POLITIQUE PHARMACEUTIQUE NATIONALE
HISTORIQUE
- L’histoire des soins a commencée par les chamanistes
Les chamanistes sont des personnes forte dans les devinettes
(exemple : tireurs de cauris), ils ont été les premiers à aire la différence
entre fièvre et douleur.
- Après les chamanistes, il y’a eu l’arrivé des prestidigitateurs ;
Les prestidigitateurs font des tours d’escamotages (qui peuvent faire
disparaitre des choses par un tour de main sans que les spectateurs ne
s’en aperçoivent ou cacher des objets, ils peuvent camoufler ou
dissimiler sans idée de tromper etc.)
C’est prestidigitateurs ont fait beaucoup de miracles dans les soins ;
- Après les prestidigitateurs, il y’a eu l’arrivé des guérisseurs ;
En Grèce, un monsieur a été frappé par une forte fièvre, après il est allé
se laver dans une marre et en même temps il but cette eau, après
quelques temps, sa fièvre a disparue ; depuis lors il s’est transformé en
guérisseur, mais il cachait jalousement la marre pour rester et demeurer
le seul guérisseur.
- Après un bon moment, certaines personnes ce sont rendu compte
comment ce monsieur soignait, mais ils se sont toujours posé la
question « pourquoi une eau a des vertus thérapeutiques tandis
qu’une autre n’en a pas ? »
De recherche en recherche, ils ont constaté la présence d’une plante
dans la mare, ensuite ils ont extraient les racines de cette plante pour
mettre dans une autre eau, à partir de là qu’ils sont découvert que c’est
cette plante qui a des vertus thérapeutiques.
- A partir de ce moment, il y’a eu l’arrivé des médecins, (Médicina =
Médicament en latin).
- C’est au 2ème siècle après J.C les médecins ce sont divisé en deux
groupes :
1) – le premier groupe s’occupait du diagnostic, du traitement et de
l’observation des malades est appelé « Médecins » ;
2) – le deuxième groupe s’occupait de la récolte et la préparation des
médicaments est appelé « Apothicaire » ;
C’est Apothicaires n’étaient là que pour exécuter les ordres des
médecins.
Au 7ème siècle, il y’a eu l’arrivé des pharmaciens, ils étaient autonomes
tout en fabricant, conservant et dispensant les médicaments, ils
apportaient les corrections en cas d’erreurs de prescription.
- Après quelques temps, il y’a eu discorde entre les pharmaciens en
se diffamant entre eux ; pour régler ce problème, il y’a eu
l’apparition du droit pharmaceutique dans lequel les textes des lois
règlementaires concernant l’exercice de la profession
pharmaceutique était rédigé.
CONTEXTE
En 1975 l’OMS a créé sa propre politique de santé pour aider les
différents pays à harmoniser leurs politiques de santé.
L’OMS a constaté qu’un tiers (1/3) de la population mondiale n’avait pas
accès aux médicaments essentiels ; les principaux problèmes sont entre
autre :
- Beaucoup de médicaments sur le marché mondial
- Consommation abusive de médicaments ;
- Dépenses liées aux médicaments en rapide expansion.
En Guinée, la prise en charge au niveau de la CNSS est très faible ;
En 2014, le budget alloué la santé était de 2,07% mais seulement 1,8%
qui était exécuté ; alors que dans les conditions normales, dans les
2,07% du budget, 1,09% devrait être orienté dans le domaine du
médicament.
Seule Sénégal qui était sur la bonne voie de l’OMS en accordant 11% du
budget de l’État) à la santé ; par contre les autres pays étaient autour de
5%.
Le tiers de de la population mondiale n’a pas accès aux médicaments de
qualité ; cela pourrai s’expliqué par :
a) – l’indisponibilité des médicaments ;
b) – manque d’infrastructures sanitaire ;
c) – coût élevé des médicaments ;
d) – très peu de personnel qualifié.
