les plans d’eau tels que les lacs, les fleuves,
les rivières,
1
etc.
▶ Pêche Maritime: pêche pratiquée sur les mers.
▶ Sylviculture: exploitation rationnelle des arbres forestiers (boisement,
reboisement, transplantation, coupe d’éclaircie et conservation des forêts et des
Chapitre
coupes).
▶ Aquaculture: élevage d’organismes aquacoles tels que poissons, crustacés,
2
mollusques et végétaux.
▶ Pisciculture: production des poissons notamment des poissons d’eau douce par
l’élevage.
▶ Bassin: un bassin aquacole est un ouvrage destiné à contenir de l’eau et des
Chapitre
poissons, généralement situé au-dessus du sol, typiquement caractérisé par un
échange d’eau important dans un environnement hautement contrôlé.
3
▶ Étang: petite étendue d’eau peu profonde (au plus 1 m 30), de forme
généralement carrée ou rectangulaire, construit par un aménagiste ou un
tâcheron, dont la superficie varie entre (400 m² et 1 000 m²) servant à l’élevage
des poissons.
Chapitre
2.3. Champ du REEA
4
Le REEA couvre l’ensemble du territoire national. L’opération a concerné le
milieu urbain et rural. Le champ thématique est le secteur primaire dans son
ensemble.
Annexe
s
2.4. Unités statistiques
Les unités statistiques sont:
Module Unités statistiques
Ménages agricoles;
Module de base
Exploitants
agricoles;
Exploitations
agricoles.
Module communautaire Villages ruraux
Module OPA/OPE Organisations professionnelles agricoles et/ou d’élevage
(OPA/OPE)
Module exploitations modernes Entreprises agricoles du secteur moderne
17
MÉTHODOLOGIE DU
REEA
2.5. Approche modulaire
L’exécution du REEA a été conduite selon l’approche modulaire tel que
recommandé par la FAO dans le Programme mondial du recensement de
l’agriculture (PMRA) 2010. Cette approche consiste à utiliser un module de
base et des modules complémentaires pour la mise en œuvre des enquêtes
annuelles entre deux recensements.
Pour le cas spécifique de la Côte d’Ivoire, la mise en œuvre du module de
base a été couplée avec un module communautaire, un module des
exploitations modernes et un module OPA/OPE.
Les données structurelles collectées dans le module de base du REEA seront
utilisées comme base de sondage pour les modules complémentaires.
2.6. Outils de collecte
Les outils de collecte utilisés dans le cadre du REEA sont:
• les fiches de dénombrement des ménages;
• les questionnaires Module de base, communautaire, OPA/OPE, exploitation
moderne;
• les manuels d’instructions des agents recenseurs, contrôleurs et superviseurs;
• les répertoires des OPA/OPE et des exploitations modernes;
• les tablettes des agents recenseurs;
• les notebooks des contrôleurs;
• les GPS.
2.7. Organisation de la collecte des données
2.7.1. Dispositif de terrain
Le personnel de terrain pour la mise en œuvre du REEA se compose de
fonctionnaires ou agents de l’état et de contractuels.
Le personnel fonctionnaire du REEA est constitué de 15 superviseurs
régionaux sélectionnés parmi les agents en service dans les Directions
régionales de l’agriculture et de 100 superviseurs départementaux issus des
Directions départementales du MINADER, du MIRAH, du MINEF et du
MINSEDD.
Le personnel contractuel du REEA est constitué de 15 superviseurs
informatiques, 500
agents contrôleurs, 2 500 agents enquêteurs et 18 chauffeurs contractuels.
2.7.2. Déploiement des équipes de collecte
En termes d’organisation du travail, une équipe composée d’un agent
contrôleur et de 5 agents recenseurs travaille dans une même zone de
dénombrement sur une période donnée. L’évolution de l’équipe s’est faite ZD
par ZD. Cette approche permet au contrôleur d’être plus apte à assister ses
agents dans la résolution des problèmes qui se posaient.
Le contrôleur en tant que chef d’équipe est chargé d’assurer, en liaison avec
le superviseur départemental, la planification des travaux de collecte dans sa
18
MÉTHODOLOGIE DU
REEA
zone de contrôle, en établissant le programme d’activité de l’équipe sur
l’entendue de la zone de travail.
19
MÉTHODOLOGIE DU
REEA
2.7.3. Collecte des données
Collecte des données du module de base
Le dénombrement vise à répertorier l’ensemble des ménages sur l’étendue du
territoire national. Dans la conduite des opérations de collecte du module
de base, l’équipe de collecte procède à un dénombrement exhaustif de
l’ensemble des ménages.
Ensuite l’agent contrôleur procède à l’assignation des ménages aux agents
enquêteurs sous sa responsabilité. L’agent enquêteur procède à
l’identification des ménages agricoles8, puis procède à l’interview des
ménages et exploitants agricoles au moyen du questionnaire module de
base selon la méthode «Entretien individuel assisté par ordinateur (Computer
assisted personal interview - CAPI)».
Chapitre
En dehors du CAPI, le Système de positionnement global (GPS) a aussi été utilisé
1
pendant la collecte des données du module de base du REEA pour trouver la
position géographique d’un ménage agricole par sa longitude et sa latitude. En
effet, l’agent enquêteur enregistre également les coordonnées
géographiques des ménages des exploitants. La collecte des coordonnées GPS
Chapitre
présente plusieurs avantages pour la préparation de la base de sondage du
recensement ou de l’échantillon-maître. Ce système permet aussi de géo-
2
référencer les exploitations et les terres dans les zones administratives.
Lors de la collecte des données sur le terrain, les contrôleurs et superviseurs
s’assurent de la présence effective des enquêteurs dans les ménages et en
Chapitre
même temps apportent des appuis techniques et administratifs aux
enquêteurs si nécessaire.
3
Collecte des données du module communautaire
La méthode utilisée a consisté à un focus group avec la chefferie. La collecte
des données du module communautaire a été réalisée à partir des notebooks
Chapitre
des contrôleurs. Les questions sont posées par l’agent contrôleur (assisté par
les agents enquêteurs) au chef de village et ses notables. Après une
4
concertation entre les membres de la chefferie, la réponse est donnée soit
par le chef, son secrétaire ou son porte-parole selon les cas de figure.
Le GPS a été également utilisé pendant la collecte des données du module
Annexe
communautaire pour le relevé des coordonnées géographiques des villages
ruraux.
s
Collecte des données du module OPA/OPE
La collecte des données auprès des organisations professionnelles agricoles.
(OPA/ OPE) s’est déroulée à trois 3 niveaux:
• au niveau des sièges des OPA/OPE pré-identifiées par les Directions
régionales des ministères parties prenantes du REEA. Le questionnaire
OPA/OPE a été administré par interview directe d’un responsable de la
structure;
• au niveau des communautés villageoises et des ménages pendant
l’administration du module de base et du module communautaire;
• au niveau des sources administratives (DOPA/MINADER, MIRAH).
Collecte des données du module exploitations modernes
Le répertoire des exploitations modernes a été établi à partir des données de
l’INS et des différentes Directions régionales des ministères parties
20
MÉTHODOLOGIE DU
REEA
prenantes du REEA. En outre, l’administration du module communautaire a
permis d’identifier de nouvelles exploitations modernes qui ont été ajouté à
la liste.
8 Un ménage agricole est un ménage dans lequel au moins un membre exerce une activité
agricole au sens large (agriculture, sylviculture, élevage, aquaculture, pêche).
21
MÉTHODOLOGIE DU
REEA
2.7.4. Transmission des données
Deux modes de transmission des données ont été adoptés dans le cadre du
REEA. Il s’agit de l’acheminement des données par internet via Dropbox et la
transmission physique (disque dur, clé USB et support papier).
Lors de la transmission des données, aucune concaténation n’était possible sur
le terrain. Cette tâche était exclusivement réservée aux superviseurs
informatiques basés au bureau central.
2.8. Contrôle qualité
Des dispositions techniques ont été prises, à différents niveaux, pour assurer la
qualité des données collectées sur le terrain. La première disposition consiste
à incorporer des contrôles de cohérence dans les masques de saisie relatifs
aux différents questionnaires afin de réduire au maximum les erreurs de
saisie des données, les aberrations, les incohérences et les données
incomplètes.
Deux programmes essentiels ont été conçus: programme de contrôle de
cohérence des données et programme de suivi des équipes.
Le programme de contrôle de cohérence et d’intégrité des données a été
exécuté par les contrôleurs, superviseurs informatiques et les informaticiens
basés au bureau central. Le second programme a permis de suivre la mobilité
des équipes sur le terrain.
2.9. Traitement et analyse des données
Le plan de traitement des données a porté sur les aspects suivants: (i) la
préparation du
matériel, (ii) l’apurement des fichiers, (iii) la validation des données et (iv) la
tabulation.
Cette étape a consisté à traiter l’ensemble des données du REEA en vue de fournir
tous les résultats et de permettre les analyses envisagées. Le traitement
informatique s’est fait au niveau central, à Abidjan, sur serveur et sur micro-
ordinateurs.
Le logiciel utilisé pour traiter les données du REEA est CSPro version 6.1.
La phase d’apurement est un processus itératif qui consiste au nettoyage de la
base de données et abouti à la constitution de fichiers propres. Il s’agit du
contrôle d’exhaustivité, de cohérence des données saisies et de correction
des données.
Le contrôle de saisie est un mécanisme qui est défini lors de la conception du
masque de saisie. Quant au contrôle de l’exhaustivité des réponses, il
consiste à identifier les variables non renseignées afin de les corriger. Le
contrôle des erreurs de cohérence des données saisies consiste à vérifier les
diverses occurrences pour s’assurer de leur exactitude. Ce travail consiste
par ailleurs à la détection des champs non renseignés. Il a été fait à tous les
niveaux de contrôle (agents enquêteurs, contrôleurs de terrain, superviseurs
informatique, superviseurs départementaux, superviseurs régionaux et
équipe du bureau central).
22
MÉTHODOLOGIE DU
REEA
La tabulation a été réalisée à partir des programmes de tabulation
réalisés sur la base des différents plans de tabulation conformément aux
objectifs du REEA. La tabulation est en fait l’édition des principaux
tableaux répondant aux objectifs de réalisation des travaux d’enquête.
Les plans de tabulation ont été réalisés par les statisticiens de la Direction
des statistiques, de la documentation et de l’informatique (DSDI) du MINADER,
avec la participation active de l’INS. Ces plans de tabulations ont été validés par
le Comité technique du REEA. Afin de s’assurer de la non distorsion des
données après apurement, la tabulation s’est faite sous CSPro sur les deux
versions de la base de données: brute et apurée.
L’analyse a permis de présenter et commenter les résultats du REEA. Les
données du REEA ont été analysées selon deux dans tous les volumes: niveau
national et niveau régional (au niveau de chacune des 31 régions et deux
districts).
Chapitre
1
Les travaux d’analyse des résultats du REEA ont été organisés et exécutés
entre les mois de mars et d’avril 2017 avec la participation de: (i) 41
membres du comité technique national du REEA, dont des représentants de
l’INS, de l’ANADER et de la SODEFOR; (ii) d’un consultant international en
Chapitre
traitement de données; (iii) d’un consultant international en analyse; (iv) d’un
consultant national en statistique agricole; (v) d’un consultant national en
2
genre; (vi) d’un consultant national en communication et (vii) d’un consultant
national en système d’information géographique.
