Impact de la traction lombaire sur la qualité de vie des patients atteints de la lombodiscopathie: cas de
l’Hôpital Régional de Maroua
CHAPITRE 2 : LA REVUE DE LA LITTERATURE
2.1. DEFINITION OPERATIONNELLE DES CONCEPTS
2.1.1 Impact
Bernard et al. (2018) dans Revue de Médecine Physique et de Réadaptation définit l’impact
comme « une amélioration significative des fonctions musculosquelettiques et une diminution de
la perception de la douleur grâce à des exercices physiques adaptés, contribuant à une meilleure
qualité de vie des patients ».
Selon Cummings et al. (2007), Le terme "impact" dans cette recherche fait référence aux
effets mesurables de la kinésithérapie sur les symptômes et la qualité de vie des patients atteints
de fibromyalgie. L'impact peut être évalué par des critères physiques (réduction de la douleur,
amélioration de la mobilité) et psychologiques (réduction de l'anxiété, de la dépression, et
augmentation du bien-être général).
D’après Baker et al. (2003), l'impact peut être vu comme la mesure des effets d'une
intervention. Au vue de ces définitions, le concept impact dans notre sera pris comme étant les
effets positives de la kinésithérapie sur l’état de santé et le bien-être des patients. Il est souvent
évalué en termes de changements dans les symptômes, les fonctions physiques, ainsi que dans la
perception psychologique du patient (anxiété, dépression).
2.1.2. Traction lombaire
La traction lombaire consiste à appliquer une force longitudinale sur la colonne lombaire
afin de diminuer la pression sur les structures nerveuses et musculaires, et d'améliorer la mobilité
(Saunders, 2005).
Gose et al. (1998) décrivent la traction lombaire comme une intervention non invasive
visant à décomprimer les structures nerveuses et à soulager les douleurs associées aux
discopathies dégénératives. Ils ajoutent que la traction peut améliorer la mobilité et réduire les
symptômes radiculaires.
Rédigé par Mlle MADINATOU HAMAN
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La traction lombaire est une technique thérapeutique utilisée pour traiter les lombalgies et
les hernies discales en étirant les segments vertébraux pour réduire la douleur et améliorer la
fonction (van der Wurff et al., 2006).
La traction lombaire sera comprise dans notre étude comme étant cette technique non invasive
consistant à l’application d’une force d’étirement longitudinale à la colonne vertébrale pour le
traitement de lombodiscopathie.
2.2.3. Qualité de vie
D’après l’OMS, la qualité de vie se définie comme la perception qu’un individu a de sa place
dans la vie, dans le contexte de la culture et du système de valeurs dans lequel il vit, en relation
avec ses objectifs, ses attentes, ses normes et ses inquiétudes (International Encyclopedia of
Public Health, 2021).
La qualité de vie (QdV) se réfère à la perception globale qu’a une personne de sa position
dans la vie, en fonction de son état de santé, de son bien-être psychologique, social et physique.
Pour les patients atteints de fibromyalgie, la QdV est fréquemment réduite en raison de la
douleur chronique, de la fatigue et des limitations fonctionnelles. Selon Bourke et al. (2001).
World Health Organization (WHO, 1997) définit la qualité de vie comme l'influence de la
santé physique, psychologique et sociale sur la vie d'un individu.
Une synthèse de ces différentes définitions sur notre concept « qualité de vie » nous amènes à le
présenter dans notre étude comme étant « les perceptions qu’auront les patients atteints de
lombodiscopathie à propos de leur santé physique, psychologique et sociale après suivi par
traction lombaire ».
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[Link]. Patients
Timmermans et al. (2014) décrivent un patient comme une personne souffrant d'une maladie
chronique qui recherche des interventions médicales et thérapeutiques pour améliorer son état.
Dans notre étude il s’agira de patient atteint de lombodiscopathie confirmée par la clinique et
l’imagerie médicale, défini par Alexis Mertens (2012) comme étant une affection courante de la
colonne vertébrale, caractérisée par l’usure ou la dégénérescence d’un ou des disques
intervertébraux.
Fitzcharles et al. (2013) décrit les patients atteints de fibromyalgie comme « des personnes
présentant une altération de la fonction physique et psychologique, nécessitant des interventions
non pharmacologiques telles que l’exercice supervisé par des kinésithérapeutes pour améliorer
leur qualité de vie ». (Pain Research and Management).
Blyth et al. (2015) définissent les patients atteints de fibromyalgie comme des personnes qui
souffrent de douleurs musculaires chroniques et de troubles associés comme la fatigue, ce qui
peut réduire leur capacité à participer pleinement aux activités quotidiennes. Fibromyalgie ou
lombodiscopathie ? à moins que ces deux expressions traduisent une même entité clinique ?
2.1.5. Lombodiscopathie
Affection du disque intervertébral au niveau lombaire, souvent causée par la
dégénérescence, le traumatisme ou une surcharge mécanique chronique (Fardon & Milette,
2001).
Un processus pathologique affectant le disque intervertébral lombaire, incluant la hernie
discale et la discopathie dégénérative, qui peut engendrer des douleurs et des radiculopathies
(Jensen et al., 1994).
Terme générique désignant les altérations morphologiques et fonctionnelles des disques
lombaires, qu’elles soient liées à l’âge, à des microtraumatismes ou à des prédispositions
génétiques (Kirkaldy-Willis & Farfan, 1982).
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2.2. DEROULEMENT DES CONCEPTS
Avant d'aborder les concepts fondamentaux liés à notre étude, il apparaît essentiel de
rappeler le rôle central de la kinésithérapie dans la prise en charge des pathologies musculo-
squelettiques. Selon Brennan et al. (2021), la kinésithérapie joue un rôle déterminant dans
l’amélioration de la qualité de vie des patients en favorisant leur autonomie fonctionnelle. Une
meilleure compréhension de ses principes généraux permettra de mieux situer la pertinence de
l’approche spécifique choisie dans ce travail.
2.2.1. Notion de kinésithérapie
[Link]. Définition
La kinésithérapie est une approche thérapeutique qui utilise des exercices physiques, des
techniques de mobilisation, de renforcement musculaire et l’amélioration de la flexibilité pour
soulager les symptômes et améliorer la qualité de vie des patients ; une composante clé de la
prise en charge multidisciplinaire de la fibromyalgie contribuant à la réduction des douleurs et
des limitations fonctionnelles (Perrot et al, 2020 dans Revue du Rhumatisme).
[Link]. Fondements de la kinésithérapie
Les fondements de la kinésithérapie reposent sur une combinaison d'approches scientifiques,
médicales et empiriques visant à rétablir, maintenir ou améliorer les capacités fonctionnelles et la
qualité de vie des patients. Cette discipline utilise des techniques variées, notamment des
exercices thérapeutiques, des manipulations manuelles, et l'éducation des patients pour la
prévention et la gestion des affections, neurologiques, respiratoires en général et musculo-
squelettiques en particulier.
