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Infections urinaires chez femmes enceintes

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PREVALENCE ET FACTEURS FAVORISANT LES INFECTIONS URINAIRES CHEZ LES FEMMES

ENCEINTES : CAS DU CSI DE MOKOLO 1

SOMMAIRE
LISTE DES ABREVIATIONS, ACRONYMES ET SIGLES ....................................... 2
INTRODUCTION .......................................................................................................... 4
CHAPITRE 1 : PROBLEMATIQUE ............................................................................. 6
CHAPITRE 2 : REVUE DE LA LITTÉRATURE ....................................................... 11
CHAPITRE 3 : METHODOLOGIE ............................................................................. 34
ANNEXES .................................................................................................................... 43

REDIGE PAR MAFOGAN JULIE MARCELLE 1


PREVALENCE ET FACTEURS FAVORISANT LES INFECTIONS URINAIRES CHEZ LES FEMMES
ENCEINTES : CAS DU CSI DE MOKOLO 1

LISTE DES ABREVIATIONS, ACRONYMES ET SIGLES


ADH : Arginine dehydrolase

AG : Antigène.

ATB : antibiotiques.
BCP : Bromo crésol pourpre

BLSE : Bêta-lactamases à Large Spectre.


BU : Bandelette urinaire.
C3G : céphalosporines de troisième génération
CIT : Citrate

CS : Citrate de Simmons

E. coli : Escherichia coli.

ECBU : Examen Cyto-Bactériologique des Urines.


ESC : Esculine

Gel : Gélatinase

Génito-urinaire : génitale et urinaire.

GHR : grossesse à haut risque.


GLU : Glucose

GN : Gélose Nutritive.

IRT : inhibitor resistant TEM

IU : Infection Urinaire.

K. pneumoniae : Klebsiella pneumoniae.

LAC : Lactose

LDC : Lysine décarboxylase

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ODC : Ornithine décarboxylase

ONPG : Orthonitrophényl-ȕ-galactoside
P. aeruginosa : Pseudomonas aeuoginosa.
PDA : Phénylalanine désaminase
pH : potentiel de l’Hydrogène.
PSE : Pseudomonas Specific Enzyme

RM : Rouge de Méthyle

S. saprophyticus : Staphylococcus saprophyticus.

SAC : Saccharose

Spp : Species plurimae (plusieurs espèces).

TDA : Tryptophane désaminas

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PREVALENCE ET FACTEURS FAVORISANT LES INFECTIONS URINAIRES
CHEZ LES FEMMES ENCEINTES : CAS DU CSI DE MOKOLO 1

INTRODUCTION
Les infections urinaires (IU) représentent l'une des infections bactériennes les
plus fréquentes au cours de la grossesse, touchant environ 20 % des femmes enceintes
dans le monde (Damasceno & Ciriaco, 2024) . Ces infections, caractérisées par la
présence de bactéries dans le tractus urinaire, peuvent être asymptomatiques ou
symptomatiques (Romero, et al., 1989). Elles constituent un défi majeur en santé
maternelle et fœtale en raison de leurs complications potentielles, telles que les
accouchements prématurés, les avortements spontanés, et les infections néonatales.

Pendant la grossesse, les changements physiologiques, comme la dilatation des uretères


et l'augmentation de la filtration glomérulaire, entraînent la prolifération bactérienne
(Tanvi , Kulkarni, & Gaurav , 2024). Chez la femme enceinte l’IU peut avoir des
conséquences néfastes pour la mère et pour le fœtus. Elle peut se manifester sous trois
formes : colonisation urinaire gravidique (aussi appelée bactériurie asymptomatique ;
cystite aigue gravidique et pyélonéphrite aigue (PNA)) gravidique. Dans ce cas, une IU
peut conduire une prématurité du fœtus, une mortalité périnatale ou des accidents graves
chez la mère (Sleyum & Laouar, 2016). Autrement dit, si les IU asymptomatiques ne
sont pas déterminées et traitées à temps, elles peuvent évoluer vers des pyélonéphrites,
mettant en danger la vie de la mère et de l'enfant (Tanvi , Kulkarni, & Gaurav , 2024).
Dans des contextes socio-économiques défavorisés, notamment en Afrique
subsaharienne, ces infections sont souvent mal détectées en raison d'un accès limité aux
services de santé, de faibles taux de consultation prénatale et d'un manque de
sensibilisation.

Dans les zones rurales comme Mokolo, ces infections passent souvent inaperçues en
raison de l'insuffisance des structures diagnostiques et de la faible fréquentation des
consultations prénatales (CPN). La présente étude vise à évaluer la prévalence des IU
chez les femmes enceintes suivies en CPN au CSI de Mokolo, et à identifier les facteurs
qui ont déterminé leur apparition.

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Pour atteindre cet objectif, l'étude adoptera une approche méthodologique menée en
plusieurs étapes. Dans un premier temps, nous aborderons les aspects problématiques
du sujet, ensuite une revue de la littérature sera réalisée pour examiner les connaissances
préexistantes sur les IU en générale et spécifiquement chez les femmes enceintes.
Ensuite, nous aborderons les questions méthodologiques, à la suite desquelles nous
mènerons une enquête sur le terrain pour récolter des données primaires. Les résultats
obtenus à partir de cette enquête seront ensuite analysés. Enfin, lors de la dernière étape
de l'étude, les résultats obtenus seront interprétés et discutés de manière approfondie.
Des recommandations basées sur les résultats de l'étude seront formulées pour orienter
les programmes de sensibilisation et d'éducation sur les IU.

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CHAPITRE 1 : PROBLEMATIQUE
1.1. CONTEXTE ET JUSTIFICATION

Les infections urinaires (IU) sont des pathologies courantes pendant la grossesse, avec
des implications potentielles graves pour la mère et le fœtus, notamment des accouchements
prématurés, des avortements spontanés, ou des retards de croissance intra-utérins (Muñoz,
2024).

À l'échelle mondiale, selon l’OMS (2022), environ 10 à 20 % des femmes enceintes


souffrent d'IU asymptomatiques, et 1 à 4 % d'entre elles développent des pyélonéphrites si elles
ne sont pas traitées. Les bactéries responsables sont principalement Escherichia coli (70 à 90
% des cas), suivies de Klebsiella pneumoniae et Proteus mirabilisles (OMS, 2022). Dans une
étude américaine, la prévalence globale des infections urinaires déclarées pendant la grossesse
était de 18 %, Parmi elles, jusqu'à 40 % présentent des bactériuries asymptomatiques (Johnson,
et al., 2021). Les pays à revenus élevés disposent généralement de stratégies efficaces de
dépistage systématique et de prise en charge, mais dans les pays à revenus faibles ou
intermédiaires, ces infections restent sous-diagnostiquées. En Inde, par exemple, une étude
menée en 2024 a révélé une prévalence de 25 % chez les femmes enceintes en milieu rural,
contre 12 % en milieu urbain, révélant les inégalités d'accès aux soins (Tanvi , Kulkarni, &
Gaurav , 2024).

Les conséquences des IU pendant la grossesse sont bien documentées. Une étude aux
États-Unis en 2020 a démontré que 30 % des accouchements prématurés étaient associés à des
IU non traitées (American College of Obstetricians and Gynecologists’ Committee on Obstetric
Practice, Society for Maternal-Fetal Medicine, 2021). Ces données mettent en lumière
l'importance du dépistage précoce, qui fait souvent défaut dans les contextes à ressources
limitées.

En Afrique, les IU chez les femmes enceintes sont encore plus fréquentes, avec une
prévalence variante entre 10 et 40 % selon les études (Ngamana, 2021). Une recherche réalisée
au Nigeria en 2021 a rapporté une prévalence de 37,5 %, principalement attribuée aux
mauvaises conditions d'hygiène et à un faible accès aux services de santé (Jamiu, Okesola,
Ogunleye, & Fasulu, 2021). Les défis en Afrique incluent l'absence de dépistage systématique
en CPN, le manque de sensibilisation et la faible fréquentation des services de santé (Gbegbe,

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et al., 2023). De plus, des études montrent que les femmes enceintes séropositives pour le VIH
sont plus à risque de développer des IU. Par exemple, en Afrique du Sud, 45 % des femmes
enceintes vivantes avec le VIH ont présenté une IU au cours de leur grossesse, contre 25 %
pour les femmes séronégatives (OMS, 2022).

Au Cameroun, les IU chez les femmes enceintes sont peu documentées, mais les études
disponibles indiquent une prévalence significative. Une enquête réalisée dans la région du
Littoral a rapporté une prévalence de 27 % des IU asymptomatiques chez les femmes enceintes
en CPN (MINSANTE , 2022). Les facteurs associés incluent le faible niveau d'éducation, les
ressentis d'IU et une mauvaise hygiène personnelle (Ngong, et al., 2021). Dans les zones rurales,
comme celles de l'Extrême-Nord, ces chiffres pourraient être encore plus élevés en raison du
faible accès aux infrastructures de santé et du manque de sensibilisation.

Dans l'Extrême-Nord, une des régions les plus pauvres du Cameroun, les femmes enceintes
font face à des défis uniques, notamment l'accès limité aux soins de santé, les mariages
précoces, et un faible taux de fréquentation des CPN. Les conditions d'hygiène souvent
précaires et le manque de dépistage systématique aggravent le risque d'UI. Selon les données
du district sanitaire de Mokolo (2023), seulement 50 % des femmes enceintes effectuent au
moins une CPN, et moins de 30 % effectuent les quatre CPN recommandés. Ces lacunes dans
le suivi prénatal améliorent les chances de dépistage et de traitement des infections urinaires,
ainsi que les complications obstétricales.

1.2. QUESTIONS DE RECHERCHE


1.2.1. Question principale

Quelle est la prévalence des infections urinaires ainsi que leurs facteurs chez les femmes
enceintes reçues en consultation prénatale au CSI de Mokolo 1 ?

1.2.2. Questions secondaires

 Quel est l’état des cas anciens d’infections urinaires par rapport au nouveaux cas
d’infections urinaires chez les femmes reçues en CPN au CSI de Mokolo 1 ?
 Quels sont les facteurs sociodémographiques, environnementaux et culturels
favorisant aux infections urinaires chez les femmes enceintes au CSI de Mokolo 1 ?

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 Quels sont les facteurs cliniques et obstétricaux favorisant les infections urinaires
chez ces femmes ?

1.3. HYPOTHÈSES DE RECHERCHE


1.3.1. Hypothèse principale

La prévalence des infections urinaires chez les femmes enceintes reçues en consultation
prénatale au CSI de Mokolo 1 serait élevée et les infections urinaires favorisées par des facteurs
sociodémographiques, culturels, cliniques et obstétricaux.