Toutes les activités ont été coordonnées par (i) le Conseiller technique
principal du REEA,
Chapitre
(ii) le Coordonnateur national et (iii) son Adjoint.
3
Les contributions des différentes personnes qui ont pris part aux travaux
d’analyse des résultats du REEA figurent en annexe du présent document.
Chapitre
4
Annexe
s
1
9
MÉTHODOLOGIE DU
REEA
Hayduk
©
FAO/Daniel
20
CHAPITRE 3:
SYNTHÈSE DES
RÉSULTATS DU
REEA
©FAO/Daniel Hayduk
SYNTHÈSE DES RÉSULTATS DU
REEA
3.1. Résultats du module de base
Le module de base constitue le pilier du REEA. Au sens strict, il vise le
dénombrement de tous les exploitants et exploitations agricoles du pays en
vue de la réorganisation du monde agricole.
Cette partie est consacrée à la synthèse des résultats du module de base et
aborde (i) les caractéristiques sociodémographiques des ménages et
exploitants agricoles; (ii) la production végétale; (iii) la sylviculture; (iv)
l’élevage; (v) l’aquaculture et enfin (vi) la pêche artisanale.
Avant toute analyse, il convient de noter qu’un ménage (ou exploitant) peut
exercer simultanément sur plusieurs exploitations agricoles. Un ménage (ou
exploitant) pourra ainsi donc se retrouver dans plusieurs domaines
Chapitre
d’activités. Il pourra par exemple être comptabilisé à la fois parmi les
ménages (ou exploitants) pratiquant l’agriculture végétale et ceux pratiquant
1
l’aquaculture.
La classification d’un ménage (ou exploitant agricole) dans un domaine d’activité
n’est donc pas exclusive. Le ménage (ou exploitant agricole) est classé dans
un domaine d’activité indépendamment des autres activités qu’il peut
Chapitre
exercer.
2
3.1.1. Résultats globaux du module de base
Pour les statistiques sur les filières agricoles, six spéculations (cacao, café,
Chapitre
anacarde, hévéa, palmier à huile, canne à sucre) ont été retenues d’une part,
compte tenu de leurs importances pour l’économie de la Côte d’Ivoire, et
3
d’autre part du fait de la stabilité des paramètres statistiques sur ces
cultures (cultures permanentes) contrairement aux cultures annuelles où les
cultures ne sont pas en place de façon permanente.
Chapitre
4
Annexe
s
Nyakudjara
©
FAO/Believe
2
3
SYNTHÈSE DES RÉSULTATS DU
REEA
Le tableau 1 ci-dessous présente les principaux indicateurs portant sur les
ménages agricoles et les exploitants agricoles.
TABLEAU 1: PRINCIPAUX INDICATEURS DU MODULE DE BASE
Indicateurs clés
Nombre total de ménages agricoles 1 407 451
dont Nombre total de ménages agricoles ruraux 1 026 564
Taille moyenne des ménages agricoles 7,1
Taille moyenne des ménages agricoles ruraux 7,0
Nombre total d’exploitants agricoles 1 742 838
Proportion des exploitants vivant en milieu rural (en %) 73,1 %
Proportion de femmes exploitantes (en %) 21,8 %
Âge moyen des exploitants agricoles 43 ans
Nombre moyen de parcelles par exploitant 2,0
Nombre total d’exploitants de culture végétale 1 664 302
Nombre total d’exploitants de culture vivrière 1 246 634
Nombre total d’exploitants de cultures destinées à l’industrie ou à l’exportation 1 420 993
Nombre total d’exploitants pratiquant l’élevage 666 479
Nombre total d’exploitants aquacole 2 905
Nombre total d’exploitants sylvicole 12 469
Nombre total d’exploitants pratiquant la pêche 33 099
Source: Côte d’Ivoire, Recensement des exploitants et exploitations agricoles 2015-2016
3.1.2. Répartition géographique et par activité
des ménages agricoles
Un ménage agricole est un ménage dans lequel au moins un membre exerce
une activité agricole au sens large (agriculture, sylviculture, élevage,
aquaculture, pêche).
Analyse des ménages agricoles par région selon le milieu de résidence et la
taille
Il ressort du tableau 2 ci-dessous que la Côte d’Ivoire compte un effectif total
de 1 407 451 ménages agricoles dont 1 026 564 vivants en milieu rural et
380 887 en milieu urbain. Les ménages agricoles ruraux représentent 72,9 %
de l’ensemble des ménages agricoles du
24
SYNTHÈSE DES RÉSULTATS DU
REEA
pays contre 27,1 % pour les ménages agricoles en milieu urbain.
TABLEAU 2 : : RÉPARTITION DES MÉNAGES AGRICOLES PAR RÉGION SELON LE MILIEU DE
RÉSIDENCE ET LA TAILLE
Nombre de Ménages agricoles Taille moyenne des ménages
Régions administratives agricoles
Urbain Rural Total Urbain Rural Ensemble*
Total Côte d’Ivoire 380 887 1 026 564 1 407 451 7,4 7,0 7,1
Agnéby-Tiassa 12 791 31 788 44 579 6,7 6,5 6,5
Bafing 4 154 15 853 20 007 7,6 6,2 6,5
Bagoué 9 075 13 459 22 534 10,7 11,0 10,8
Bélier 7 477 27 967 35 444 7,0 6,4 6,5
Béré 6 199 22 494 28 693 8,6 8,8 8,7
Chapitre
Bounkani 5 085 16 615 21 700 7,5 7,9 7,8
1
Cavally 19 603 31 432 51 035 5,9 5,8 5,8
D. A. d’Abidjan 1 499 6 680 8 179 7,7 5,0 5,5
D. A. Yamoussokro 4 217 13 392 17 609 7,7 6,7 6,9
Folon 1 909 5 322 7 231 12,0 13,0 12,7
Chapitre
Gbèkê 13 875 41 542 55 417 8,1 6,6 7,0
2
Gbôklè 8 145 27 667 35 812 6,7 6,8 6,8
Gôh 18 006 49 859 67 865 7,6 6,8 7,1
Gontougo 17 325 53 958 71 283 5,7 5,6 5,6
Chapitre
Grands-Ponts 6 514 11 620 18 134 6,7 6,5 6,6
3
Guémon 19 467 59 836 79 303 7,0 6,8 6,9
Hambol 13 997 26 076 40 073 6,4 6,3 6,4
Haut-Sassandra 25 248 72 232 97 480 8,1 7,8 7,9
Iffou 6 561 21 101 27 662 7,0 6,6 6,7
Chapitre
Indénié-juablin 12 927 20 802 33 729 6,7 7,2 7,0
4
Kabadougou 5 807 9 229 15 036 10,0 10,4 10,2
Lôh-Djiboua 20 140 52 314 72 454 7,7 7,3 7,4
Marahoué 23 565 44 018 67 583 8,2 7,3 7,6
Annexe
Mé 15 920 22 021 37 941 6,8 6,1 6,4
s
Moronou 9 332 15 081 24 413 7,0 7,0 7,0
Nawa 14 894 60 978 75 872 7,2 7,6 7,6
N’zi 4 361 17 456 21 817 7,0 6,4 6,5
Poro 16 555 39 947 56 502 8,1 7,3 7,6
San-Pédro 11 207 51 649 62 856 6,9 7,0 7,0
Sud-Comoé 6 948 21 916 28 864 6,5 6,5 6,5
Tchologo 9 807 23 817 33 624 9,3 9,0 9,1
Tonkpi 22 660 83 809 106 469 6,4 5,5 5,7
Worodougou 5 617 14 634 20 251 9,1 8,1 8,4
Source : Côte d’Ivoire, Recensement des Exploitants et Exploitations Agricoles 2015-2016 Recensement des exploitants
et exploitations agricoles 2015-20164 / *Ensemble : Non cumulatif
25
SYNTHÈSE DES RÉSULTATS DU
REEA
La région du Tonkpi compte le plus grand nombre de ménages agricoles du
pays avec 106 469 ménages agricoles dont 83 809 ménages agricoles ruraux
et 22 660 ménages agricoles urbains. Les régions du Haut Sassandra, du
Guémon, de la Nawa, du Lôh Djiboua et du Gontougo dépasse chacun la barre
de 70 000 ménages agricoles. A contrario, le District autonome (D.A)
d’Abidjan et la région du Folon constituent les deux régions qui
enregistrent le plus faible nombre de ménages agricoles (moins de 8 500
ménages agricoles chacun).
La taille9 moyenne des ménages agricoles est estimée à 7,1. Les ménages
agricoles ruraux sont en général moins peuplés que les ménages agricoles
urbains. La taille moyenne des ménages agricoles ruraux est estimée à 7,0
(cf. tableau 2).
Les tailles moyennes des ménages agricoles de 12 régions sont
individuellement supérieures à la moyenne nationale. Leurs tailles oscillent
entre 7,4 et 12,7. Le top 3 des tailles moyennes des ménages agricoles par
région est constitué du Folon (12,7), de la Bagoué (10,8) et du Kabadougou
(10,2).
Quatre régions ont les plus faibles tailles moyennes de ménages agricoles
avoisinant la taille10 moyenne des ménages en Côte d’Ivoire. Ces régions sont: le
Cavally (5,8), le Tonpki (5,7), le Gontougo (5,6) et le D.A. d’Abidjan (5,5).
Analyse des ménages agricoles selon l’activité
Le principal fait qui ressort des résultats est que, sur 1 407 451 ménages
agricoles que compte la Côte d’Ivoire, la production végétale est l’activité la
plus pratiquée par les ménages agricoles (1 355 277 ménages), suivie de
l’élevage (624 546 ménages) puis la
pêche (30 369 ménages). La sylviculture est pratiquée par 12 142 ménages
agricoles tandis que l’aquaculture est exercée par 2 294 ménages (cf.
graphique 1).
GRAPHIQUE 1:
RÉPARTITION DES 1 400
000
MÉNAGES 1 355
AGRICOLES SELON 1 200 000 277
L’ACTIVITÉ
1 000
Source: Côte d’Ivoire, 000
Recensement des
exploitants et 800
exploitations agricoles
600
*Un exploitant peut 000 624
pratiquer 546
simultanément 400
plusieurs activités 000
200
000
12 2 30
142 294 369
0
Agriculture Elevag Sylviculture Aquaculture Pêch
végétale
e e
3.1.3. Caractéristiques des exploitants agricoles
Un exploitant agricole est une personne physique ou personne morale
responsable de la marche de l’exploitation agricole et des grandes décisions
concernant l’utilisation des ressources qui a également la responsabilité
26
SYNTHÈSE DES RÉSULTATS DU
REEA
technique et financière de l’exploitation.
L’exploitant agricole est aussi appelé chef d’exploitation.
9 REEA 2015-2016: La taille moyenne des ménages agricoles est de 7,1
10 RGPH 2014: La taille moyenne des ménages est de 5,4
27
SYNTHÈSE DES RÉSULTATS DU
REEA
Analyse des exploitants selon le sexe et le type d’activité
Il ressort du tableau 3 ci-dessous que la Côte d’Ivoire compte 1 742 838
exploitants agricoles ou chefs d’exploitation dont 1 363 180 hommes (78,2
%) et 379 658 femmes
(21,8 %).