L’usage irrationnel des médicaments est composé de trois éléments :
1- Prescription : mauvaise prescription de la plus part des
ordonnances ;
2- Dispensation : les pharmaciens n’expliques pas souvent bien le
mode d’emploi aux patients, cela entraine ---» mauvaise santé ----»
souffrance ----» gaspillage.
3- L’observance : généralement les patients ne respectent pas le
schéma du traitement.
Causes :
a) – Caractéristiques du marché mondial : si l’État signe une
convention gré à gré avec un fabricant, il se peut qu’il ne respecte
pas les dosages ;
b) – l’attitude et le comportement des prescripteurs, des
dispensateurs, des consommateurs et de l’industrie
pharmaceutique ;
c) – L’apparition de nouvelles maladies ;
d) – Résistance croissante aux médicaments.
Dans le souci de résoudre tous ces problèmes, c’est pourquoi l’État a
mis en place une politique pharmaceutique nationale.
NECESSITE D’UNE PPN ET SA PLACE DANS LA POLITIQUE
GLOBALE DE SANTE
Définition d’une PPN : c’est un document d’aide à la décision dans
lequel sont formulés tous les objectifs en matière pharmaceutiques et les
stratégies qui permettent de les atteindre.
Ce document représente l’engagement et l’expression de la volonté
politique du gouvernement.
La PPN est une partie ou composante essentielle de la politique de
santé ; il est difficile de mettre en œuvre une politique de santé en
l’absence d’une PPN.
NECESSITE D’UNE PPN :
Avant d’énumérer les plus importantes, il faudra respecter le principe de
SMART :
S – spécifique ;
M – mesurable ;
A – abordable ;
R – réalisable ;
T – temps.
Une PPN est nécessaire pour plusieurs raisons à savoir :
1- Elle est l’expression officielle des valeurs, des aspirations, des
buts, des décisions et des engagements à moyen et long termes
du gouvernement ;
2- Elle définit les buts et les objectifs nationaux pour le secteur
pharmaceutique et fixe les priorités ;
3- Elle définit les stratégies nécessaires pour atteindre ces objectifs et
recense les divers acteurs responsables de la mise en œuvre
principales composantes de la politique ;
4- Elle crée un lieu de réflexion sur ces questions au niveau national.
Objectifs d’une PPN :
Objectif général : elle se fixe pour objectif général de contribuer à
l’amélioration de l’accès aux services de santé en mettant à la
disposition de l’ensemble de la population des produits pharmaceutiques
sûrs, efficaces, de bonne qualité et à moindre coût.
Objectifs spécifique :
- La disponibilité et l’accès : il s’agit d’assurer la disponibilité,
l’accessibilité économique et équitables des médicaments
essentiels ;
- La qualité : il s’agit d’assurer la qualité, l’innocuité et l’efficacité de
tous les médicaments ;
- L’usage rationnel : la promotion d’un usage des médicaments est à
la fois judicieux sur le plan thérapeutique et efficace par rapport au
coût par les professionnels de santé et les consommateurs. Dans
ce cas trois éléments importants doivent être adoptés :
a) – prescription ;
b) – dispensation ;
c) – observance.
IMPORTANCE DU CONCEPT DE MEDICAMENTS ESSENTIELS AU
CŒUR D’UNE PPN
- Favorise l’équité pour le système de soins de santé ;
- Contribue à la fixation des priorités dans le domaine sanitaire ;
- Favorise l’usage d’un nombre limité de médicaments ;
- Favorise un meilleur approvisionnement en médicaments ;
- Favorise une prescription rationnelle ;
- Coûts moins élevé de médicaments ;
- Assure une confiance accrue du public dans les services de santé.
PROCESSUS DE MISE EN PLACE D’UNE PPN
Il se réalise en trois (3) phases principales
I- Formulation de la PPN : il s’agit d’énoncer et d’exprimer les
termes de la PPN tout en se fixant des objectifs ; cette phase
comprend huit (8) étapes :
1 – Organiser le processus d’élaboration de la politique (à
travers un cadre de réflexion d’une équipe d’expert) ;
2 – Récence les principaux problèmes et les principales parties
concernées ;
3 – Faire une analyse détaillées de la situation ;
4 – Fixer des buts et des objectifs ;
5 – Rédiger le texte de la politique ;
6 – Distribuer et réviser le projet de texte ;
7 – Assurer le soutien officiel de la politique ;
8 – Lancer la politique pharmaceutique nationale.