1.3.2. Hypothèses secondaires

 Les cas anciens d’infections urinaires seraient supérieurs aux nouveaux cas chez les
femmes reçues en CPN au CSI de Mokolo 1
 Un faible niveau socioéconomique, des conditions environnementales défavorables, des
pratiques culturelles non conformes à l’hygiène intime seraient des facteurs favorisants
les infections urinaires
 Certains ATCD d’affections urinaires, l’âge de la grossesse compris entre le 2ème et le
3ème trimestre seraient des facteurs favorisant les infections urinaires.

1.4. OBJECTIFS DE LA RECHERCHE


1.4.1. Objectif principal

Déterminer la prévalence et les facteurs favorisants les infections urinaires chez les
femmes enceintes en consultation prénatale au CSI de Mokolo 1.

1.4.2. Objectifs secondaires

 Déterminer le nombre d’anciens et de nouveaux cas d’infections urinaires chez les


femmes reçues en CPN au CSI des Mokolo 1

 Ressortir caractéristiques sociodémographiques, environnementaux, des femmes


enceintes favorisants la survenue d'infections urinaires.
 Identifier les facteurs cliniques et obstétricaux favorisants les infections urinaires.

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1.5. BUT DE L’ÉTUDE

L’objectif principal de cette étude est d’évaluer la prévalence des infections urinaires (IU)
chez les femmes enceintes suivies en consultation prénatale (CPN) au Centre de Santé Intégré
(CSI) de Mokolo et d’identifier les facteurs associés à ces infections. Cette recherche vise
également à fournir des données locales essentielles pour l’amélioration des protocoles de
prévention et de prise en charge des IU dans la région de l’Extrême-Nord du Cameroun.

1.6. INTÉRÊT DE L’ÉTUDE

 Sur le plan personnel

Cette étude permettra au chercheur de renforcer ses compétences en recherche appliquée,


en collecte et analyse de données épidémiologiques. Elle constitue également une opportunité
d’acquérir une expérience précieuse dans le domaine de la santé maternelle, notamment dans
un contexte rural. Elle pourrait aussi servir de base pour des publications scientifiques ou un
projet académique futur, comme un mémoire ou une thèse.

 Sur le plan académique

 Cette recherche enrichira la documentation scientifique sur les infections urinaires


durant la grossesse dans les zones rurales du Cameroun, une thématique encore peu
explorée dans la littérature.

 Elle servira de référence pour d’autres étudiants, enseignants ou chercheurs travaillant


sur des problématiques similaires.

 L’étude contribuera à la validation des connaissances théoriques par des observations


empiriques, encourageant ainsi une meilleure compréhension des réalités locales.

 Sur le plan professionnel

Les résultats de cette étude pourraient orienter des interventions concrètes dans le domaine de
la santé publique et reproductive, notamment :

 La mise en place de stratégies de dépistage systématique des IU en CPN dans des centres
de santé similaires à Mokolo.

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 Le développement de politiques de santé adaptées aux spécificités locales.

 L’amélioration des compétences des professionnels de santé sur la prise en charge des
IU, grâce aux recommandations issues de la recherche.

 Sur le plan scientifique

L’étude permettra :

 De combler un manque de données épidémiologiques sur les IU chez les femmes


enceintes dans la région de l’Extrême-Nord.

 De contribuer à l’élaboration de programmes de recherche élargis visant à améliorer la


santé maternelle et infantile en zones rurales.

 De servir comme point de départ pour des études comparatives ou longitudinales visant
à évaluer l’efficacité des interventions mises en place suite à cette recherche.

En somme, cette étude a un impact multidimensionnel, allant de la contribution personnelle et


professionnelle du chercheur à l’amélioration de la santé publique et de l’enseignement
académique dans des contextes à ressources limitées.

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CHAPITRE 2 : REVUE DE LA LITTÉRATURE

2.1. DEFIITION OPERATIONNELLE DES CONCEPTS

2.1.1. Prévalence

Ce terme désigne le nombre total de cas d'une maladie donnée ou de tout autre
évènement (accident, etc.) existant dans une population déterminée, sans distinction entre les
cas nouveaux et les cas anciens, au cours d'une période de temps définie ou à un instant défini
(Académie de médecine, 2020). La prévalence s'exprime habituellement soit par un nombre
absolu, soit sous forme d'un taux obtenu par un rapport où le numérateur est le nombre total de
cas et où le dénominateur est l'effectif de la population considérée ou une fraction définie de
cette population (Académie de médecine, 2020).

2.1.2. Facteur favorisant :

2.1.3. Infection urinaire chez la femme enceinte

Une infection urinaire est une infection des voies urinaires, c'est-à-dire des reins, des
uretères, de la vessie et de l'urètre. Elle est causée par des bactéries qui entrent dans le corps et
s'installent dans les voies urinaires. La définition bactériologique de l’infection urinaire repose
sur la concentration bactérienne trouvée dans les urines sous réserve d’un recueil adéquat du
prélèvement (Sleyum & Laouar, 2016). Les IU chez la femme sont des affections courantes
touchant les voies urinaires, principalement la vessie (cystite) et parfois les reins
(pyélonéphrite).

2.2. DEROULEMENT DES CONCEPTS

2.2.1. Rappels anatomiques et physiologiques du système urinaire

2.2.1.1 L’urine
L’urine est un liquide clair, transparent, d’odeur aromatique spéciale, d’un pH acide et
de densité comprise entre 1,016 et 1,020, c’est principalement une solution aqueuse de sels

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minéraux, et d’autres substances telles que l’urée et l’acide urique (Bougattoucha et Boudella,
2010).2.2.1.2. L’appareil urinaire
Le système urinaire ou l’appareil urinaire est composé d’un ensemble d’organes : reins,
uretères, vessie et urètre dont le rôle est de produire, stocker et éliminer l’urine ; élimine les
déchets, régule le volume et la composition chimique du sang ; participe au maintien de
l’équilibre acide-base des fluides corporels ; maintient l’équilibre minéral du corps, participe à
la régulation de la production des globules rouges (Tortora et Derrickson, 2018).

Figure 1 : l’appareil urinaire : (Tantin, 2018).

2.2.1.3. Les reins


Constituent un organe essentiel chez l’être humain. Ils assurent l’homéostasie de
l’organisme grâce à leurs fonctions de régulation de la pression et d’élimination des toxines
présentes dans le sang. De forme oblongue et au nombre de deux, les reins sont situés à l’arrière
du torse, derrière les côtes inférieures. D’environ 10cm de hauteur, il permet la filtration des
toxines qui sont ensuite évacuées par excrétion d’urine. (Tantin, 2018).

 Structure du rein

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Chaque rein, dont la forme ressemble à celle d’un haricot, mesure environ 12centimétres
d’hauteur, 6 centimètres de largeur et 3 centimètres d’épaisseur, pour un poids moyen entre
120g à 140g (Bezziche et Bounemeur, 2018).

Il est composé de plusieurs parties : la capsule qui est l’enveloppe extrême de


protection ; le parenchyme rénal qui renferme environ un million de néphrons dont leurs rôles
est la filtration du sang ; les calices et le bassinet où les urines sont collectées une fois fabriquée
par les néphrons. L’urine est d’abord recueillie dans les calices, elle s’écoule dans le bassinet
puis l’urine sera véhiculé vers la vessie par un tuyau appelé l’urètre (Fig. 2) (Lahnine, 2018).

Figure 2 : la structure du rein, (Makloufi et Yani, 2020).


La grossesse et les changements hormonaux qui l'accompagnent entraînent des
modifications, dont une augmentation de la taille des reins de 1 jusqua 1.5 centimètre environ,
qui débute dès 6 à 10 semaines de grossesse (Saidi et al., 2005).

 Fonction du rein

Eliminer les métabolites toxiques issus du catabolisme. Par ailleurs, ils jouent un rôle
fondamental dans le maintien de l’homéostasie hydro-électrolytique du milieu intérieur. Enfin,
ils remplissent une fonction endocrine dans l’érythropoïèse et la synthèse de vitamine D active
(Bessaguet et Desmoulière, 2020).

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2.2.1.4. Les uretères


Sont deux canaux fibromusculaires cylindriques de 25 à 30cm de longueur et de 3 à 5
mm de largeur. Les deux uretères jouent un rôle dans le transport des urines du bassin et des
reines vers la face postérieure de la vessie (Khenidjou et Tabellout, 2018).

2.2.1.5. La vessie
La vessie est un organe de creux, qui forme un réservoir dont la fonction est de recevoir,
stocker, puis évacuer l’urine (Tantine, 2018).

2.2.1.6. L’urètre
Chez la femme enceinte, l’urètre est un canal très court, de 5cm de longueur, qui part
verticalement, permet de transporter l’urine de la vessie vers l’extérieur au niveau de l’orifice
urinaire appelée le méat (Lacheheub et Bendagha, 2016).

2.2.2. L’infection urinaire

L’infection urinaire (IU) est la colonisation microbienne de l’urine et /ou de l’appareil


urinaire (structures glandulaires ; muqueuses ou parenchymateuses) depuis les reins jusqu’au
méat urétral. La définition bactériologique de l’infection urinaire repose sur la concentration
bactérienne trouvée dans les urines sous réserve d’un recueil adéquat du prélèvement (Sleyum
et Laouar, 2016).

Chez la femme enceinte, l’infection urinaire est plus fréquente en raison de la pression exercée
sur le système urinaire, mais aussi des changements hormonaux (Fatton ,2004).

2.2.2.1. Classification des infections urinaires


Il existe trois classes d’infections urinaires :

 Infection urinaire simple :

Une IU simple est une IU survenant chez un patient sans facteurs de risque de
complication. Elles comprennent les cystites aiguées simples et les pyélonéphrites aiguées
simples (Raghu, 2016).

 Infection urinaire à risque de complication :

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Une IU à risque de complication est une infection survenant chez des patients ayant au
moins un facteur de risque pouvant la rendre plus grave donc traitement compliquer ; Chez la
femme enceinte, la grossesse représente un facteur de risque de complication (Raghu, 2016).

 Infection urinaire grave

Une IU grave est une infection parfois initialement peu symptomatique ou à risque de
complication qui s’accompagne de signe de gravité tels qu’un sepsis grave, un choc septique,
ou une indication de drainage chirurgical ou interventionnel (Raghu, 2016).

