Infections urinaires chez femmes enceintes
Infections urinaires chez femmes enceintes
SOMMAIRE
LISTE DES ABREVIATIONS, ACRONYMES ET SIGLES ....................................... 2
INTRODUCTION .......................................................................................................... 4
CHAPITRE 1 : PROBLEMATIQUE ............................................................................. 6
CHAPITRE 2 : REVUE DE LA LITTÉRATURE ....................................................... 11
CHAPITRE 3 : METHODOLOGIE ............................................................................. 34
ANNEXES .................................................................................................................... 43
AG : Antigène.
ATB : antibiotiques.
BCP : Bromo crésol pourpre
CS : Citrate de Simmons
Gel : Gélatinase
GN : Gélose Nutritive.
IU : Infection Urinaire.
LAC : Lactose
ONPG : Orthonitrophényl-ȕ-galactoside
P. aeruginosa : Pseudomonas aeuoginosa.
PDA : Phénylalanine désaminase
pH : potentiel de l’Hydrogène.
PSE : Pseudomonas Specific Enzyme
RM : Rouge de Méthyle
SAC : Saccharose
INTRODUCTION
Les infections urinaires (IU) représentent l'une des infections bactériennes les
plus fréquentes au cours de la grossesse, touchant environ 20 % des femmes enceintes
dans le monde (Damasceno & Ciriaco, 2024) . Ces infections, caractérisées par la
présence de bactéries dans le tractus urinaire, peuvent être asymptomatiques ou
symptomatiques (Romero, et al., 1989). Elles constituent un défi majeur en santé
maternelle et fœtale en raison de leurs complications potentielles, telles que les
accouchements prématurés, les avortements spontanés, et les infections néonatales.
Dans les zones rurales comme Mokolo, ces infections passent souvent inaperçues en
raison de l'insuffisance des structures diagnostiques et de la faible fréquentation des
consultations prénatales (CPN). La présente étude vise à évaluer la prévalence des IU
chez les femmes enceintes suivies en CPN au CSI de Mokolo, et à identifier les facteurs
qui ont déterminé leur apparition.
Pour atteindre cet objectif, l'étude adoptera une approche méthodologique menée en
plusieurs étapes. Dans un premier temps, nous aborderons les aspects problématiques
du sujet, ensuite une revue de la littérature sera réalisée pour examiner les connaissances
préexistantes sur les IU en générale et spécifiquement chez les femmes enceintes.
Ensuite, nous aborderons les questions méthodologiques, à la suite desquelles nous
mènerons une enquête sur le terrain pour récolter des données primaires. Les résultats
obtenus à partir de cette enquête seront ensuite analysés. Enfin, lors de la dernière étape
de l'étude, les résultats obtenus seront interprétés et discutés de manière approfondie.
Des recommandations basées sur les résultats de l'étude seront formulées pour orienter
les programmes de sensibilisation et d'éducation sur les IU.
CHAPITRE 1 : PROBLEMATIQUE
1.1. CONTEXTE ET JUSTIFICATION
Les infections urinaires (IU) sont des pathologies courantes pendant la grossesse, avec
des implications potentielles graves pour la mère et le fœtus, notamment des accouchements
prématurés, des avortements spontanés, ou des retards de croissance intra-utérins (Muñoz,
2024).
Les conséquences des IU pendant la grossesse sont bien documentées. Une étude aux
États-Unis en 2020 a démontré que 30 % des accouchements prématurés étaient associés à des
IU non traitées (American College of Obstetricians and Gynecologists’ Committee on Obstetric
Practice, Society for Maternal-Fetal Medicine, 2021). Ces données mettent en lumière
l'importance du dépistage précoce, qui fait souvent défaut dans les contextes à ressources
limitées.
En Afrique, les IU chez les femmes enceintes sont encore plus fréquentes, avec une
prévalence variante entre 10 et 40 % selon les études (Ngamana, 2021). Une recherche réalisée
au Nigeria en 2021 a rapporté une prévalence de 37,5 %, principalement attribuée aux
mauvaises conditions d'hygiène et à un faible accès aux services de santé (Jamiu, Okesola,
Ogunleye, & Fasulu, 2021). Les défis en Afrique incluent l'absence de dépistage systématique
en CPN, le manque de sensibilisation et la faible fréquentation des services de santé (Gbegbe,
et al., 2023). De plus, des études montrent que les femmes enceintes séropositives pour le VIH
sont plus à risque de développer des IU. Par exemple, en Afrique du Sud, 45 % des femmes
enceintes vivantes avec le VIH ont présenté une IU au cours de leur grossesse, contre 25 %
pour les femmes séronégatives (OMS, 2022).
Au Cameroun, les IU chez les femmes enceintes sont peu documentées, mais les études
disponibles indiquent une prévalence significative. Une enquête réalisée dans la région du
Littoral a rapporté une prévalence de 27 % des IU asymptomatiques chez les femmes enceintes
en CPN (MINSANTE , 2022). Les facteurs associés incluent le faible niveau d'éducation, les
ressentis d'IU et une mauvaise hygiène personnelle (Ngong, et al., 2021). Dans les zones rurales,
comme celles de l'Extrême-Nord, ces chiffres pourraient être encore plus élevés en raison du
faible accès aux infrastructures de santé et du manque de sensibilisation.
Dans l'Extrême-Nord, une des régions les plus pauvres du Cameroun, les femmes enceintes
font face à des défis uniques, notamment l'accès limité aux soins de santé, les mariages
précoces, et un faible taux de fréquentation des CPN. Les conditions d'hygiène souvent
précaires et le manque de dépistage systématique aggravent le risque d'UI. Selon les données
du district sanitaire de Mokolo (2023), seulement 50 % des femmes enceintes effectuent au
moins une CPN, et moins de 30 % effectuent les quatre CPN recommandés. Ces lacunes dans
le suivi prénatal améliorent les chances de dépistage et de traitement des infections urinaires,
ainsi que les complications obstétricales.
