Chapi 4
Chapi 4
2 Suites numériques 2
3 Fonctions Numériques 3
4 Développements limités 4
4.1 Comparaison locale des fonctions . . . . . . . . . . . . . . . . 4
4.2 Fonctions équivalentes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
4.3 Formules de Taylor . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
4.4 Applications de la formule de Taylor . . . . . . . . . . . . . . 12
4.4.1 Calcul approché des valeurs d’une fonction . . . . . . 12
4.4.2 Démonstration d’inégalités . . . . . . . . . . . . . . . 12
4.4.3 Ordre de multiplicité des racines d’une équation . . . 12
4.5 Développements limités . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
4.6 Développements limités usuels . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
4.7 Développements limités généralisés . . . . . . . . . . . . . . . 17
4.8 Opérations sur les développements limités . . . . . . . . . . . 18
4.8.1 Développement limité d’une somme . . . . . . . . . . 18
4.8.2 Développement limité d’un produit . . . . . . . . . . . 18
4.8.3 Développement limité d’un quotient . . . . . . . . . . 19
4.8.4 Développement limité d’une composée . . . . . . . . . 21
4.8.5 Intégration d’un développement limité : . . . . . . . . 22
4.8.6 Dérivation d’un développement limité . . . . . . . . . 22
4.9 Applications des développements limités . . . . . . . . . . . . 23
4.9.1 Calculs des limites . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
4.9.2 Calcul des dérivées niemes en un point : . . . . . . . . 27
4.9.3 Calcul des coefficients d’une décomposition en élé-
ments simples d’une fraction rationnelle . . . . . . . . 28
2
Chapitre 1
L’ensemble des nombres réels
1
Chapitre 2
Suites numériques
2
Chapitre 3
Fonctions Numériques
3
Chapitre 4
Développements limités
4
4.2 Fonctions équivalentes 5
f (x) f
f = o(g) ⇐⇒ lim = 0 et f = O(g) ⇐⇒ est bornée.
x→x0 g(x) g
x2
sin x ∼ x, ln(1 + x) ∼ x, 1 − cos x ∼ ex − 1 ∼ x.
0 0 0 2 0
6 Chapitre 4. Développements limités
1 − cos(x) 1
lim 2 = .
x→0 tan (x) 2
x) sin x
. Calculer lim (1−cos
x2 Log(1+x)
.
x→0
On sait que : 1 − cos x ∼ 12 x2 , sin x ∼ x et ln(1 + x) ∼ x.
0 0 0
x3
1 (1−cos x) sin x 1
Alors, f (x) ∼ 2x
= 2 , d’où lim x2 Log(1+x) = 2 .
3
0 x→0
e +x2
2x
. Calculer lim ex +x3 .
x→0
2x +x2 2
On a : e + x2 ∼ e2x car lim e e2x
2x = lim 1 + ex2x = 1. Aussi,
+∞ x→+∞ x→+∞
2x
ex + x3 ∼ ex , d’où f (x) ∼ eex = ex . Par suite lim f (x) = +∞.
+∞ +∞ x→+∞
où
b−a 0 (b − a)n (n) (n + 1)!
M = f (b) − f (a) + f (a) + . . . + f (a) × .
1! n! (b − a)n+1
4.3 Formules de Taylor 9
Puisque f est de classe C n−1 , alors g est continue sur [a, b] et dérivable sur
]a, b[. De plus g(a) = g(b) = 0, donc on peut appliquer le Théorème de Rolle
à g : il existe c ∈]a, b[ tel que g 0 (c) = 0. On a :
!0
(b − x)k (k) −k(b − x)k−1 (k) (b − x)k (k+1)
f = f + f (x)
k! k! k!
−(b − x)k−1 (k) (b − x)k (k+1)
= f + f (x),
(k − 1)! k!
alors,
(b − x)2 (3)
g 0 (x) = −f 0 (x) + f 0 (x) − (b − x)f 00 (x) + (b − x)f 00 (x) − f (x)
2!
−(b − x)n−2 (n−1) (b − x)n−1 (n) (b − x)n−1
− ... − f + f (x) + M
(n − 2)! (n − 1)! (n − 1)!
(b − x)n−1 (n) (b − x)n−1
= −(b − x)f 00 (x) + · · · − f (x) + M.