2.2.3. Type d’infections urinaires chez la femme enceinte

Chez la femme enceinte, il existe 3 types d’infections urinaires :

2.2.3.1. Bactériurie asymptomatique


La bactériurie asymptomatique est définie par la présence d’en moins 10⁵ germes/ml
d’urine en l’absence de toute symptomatologie clinique. La prévalence de la bactériurie
asymptomatique pendant la grossesse est d’environ 10%. Les complications néonatales
associées à une bactériurie asymptomatique comprennent une restriction de croissance intra-
utérine, un faible poids à la naissance et une rupture prématurée de la membrane avant terme.
Les complications maternelles associées à une bactériurie asymptomatique sont l’hypertension,
la pré-éclampsie et l’anémie maternelle. Sans traitement une bactérieurie asymptomatique peut
amener à une cystite (Sleyum et Laouar, 2016).

2.2.3.2. La cystite aigue


La cystite ne s’accompagne jamais de fièvre, touche la paroi de la vessie et de
symptomatologie qui s’associe à des degrés divers :

 Pollakiurie : mictions fréquentes ou peu abondantes, avec parfois impériosité ;


 Brûlures mictionnelles : urines troubles, parfois hématurie macroscopique.

Une cystite peut être totalement asymptomatique, révélée par l’examen microscopique des
urines et c’est le cas le plus fréquent pendant la grossesse (Sleyum et Laouar, 2016).

2.2.3.3. La pyélonéphrite aigue


Lorsqu’une cystite n’est pas ou mal soignée ; elle peut dégénérer en infection plus grave
qui est la pyélonéphrite. Celle-ci est liée à la prolifération des bactéries de la vessie vers les
reins. Elle se manifeste par signes fonctionnels et physiques d’appel urinaire accompagnée ou
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non de signes généraux tels que des vomissements, des nausées, des frissons, douleurs
lombaires, troubles du transit et fièvre avec un ECBU positif (Sleyum et Laouar, 2016).

2.2.4. Etiologie

Les bactéries qui provoquent le plus souvent une cystite et une pyélonéphrite sont les
suivantes :

 Bactéries entériques, généralement aérobies coloration de Gram négatives (le plus


souvent) ;
 Bactéries coloration de Gram positives (le moins souvent).

Dans l'appareil génito-urinaire sain, les souches d'Escherichia coli possédant des facteurs
spécifiques d'adhésion à l'épithélium transitionnel de la vessie et des uretères représentent 75 à
95% des cas. Les autres microorganismes pathogènes des voies urinaires coloration de Gram
négatifs sont habituellement d'autres entérobactéries typiquement Klebsiella ou Proteus
mirabilis et occasionnellement Pseudomonas aeruginosa. Parmi les bactéries à Gram positif,
Staphylococcus saprophyticus est isolé dans 5 à 10% des infections urinaires bactériennes. Des
isolats bactériens moins courants de coloration gram-positifs sont : Enterococcus faecalis
(streptocoques du groupe D) et Streptococcus agalactiae (streptocoques du groupe B), qui
peuvent être des contaminants, notamment ceux qui ont été isolés chez des patients souffrant
de cystite (Mekhloufi et Yani, 2020).

2.2.5. Facteurs favorisant le développement de l’infection urinaire chez la


femme enceinte

Les conditions anatomiques suscitées expliquent que les bactéries responsables des
infections urinaires proviennent de la flore intestinale. Ces germes pathogènes directement issus
du rectum coloniseraient en premier lieu la muqueuse vaginale puis diffuseraient par l’urètre
jusqu’à la vessie. Outre la grossesse qui crée un facteur favorisant largement documenté, les
manœuvres urétrales, les cathétérismes vésicaux et les rapports sexuels sont autant de
circonstances capables de faciliter cette diffusion bactérienne. (Fatton, 2004).

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2.2.5.1. Facteurs liés à la grossesse


Les IU sont relativement plus fréquentes pendant la grossesse : 5 à 10% soit une
multiplication du risque de 2 à 2,5 fois. Cette fréquence accrue durant la grossesse peut
s'expliquer par différentes modifications qui s’installent pendant cette phase.

Les modifications mécaniques ou l'utérus gravide exerce une compression sur la vessie et sur
les deux uretères. Cette compression vésicale favorise l'apparition d'un résidu post mictionnel
cause d'infection urinaire (antécédent de bactériurie asymptomatique), ainsi les modifications
hormonales ou la progestérone aurait une action myorelaxante, favorisant une stase urétérale et
les modifications des propriétés physico-chimiques des urines.

- L’activité bactéricide des urines pourrait être diminuée par la dilution des urines et
l’augmentation de leur pH.
- Une immunodépression physiologique favorisant la présence de bactéries dans
l’appareil urinaire.
- Le diabète : la bactériurie asymptomatique est présente dans 5,9% des grossesses
normales et 12,5% chez des diabétiques. Lors d’antécédents d’infection urinaire, elle
est présente dans 18,5% des cas (Laouar et Sleyum, 2016).

2.2.5.1. Facteurs liés à la bactérie


La présence des facteurs d’adhésion et la virulence développés par les bactéries
uropathogénes et la présence d’un inoculum bactérien en quantité importante dans le tractus
urinaire sont considérés comme des facteurs favorisants l’IU (Djafer khodja et Kliel, 2019) :

o par production d’enzymes : Certaines bactéries telles que les Proteus, Klebsiella et
Pseudomonas possèdent une uréase qui métabolise l’urée en ammoniaque entraînant
une augmentation du pH, une précipitation d’ions normalement solubles (cristaux de
que par les phosphate ammoniaco-magnésien) et une stase rénale qui favorise le
développement des bactéries.la production de toxines comme l’hémolysine et
l’aérobactine qui inhibent les synapses noradrénergiques des fibres musculaires lisses ;
ce qui entraine une diminution du péristaltisme urétéral et une stase urinaire
(Benabdelkrim et Bouazza, 2017)

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2.2.6. Origine des germes et voies de propagation d’infections urinaires

La plupart des infections du tractus urinaire sont dues à la propagation par voie
ascendante des bactéries d’origine intestinale d’où la prédominance des entérobactéries (E. coli
en tête). Les autres bactéries fréquemment retrouvées dans les infections urinaires suite au
passage de la flore fécale aux voies urinaires comme Klebsiella pneumoniae, ou même Proteus
mirabilis et Staphylococcus saprophyticus (Bezziche et Bounemeur, 2019).

Les micro-organismes atteignent l’appareil urinaire par différentes voies :

2.2.6.1. Voie ascendante


La pénétration des germes dans les urines par voie ascendante représente le mécanisme
physiologique le mieux établi.

Les germes, le plus souvent saprophytes, vont donc remonter jusqu’à la vessie puis dans le haut
appareil urinaire du fait de la baisse des défenses de l’hôte et de la présence de facteurs
favorisants. On distingue les IU spontanées à partir de la flore périnéale et les IU iatrogènes
liées à la pose de sonde urinaire ou à un examen endovésicale (Djafer khodja et Kliel, 2019).

2.2.6.2. Voie hématogène


En cas d’atteinte par voie hématogène et contrairement au mécanisme par voie
ascendante où le germe atteint la papille ; le germe dans ce cas, atteint le cortex rénal et s’étend
à la médullaire en 24 à 48 h et gagne la vessie avec l’émission d’urine. Ce mécanisme est
actuellement rare, La voie hématogène est plus rare et limitée à quelques rares microbes, tels
que Staphylococcus aureus, Candida sp. et Mycobacterium tuberculosis (Djafer khodja et Kliel,
2019).

2.2.6.3. Voie lymphatique


Elle est rare et consiste à la migration des bactéries par voie lymphatique du colon
jusqu’aux voies excrétrices urinaires où elles provoqueraient une bactériurie initiale pour se
transformer secondairement en infection secondaire véritable (Djafer khodja et Kliel, 2019).

 Conséquences des infections urinaires sur la mère et le fœtus

Les infections urinaires mal traitées peuvent causer des complications pendant la
grossesse pour la femme et pour le fœtus

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o Pour la mère : la cystite, la pyélonéphrite, l’insuffisance rénale, l’anémie, la septicémie,


la pyonéphrose, la nécrose papillaire, la maladie thromboembolique et voire la mort ;
o Pour le fœtus : l’avortement, l’accouchement prématuré dans 20% des cas, une infection
néonatale, une hypotrophie et la mort périnatale (Taale et al. ,2016).

2.2.7. Diagnostic clinique

2.2.7.1. Bactérieurie asymptomatique


La colonisation urinaire (ou bactériurie asymptomatique) correspond à une situation de
portage, c'est-à-dire à la mise en évidence d’un micro- organisme, lors d’un prélèvement
urinaire correctement réalisé, sans que ce micro-organisme ne génère de manifestations
cliniques (Ketz, 2016).
2.2.7.2. La cystite aiguë
Le diagnostic de la cystite aigue peut se faire sur la présentation clinique, car la
symptomatologie est typique. Celle-ci se reconnait facilement sur la base de 3 signes : brûlures,
douleurs à la miction, pollakiurie et mictions impérieuses (Laouar et Sleyum, 2016).
2.2.7.3. La pyélonéphrite aigue
Les signes d’appel d’une infection du haut appareil urinaire sont notamment : une fièvre
élevée (pic supérieur à 39°C) avec des frissons, des douleurs lombaires uni ou bilatérales
spontanées ou provoquées et des signes digestifs fréquents. Paradoxalement, les signes
mictionnels sont souvent discrets (Laouar et Sleyum, 2016).

2.2.8. Diagnostic biologique

2.2.8.1. Echantillonnage
Le prélèvement de cette urine nécessite au préalable un lavage hygiénique des mains et
une toilette soigneuse au savon ou à l’aide d’un antiseptique du méat urétral suivi d’un rinçage.
Par la suite, le sujet élimine le premier jet de miction pour ne recueillir dans un tube à urine
stérile que le deuxième jet, en prenant soin de ne pas toucher le bord supérieur du récipient.
Afin d’éviter toute prolifération bactérienne, le transport de cette urine au laboratoire se fera le
plus vite possible (pas plus de 2 heures) (Khenidjou et Tabellout, 2018).
2.2.8.2. La bandelette urinaire
La bandelette urinaire est une tige de plastique sur laquelle sont placés des réactifs qui
réagissent aux différents composants présents dans l'urine. (Sleyum et Laouar, 2016).

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Figure 3 : Flacon hermétique contient les bandelettes réactives (Bellal et Benzaid, 2016).

Figure 4 : L’échelle colorimétrique de référence des bandelettes réactives (Meskin et Ferikha,


2014).

 Technique :
 Tromper la bandelette réactive complétement dans l’urine ;

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 Laisser réagir quelques seconds ;


 Lire en comparant les plages avec l’échelle colorimétrique (Meskin et
Frikha, 2014).