Quelle est la prévalence des infections urinaires ainsi que leurs facteurs chez les femmes
enceintes reçues en consultation prénatale au CSI de Mokolo 1 ?
Quel est l’état des cas anciens d’infections urinaires par rapport au nouveaux cas
d’infections urinaires chez les femmes reçues en CPN au CSI de Mokolo 1 ?
Quels sont les facteurs sociodémographiques, environnementaux et culturels
favorisant aux infections urinaires chez les femmes enceintes au CSI de Mokolo 1 ?
Quels sont les facteurs cliniques et obstétricaux favorisant les infections urinaires
chez ces femmes ?
La prévalence des infections urinaires chez les femmes enceintes reçues en consultation
prénatale au CSI de Mokolo 1 serait élevée et les infections urinaires favorisées par des facteurs
sociodémographiques, culturels, cliniques et obstétricaux.
Les cas anciens d’infections urinaires seraient supérieurs aux nouveaux cas chez les
femmes reçues en CPN au CSI de Mokolo 1
Un faible niveau socioéconomique, des conditions environnementales défavorables, des
pratiques culturelles non conformes à l’hygiène intime seraient des facteurs favorisants
les infections urinaires
Certains ATCD d’affections urinaires, l’âge de la grossesse compris entre le 2ème et le
3ème trimestre seraient des facteurs favorisant les infections urinaires.
Déterminer la prévalence et les facteurs favorisants les infections urinaires chez les
femmes enceintes en consultation prénatale au CSI de Mokolo 1.
L’objectif principal de cette étude est d’évaluer la prévalence des infections urinaires (IU)
chez les femmes enceintes suivies en consultation prénatale (CPN) au Centre de Santé Intégré
(CSI) de Mokolo et d’identifier les facteurs associés à ces infections. Cette recherche vise
également à fournir des données locales essentielles pour l’amélioration des protocoles de
prévention et de prise en charge des IU dans la région de l’Extrême-Nord du Cameroun.
Les résultats de cette étude pourraient orienter des interventions concrètes dans le domaine de
la santé publique et reproductive, notamment :
La mise en place de stratégies de dépistage systématique des IU en CPN dans des centres
de santé similaires à Mokolo.
L’amélioration des compétences des professionnels de santé sur la prise en charge des
IU, grâce aux recommandations issues de la recherche.
L’étude permettra :
De servir comme point de départ pour des études comparatives ou longitudinales visant
à évaluer l’efficacité des interventions mises en place suite à cette recherche.
2.1.1. Prévalence
Ce terme désigne le nombre total de cas d'une maladie donnée ou de tout autre
évènement (accident, etc.) existant dans une population déterminée, sans distinction entre les
cas nouveaux et les cas anciens, au cours d'une période de temps définie ou à un instant défini
(Académie de médecine, 2020). La prévalence s'exprime habituellement soit par un nombre
absolu, soit sous forme d'un taux obtenu par un rapport où le numérateur est le nombre total de
cas et où le dénominateur est l'effectif de la population considérée ou une fraction définie de
cette population (Académie de médecine, 2020).
Une infection urinaire est une infection des voies urinaires, c'est-à-dire des reins, des
uretères, de la vessie et de l'urètre. Elle est causée par des bactéries qui entrent dans le corps et
s'installent dans les voies urinaires. La définition bactériologique de l’infection urinaire repose
sur la concentration bactérienne trouvée dans les urines sous réserve d’un recueil adéquat du
prélèvement (Sleyum & Laouar, 2016). Les IU chez la femme sont des affections courantes
touchant les voies urinaires, principalement la vessie (cystite) et parfois les reins
(pyélonéphrite).
2.2.1.1 L’urine
L’urine est un liquide clair, transparent, d’odeur aromatique spéciale, d’un pH acide et
de densité comprise entre 1,016 et 1,020, c’est principalement une solution aqueuse de sels
minéraux, et d’autres substances telles que l’urée et l’acide urique (Bougattoucha et Boudella,
2010).2.2.1.2. L’appareil urinaire
Le système urinaire ou l’appareil urinaire est composé d’un ensemble d’organes : reins,
uretères, vessie et urètre dont le rôle est de produire, stocker et éliminer l’urine ; élimine les
déchets, régule le volume et la composition chimique du sang ; participe au maintien de
l’équilibre acide-base des fluides corporels ; maintient l’équilibre minéral du corps, participe à
la régulation de la production des globules rouges (Tortora et Derrickson, 2018).
Structure du rein
Chaque rein, dont la forme ressemble à celle d’un haricot, mesure environ 12centimétres
d’hauteur, 6 centimètres de largeur et 3 centimètres d’épaisseur, pour un poids moyen entre
120g à 140g (Bezziche et Bounemeur, 2018).
Fonction du rein
Eliminer les métabolites toxiques issus du catabolisme. Par ailleurs, ils jouent un rôle
fondamental dans le maintien de l’homéostasie hydro-électrolytique du milieu intérieur. Enfin,
ils remplissent une fonction endocrine dans l’érythropoïèse et la synthèse de vitamine D active
(Bessaguet et Desmoulière, 2020).
2.2.1.5. La vessie
La vessie est un organe de creux, qui forme un réservoir dont la fonction est de recevoir,
stocker, puis évacuer l’urine (Tantine, 2018).
2.2.1.6. L’urètre
Chez la femme enceinte, l’urètre est un canal très court, de 5cm de longueur, qui part
verticalement, permet de transporter l’urine de la vessie vers l’extérieur au niveau de l’orifice
urinaire appelée le méat (Lacheheub et Bendagha, 2016).
Chez la femme enceinte, l’infection urinaire est plus fréquente en raison de la pression exercée
sur le système urinaire, mais aussi des changements hormonaux (Fatton ,2004).
Une IU simple est une IU survenant chez un patient sans facteurs de risque de
complication. Elles comprennent les cystites aiguées simples et les pyélonéphrites aiguées
simples (Raghu, 2016).