II- Mise en œuvre : quelle qu’en soit la bonne formulation d’une
politique, elle reste sans valeur tant qu’elle n’est pas appliquée.
Chaque politique a besoin d’une mise en œuvre d’un plan
d’ensemble à un plan directeur et chaque élément de la politique
nécessite une stratégie détaillée et des plan d’actions précis ;
Pour ce faire trois (3) grandes étapes doivent être appliquées :
1 – Définir les priorités pour la mise en œuvre ;
2 – Élaborer un plan d’exécution sur 3 à 5 ans répondant aux
questions suivantes :
- Que faut-il faire ?
- Qui est responsable ?
- Quel est le budget nécessaire ?
- Quand l’activité sera – t – elle menée à bien ?
3 – Diviser le plan d’exécution en plan de travail annuel.
III- Suivi :
La surveillance est une forme de suivi – évaluation continue qui
donne une image de la mise en œuvre des activités programmées ;
Il indique également si les objectifs sont atteint ou pas en vu
d’apporter les rectifications nécessaires au programme.
Les méthodes essentielles pour effectuer cette surveillance résume
en quatre (4) étapes fondamentales :
1 – choisir des questions pertinentes pour la prise des bonnes
décisions ;
2 – limiter la collecte des données à celle qui seront
vraisemblablement utilisées ;
3 – créer un système fiable de collecte de données (prévoir un
personnel qualifié et des ressources) ;
4 – partager les données.
COMPOSANTES D’UNE PPN
Chaque élément ou composante de la PPN joue un rôle très
important pour atteindre un ou plusieurs objectifs notamment ;
- La disponibilité
- L’accessibilité
- La qualité
- L’usage rationnel
La PPN doit permettre d’établir l’équité entre ces différents objectifs,
mais aussi créer une cohérence totale.
Exemple : l’accès aux médicaments essentiels ne peut être obtenu que
par :
- Une sélection rationnelle
- Un prix abordable
- Un financement durable
- Un système d’approvisionnement fiable.
Les composantes sont :
I- Sélection des médicaments essentiels :
C’est l’une des plus importantes ; elle garantit l’accès et elle promotionne
l’usage rationnel, dans ce cas, il faut :
1) – Adopter le concept de M E ;
2) – Sélectionner les M E dans un processus à deux temps :
- L’autorisation de mise sur le marché (AMM)
- Sélection des médicaments par rapport au tableau de morbidité du
pays.
3 – Définir les critères de sélection :
- Leur intérêt pour la santé publique, leur pertinence par rapport
aux pathologies (indication pour le traitement des maladies les plus
fréquentes)
- Leur efficacité : ne seront sélectionné les médicaments pour les
quels il existe des données sûres et suffisantes en matière
d’efficacité et d’innocuité dans divers contextes ;
- Le coût : le rapport cout/ efficacité est un point majeur à envisager
lors du choix de médicament à l’intérieur de la même catégorie
thérapeutique ; lors de la comparaison de différent médicament, on
devra prendre en considération non seulement le coût unitaire,
mais aussi le coût total du traitement et on le comparera avec son
efficacité ;
- La qualité : les produits retenus doivent répondre à certaine
qualité, notamment la stabilité et, le cas échéant la biodisponibilité
- Les facteurs préférentiels : lorsque deux ou plusieurs
médicaments sont thérapeutiquement équivalent, la préférence
doit porter sur :
X le médicament présentant les meilleures propriétés
pharmacocinétiques ;
X les médicaments se présentant sous une forme pharmaceutique
telle qu’ils puissent être distribués sans difficulté ;
X les médicaments facile à prendre ;
.