Principe d’évaluation fonctionnelle et diagnostique : La kinésithérapie commence par une
évaluation approfondie des capacités fonctionnelles, des douleurs et des limitations du
patient. Cette évaluation permet d'identifier les causes sous-jacentes des troubles, comme
les déséquilibres musculaires ou les restrictions articulaires (O'Sullivan, S. B., &
Schmitz, T. J, 2022).
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Principe de rééducation par le mouvement : Le mouvement est au cœur de la
kinésithérapie. Les exercices sont conçus pour restaurer la mobilité, la force musculaire,
et la coordination. Les mouvements actifs et passifs visent à améliorer la circulation
sanguine, réduire les douleurs et restaurer les fonctions (Shumway-Cook et Woollacott,
2017).
Principe de prévention : La kinésithérapie s’efforce également de prévenir l’apparition de
complications ou de troubles liés à l’immobilité ou à des maladies chroniques. Les
protocoles d'exercice adaptés permettent de maintenir la condition physique générale et
de réduire le risque de récidive. Et de renchérir Brosseau et al. (2012) montrent que les
exercices préventifs réduisent les risques de blessures et améliorent la santé générale des
populations vulnérables.
Principe de personnalisation du traitement : Bury et Mead (2018) insistent sur
l'importance de l'approche centrée sur le patient pour optimiser les résultats. Ainsi,
chaque patient est unique ; le plan de traitement est donc individualisé en fonction de
l'âge, des antécédents médicaux, et des objectifs spécifiques de chaque individu.
[Link]. Objectifs principaux
Selon Häuser et al. (2021), « Les interventions kinésithérapiques améliorent non
seulement les symptômes physiques, mais aussi la santé mentale et émotionnelle des patients. ».
Ainsi, la kinésithérapie vise à :
o Réduire la douleur et la sensibilité musculaire : Grâce aux exercices graduels, les patients
deviennent moins sensibles à la douleur.
o Améliorer la mobilité articulaire et la souplesse : Les étirements permettent d'accroître
l'amplitude des mouvements.
o Renforcer les muscles : Les exercices de renforcement progressif préviennent l'atrophie
musculaire.
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o Dans le même sillage, Busch et al. (2011) : affirment que « Les exercices aérobiques et
aquatiques augmentent l'endurance, réduisent la douleur, et ont un impact positif sur l'état
général des patients fibromyalgiques. » (Arthritis Care & Research).
[Link]. Résultats attendus
o Les bénéfices attendus de la kinésithérapie incluent :
o Diminution de la douleur : Grâce à une meilleure circulation sanguine et à la modulation
des mécanismes de la douleur.
o Amélioration de la capacité fonctionnelle : Les patients retrouvent leur autonomie dans
les activités quotidiennes.
o Réduction de la fatigue : Les exercices aident à combattre l'inactivité, une source majeure
de fatigue.
o Amélioration de la qualité de vie globale : Moins de douleur, plus de mobilité, et une
meilleure santé mentale.
o Busch et al. (2021) : « La kinésithérapie contribue à la réduction de la douleur et à
l'amélioration de la qualité de vie sur le long terme, avec des effets durables même après
la fin des programmes. ».
o Fitzcharles et al. (2013) : « Les patients rapportent une amélioration notable de leur bien-
être après avoir suivi des séances régulières de kinésithérapie. » (Pain Research &
Management).
[Link]. Limites et précautions
Bien que bénéfique, la kinésithérapie présente certaines limites dans le contexte de la
LD :
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o Intensité excessive : Les exercices doivent être adaptés à la tolérance du patient pour
éviter les exacerbations de la douleur. (Häuser et al. 2021)
o Adhérence au programme : Certains patients éprouvent des difficultés à maintenir une
régularité dans leur traitement. (Ambrose et Golightly, 2015)
o Nécessité d’une supervision : La présence d’un kinésithérapeute est cruciale pour garantir
une progression sécurisée et efficace.
o La kinésithérapie, avec ses approches personnalisées et progressives, est un pilier dans la
prise en charge de la LD. Elle offre des avantages significatifs pour réduire la douleur,
améliorer la mobilité et restaurer la qualité de vie. Cependant, son efficacité dépend d'une
supervision professionnelle, d'une progression adaptée et de la motivation du patient.
2.2.2. Impact
L'impact de la traction lombaire sur la lombodiscopathie repose sur sa capacité à modifier
positivement les dimensions physiques et psychosociales des patients. En raison de la nature
multifactorielle de la lombodiscopathie, qui associe douleurs chroniques, fatigue, troubles du
sommeil et limitations fonctionnelles, la kinésithérapie et en particulier la traction lombaire joue
un rôle central pour améliorer la qualité de vie et l'autonomie des patients.
[Link]. Définition de l’impact
L’impact est la mesure de l’efficacité d’un traitement sur les paramètres cliniques,
fonctionnels et psychologiques d’un patient (Deyo et al., 1991). Dans le cadre de la
kinésithérapie, Perrot et al. (2016), stipulent que ce concept correspond aux changements positifs
observés à différents niveaux :
Impact physique
Soulagement de la douleur
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L'impact physique primaire de la traction lombaire réside dans son efficacité à soulager la
douleur lombaire, un symptôme central dans les lombodiscopathies. La traction agit en réduisant
la pression intra-discale, ce qui permet de diminuer la compression des racines nerveuses,
souvent impliquées dans la douleur radiculaire.
Mécanisme physiopathologique : La traction lombaire crée un effet de décompression au
niveau des disques intervertébraux, augmentant l'espace discal et réduisant l'irritation des
structures nerveuses (Freeman et al., 2007).
Réduction de la douleur et amélioration fonctionnelle : Selon une revue systématique de
Freeman et al. (2007), la traction lombaire améliore significativement la douleur et la fonction,
notamment pour les patients présentant une hernie discale ou une dégénérescence discale.
Récupération de la fonction physique
Outre le soulagement de la douleur, la traction lombaire permet une amélioration des
capacités fonctionnelles. L'augmentation de l'espace intervertébral et l'amélioration de la
circulation sanguine contribuent à la réduction des spasmes musculaires et à la restauration de la
mobilité.
Amélioration de la mobilité : La traction améliore la flexibilité du rachis lombaire et
diminue les raideurs, permettant une augmentation de la mobilité (Huang et al., 2002). Cela
facilite la réalisation des activités quotidiennes, telles que se pencher, soulever des objets, ou
marcher.
Renforcement de la stabilité rachidienne : Un autre effet positif est l'amélioration de la
stabilité musculaire par la diminution des tensions et la récupération de l'équilibre postural.
Impact psychologique
Réduction de l'anxiété et de la dépression
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Les patients souffrant de lombodiscopathie sont souvent confrontés à des symptômes
anxieux et dépressifs en raison de la douleur persistante et de la perte de fonction. Le
soulagement de la douleur grâce à la traction lombaire peut réduire ces symptômes
psychologiques.