Une IU à risque de complication est une infection survenant chez des patients ayant au
moins un facteur de risque pouvant la rendre plus grave donc traitement compliquer ; Chez la
femme enceinte, la grossesse représente un facteur de risque de complication (Raghu, 2016).
Une IU grave est une infection parfois initialement peu symptomatique ou à risque de
complication qui s’accompagne de signe de gravité tels qu’un sepsis grave, un choc septique,
ou une indication de drainage chirurgical ou interventionnel (Raghu, 2016).
Une cystite peut être totalement asymptomatique, révélée par l’examen microscopique des
urines et c’est le cas le plus fréquent pendant la grossesse (Sleyum et Laouar, 2016).
non de signes généraux tels que des vomissements, des nausées, des frissons, douleurs
lombaires, troubles du transit et fièvre avec un ECBU positif (Sleyum et Laouar, 2016).
2.2.4. Etiologie
Les bactéries qui provoquent le plus souvent une cystite et une pyélonéphrite sont les
suivantes :
Dans l'appareil génito-urinaire sain, les souches d'Escherichia coli possédant des facteurs
spécifiques d'adhésion à l'épithélium transitionnel de la vessie et des uretères représentent 75 à
95% des cas. Les autres microorganismes pathogènes des voies urinaires coloration de Gram
négatifs sont habituellement d'autres entérobactéries typiquement Klebsiella ou Proteus
mirabilis et occasionnellement Pseudomonas aeruginosa. Parmi les bactéries à Gram positif,
Staphylococcus saprophyticus est isolé dans 5 à 10% des infections urinaires bactériennes. Des
isolats bactériens moins courants de coloration gram-positifs sont : Enterococcus faecalis
(streptocoques du groupe D) et Streptococcus agalactiae (streptocoques du groupe B), qui
peuvent être des contaminants, notamment ceux qui ont été isolés chez des patients souffrant
de cystite (Mekhloufi et Yani, 2020).
Les conditions anatomiques suscitées expliquent que les bactéries responsables des
infections urinaires proviennent de la flore intestinale. Ces germes pathogènes directement issus
du rectum coloniseraient en premier lieu la muqueuse vaginale puis diffuseraient par l’urètre
jusqu’à la vessie. Outre la grossesse qui crée un facteur favorisant largement documenté, les
manœuvres urétrales, les cathétérismes vésicaux et les rapports sexuels sont autant de
circonstances capables de faciliter cette diffusion bactérienne. (Fatton, 2004).
Les modifications mécaniques ou l'utérus gravide exerce une compression sur la vessie et sur
les deux uretères. Cette compression vésicale favorise l'apparition d'un résidu post mictionnel
cause d'infection urinaire (antécédent de bactériurie asymptomatique), ainsi les modifications
hormonales ou la progestérone aurait une action myorelaxante, favorisant une stase urétérale et
les modifications des propriétés physico-chimiques des urines.
- L’activité bactéricide des urines pourrait être diminuée par la dilution des urines et
l’augmentation de leur pH.
- Une immunodépression physiologique favorisant la présence de bactéries dans
l’appareil urinaire.
- Le diabète : la bactériurie asymptomatique est présente dans 5,9% des grossesses
normales et 12,5% chez des diabétiques. Lors d’antécédents d’infection urinaire, elle
est présente dans 18,5% des cas (Laouar et Sleyum, 2016).
o par production d’enzymes : Certaines bactéries telles que les Proteus, Klebsiella et
Pseudomonas possèdent une uréase qui métabolise l’urée en ammoniaque entraînant
une augmentation du pH, une précipitation d’ions normalement solubles (cristaux de
que par les phosphate ammoniaco-magnésien) et une stase rénale qui favorise le
développement des bactéries.la production de toxines comme l’hémolysine et
l’aérobactine qui inhibent les synapses noradrénergiques des fibres musculaires lisses ;
ce qui entraine une diminution du péristaltisme urétéral et une stase urinaire
(Benabdelkrim et Bouazza, 2017)
La plupart des infections du tractus urinaire sont dues à la propagation par voie
ascendante des bactéries d’origine intestinale d’où la prédominance des entérobactéries (E. coli
en tête). Les autres bactéries fréquemment retrouvées dans les infections urinaires suite au
passage de la flore fécale aux voies urinaires comme Klebsiella pneumoniae, ou même Proteus
mirabilis et Staphylococcus saprophyticus (Bezziche et Bounemeur, 2019).
Les germes, le plus souvent saprophytes, vont donc remonter jusqu’à la vessie puis dans le haut
appareil urinaire du fait de la baisse des défenses de l’hôte et de la présence de facteurs
favorisants. On distingue les IU spontanées à partir de la flore périnéale et les IU iatrogènes
liées à la pose de sonde urinaire ou à un examen endovésicale (Djafer khodja et Kliel, 2019).
Les infections urinaires mal traitées peuvent causer des complications pendant la
grossesse pour la femme et pour le fœtus
2.2.8.1. Echantillonnage
Le prélèvement de cette urine nécessite au préalable un lavage hygiénique des mains et
une toilette soigneuse au savon ou à l’aide d’un antiseptique du méat urétral suivi d’un rinçage.
Par la suite, le sujet élimine le premier jet de miction pour ne recueillir dans un tube à urine
stérile que le deuxième jet, en prenant soin de ne pas toucher le bord supérieur du récipient.
Afin d’éviter toute prolifération bactérienne, le transport de cette urine au laboratoire se fera le
plus vite possible (pas plus de 2 heures) (Khenidjou et Tabellout, 2018).
2.2.8.2. La bandelette urinaire
La bandelette urinaire est une tige de plastique sur laquelle sont placés des réactifs qui
réagissent aux différents composants présents dans l'urine. (Sleyum et Laouar, 2016).
Figure 3 : Flacon hermétique contient les bandelettes réactives (Bellal et Benzaid, 2016).