2.2.8.3. Examen cytobactériologique des urines (ECBU)


C’est l’examen de référence pour affirmer l’infection urinaire et identifier le germe en
cause. Il est indiqué dans toutes les infections urinaires sauf les cystites simples à évolution
favorable. Il est positif quand il y a une association entre une leucocyturie (supérieure ou égale
à 10000 éléments/ml (ou 10/mm)) et une bactériurie après culture dont le seuil varie selon le
pathogène et la situation clinique. Il permet également la réalisation d’un antibiogramme
(Sleyum et Laouar, 2016).

2.2.8.3.1. Examen macroscopique


Après avoir homogénéiser l’urine par retournement du tube, on note son aspect (trouble,
légèrement trouble ou clair) et sa couleur (jaune citron, ambrée, ictérique ou hématique)
(Meskin et Frikha, 2014).

2.2.8.3.2. Examen microscopique


 Examen qualitatif (à l’état frais)

Cet examen permet de préciser les cellules présentes dans l’urine.

 Technique

Après avoir bien homogeniser l’échantillon, une goutte d’urine est déposée au centre d’une
lame de verre bien propre, puis recouverte d’une lamelle. L’observation microscopique est
immédiate à l’objectif x40

 Lecture

La présence des éléments ci-dessous doit être notée :

 Leucocytes

Les leucocytes se divisent, selon l’aspect du noyau, en deux catégories : les cellules
mononuclées et les polynucléaires. Ils sont souvent isolés, groupés en amas ou altérés (pus).

 Hématies :

Elles ont plusieurs aspects : intact, en oursin ou à aspect fantômatique (Meskin et Frikha, 2014).

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 Cellules épithéliales :

Elles proviennent des tubules rénaux ou des vois excrétrices. Elles sont 0,5 à 3 fois plus
grandes qu’un leucocyte et ont un noyau arrondi de grand de taille. Leur présence est le résultat
du renouvellement normal de l’épithélium. Les cellules d’origine vaginale signent une
contamination (Meskin et Frikha, 2014).

 Cylindres :

Ils représentent des agglomérats de protéines et de cellules rénales (tubules rénaux) : il s‘agit
des cylindres hyalins. Dans cette structure peuvent s’agréger des hématies, des leucocytes ; des
globules graisseux ce qui constituent des cylindres hématiques, granuleux, graisseux qui sont
pathologiques (Meskin et Frikha, 2014).

 Cristaux :

Ils ne sont pas pathologiques quand ils sont constitués de substances normalement présentes
dans l’urine (acide oxalique, acide urique ou urate, sels de calcium). Seuls les cristaux de
phosphate ammoniaco-magnésien ont un intérêt dans le diagnostic d’une infection urinaire car
ils sont en faveur d’une infection par une bactérie uréasique (Meskin et Frikha, 2014).

2.2.8.3.3. Examen quantitatif (dénombrement)


L’étude quantitative consiste en une numération des hématies (hématurie) et des
leucocytes (leucocyturie). Plusieurs méthodes ont été proposées pour les dénombrer d’une
façon précise. Parmi lesquelles la numération par champ microscopique (Meskin et Frikha,
2014).

 Technique

Après avoir bien homogénéisé l’échantillon, une goutte d’urine est déposée sur la zone centrale
de la lame, recouverte d’une lamelle.

L’observation microscopique est immédiate à l’objectif x 40 (Meskin et Frikha, 2014).

 Lecture

A l’état normal une urine de 24 h contient moins de 1.5 millions de globules rouges. Ce
nombre représente un décompte inférieur à 5 globules rouges/champ avec un objectif x 40.

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L’hématurie significative, est un décompte supérieur à 5 globules rouges/champ. Normalement,


on retrouve de 0 à 2 globules blancs par champ microscopique. Au-delà, on doit suspecter une
infection du tractus urinaire (Meskin et Frikha, 2014).

2.2.8.4. Examen bactériologique


Il débute par un examen à l’état frais ; pour déceler l’existence des microorganismes,
leur abondance et leur mobilité, puisqu’ils sont vivants. Mais ces préliminaires doivent être
évidement complétés par la coloration de frottis et la culture systématique sur des milieux
adéquats dans le but de dénombrer et d’isoler la ou les bactéries en cause (Meskin et Frikha,
2014).

2.2.8.4.1. Examen qualitatif


Il comprend à la fois un examen direct à l’état frais et un examen après coloration de
Gram.

 Examen direct à l’état frais

Une goutte d’urine est mise entre lame et lamelle et observée à l’objectif x 40 (Meskin
et Frikha, 2014).

 Examen direct à l’état frais

Une goutte d’urine est mise entre lame et lamelle et observée à l’objectif x 40 (Meskin
et Frikha, 2014).

 Examen après coloration de Gram

La coloration de Gram doit son nom au bactériologiste danois Hans Christian Gram.
C'est une coloration qui permet de mettre en évidence les propriétés de la paroi bactérienne, et
d'utiliser ces propriétés pour les distinguer et les classifier. Son avantage est de donner une
information rapide sur les bactéries présentes dans un produit ou un milieu tant sur le type que
sur la forme (Bougattoucha et Boudella, 2010).

2.2.8.4.2. Examen quantitatif


Cet examen est représenté par la deuxième étape de l’ECBU : mise en culture de l’urine.
L’uroculture doit rependre à un double objectif : isolement et numération de l’espèce
bactérienne et c’est la seule qui permettra une identification exacte des microorganismes qui
colonisent l’urine (Meskin et Frikha, 2014).

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 Technique
 Réaliser des dilutions sérielles d'ordre 10 de l'urine en étude ;
 Prélever un volume V (0,1ml) de chaque préparation et déposer sur une gélose nutritive
 Étaler en utilisant une pipette pasteur en râteau ;
 Incuber pendant 24 heures à 37°C (Meskin et Frikha, 2014).
 Lecture
 Bactériurie inférieure à 10³ unité formant colonie/ml : absence d’infection ;
 Bactériurie supérieure à 10⁵ UFC/ml : infection certaine : bactériurie significative ;
 Bactériurie entre 10⁴ et 10⁵ UFC/ml : infection ou souillure. Sachant que chaque colonie
isolée correspond à 1000 UFC/ml (Meskin et Frikha, 2014).

2.2.8.4.3. Identification
L’identification des germes responsable des infections urinaires est basée
principalement sur un ensemble de caractères qui sont : les caractères culturaux ; les caractères
morphologiques ; les caractères biochimiques et la résistance aux antibiotiques :

Les entérobactéries
 Escherichia coli
 Caractères culturaux et morphologiques

E. coli est une bactérie asporulée mesurant 2 à 4 µm de longueur sur 0,4 à 0,6 µm de largeur.
C’est une bactérie fine et allongée à extrémités arrondies, mobile grâce à une ciliature péritriche.
Elle se développe à 37°C sur milieu gélosé en donnant des colonies rondes, lisses, à bords
réguliers, de 2 à 3 mm de diamètre, non pigmentées. Sur les milieux lactosés, les colonies sont
généralement lactose positif. Sur gélose au sang, elles peuvent être hémolytiques (Benabdallah-
Khodja et Hamlaoui, 2016).

 Caractères biochimiques

E. coli possède une catalase mais elle est dépourvue d’oxydase. L’étude d’activités
enzymatiques et de la fermentation des sucres est réalisée à l’aide de micro-méthodes validées
disponibles dans le commerce sous forme de galeries. Ces dernières permettent l’identification
de cette bactérie ainsi que le diagnostic différentiel avec les autres bactéries de la même famille
(Benabdallah-Khodja et Hamlaoui, 2016).

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Tableau 1 : Les caractères biochimiques d’Escherichia coli (Benabdallah-Khodja et


Hamlaoui, 2016).

Gelatinase
Test

Esculine
Mannitol
Glucose

Lactose

Nitrate
ONPG

Indole
citrate

ADH
ODC

TDA
GAZ

LDC

Urée
H2S

RM

VP
Résult + + + - + - - - +/- +/- +/- - - + + - -
Ats
(+) caractère positif ; (-) caractère négatif ; (+/-) caractère inconstant

 Résistance aux antibiotiques

Naturellement, les souches d’E. coli sont sensibles à tous les β-lactamines, malgré la
présence d’une céphalosporinase chromosomique d’espèce de classe C qui est exprimée à très
bas niveau (Sleyum et Laouar, 2016).

 Proteus mirabilis
 Caractères culturaux et morphologiques

Proteus mirabilis est une bacille coloration de Gram négative, très mobile, présentant des
dimensions différentes (de 0,4 à 0,8 μm de diamètre sur 1,0 μm à 80 μm de longueur), elle se
développe en anaérobiose, est n’a pas d’exigence particulière. - Les colonies grosses, non
hémolytiques, envahissant la surface de la gélose en ondes concentriques (cette propriété est
liée à la mobilité exceptionnelle que lui confèrent plusieurs centaines de flagelles) ;

- Sur BCP (Bromo crésol pourpre), les colonies sont petites et transparentes après 24 h
d’incubation ;
- En bouillon nutritif, les cultures se développent en donnant souvent un voile en surface.
(Hamdouche et Tabai, 2016)
 Caractère biochimique

Tableau 2 : Caractères biochimiques de Proteus mirabilis (Hamdouche et Tabai, 2016)


Saccharose

Mannitol
Glucose

Lactose

Citrate

Indole

ADH

ODC
TDA

LDC
Urée
H2S

RM
VP

Test

Résultats + - - + - - + + + - + - - +
(+) caractère positif ; (-) caractère négatif ; (+/-) caractère inconstant

 Résistance aux antibiotiques

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P. mirabilis est naturellement résistant à la colistine, cyclines et furanes, sensibles à toutes les
β-lactamines.

La résistance acquise est comme celle décrite pour E. coli : - β-lactamase de classe A à haut
niveau (pénicillinase): des carbénicillinases (type PSE4(Pseudomonas Specific Enzyme)) ont
été décrites ;

- Résistance aux inhibiteurs des β-lactamases: un mutant de type TEM, IRT-2


(Arg244Ser), a été décrit en association avec TEM-1 dans une souche insensible aux
inhibiteurs des β- lactamases de classe A ;
- β-lactamases de classe A à spectre étendu : une souche produisant TEM-10 a été
décrite ;
- Résistance à l’imipénem : chez P. mirabilis, elle n’est pas d’origine enzymatique.
- Résistance à l’imipénem semble être associée à une altération des protéines liant à la
pénicilline (Sleyum et Laouar, 2016).
 Klebssiella pneumoniae
 Caractères culturaux et morphologiques

Les Klebsiella sont des bacilles à Gram négatif, immobiles, 0,3 à 1,0 µm de diamètre sur
0,6 à 6,0 µm de longueur, très souvent encapsulées. En général, ils sont facilement cultivables
sur tous les milieux usuels. Sur milieux classiques d’isolement pour entérobactéries (Drigalski,
Hektoen, Mac Conkey), les colonies de Klebsiella pneumoniae sont bombées, muqueuses,
parfois filantes à l’anse de platine, d’un diamètre de 3 à 4 mm (Boughachiche et Sebais, 2016).