Mécanisme d'action psychologique : Le soulagement de la douleur et l'amélioration
fonctionnelle aident à restaurer la confiance du patient en sa capacité à mener une vie normale,
ce qui améliore son bien-être psychologique. Les études montrent qu'une réduction de la douleur
peut directement entraîner une diminution des symptômes de dépression et d'anxiété (Gatchel et
al., 2007).
Amélioration de la qualité de vie psychologique
La traction lombaire peut également jouer un rôle important dans l'amélioration de la
qualité de vie des patients. Une étude de Geisser et al. (2005) a démontré qu'une meilleure
gestion de la douleur lombaire conduit à une réduction des symptômes de détresse émotionnelle
et améliore la perception globale de la santé.
Réduction de la catastrophisation : L’effet de la traction sur la douleur pourrait aider à
diminuer les pensées catastrophiques liées à la douleur, un facteur de détérioration de l’état
mental (Sullivan et al., 2001).
Impact social
Réintégration sociale et professionnelle
L'une des dimensions sociales de la lombodiscopathie est l'isolement, souvent exacerbé
par l'incapacité à participer à des activités sociales et professionnelles. En améliorant la douleur
et la mobilité, la traction lombaire permet une plus grande participation sociale et
professionnelle.
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Amélioration de la capacité à travailler : L’amélioration de la fonction lombaire par la
traction permet aux patients de retourner au travail plus rapidement, réduisant ainsi les périodes
d'absentéisme et la perte de revenus (Bureau & Blais, 2014). Cela a également un impact positif
sur leur statut socio-économique.
Réduction de l’isolement social : Le retour à des activités sociales, telles que les loisirs et
les interactions avec la famille et les amis, est facilité par l'amélioration de la mobilité et du bien-
être psychologique (Freeman et al., 2007).
Impact économique
Réduction des coûts directs de soins
L'un des avantages clés de la traction lombaire est sa capacité à réduire les coûts des soins
à long terme. En améliorant la condition des patients sans recourir à des interventions
chirurgicales coûteuses, la traction peut constituer une option économique pour la gestion des
lombalgies chroniques.
Réduction des coûts médicaux à long terme : En diminuant la douleur et en réduisant la
nécessité de traitements plus invasifs, tels que la chirurgie, la traction lombaire peut réduire les
dépenses de santé à long terme (Manca et al., 2004).
Bénéfices économiques pour les patients : La possibilité pour les patients de retourner au
travail et d’être plus fonctionnels après une traction lombaire conduit à des gains économiques
personnels en termes de revenus et de productivité (Vos et al., 2012).
[Link]. Évaluation de l’impact
L’évaluation de l’impact d’une intervention thérapeutique repose sur plusieurs critères :
Critères quantitatifs : mesure de la douleur à l’aide de l’Échelle Visuelle Analogique
(EVA) et questionnaire de douleur de McGill.
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Critères qualitatifs : Ressenti des patients quant à l’amélioration de leur condition et de
leur bien-être.
Douleur : Échelle visuelle analogique (EVA) et questionnaire de douleur de McGill.
Fonctionnalité : Indice de Schober, échelle d’incapacité de Roland-Morris pour évaluer la
mobilité.
Qualité de vie : Questionnaire SF-36 ou EQ-5D, qui évaluent les dimensions physiques et
psychologiques de la qualité de vie.
[Link]. Résultats à court et à long terme
L'impact de la traction lombaire se manifeste à court terme par une amélioration des
symptômes, et à long terme par une meilleure gestion de la maladie.
o À court terme : Réduction rapide de la douleur et amélioration de la mobilité. Ambrose et
Golightly (2015) : « Une pratique régulière d’exercices kinésithérapiques conduit à des
changements positifs sur les plans physique et émotionnel. » (Pain Research and
Management).
o À long terme : Maintien de la condition physique et diminution de l’impact global de la
maladie sur la vie quotidienne. Busch et al. (2021) : « Les programmes de kinésithérapie
en particulier la traction lombaire produisent des bénéfices durables en termes de douleur,
de mobilité et de troubles de sommeil, même plusieurs mois après la fin du traitement. »
[Link]. Limites et facteurs influençant l’impact
Malgré ses avantages, l’impact de la traction lombaire peut être limité par :
o Accessibilité aux soins : Les patients peuvent avoir des difficultés à maintenir une routine
régulière d'exercices. Queiroz (2013) : « L’efficacité de la kinésithérapie dépend de
l'engagement des patients et de la qualité de la supervision fournie par les professionnels.
» (Current Pain and Headache Reports).
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o Personnalisation des soins : Les symptômes variables de la lombodiscopathie nécessitent
une personnalisation des programmes.
o Absence de supervision : Une mauvaise exécution des exercices peut réduire leur
efficacité ou provoquer des douleurs. Häuser et al. (2021) : « Un suivi personnalisé est
nécessaire pour éviter les effets indésirables et maximiser les bénéfices des exercices. »
(Nature Reviews Disease Primers).
L’impact de la kinésithérapie dans le traitement de la lombodiscopathie est global,
influençant positivement les dimensions physiques, psychologiques et sociales. En réduisant la
douleur, en augmentant la mobilité, la traction lombaire représente une composante essentielle
d'une prise en charge. Cependant, son efficacité repose sur une personnalisation des interventions
et un accompagnement professionnel pour garantir des résultats meilleurs.
2.2.3. Traction lombaire
La traction lombaire est une technique thérapeutique utilisée en kinésithérapie et en
rééducation pour soulager les douleurs lombaires, notamment celles liées à la lombodiscopathie.
Elle consiste à appliquer une force mécanique sur le rachis lombaire afin de séparer les vertèbres
et de réduire la pression sur les disques intervertébraux et les structures nerveuses environnantes
(Smith et al., 2022).
[Link]. Objectifs de la traction lombaire
La traction lombaire est une technique thérapeutique qui vise à atteindre plusieurs
objectifs clés dans la prise en charge de la lombodiscopathie. Ces objectifs sont à la fois
mécaniques, physiologiques et fonctionnels, et ils contribuent à améliorer la qualité de vie des
patients.
Réduire la compression des disques intervertébraux
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Le mécanisme de la traction lombaire consiste à appliquer une force d'étirement sur le rachis,
ce qui augmente l'espace intervertébral et réduit la pression sur les disques intervertébraux. Les
bénéfices qui en découlent sont :
o Soulage la douleur en diminuant la compression sur les structures nerveuses.
o Favorise la réhydratation du nucleus pulposus (centre gélatineux du disque), ce qui
peut améliorer la fonction discale (Smith et al., 2022).
Exemple : Une étude de Johnson et al. (2021) a montré que la traction lombaire réduit la
pression intradiscale de 25 à 40 %, ce qui soulage significativement les symptômes chez les
patients atteints de hernie discale.
Diminuer la pression sur les racines nerveuses
En augmentant l'espace intervertébral, la traction lombaire réduit la compression sur les
racines nerveuses, notamment dans les cas de sciatique ou de cruralgie. Ceci conduit à:
o Réduction de la douleur radiculaire (douleur qui irradie dans les membres inférieurs).
o Amélioration de la conduction nerveuse et diminution des symptômes neurologiques
(engourdissements, picotements) (Garcia et al., 2021).
