GO-TOPO Académie
- Mise en station (Théodolite, Niveau)
- Méthodes et Procédés de levés
- Lunette astronomique
- Mesure indirecte de distance
- Nivellement direct et indirect
- Le levé à la planchette
- Le levé tachéométrique
- Les erreurs et Fautes
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MISE EN STATION
Le Niveau
Définition : Le niveau est un instrument de mesure topographique comportant
une nivelle et une lunette dont la rotation autour d’un axe horizontal décrit un
plan horizontal de référence. C’est un appareil servant aux travaux de
nivellement dont la lunette peut tourner d’un angle de 180° ou 200gr autour de
son axe longitudinal de rotation.
Principe de stationnement
Pour stationner un niveau, il faut :
• Mettre en place le trépied et poser le niveau sur le plateau en le maintenant
avec la vis d’ancrage ;
• Régler les vis calantes du niveau à mi-parcours ;
• Installer le trépied en dessinant au sol un triangle équilatéral (plateau
horizontal) puis enfoncer ses pieds jusqu’à refus ;
• Positionner la nivelle sphérique parallèlement à deux vis calantes de sorte
que la bulle se retrouve sur leur axe ;
• Faire pivoter simultanément et dans des sens contraires les deux vis pour
ramener la bulle au centre de la nivelle sphérique ;
• Si l’opération précédente n’aboutit pas, se servir de la 3ème vis pour ramener
la bulle dans son repère.
La Station totale
Pour placer une batterie dans l’appareil
- Ouvrir le compartiment de la batterie en tournant le bouton en position vertical
vers la Gauche
- Tirer le couvercle pour sortir la batterie
- Ramener le bouton de verrouillage en position horizontale
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- Dégager la batterie du couvercle
Replacer une batterie chargée
- Tourner le bouton de verrouillage en position verticale vers la gauche
- Replacer le couvercle dans le compartiment de la batterie
- Tourner le bouton de verrouillage en position verticale pour verrouiller le
couvercle
Le clavier compte 7 touches :
- La touche ON/OFF : Elle permet d’allumer et d’éteindre l’appareil
- La touche STOP/CE
• elle permet d’arrêter une mesure de distance
• elle permet d’effacer les messages et les valeurs entrées
- La touche Cont/ éclairage :
• elle permet de valider le paramétrage et de passer à l’écran de mesure.
• elle permet aussi d’activer ou de désactiver l’éclairage de l’écran
- La touche MENU :
• elle permet d’activer ou désactiver le menu
- La touche DSP :
• elle permet de valider un paramétrage,
• elle permet de déplacer le curseur en cas d’entrée de valeur • elle
permet de changer le masque d’affiche de l’écran de mesure
- La touche REC :
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• elle permet d’enregistrer les mesures lorsqu’un carnet électronique est connecté
(par Ex. GRE4)
• elle permet de sélectionner un chiffre en cas d’entrée de valeur et le signe de la
valeur
(+ ou -)
• elle permet de se déplacer dans les différents menus
- La touche DIST
• elle permet de déclencher une mesure de distance
• elle permet de sélectionner un chiffre en cas d’entrée de valeur et le signe de la
valeur
(+ ou -)
• elle permet de se déplacer dans les différents menus
Théodolite
La mise en station d’un théodolite consiste à caler l’axe principal à la verticalité
d’un point de station donné.
Mise à hauteur du trépied
La mise à hauteur du trépied s’effectue comme suit :
• Fixer l’appareil sur le trépied en prenant soin de vérifier que les trois vis
calantes sont à peu près à mi-course.
•Régler l’oculaire à la hauteur des yeux de l’opérateur(ou mieux, légèrement en
dessous de cette hauteur car il est plus facile de se baisser que de se hausser).
Calage grossier d’approche
• Soulever deux pieds du trépied tout en regardant dans le plomb optique et
déplacer l’ensemble afin de positionner le plomb optique près de point de mise
en station.
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• Enfoncer ensuite les pieds dans le sol puis positionner le plomb optique
exactement sur le point au moyen des trois vis calantes. A cet instant, l’axe
principal passe par le point de station mais n’est pas vertical.
Calage grossier au moyen de la nivelle sphérique
• Caler la nivelle sphérique au moyen des pieds du trépied. Poser un pied sur une
jambe du trépied puis faites-la coulisser jusqu’à centrer la bulle de la nivelle.
