Suites et séries de fonctions vectorielles
Suites et séries de fonctions vectorielles
a) Pour que les termes sommés aient un sens il faut z ∈ Ω = C\N? . Or par produit de Cauchy de série absolument convergente :
Inversement, si z ∈ Ω = C\N? alors les termes sommés existent et puisque ! +∞ ! +∞ n
+∞
X X XX +∞
X
1 1 2
(f (t)) = k k
t A k k
t A = tk Ak tn−k An−k = (n + 1)tn An
∼ 2
n(n − z) n k=0 k=0 n=0 k=0 n=0
la série définissant f (z) converge absolument. Finalement, f est définie sur Ω. donc
b) Posons un : Ω → C la fonction définie par f 0 (t) = A(f (t))2
1
un (z) =
n(n + z) Exercice 4 : [énoncé]
k k
a) k1 tk Ak = k1 |t| kAk avec |t| kAk < 1 donc la série converge simplement.
Soient a ∈ R+ et Ωa = {z ∈ C\N? /Re(z) 6 a}. Pour tout z ∈ Ωa
b) Soit ρ ∈ [0, 1/kAk[. t 7→ k1 tk Ak est de classe C 1 et de dérivée tk−1 Ak avec
k
1 1 tk−1 Ak ∞,[−ρ,ρ] 6 ρk−1 kAk terme général d’une série convergente. La série des
|un (z)| =
n |n − z| fonctions dérivées converge donc normalement sur [−ρ, ρ] ce
+∞
+∞ que f est
qui assure
de classe C 1 sur ]−1/kAk , 1/kAk[ et f 0 (t) = tk Ak+1 = tk Ak A. Or
P P
Pour n > a,
k=0 k=0
|n − z| > |n − Re(z)| > n − a +∞ +∞ +∞
k k k k
t A = I donc (I − tA)f 0 (t) = A.
k k
P P P
et donc (I − tA) t A = t A −
1 k=0 k=0 k=1
|un (z)| =
n(n − a)
u` (x) = 0
Exercice 8 : [énoncé]
ce qui est absurde. On a n Xn
Ak
A n!
On en déduit u(x) = 0 et donc x ∈ ker u. I+ =
Ainsi n (n − k)!nk k!
k=0
ker (eu − IdE ) = ker u Posons fk : N → Mp (K) définie par
Puisque
n−1 n−1
! n! Ak
u
X 1 k X 1 k−1 fk (n) = k
si k 6 n et fk (n) = 0 sinon
e − IdE = u =u◦ u (n − k)!n k!
k! k!
k=1 k=1
On remarque que
on a de façon immédiate n X+∞
A
Im (eu − IdE ) ⊂ Imu I+ = fk (n)
n
k=0
En vertu de l’égalité des noyaux et de la formule du rang, on peut affirmer k k
Or ∀n ∈ N, kfk (n)k 6 kAk
k! donc
kAk
P kfk k∞ 6 k! qui est terme général d’une série
u
dim Im (e − IdE ) = dim Imu convergente. Il en découle que fk converge normalement sur N.
k
Or lim fk (n) = Ak! donc par le théorème de la double limite :
et donc conclure n→+∞
Im (eu − IdE ) = Imu n +∞
Ak
A X
lim I+ = = exp(A)
n→+∞ n k!
k=0
Exercice 6 : [énoncé]
A est semblable à une matrice triangulaire supérieure de la forme
Exercice 9 : [énoncé]
λ1 ? On a
.. +∞
1 Ak
X
.
A 1 1
exp = = I p + A + o
0 λn n k! nk n n
k=0
donc Cas a 6= c :
A B 1 1
exp exp = I + (A + B) + o n
a αn
an − cn
n n n n M =n
avec αn = b an−1 c0 + an−2 c + · · · + a0 cn−1 = b
0 cn a−c
Ainsi n n
A B 1 1 et
exp exp = I + (A + B) + o b(ea − ec )
ea
n n n n x
exp(M ) = avec x =
0 ec a−c
Puisque I et n1 (A + B) + o n1 commutent, on peut développer par la formule du
binôme de Newton et obtenir : b) Avec des notations immédiates, si exp(M ) = exp(M 0 ) alors par identification
! des coefficients diagonaux, on obtient a = a0 et c = c0 .
n X n
n 1
1 1 Dans le cas a = c, l’identification du coefficient d’indice (1, 2) donne
I + (A + B) + o = (A + B + o (1))k
n n k nk 0
k=0 bea = b0 ea
Posons fk : N? 7→ Mp (K) définie par d’où b = b0 .
! Dans le cas a 6= c, la même identification donne
n 1
fk (n) = (A + B + o(1))k si k 6 n et fk (n) = 0 sinon 0 0
k nk b(ea − ec ) b0 (ea − ec )
=
a−c a0 − c0
On remarque que
et à nouveau b = b0 .