(n − 1)! (n − 1)!
(b − x)n−1
g 0 (x) = [M − f (n) (x)].
(n − 1)!
h2 00 hn−1 hn (n)
f (a + h) = f (a) + hf 0 (a) + f (a) + ... + + f (a + θh).
2! (n − 1)! n!
Exemple 6. Soit f (x) = ex , pour tout n ∈ N, f (n) (x) = ex . Donc pour tout
x ∈ R on a :
x2 xn−1 xn θx
ex = 1 + x + + ··· + + e , 0 < θ < 1.
2! (n − 1)! n!
·········
On a donc bien :
(x − x0 ) 0 (x − x0 )n (n)
f (x) = f (x0 ) + f (x0 ) + · · · + f (x0 ) + (x − x0 )n ε(x),
1! n!
où ε une fonction définie sur I telle que lim ε(x) = 0.
x→x0
n−1
X (x − x0 )p (p) (x − x0 )n (n)
f (x) = f (x0 ) + f (cx )
p=0
p! n!
n
X (x − x0 )p (p) (x − x0 )n (n) (x − x0 )n (n)
= f (x0 ) + f (cx ) − f (x0 )
p=0
p! n! n!
n
X (x − x0 )p (p)
= f (x0 ) + (x − x0 )n ε(x).
p=0
p!
x2 xn
Exemple 7. ex = 1 + x + + ··· + + xn ε(x).
2! n!
Remarque 7. La différence essentielle entre ces formules est que la formule
de Taylor-Young est d’utilisation locale (c’est à dire pour h petit, voir les
détails au chapitre suivant ) alors que la formule de Taylor-Lagrange est
utilisable sur le segment [a, a + h] même si h n’est pas petit.
Exemple 8. Montrer que pour tout nombre réel x strictement positif, on
a:
3√ 3 3 3 3√ 3
x+ √ ≤ (x + 1) 2 − x 2 ≤ x+ √
2 8 x+1 2 8 x
Solution :
3
Soit f : ]0, +∞[→ R l’application x → x 2 . Il s’agit d’encadrer la différence
f (x + 1) − f (x) et pour cela nous écrivons une formule de Taylor au point
√
x. Pour tout nombre x > 0, on a f 0 (x) = 23 x et f ”(x) = 4√3 x . La dérivée
seconde f ” est continue sur ]0, +∞ donc f est de classe C 2 sur ]0, +∞[. Si a
et b appartiennent à l’intervalle ]0, +∞[, la formule de Taylor à l’ordre 2 au
point a s’écrit :
(b − a)2
f (b) − f (a) = (b − a)f 0 (a) + f ”(θ),
2
où θ est un nombre entre a et b. Soit x un nombre strictement positif.
Appliquons cette formule en prenant a = x et b = x + 1, nombres qui sont
bien tous deux strictement positifs :
il existe un nombre θ compris entre x et x + 1 tel que
(x + 1 − x)2 f ”(θ)
f (x + 1) − f (x) = (x + 1 − x)f 0 (x) + f ”(θ) = f 0 (x) + .
2 2
Comme la fonction f ” est décroissante, on a f ”(x + 1) ≤ f ”(θ) ≤ f ”(x) donc
f ”(x + 1) f ”(x)
f 0 (x) + ≤ f (x + 1) − f (x) ≤ f 0 (x) + .
2 2
Ce sont les inégalités qu’il faut démontrer.
12 Chapitre 4. Développements limités
hn (n)
f (x0 ) + hf 0 (x0 ) + · · · + f (x0 ),
n!
l’erreur commise étant majorée par :
|h|n+1
max |f (n+1) (t)|.
(n + 1)! t∈[x0 ,x0 +h]
x2 x3
cos(x) = 1 − + cos(θx), avec 0 < θ < 1.
2 24
Pour x ∈ [0, π2 ] par exemple on 0 6 cos(θx) ≤ 1. D’où l’on déduit pour
x ∈ [0, π2 ] :
x2 x2 x3
1− 6 cos(x) ≤ 1 − + .
2 2 24
1
Exemple 9. Soit f (x) = 1−x . Pour x 6= 1 on a :
1 − xn+1 1 x
1 + x + x2 + · · · + xn = = − xn .