La production végétale est pratiquée par 1 664 302 exploitants agricoles,
soit 95,5 % de l’ensemble des exploitants. Parmi ces 1 664 302 chefs
d’exploitation, l’on dénombre 362 916 femmes, soit 21,8 % des exploitants
de la production végétale.
L’élevage, deuxième activité du secteur primaire rassemble 666 479
exploitants, soit 38,2 % de l’ensemble des exploitants. Les femmes évoluant
dans cette activité, au nombre de 92 308, représentent 13,9 % de l’ensemble
Chapitre
des exploitants pratiquant l’élevage.
1
La sylviculture rassemble 12 469 exploitants, soit 0,7 % de l’ensemble des
exploitants agricoles. Les femmes évoluant dans ce secteur d’activité, au
nombre de 1 090, représentent 8,7 % des sylviculteurs.
La pêche artisanale est pratiquée par 33 099 exploitants, soit 1,9 % de
Chapitre
l’ensemble des exploitants agricoles du pays. Cette activité est
2
majoritairement exercée par les hommes qui représentent 90,5 % de l’effectif
des pêcheurs en Côte d’Ivoire. Les femmes qui exercent dans la pêche
artisanale sont au nombre de 3 133, soit 9,5 % des pêcheurs.
Chapitre
L’aquaculture est l’activité qui a le plus faible nombre d’exploitants. Au total,
l’on dénombre
3
2 905 aquaculteurs, dont 577 femmes (19,9 %).
TABLEAU 3: RÉPARTITION DES EXPLOITANTS PAR ACTIVITÉ AGRICOLE SELON LE SEXE
Sexe de l’exploitant
Activité agricole
Chapitre
Masculin Féminin Total
Production végétale 1 301 386 362 916 1 664 302
4
Élevage 574 171 92 308 666 479
Sylviculture 11 379 1 090 12 469
Pêche artisanale 29 966 3 133 33 099
Annexe
Aquaculture 2 328 577 2 905
s
Ensemble Côte d’Ivoire* 1 363 180 379 658 1 742 838
Source: Côte d’Ivoire, Recensement des exploitants et exploitations agricoles 2015-2016 / *Ensemble: Non
cumulatif
Analyse des exploitants selon le groupe d’âge, le sexe et le type d’activité
Le graphique 2 ci-dessous fait une analyse multivariée des groupes d’âge et le
sexe des 1 742 838 exploitants agricoles repartis par secteur d’activité.
L’analyse porte sur 1 664 302 exploitants de la production végétale (95,5 %),
666 479 exploitants de la pêche (38,2 %), 12 469 exploitants sylvicoles (0,7
%), 33 099 exploitants pratiquant la pêche artisanale et
2 905 exploitants aquaculteurs (2,1 %).
Les pyramides d’âge montrent que la structure d’âge est la même aussi bien
chez les hommes que chez les femmes pour toutes les activités avec une
forte représentativité interne pour le groupe d’âge 36-40 ans où plus de 14 %
des exploitants sont concentrés en dehors de l’aquaculture (12,8 %). Les
28
SYNTHÈSE DES RÉSULTATS DU
REEA
jeunes femmes dont l’âge varie entre 16 et 20 ans sont quasi absentes dans
l’élevage, la pêche et l’aquaculture.
29
SYNTHÈSE DES RÉSULTATS DU
REEA
GRAPHIQUE 2: PYRAMIDE DES ÂGES DES EXPLOITANTS AGRICOLES SELON
L’ACTIVITÉ AGRICOLE PRATIQUÉE
AGRICULTURE
VÉGÉTALE + de 65
ans 61-
Source: Côte d’Ivoire, 65 ans
Recensement des
exploitants et 56-60 ans
exploitations agricoles 51-55 ans
2015-2016 46-50 ans
Tranche
d’âge 41-45 ans
36-40 ans
31-35 ans
26-30 ans
21-25 ans
16-20 ans
HOMMES 20 15 10 5 0 5 10 15 20
FEMMES
Proportion des exploitants (%)
SYLVICULTUR
E + de 65
ans 61-
65 ans
56-60
ans
51-55 ans
46-50
ans
Tranche
41-45 ans
d’âge
36-40
ans
31-35 ans
26-30
ans
21-25 ans
16-20 ans
20 15 10 5 0 5 10 15 20
Proportion des exploitants (%)
ÉLEVAG
E + de 65
ans 61-
65 ans
56-60
ans
51-55 ans
46-50
ans
Tranche
41-45 ans
d’âge
36-40
ans
31-35 ans
26-30
ans
21-25 ans
16-20 ans
20 15 10 5 0 5 10 15 20
Proportion des exploitants (%)
30
SYNTHÈSE DES RÉSULTATS DU
REEA
PÊCHE ARTISANALE
+ de 65 ans
61-65 ans
56-60 ans
51-55 ans
46-50 ans
Tranche
41-45 ans
d’âge
36-40 ans
31-35 ans
26-30 ans
21-25 ans
16-20 ans
20 15 10 5 0 5 10 15 20
Chapitre
Proportion des exploitants (%)
AQUACULTEU
1
RS + de 65
ans 61-
65 ans
56-60
ans
Chapitre
51-55 ans
46-50
2
ans
Tranche
41-45 ans
d’âge
36-40
ans
31-35 ans
Chapitre
26-30
ans
3
21-25 ans
16-20 ans
20 15 10 5 0 5 10 15 20
Proportion des exploitants (%)
Chapitre
4
Les résultats du tableau 4 montrent que 1 664 302 exploitants pratiquent
l’agriculture végétale et représentent 95,5 % de l’ensemble des chefs
d’exploitation. 74,9 % d’entre eux (1 246 634) pratiquent les cultures
vivrières et 85,4 % (1 420 993) les cultures destinées à l’industrie ou à
l’exportation.
Annexe
s
TABLEAU 4: RÉPARTITION DES EXPLOITANTS PAR GROUPE DE CULTURE VÉGÉTALE
SELON LE SEXE
Effectif des exploitants
Groupes de cultures végétales
M F Total
ENSEMBLE CÔTE D’IVOIRE 1 301 386 362 916 1 664 302
Cultures vivrières* 943 587 303 047 1 246 634
Cultures destinées à l’exportation ou à l’industrie* 1 186 444 234 549 1 420 993
Source: Côte d’Ivoire, Recensement des exploitants et exploitations agricoles 2015-2016 / *Non exclusif
Le tableau 5 présente la répartition des chefs d’exploitation (ou exploitants)
de cultures destinées à l’industrie ou à l’exportation selon le sexe. Parmi les
exploitants de cultures destinées à l’industrie ou à l’exportation, ceux qui
pratiquent la culture de cacao sont les plus nombreux (843 798) suivi des
exploitants d’anacarde (410 240), de café (223 011),
d’hévéa (162 258), de palmier à huile (125 992) et de canne à sucre (5 971).
31
SYNTHÈSE DES RÉSULTATS DU
REEA
L’analyse selon le genre laisse entrevoir que les femmes sont plus
représentées au niveau de la culture de l’anacarde avec une proportion de
19,3 % des exploitantes d’agriculture végétale qui pratiquent cette
spéculation.
TABLEAU 5: RÉPARTITION DES EXPLOITANTS DE CULTURE DESTINÉE À L’INDUSTRIE OU À
L’EXPORTATION SELON LE SEXE
Effectif des exploitants
Spéculations
Masculin Féminin Total
Anacarde 340 254 69 986 410 240
Cacao 784 102 59 696 843 798
Café 208 815 14 196 223 011
Hévéa 151 871 10 387 162 258
Palmier à huile 117 156 8 836 125 992
Canne à sucre 5 061 910 5 971
Source: Côte d’Ivoire, Recensement des exploitants et exploitations agricoles 2015-2016
3.1.4. Caractéristiques des parcelles
La répartition des parcelles de cultures végétales par type de culture selon le
sexe de l’exploitant est indiquée dans le tableau 6. L’on note 3 331 653
parcelles de cultures végétales dont 58,6 % pour les cultures vivrières. En outre,
63,2 % des parcelles de cultures végétales abritent des cultures destinées à
l’industrie ou à l’exportation. Cette situation montre que bon nombre de
parcelles sont des parcelles en cultures associées.
TABLEAU 6: RÉPARTITION DES PARCELLES DE CULTURES VÉGÉTALES PAR TYPE DE
CULTURE SELON LE SEXE DE L’EXPLOITANT
Effectifs des parcelles
Types de cultures végétales
Masculin Féminin Total
RÉPUBLIQUE DE CÔTE D’IVOIRE 2 720 271 611 382 3 331 653
Cultures d’export uniquement 1 193 572 187 058 1 380 630
Cultures vivrières uniquement 909 945 315 715 1 225 660
Cultures vivrières et d’exportation 616 754 108 609 725 363
Source: Côte d’Ivoire, Recensement des exploitants et exploitations agricoles 2015-2016
Avant toute analyse, il convient de mentionner que les données sur les
superficies dans cette étape du Recensement des exploitants et
exploitations agricoles (REEA) ont été obtenues par déclaration.
Durant la phase de mise en œuvre des modules complémentaires, les
parcelles seront mesurées à l’aide des instruments de mesure pour disposer
d’informations plus objectives.
En outre, les superficies des parcelles en association avec d’autres cultures
(superficie de présence) doivent être converties pour obtenir les superficies
de production en faisant un rapprochement des données sur les densités
normales et les densités des cultures sur les parcelles. Brièvement, les
superficies des parcelles en association seront examinées minutieusement
avec toute la rigueur statistique durant la phase des modules
32
SYNTHÈSE DES RÉSULTATS DU
complémentaires qui intègreREEA
les poses de Carrés de densité et de rendement
(CDR).
33
SYNTHÈSE DES RÉSULTATS DU
REEA
Il ressort de l’analyse des données du tableau 7 que la superficie totale des
parcelles de cacao est de 3 254 911 hectares dont 1 411 426 hectares en
culture pure, de 710 016 hectares pour la culture du café dont 175 318
hectares en culture pure et de 1 649 808 hectares pour l’anacarde dont 1
298 755 hectares en culture pure. L’hévéa, le palmier à huile et la canne à
sucre ont respectivement 511 075 hectares dont 457 946 hectares en culture
pure, 180 514 hectares dont 167 165 en culture pure et 16 213 hectares dont
1 445 hectares en culture pure.
En rapprochant les statistiques sur les superficies et les exploitants, parmi les
six spéculations retenues, l’anacarde est celle qui a la superficie moyenne
par exploitant la plus élevée avec 7,4 hectares.
La superficie moyenne par exploitant est de 3,9 hectares pour le cacao, de
3,1 hectares pour l’hévéa, de 1,9 hectares pour le palmier à huile, de 2,2
Chapitre
hectares pour le café et de 2,7 hectare pour la canne à sucre.