- La formulation en composé unitaire : la plupart des M E devront
être présenté en formulation en un seul principe actif. Les
associations en proportion fixes ne sont choisies que s’il est
démontré qu’elle présente un avantage du point de vu de l’effet
thérapeutique, de l’innocuité ou de l’observance par rapport à
chaque constituant administré séparément ou qu’elles diminuent
l’émergence de la pharmaco résistance.
4 – Définir le processus de sélection (désignation d’une commission
ou d’un groupe de travail)
5 – Définir un organisme de sélection pour les médicaments
traditionnels à base de plantes.
II- L’ACCESSIBILTE ECONOMIQUE (prix abordable)
Quelle qu’en soit la disponibilité des médicaments, s’ils ne sont pas
abordables le problème d’accessibilité va toujours se poser ; pour
régler ce problème, il faut que les prix soient abordables, dans ce cas
il faut :
- L’engagement de l’État
- La suppression ou la réduction des taxes et droit de douane
- Favoriser la concurrence par des incitations à l’utilisation des
médicaments génériques ; (produits multi sources)
- Favoriser l’information sur les prix et la substitution thérapeutique
(produits mono sources).
III – Option de financement
De nos jours, il est très difficile de garantir la stabilité des
financements dans le domaine sanitaire en raison des pressions
économiques, la croissance démographique et la charge de morbidité
croissante ; pour assurer la garantie, il faut :
1 – Un financement plus important de l’État pour les maladies
prioritaires en faveur des démunies (pauvres et défavorisés)
2 – Favoriser les remboursements des médicaments dans le cadre de
système d’assurance privé et public.
3 – Suivre les recommandations de l’OMS ou celles nationales en
matières de dons de médicaments.
IV – Système d’approvisionnement
Son but est de garantir la disponibilité des M E et enregistrer un faible
taux de rupture de stock ; pour ce faire, il faut :
1- Promouvoir les systèmes d’approvisionnements et de distribution
pris en charge par le secteur public et privé ;
2- Utiliser les bonnes pratiques en matière d’achat pharmaceutiques
dans le secteur public (gestion pharmaceutiques) ;
3- Effectuer un contrôle des stocks (t°, poussière, humidité, rongeurs,
chaleur, rayon solaire) ;
4- Procéder à l’élimination des médicaments avariés ou périmés.
V – Règlementation et assurance qualité
A – Règlementation : l’État doit respecter un certain nombre de
principe :
- Mettre en place une règlementation pharmaceutique (textes
règlementaires) ;
- Garantir une base juridique solide ;
- Des ressources financières et humaines adéquate ;
- L’autorité chargée de la règlementation doit être indépendante.
B – Assurance qualité : l’État doit :
- Instaurer de bonnes pratiques en matière de fabrication des
produits, des missions d’inspection et d’application de la loi ;
- Mettre en place un système de pharmaco vigilance (activité
consistant à enregistrer et évaluer les réactions résultant de
l’utilisation des médicaments, afin d’assurer leur sécurité d’emploi
dans des conditions normales d’utilisation)
- Mettre en place des dispositifs et en ensemble de moyens
permettant cette surveillance ;
- Règlementer la promotion et l’information sur les médicaments.
V – L’usage rationnel
Les patients reçoivent des médicaments répondants à leur besoins
cliniques à des doses correspondantes à leurs situations, pour une
période adéquate et à un prix abordable.
Il faut principalement :
- Établir des critères cliniques pour la sélection des médicaments et
la formation des agents de santé ;
- Assurer une formation en pharmacothérapie au niveau du cycle
universitaire
- Disposer d’une formation impartiale et indépendante sur les
médicaments ;
- Sensibiliser le public aux médicaments.
VII – La recherche
Il Ya deux catégories de recherche pour la mise en œuvre d’une PPN :
a) – Recherche opérationnelle : elle concerne l’accès, la qualité et
l’usage rationnel des médicaments ;
- Elle vise également la compréhension des éléments qui
déterminent l’utilisation des médicaments ;
b) – Recherche clinique : c’est la mise au point de nouveau
médicaments.
VIII – Développement des ressources humaines
Pour qu’une PPN soit mise en œuvre ou que ses objectifs soient atteint,
l’État doit avoir des personnels de santé qualifiées en assurant la
formation continue et disposer des moyens de coopération nationale et
internationale.