 Caractères biochimiques

Tableau 3 : caractéres biochimiques de Klebssiella pneumonia (Sleyum et Laouar, 2016).


Gluco

Lacto

Uréa
Indol

TDA
NO₃

ONP

H₂S
LDC

tests
VP
se
se

se

G
e

résult
ats
+

+
-

(+) caractère positif ; (-) caractère négatif ; (+/-) caractère inconstant

 Résistance aux antibiotiques

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K. pneumoniae est naturellement résistante aux aminopénicillines (amoxicilline,


ticarcilline) par production d'une β-lactamase de classe A d'espèce (chromosomique) du groupe
fonctionnel 2a, inhibée par l'acide clavulanique.

De nombreuses souches de K. pneumoniae résistent aux inhibiteurs des β-lactamases (des


β-lactamases de classe A de type IRT insensibles à l’acide clavulanique (mutants d’enzymes
TEM) ont été décrites) (Boughachiche et Sebais, 2016).

De nombreuses souches de K. Pneumoniae sont productrices de BLSE. Pour la plupart


d’entre elles, la production de BLSE (Bêta-lactamases à Large Spectre) se traduit par des
images de synergie très caractéristiques entre les céphalosporines de 3ème génération et l’acide
clavulanique (disque d’augmentin ou de claventin). Chez Klebsiella pneumoniae, on connait un
grand nombre de β-lactamases plasmidiques de classe C qui dérivent des céphalosporinases
chromosomiques (Sleyum et Laouar, 2016).

 Enterobacter spp.
 Caractères culturaux et morphologiques

Les Enterobacter sont des bacilles Gram négatif, anaérobies facultatifs, mesurant 0,6 à 1
μm de diamètre et 1,2 à 3 μm de longueur. Ils se déplacent grâce à flagellation péritriche et sont
dotés de pilus de classe1 (Gadou, 2019).

 Caractères biochimiques

Les souches d’Enterobacter spp. donnent des réactions positives avec les tests de
VogesProskauer, d'ornithine décarboxylase et d’arginine dihydrolase mais des résultats négatifs
pour les tests de lysine décarboxylase, d’indole, d’ADNase et de lipase (Boudjemaa, 2015).

 Résistance aux antibiotiques

Les souches d’Enterobacter sont fortement résistantes à l’amoxicilline et à l’association


de l’amoxicilline et acide clavulanique. Par contre, elles présentent une bonne sensibilité aux
céphalosporines de troisième génération (C3G), à la céphalexine, à la céftriaxone, à la
gentamicine et la ciprofloxacine (Taale et al, 2016).

 Streptococcus agalactiae
 Caractères culturaux et morphologiques

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S. agalactiae est un cocci à Gram positif se regroupe en chaînettes, possède une capsule,
immobile, non sporulé, aéro-tolérant (5-10% de CO₂). Il est cultivé sur milieu ordinaire, ou
gélose au sang et donne des colonies de taille moyenne, parfois muqueuses ou pigmentées, avec
une étroite zone d’hémolyse exceptionnellement. La majorité des souches pousse en présence
de 40% de bile ; sans avoir de croissance à 45°C (Azmaoui, 2019).

 Caractères biochimiques
 ADH (+); VP (+); glucose (+); catalase et oxydase (-) (Azmaoui, 2019).
 Résistance aux antibiotiques S. agalactiae sont résistantes à l’érythromycine et
clindamycine. Ils ont une résistance acquise, fréquente aux tétracyclines minocycline
(80%). Ils sont sensibles à la pénicilline, l’ampicilline, la céfotaxine et la vancomycine
(Fabrícia et al. , 2020) .
 Pseudomonas aeruginosa
 Caractères culturaux et morphologiques

P. aeruginosa est un bacille à Gram négatif non fermentant, aérobie strict, non sporulé,
fin, mobile grâce à une ciliature polaire. Sa culture est aisée, entre 10°C et 42°C, sur des milieux
ordinaires (GN) ou sélectifs (Chapman). En fonction de la composition des milieux et du type
d’infection, les colonies peuvent présenter différentes morphologies et croître à pH inférieur à
4,5 (Boudouda, 2015).

 Caractères biochimiques

Pseudomonas aeruginosa peut dégrader les sucres par voie oxydative, entraînant une
acidification du milieu donc oxydase positive, d'autres caractères sont utiles pour le diagnostic
:

- Indole (-), urée (-), TDA (-), H₂S (-), gélatine (+), ONPG (-), nitrate-réductase (+), LDC
(-), ODC (-), ADH (+), oxydase (+) (SLeyum et Laouar, 2016).
 Résistance aux antibiotiques

Il est naturellement résistant aux pénicillines des groupes V, G, M et A, aux céphalosporines de


première et deuxième génération, à la plupart des céphalosporines de troisième génération, aux
quinolones de première génération, à la kanamycine, chloramphénicol et triméthoprime.

La résistance aux β-lactamines pose un problème car elle est résistante à la plupart des
antibiotiques (Sleyum et Laouar, 2016).

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 Staphylococcus saprophyticus
 Caractères culturaux et morphologiques

Ce sont des cocci, immobiles et non sporulés, réunis en amas, de 0,8 à 1 de diamètre, aéro-
facultatifs, à coloration de Gram positive. Staphylococcus aureus est un germe mésophile. La
température optimale est de 37°C. Le pH optimal se situe entre 6 et 7. Ce germe est halophile :
supporte des taux de sel allant de 7 à 20%. Il tolère une activité en eau très réduite (Sleyum et
Laouar, 2016).

 Caractères biochimiques
- Fermentation des sucres : glucose (+) • Oxydase (+) (Colodner et al., 2005).
 Résistance aux antibiotiques

Cette bactérie est sensible à la plupart des antibiotiques. Elle présente une résistance
naturelle à la fosfomycine, un des traitements de première intention des cystites aiguës non
compliquées. S. saprophyticus présente également une sensibilité diminuée aux
fluoroquinolones et aux β-lactamines. Il est donc recommandé en cas de suspicion d’IU à S.
saprophyticus (femme de moins de 30 ans, recherche de nitrites négative à la bandelette urinaire
[BU]) de privilégier soit la nitrofurantoine (cinq jours), soit une fluoroquinolone (trois jours)
(Le Bouter, 2011).

 Candida albicans
 Caractères culturaux et morphologiques

Candida albicans est une levure non capsulée, non pigmentée, et aérobie. Cette levure
diploïde, dont le matériel génétique se répartit en huit chromosomes, se reproduit de façon
asexuée par bourgeonnements multilatéraux d’une cellule mère (le blastospore), formant ainsi
des colonies blanches crémeuses. Est caractérisée par un polymorphisme que l’on peut
retrouver in vitro et in vivo et qui lui permet de se soustraire aux défenses liées à l’immunité
cellulaire.

Ainsi, trois aspects morphologiques peuvent être rencontrés :

- La forme blastospore, ronde ou ovalaire, mesurant de 2 à 4 µm avec parfois un bourgeon


de formation ; - la forme pseudomycélium, mesurant de 500 à 600 µm de longueur et
de 3 à 5 µm de largeur, composée d’un assemblage de cellules mises bout à bout pour
simuler un filament mycélien. Chaque compartiment cellulaire est identique en

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longueur, contient la même quantité de matériel génétique, mais diffère du précédent en


quantité de cytoplasme et de ces constituants. - la forme mycélium vrai, champignon
filamenteux, spécifique de l’espèce Candida albicans, où la conversion d’une levure en
filament mycélien passe par l’intermédiaire d’une structure appelée le tube germinatif.
Cette forme favorise l’invasion des tissus et des organes de l’hôte (Lagane, 2007).
 Résistance aux antibiotiques

Cinq antifongiques ont été testés : l’amphotéricine B (AMB), la 5-fluorocytosine (5FC), le


fluconazole (FCA), l’itraconazole (ITR) et le vori-conazole (VRC) suivant les conditions
recommandées par le Comité européen sur les tests de sensibilité aux antibiotiques (EUCAST)
et l’Institut des normes cliniques et de laboratoire (CLSI). ATB Fungus 3 a été réalisée en
suivant les instructions du fabricant (Cg yapo et al., 2017).

 Candida tropicalis
 Caractères culturaux et morphologiques

Cette espèce de levure est diploïde, de forme variable ronde à allongée mesurant de 6 à 11
μm de long sur 5 à 7 μm de large. Candida tropicalis a été décrite en 1923 par Berkhout et sa
forme exacte n’est pas parfaitement connue. Elle se reproduit par bourgeonnement multilatéral,
le pseudomycélium peut être absent, rudimentaire ou abondant. On note parfois la présence de
vrai mycélium. C’est une Levure non pigmentée, à fermentation (+) ou (-), uréase (-), et qui
n’assimile pas l’inositol et la créatinine (Agar Don,2015).

 Résistance aux antibiotiques

Les traitements prophylactiques avec le fluconazole provoquent une diminution de la


fréquence de la candidose causée par C. tropicalis. Elle montre de plus en plus un niveau modéré
de résistance au fluconazole (Negri et al. , 2012).

2.2.9. Traitement des infections urinaires chez la femme enceinte

Le traitement des IU chez la femme enceinte a pour but de prévenir la survenue d’une
pyélonéphrite aigue et leurs complications. Il ne doit pas être nocif pour le fœtus.

Chez la femme enceinte peu d’antibiotiques peuvent être administrés sans réserve à tous les
stades de la grossesse.

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Certains antibiotiques peuvent être utilisés pendant toute la grossesse. En pratique, seules les
β-lactamines peuvent être administrées à tous les stades, avec des réserves cependant pour
l’oxacilline et l’imipénem. En dehors des β - lactamines, fosfomycine et macrolides et
apparentés (synergistines) ne connaissent aucune restriction, mais les synergistines ont une
mauvaise diffusion urinaire.

Certains sont totalement contre-indiqués au cours de la grossesse (comme le


cotrimoxazole, les cyclines, aminosides, phénicotés, quinolones).