En pratique il faut intervenir sur plusieurs pieds l’un après l’autres (agir sur le
pied vers lequel semble aller la bulle et recentrer-la ou ramener-la vers un autre
pied, et agir ensuite sur ce pied). A la fin de cette phase, la nivelle sphérique
est centrée et le plomb optique ne doit pas avoir bougé du point de mise en
station puisque l’axe principal de l’appareil pivote autour du point stationné.
Calage fin dans une direction au moyen de la nivelle cylindrique
• Amener la nivelle cylindrique parallèle à deux vis calantes : centrer la bulle au
moyen de ces deux vis calantes en agissant simultanément sur les deux vis en
sens inverse l’une de l’autre, puis faire tourner l’appareil de 200gr(demi-tour).
Calage dans toutes les directions au moyen de la nivelle cylindrique
• Amener l’axe de la nivelle cylindrique sur la troisième vis calante, et agissant
sur la seule vis, amener la bulle dans la position de calage.
• Vérifier enfin qu’en tournant l’appareil dans une direction intermédiaire, la
bulle reste dans la position de calage.
• Enfin, vérifier que l’appareil est toujours au-dessus du point de station
Les réglages avant mesures après mise en station du théodolite
Régler la netteté du réticule (croix de visée dans l’optique), pour le
faire de manière précise, il faut régler la lunette à l’infini puis rendre
les fils du réticule plus net possible en agissant sur les vices de
réglage. Ce réglage permet de placer exactement le réticule dans le
plan de formation de l’image virtuelle, ainsi l’œil de l’opérateur n’a
pas besoin d’accommoder et se fatiguera moins. Si ce réglage n’est
satisfaisant, il est possible de s’en apercevoir en balançant légèrement
la tête devant l’oculaire : le réticule semble bouger par rapport à
l’objet visé alors qu’il devait rester fixe. Ensuite ne touchez plus au
réticule et réglez la netteté de la lunette sur l’élément visé. Déployez
enfin les éventuels miroirs pour l’éclairage des cercles. L’observation
monoculaire doit se faire les deux yeux ouverts. Vérifiez que
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l’appareil est dans sa référence (Cercle toujours gauche, position de
référence). Généralement le cercle vertical doit se situer à gauche de
l’observateur. Pour les stations électroniques, il est souvent à droite.
Cette vérification se fait en positionnant la lunette approximativement
à l’horizontal et en lisant l’angle vertical qui doit être proche de 100gr.
Si la lecture indique une valeur proche de 300gr fait un double
retournement, c’est-à-dire le demi-tour de la lunette et de l’alidade
pour vous retrouver dans la position de référence. Positionner
éventuellement le zéro du limbe sur la référence choisie.
Les différents méthodes et procédés de levé
- Levé par alignements et prolongement
- Levé à la chaîne par décomposition en triangles
- Levé par abscisses et ordonnées ou en coordonnées rectangulaires
- Levé par oblique latérales ou quasi ordonnées
- Levé par rayonnement ou en coordonnées polaires
- Levé par cheminement
- Levé par intersection
- Levé par relèvement
- Levé par recoupement
Etude comparative
- Levé par abscisses et ordonnées
Principe : à l’aide d’une équerre, on détermine les pieds des
perpendiculaires abaissées des points à lever sur la ligne d’opération.
L’alignement sur la base MN est obtenu soit avec trois jalons, soit
avec une équerre à double prisme, soit avec un appareil placé à une
extrémité. Les lignes d’opération peuvent être intérieures ou
extérieures au levé. Elle doivent être prises aussi près que possible des
détails à lever afin de réduire les longueurs de chaînage et d’obtenir
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une meilleure précision grâce à des perpendiculaire très courtes.