Technique :
Tromper la bandelette réactive complétement dans l’urine ;
Technique
Après avoir bien homogeniser l’échantillon, une goutte d’urine est déposée au centre d’une
lame de verre bien propre, puis recouverte d’une lamelle. L’observation microscopique est
immédiate à l’objectif x40
Lecture
Leucocytes
Les leucocytes se divisent, selon l’aspect du noyau, en deux catégories : les cellules
mononuclées et les polynucléaires. Ils sont souvent isolés, groupés en amas ou altérés (pus).
Hématies :
Elles ont plusieurs aspects : intact, en oursin ou à aspect fantômatique (Meskin et Frikha, 2014).
Cellules épithéliales :
Elles proviennent des tubules rénaux ou des vois excrétrices. Elles sont 0,5 à 3 fois plus
grandes qu’un leucocyte et ont un noyau arrondi de grand de taille. Leur présence est le résultat
du renouvellement normal de l’épithélium. Les cellules d’origine vaginale signent une
contamination (Meskin et Frikha, 2014).
Cylindres :
Ils représentent des agglomérats de protéines et de cellules rénales (tubules rénaux) : il s‘agit
des cylindres hyalins. Dans cette structure peuvent s’agréger des hématies, des leucocytes ; des
globules graisseux ce qui constituent des cylindres hématiques, granuleux, graisseux qui sont
pathologiques (Meskin et Frikha, 2014).
Cristaux :
Ils ne sont pas pathologiques quand ils sont constitués de substances normalement présentes
dans l’urine (acide oxalique, acide urique ou urate, sels de calcium). Seuls les cristaux de
phosphate ammoniaco-magnésien ont un intérêt dans le diagnostic d’une infection urinaire car
ils sont en faveur d’une infection par une bactérie uréasique (Meskin et Frikha, 2014).
Technique
Après avoir bien homogénéisé l’échantillon, une goutte d’urine est déposée sur la zone centrale
de la lame, recouverte d’une lamelle.
Lecture
A l’état normal une urine de 24 h contient moins de 1.5 millions de globules rouges. Ce
nombre représente un décompte inférieur à 5 globules rouges/champ avec un objectif x 40.
Une goutte d’urine est mise entre lame et lamelle et observée à l’objectif x 40 (Meskin
et Frikha, 2014).
Une goutte d’urine est mise entre lame et lamelle et observée à l’objectif x 40 (Meskin
et Frikha, 2014).
La coloration de Gram doit son nom au bactériologiste danois Hans Christian Gram.
C'est une coloration qui permet de mettre en évidence les propriétés de la paroi bactérienne, et
d'utiliser ces propriétés pour les distinguer et les classifier. Son avantage est de donner une
information rapide sur les bactéries présentes dans un produit ou un milieu tant sur le type que
sur la forme (Bougattoucha et Boudella, 2010).
Technique
Réaliser des dilutions sérielles d'ordre 10 de l'urine en étude ;
Prélever un volume V (0,1ml) de chaque préparation et déposer sur une gélose nutritive
Étaler en utilisant une pipette pasteur en râteau ;
Incuber pendant 24 heures à 37°C (Meskin et Frikha, 2014).
Lecture
Bactériurie inférieure à 10³ unité formant colonie/ml : absence d’infection ;
Bactériurie supérieure à 10⁵ UFC/ml : infection certaine : bactériurie significative ;
Bactériurie entre 10⁴ et 10⁵ UFC/ml : infection ou souillure. Sachant que chaque colonie
isolée correspond à 1000 UFC/ml (Meskin et Frikha, 2014).
2.2.8.4.3. Identification
L’identification des germes responsable des infections urinaires est basée
principalement sur un ensemble de caractères qui sont : les caractères culturaux ; les caractères
morphologiques ; les caractères biochimiques et la résistance aux antibiotiques :
Les entérobactéries
Escherichia coli
Caractères culturaux et morphologiques
E. coli est une bactérie asporulée mesurant 2 à 4 µm de longueur sur 0,4 à 0,6 µm de largeur.
C’est une bactérie fine et allongée à extrémités arrondies, mobile grâce à une ciliature péritriche.
Elle se développe à 37°C sur milieu gélosé en donnant des colonies rondes, lisses, à bords
réguliers, de 2 à 3 mm de diamètre, non pigmentées. Sur les milieux lactosés, les colonies sont
généralement lactose positif. Sur gélose au sang, elles peuvent être hémolytiques (Benabdallah-
Khodja et Hamlaoui, 2016).
Caractères biochimiques
E. coli possède une catalase mais elle est dépourvue d’oxydase. L’étude d’activités
enzymatiques et de la fermentation des sucres est réalisée à l’aide de micro-méthodes validées
disponibles dans le commerce sous forme de galeries. Ces dernières permettent l’identification
de cette bactérie ainsi que le diagnostic différentiel avec les autres bactéries de la même famille
(Benabdallah-Khodja et Hamlaoui, 2016).
Gelatinase
Test
Esculine
Mannitol
Glucose
Lactose
Nitrate
ONPG
Indole
citrate
ADH
ODC
TDA
GAZ
LDC
Urée
H2S
RM
VP
Résult + + + - + - - - +/- +/- +/- - - + + - -
Ats
(+) caractère positif ; (-) caractère négatif ; (+/-) caractère inconstant
Naturellement, les souches d’E. coli sont sensibles à tous les β-lactamines, malgré la
présence d’une céphalosporinase chromosomique d’espèce de classe C qui est exprimée à très
bas niveau (Sleyum et Laouar, 2016).
Proteus mirabilis
Caractères culturaux et morphologiques
Proteus mirabilis est une bacille coloration de Gram négative, très mobile, présentant des
dimensions différentes (de 0,4 à 0,8 μm de diamètre sur 1,0 μm à 80 μm de longueur), elle se
développe en anaérobiose, est n’a pas d’exigence particulière. - Les colonies grosses, non
hémolytiques, envahissant la surface de la gélose en ondes concentriques (cette propriété est
liée à la mobilité exceptionnelle que lui confèrent plusieurs centaines de flagelles) ;
- Sur BCP (Bromo crésol pourpre), les colonies sont petites et transparentes après 24 h
d’incubation ;
- En bouillon nutritif, les cultures se développent en donnant souvent un voile en surface.