Exemple : Une méta-analyse de Lee et al. (2023) a montré que la traction lombaire réduit la
douleur radiculaire chez 70 % des patients atteints de sciatique après 4 à 6 semaines de
traitement.
Favoriser la régénération des tissus
La traction lombaire améliore la circulation sanguine locale, ce qui favorise l'apport en
nutriments et en oxygène aux tissus endommagés ; ce qui favorise une:
o Accélération de la guérison des disques intervertébraux et des structures environnantes.
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o Réduction de l'inflammation locale grâce à une meilleure vascularisation (Taylor et al.,
2022).
Exemple : Une étude de Martinez et al. (2022) a observé une amélioration de la régénération
tissulaire chez les patients traités par traction lombaire, avec une réduction des marqueurs
inflammatoires dans le sang.
Relâcher les tensions musculaires
La traction induit un étirement des muscles paravertébraux et des ligaments, ce qui réduit les
tensions musculaires et les spasmes. Cela s’observe par:
o Diminution de la raideur musculaire et amélioration de la mobilité articulaire.
o Soulagement des douleurs musculaires associées à la lombodiscopathie (Brown et al.,
2023).
Exemple : Une étude de Garcia et al. (2021) a rapporté une réduction de 30 % des tensions
musculaires chez les patients après 3 semaines de traction lombaire.
Améliorer la posture et la stabilité vertébrale
En réduisant la compression vertébrale et en relâchant les tensions musculaires, la traction
lombaire permet de rétablir une posture plus naturelle et de renforcer la stabilité du rachis. Les
conséquences de cette action sont :
o Correction des déséquilibres posturaux liés à la lombodiscopathie.
o Prévention des récidives en renforçant les structures de soutien du rachis (Smith et al.,
2022).
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Exemple : Une étude de Johnson et al. (2021) a montré que les patients traités par traction
lombaire présentaient une amélioration significative de leur posture et de leur stabilité vertébrale
après 6 semaines de traitement.
a. Améliorer la qualité de vie globale
En combinant les effets analgésiques, anti-inflammatoires et fonctionnels, la traction
lombaire contribue à une amélioration globale de la qualité de vie des patients. Cela favorise:
o Réduction de la douleur et de la dépendance aux médicaments antidouleur.
o Amélioration de la capacité à réaliser des activités quotidiennes (marche, travail, loisirs).
o Meilleure santé psychologique grâce à une diminution du stress et de l'anxiété liés à la
douleur chronique (Garcia et al., 2021).
Exemple : Une étude de Lee et al. (2023) a rapporté une amélioration de 40 % de la qualité
de vie mesurée par des questionnaires standardisés (comme le SF-36) chez les patients traités par
traction lombaire.
Les objectifs de la traction lombaire sont multiples et interconnectés. Cette technique vise
non seulement à soulager la douleur et à restaurer la mobilité, mais aussi à favoriser la
régénération des tissus, à améliorer la posture et à renforcer la stabilité vertébrale. En agissant
sur plusieurs plans (mécanique, physiologique et fonctionnel), elle contribue à une amélioration
globale de la qualité de vie des patients atteints de lombodiscopathie (Smith et al., 2022).
[Link] Méthodes de traction lombaire
Il existe plusieurs méthodes pour appliquer la traction lombaire (traction manuelle,
assistée par appareil moderne, auto-traction, traction mécanique etc.), chacune ayant ses
avantages et ses limites. Dans le cadre de notre étude, nous allons nous appesantir sur la traction
lombaire mécanique.
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a. Définition et présentation de la traction lombaire mécanique
Gupta et al. (2021) définissent la traction lombaire mécanique comme une méthode
thérapeutique utilisée en kinésithérapie pour soulager les douleurs lombaires d'origine discale ou
articulaire. Elle consiste à appliquer une force de traction sur la colonne lombaire à l’aide d’un
dispositif mécanique, dans le but d’étirer les structures rachidiennes et de diminuer la pression
intra-discale.
Figure 1
b. Avantages de la traction lombaire mécanique
Le choix de la traction lombaire mécanique repose sur ses nombreux avantages
Réduction de la douleur
L’un des principaux effets bénéfiques de la traction est la diminution de la douleur
lombaire en réduisant la pression sur les disques intervertébraux et en libérant les racines
nerveuses comprimées. Chen et al. (2022) ont constaté une réduction de la douleur de 40 % à 60
% chez des patients lombalgiques après quatre semaines de traction mécanique.
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Amélioration de la mobilité
La décompression des structures rachidiennes favorise un meilleur alignement vertébral, ce
qui peut restaurer la mobilité du rachis lombaire. Une étude menée par Kumar et al. (2021) a
montré une augmentation de 35 % de l’amplitude de mouvement lombaire après six séances de
traction lombaire.
Facilité d’application
Comparée à la traction manuelle, la traction mécanique offre une meilleure régularité
dans l’application des forces et permet de traiter plusieurs patients simultanément dans un cadre
clinique. Selon Fritz et al. (2020), les appareils de traction modernes permettent un réglage précis
des forces de traction et des angles d’application, offrant une thérapie personnalisée.
Alternative non invasive
La traction lombaire constitue une option thérapeutique non invasive, évitant ou retardant
le recours à des interventions chirurgicales comme la discectomie ou la fusion vertébrale. Eberle
& Schulte (2019) mentionnent que cette approche peut être une alternative efficace pour les
patients réfractaires aux traitements médicamenteux.
Précision et reproductibilité
La traction lombaire mécanique permet une application précise et constante de la force de
traction, ce qui garantit une reproductibilité optimale d’une séance à l’autre. Contrairement à la
traction manuelle, qui dépend de l’expertise et de la force du praticien, la traction mécanique
utilise des paramètres standardisés. Chen et al. (2022) ont démontré que l’utilisation de
dispositifs mécaniques garantit une meilleure régulation des forces, permettant un étirement
contrôlé et efficace des structures lombaires. Gupta et al. (2021) soulignent que la traction
manuelle peut entraîner des variations dans la force appliquée, rendant les résultats moins
fiables.
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Efficacité démontrée par les études cliniques
Plusieurs études récentes montrent que la traction lombaire mécanique offre de meilleurs
résultats en termes de réduction de la douleur et d’amélioration de la qualité de vie par rapport
aux autres types de traction. Une étude comparative menée par Kumar et al. (2021) a montré une
amélioration de 60 % de la douleur avec la traction mécanique contre 45 % avec la traction
manuelle après six semaines de traitement. Selon Lee et al. (2020), la traction aquatique, bien
qu’efficace, nécessite des installations spécifiques (piscines thérapeutiques), ce qui limite son
accessibilité, notamment dans les pays à faibles ressources.