IX – Suivi et Évaluation
Ce sont des composantes essentielles d’une PPN dans lesquelles il faut
inclure des dispositions nécessaires à cet effet ;
- Mener une enquête initiale dans l’ensemble du pays tout au début
de la mise en œuvre ;
- Surveiller le secteur pharmaceutique à travers des enquêtes
régulières basées sur les indicateurs.
POLITIQUE PHARMACEUTIQUE NATIONALE GUINEENNE
Objectifs :
I – Objectif général : contribuer à l’amélioration de l’accès aux services
de santé, en mettant à la disposition de l’ensemble de la population des
produits pharmaceutiques sûrs, efficaces, de bonne qualité et à moindre
coût.
II – Objectifs spécifiques : ils sont au nombre de huit (8) :
1 – Assurer la disponibilité des produits de santé ;
2 – Rendre les médicaments accessible ;
3 – Garantir la qualité des médicaments ;
4 – Assurer l’usage rationnel des médicaments ;
5 – Renforcer le cadre juridique et institutionnel ;
6 – Développer les ressources humaines ;
7 – Promouvoir la recherche
8 – Renforcer la lutte contre le marché illicite
I – ASSURER LA DISPONIBILITÉ DES PRODUITS DE SANTÉ
L’analyse de la situation a fait apparaitre la multiplicité des systèmes
d’approvisionnement et les conséquences qui en découlent, les ruptures
de stock ou le sur stockage.
La république de Guinée s’est engagée dans un processus de mise en
place de la logistique intégrée des produits de santé afin de sécuriser la
disponibilité des médicaments et les dispositifs médicaux dans toutes les
structures sanitaires du pays ; l’attention est portée en premier lieu sur
l’intégration de toutes les fonctions logistiques à savoir : les achats, la
gestion des stocks, la distribution et la PCG.
La PCG est chargée d’approvisionner l’ensemble des formations
sanitaires publiques, para publiques et communautaires du pays en
médicaments essentiels génériques, consommables médicaux et réactifs
de laboratoires selon les bonnes pratiques de distribution en gros de
l’OMS, une convention a été signée entre la PCG et l’État à cet effet ;
Les préparations galéniques dans les pharmacies hospitalières et les
officines privées doivent être encouragée tout en garantissant le circuit
d’approvisionnement des produits chimiques de base et en mettant à
leurs dispositions un formulaire de préparation.
En cas d’appel d’offre, à qualité égale, une priorité sera accordée à la
production locale
Mesures particulières :
- Contrôler les dons de médicaments pour s’assurer de leur qualité
et de leur utilité par rapport aux besoins des populations ;
- Encourager et soutenir la production locale y compris l’exploitation
des remèdes traditionnels et les préparations galéniques par :
. L’exonération des droits et taxes sur les matières premières et les
contenants
. L’élaboration et la mise à disposition d’un formulaire de
préparation galénique
- Assurer une complémentarité entre les services publics et privées
en facilitant l’installation de pharmaciens privés dans les régions et
préfectures par :
. L’octroi de crédit d’installation ;
. L’achat groupé public et privé pour certain médicaments sociaux
. La mise à disposition de bâtiments administratifs ;
. La livraison des commandes sur le site par la PCG et les
grossistes privés.