(Hamdouche et Tabai, 2016)
Caractère biochimique
Mannitol
Glucose
Lactose
Citrate
Indole
ADH
ODC
TDA
LDC
Urée
H2S
RM
VP
Test
Résultats + - - + - - + + + - + - - +
(+) caractère positif ; (-) caractère négatif ; (+/-) caractère inconstant
P. mirabilis est naturellement résistant à la colistine, cyclines et furanes, sensibles à toutes les
β-lactamines.
La résistance acquise est comme celle décrite pour E. coli : - β-lactamase de classe A à haut
niveau (pénicillinase): des carbénicillinases (type PSE4(Pseudomonas Specific Enzyme)) ont
été décrites ;
Les Klebsiella sont des bacilles à Gram négatif, immobiles, 0,3 à 1,0 µm de diamètre sur
0,6 à 6,0 µm de longueur, très souvent encapsulées. En général, ils sont facilement cultivables
sur tous les milieux usuels. Sur milieux classiques d’isolement pour entérobactéries (Drigalski,
Hektoen, Mac Conkey), les colonies de Klebsiella pneumoniae sont bombées, muqueuses,
parfois filantes à l’anse de platine, d’un diamètre de 3 à 4 mm (Boughachiche et Sebais, 2016).
Caractères biochimiques
Lacto
Uréa
Indol
TDA
NO₃
ONP
H₂S
LDC
tests
VP
se
se
se
G
e
résult
ats
+
+
-
Enterobacter spp.
Caractères culturaux et morphologiques
Les Enterobacter sont des bacilles Gram négatif, anaérobies facultatifs, mesurant 0,6 à 1
μm de diamètre et 1,2 à 3 μm de longueur. Ils se déplacent grâce à flagellation péritriche et sont
dotés de pilus de classe1 (Gadou, 2019).
Caractères biochimiques
Les souches d’Enterobacter spp. donnent des réactions positives avec les tests de
VogesProskauer, d'ornithine décarboxylase et d’arginine dihydrolase mais des résultats négatifs
pour les tests de lysine décarboxylase, d’indole, d’ADNase et de lipase (Boudjemaa, 2015).
Streptococcus agalactiae
Caractères culturaux et morphologiques
S. agalactiae est un cocci à Gram positif se regroupe en chaînettes, possède une capsule,
immobile, non sporulé, aéro-tolérant (5-10% de CO₂). Il est cultivé sur milieu ordinaire, ou
gélose au sang et donne des colonies de taille moyenne, parfois muqueuses ou pigmentées, avec
une étroite zone d’hémolyse exceptionnellement. La majorité des souches pousse en présence
de 40% de bile ; sans avoir de croissance à 45°C (Azmaoui, 2019).
Caractères biochimiques
ADH (+); VP (+); glucose (+); catalase et oxydase (-) (Azmaoui, 2019).
Résistance aux antibiotiques S. agalactiae sont résistantes à l’érythromycine et
clindamycine. Ils ont une résistance acquise, fréquente aux tétracyclines minocycline
(80%). Ils sont sensibles à la pénicilline, l’ampicilline, la céfotaxine et la vancomycine
(Fabrícia et al. , 2020) .
Pseudomonas aeruginosa
Caractères culturaux et morphologiques
P. aeruginosa est un bacille à Gram négatif non fermentant, aérobie strict, non sporulé,
fin, mobile grâce à une ciliature polaire. Sa culture est aisée, entre 10°C et 42°C, sur des milieux
ordinaires (GN) ou sélectifs (Chapman). En fonction de la composition des milieux et du type
d’infection, les colonies peuvent présenter différentes morphologies et croître à pH inférieur à
4,5 (Boudouda, 2015).
Caractères biochimiques
Pseudomonas aeruginosa peut dégrader les sucres par voie oxydative, entraînant une
acidification du milieu donc oxydase positive, d'autres caractères sont utiles pour le diagnostic
:
- Indole (-), urée (-), TDA (-), H₂S (-), gélatine (+), ONPG (-), nitrate-réductase (+), LDC
(-), ODC (-), ADH (+), oxydase (+) (SLeyum et Laouar, 2016).
Résistance aux antibiotiques
La résistance aux β-lactamines pose un problème car elle est résistante à la plupart des
antibiotiques (Sleyum et Laouar, 2016).
Staphylococcus saprophyticus
Caractères culturaux et morphologiques
Ce sont des cocci, immobiles et non sporulés, réunis en amas, de 0,8 à 1 de diamètre, aéro-
facultatifs, à coloration de Gram positive. Staphylococcus aureus est un germe mésophile. La
température optimale est de 37°C. Le pH optimal se situe entre 6 et 7. Ce germe est halophile :
supporte des taux de sel allant de 7 à 20%. Il tolère une activité en eau très réduite (Sleyum et
Laouar, 2016).
Caractères biochimiques
- Fermentation des sucres : glucose (+) • Oxydase (+) (Colodner et al., 2005).
Résistance aux antibiotiques
Cette bactérie est sensible à la plupart des antibiotiques. Elle présente une résistance
naturelle à la fosfomycine, un des traitements de première intention des cystites aiguës non
compliquées. S. saprophyticus présente également une sensibilité diminuée aux
fluoroquinolones et aux β-lactamines. Il est donc recommandé en cas de suspicion d’IU à S.
saprophyticus (femme de moins de 30 ans, recherche de nitrites négative à la bandelette urinaire
[BU]) de privilégier soit la nitrofurantoine (cinq jours), soit une fluoroquinolone (trois jours)
(Le Bouter, 2011).