1
n X
1
+∞ Ainsi l’application exp : T → T + est injective.
I + (A + B) + o = fk (n) Considérons maintenant
n n
α β
k=0
N= ∈ T+
0 γ
Montrons la convergence normale de la série des fk .
Puisque A + B + o(1) → A + B, la norme de A + B + o(1) est bornée par un Si α = γ alors pour a = ln α et b = β/α, on obtient M ∈ T vérifiant exp(M ) = N .
certain M . Si α 6= γ alors pour a = ln α, c = ln γ et b = β(a − c)/(α − γ), on obtient
On observe alors kfk k∞ 6 k!1
M k en choisissant une norme multiplicative sur M ∈ T vérifiant exp(M ) = N .
Mp (K). P Ainsi l’application exp : T → T + est surjective.
La série fk converge normale sur N? , cela permet de permuter limite et somme
infinie. k
Or, pour k fixé, fk (n) → (A+B) quand n → +∞, donc Exercice 11 : [énoncé]
k!
Par la formule de Taylor adaptée aux polynômes
n +∞
1 1 X 1 n
P (k) (a)
I + (A + B) + o −−−−−→ (A + B)k
X
n n n→+∞ k! P (a + t) = tk
k=0 k!
k=0
On en déduit On en déduit
n n √
X 1 k X P (k) (X) +∞
X 2k
+∞ k−1
X 2 sh( 2) 1 √
exp(D)(P ) = D (P ) = = P (X + 1) exp(A) = I3 + A+ 2
A = I3 + √ A + (ch( 2) − 1)A2
k! k! (2k + 1)! (2k)! 2 2
k=0 k=0 k=0 k=1
Exercice 12 : [énoncé]
Exercice 15 : [énoncé]
Par continuité de l’application linéaire de transposition, on justifie
χA = X(X 2 + 1), πA = X(X 2 + 1), exp(A) exp(t A) = exp(A) exp(−A) = I3 .
t
exp(T ) = exp(t T ) En calculant A2 , A3 , . . . on obtient
Par suite 1 0 0
t
exp(T ) exp(T ) = exp(−T ) exp(T ) exp(A) = 0 cos 1 − sin 1
0 sin 1 cos 1
Or T et −T commutent donc
a2 −a2
−a
Exercice 13 : [énoncé] E2 (A) = Vect a et E−1 (A) = Vect 0 , 1
On a
N
! N 1 1 0
t
X 1 k X 1 t
k
A = A
k! k! La matrice A est diagonalisable, P −1 AP = D avec
k=0 k=0
t
(exp A) = exp(t A) P = a 0 1 et D = 0 −1 0
1 1 0 0 0 −1
Puisque les matrices A et −A commutent, on a
On en déduit µA = (X − 2)(X + 1).
t
(exp A) exp A = exp(−A) exp(A) = exp(−A + A) = exp(On ) = In b) Ci-dessus.
c) Par division euclidienne X n = (X + 1)(X − 2)Q(X) + αX + β avec
Ainsi la matrice exp A est orthogonale.
2n − (−1)n 2(−1)n + 2n
α= et β =
3 3
Exercice 14 : [énoncé]
χA = X 3 − 2X, πA = χA . On a donc donc
2n − (−1)n 2(−1)n + 2n
3 2k+1 k 2k+2 k 2
An = A+ I3
A = 2A, A = 2 Aet A = 2 A pour k > 0 3 3
puis
avec e2 − e−1 2e−1 + e2
eA =
1 0 1 A+ I3
3 3
A2 = 0 2 0
1 0 1
exp(A) = I + A avec !
+∞ +∞ +∞
1 X 32n X 22n X 1
L’étude se généralise pour n > 3 avec A = (ω i+j−2 )16i,j6n et ω ∈ Un \ {1}. α= 3 +2 −5
30 n=0
(2n!) n=0
(2n)! n=0
(2n)!
et donc
3ch3 + 2ch2 − 5ch1
Exercice 18 : [énoncé] α=
30
a) Puisque de taille 3 avec 3 valeurs propres distinctes, la matrice A est
diagonalisable et son polynôme minimal est De même, on obtient
3ch3 − 8ch2 + 5ch1 5ch1 + ch2 − ch3
ΠA = (X + 2)(X − 1)(X − 3) β= et γ =
30 5
La division euclidienne de X n par ΠA s’écrit
puis
3n+1 − (−2)n+1 − 5
a=
30
3n − 1
b=
2
c = 3n
et enfin
3n+1 − (−2)n+1 − 5 2 3n+1 + (−2)n+3 + 5 3n − (−2)n − 5
R(X) = X + X +−
30 30 5
En évaluant la relation de division euclidienne en A, on obtient