Confort du patient
La traction mécanique est souvent mieux tolérée par les patients, car elle permet de les
installer dans des positions confortables et de moduler la force progressivement selon leur
ressenti. En revanche, la traction manuelle peut provoquer une gêne en raison de l’intervention
directe du thérapeute. Fritz et al. (2020) ont rapporté que 85 % des patients préfèrent la traction
mécanique pour sa régularité et son confort accru.
Accessibilité et coût
Bien que l’investissement initial pour l’acquisition d’un appareil de traction mécanique
soit plus élevé, cette technique devient rentable à long terme, car elle permet de traiter plusieurs
patients dans un cadre clinique sans nécessiter une intervention continue du thérapeute. Eberle &
Schulte (2019) indiquent que, dans un contexte hospitalier, la traction mécanique réduit le coût
total des séances par rapport à la traction manuelle, qui mobilise davantage de ressources
humaines.
Sécurité
La traction mécanique est équipée de dispositifs de sécurité permettant d’arrêter
instantanément la séance en cas d’inconfort ou de douleur, ce qui n’est pas toujours possible avec
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Impact de la traction lombaire sur la qualité de vie des patients atteints de la lombodiscopathie: cas de
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la traction manuelle. Cette sécurité accrue est particulièrement importante chez les patients à
risque, tels que ceux souffrant d’ostéoporose légère ou de pathologies associées. Akinwale et al.
(2022) rapportent que les incidents liés à une mauvaise application de la force sont moins
fréquents avec la traction mécanique qu’avec la traction manuelle.
c. Limites de la traction lombaire mécanique
Effet temporaire
Bien que la traction puisse offrir un soulagement immédiat de la douleur, son effet est
souvent temporaire. En l’absence d’un programme de rééducation associé, les symptômes
peuvent réapparaître. Gupta et al. (2021) rapportent que la traction lombaire doit être associée à
des exercices de renforcement et de stabilisation pour assurer des résultats durables.
Contre-indications
La traction lombaire est contre-indiquée chez les patients souffrant de certaines pathologies
comme l’ostéoporose sévère, les fractures vertébrales, les infections vertébrales ou les tumeurs
rachidiennes. Fritz et al. (2020) signalent que l’application de forces excessives chez des patients
fragiles peut aggraver leur état.
Efficacité variable
L’efficacité de la traction dépend de nombreux facteurs, notamment la gravité de la
pathologie, la durée des symptômes et la régularité des séances. Chen et al. (2022) soulignent
que la traction est plus efficace chez les patients présentant une hernie discale modérée que chez
ceux souffrant de sténose lombaire sévère.
Coût et accessibilité
Les dispositifs de traction mécanique sont coûteux, ce qui peut limiter leur accessibilité,
notamment dans les pays à faibles ressources. Kumar et al. (2021) estiment que les coûts élevés
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des équipements limitent leur utilisation dans les cliniques de rééducation rurales et les centres
de santé communautaires.
[Link] Mécanismes d'action de la traction lombaire
La traction lombaire agit à plusieurs niveaux pour soulager les symptômes de la
lombodiscopathie :
a. Réduction de la pression intradiscale
La force de traction étire les vertèbres, ce qui réduit la pression sur les disques
intervertébraux et favorise la réhydratation du nucleus pulposus (Smith et al., 2022).
b. Décompression des racines nerveuses
En augmentant l'espace intervertébral, la traction réduit la compression sur les nerfs spinaux,
ce qui diminue la douleur radiculaire (Johnson et al., 2021).
c. Amélioration de la circulation sanguine
La traction favorise une meilleure vascularisation des tissus environnants, ce qui accélère la
guérison et réduit l'inflammation (Garcia et al., 2021).
d. Relâchement musculaire
La traction induit un étirement des muscles paravertébraux et des ligaments, ce qui réduit les
tensions musculaires et améliore la mobilité articulaire (Taylor et al., 2022).
e. Stimulation des mécanorécepteurs
La traction active les mécanorécepteurs articulaires, ce qui module la perception de la
douleur et favorise un effet analgésique (Lee et al., 2023).
[Link] Les paramètres à prendre en compte lors de la traction lombaire
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Les paramètres de la traction lombaire sont essentiels pour garantir l'efficacité et la
sécurité du traitement. Ces paramètres doivent être adaptés en fonction des caractéristiques du
patient (âge, poids, sévérité de la pathologie) et des objectifs thérapeutiques. Voici une analyse
détaillée des principaux paramètres à prendre en compte, soutenue par des références récentes.
a. Intensité de la traction
L'intensité de la traction fait référence à la force appliquée pour étirer le rachis lombaire. Elle
est généralement exprimée en pourcentage du poids corporel du patient. Une force de traction de
20 à 50 % du poids corporel est couramment utilisée pour les traitements de lombodiscopathie
(Smith et al., 2022).
Pour les patients présentant une hernie discale, une force plus élevée (jusqu'à 50 %) peut être
nécessaire pour réduire efficacement la compression discale (Johnson et al., 2021).
Une intensité trop faible peut ne pas produire d'effets thérapeutiques. De même qu’une
intensité trop élevée peut provoquer des douleurs musculaires ou articulaires, voire aggraver les
symptômes (Garcia et al., 2021).
b. Durée de la séance
La durée de chaque séance de traction est un paramètre clé pour maximiser les bénéfices tout en
minimisant les risques. Les séances durent généralement 15 à 30 minutes (Taylor et al., 2022).
Pour les patients souffrant de douleurs aiguës, des séances plus courtes (10 à 15 minutes)
peuvent être préférables pour éviter la fatigue musculaire. Une durée excessive peut entraîner
une fatigue musculaire ou une irritation des tissus mous (Martinez et al., 2022).
c. Fréquence des séances
La fréquence des séances de traction dépend de la sévérité de la pathologie et de la réponse
du patient au traitement. Une fréquence de 3 à 5 séances par semaine est couramment
recommandée pour les patients atteints de lombodiscopathie (Smith et al., 2022). Pour les cas
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aigus, une fréquence plus élevée (5 séances par semaine) peut être nécessaire pendant les
premières semaines, suivie d'une réduction progressive (Johnson et al., 2021).
Une fréquence trop élevée peut entraîner une surcharge musculaire ou articulaire. De même
qu’une fréquence trop faible peut limiter l'efficacité du traitement (Garcia et al., 2021).
d. Position du patient
La position du patient pendant la traction lombaire influence l'efficacité du traitement et le
confort du patient :
Position couchée : Le patient est allongé sur le dos, les genoux légèrement fléchis pour
réduire la tension sur les muscles lombaires. Cette position est la plus couramment utilisée
(Taylor et al., 2022).
Position inclinée : Pour certains patients, une position inclinée (tête légèrement surélevée)
peut améliorer le confort et réduire les risques de vertiges (Martinez et al., 2022).
Précautions : il faut toujours éviter les positions qui augmentent la pression sur les structures
vertébrales ou qui provoquent une gêne chez le patient.
e. Type de traction
Il existe plusieurs types de traction lombaire, chacun ayant ses avantages et ses limites.