1
TABLEAU 7: SUPERFICIE EN HECTARE DES PARCELLES PAR CULTURE DESTINÉE À
L’INDUSTRIE OU À L’EXPORTATION SELON LE SEXE DE L’EXPLOITANT
Parcelles en culture Parcelles en culture pure Ensemble
Cultures associée
Chapitre
M F T M F T M F T
Cacao 1 753 214 90 271 1 843 485 1 338 836 72 590 1 411 426 3 092 050 162 861 3 254 911
2
Anacarde 324 037 27 016 351 053 1 193 844 104 911 1 298 755 1 517 881 131 927 1 649 808
Café 513 887 20 811 534 698 165 052 10 266 175 318 678 939 31 077 710 016
Hévéa 50 031
Chapitre
3 098 53 129 435 832 22 114 457 946 485 863 25 212 511 075
à
Palmier 12 569 780 13 349 158 615 8 550 167 165 171 184 9 330 180 514
3
huile
à
sucre
Canne 14 372 396 14 768 1 354 91 1 445 15 726 487 16 213
Source: Côte d’Ivoire, Recensement des exploitants et exploitations agricoles 2015-2016
Chapitre
3.1.5. Pêche artisanale
4
Le tableau 8 ci-dessous indique que l’activité de la pêche en Côte d’Ivoire
compte 33 099 exploitants dont 29 966 hommes (90,5 %)et 3 133 femmes
(9,5 %). Les régions de Tonpki, des Grands-Ponts et du Sud-Comoé comptent
plus d’un tiers des pêcheurs de la Côte d’Ivoire. Dans les régions du
Annexe
Kabadougou, du Folon et du Poro, 25 % au moins des pêcheurs sont des
s
femmes.
34
SYNTHÈSE DES RÉSULTATS DU
REEA
TABLEAU 8: RÉPARTITION DES EXPLOITANTS PRATIQUANT LA PÊCHE PAR RÉGION
SELON LE SEXE
Nombre d’exploitants
Régions administratives
Masculin Féminin Total
Total Côte d’Ivoire 29 966 3 133 33 099
Agnéby-Tiassa 907 10 917
Bafing 182 14 196
Bagoué 495 86 581
Bélier 839 3 842
Béré 193 1 194
Bounkani 38 - 38
Cavally 371 100 471
D. A. d’Abidjan 571 17 588
D. A. de Yamoussoukro 297 7 304
Folon 429 158 587
Gbèkê 1 004 18 1 022
Gbôklè 1 352 53 1 405
Gôh 969 157 1 126
Gontougo 90 - 90
Grands-Ponts 2 985 48 3 033
Guémon 1 233 92 1 325
Hambol 323 7 330
Haut-Sassandra 1 780 418 2 198
Iffou 151 1 152
Indénié-Djuablin 291 7 298
Kabadougou 149 92 241
Lôh-Djiboua 959 76 1 035
Marahoué 783 24 807
Mé 412 10 422
Moronou 52 1 53
Nawa 1 283 94 1 377
N’zi 358 3 361
Poro 291 97 388
San-Pedro 2 063 55 2 118
Sud-Comoé 2 995 21 3 016
Tchologo 366 2 368
Tonkpi 5 632 1 456 7 088
Worodougou 123 5 128
Source: Côte d’Ivoire, Recensement des exploitants et exploitations agricoles 2015-2016
3.1.6. Aquaculture
Un aperçu du tableau 9 ci-dessous révèle qu’en Côte d’Ivoire, le titre
d’occupation des bassins/étangs aquacoles est en majeure partie coutumier
suivi de la concession définitive avec respectivement 2 081 (41,5 %) et 1 969
(39,4 %) titres d’occupation.
Dans une moindre mesure, la concession provisoire, l’occupation sans
autorisation et le certificat foncier ont des proportions respectives de 10,3 %;
3,4 % et 2,5 % des bassins/ étangs aquacoles.
35
SYNTHÈSE DES RÉSULTATS DU
REEA
TABLEAU 9: RÉPARTITION DES BASSINS/ÉTANGS AQUACOLES PAR TITRE D’OCCUPATION
SELON LE SEXE DE L’EXPLOITANT
Nombre de bassin/étangs
Titre d’occupation
Masculin Féminin Total
Total Côte d’Ivoire 4 788 214 5 002
Coutumier 1 966 115 2 081
Concession définitive 1 913 56 1 969
Concession provisoire 498 20 518
Sans autorisation 160 10 170
Certificat foncier 123 3 126
Titre foncier 73 6 79
Contrat de location 55 4 59
Chapitre
Source: Côte d’Ivoire, Recensement des exploitants et exploitations agricoles 2015-2016
1
3.1.7. Sylviculture
Le tableau 10 ci-dessous présente la répartition des parcelles sylvicoles selon
le mode de faire valoir et le sexe de l’exploitant. On note que les sylviculteurs
Chapitre
de sexe masculin (90,7 %) ont plus de parcelles que ceux de sexe féminin
(9,3 %).
2
Il faut noter que le mode de faire valoir le plus répandu est le faire-valoir
direct (97,2 %). Le métayage, le fermage, le prêt et tout autre mode de faire
valoir dans la sylviculture ne sont pratiqués que sur 2,8 % des parcelles
Chapitre
sylvicoles.
3
TABLEAU 10: RÉPARTITION DES PARCELLES SYLVICOLES SELON LE MODE DE FAIRE
VALOIR ET LE SEXE
Nombre de parcelles sylvicoles
Mode de faire-valoir
Masculin Féminin Total
Chapitre
République de Côte d’Ivoire 11 415 1 173 12 588
4
Direct 11 096 1 142 12 237
Métayage 176 23 199
Fermage 44 3 47
Prêt 47 1 48
Annexe
Autres 52 4 56
s
Source: Côte d’Ivoire, Recensement des exploitants et exploitations agricoles 2015-2016
3.2. Résultats du module communautaire
Le module communautaire du Recensement des exploitants et exploitations
agricoles (REEA) 2015-2016 vise à fournir les renseignements sur les
communautés villageoises rurales. Il a été conduit dans les villages de la Côte
d’Ivoire situés principalement en zone rurale afin de les caractériser par
rapport aux besoins des communautés en matière d’éducation et de
formation, de santé, d’amélioration des conditions de production, etc.
36
SYNTHÈSE DES RÉSULTATS DU
REEA
3 .2.1. Indicateurs globaux du module communautaire
L e tableau 11 ci-dessous présente les principaux indicateurs clés du
cmodule
ommunautaire.
TABLEAU 11: PRINCIPAUX INDICATEURS DU MODULE COMMUNAUTAIRE
Indicateurs clés Effectif en %
villages ruraux enquêtés 5 767
villages situés à 10 km et plus du chef-lieu de la Sous-préfecture 3 030 52,5
villages ruraux accessibles par route non bitumée ou piste 4 565 79,2
villages ruraux disposant d’au moins d’une infrastructure vétérinaire 646 11,2
ruraux disposant d’au moins une unité de transformation de produits 9,2
villages 530
agricoles
villages ruraux disposant de forêts sacrées 3 258 56,5
villages ruraux disposant de bois communautaires 551 9,6
villages ruraux disposant de terres réservées aux pâturages 264 4,6
villages ruraux disposant d’au moins une unité de conservation et de
stockage de produits agricoles
582 10,1
villages ruraux disposant d’un comité villageois de gestion du foncier rural 836 14,5
Source: Côte d’Ivoire, Recensement des exploitants et exploitations agricoles 2015-2016
3.2.2. Caractéristiques des villages ruraux
Type de villages ruraux
Sur la base des données collectées dans le cadre du REEA, les villages ruraux
à un seul tenant concernent 2 829 sur l’ensemble des villages ruraux, soit
49,1 %. Les villages avec campements, en deuxième position, concentrent 2
670 sur l’ensemble (46,3 %). La part des regroupements de villages est de
4,6 %.
GRAPHIQUE 3:
RÉPARTITION DES
VILLAGES RURAUX
SELON LE TYPE
Source : Côte d’Ivoire, Recensement
des Exploitants et Exploitations
49,1%
Agricoles 2015-2016
villages ruraux
à un seul 4,6%
tenant;
regroupement
de villages
ruraux;
46,3%
villages ruraux
avec
campements;
Localisation des villages ruraux par rapport à la sous-préfecture d’appartenance
La répartition des villages selon la distance par rapport à leur chef-lieu de
sous-préfecture d’appartenance montre que 47,5 % des villages ruraux se
situent à moins de 10 Km de leur sous-préfecture d’appartenance contre 52,5
% se situant au-delà.
37
SYNTHÈSE DES RÉSULTATS DU
REEA
Principales voies d’accès
Sur 5 767 villages ruraux, 4 565 sont principalement accessibles par route
non bitumée ou piste (79,2 %). Aussi, 2,4 % des villages ruraux sont
principalement accessibles soit par des sentiers (1,9 %) ou par voie ferroviaire
ou fluviale (0,5 %).
Possession de ressources naturelles
Plus de la moitié des villages ruraux (56,5 %) disposent de forêts sacrées. Les
terres en friches (jachère) sont dans 41,0 % des villages ruraux.
3.2.3. Infrastructures de base
Le recensement a porté sur certaines infrastructures de bases disponibles dans
Chapitre
les villages ruraux dont l’existence de sources d’approvisionnement en eau et
en énergie.
1
Sources d’approvisionnement en eau
Au niveau national, sur 5 767 villages ruraux enquêtés, 3 873 villages
disposent de pompes villageoises (67,2 %) et 1 087 villages ruraux où sont
Chapitre
installés des HVA (18,8 %). Par ailleurs, 59,1 % des villages ruraux utilisent
également l’eau de puits comme source d’approvisionnement.
2
GRAPHIQUE 4: RÉPARTITION
DES VILLAGES RURAUX SELON 70%
Chapitre
LA SOURCE 67,8% 59,1%
D’APPROVISIONNEMENT EN 60%
3
EAU
50%
Source: Côte d’Ivoire, Recensement des
exploitants et exploitations agricoles 40%
Chapitre
30%
18,8%
4
20%
10%
0%
Annexe
Pompes HVA Eau de
villageoises
puits
s
Sur l’ensemble des 5 767 villages ruraux enquêtés, un peu plus de la moitié
(50,1 %) ont indiqué avoir la pompe villageoise comme principale source
d’approvisionnement en eau. L’eau de puits est la principale source
d’approvisionnement en eau dans 15,7 % des villages ruraux. Seulement
12,7 % des villages ruraux utilisent principalement l’eau de SODECI comme
principale source d’approvisionnement en eau.
Sources d’alimentation en énergie électrique
La répartition des villages ruraux selon l’accès à l’électricité montre que 2
769 (48,0 %) villages ruraux sont électrifiés contre 2 998 (52,0 %) villages
non électrifiés. Sur 2 769 villages électrifiés, il en ressort que 95,1 % des
villages bénéficient du réseau CIE. L’énergie solaire est utilisée dans 14,7 % des
villages et seulement 5,3 % des villages disposent d’un groupe électrogène
privé/communautaire.