Candida albicans
Caractères culturaux et morphologiques
Candida albicans est une levure non capsulée, non pigmentée, et aérobie. Cette levure
diploïde, dont le matériel génétique se répartit en huit chromosomes, se reproduit de façon
asexuée par bourgeonnements multilatéraux d’une cellule mère (le blastospore), formant ainsi
des colonies blanches crémeuses. Est caractérisée par un polymorphisme que l’on peut
retrouver in vitro et in vivo et qui lui permet de se soustraire aux défenses liées à l’immunité
cellulaire.
Candida tropicalis
Caractères culturaux et morphologiques
Cette espèce de levure est diploïde, de forme variable ronde à allongée mesurant de 6 à 11
μm de long sur 5 à 7 μm de large. Candida tropicalis a été décrite en 1923 par Berkhout et sa
forme exacte n’est pas parfaitement connue. Elle se reproduit par bourgeonnement multilatéral,
le pseudomycélium peut être absent, rudimentaire ou abondant. On note parfois la présence de
vrai mycélium. C’est une Levure non pigmentée, à fermentation (+) ou (-), uréase (-), et qui
n’assimile pas l’inositol et la créatinine (Agar Don,2015).
Le traitement des IU chez la femme enceinte a pour but de prévenir la survenue d’une
pyélonéphrite aigue et leurs complications. Il ne doit pas être nocif pour le fœtus.
Chez la femme enceinte peu d’antibiotiques peuvent être administrés sans réserve à tous les
stades de la grossesse.
Certains antibiotiques peuvent être utilisés pendant toute la grossesse. En pratique, seules les
β-lactamines peuvent être administrées à tous les stades, avec des réserves cependant pour
l’oxacilline et l’imipénem. En dehors des β - lactamines, fosfomycine et macrolides et
apparentés (synergistines) ne connaissent aucune restriction, mais les synergistines ont une
mauvaise diffusion urinaire.
D’autres sont contre-indiqués pendant certaines périodes de la grossesse comme les furanes, la
rifam-picine. Si l’on admet que les entérobactéries représentent l’essentiel des germes
responsables d’infections urinaires, et que l’Escherichia coli représente 80% de ceux- ci, on
peut établir un tableau probabiliste des antibiotiques utilisables auxquels les germes sont
habituellement sensibles (Mauroy et al. ,1996).
Ce modèle postule que la santé est influencée par une interaction entre les niveaux
individuel, interpersonnel, communautaire et sociétal (Bronfenbrenner, 1979).
Il a été développé en 1979 par Bronfenbrennern dans son ouvrage : The Ecology of Human
Development: Experiments by Nature and Design.
Dans le cadre de notre étude, le modèle écologique de la santé s’application sur différents plans
Ce modèle nous permet donc de mieux comprendre comment ces différents niveaux impactent
la prévalence des IU et orienter des interventions multisectorielles.
Cette théorie a été développée par Omran, A.R. en 1971 dans son ouvrage The
Epidemiologic Transition : A Theory of the Epidemiology of Population Change.
Dans son Principe : Les maladies infectieuses diminuent dans les pays industrialisés mais
restent prévalentes dans les régions en développement, souvent liées à des conditions sanitaires
précaires (Omran, 2005). Dans le cadre de notre étude :
Cette théorie nous permet dans cette étude d’explorer pourquoi les IU restent fréquentes et
identifier des solutions adaptées aux spécificités locales.
Ce modèle met en évidence les interactions causales entre différents facteurs (déterminants,
prévalence et impact) (Glanz, Rimer, & Viswanath, 2008). Dans notre étude, nous pouvons
avoir :
Ce modèle permet de modéliser les interactions entre les facteurs de risque et leurs
conséquences pour guider des interventions ciblées.
CHAPITRE 3 : METHODOLOGIE
Notre étude se déroulera au CSI de Mokolo 1 dans les services respectifs de CPN et de
laboratoire.
Nous avons choisi le CSI de Mokolo 1comme lieu d’étude pour les raisons suivantes :
Accessibilité : Le CSI de Mokolo est un centre de référence pour les soins prénatals
dans cette région, accueillant un grand nombre de femmes enceintes.
Les conditions socio-environnementales : accès limité à l’eau potable, pratiques
d’hygiène insuffisante favorisent une incidence élevée des infections urinaires.
Disponibilité des données : La documentation des consultations prénatales et des
examens diagnostiques au sein du CSI permet une analyse fiable
Le centre de santé intégré de MOKOLO 1 est situé dans la région l'extrême -nord ;
département du mayo Tsanaga ; arrondissement de MOKOLO. Il est situé au cœur de la ville
de MOKOLO dans l'enceinte de l'hôpital régional annexe de MOKOLO (HRAM) en face de la
radio communautaire et la maison de la CRTV. Cette FOSA est située au nord par le centre
médical d'arrondissement de MOKOLO II au sud par la clinique de kilos, à l'est par le CSI de
MANDAKA Chechem, Ziling et à l'ouest par le centre de santé privé catholique de TADA. La
ville de Mokolo est encadré par les montagnes telles que les montagnes de Mofolé, Ldamtsai ,
Douvar , Mendezhe .
Le CSI de MOKOLO 1 est transformé dans l’année 90 par arrêté du MINSANTE portant
transformation et création des formations sanitaires publiques dans certaines régions. Le CSI
de MOKOLO I se place au service d’une population de 251 152 habitants grâce à une offre
diversifiée. Il est implanté entre l'HRAM et le District santé de MOKOLO et collabore avec les
autres aires de santé du District de santé de MOKOLO.
Parlant des personnels des CSI de MOKOLO 1, ils sont au nombre de 28 reparties selons
le tableau 2 ci-dessous :
Selon J.Ardoino et G.Berger repris par (B.A. KOUM, 2010), la D méthode de recherche
est « un ensemble ordonné de manière logique, de principes, de règles, d’étapes permettant de
parvenir à un résultat ».