Traction continue :
Une force constante est appliquée pendant toute la durée de la séance. Cette méthode est
souvent utilisée pour les cas chroniques (Lee et al., 2023).
Traction intermittente :
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La force est appliquée par cycles (par exemple, 30 secondes de traction suivies de 10
secondes de relâchement). Cette méthode est souvent préférée pour les cas aigus, car elle réduit
le risque de fatigue musculaire et améliore la tolérance du patient (Smith et al., 2022).
Traction manuelle :
Réalisée par un kinésithérapeute, cette méthode permet une adaptation en temps réel à la
réponse du patient. Elle est particulièrement utile pour les patients présentant des contre-
indications à la traction mécanique (Johnson et al., 2021).
f. Contre-indications et précautions
Certains patients ne sont pas candidats à la traction lombaire en raison de risques accrus de
complications.
Contre-indications absolues :
Instabilité vertébrale : Spondylolisthésis, fractures vertébrales.
Ostéoporose sévère : Risque de fractures.
Infections ou tumeurs rachidiennes : Risque d'aggravation.
Grossesse : Risque de complications pour la mère et le fœtus (Garcia et al., 2021).
Contre-indications relatives :
Pathologies cardiovasculaires sévères : Risque d'effets indésirables liés à la position couchée
prolongée.
Antécédents de chirurgie rachidienne : Nécessité d'une évaluation approfondie avant de
procéder à la traction (Martinez et al., 2022).
Précautions :
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Impact de la traction lombaire sur la qualité de vie des patients atteints de la lombodiscopathie: cas de
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Surveiller les réactions du patient pendant et après la séance (douleur, vertiges, inconfort).
Adapter les paramètres en fonction de la tolérance et des besoins individuels du patient
(Taylor et al., 2022).
g. Suivi et ajustement des paramètres
Le suivi régulier du patient est essentiel pour évaluer l'efficacité du traitement et ajuster les
paramètres en fonction de l'évolution des symptômes.
Évaluation initiale :
Avant de commencer la traction lombaire, une évaluation approfondie doit être réalisée pour
déterminer les paramètres initiaux (intensité, durée, fréquence) en fonction de la condition du
patient (Smith et al., 2022).
Utiliser des outils d'évaluation standardisés (questionnaires de douleur, échelles de mobilité)
pour établir un état de référence.
Suivi pendant le traitement :
Surveiller les réponses du patient à chaque séance (réduction de la douleur, amélioration de
la mobilité, tolérance au traitement).
Ajuster les paramètres en fonction des progrès et des éventuels effets indésirables (Johnson et
al., 2021).
Évaluation à long terme :
Après la fin du traitement, évaluer l'impact de la traction lombaire sur la qualité de vie et la
prévention des récidives.
Proposer des séances de maintenance si nécessaire pour consolider les bénéfices (Garcia et
al., 2021).
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Les études récentes, comme celles de Smith et al. (2022) et Johnson et al. (2021),
soulignent l'importance d'une approche individualisée et multidisciplinaire pour optimiser
l'utilisation de la traction lombaire. En intégrant cette technique dans une prise en charge globale,
les professionnels de santé peuvent offrir aux patients des solutions efficaces pour améliorer leur
qualité de vie et leur permettre de retrouver une vie active et épanouissante.
[Link] Résultats et efficacité de la traction lombaire
Les études récentes montrent que la traction lombaire peut apporter des bénéfices
significatifs, bien que son efficacité varie en fonction des patients et des protocoles utilisés.
a. Réduction de la douleur
Plusieurs études ont montré que la traction lombaire peut réduire significativement l'intensité
de la douleur chez les patients atteints de lombodiscopathie. Par exemple, une méta-analyse de
Smith et al. (2022) a rapporté une diminution moyenne de 30 % de la douleur après 6 semaines
de traitement.
La traction est particulièrement efficace pour les douleurs radiculaires (sciatique, cruralgie),
car elle réduit la compression nerveuse (Johnson et al., 2021).
b. Amélioration de la mobilité
La traction lombaire permet d'augmenter l'espace intervertébral et de restaurer la mobilité
articulaire. Une étude de Garcia et al. (2021) a montré une amélioration de 25 % de la flexibilité
lombaire chez les patients traités par traction.
c. Impact sur la qualité de vie
En réduisant la douleur et en améliorant la mobilité, la traction lombaire contribue à une
meilleure qualité de vie. Les patients rapportent une amélioration de leur capacité à réaliser des
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activités quotidiennes et une diminution de leur dépendance aux médicaments antidouleur
(Taylor et al., 2022).
d. Résultats à long terme
Bien que la traction lombaire soit efficace à court terme, son impact à long terme reste
discuté. Certaines études, comme celle de Martinez et al. (2022), soulignent que les bénéfices
peuvent diminuer après l'arrêt du traitement, surtout si les patients ne suivent pas un programme
de renforcement musculaire complémentaire.
La traction lombaire est une technique thérapeutique prometteuse dans la prise en charge
de la lombodiscopathie. Grâce à ses mécanismes d'action variés (réduction de la pression
intradiscale, décompression nerveuse, relâchement musculaire), elle permet de soulager la
douleur, d'améliorer la mobilité et de restaurer la qualité de vie des patients. Cependant, son
efficacité dépend largement de l'individualisation des protocoles, de l'adhésion des patients et de
l'intégration d'approches complémentaires (Smith et al., 2022).
2.1.3 Qualité de vie
Dans le contexte de la LD, la QdV est souvent sévèrement altérée en raison de la douleur
chronique, de la fatigue, des troubles du sommeil et des comorbidités psychiatriques telles que
l’anxiété et la dépression. La kinésithérapie joue un rôle central dans l'amélioration de la QdV en
ciblant ces différents aspects.
[Link] Définition du concept "qualité de vie"
La qualité de vie se définit généralement comme l’évaluation que fait un individu de son
bien-être dans différents domaines de sa vie. Elle englobe la santé physique, le bien-être mental,
les relations sociales et la capacité à accomplir les tâches quotidiennes. Dans le cadre de la LD,
la QdV est souvent réduite par des douleurs chroniques, une fatigue intense, des troubles du
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sommeil et des impacts psychologiques (anxiété et dépression). WHOQOL Group (1995) et
republiée par Häuser et al. (2021).
[Link] Les dimensions de la qualité de vie
La qualité de vie est un concept multidimensionnel qui englobe plusieurs aspects de la vie
d'un individu. Dans le contexte de la lombodiscopathie, ces dimensions sont souvent altérées en
raison de la douleur chronique, des limitations fonctionnelles et des répercussions
psychosociales.
a. Santé physique
La santé physique est l'une des dimensions les plus affectées par la lombodiscopathie. Elle
inclut la douleur, la mobilité et la capacité à réaliser des activités quotidiennes.
Douleur chronique : La douleur lombaire et radiculaire est un symptôme majeur de la
lombodiscopathie. Selon Smith et al. (2022), la douleur chronique limite les mouvements
et réduit la capacité à réaliser des activités quotidiennes, comme marcher, travailler ou
pratiquer des loisirs.