Précision : elle dépend
- De la précision de l’alignement des pieds des perpendiculaires sur la
ligne d’opération
- De la précision de la détermination des pieds des perpendiculaires
Avantages : levé et report très faciles. Précision très satisfaisante en
terrain assez plat et lorsque les ordonnées sont courtes, pour obtenir un
excellent report à grande échelle. Les vérifications sont faciles
Inconvénients : difficilement utilisable en terrain très accidenté. En
ville, la circulation intense peut être gênante
Levé par oblique latérales ou quasi ordonnées ou fausses abscisses
et fausses ordonnées
Principe : la détermination du pied de la perpendiculaire étant peu
précise, de plus, le tâtonnement est assez long. C’est pourquoi on
préfère quelquefois opérer par quasi ordonnées. Les pieds des
perpendiculaires sont abaissés à vue sur la ligne d’opération. Les
abscisses calculées sont suffisamment précises lorsque l’écart commis
pour la position de A’ sur MN est inférieur à 1/10 de la quasi
ordonnée AA’. Les pieds des quasis hauteurs sont alignés sur MN soit
avec un cercle placé à une extrémité. On chaîne les quasis ordonnés à
l’aller puis au retour les façades telles que AB, BC, CD et les obliques
de rattachement telles que MA et DN. Pour éviter un enchaînement
trop grand, on fractionne le levé en séries 3, 4, ou 5 points, le premier
étant rattachés à la ligne d’opération par une oblique assez inclinée ;
elle devrait en principe être au moins égale à cinq fois l’ordonnée du
point rattaché
Précision : elle dépend
- De la précision de l’alignement des pieds des quasis hauteurs comme
pour le levé par abscisses et ordonnées
- Des écarts commis dans la détermination des pieds des quasi
ordonnées, ce qui influe seulement sur les ordonnées des points car on
adopte généralement pour celles-ci les valeurs chaînées en quasi
ordonnées
- De la précision de chaînage
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Avantages : levé plus rapide et plus facile que par abscisses et
ordonnées particulièrement en terrain incliné. On peut facilement
obtenir une précision supérieure à celle du levé par coordonnées
rectangulaires. Le levé est toujours vérifié par la fermeture.
Inconvénients : le report est plus long que celui par abscisses et
ordonnées qu’il soit fait directement ou après transformation en
coordonnées rectangulaires. La ligne d’opération doit être assez près
des points à lever.
Intersection
Principe : on stationne les points M et N, on vise les points à déterminer A B C
et D, on détermine les angles que font les différentes visées avec une direction
connue prise comme référence MN par exemple ; ensuite on vérifie à l’aide d’un
troisième point visé
Précision : elle dépend de :
- la précision angulaire de l’appareil
- la longueur de la visée
- l’angle d’intersection suivant lequel se coupe les directions observées
Avantages : on peut déterminer facilement des points très éloignés,
inaccessibles où pour lesquels les mesures de distances seraient soit très
difficiles, soit très imprécises. Une visée d’intersection constitue une
rapide vérification de points déjà déterminés par un procédé différent
Inconvénients : les opérations sont assez longues car elles nécessitent
de nombreux changements de station, il est parfois impossible de viser
certains points de trois stations différentes et il est très difficile de
prévoir lors de la première visée si le point pourra être intersecté à
partir de 2 autres stations
Relèvement
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Principe : on stationne le point à déterminer et on vise au moins trois
points connus éloignés. On mesure les angles ASB= α et BSC = β. Le
point S est l’intersection de l’arc capable de l’angle α construit sur le
côté AB et de l’angle β construit sur le côté BC.
Précision : elle dépend de :
- la précision angulaire de l’appareil utilisé
- l’angle suivant lequel se coupe les arcs capables
- la sensibilité de chaque arc capable
Avantage : la détermination d’un point est très rapide pour le canevas
Inconvénient : les mesures sont très longues pour un point de détails
et ne peuvent convenir que pour les points du canevas
Recoupement
Principe : c’est la combinaison de l’intersection et du relèvement.
Pour déterminer le point R, on utilise un arc capable et une visée
d’intersection mesurée. le recoupement est déterminé par l’arc capable
de relèvement sur AB et l’intersection d’une visée issue de C
Précision : elle dépend de
- l’angle d’intersection des lieux
- des sensibilités des lieux
Avantage : c’est la seule détermination possible lorsque le nombre de
points connus visible est insuffisant
Inconvénient : les opérations sont plus longues que pour un
relèvement car elle nécessite plusieurs opérations de mise en station
en des points éloignés l’un de l’autre
Les méthodes de levé par mesure combinées que vous allez
appliquer sur le terrain, il s’agit de la planimétrique
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- Levé par abscisses et ordonnées
- Levé par cheminement
- Levé par rayonnement ou coordonnées polaire
Principe du levé par cheminement : c’est une suite de rayonnements
successifs mis bout à bout Précision : elle dépend de
- La précision angulaire de l’appareil
- La longueur du cheminement
- La précision de la mesure de distances
Avantage : la précision des sommets est très précise, la vérification
donnée par la fermeture est sûre, mais n’est pas absolue
Inconvénient : méthode très longue parce que chaque point doit être
déterminé après la mise en station. Elle ne peut donc pas convenir
pour un levé de détail
Principe du levé par rayonnement :
Dans cette méthode chaque point est défini par sa direction
déterminée depuis la station à partir d’un axe fixe et par sa distance à
la station. Les angles sont mesurés par les appareils (théodolite), les
distances sont mesurées à la chaîne.