38
SYNTHÈSE DES RÉSULTATS DU
REEA
GRAPHIQUE 5: RÉPARTITION 100%
DES VILLAGES RURAUX SELON 95,1%
90%
LES SOURCES D’ALIMENTATION
EN ÉNERGIE ÉLECTRIQUE 80%
70%
Source: Côte d’Ivoire, Recensement des
exploitants et exploitations agricoles 60%
2015-2016
50%
40%
30%
20%
14,7%
10%
5,3%
0%
réseau CIE énergie groupe electrogène
solaire privé /
communaitaire
Infrastructures scolaires
▶ Ecole primaire
En zone rurale, 78,8 % des villages disposent d’écoles primaires. Par ailleurs,
17,4 % des villages ruraux sont situés à moins de 10 km d’une école primaire
et seulement 3,8 % sont situés au-delà.
▶ Collège ou lycée
Au niveau national, seulement 5,6 % des villages ruraux disposent de collège
ou lycée. Plus de la moitié des villages (64,5 %) sont distants de 10 km et
plus d’un collège ou lycée.
3.2.4. Infrastructures sanitaires et vétérinaires
Il ressort de l’analyse des données que 80,4 % des villages enquêtés
disposent d’au moins un établissement sanitaire de premier contact (ESPC)
ou sont situés à moins de 5 km d’au moins une infrastructure sanitaire (ESPC,
Clinique ou Hôpital).
Sur l’ensemble des 5 767 villages ruraux enquêtés, seulement 646 disposent
d’infrastructures vétérinaires (11,2 %). 356 villages ruraux disposent de
services vétérinaires publics (6,2 %); 316 villages disposent de services
vétérinaires privés (5,5 %); 84 villages disposent de pharmacies vétérinaire
(1,5 %).
GRAPHIQUE 6: 100%
RÉPARTITION 90%
DES VILLAGES 80,40
80% %
RURAUX SELON
LES 70%
INFRASTRUCTURE 60%
S SANITAIRES ET
50%
VÉTÉRINAIRES
40%
Source: Côte d’Ivoire,
Recensement des 30%
exploitants et 20%
exploitations agricoles 11,20%
10%
5,50%
6,20% 1,50%
0%
ESPC situé dans insfrastructures service service pharmacies
le village ou à vétérinaires vétérinaire vétérinaires
39vétérinaires moins de 5km
publlics
s privés
SYNTHÈSE DES RÉSULTATS DU
REEA
3.2.5. Infrastructures agricoles et services de soutien à
l’agriculture
Unités de commercialisation de produits agricoles/marchés
Concernant les unités de commercialisation de produits agricoles, il
ressort que sur 5 767 villages ruraux, 80,1 % en disposent. 27,2 % de
villages ruraux disposent d’unités de commercialisation de produits
halieutiques. Les unités de commercialisation de produits d’élevage existent
dans 22,2 % des villages ruraux tandis que les unités de commercialisation
du bois le sont dans 16,0 % des villages.
Unités de conservation et de stockage de produits agricoles
Au niveau national, 10,9 % des villages ruraux disposent au moins d’une
Chapitre
unité de conservation et de stockage de produits agricoles ou de pêche
contre 89,1 % des villages qui n’en disposent pas.
1
Autres infrastructures et services de soutien à l’agriculture et à l’élevage
Les autres infrastructures et services de soutien à l’agriculture et à l’élevage
concernent les infrastructures d’irrigation, d’unités d’entretien du matériel
Chapitre
agricole, de couloirs de passage de bovins, de services de conseil agricole et
2
de magasins de produits phytosanitaires. Au niveau national, des services de
conseil agricole existent dans 47,4 % des villages ruraux; 16,7 % des villages
ruraux disposent de magasins de produits phytosanitaires.
Chapitre
3.2.6. Principales difficultés par domaine d’activité agricole
3
Difficultés liées à la production végétale
Les principales difficultés rencontrées dans ce secteur au sein des villages
ruraux se résument en cinq points :
• les maladies de culture rencontrées dans 86,4 % des villages ruraux;
Chapitre
• les dégâts des déprédateurs rencontrés dans 82,2 % des villages ruraux;
4
• la sécheresse rencontrée dans 82,2 % des villages ruraux;
• le manque de pluie rencontrée dans 81,1 % des villages
ruraux;l’absence de financement rencontré dans 81,1 % des villages
ruraux.
Annexe
Difficultés liées à l’élevage
s
Parmi les principales difficultés liées à l’élevage évoquées par les villages ruraux,
l’on note :
• l’absence de financement évoquée par 4375 villages (75,9 %);
• le vol d’animaux par 4 071 villages (70,6 %);
• l’accès difficile aux produits vétérinaires par 3 871 villages (67,1 %);
• les prédateurs par 3 861 villages (66,9 %);
• l’insuffisance/manque d’aliments de bétail évoqués par 3 633 villages (63,0 %);
• les épizooties évoquées par 3 303 villages (57,3 %);
• les conflits avec les agriculteurs par 3 198 villages (55,5 %);
• la baisse considérable des prix aux producteurs par 2 822 villages (48,9 %).
Difficultés liées à l’aquaculture
Les difficultés liées à l’aquaculture sont principalement :
• l’absence de financement évoquée par 52,1 % des villages ruraux;
40
SYNTHÈSE DES RÉSULTATS DU
REEA évoquée par 44,4 % des villages ruraux;
• l’absence de conseil aquacole
• l’approvisionnement en aliment évoqué par 42,9 % des villages ruraux;
• l’absence d’infrastructures de production d’alevins évoquée par 42,8 % des
villages ruraux;
• l’approvisionnement en alevins évoqué par 40,1 % des villages ruraux.
41
SYNTHÈSE DES RÉSULTATS DU
REEA
Difficultés liées à la Sylviculture
Au niveau national, il ressort que les principales difficultés liées à la sylviculture
évoquées par plus de la moitié des villages ruraux sont les suivantes :
• l’insuffisance des terres sylvicoles (72,3 %);
• l’exode rural (67,2 %);
• l’absence de financement (55,7 %);
• l’insécurité/violence (53,9 %);
• la sécheresse (50,6 %);
• le manque de pluie (50,3 %).
3.3. Résultats du module OPA/OPE
3.3.1. Objectifs
Une «Organisation professionnelle» est un regroupement volontaire des
professionnels, personnes physiques ou morales, d’un même maillon d’une
filière agricole en vue de satisfaire leurs besoins, leurs intérêts et aspirations
socioculturels et surtout économiques communs, au moyen d’une entreprise
économique dont ils sont les seuls propriétaires et les principaux usagers.
L’objectif de ce module dans le cadre du REEA est de présenter une situation
nationale exhaustive des OPA/OPE en vue de leur meilleure structuration et
professionnalisation. Plus spécifiquement, analyser les OPA/OPE en fonction
(i) du type d’organisation et du statut juridique, (ii) de leurs domaines
d’activités et (iii) leur professionnalisation.
3.3.2. Sources de données
En ce qui concerne le volet organisation professionnelles agricoles, la collecte des
données s’est déroulée en trois étapes:
• l’administration d’un questionnaire spécifique (Module OPA/OPE) dans les
zones d’enquête à partir des listes historiques issues d’une revue
documentaire. Elle s’est déroulée au siège de l’OPA/OPE par l’interview
directe d’un responsable de cette structure;
• pendant l’administration du module de base et du module communautaire les
données sur les
OPA/OPE ont aussi été collectées;
les données proviennent aussi des sources administratives (DOPA/MINADER,
MIRAH).
Les données issues de ces trois sources ont fait l’objet d’un traitement en
procédant à l’élimination des doublons.
Ce travail a permis d’établir un répertoire de 12 052 OPA/OPE.
3.3.3. Résultats obtenus
Le répertoire des OPA/OPE est composé au total de 12 052 organisations dont
11 688
OPA et 364 OPE.
Répartition des OPA/OPE par niveau géographique :
Sur 12 052 organisations professionnelles, plus de 93,0 % dans chacune des 31
42
SYNTHÈSE DES RÉSULTATS DU
REEA
régions sont agricoles (production végétale, sylviculture). Dans le District
Autonome de Yamoussoukro, ce pourcentage est de 80,2 %. Seul le District
autonome d’Abidjan regorge plus d’OPE (82,6 %) que d’OPA.
43
SYNTHÈSE DES RÉSULTATS DU
REEA
Plus du quart (26,7 %) des OPA sont localisées dans les régions du Tonkpi, du
Haut- Sassandra, du Poro et de San-Pedro, avec respectivement 8,8 %; 6,8 %;
5,6 % et 5,5 %.
Un peu moins de la moitié des OPE (48,4 %) sont localisées dans le District
autonome d’Abidjan (20,9 %), dans les régions du Tonkpi (10,7 %), du Gbèkê
(6,3 %), de la Marahoué (5,8 %) et dans le District Autonome de
Yamoussoukro (4,7 %).
Répartition des OPA/OPE par région selon le domaine d’activité
Au plan national, la production végétale est le domaine d’activité dans lequel
se retrouve la plupart des OPA/OPE identifiées (96,9 %). L’élevage qui vient
en seconde position renferme 2,1 % des OPA/OPE. Les autres domaines
d’activités que sont la sylviculture (0,1 %), l’aquaculture (0,2 %), la pêche (0,5
Chapitre
%) et la pisciculture (0,2 %) regroupent seulement 1,0 % des OPA/OPE.
1
GRAPHIQUE 7:
RÉPARTITION DES
OPA/OPE SELON LE
PRINCIPAL
Chapitre
DOMAINE élevag
D’ACTIVITÉ 2,1% e
2
Source : Côte d’Ivoire, sylviculture
Recensement des Exploitants
et Exploitations Agricoles
2015-2016 3,1% aquaculture
Chapitre
pêche
artisanal
0,1% e
0,2%
3
pisciculture
0,5%
0,2%
Chapitre
4
Dans chacune des 31 régions de la Côte d’Ivoire, la production végétale
renferme plus de 92,8 % des OPA/OPE identifiées. Cette proportion est de 80,2
% dans le District Autonome de Yamoussoukro.
Dans le District autonome d’Abidjan, l’élevage est le domaine d’activité dans
Annexe
lequel se retrouve la majorité des OPA/OPE (46,7 %). Il est suivi par la pêche
s
(32,6 %) et la production végétale (17,4 %).
Toutes les OPA/OPE identifiées pratiquant la sylviculture (9) se localisent dans
les régions du Bélier (1), du Gbôklè (1), des Grands-Ponts (1), de la Mé (1), du
Moronou (1), du N’zi (1), de San Pedro (1), du Sud-Comoé (1) et du Tonkpi (1).
3.3.4. Difficultés rencontrées dans la collecte des données
Les principales difficultés dans la collecte des données sont les suivants :
• le refus de certaines associations et organisations professionnelles quant à
l’administration du questionnaire;
• les rendez-vous non respectés par les responsables d’OPA/OPE;
• l’orthographe des dénominations et des sigles des OPA/OPE mal renseignées;
• l’absence de siège et de contacts téléphoniques de la plupart des OPA/OPE,
rendant difficile
leur localisation.
44
SYNTHÈSE DES RÉSULTATS DU
REEA
3.3.5. Perspectives
En guise de solutions, il est à recommander:
• une enquête spécifique OPA/OPE dans les modules complémentaires avec
l’élaboration d’un questionnaire simplifié;
• la mise en place d’un groupe d’appui pour le recensement des OPA/OPE. Ce
groupe de travail
devra être composé des directions déconcentrées du MINADER, de l’ANADER,
du Conseil
Café-Cacao, du Conseil du Coton et de l’Anacarde et de l’Office national pour le
développement
de la riziculture (ONDR).