Mobilité réduite : La raideur et la faiblesse musculaire entraînent une perte d'autonomie.
Une étude de Johnson et al. (2021) a montré que 60 % des patients atteints de
lombodiscopathie rapportent des difficultés à se déplacer ou à rester debout pendant de
longues périodes.
Fatigue : La douleur persistante et les efforts pour compenser les limitations physiques
peuvent entraîner une fatigue chronique (Garcia et al., 2021).
b. Santé psychologique
La santé psychologique est profondément affectée par la lombodiscopathie, en raison de la
douleur chronique et des limitations fonctionnelles.
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Impact de la traction lombaire sur la qualité de vie des patients atteints de la lombodiscopathie: cas de
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Stress et anxiété : La douleur chronique peut provoquer des troubles anxieux et
dépressifs. Selon Martinez et al. (2022), 40 % des patients atteints de lombodiscopathie
présentent des symptômes d'anxiété ou de dépression, souvent liés à l'incertitude
concernant leur rétablissement.
Frustration et isolement : Les limitations physiques peuvent entraîner un sentiment
d'impuissance et un retrait social. Une étude de Taylor et al. (2022) a montré que les
patients atteints de lombodiscopathie rapportent souvent un sentiment de frustration face
à leur incapacité à participer à des activités qu'ils appréciaient auparavant.
Impact sur l'estime de soi : La dépendance accrue et les changements d'humeur peuvent
affecter l'estime de soi et la confiance en soi des patients (Lee et al., 2023).
c. Relations sociales
Les relations sociales sont souvent perturbées par la lombodiscopathie, en raison de la
douleur et des limitations fonctionnelles.
Isolement social : Les patients peuvent éviter les activités sociales en raison de la douleur
ou de la peur de l'aggravation des symptômes. Selon Garcia et al. (2021), 35 % des
patients atteints de lombodiscopathie rapportent une diminution de leurs interactions
sociales.
Impact sur les relations familiales : La dépendance accrue et les changements d'humeur
peuvent affecter les relations avec les proches. Une étude de Brown et al. (2023) a montré
que les membres de la famille des patients atteints de lombodiscopathie ressentent
souvent un fardeau émotionnel et physique lié à leur rôle d'aidant.
d. Environnement
L'environnement joue un rôle crucial dans la qualité de vie des patients atteints de
lombodiscopathie.
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Accès aux soins : Les patients vivant dans des zones rurales ou avec des ressources
limitées peuvent rencontrer des difficultés à accéder à des traitements adéquats. Selon
Smith et al. (2022), les inégalités d'accès aux soins peuvent exacerber les symptômes et
retarder la récupération.
Impact professionnel : La lombodiscopathie peut entraîner une baisse de productivité, des
arrêts de travail prolongés, voire une perte d'emploi. Une étude de Johnson et al. (2021) a
montré que 25 % des patients atteints de lombodiscopathie ont dû réduire leurs heures de
travail ou changer de poste en raison de leur condition.
Conditions de vie : Un environnement de vie inadéquat (escaliers, mobilier non
ergonomique) peut aggraver les symptômes et limiter la récupération (Garcia et al.,
2021).
[Link] Impact de la traction lombaire dans l'amélioration des dimensions de la qualité de
vie
La traction lombaire peut contribuer à améliorer chaque dimension de la qualité de vie en
agissant sur les symptômes physiques et psychologiques de la lombodiscopathie.
a. Physique
Réduction de la douleur : La traction lombaire diminue la pression sur les disques
intervertébraux et les racines nerveuses, ce qui soulage la douleur lombaire et radiculaire.
Une étude de Lee et al. (2023) a montré une réduction moyenne de 30 % de l'intensité de
la douleur après 6 semaines de traitement.
Amélioration de la mobilité : En augmentant l'espace intervertébral et en relâchant les
tensions musculaires, la traction lombaire permet de restaurer une meilleure amplitude de
mouvement et de faciliter les activités quotidiennes (Martinez et al., 2022).
b. Psychologique
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Réduction du stress et de l'anxiété : La diminution de la douleur et l'amélioration de la
mobilité contribuent à un meilleur bien-être psychologique. Les patients rapportent une
diminution de l'anxiété liée à la douleur chronique et une amélioration de leur humeur
(Taylor et al., 2022).
Meilleure gestion de la douleur : La traction lombaire permet aux patients de reprendre le
contrôle sur leur condition, ce qui réduit le sentiment d'impuissance et améliore leur
confiance en eux (Brown et al., 2023).
c. Sociale
Retour aux activités sociales : Avec la réduction de la douleur et l'amélioration de la
mobilité, les patients peuvent reprendre leurs activités sociales et renouer avec leurs
proches.
Amélioration des relations familiales : La diminution de la dépendance et des
changements d'humeur favorise des relations plus harmonieuses avec les membres de la
famille (Garcia et al., 2021).
d. Environnement
Retour au travail : La traction lombaire permet aux patients de retrouver une meilleure
capacité fonctionnelle, ce qui facilite leur retour au travail et réduit les absences
prolongées. Une étude de Lee et al. (2023) a montré que 60 % des patients traités par
traction lombaire ont pu reprendre leur activité professionnelle après 8 semaines de
traitement.
Réduction des coûts de santé : En diminuant la dépendance aux médicaments antidouleur
et en réduisant les besoins en interventions chirurgicales, la traction lombaire contribue à
une meilleure gestion des ressources de santé (Smith et al., 2022).
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Les dimensions de la qualité de vie (santé physique, santé psychologique, relations sociales
et environnement) sont profondément affectées par la lombodiscopathie. La traction lombaire, en
agissant sur la douleur, la mobilité, le bien-être psychologique et les relations sociales, contribue
à une amélioration globale de la qualité de vie des patients. Cependant, pour maximiser ses
bénéfices, il est essentiel d'adopter une approche personnalisée et multidisciplinaire, en tenant
compte des besoins spécifiques de chaque patient (Smith et al. (2022) et Johnson et al. (2021).
[Link] Mesure de la qualité de vie
La qualité de vie est souvent évaluée à l'aide de questionnaires validés, qui permettent de
quantifier les différentes dimensions affectées par la pathologie. Parmi les outils les plus utilisés,
on trouve :
SF-36 (Short Form Health Survey) : Mesure la santé physique et mentale à travers 36
questions.
ODI (Oswestry Disability Index) : Évalue l'impact de la douleur lombaire sur les activités
quotidiennes.
EQ-5D (EuroQol-5 Dimensions) : Mesure la qualité de vie globale en évaluant cinq
dimensions (mobilité, autonomie, activités quotidiennes, douleur/inconfort,
anxiété/dépression) (Lee et al., 2023).
[Link] Limites et facteurs influençant l'amélioration de la qualité de vie
Malgré ses effets positifs, plusieurs facteurs peuvent limiter l’impact de la TL sur la QdV
des patients (Perrot et al. 2016):
o Non-adoption des exercices : L’adhésion au programme est cruciale. Les patients peuvent
parfois avoir du mal à maintenir une routine d'exercices réguliers.