Précision : elle dépend de :
- La longueur de la visée
- La précision des mesures de longueur
- La précision angulaire de l’angle polaire
Avantage : cette méthode est très rapide dans le cas des mesures
stadimétriques car le point est relevé quel que soit la distance
Inconvénients : cette méthode n’a pas de vérifications, la précision
est limitée à grande distance.
On peut mener une perpendiculaire à une droite donnée par un point de la
droite ou hors de la droite ou bien une perpendiculaire quelconque un
utilisant trois (03) instruments
- Equerre optique
- Théodolite
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- Chaîne
Explication
A l’aide d’une équerre optique : c’est une méthode pratique pour mener une
perpendiculaire
D’un point de la droite : on se place sur le point donné avec une équerre
optique simple ou double et on donne l’alignement du point cherché
D’un point hors de la droite : dans ce cas-ci, on le fait par tâtonnement. Il est
relativement facile, avec une équerre optique double, de se placer dans
l’alignement de deux points. On vérifie ensuite si la perpendiculaire passe par le
point donné, sinon on se déplace au besoin. Finalement, l’endroit occupé par
l’équerre optique est le point cherché
Perpendiculaire quelconque : on trouve un point dans l’alignement de la droite
qui est marqué au sol et ensuite un autre point suivant la perpendiculaire
A l’aide d’un Théodolite : l’utilisation d’un théodolite permet d’obtenir une
plus grande précision
D’un point de la droite : l’instrument est installé sur le point C, puis, après
avoir fait une visée arrière sur le point A par exemple, on tourne la lunette de
90° pour placer un point M de la perpendiculaire
D’un point hors de la droite : il faut commencer par trouver un point F dans
l’alignement donné, près du point cherché. On installe l’instrument sur un point
des points (A par exemple) et, après avoir pris une visée arrière, sur l’autre point
B, en faisant une visée avant pour déplacer le point F. De ce point F, on mène,
comme dans le cas précédent, une perpendiculaire d’essai. L’écart du point C à
cette perpendiculaire est mesuré et on place finalement le point M à une même
distance de l’instrument dans l’alignement donné
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Perpendiculaire quelconque : on procède comme dans le cas précédent sauf
que la perpendiculaire d’essai est la perpendiculaire cherchée
A l’aide d’une chaîne
D’un point de la droite : on peut procéder soit par triangle isocèle, soit par
triangle rectangle dans le rapport 3, 4,5
Triangle isocèle : on prend dans l’alignement deux points F et G, de part et
d’autre et à égale distance du point donné A. sur ces deux points, on met les
deux extrémités d’une chaîne de 30 m par exemple, ensuite on tient ensemble les
graduations 13 m et 17 m, ce qui donne ainsi le point M de la perpendiculaire
MA. On peut utiliser deux chaînes et prendre des longueurs égales. MF = MG et
FA = AG
Rapport 3, 4,5 : un point F est pris dans l’alignement à une distance de 9m du
point A (on utilise une chaîne de 30m). on met les deux extrémités de la chaîne
sur les point A et F, et ensuite on tient ensemble les graduations 12 et 15 m,
donnant ainsi le point M de la perpendiculaire MA. C’est-à-dire AF = 9m, MA =
12 m et FM = 15 m
D’un point hors de la droite : on peut procéder par perpendiculaire d’essai ou
par intersection droite-cercle
Perpendiculaire d’essai : une perpendiculaire d’essai FG est menée d’un point
quelconque F. on mesure l’écart s qui sépare le point C de cette perpendiculaire,
et ensuite un point M est placé sur la droite à une distance s de F.
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Intersection droite-cercle : dans l’alignement AB, deux points F et G sont pris à
égale distance de C. le milieu M de FG est le point cherché
LUNETTE ASTRONOMIQUE
Définition : une lunette astronomique est un instrument optique composé de
lentille permettant d’augmenter la taille apparente des objets du ciel lors de leurs
observations.
Les principales caractéristiques d’une lunette utilisée en topométrie sont : le
grossissement, le champ, le pouvoir séparateur et la clarté
Le Grossissement : est le rapport entre l’angle sous lequel on voit un objet à
travers la lunette et l’angle sous lequel il est vu à l’œil nu. Il est
approximativement égal au rapport des distances focales de l’oculaire et de
l’objectif.