Le type d’une étude ou d’une recherche sont les façons de conduire une étude dans le
contexte d’un devis particulier incluant les stratégies de collecte et d’analyse (Marie-Fabienne,
2022).
Nous allons opter pour une étude quantitative descriptive.
Une étude quantitative est une étude menée dans le but de décrire des concepts ou des
variables, d’examiner des relations entre les variables ou des vérifier les effets d’une
intervention sur un résultat anticipé (Marie-Fabienne, 2022).
Une étude descriptive fournit un portrait détaillé des caractéristiques de personnes ou
d’évènements, et sert à décrire des phénomènes existants, à catégoriser l’information
(Marie-Fabienne, 2022).
Notre étude se déroulera sur une période de 12 mois allant de septembre 2024 à septembre
2025. Incluant une période d’enquête de 1 mois prévue pour juin 2025.
La population source d’une étude désigne l'ensemble complet des individus ou des unités
statistiques qui pourraient potentiellement être concernés par une étude ou une enquête. Elle
englobe tous les membres possibles sans distinction particulière (Coron, 2020). La population
source de notre étude sera représentée par les femmes enceintes de l’air de santé de Mokolo 1.
Quant à la population cible d’une étude, elle est un ensemble des individus à visé pour une
étude dont on voudra recueillir des informations et exploiter les résultats (B. A. Nkoum, 2010).
De part cette définition de la population cible d’une étude, la population cible de notre étude
sera représentée par les femmes enceintes reçues en CPN au CSI de Mokolo 1.
Notre population cible étant homogène et n’ayant pas de liste de la population accessible, la
technique d’échantillonnage systématique sera utilisée pour sélectionner chaque élément de
notre échantillon (Friedrich-Ebert-Stiftung, 2016 ; Marie-Fabienne, 2022).
L’échantillonnage aléatoire simple signifie que le choix des participants se fera dans le
respect du principe de la randomisation et chaque participant aura une chance égale de
particper à l’étude (Friedrich-Ebert-Stiftung, 2016 ; Marie-Fabienne, 2022).
Un échantillon est un sous-groupe d’une population choisi pour participer à une étude
(Marie-Fabienne, 2022). Un échantillon reflète de façon proportionnelle les caractéristiques
pertinentes et les variables retrouvées dans une population cible et permet au chercheur de
généraliser les résultats de son étude à la population source. La représentativité d’un échantillon
dépend de sa taille (Marie-Fabienne, 2022).
Pour le calcul de taille de notre échantillon nous allons utiliser la formule des proportions de
François Dépelteau, en connaissant la taille (N) de notre population source.
Les critères de sélections, aussi appelés d’admissibilité, incluent une liste des
caractéristiques essentielle qui déterminent la population cible (Marie-Fabienne, 2022).
Critères d’inclusion :
Les critères d’inclusion sont des critères qui décrivent les caractéristiques que doit posséder
un sujet pour faire partie de la population accessible, ce qui le rendra admissible à participer à
l’étude.
Femmes enceintes reçues en CPN le mois précédent notre période d’enquête et dont la
BU et l’ECBU étaient positifs
Femmes enceintes reçues en CPN durant notre période d’enquête et dont la BU ou un
ECBU furent positifs et ayant acceptée de participer volontairement à notre étude
Femmes enceintes reçues en CPN le mois précédent notre période d’enquête et dont la
BU ou l’ECBU étaient négatifs
Femmes enceintes reçues en CPN durant notre période d’enquête et dont la BU ou un
ECBU furent négatifs
Toute femme enceinte ayant refusé de participer volontairement à notre étude
Dans la recherche quantitative, les méthodes de collecte des donnéesont pour but de
mesurer les variables clairs et précises. Les principales méthodes de collecte de données
quantitatives sont : l’observation structurée, l’entrevue structurée, etc. (Marie-Fabienne, 2022).
Dans notre étude la collecte de nos données se fera au cours d’un entrevue structuré ou
interrogatoire.
L’entrevue structuré est une interaction verbale avec les participants dans laquelle,
l’intervieweur exerce un certain contrôle sur le contenu et le déroulement dans le but
d’obtenir les données essentielles (Waltz et al, 2017). La nature des questions sont des
questions à réponses fermées, leur formulation et leur ordre sont déterminés d’avance
(Marie-Fabienne, 2022).
Dans notre étude notre outil qui nous permettra de collecter nos données sera un
questionnaire structuré. Un questionnaire est un outil de collecte de données composé d’une
série de questions permettant de recueillir des informations factuelles sur des évènements ou
des situation connus au près des participants (Marie-Fabienne, 2022).
Pour mener à bien notre entrevu structuré les instruments suivants seront utilisés :
Questionnaire structuré (liste de questions), sera utilisé pour recueillir des informations
sociodémographiques, cliniques, et obstétricales
Un carnet pour prendre des notes.
Des stylos dont un surligneur
Fiches d’observation médicale : Utilisées pour extraire les données biologiques
(analyses d'urine).
Après la construction de nos outils, ils seront testés (une étude pilote) dans une autre
formation sanitaire, afin de valider leur capacité d’usage.
Après validation des outils, et obtention des autorisations nécessaires, nous allons procéder
à la collecte des données quantitatives et qualitatives, en recueillant les variables quantitatives
et qualitatives lors des CPN, ensuite un échantillon d’urine sera prélevé chez chaque
participante pour réaliser un ECBU. Nous utiliserons d’une part notre questionnaire, d’autre
part notre téléphone qui nous servira d’enregistreur pour les données qualitatives. Au préalable,
nous remercierons chaque participant pour le temps qu’il a bien voulu accorder à notre enquête,
et recueillerons son consentement éclairé.
L’analyse statistique de nos données sera faite à l’aide de la statistique descriptive, Les
données analysées à l’aide du logiciel Sphinx-V5 plus et les graphes ressortis par le logiciel
Microsoft Excel 2016. Les résultats seront exprimés sous forme de tableaux et de figures
représentants les fréquences et plus ou moins les moyennes. Certains paramètres comme la
variance et l’écart-type seront calculés pour décrire au mieux notre population.