D’autres sont contre-indiqués pendant certaines périodes de la grossesse comme les furanes, la
rifam-picine. Si l’on admet que les entérobactéries représentent l’essentiel des germes
responsables d’infections urinaires, et que l’Escherichia coli représente 80% de ceux- ci, on
peut établir un tableau probabiliste des antibiotiques utilisables auxquels les germes sont
habituellement sensibles (Mauroy et al. ,1996).

2.2.9.1. Bactériurie asymptomatique


Le traitement est à prescrire en fonction des résultats de l’antibiogramme, le but du
traitement est d’obtenir une stérilisation des urines. Les antibiotiques et antibactériens urinaires
qui doivent satisfaire les particularités de prescription chez la femme enceinte sont : les
pénicillines et certaines céphalosporines de troisième génération (Coulibaly, 2007).

2.2.9.2. Cystite aigüe gravidique


Traitement probabiliste : cefixime, ou nitrofurantoine, à réadapter aux résultats de
l’antibiogramme. Durée du traitement 5jours (7jours pour la nitrofurantoine) (Vorkaufer, 2011
; Koraib et al., 2012).

2.2.9.3. Pyélonéphrite aigüe gravidique


Traitement probabiliste : ceftriaxone ou cefotaxime, par voie injectable. Relais par voie
orale avec les résultats de l’antibiogramme. Durée totale de traitement : au moins 14 jours
(Vorkaufer, 2011 ; Koraib et al., 2012)

2.3. CADRE THÉORIQUES

2.3.1. Modèle écologique de la santé

Ce modèle postule que la santé est influencée par une interaction entre les niveaux
individuel, interpersonnel, communautaire et sociétal (Bronfenbrenner, 1979).

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Il a été développé en 1979 par Bronfenbrennern dans son ouvrage : The Ecology of Human
Development: Experiments by Nature and Design.

Dans le cadre de notre étude, le modèle écologique de la santé s’application sur différents plans

 Individuel : Influence des facteurs biologiques (anatomie, grossesse) sur la


susceptibilité aux infections urinaires.
 Interpersonnel : Pratiques d’hygiène influencées par les interactions familiales ou
sociales.
 Communautaire : Accès limité aux infrastructures sanitaires dans la région étudiée.
 Sociétal : Politiques de santé et disponibilité des soins prénatals.

Ce modèle nous permet donc de mieux comprendre comment ces différents niveaux impactent
la prévalence des IU et orienter des interventions multisectorielles.

2.3.2. Théorie de la transition épidémiologique

Cette théorie a été développée par Omran, A.R. en 1971 dans son ouvrage The
Epidemiologic Transition : A Theory of the Epidemiology of Population Change.

Dans son Principe : Les maladies infectieuses diminuent dans les pays industrialisés mais
restent prévalentes dans les régions en développement, souvent liées à des conditions sanitaires
précaires (Omran, 2005). Dans le cadre de notre étude :

 La région de l’Extrême-Nord est en phase où les infections comme les IU restent


courantes à cause des limitations structurelles (eau potable, soins prénatals).
 Permet de situer les IU comme une maladie persistante dans un contexte de transition
sanitaire.

Cette théorie nous permet dans cette étude d’explorer pourquoi les IU restent fréquentes et
identifier des solutions adaptées aux spécificités locales.

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2.3.3. Modèle relationnel

Ce modèle met en évidence les interactions causales entre différents facteurs (déterminants,
prévalence et impact) (Glanz, Rimer, & Viswanath, 2008). Dans notre étude, nous pouvons
avoir :

 Déterminants : Pratiques d’hygiène, conditions socio-économiques.


 Prévalence : Résultats des tests diagnostiques d'IU.
 Impacts : Effets sur la santé maternelle et néonatale.

Ce modèle permet de modéliser les interactions entre les facteurs de risque et leurs
conséquences pour guider des interventions ciblées.

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CHAPITRE 3 : METHODOLOGIE

Pour Angers : « la méthodologie de recherche désigne l’ensemble des démarches


intellectuelles et techniques utilisées pour découvrir des connaissances nouvelles ou vérifier des
hypothèses scientifiques » (Anger, 2009). Il insiste sur la rigueur des procédures
méthodologiques pour garantir la validité et la fiabilité des résultats. Quant à Creswell (2014),
la méthodologie de recherche est une stratégie globale qui englobe la planification des méthodes
de collecte de données, les procédures de traitement de ces données, et les techniques d'analyse
(Creswell, 2014). Il distingue trois principales approches méthodologiques :

 Quantitative : Utilisation de méthodes numériques pour tester des hypothèses.


 Qualitative : Compréhension des phénomènes à travers une exploration en profondeur.
 Mixte : Combinaison des approches quantitative et qualitative pour une compréhension
plus complète.

3.1. DESCRIPTION DU LIEUX L’ÉTUDE

Notre étude se déroulera au CSI de Mokolo 1 dans les services respectifs de CPN et de
laboratoire.

3.2. JUSTIFICATION DU LIEU DE L’ÉTUDE

Nous avons choisi le CSI de Mokolo 1comme lieu d’étude pour les raisons suivantes :

 Accessibilité : Le CSI de Mokolo est un centre de référence pour les soins prénatals
dans cette région, accueillant un grand nombre de femmes enceintes.
 Les conditions socio-environnementales : accès limité à l’eau potable, pratiques
d’hygiène insuffisante favorisent une incidence élevée des infections urinaires.
 Disponibilité des données : La documentation des consultations prénatales et des
examens diagnostiques au sein du CSI permet une analyse fiable

3.3.2. Données géographiques.

Le centre de santé intégré de MOKOLO 1 est situé dans la région l'extrême -nord ;
département du mayo Tsanaga ; arrondissement de MOKOLO. Il est situé au cœur de la ville
de MOKOLO dans l'enceinte de l'hôpital régional annexe de MOKOLO (HRAM) en face de la
radio communautaire et la maison de la CRTV. Cette FOSA est située au nord par le centre

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médical d'arrondissement de MOKOLO II au sud par la clinique de kilos, à l'est par le CSI de
MANDAKA Chechem, Ziling et à l'ouest par le centre de santé privé catholique de TADA. La
ville de Mokolo est encadré par les montagnes telles que les montagnes de Mofolé, Ldamtsai ,
Douvar , Mendezhe .

3.3.3. Données historiques.

Le CSI de MOKOLO 1 est transformé dans l’année 90 par arrêté du MINSANTE portant
transformation et création des formations sanitaires publiques dans certaines régions. Le CSI
de MOKOLO I se place au service d’une population de 251 152 habitants grâce à une offre
diversifiée. Il est implanté entre l'HRAM et le District santé de MOKOLO et collabore avec les
autres aires de santé du District de santé de MOKOLO.

Le personnel médical, paramédical et agents ouvrent au quotidien pour la prise en charge


des patients. L’accueil et l’urgence est la porte d’entrée ou les patients obtiennent la première
prise en charge. Les malades nécessitants l’hospitalisation sont accueillis grâce aux 18 lits que
compte le centre et autres en post parfum et salle de travaille. Les activités médicales sont
proposées et réparties dans différents services

En participant activement à l’amélioration de la santé et du bien-être de la population,


Le CSI de MOKOLO1 développe les conditions de l’amélioration constitué de l’offre et de la
qualité des soins à l’échelle du département du Mayo Tsanaga et au-delà, malgré une
insuffisance en personnel médical spécialisé, paramédical et médico-sanitaire. Le CSI
fonctionne actuellement avec ses recettes propres et le subside du check santé.

3.5. STRUCTURE ORGANISATIONNELLE

3.5.1. Ressources humaines.

Parlant des personnels des CSI de MOKOLO 1, ils sont au nombre de 28 reparties selons
le tableau 2 ci-dessous :

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Tableau 4 : Ressources humaines

QUALIFICATION RESPONSABILITÉ EFFECTIF


Infirmier supérieur Coordinateur des activités 01
Responsables de la consultation
IDE Responsable de la maternité 03
Petite chirurgie
CPON
ASG PEV 11
Responsable de soins
COMI Vente de médicaments à la pharmacie 03
argents d’entretiens Chargés d’hygiène de la FOSA 02
Gardien sécurité de le FOSA 01
ATMS Responsable de laboratoire 06
IBA Responsable de la maternité 01

3.7. METHODE DE RECHERCHE

Selon J.Ardoino et G.Berger repris par (B.A. KOUM, 2010), la D méthode de recherche
est « un ensemble ordonné de manière logique, de principes, de règles, d’étapes permettant de
parvenir à un résultat ».

3.7.1. Type d’étude.

Le type d’une étude ou d’une recherche sont les façons de conduire une étude dans le
contexte d’un devis particulier incluant les stratégies de collecte et d’analyse (Marie-Fabienne,
2022).
Nous allons opter pour une étude quantitative descriptive.
 Une étude quantitative est une étude menée dans le but de décrire des concepts ou des
variables, d’examiner des relations entre les variables ou des vérifier les effets d’une
intervention sur un résultat anticipé (Marie-Fabienne, 2022).
 Une étude descriptive fournit un portrait détaillé des caractéristiques de personnes ou
d’évènements, et sert à décrire des phénomènes existants, à catégoriser l’information
(Marie-Fabienne, 2022).

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3.7.2. Période de l’étude.

Notre étude se déroulera sur une période de 12 mois allant de septembre 2024 à septembre
2025. Incluant une période d’enquête de 1 mois prévue pour juin 2025.

3.7.3. Population d’étude.

La population source d’une étude désigne l'ensemble complet des individus ou des unités
statistiques qui pourraient potentiellement être concernés par une étude ou une enquête. Elle
englobe tous les membres possibles sans distinction particulière (Coron, 2020). La population
source de notre étude sera représentée par les femmes enceintes de l’air de santé de Mokolo 1.
Quant à la population cible d’une étude, elle est un ensemble des individus à visé pour une
étude dont on voudra recueillir des informations et exploiter les résultats (B. A. Nkoum, 2010).

De part cette définition de la population cible d’une étude, la population cible de notre étude
sera représentée par les femmes enceintes reçues en CPN au CSI de Mokolo 1.

3.7.3. Méthode et technique d’échantillonnage

La méthode d’échantillonnage est déterminante de la fiabilité des résultats d’une étude,


elle désigne le processus de sélection d’un groupe restreint d’individus, à interroger dans le
cadre d’une enquête (A. Deuwel, 2023).
La méthode d’échantillonnage probabiliste sera utilisée dans notre étude à cette fin.
 La méthode d’échantillonnage probabiliste est un processus de sélection aléatoire, cela
veut dire que chaque élément de la population a une chance égale ou une probabilité
non nulle d’être choisi pour faire partie de l’échantillon de l’étude.
La technique d’échantillonnage est une approche caractérisée par un ensemble
d’opération servant à sélectionner un échantillon à partir d’une population donnée, échantillon
sur lequel s’appuieront les tests empiriques (Gaspard Claude, 2019).