L’absence de liste exhaustive des OPA/OPE au niveau national et les difficultés
énumérées ci-dessus n’ont pas permis d’atteindre tous les résultats attendus
pour ce module au cours de cette phase du recensement. Néanmoins, le
croisement des données issues des modules (base, OPA/OPE, communautaire)
et les données de la DOPA permet de disposer d’un fichier unique devant servir
de support technique pour le recensement des OPA/OPE dans la phase des
modules complémentaires du REEA.
3.4. Résultats du module exploitations modernes
3.4.1. Objectifs
Une exploitation moderne est une exploitation où les rapports de travail entre
personnes sont basés sur des règles bien définies en la matière et qui se
caractérise par l’existence d’équipements et de matériels agricoles
(tracteurs, attelages, etc.), l’utilisation d’une main d’œuvre salariée,
l’application des paquets techniques, la tenue de comptabilité et
l’exploitation de grande superficie.
L’objectif de ce module est de recueillir certaines informations liées aux
exploitations
modernes: identification, localisation, personnel, type d’activité, matériel et
production.
3.4.2. Approche méthodologique
En ce qui concerne le volet exploitations agricoles modernes, la collecte des
données s’est
déroulée en trois étapes :
• l’établissement de listing à partir des données de l’INS et des différentes
Directions régionales
des ministères parties prenantes du REEA;
• l’administration d’un questionnaire spécifique (Module exploitations
modernes) aux exploitations identifiées dans les zones d’enquête;
• l’administration du module communautaire a permis d’identifier de nouvelles
exploitations
modernes.
Les données fusionnées issues ont fait l’objet d’un traitement en procédant à
l’élimination des doublons.
Ce travail a permis d’établir un répertoire de 296 exploitations modernes.
45
SYNTHÈSE DES RÉSULTATS DU
REEA
3.4.3. Résultats obtenus
La liste finale des exploitations modernes est composée au total 296
exploitations
modernes.
Cette base qualifiée de répertoire des exploitations modernes intègre, en plus
des variables de croisement identifiées dans l’approche méthodologique, les
codes des sources de données à savoir: (i) MEM pour les données issues du
module exploitations modernes, (ii) MCOM pour le module communautaire et
(iii) DR pour les données issues des directions régionales.
46
SYNTHÈSE DES RÉSULTATS DU
REEA
Sur l’ensemble des 296 exploitations modernes, 34 sont localisées dans la
région du Tonkpi, soit 11,4 %, 24 dans la région du Lôh Djiboua, soit 8,4 %.
Moins de 5 exploitations modernes ont été recensées dans les régions
suivantes :
District Autonome D’Abidjan (04 exploitations modernes), Gontougo (04
exploitations modernes), Moronou (04 exploitations modernes), Nawa (04
exploitations modernes), Cavally (03 exploitations modernes), Gbèkê (01
exploitation moderne), Guémon (01 exploitation moderne), Kabadougou (01
exploitation moderne).
L’analyse des exploitations modernes selon les activités agricoles réalisées
permet de faire ressortir que la production végétale est le domaine qui
renferme le plus grand nombre d’exploitations modernes au niveau national.
En effet, 213 exploitations modernes sur 296, soit 72,0 % exercent dans ce
Chapitre
secteur prioritaire. Ensuite, vient l’élevage qui est pratiquée par 77
1
exploitations modernes (26,0 %).
Les activités marginales du secteur primaire que sont la sylviculture et
l’aquaculture sont
pratiquées respectivement par 20 (6,8 %) et 04 (1,4 %) exploitations
Chapitre
modernes.
2
TABLEAU 12: RÉPARTITION DES EXPLOITATIONS MODERNES SELON LE DOMAINE
D’ACTIVITÉ
Domaine d’activité Nombre d’exploitations modernes Pourcentage (%)
Chapitre
Production végétale 213 72,0
Élevage 77 26,0
3
Sylviculture 20 6,8
Aquaculture 04 1,4
Source: Côte d’Ivoire, Recensement des exploitants et exploitations agricoles 2015-2016
Chapitre
3.4.4. Difficultés rencontrées dans la collecte des données
4
Les difficultés majeures rencontrées dans la collecte des données auprès des
exploitations modernes ont porté essentiellement sur :
• le refus de la plupart des exploitations agricoles modernes de se faire recenser;
Annexe
• la non qualification du répondant;
s
• la non harmonisation des sigles ou raisons sociales des exploitations agricoles
modernes;
Le nombre insuffisant de variables communes aux 03 sources ayant servi à
faire la fusion
des données.
3.4.5. Perspectives
Au vue de ces résultats, l’on propose de:
• collecter les données administrative sur les exploitations agricoles
modernes auprès de l’Institut national de la statistique, du Ministère
des eaux et forêts et du Ministère de l’agriculture et du
développement rural;
• réaliser une enquête auprès des exploitations modernes lors de la mise en
œuvre des modules complémentaires.
47
SYNTHÈSE DES RÉSULTATS DU
REEA
L’absence de liste exhaustive des exploitations modernes au niveau national
et les difficultés énumérées ci-dessus n’ont pas d’atteindre tous les
résultats attendus pour ce module au cours de cette phase du recensement.
Néanmoins, le croisement des données issues des modules (base, OPA/OPE,
communautaire) permet de disposer d’un fichier unique devant servir de
support technique pour le recensement des exploitations modernes dans la
phase des modules complémentaires du REEA.
48
©FAO/Olivier Asselin
4
2
CHAPITRE 4:
ARCHIVAGE ET
DIFFUSION DES
DONNÉES DU REEA
Le quatrième chapitre est consacré à la présentation des
outils
de valorisation et de diffusion des données du REEA.
La valorisation des données a pour objectif de
développer l’accès et l’utilisation des données.
Conformément aux recommandations formulées lors
des 7ème journées scientifiques des réseaux
démographiques de l’agence universitaire de la
francophonie, tenues au Quebec en 2007, la
valorisation des données du REEA consiste à (i) mettre
en place des infrastructures nécessaires à l’archivage,
(ii) mettre en place un système favorisant l’accès aux
données et (iii) renforcer le partenariat
interinstitutionnel basé sur l’utilisation de standards et
de protocoles en vue du partage des données.
A cet effet, les supports de valorisation et de diffusion
identifiés sont (i) le table retrieval structure (TRS) et
Toolkit, (ii) l’Atlas du REEA, (iii) le site web du REEA et
(iv) la plateforme CountrySTAT.
©FAO/Giulio Napolitano
ARCHIVAGE ET DIFFUSION DES DONNÉES DU
REEA
4.1. TRS et Toolkit
4.1.1. TRS
Une table retrieval structure (TRS) représente l’outil de diffusion des données
du REEA. Le TRS est contenu sur un support de diffusion (généralement un
CD-ROM ou support externe USB) et comprendra (i) les documents
administratifs et juridiques du REEA, (ii) les documents techniques du REEA
et (iii) l’ensemble des produits du REEA.
Tous ces documents sont consignés sur un seul support rendu auto-
exécutable qui proposera un menu de navigation à l’utilisateur final quel que
soit le type de support utilisé. L’ensemble des tableaux produits (avec
possibilité de recherche par niveau géographique) pourront être produits aux
Chapitre
formats les plus courants: PDF, Excel, Word. Cependant, il va falloir procéder
à une validation du contenu du TRS en comité avant de procéder à sa
1
diffusion.
4.1.2. Nesstar Toolkit
Chapitre
Le «Microdata Management Toolkit» est un outil de gestion de micro-
données, développé par le Groupe responsable des données de la Banque
2
mondiale dans le cadre de l’initiative intitulée «International Household Survey
Network», est conçu pour traiter les questions techniques qui se posent aux
producteurs de données.
Chapitre
Toolkit a pour but de promouvoir l’adoption de normes relatives à la
documentation, la diffusion et la conservation de micro-données
3
internationales, mais aussi d’encourager les producteurs de données des pays
en développement à adopter les meilleures pratiques en la matière. Ainsi, il
est principalement destiné aux professionnels de données notamment les
producteurs de données, chercheurs, commanditaires d’enquêtes ou
Chapitre
recensements et dépôts de données (centraux, nationaux et internationaux).
4
Toolkit comprend deux modules: (i) l’Éditeur de métadonnées pour la
documentation des données conformément aux normes internationales et (ii)
le Créateur de CD-Rom pour générer des produits faciles à utiliser (CD, site
web) permettant la diffusion et l›archivage.
Annexe
4.1.3. Perspectives de mise en œuvre du TRS et du Toolkit
s
La mise en œuvre du TRS et de Toolkit nécessitera à court terme, la sélection
des menus et sections, la définition des niveaux de publication des données,
le chargement des documents nécessaires, la validation (en interne) des
éléments sélectionnés et l’alimentation dans le TRS et le Toolkit.
Enfin, il sera procédé à la génération du CD-ROM/DVD et sa personnalisation.
4.2. Atlas du REEA
4.2.1. Définition et objectifs de l’Atlas
L’atlas se présente comme une collection de cartes dynamiques et
interactives permettant de restituer spatialement les principaux indicateurs
du REEA.
45
ARCHIVAGE ET DIFFUSION DES DONNÉES DU
REEA
Le principal apport de l’atlas est de tirer pleinement parti de la cartographie
en tant que support à l’analyse des données statistiques menées dans le
cadre des différents volumes du REEA.
46
ARCHIVAGE ET DIFFUSION DES DONNÉES DU
REEA
L’objectif visé à travers l’Atlas des résultats du REEA est de fournir à un public,
n›ayant pas nécessairement une expertise en cartographie, un moyen
d’accès simple et convivial à un vaste catalogue de cartes interactives sur les
indicateurs clés du REEA. La mise en œuvre de cet outil s’appuie largement
sur les technologies NTIC en général et SIG en particulier.
4.2.2. Structure de l’Atlas
D’un point de vue conceptuel, l’Atlas est composé de deux parties :
• la partie logicielle, matérialisée par une application informatique, offre un
jeu de fonctionnalités permettant de générer et manipuler un ensemble de
cartes élaborées à partir des données sur les limites des circonscriptions
administratives et des tableaux statistiques;
• la partie «données», constituée des fichiers des limites administratives, des
tableaux statistiques et des métadonnées (informations qui décrivent les
données utilisées par la partie logicielle).
L’atlas a été conçu en observant un découplage strict entre la partie logicielle
et la partie données. Cette disposition permet d’envisager une évolution
indépendante de chaque partie. En d’autres termes, il sera possible d’intégrer
de nouvelles données et métadonnées pour générer de nouvelles cartes sans
que cela ne nécessite la mise à jour de la partie logicielle.
Par ailleurs, il convient de noter que les outils techniques pour la réalisation
de l’Atlas sont basés sur les technologies Web à savoir HTML, CSS et
JavaScript. Grâce à ces choix techniques, les mêmes programmes réalisés
pour le CD-ROM sont réutilisés pour le site Web, moyennant des adaptations
mineures.
Enfin, le contenu de l’Atlas est organisé selon la même structure que les
volumes de publication. Le mode de navigation du contenu de l’Atlas sera
explicité dans le manuel d’utilisation.