Le champ : est la partie de l’espace visible à travers la lunette. Il est limité par
le cône ayant son sommet au centre optique de l’oculaire, et dont la base est la
distance entre deux points extrême du champ. Il est important de noter que plus
le grossissement est grand, plus l’angle de champ est petit
Le pouvoir séparateur : le pouvoir séparateur est la distance angulaire
minimale entre deux points que l’on peut distinguer positivement dans la lunette
La clarté : est le rapport de la quantité de lumière impressionnant l’œil en
regard de l’intensité d’éclairage de l’objet. La clarté dépend du diamètre de
l’objectif et de la qualité des composantes optiques.
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MESURE INDIRECTE DE DISTANCE
Généralité
Alors que tous le temps on a su mesurer les angles avec précision, la mesure de
distance a toujours été problème pour le topographe car la précision des
méthodes classiques n’étant pas homogène avec la précision des mesures
angulaires.
Définition
Une mesure indirecte de distance est une mesure que l’on obtient par un
opérateur muni d’un théodolite optico mecanique ou électronique avec des
calculs à partir des mesures auxiliaires sans qu’il ne soit dans l’obligation de
parcourir la ligne de mesure.
La mesure indirecte de distance est plus rapide et permet des fois de mesurer
dans les milieux où les déplacements sont difficiles pourvu que la visée pue
passer. Elle permet aussi de faire des mesures sur grande distances
Mesure optique de distance indirecte
Méthode parallactique
La mesure parallactique consiste à déterminer indirectement une distance
horizontale Dh par exemple à l’aide d’une stadia horizontale de deux mètres,
posée sur un trépied en B et d’un théodolite en station au point A. l’opérateur
mesure l’angle parallactique α, c’est – à-dire l’angle horizontal des deux plans
de visés verticaux sur les voyants
Schéma
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A partir de la figure on a :
Dh = or L = 2 m alors Dh = d’où Dh =
Exercice
On donne α = 1.0942gr
Déterminer la distance horizontale Dh
Résultats
Dh = Dh = d’où
Dh = 116.36 m
Mesure stadimétrique
Une lunette stadimetrique est une lunette du théodolite dont la réticule porte
deux traits stadimetriques symétries par rapport aux grands traits horizontaux
de l’axe optique
Schéma
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La distance stadimetrique est la distance horizontale Dh D’après
la figure on a :
Dh = alors Dh = (m2-
La quasi-totalité des lunettes stadimetriques ont pour des raisons de
commodité un rapport stadimetrique
La distance Dh est alors immédiate soit Dh= 100(m2 – m1) avec un axe optique
d’inclinaison 𝑖̇, la distance horizontale Dh vaut :
Dh = Dd cos 𝑖̇ avec Dd = 100(m2 – m1) cos 𝑖̇ donc Dh = 100(m2 – m1) cos² 𝑖̇ ou
Dh = 100(m2 – m1) sin² 𝑉𝑧 avec Vz = 100 - 𝑖̇
Exercice
Calculez à l’aide des données suivantes la distance horizontale Dh
Ls = 2104 mm, Ln = 1542 mm, Li = 0981 mm et Vz = 96.762 gr
Résultats
Dh = 100 (Ls – Li) Sin²Vz
Dh = 100 (2.0104 – 0.981)Sin²(96.762)
Dh = 112.01 m
Méthode clisimetrique
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La méthode clisimetrique consiste à stationner un théodolite en un point S, à
effectuer deux visés sur une ligne verticale (mire) tenue en S à relever les
angles V et V’ correspondant à des graduations m et m’ de la mire interceptées
par le fil horizontal du reticule (axe de visée). On pose pour L = m’ – m.
Schéma
Pour calculer Dh, on fait intervenir la lecture mo faite sur la mire lorsque
l’appareil est horizontal V = 100 gr, mais sa connaissance est inutile puisqu’elle
s’éliminé dans le calcul :
tanV =
tanV’ =
de (1) on a : mo = m -
(3) dans (2) on a :
m’ - m + m’ – m = alors m’ – m =Dh (
) d’où Dh = avec L = m’ – m
ce procédé s’applique à tout appareil mesurant des angles verticaux (ou des
pentes)
Variation de pente variable
L’opérateur lit les graduations m’ et m de la mire interceptées pour les lectures
angulaires imposées V et V’. La base, c’est-à-dire longueur L interceptée sur la
mire, varie d’une mesure à l’autre. La formule utilisée est une transformation
de la formule générale faisant intervenir les pentes des visées. Soit 𝑖̇ l’angle de
site de la visée de pente p(𝑖̇ = V – 100 gr), on a p = tan 𝑖̇ = cot 𝑉′
Finalement on Dh =
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