Notre population cible étant homogène et n’ayant pas de liste de la population accessible, la
technique d’échantillonnage systématique sera utilisée pour sélectionner chaque élément de
notre échantillon (Friedrich-Ebert-Stiftung, 2016 ; Marie-Fabienne, 2022).

 L’échantillonnage aléatoire simple signifie que le choix des participants se fera dans le
respect du principe de la randomisation et chaque participant aura une chance égale de
particper à l’étude (Friedrich-Ebert-Stiftung, 2016 ; Marie-Fabienne, 2022).

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3.7.4. Taille de l’échantillon.

Un échantillon est un sous-groupe d’une population choisi pour participer à une étude
(Marie-Fabienne, 2022). Un échantillon reflète de façon proportionnelle les caractéristiques
pertinentes et les variables retrouvées dans une population cible et permet au chercheur de
généraliser les résultats de son étude à la population source. La représentativité d’un échantillon
dépend de sa taille (Marie-Fabienne, 2022).
Pour le calcul de taille de notre échantillon nous allons utiliser la formule des proportions de
François Dépelteau, en connaissant la taille (N) de notre population source.

3.7.5. Critères de sélection

Les critères de sélections, aussi appelés d’admissibilité, incluent une liste des
caractéristiques essentielle qui déterminent la population cible (Marie-Fabienne, 2022).
 Critères d’inclusion :
Les critères d’inclusion sont des critères qui décrivent les caractéristiques que doit posséder
un sujet pour faire partie de la population accessible, ce qui le rendra admissible à participer à
l’étude.

De part cette définition sera donc admissible à participer à notre étude :

 Femmes enceintes reçues en CPN le mois précédent notre période d’enquête et dont la
BU et l’ECBU étaient positifs
 Femmes enceintes reçues en CPN durant notre période d’enquête et dont la BU ou un
ECBU furent positifs et ayant acceptée de participer volontairement à notre étude

 Critères de non inclusion


Les critères de non-inclusion sont des caractéristiques négatives, décrivant les aspects ou
caractères que ne doivent pas présenter des personnes pour être admissibles dans une étude
(Blel Youssef, 2010). Les critères de non inclusion retenus dans notre étude sont les suivants :

 Femmes enceintes reçues en CPN le mois précédent notre période d’enquête et dont la
BU ou l’ECBU étaient négatifs
 Femmes enceintes reçues en CPN durant notre période d’enquête et dont la BU ou un
ECBU furent négatifs
 Toute femme enceinte ayant refusé de participer volontairement à notre étude

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3.7.6. Méthode de collecte des données.

Dans la recherche quantitative, les méthodes de collecte des donnéesont pour but de
mesurer les variables clairs et précises. Les principales méthodes de collecte de données
quantitatives sont : l’observation structurée, l’entrevue structurée, etc. (Marie-Fabienne, 2022).
Dans notre étude la collecte de nos données se fera au cours d’un entrevue structuré ou
interrogatoire.

 L’entrevue structuré est une interaction verbale avec les participants dans laquelle,
l’intervieweur exerce un certain contrôle sur le contenu et le déroulement dans le but
d’obtenir les données essentielles (Waltz et al, 2017). La nature des questions sont des
questions à réponses fermées, leur formulation et leur ordre sont déterminés d’avance
(Marie-Fabienne, 2022).

3.7.7. Outil de collecte des données.

Dans notre étude notre outil qui nous permettra de collecter nos données sera un
questionnaire structuré. Un questionnaire est un outil de collecte de données composé d’une
série de questions permettant de recueillir des informations factuelles sur des évènements ou
des situation connus au près des participants (Marie-Fabienne, 2022).

3.7.8. Instruments de collecte des données.

Pour mener à bien notre entrevu structuré les instruments suivants seront utilisés :

 Questionnaire structuré (liste de questions), sera utilisé pour recueillir des informations
sociodémographiques, cliniques, et obstétricales
 Un carnet pour prendre des notes.
 Des stylos dont un surligneur
 Fiches d’observation médicale : Utilisées pour extraire les données biologiques
(analyses d'urine).

3.7.9. Validation des outils de collecte des données.

Après la construction de nos outils, ils seront testés (une étude pilote) dans une autre
formation sanitaire, afin de valider leur capacité d’usage.

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3.7.10. Procédure de collecte des données.

Après validation des outils, et obtention des autorisations nécessaires, nous allons procéder
à la collecte des données quantitatives et qualitatives, en recueillant les variables quantitatives
et qualitatives lors des CPN, ensuite un échantillon d’urine sera prélevé chez chaque
participante pour réaliser un ECBU. Nous utiliserons d’une part notre questionnaire, d’autre
part notre téléphone qui nous servira d’enregistreur pour les données qualitatives. Au préalable,
nous remercierons chaque participant pour le temps qu’il a bien voulu accorder à notre enquête,
et recueillerons son consentement éclairé.

3.7.11. Méthodes d’analyse des données

L’analyse statistique de nos données sera faite à l’aide de la statistique descriptive, Les
données analysées à l’aide du logiciel Sphinx-V5 plus et les graphes ressortis par le logiciel
Microsoft Excel 2016. Les résultats seront exprimés sous forme de tableaux et de figures
représentants les fréquences et plus ou moins les moyennes. Certains paramètres comme la
variance et l’écart-type seront calculés pour décrire au mieux notre population.

Nous travaillerons avec un intervalle de confiance de 95% et une marche d’erreur de 5%.

3.8. Variables de l’étude

Une variable correspond à toute caractéristique qui peut prendre différentes valeurs
selon les participants à une étude ou des évènements qui en font l’objet (Marie-Fabienne, 2022).
Les variables de notre étude seront de 2 natures à savoir les variables qualitatives et les variables
quantitatives.
 Une variable quantitative ou numérique est une variable dont les valeurs possibles sont
des nombres (Friedrich-Ebert-Stiftung, 2016). Dans notre étude nos variables
quantitatives seront celles liées aux anciens cas et aux nouveaux cas d’infections
urinaires.
 Une variable qualitative ou catégorielle est une variable dont les valeurs ou les modalités
correspondent à des catégories ou à des appréciations (Friedrich-Ebert-Stiftung, 2016).
Dans notre étude, nos variables qualitatives seront celles liées aux facteurs culturels,
aux facteurs environnementaux et aux facteurs cliniques.

3.9. Considérations éthiques

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Pour mener à bien notre étude dans le respect de tout ordre éthique, nous aurons besoins des
autorisations suivantes :

 Une autorisation d'enquête auprès du Délégué Régional de la Santé de l’extrême Nord


 Une autorisation d’accès dans les services de CPN et de laboratoire par le chef de centre
du CSI de Mokolo 1
 Une fiche de consentement éclairé a été remise à chacun des sujets de recherche pour
qu’ils acceptent de répondre au questionnaire qui leur seront administrés avant de
collecter les données nous allons expliquer aux participantes le but de notre enquête en
mettant l'accent sur l'anonymat des personnes.
 Une fiche d’information.
L’autorisation de la recherche a été délivrée par le chef de centre du CSI de Mokolo 1 suite
à une demande initiée par le Directeur de l’Institut de Formation en Santé du Sahel. Afin de
préserver l’anonymat de l’enquête, le nom de l’enquêté, ne figurera nulle part tout au long de
la recherche car la population cible sera convaincu de sa liberté de répondre ou non aux
questions.

3.10. Limites de l’étude

 Biais de sélection : Les femmes enceintes ne consultant pas au CSI de Mokolo


ne sont pas incluses, limitant la généralisation des résultats.
 Données incomplètes : Certaines fiches médicales peuvent être mal remplies.
 Facteurs confondants : La diversité des pratiques d’hygiène et des
environnements peut compliquer l’analyse des déterminants.

3.11. Chronogramme des activités

Le chronogramme est une représentation simple d’un projet. Il permet de mettre en avant
les différentes activités classées selon l’ordre chronologique de leur mise en place. Le
chronogramme est un équivalent de calendrier, il met en avant les différentes étapes et jalons
d’un projet (Agence Microprojets, 2020).

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Période d’activité S O N D J F M A M J J S
2024 2025

Choix du thème
Recherche documentaire
Revu de la littérature
Rédaction et dépôt du protocole de
recherche
Collecte des données
Traitement des données
Rédaction du mémoire
Correction du mémoire
Finalisation du mémoire
Soutenance

3.12. Financement de l’étude

Le financement est l’action par laquelle un organisme ou une personne privée alloue des
fonds à un tiers dans l’objectif de soutenir un projet (GOETHE INSTITUT, 2019)
Il convient dans cette partie de présenter les sources de fond de financement de l’étude.
 Source de financement :
- La famille
Réalisation Prix unitaire Quantité Total (F)
Impression 25 par pages 125(6) pages 18800
Transport pour collecte 500 par jours 30 jours 15 000
Ordinateur DELL 200 000 1 200 000
Clés USB Kingston 5000 1 5000
Connexion internet 3000 12 36 000
Reliure protocole 350 2 700
Reliure mémoire 1000 6 6000
Imprévus 100000
Frais des DM 35000 2 70000
TOTAL 451500

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ANNEXES

ANNEXE 1 : NOTICE D’INFORMATION

Monsieur, Madame,
Cette recherche pour laquelle votre participation est sollicitée porte sur : Prévalence et
facteurs favorisant les infections urinaires chez les femmes enceintes : cas du CSI de Mokolo
1

1. OBJECTIFS DE LA RECHERCHE
1.1- Objectif général de la recherche

Déterminer la prévalence et les facteurs favorisants les infections urinaires chez les
femmes enceintes en consultation prénatale au CSI de Mokolo 1.

1.2- Objectifs spécifiques de la recherche

 Déterminer le nombre d’anciens et de nouveaux cas d’infections urinaires chez les


femmes reçues en CPN au CSI des Mokolo 1

 Ressortir caractéristiques sociodémographiques, environnementaux, des femmes


enceintes favorisants la survenue d'infections urinaires.
 Identifier les facteurs cliniques et obstétricaux favorisants les infections urinaires

1.3- Période de l’enquête et population de l’étude :


La collecte de données se fera sur 1 mois, Juin 2025 et notre population cible sera les
femmes enceintes au service de CPN.