II - RENDRE LES MÉDICAMENTS ACCESSIBLE
Pour relever ce défit, il faut :
- Réviser les structures des prix dans les deux sous secteurs (public
et privé) ;
- Exonérer de tous droit de douane et taxes à l’importation des
dispositifs et consommables médicaux, des réactifs, des petits
matériels de laboratoires, des matières premières et contenants ;
- Accéléré la mise en œuvre de l’assurance Maladie ;
- Encourager la mise en place de systèmes alternatifs (fonds de
solidarité, tarification spéciales pour les médicaments sociaux) et
les subventions de l’État, en vu de favoriser l’accès des plus
pauvre aux médicaments essentiels ;
- Augmenter l’offre de médicaments essentiels génériques par
l’application de mesures incitatives (marges, fiscalité), la
prescription en DCI et le droit de substitution ;
- Assurer l’accès aux devises pour les grossistes importateurs de
produits pharmaceutiques :
Pour les M. Génériques : PGHT X Taux du jour X 1,237 X 1,12
Pour les M. Spécialités : PGHT X Taux du jour X 1,237 X 1, 18
PGHT : dépenses effectuées de l’industrie jusqu’au port ou
l’aéroport ;
1,237 : dépenses effectuées du port ou l’aéroport jusqu’à la
société ;
1,12 ou 1,18 : bénéfices de la société
- Maintenir la gratuité des : ARV, Vaccins du PEV, Kits césariennes,
Antipaludiques, Médicaments pour les maladies transmissibles
endémiques.
III - GARENTIR LA QUALITE DES MEDICAMENTS
Le gouvernement s’est engagé à renforcer les capacités des organes
de régulation et de contrôle du secteur pharmaceutiques ;
1 – DNPM : doit être redynamisée pour lui permettre d’accomplir
pleinement sa mission :
- Créer un service d’inspection ;
- Ériger la section laboratoire et la section stupéfiant (pharmaco
vigilance et contrôle de qualité) en division ;
- Définir les liens fonctionnels entre la DNPM et le LNCQ ;
- Doter des moyens logistiques
- Assurer une formation continue du personnel.
2 – LNCQ : doit être doté de moyens adéquats pour lui permettre de
faire un contrôle systématique des lots de médicaments entrant et
circulant en Guinée.
3 – CNM (Commission Nationale du Médicament) : doit être doté des
moyens nécessaires pour son fonctionnement, notamment
l’accréditation des établissements pharmaceutiques et
l’enregistrement des médicaments entrant en Guinée.
4 – Des normes pour les infrastructures et les équipements seront
définies, en suite les normes d’accréditations et les procédures
d’enregistrements des produits pharmaceutiques seront renforcées.
5 – Renforcer la collaboration entre DNPM – DOUANE – OCAD pour
empêcher les importations illicites de médicaments.
6 – Respect des bonnes pratiques pharmaceutiques.
7 – Renforcer le système national de pharmaco vigilance en dotant
les moyens adéquats à la section pharmacovigilance de la DNPM,
enfin créer un comité national de pharmacovigilance et ses
démembrements.
IV – ASSURER L’USAGE RATIONNEL DES MEDICAMENTS
Le gouvernement s’est engagé à mettre en œuvre des informations
connues sur les médicaments à l’intention des prescripteurs, des
dispensateurs et des consommateurs par :
- L’organisation de campagne d’information et d’éducation du public
sur l’usage rationnel des médicaments ;
- La création d’un centre de documentation et d’information sur les
médicaments
- La Promotion des médicaments essentiels ;
- La prescription en DCI conformément aux dispositions du décret
D94/043 PRG/SGG du 22 mars 994 ; sera rendu obligatoire au
niveau de toutes les formations sanitaires publiques et
communautaires ;
- Les structures privées seront encouragées à la systématisation de
la prescription en DCI
- La promotion médicale devra être conforme à la règlementation
prévue dans la loi pharmaceutique.
V – RENFORCER LE CADRE JURIDIQUE ET INSTITUTIONNEL
- Les textes législatifs et règlementaire doivent être actualisés ;
- Les titulaires d’AMM devront participer à la surveillance post
marqueting des produits ;
- L’assainissement du secteur par l’accréditation des établissements
pharmaceutiques et l’enregistrement des médicaments ;
- L’harmonisation des procédures et des droits d’enregistrement
avec ceux de la CEDEAO ;
- Les services de régulations pharmaceutiques seront dotés de
ressources humaines qualifiées et de moyens logistiques adéquats
(véhicules, logiciels de gestion, site internet. etc.) pou rassurer leur
fonctionnement ;
- La PPN sera traduite un plan directeur pharmaceutique national
(PDPN) quinquennal avec un découpage annuel.