Nous travaillerons avec un intervalle de confiance de 95% et une marche d’erreur de 5%.
Une variable correspond à toute caractéristique qui peut prendre différentes valeurs
selon les participants à une étude ou des évènements qui en font l’objet (Marie-Fabienne, 2022).
Les variables de notre étude seront de 2 natures à savoir les variables qualitatives et les variables
quantitatives.
Une variable quantitative ou numérique est une variable dont les valeurs possibles sont
des nombres (Friedrich-Ebert-Stiftung, 2016). Dans notre étude nos variables
quantitatives seront celles liées aux anciens cas et aux nouveaux cas d’infections
urinaires.
Une variable qualitative ou catégorielle est une variable dont les valeurs ou les modalités
correspondent à des catégories ou à des appréciations (Friedrich-Ebert-Stiftung, 2016).
Dans notre étude, nos variables qualitatives seront celles liées aux facteurs culturels,
aux facteurs environnementaux et aux facteurs cliniques.
Pour mener à bien notre étude dans le respect de tout ordre éthique, nous aurons besoins des
autorisations suivantes :
Le chronogramme est une représentation simple d’un projet. Il permet de mettre en avant
les différentes activités classées selon l’ordre chronologique de leur mise en place. Le
chronogramme est un équivalent de calendrier, il met en avant les différentes étapes et jalons
d’un projet (Agence Microprojets, 2020).
Période d’activité S O N D J F M A M J J S
2024 2025
Choix du thème
Recherche documentaire
Revu de la littérature
Rédaction et dépôt du protocole de
recherche
Collecte des données
Traitement des données
Rédaction du mémoire
Correction du mémoire
Finalisation du mémoire
Soutenance
Le financement est l’action par laquelle un organisme ou une personne privée alloue des
fonds à un tiers dans l’objectif de soutenir un projet (GOETHE INSTITUT, 2019)
Il convient dans cette partie de présenter les sources de fond de financement de l’étude.
Source de financement :
- La famille
Réalisation Prix unitaire Quantité Total (F)
Impression 25 par pages 125(6) pages 18800
Transport pour collecte 500 par jours 30 jours 15 000
Ordinateur DELL 200 000 1 200 000
Clés USB Kingston 5000 1 5000
Connexion internet 3000 12 36 000
Reliure protocole 350 2 700
Reliure mémoire 1000 6 6000
Imprévus 100000
Frais des DM 35000 2 70000
TOTAL 451500
ANNEXES
Monsieur, Madame,
Cette recherche pour laquelle votre participation est sollicitée porte sur : Prévalence et
facteurs favorisant les infections urinaires chez les femmes enceintes : cas du CSI de Mokolo
1
1. OBJECTIFS DE LA RECHERCHE
1.1- Objectif général de la recherche
Déterminer la prévalence et les facteurs favorisants les infections urinaires chez les
femmes enceintes en consultation prénatale au CSI de Mokolo 1.
1.4- Tâche
Votre participation à ce sujet de recherche consiste à répondre aux questions qui vous
seront posées lors notre entrevu structuré
1.5- Bénéfice
Le bénéfice que vous allez tirer de la participation est l’éducation supplémentaire sur
les facteurs de risque des infections urinaires et les modalités de prévention.
1.6- Confidentialité
Les données recueillies par cette étude sont soumises à l’exigence de la confidentialité.
Les résultats de la recherche, qui pourront être diffusés sous forme d’articles, de rapport de
recherche ou de communication à des congrès scientifiques, nous ne permettrons pas de vous
identifier. Ces données seront conservées sur des rapports en papier. Les données seront
détruites après synthèse. Après publication finale du rapport de recherche, elles ne seront pas
utilisées à d’autres fins que celles décrites dans ce document.
1.7- Participation volontaire
Votre participation à cette étude se fait sur une base volontaire. Vous êtes entièrement
libre de participer ou non et de vous retirer en tout moment sans préjudice et sans à fournir
d’explication.
Pour obtenir de plus amples renseignements ou pour toutes questions concernant cette
recherche, vous pouvez communiquer avec MAFOGAN JULIE MARCELLE aux numéros de
téléphone : 672377485/693015736 ou par rencontre physique.
Engagement du chercheur.
Moi, MAFOGAN JULIE MARCELLE m’engage à procéder à cette étude conformément à
toutes les normes éthiques qui s’appliquent aux projets comportant la participation des sujets
humains.
Consentement du participant.
Moi………………………………………. (Nom du participant) confirme avoir lu et compris
la notice d’information au sujet de l’étude « Prévalence et facteurs favorisants les infections
urinaires chez les femmes enceintes ». J’ai bien saisi les conditions, les risques et les bienfaits
éventuels de ma participation. On a répondu à mes questions, à mon entière satisfaction. J’ai
disposé suffisamment de temps pour réfléchir à ma décision de participer ou non à cette
recherche. Je comprends que ma participation est entièrement volontaire et que je peux décider
de me retirer à tout moment sans aucun préjudice J’accepte donc librement de participer à ce
projet de recherche.
Fait à Mokolo le… /…/ 2025
Investigateur principal Participant
MAFOGAN JULIE MARCELLE…………………………………
Tel : 672377485/693015736
2. Niveau d'éducation :
3. Profession :
4. Statut matrimonial :
Oui Non
Urbain Rural
Oui Non
19. Fréquence du lavage des mains après être allée aux toilettes :
Très proche (< 100 m) Proche (100 m – 500 m) Éloigné (> 500 m)
Oui Non
Oui Non
Oui Non
28. Résultat :
Positif Négatif
29. Diagnostic
Urétrite
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Constantine. 47p.
3.3.1. Situation par rapport à la pyramide sanitaire. .............. Erreur ! Signet non défini.
ANNEXES ..................................................................................................................... 43
ANNEXE 1 : NOTICE D’INFORMATION ........................................................................ 43