1−x 1−x 1−x
Par suite f admet un D.L. d’ordre n au voisinage de 0 :
1
= 1 + x + x2 + · · · + xn + xn ε(x).
1−x
1
Figure 4.1 – Fonction x 7−→ 1−x
et ses D.L. en 0 jusqu’à l’ordre n = 5
Ainsi, pour x 6= 0, on a :
f (x) = 2 + x + x2 + x3 ln |x|.
On voit bien que f n’est pas définie au point 0, donc elle n’est pas
dérivable en ce point. Par contre :
f (x) = 2 + x + x2 + x2 ε(x),
Exercice 1. Faire la démonstration dans le cas où f est une fonction im-
paire.
1 1
ex = e 1 + (x − 1) + (x − 1)2 + · · · + (x − 1)n + (x − 1)n (x − 1) .
2 n!
√
Exemple 11. Calculer le D.L. au voisinage de 2 d’ordre 3 de f (x) = x.
On pose u = x − 2 et g(u) = f (u + 2) on obtient :
√ √ ru √ 1 1 1 3
g(u) = u+2= 2 + 1 = 2 1 + u − u2 − u ε(u) ,
2 4 32 128
√
donc le D.L. de x au voisinage de 2 à l’ordre 3 est :
√ √ 1 1 2 1 3 3
x = 2 1 + (x − 2) − (x − 2) − (x − 2) + (x − 2) (x − 2) .
4 32 128
1
g(u) = = 1 + u + u2 + u3 + u3 ε(u).
1−u
1 1 1 1 1
f (x) = 1 + + 2 + 3 + 3 ε( )
x x x x x
1
Exemple 13. La fonction f (x) = , n’admet pas de limite finie en
x − x2
1
0, donc elle n’admet pas de D.L. au voisinage de 0. Mais xf (x) =
1−x
possède un D.L. au voisinage de 0. Par exemple à l’ordre 3 on a
xf (x) = 1 + x + x2 + x3 + x3 (x),
d’où le D.L. généralisé de f au voisinage de 0 d’ordre 2 est
1
f (x) = + 1 + x + x2 + x2 (x).
x
x2 x3 1
ln(1+x) = x− + +x3 ε(x) et = 1+x+x2 +x3 +x3 ε(x).
2 3 1−x
Donc :
ln(x + 1) x2 5x3
=x+ + + x3 ε(x).
1−x 2 6
4.8 Opérations sur les développements limités 19
1
ε3 (x) = (xR(x) + ε1 (x) − Q(x)ε2 (x))
g(x)
20 Chapitre 4. Développements limités
tend vers 0 d’après les théorèmes sur les limites. Puisque Q est un polynôme
nul ou de degré inférieur ou égal à n, l’égalité fg(x)
(x)
= Q(x) + xn ε3 (x) est le
f
développement limité de g à l’ordre n au point 0.
ln(x + 1)
h(x) = .
1−x
x2 x3 1−x
x− 2 + 3
−x + x2
x2 5x3
x+ 2 + 6
x2 x3
2 + 3
2 x3
− x2 + 2
5x3
6
1 1 5 1 1
sin(x) = x − x3 + x + x5 ε(x) et cos(x) = 1 − x2 + x4 + x5 ε(x)
6 120 2 24
x − 16 x3 + 1 5
120 x 1 − 21 x2 + 1 4
24 x
1 3 1 5
−x + 2 x − 24 x
x + 13 x3 + 2 5
15 x
1 3 1 5
3x − 30 x
− 13 x3 + 61 x5
2 5
15 x
D’où, tan x = x + 31 x3 + 2 5
15 x + x6 ε(x).
Posons ϕ(x) = f 0 (x) − p(x) = xn ε(x). La fonction ϕ est continue, elle admet
des primitives. Soit
Z x
φ(x) = f (x) − f (0) − p(t)dt.
0
Soit Z x
f (x) = f (0) + p(t)dt + xn+1 ε(x).
0
Exemple 18. On a :
1
(arctgx)0 = = 1 − x2 + x4 + · · · + (−1)n x2n + x2n+1 (x).
1 + x2
Ainsi, le D.L. au voisinage de 0 d’ordre 2n + 1 de arctgx est :
1 1 (−1)n 2n+1
arctgx = x − x3 + x5 + · · · + x + x2n+2 (x).