4.2.3. Résultats obtenus
Les résultats obtenus à partir des données du REEA se présenteront sous deux formats:
(i) l’Atlas interactif et (ii) l’Atlas analogique.
Atlas interactif
L’Atlas interactif intègre les données issues de 104 tableaux (53 tableaux
du module de base, 51 tableaux du module communautaire). Chaque tableau
permet de générer plusieurs cartes en fonction du nombre de variables et de
leurs croisements. En tenant compte de toutes les combinaisons possibles
pour chaque tableau, l’atlas permettra de générer plus de 1 000 cartes. La
figure 1 donne un aperçu de l’interface utilisateur.
47
ARCHIVAGE ET DIFFUSION DES DONNÉES DU
REEA
FIGURE 1 : APERÇU DE L’ATLAS INTERACTIF
Chapitre
1
Chapitre
2
Atlas analogique
L’Atlas analogique est un ensemble de cartes commentées et consignées
dans un album pour faciliter l’usage aux utilisateurs.
Chapitre
Ces cartes au nombre de 41 ont été élaborées selon la directive
3
méthodologique consignée dans le document intitulé «Charte Cartographique
pour la conception des cartes d’illustration des volumes de publication du
REEA et de l’Atlas des résultats».
Chapitre
La figure 2 ci-dessous présente un exemple de carte de l’atlas analogique relatif à la
répartition par région des exploitants selon le niveau d’instruction.
4
Annexe
s
48
ARCHIVAGE ET DIFFUSION DES DONNÉES DU
REEA
FIGURE 2 : CARTE DE RÉPARTITION PAR RÉGION DES EXPLOITANTS AGRICOLES
SELON LE NIVEAU D’INSTRUCTION
4.2.4. Perspectives
Les atlas analogique et interactif réalisés constituent des outils
cartographiques de référence qui serviront de guide pour la mise en œuvre
des modules complémentaires et des enquêtes annuelles.
Concernant l’atlas interactif, son caractère dynamique facilitera les futures adaptations.
Pour les cartes de l’atlas analogique, la charte cartographique rédigée servira
de guide à la réalisation de cartes respectant la même présentation que les
49
ARCHIVAGE ET DIFFUSION DES DONNÉES DU
REEA
cartes actuelles.
50
ARCHIVAGE ET DIFFUSION DES DONNÉES DU
REEA
4.3. Site web du REEA
4.3.1. Objectifs du site web
L’objectif du site web du REEA est de diffuser les résultats définitifs du
recensement et validés par la coordination en vue de permettre à tout public
d’avoir accès aux données structurelles du REEA. De manière spécifique, ce
site permettra de (i) publier les données des quatre modules, (ii) mettre à la
disposition des utilisateurs des documents techniques du recensement et (iii)
déboucher sur d’autres plateformes telles que CountrySTAT.
4.3.2. Structure du site web
La structure du site est basée sur une arborescence simplifiée en vue de
Chapitre
faciliter le repérage des principales rubriques. Celles-ci sont matérialisées par
1
un menu horizontal visible en permanence quel que soit la rubrique ou la
page consultée. Ainsi, l’internaute accède à l’information souhaitée en
quelques clics maximum.
Cette arborescence définit la structure du site telle que conçue. La figure 3
Chapitre
présente sous forme schématique la structure du site web du REEA avec les
2
principales rubriques, les sous- rubriques et les liens qui les unissent.
FIGURE 3 : STRUCTURE DU SITE WEB DU REEA
Le site s’appuie sur le respect des normes et recommandations du World
Wide Web Consortium (W3C) qui garantit l’accessibilité des informations au
Chapitre
plus grand nombre.
3
Le contenu du site comprend de manière succincte un menu :
• accueil qui va intégrer les nouvelles (news) du REEA et des articles à publier.
Aussi, une lucarne sur: Qu’est-ce que le REEA ? qui traitera de la connaissance
Chapitre
générale du REEA, de l’organisation et du cadre institutionnel. Un menu
«documents» fera référence à tous les documents techniques
4
(questionnaires, manuels, concepts et définitions, méthodologie, etc.),
rapports et publications sur le REEA. Dans cet espace, l’internaute pourra par
ailleurs accéder aux cartes interactives des résultats du REEA (Atlas).
• Une Galerie photo permettra également la visualisation des photos
archivées dans le cadre des activités clés du REEA (du démarrage à la
Annexe
finalisation). Un compteur de visites/connexion affichera en permanence le
s
nombre de visites sur le site et constituera un outil d’aide à l’évaluation du
niveau de satisfaction des utilisateurs et de la qualité des informations
disponibles.
• données de synthèse du REEA dans lequel seront consignées tous les
indicateurs clés des quatre modules au niveau national;
• résultats du REEA où seront contenus les résultats des différents modules
(module de base, module communautaire, module OPA/OPE et module
des exploitations modernes). Les résultats seront disponibles pour tous les
différents niveaux géographiques (district, région, département, sous-
préfecture);
• statistiques agricoles: lucarne sur les activités de la DSDI qui a en charge la production de
la
statistique agricole et alimentaire.
• autres enquêtes: il s’agira de publier certains résultats d’enquêtes effectués
par la DSDI ou en partenariat avec la DSDI.
• nous contacter: onglet faisant référence à l’adresse de la DSDI.
51
ARCHIVAGE ET DIFFUSION DES DONNÉES DU
REEA
L’annexe 4 du présent document donne une capture d’écran du site web du REEA.
52
ARCHIVAGE ET DIFFUSION DES DONNÉES DU
REEA
4.3.3. Perspectives
Cette partie concerne l’hébergement du site, sa gestion quotidienne et son
alimentation dans le temps.
• L’hébergement: en collaboration avec la Direction de la communication
du MINADER, une formule sera trouvée pour héberger le site du REEA.
• La gestion quotidienne du site: la gestion technique du site revient à la Sous-Direction
informatique du MINADER.
• L’alimentation du site: le site sera alimenté par une cellule dédiée à cet effet
et dont les membres seront désignés par la coordination technique du REEA.
Cette cellule sera chargée de réfléchir sur les différents éléments à publier
sur le site.
• La pérennisation du site se fera à travers la mise en place du SPISA.
4.4. CountrySTAT
4.4.1. Historique et objectifs de CountrySTAT
Partant de la problématique de l’accès limité aux données dans les pays en
développement dû à l’absence d’harmonisation entre les données ou à des
système/mécanismes de diffusion des données peu développées, une
nécessité d’amélioration de l’accès aux données s’impose.
C’est dans ce contexte que le projet CountrySTAT a été introduit dans une
vingtaine de pays. CountrySTAT est un réseau intégré d’agences nationales
et internationales pour le partage des données, principalement sur la sécurité
alimentaire, la nutrition et l’agriculture. La plateforme fournit des tableaux de
données et facilite ainsi la surveillance et la prise de décisions. Elle est
extrêmement adaptable et approprié pour faciliter la collaboration entre les
parties prenantes sur une grande variété des thèmes et pour renforcer le
processus de décision.
Elle s’appuie sur le dispositif de diffusion des statistiques de la FAO, la plus grande base
de données mondiale sur l’alimentation et l’agriculture (FAOSTAT).
En Côte d’Ivoire, le projet CountrySTAT a été initié dès novembre 2008 dans
le cadre du système permanent de statistiques agricoles (SYSPER) à la suite
du dernier recensement national de l’agriculture (RNA 2001). L’ancienne
plateforme basée sur l’arborescence et les «dossiers préétablis» était accessible
à partir du lien www.countrystat. org. La nouvelle plateforme plus flexible et
conviviale, a été activée à la suite de la formation régionale de planification
du système CountrySTAT pour les pays francophones d’Afrique Sub-
saharienne, qui a eu lieu à Dakar au Sénégal, en novembre 2016. L’adresse
du nouveau site web CountrySTAT: cote-divoire.countrystat.org/fr.
4.4.2. Approche méthodologique
L’approche méthodologique de la nouvelle plateforme est basée sur quatre (4) éléments
principaux :
• la technologie pour gérer et partager les données avec les outils de gestion de données
FENIX;
• le cadre institutionnel, à travers le Secrétariat national et le Groupe
technique de travail CountrySTAT pour établir les accords entre
partenariats et gouvernance des données;
• les statistiques, métadonnées et systèmes de codage internationaux
53
ARCHIVAGE ET DIFFUSION DES DONNÉES DU
REEA
pour harmoniser et garantir la qualité des données;
• la connaissance pour développer les analyses thématiques simples et
complexes en utilisant les données disponibles (tableaux, graphiques,
cartes).
54
ARCHIVAGE ET DIFFUSION DES DONNÉES DU
REEA
En effet, le processus CountrySTAT part du recueil des données, passant par la
compilation, la validation, la diffusion à l’analyse desdites données.
4.4.3. Résultats obtenus
Les résultats obtenus se résument aux matrices des variables nécessaires pour
l’alimentation ultérieure de la nouvelle plateforme. Seules les variables
des modules de base et communautaire feront l’objet de publication sur le
site CountrySTAT. Quant aux modules OPA/OPE et exploitations modernes, il
a été convenu de se limiter à un répertoire.
Au total, 126 maquettes/matrices ont été réalisées 68 pour les variables du
module de base et 58 pour les variables du module communautaire.
Chapitre
4.4.4. Perspectives
1
Après la validation des données du REEA, les prochaines étapes consisteront à
renseigner les matrices de variables avec les données du REEA, à créer la
structure des données (DSD
- Data structure definition), à télécharger les données dans CountrySTAT et à renseigner
Chapitre
les métadonnées.
2
Cependant, le système de classification Global administrative unit layers
(GAUL) dans CountrySTAT Côte d’Ivoire n’intègre pas encore le nouveau
découpage (Département des statistiques des Nations Unies). Ainsi, après
validation des données, celles-ci pourront être publiées au niveau national. La
Chapitre
publication des données pour les autres niveaux (région, département, sous-
préfecture) pourra se faire dès que le fichier sera disponible.
3
Une fois les données publiées sur le nouveau site CountrySTAT, une
stratégie
de travaildeCountrySTAT,
communication et d’information
exploitants pourra
agricoles, être initiée et
commerçants, mise en
industriels,
œuvre envers OPA/OPE,
exportateurs, les bénéficiaires ciblesettelleurs
Ministères que recommandé par la FAO:
Directions régionales et
Chapitre
membres du groupe
départementales, technique
étudiants et chercheurs, journalistes, etc.
4
Annexe
s
5
1
ARCHIVAGE ET DIFFUSION DES DONNÉES DU
REEA
CONCLUSION
Le présent rapport de synthèse des résultats du REEA a permis de faire
ressortir de manière synthétique certains résultats obtenus dans le cadre de
la mise en œuvre du recensement auprès des ménages, des exploitants, des
communautés villageoises, des OPA/OPE et des exploitations modernes.
La mise en œuvre du module de base a permis de recenser 1 407 451
ménages agricoles et 1 742 838 exploitants pour 1 559 629 exploitations
agricoles en Côte d’Ivoire.
Le module communautaire a permis de disposer d’informations sur les caractéristiques
de 5 767 villages ruraux en matière d’infrastructures de base et d’infrastructures
agricoles.