VI – DEVELOPPER LES RESSOUCES HUMAINES
L’application de la PPN nécessite des ressources humaines
compétentes et motivées, c’est pourquoi la DNPM collaborera avec les
organisations professionnelles et FSTS pour :
- Identifier le nombre de pharmaciens déjà formé et qui sont au
chômage
- Planifier la formation des ressources humaines en fonction des
effectifs actuellement en activité dans les services et
établissements pharmaceutiques puis introduire dans le cursus de
formation un programme sur le concept de ME en DCI et l’usage
rationnel des médicaments
- Élaborer et exécuter les programmes de mise à jour périodiques
pour les professionnels de santé en relation avec les ordres
respectifs ;
- S’assurer de la disponibilité en permanence des modules de
formation adaptés au besoin des professionnels ;
- Mettre en place une procédure de formation continue pour
l’actualisation et l’acquisition de nouvelles compétences dans le
domaine de la santé.
VII – PROMOUVOIR LA RECHERCHE
Plusieurs institutions de recherches (FSTS, INSP, CNVPMD) sont sur
place, dans ce cas il faut :
- Créer un comité consultatif de recherche pharmaceutique auprès
de la DNPM qui aura pour mission de :
. La sélection des sujets de recherche opérationnelle permis les
problèmes identifiés par le suivi et évaluation de la PPN
. L’appel à manifestation d’intérêt au niveau de la communauté
scientifique nationale
. L’allocation de ressources pour la réalisation de ces recherches et la
validation des résultats de recherches
- Mettre en place un fond de recherche dont le financement
proviendra du budget de l’État, des taxes sur l’importation des
grossistes répartiteurs de produits pharmaceutiques hauteur de
0,1% de leurs valeurs, des partenaires au développement et les
fondations.
VIII – RENFORCER LA LUTTE CONTRE LE MARCHÉ ILLICITE
- Les stratégies nationales révisée de lutte contre le marché illicite
de médicaments seront mises en œuvre intégralement y compris
les procédures de flagrant délit et la traduction des professionnels
indélicats en conseil de discipline de l’ordre ;
- Redynamiser le comité interministériel de lutte contre le marché
illicite ;
- Mettre en œuvre le document de stratégie révisée de lutte contre le
marché illicite ;
- Créer un programme national de lutte contre le marché illicite de
médicament ;
- Rendre effectif l’arrêté de déploiement des inspecteurs en
pharmacie au niveau du port et de l’aéroport ;
- Réduire le nombre de société grossistes répartiteurs de produits
pharmaceutiques en appliquant les normes d’accréditation ;
- veiller au respect des bonnes pratiques de distribution en gros pour
les grossistes répartiteurs.
III – POLITIUE NATIONALE DE BIOLOGIE MÉDICALE
OBJECTIFS
I – OBJECTIF GENERAL
Améliorer la pratique de la biologie médicale en République Guinée afin
d’en faire un outil d’aide à la décision pour les prescripteurs pour une
meilleure qualité des soins.
II – OBJECTIFS SPÉCIFIQUES
- Assurer la standardisation et la disponibilité des équipements, des
réactifs et consommables de laboratoires ;
- Renforcer le contrôle de qualité des examens de laboratoire,
élaborer et faire appliquer les règles d’hygiènes, de sécurité et de
bonne exécution des analyses de biologie médicale ;
- Définir les modalités de financement du domaine de la biologie
médicale
- Rehausser le niveau technique dans le domaine de la biologie
médicale
- Assurer une couverture adéquate du pays en laboratoire de
biologie médicale
- Améliorer notablement les conditions d’exercices de la profession
en zones rurales par la création de mécanisme de motivation.
III – ORIENTATIONS STRATÉGIQUES
En adéquation avec la politique nationale de la santé de la Guinée, les
orientations se feront essentiellement sur quatre axes stratégiques :
- Le renforcement du cadre institutionnel ;
- La normalisation des actes de laboratoire et la définition du paquet
minimum d’activité par niveau ;
- La formation initiale et continue du personnel ;
- L’extension de la couverture géographique en laboratoires.