3 5 2n + 1
Remarques 11.
1. Toujours développer toutes les fonctions au même ordre.
2. Lorsque vous calculez un développement limité, disposez clairement les calculs
de manière à ne pas oublier de termes lorsque vous ferez des sommes, des
composées ou des divisions selon les puissances croissantes. Chacune de ces
opérations est simple, mais il peut y en avoir plusieurs à effectuer.
3. N’écrivez pas les monômes de degré trop grand dont on sait d’après les théo-
rèmes qu’ils n’interviendront pas dans le résultat final.
arctg(x) − x
→ −1 lorsque x → 0.
sin(x) − x cos(x)
1
1 f( )
à une étude au voisinage de 0, en posant x = , et en étudiant u pour
u 1
g( )
u
u → 0, et u > 0.
Exemple 22. Calculons, si elle existe, la limite quand x tend vers + ∞ de
1 1
(1 + x2 ) 6 − x 3
x 1 1 .
(1 + x) 3 − x 3
En utilisant la formule (1 + u)α = 1 + αu + uε(u) avec limu→0 ε(u) = 0, on
a: 1
1 1 1 1
1 6 1 1
(1 + x2 ) 6 − x 3 = x 3 1+ x2
− 1 = x3 1 + 6x2
+ (x)
x2 1
−1
1
= x 6x12 + x12 ε1 (x) .
3
De même : 1
1 1 1
(1 + x) 3 = x 3 1 + x1 3 − 1 = x 3 1 + 1
3x + x1 ε2 (x) − 1
1
1
= x 3 3x + x1 ε2 (x)
où limx→+∞ ε1 (x) = limx→+∞ ε2 (x) = 0. On en déduit :
1
1 1 1 1
(1 + x2 ) 6 −x 3 x3 6x2
+ ε (x)
x2 1
1
+ ε1 (x)
x 1 1 =x 1
= 61 .
3 + ε2 (x)
1 1
(1 + x) − x 3 3 x 3
3x + ε
x 2 (x)
1
esin(x) = 1 + x + x2 + x2 (x).
2
√
Notons D(x) = 1 + x 1 + x − esin(x) le dénominateur de l’expression ; il
vient le développement limité à l’ordre 3 :
1 1 1
D(x) = 1 + x + x2 − x3 − 1 + x + x2 + x3 (x).
2 8 2
1
= − x3 + x3 (x).
8
Le premier terme non nul de la partie polynôme étant de degré 3, calculons
également à l’ordre 3 le développement limité du numérateur. Pour cela il
suffit de calculer le développement limité à l’ordre 2 de ln chx. Nous connais-
sons les développements limités à l’ordre 2 :
x2 1
chx = 1 + + x2 ε(x) et ln(x + 1) = x − x2 + x2 (x).
2! 2
En composant ces développement limités, ce qui est possible car ch(0)−1 = 0,
on trouve
1
ln chx = ln(1 + (chx − 1)) = x2 + x2 ε1 (x)
2
où limx→0 ε1 (x) = 0. Nous avons alors
x ln chx x3 ( 21 + ε1 (x)) 1
2 + ε1 (x)
= 3 −1 = −1 .
D(x) x ( 8 ) + (x) 8 ) + ε(x)
1 2x + 3x 1
ln g(x) = ln( ) = ln(h(x)).
x 2 x
x x
où h(x) = 2 +3
2 .Ecrivons le développement limité de la fonction h à l’ordre
1 au point 0, on a
e(x ln 2) = 1 + x ln 2 + xε(x)
e(x ln 3) = 1 + x ln 3 + xε(x)
donc il vient
1 (x ln 2) ln 2 + ln 3
h(x) = e + e(x ln 3) = 1 + x + xε(x)
2 2
ln 6 √
=1+ + xε(x) = 1 + (ln 6)x + x(x).
2
Puisque nous connaissons le développement limité de ln(x + 1) au point 0,
écrivons
ln h(x) = ln (1 + (h(x) − 1)) = ln (1 + u(x))
où u(x) = h(x) − 1 a pour√limite 0 quand x tend vers 0. Or ln(x + 1) =
x + xε(x) et u(x) = (ln 6)x + xε(x). En composant ces développements
limités, on obtient
√
ln h(x) = ln(1 + u(x)) = (ln 6)x + x(x).