A l’issu du croisement des données issues de la mise en œuvre du REEA et
des sources administratives, le nombre total d’OPA/OPE est de12 052
organisations. Parmi les 12 052 répertoriés, 1 281 (dont 1 270 OPA et 11
OPE) ont fait l’objet d’interview dans le cadre de la mise en œuvre du module
OPA/OPE.
Par ailleurs, un répertoire de 296 exploitations modernes a été obtenu
par la fusion des données issues du module de base, du module
communautaire et du module exploitations modernes. Ce répertoire est
constitué de 213 exploitations modernes évoluant principalement dans la
production végétale, 77 dans l’élevage, 20 dans la sylviculture et 04 dans
l’aquaculture.
Plusieurs outils permettront de valoriser et diffuser les résultats du REEA. Il s’agit
du TRS, de Toolkit, de l’Atlas du REEA, du site Web du REEA et de CountrySTAT.
Ekpei
©
FAO/Pius
5
2
ANNEXES
©FAO/Daniel Hayduk
ANNEXE
S
ANNEXE 1: LISTE DES MEMBRES DU COMITÉ TECHNIQUE
PRENANT PART AUX RÉUNIONS HEBDOMADAIRES DU REEA
2015-2016
N° Nom et Prénoms Fonction au sein du REEA
Membres du Comité technique assurant la coordination du REEA
01 NOUHOUN Coulibaly Coordonnateur national
02 SORO kouhonan Coordonnateur national adjoint
03 KOUAMÉ Koffi Gabriel Responsable section technique
04 OUATTARA T. Albert Responsable section logistique
05 KONAN Hilaire Bureau statistique
06 KONAN N’Dri K. Eric Bureau statistique
07
Chapitre
AKÉ M’bo Rodrigue Bureau statistique
08 N’GUESSAN Touvory Jean Philippe Bureau statistique
1
09 TOUBOUI Bi Suy Robert Bureau statistique
10 ZEAN Jean Pierre Bureau statistique
11 AMON Yao Martial Bureau informatique
12 ATIAMPO Kodjo Armand Bureau informatique
Chapitre
13 DIABATÉ Nagbégna Bureau informatique
2
14 TIÉMÉLÉ Késsé Boris Bureau informatique
15 ATTEBA Gouliah Rodrigue Bureau logistique
16 KONÉ Yaya Kaféléba Bureau logistique
17 YAPO Franck Stanislas Bureau logistique
Chapitre
18 YASSONGUI Koné Kanigui Bureau logistique
3
19 DÉGNI Aristide De Gilles Bureau cartographie et système d’information
20 ZAHI Awolié Serges-Pacôme Bureau cartographie et système d’information
21 Bureau communication et infographie, documentation,
Kaboré reprographie et archivage
MAHAMADI
Chapitre
22 documentation,
Bureau communication et infographie,
Assan reprographie et archivage
MOBIO
David
4
23 Bureau communication et infographie, documentation,
Biele reprographie et archivage
VAHAN
Clotide
N° Nom et Prénoms Ministère de provenance
Annexe
Autres membres du Comité Technique
s
24 APATA Gustave MINEF
25 Dr. BABACAUH Koffi Kouman MIRAH
26 GNANDJI Adjo Danielle MIRAH
27 KOUADIO Kumassi Philippe MINSEDD
28 TIÉMOKO Mandé Delpèche MINSEDD
55
ANNEXE
S
ANNEXE 2: LISTE DES EXPERTS AYANT PRIS PART À
L’ANALYSE DES RÉSULTATS REEA
2.1. Experts
nationaux
N° Nom et Prénoms Structure
01 NOUHOUN Coulibaly DGPSP/MINADER
02 SORO Kouhonan DSDI/MINADER
03 KOUAMÉ Koffi Gabriel DSDI/MINADER
04 KONAN Hilaire DSDI/MINADER
05 OUATTARA T. Albert DSDI/MINADER
06 ABOU Tanontchi Henri INS
07 AKÉ M’bo Rodrigue DSDI/MINADER
08 ASSI Yapo INS
09 ATIAMPO K.Armand DSDI/MINADER
10 ATTÉBA Gouliah Rodrigue DSDI/MINADER
11 BOLI Félix Jerome Zahouli DSDI/MINADER
12 COULIBALY Fagnoro N’goloD. DPE/MIRAH
13 DÉGNY Avit Alfred DAP/MIRAH
14 DIABATÉ Nagbegna DSDI/MINADER
15 Dr. BABACAUH Koffi Kouman DPSP/MIRAH
16 EBOUA Jacques N’Vodjo DCR/MINADER
17 GNALY Zézé Hervé DIGE/MINEF
18 GUÉI S. Roméo ANADER
19 KAMATÉ Amara DSDI/MINADER
20 KONAN N’Dri K. Eric DSDI/MINADER
21 KONÉ Yaya Kafeleba DSDI/MINADER
22 KOUASSI Kouassi Yves Laurent V. ANADER
23 MAHAMADI Kaboré DSDI/MINADER
24 MOBIO Assan David DSDI/MINADER
25 N’GUESSAN Touvory Jean Philippe DSDI/MINADER
H.
26 OUATTARA Ali DOPA/MINADER
27 SARÉ Salifou DMEME/MINADER
28 SIKA Sika Sarah DPPF/MINADER
29 TIÉMÉLÉ Késsé Boris DSDI/MINADER
30 TIÉMOKO Delpèche MINSEDD
31 TOUBOUI Robert DSDI/MINADER
32 YAO Kouamé Ange Elvis SODEFOR
33 YAPO Franck Stanislas DSDI/MINADER
34 YASSONGUI Koné Kanigui DSDI/MINADER
35 ZAHI Awolie Serges-Pacome DSDI/MINADER
36 ZEAN Jean Pierre DSDI/MINADER
56
ANNEXE
S
2.2. Personnel FAO
N° Nom et Prénoms Fonction au sein du REEA
01 SOUMARÉ Harouna Conseiller technique principal
02 KONÉ Michel Consultant international en analyse de données
03 NABASSEMBA Léonard Consultant international en traitement de données
04 KONATÉ Abou B. Siriki Consultant national en statistique agricole
05 BAHINTCHIÉ Éric Consultant national en SIG
06 KOFFI Akpotiki Charles Consultant national en informatique
07 ASSIÉNAN Kokola C. Juliette Consultant national en genre
2.3. Directeurs Régionaux du MINADER ou
leur représentant
Chapitre
1
N° Nom et prénoms Structure/Institution
01 ADÉÏ Thomas Directeur régional du Gbôklè
02 ADOM Kama Directeur régional de la Mé
03
Chapitre
AFFING Simplice Directeur régional du Worodougou
04 ALLOU Boni Firmin Représentant du Directeur régional de Kabadougou
2
05 ANON Clotaire Directeur régional du N’zi
06 COULIBALY Soungalo Directeur régional du Bounkani
07 COULIBALY Ténédja Ramata Directeur régional de la Marahoué
08
Chapitre
DÉAZON Sio N’Sessoh Sylvain Représentant du Directeur régional du Tonkpi
09 DEMBÉLÉ Vamara Directeur régional du Tchologo
3
10 GALA Celestin Directeur régional du Bafing
11 KADJO- AMONTCHI Akissi Directeur régional du Haut-Sassandra
12 KANGA Koffi Albert Directeur régional du Folon
13
Chapitre
KÉITA Amadou Représentant du Directeur régional du Guémon
14 KOFFI Kouakou Martin Directeur régional du Bélier
4
15 KOUAMÉ Yao Kan Victorien Représentant du Directeur régional du Cavally
16 KOUASSI Boitrin Directeur régional de l’Iffou
17 KOUASSI Koffi Pascal Directeur régional du Gbèkê
18
Annexe
KRA Kouassi Représentant du Directeur régional de Hambol
19 LAYON Philbert Directeur régional du Gôh
s
20 MOBIO Djomo Représentant du Directeur régional de l’Agnéby-Tiassa
21 N’GUESSAN Kamenan Directeur régional de l’Indénié-Djuablin
22 N’GUESSAN Koffi Michel Directeur régional de San-Pedro
23 N’GUESSO Krebo Directeur régional du Gontougo
24 PATRICE Goda Amany Yao Directeur régional du Sud-Comoé
25 POWA Guéi Max Directeur régional du Poro
26 SILUÉ Ninhinloh Directeur régional du Moronou
27 SOUMAHORO Abdoulaye Directeur régional de la Bagoué
28 SOUMAILA Yéo Directeur régional du Lôh-Djiboua
29 YA Silué Naminata Directeur régional des Grands-Ponts
30 YAO Kouassi Directeur régional du Béré
N.B: La Direction Régionale de la NAWA n’était pas représentée.
57
ANNEXE
S
ANNEXE 3: SECTIONS DES QUESTIONNAIRES DU REEA 2015-
2016
Questionnaire Sections
Localisation (identifiant) du ménage
Renseignements sur le ménage
Caractéristiques sociodémographiques des ménages et exploitants agricoles
Activités des ménages et exploitants agricoles
Section production végétale
Section sylviculture
Module de base Section élevage
Section aquaculture
Section pêche artisanale
Informations sur les exploitations agricoles
Informations sur l’appartenance à une OPA/OPE
Localisation du village
Renseignements généraux sur le village
Ressources naturelles du village et leur mode de gestion
Infrastructures de base
Infrastructures agricoles et services de soutien à l’agriculture
Infrastructures scolaires et centre de formation
Infrastructures sanitaires, vétérinaires et
d’assainissement Organisations socio-économiques
Module communautaire Moyens d’information et de communication
Sites de culture communautaire
Cheptels communautaires
Sites de débarquement des pêcheurs
Sites d’aménagements piscicoles ou aquacoles
Sites de culture de bois communautaires
Principales difficultés dans le secteur de l’agriculture au sens large
Liste des campements du village
Observations générales
Identification de l’organisation
Localisation complète de l’organisation
Module OPA/OPE Composition et membres de
l’organisation Forme juridique et
organisation
Activités de l’organisation
Ressources de l’organisation
Financement de l’organisation
Potentiel en ressources humaines
Identification et localisation de l’exploitation moderne (siège)
Module exploitations Liste des sites de production de l’exploitation moderne
modernes Personnel de l’exploitation au siège par statut
Bâtiments et installations au siège par statut
Matériel de production utilisé (végétale, élevage, halieutique, sylvicole)
Matériel de transport utilisé
Effectif de l’élevage (bovins, ovins, caprins, porcins, volailles, aquacole) de
l’exploitation moderne par espèce.
Production végétale, halieutique, sylvicole
58
ANNEXE
S
ANNEXE 4: PAGE D’ACCUEIL DU SITE WEB DU REEA
Chapitre
1
Chapitre
2
Chapitre
3
Chapitre
4
Annexe
s
59
©FAO/Louis Tato
6
0
ANnnNe
ExXeEsS
ISBN 978-92-5-131267-4
Cette publication a été produite avec l’aide de l’Union européenne.
Le contenu de cette publication est la seule responsabilité de la FAO et ne
peut en aucun cas être prise refléter le point de vue de l’Union européenne. 9 7 8 9 2 5 1 3 1 2 6 7 4
CA3110FR/1/02.19