1.4- Tâche

Votre participation à ce sujet de recherche consiste à répondre aux questions qui vous
seront posées lors notre entrevu structuré

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1.5- Bénéfice

Le bénéfice que vous allez tirer de la participation est l’éducation supplémentaire sur
les facteurs de risque des infections urinaires et les modalités de prévention.

1.6- Confidentialité
Les données recueillies par cette étude sont soumises à l’exigence de la confidentialité.
Les résultats de la recherche, qui pourront être diffusés sous forme d’articles, de rapport de
recherche ou de communication à des congrès scientifiques, nous ne permettrons pas de vous
identifier. Ces données seront conservées sur des rapports en papier. Les données seront
détruites après synthèse. Après publication finale du rapport de recherche, elles ne seront pas
utilisées à d’autres fins que celles décrites dans ce document.
1.7- Participation volontaire

Votre participation à cette étude se fait sur une base volontaire. Vous êtes entièrement
libre de participer ou non et de vous retirer en tout moment sans préjudice et sans à fournir
d’explication.

1.8- Responsable de la recherche

Pour obtenir de plus amples renseignements ou pour toutes questions concernant cette
recherche, vous pouvez communiquer avec MAFOGAN JULIE MARCELLE aux numéros de
téléphone : 672377485/693015736 ou par rencontre physique.

1.9- Question ou plainte concernant l’éthique de la recherche

Cette recherche a requis l’approbation du chef de . Une autorisation d’enquête nous a


été délivrée. Pour toute question ou peine d’ordre d’éthique et administrative concernant cette
recherche, vous devriez communiquer avec le District de Mokolo 1.

MAFOGAN JULIE MARCELLE


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ANNEXE 2 : FORMULAIRE DE CONSENTEMENT ECLAIRE

 Engagement du chercheur.
Moi, MAFOGAN JULIE MARCELLE m’engage à procéder à cette étude conformément à
toutes les normes éthiques qui s’appliquent aux projets comportant la participation des sujets
humains.

 Consentement du participant.
Moi………………………………………. (Nom du participant) confirme avoir lu et compris
la notice d’information au sujet de l’étude « Prévalence et facteurs favorisants les infections
urinaires chez les femmes enceintes ». J’ai bien saisi les conditions, les risques et les bienfaits
éventuels de ma participation. On a répondu à mes questions, à mon entière satisfaction. J’ai
disposé suffisamment de temps pour réfléchir à ma décision de participer ou non à cette
recherche. Je comprends que ma participation est entièrement volontaire et que je peux décider
de me retirer à tout moment sans aucun préjudice J’accepte donc librement de participer à ce
projet de recherche.
Fait à Mokolo le… /…/ 2025
Investigateur principal Participant
MAFOGAN JULIE MARCELLE…………………………………
Tel : 672377485/693015736

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ANNEXE 3 : QUESTIONNAIRE STRUCTURÉ

Section 1 : Données sociodémographiques

1. Âge (en années) : ________

2. Niveau d'éducation :

Aucun Primaire Secondaire Universitaire

3. Profession :

Ménagère Commerçante Employé Autre (précisez) : ___________

4. Statut matrimonial :

Mariée Célibataire Divorcée Union libre

5. Revenus mensuels estimés :

< 25 000 FCFA 25 000 - 50 000 FCFA 50 000 FCFA et plus

Section 2 : Informations obstétricales

6. Nombre total de grossesses : ________

7. Nombre de grossesse arrivée à terme _________

8. Nombre d’accouchement prématuré _________

9. Nombre d’avortement _________

10. Nombre d'enfants vivants : ________

11. Age de la grossesse :___________

12. Nombre de consultations prénatales effectuées : ________

13. Utilisation des soins prénatals dans une grossesse précédente :

Oui Non

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Section 3 : Pratiques et conditions d'hygiène

14. Habitudes d'hygiène intime :

Utilisation d'eau seule Utilisation d'eau et de savon Autre (précisez) : _____

15. Habitudes de rapports sexuels pendant la grossesse

Régulièrement Occasionnellement Jamais

16. Nombre de partenaire sexuel : __________________________

Section 4 : Variables environnementales

17. Votre lieu de résidence est-il urbain ou rural ?

Urbain Rural

18. Accès aux installations sanitaires :

Oui Non

19. Fréquence du lavage des mains après être allée aux toilettes :

Toujours Parfois Jamais

20. Combien de personnes vivent dans votre foyer ? ________

21. Source principale d'eau potable :

Robinet Puits Rivière/lac Autre : __________

22. Proximité des sources d'eau potable (puits/rivière) :

Très proche (< 100 m) Proche (100 m – 500 m) Éloigné (> 500 m)

23. Utilisez-vous des pesticides ou des produits chimiques dans votre


environnement quotidien pour l’agriculture par exemple ?

Oui Non

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Section 5 : Symptômes et traitement

24. Avez-vous ressenti des symptômes d'infection urinaire (douleur, brûlures


urinaires, etc.) pendant cette grossesse ?

Oui Non

25. Si oui, lesquels ?

Douleurs ou brûlures urinaires Urgence fréquente à uriner Sang dans les


urines Douleurs pelviennes (au bas ventre) Autres (précisez) : ________

26. Avez-vous consulté pour ces symptômes ?

Oui Non

Section 6 : Analyse d’urine (ECBU)

27. Aspect de l’urine ___________________________

28. Résultat :

Positif Négatif

29. Diagnostic

Cystite (IU basse) pyélonéphrite (IU haute)

Urétrite

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REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES

Deuwel, A. (2022, Mai 23). Les différentes méthodes d'échantillonnage et comment choisir.
Récupéré sur Hupspot: https://blog.hubspot.fr/marketing/methode-echantillonnage

Académie de médecine. (2020). Dictionnaire médical.

American College of Obstetricians and Gynecologists’ Committee on Obstetric Practice,


Society for Maternal-Fetal Medicine. (2021). Medically Indicated Late-Preterm and
Early-Term Deliveries: ACOG Committee Opinion. Obstet Gynecol, 138(1).
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TABLE DES MATIERES


INTRODUCTION ........................................................................................................... 4
CHAPITRE 1 : PROBLEMATIQUE .............................................................................. 6
1.1. CONTEXTE ET JUSTIFICATION ............................................................................ 6

1.2. QUESTIONS DE RECHERCHE ................................................................................ 7

1.2.1. Question principale .............................................................................................. 7

1.2.2. Questions secondaires .......................................................................................... 7

1.3. HYPOTHÈSES DE RECHERCHE............................................................................. 8

1.3.1. Hypothèse principale ............................................................................................ 8

1.3.2. Hypothèses secondaires ........................................................................................ 8

1.4. OBJECTIFS DE LA RECHERCHE ........................................................................... 8

1.4.1. Objectif principal .................................................................................................. 8

1.4.2. Objectifs secondaires ............................................................................................ 8

1.5. BUT DE L’ÉTUDE ..................................................................................................... 9

1.6. INTÉRÊT DE L’ÉTUDE ............................................................................................ 9

CHAPITRE 2 : REVUE DE LA LITTÉRATURE ........................................................ 11


2.1. DEFIITION OPERATIONNELLE DES CONCEPTS ................................................. 11

2.1.1. Prévalence ............................................................................................................... 11

2.1.2. Facteur favorisant : ................................................................................................. 11

2.1.3. Infection urinaire chez la femme enceinte .............................................................. 11

2.2. DEROULEMENT DES CONCEPTS ........................................................................... 11

2.2.1. Rappels anatomiques et physiologiques du système urinaire ................................. 11

2.2.2. L’infection urinaire ................................................................................................. 14

2.2.3. Type d’infections urinaires chez la femme enceinte ............................................... 15

2.2.4. Etiologie .................................................................................................................. 16

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2.2.5. Facteurs favorisant le développement de l’infection urinaire chez la femme


enceinte ............................................................................................................................. 16

2.2.6. Origine des germes et voies de propagation d’infections urinaires ........................ 18

2.2.7. Diagnostic clinique ................................................................................................. 19

2.2.8. Diagnostic biologique ............................................................................................. 19

2.2.9. Traitement des infections urinaires chez la femme enceinte .................................. 30

2.3. CADRE THÉORIQUES................................................................................................ 31

2.3.1. Modèle écologique de la santé ................................................................................ 31

2.3.2. Théorie de la transition épidémiologique................................................................ 32

2.3.3. Modèle relationnel .................................................................................................. 33

CHAPITRE 3 : METHODOLOGIE ............................................................................. 34


3.1. DESCRIPTION DU LIEUX L’ÉTUDE ........................................................................ 34

3.2. JUSTIFICATION DU LIEU DE L’ÉTUDE ................................................................. 34

3.3. PRESENTATION DU LIEU DE L’ETUDE ....................... Erreur ! Signet non défini.

3.3.1. Situation par rapport à la pyramide sanitaire. .............. Erreur ! Signet non défini.

3.3.2. Données géographiques. ......................................................................................... 34

3.3.3. Données historiques. ............................................................................................... 35

3.4. PRESENTATION STRUCTURELLE ................................. Erreur ! Signet non défini.

3.5. STRUCTURE ORGANISATIONNELLE .................................................................... 35

3.5.1. Ressources humaines. ............................................................................................. 35

3.7. METHODE DE RECHERCHE..................................................................................... 36

3.7.1. Type d’étude. ........................................................................................................... 36

3.7.2. Période de l’étude. .................................................................................................. 37

3.7.3. Population d’étude. ................................................................................................. 37

3.7.3. Méthode et technique d’échantillonnage ................................................................ 37

3.7.4. Taille de l’échantillon. ............................................................................................ 38

3.7.5. Critères de sélection ............................................................................................... 38

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3.7.6. Méthode de collecte des données. ........................................................................... 39

3.7.7. Outil de collecte des données. ................................................................................. 39

3.7.8. Instruments de collecte des données. ...................................................................... 39

3.7.9. Validation des outils de collecte des données. ........................................................ 39

3.7.10. Procédure de collecte des données. ...................................................................... 40

3.7.11. Méthodes d’analyse des données .......................................................................... 40

3.8. Variables de l’étude ....................................................................................................... 40

3.9. Considérations éthiques ................................................................................................. 40

3.10. Limites de l’étude ........................................................................................................ 41

3.11. Chronogramme des activités ....................................................................................... 41

3.12. Financement de l’étude ................................................................................................ 42

ANNEXES ..................................................................................................................... 43
ANNEXE 1 : NOTICE D’INFORMATION ........................................................................ 43

ANNEXE 2 : FORMULAIRE DE CONSENTEMENT ECLAIRE .................................... 45

ANNEXE 3 : QUESTIONNAIRE STRUCTURÉ ............................................................... 46

REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES ............................................................................. 49

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