√ √
Il vient ln g(x) = x1 ln h(x) = ln 6+(x) c’est à dire limx→0 ln g(x) = ln 6.
En composant avec la fonction exponentielle qui est continue sur R, nous
obtenons enfin
√ √
lim f (x) = lim e(ln g(x)) = eln 6
= 6.
x→+∞ x→0
−5X 3 + 2X 2 − 8
X 3 F (X) = = A1 + A2 X + A3 X 2 + X 2 × XF1 5X),
X −1
A4
où la fraction F1 (X) = X−1 est définie au voisinage de 0. Cette dernière
égalité est donc le d.l. à l’ordre 2 au voisinage de zéro de
−5X 3 + 2X 2 − 8 8 − 2X 2 + 5X 3
= .
X −1 −X + 1
Donc on calcul les trois coefficients A1 , A2 et A3 en effectuant un d.l. de
X 3 F (X) en 0 à l’ordre 2, grâce à l’unicité du d.l.. On a
8 − 2X 2 + 5X 3
= (8 − 2x2 )(1 + X + X 2 ) + X 2 (X),
−X + 1
4.9 Applications des développements limités 29
8 − 2X 2 + 5X 3
= 8 + 8X + 6X 2 + X 2 (X),
−X + 1
donc A1 = 8 A2 = 8 et A3 = 6. Par suite
8 8 6 −11
F (X) = 3
+ 2+ + .
X X X X −1
Le dernier coefficient A4 est obtenu par les méthodes habituelles.
(X 2 − X + 1)2
F = .
X 3 (X − 1)3
(x2 − x + 1)2
g(x) = .
(X − 1)3
a1 a2 a3 b1 b2 b3
F (X) = + 2+ 3+ + 2
+ .
X X X X − 1 (X − 1) (X − 1)3
b1 = −a1 ; b2 = a2 ; b3 = −a3 .
2. On a
Soit
g(x) = −1 − x − 3x2 + x2 (x).
30 Chapitre 4. Développements limités
x3 x3 x3
g(x) = a1 x2 + a2 x + a3 + b1 + b2 + b3 .
x−1 (x − 1)2 (x − 1)3
Le d.l. de la fonction g à l’ordre deux en zéro s’écrit sous la forme
g(x) = a1 x2 + a2 x + a3 .
−3 = a1 ; −1 = a2 ; −1 = a3 .
b1 = 3; b2 = −1; b3 = 1.
Finalement
−3 −1 −1 3 −1 1
F (X) = + 2+ 3+ + 2
+ .
X X X X − 1 (X − 1) (X − 1)3
Exemple 31.
1. Déterminer le d.l. à l’ordre 5 au voisinage de 0 de la fonction x 7−→
x4 + x3 + 1
.
(1 + x2 )2
2. le but de cette question est d’utiliser le résultat précédent pour déter-
miner la décomposition en éléments simples dans R[X] de la fraction
rationnelle
X4 + X3 + 1
F = 6 .
X (1 + x2 )2
(a) Préciser la forme de la décomposition de F.
(b) De la forme précédente déduire un d.l. à l’ordre 5 en 0 de x6 F (x).
En déduire certains coefficients de la décomposition recherchée.
(c) Achever le calcul de la décomposition.
Solution :
1.
x4 + x3 + 1
= 1 − 2x2 + x3 + 4x4 − 2x5 + x5 (x),
(1 + x2 )2
où (x) tend vers zéro quand x tend vers zéro.
(a)
a b c d e f gX + h kX + l 2
F = 6
+ 5+ 4+ 3+ 2+ + 2 + ) ,
X X X X X X X +1 (X 2 + 1
les coefficients de la décomposition étant des réels.
4.9 Applications des développements limités 31
(b)
x6 F (x) = a + bx + cx2 + dx3 + ex4 + f x5 + x5 (x),
en déduit a = 1, b = 0, c = −2, d = 1, e = 4, f − 2.
(c)
1 2 1 4 2 2X − 4 2X − 4 2
F = 6
− 4+ 3+ 2− + 2 + ) .
X X X X X X + 1 (X 2 + 1