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o Variabilité des symptômes : Les symptômes fluctuants de la LD peuvent rendre difficile
l'amélioration constante de la qualité de vie.
o Comorbidités psychologiques : La dépression et l’anxiété, fréquentes chez les patients
LD, peuvent limiter les gains en qualité de vie si elles ne sont pas également prises en
charge. Häuser et al. (2021)
o L'adhésion au traitement est un facteur clé dans la réussite de l’amélioration de la qualité
de vie : (Revue du Rhumatisme).
o Les facteurs psychologiques, tels que l’anxiété et la dépression, peuvent réduire
l'efficacité des traitements physiques et limiter les bénéfices sur la qualité de vie. (Nature
Reviews Disease Primers).
La qualité de vie des patients atteints de LD est profondément affectée par les symptômes
physiques et psychologiques de la maladie. La kinésithérapie, à travers des interventions ciblées
comme la TL, peut améliorer de manière significative cette qualité de vie en réduisant la douleur,
en augmentant la mobilité et en soutenant la santé émotionnelle. L’implication active des patients
et l’adaptation des traitements aux besoins spécifiques sont essentielles pour optimiser les
résultats.
2.1.4 Patients
Les patients atteints de LD forment un groupe hétérogène aux caractéristiques
communes, mais avec des variations individuelles significatives dans la présentation des
symptômes, les besoins et les attentes. Ces caractéristiques influencent fortement l'approche et
l'efficacité du traitement par kinésithérapie.
[Link] Définition
Les patients atteints de fibromyalgie sont des individus présentant un syndrome
douloureux aigué et chronique, caractérisé par une douleur diffuse, une raideur, une fatigue
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importante et des troubles cognitifs. Ces patients vivent avec des limitations physiques et
psychologiques qui impactent leur qualité de vie (Häuser et al. 2021).
[Link] Profil des patients atteints de LD
Le profil des patients LD révèle plusieurs caractéristiques socio-démographiques et socio-
économiques. Il inclue :
o Profession : En ce qui concerne la profession des PLD, la maladie touche fréquemment
les individus exerçant des métiers stressants ou physiquement exigeants, comme le travail
de bureau ou les professions de soins (40-50%). Selon Kivimäki et al. (2006), le stress
professionnel chronique constitue un facteur de risque pour le développement de la LD.
o Le niveau d’éducation : le niveau d’éducation des patients varie, bien que la maladie soit
souvent observée chez des individus ayant un niveau secondaire ou inférieur (40-50%).
Cependant, Bennett et al. (2007) notent que la prévalence de la LD n’est pas directement
liée au niveau d’éducation, mais que ce dernier peut influencer l’accès au diagnostic et
aux traitements.
o Sur le plan matrimonial, une majorité des patients sont mariés ou en couple (50-
60%).Toutefois, le stress au sein des relations familiales peut exacerber les symptômes,
comme l’indique Yunus (2007), qui souligne l’importance des interactions
interpersonnelles dans la gestion de la maladie.
o Au niveau économique, les PLD présentent souvent des revenus inférieurs à la moyenne,
principalement en raison de la limitation fonctionnelle causée par la maladie. Wolfe et al.
(1995) rapportent que la LD réduit la capacité de travail, ce qui entraîne des pertes
financières. Cette réalité est accentuée par les inégalités sociales, qui limitent l’accès aux
soins de santé et retardent le diagnostic. McBeth et al. (2001) montrent que les groupes
socialement défavorisés présentent un risque plus élevé de développer la LD.
o Le sexe et l’âge : la LD touche principalement les hommes, avec un rapport
homme/femme de 1,3 à 1,5. Clauw (2014) et Wolfe et al. (2010) expliquent cette
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prévalence par des différences forces physiques exercées lors des activités et une
sensibilité accrue à la douleur chez les hommes. L’âge moyen des patients se situe entre
30 et 60 ans, avec un pic de prévalence autour de 50 ans (Wolfe et al., 1995).
o L’environnement joue également un rôle. Les patients vivant dans des zones urbaines
(50-60%) stressantes ou dans des quartiers à faible niveau socio-économique (10-20%)
sont davantage exposés. Bennett et al. (2007) soulignent que ces environnements peuvent
influencer l’intensité des symptômes et l'accès aux soins de santé appropriés.
o Comorbidités fréquentes : Troubles anxieux, dépression, et autres syndromes somatiques
comme le syndrome du côlon irritable.
[Link] Les besoins des patients dans le cadre du traitement de la LD par la traction
lombaire
En termes de classification des besoins, on ne saurait commencer sans mettre en
évidence la théorie des besoins de Maslow (1943). Pour ce dernier, les besoins humains sont
hiérarchisés en cinq niveaux :
Besoins physiologiques (nourriture, eau, sommeil, etc.)
Besoins de sécurité (sécurité physique, émotionnelle, etc.)
Besoins sociaux (appartenance, amour, etc.)
Besoins d'estime (reconnaissance, respect, etc.)
Besoins d'auto-réalisations (développement personnel, etc.)
Dans le contexte de la LD et de la kinésithérapie, on parle de besoins de santé spécifiques qui
peuvent être classés en plusieurs catégories. Les patients peuvent avoir des besoins spécifiques
qui doivent être pris en compte pour offrir une prise en charge efficace. Selon les auteurs, ces
besoins peuvent inclure :
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Besoin de soulagement de la douleur: Les patients atteints de LD ont souvent besoin de
soulagement de la douleur qui les affecte (López, J. S, 2018).
Besoin de réduction de la fatigue: La fatigue est un symptôme courant de la LD, et les
patients ont besoin de stratégies pour la gérer (Wolfe, 2010)
Besoin d'amélioration de la fonctionnalité physique: Les patients atteints de LD peuvent
avoir des difficultés à effectuer des activités quotidiennes en raison de la douleur et de la
fatigue (Clauw, 2014).
Besoin de soutien émotionnel: La LD peut avoir un impact important sur leur quotidien et
le bien-être émotionnel des patients (Kale, 2018).
Besoin d'information et d'éducation: Les patients atteints de LD ont besoin d'informations
sur leur condition, les traitements disponibles et les stratégies de gestion des symptômes
(Gow, 2018).
Dans cette approche, les besoins des patients atteints de LD peuvent être classés
principalement au niveau des besoins physiologiques et des besoins de sécurité dans la pyramide
de Maslow (Gow, J. L, 2018).
[Link] Relation thérapeutique
La relation entre le patient et le kinésithérapeute joue un rôle central dans l'efficacité du
traitement :
o Écoute et empathie : Fitzcharles et al. (2013) : « Les patients qui se sentent écoutés et
impliqués dans leur traitement sont plus susceptibles d’adhérer aux programmes de
kinésithérapie. » ; ainsi comprendre les attentes et les limites du patient est essentiel.
o Éducation thérapeutique : Häuser et al. (2021) : « Une relation thérapeutique de qualité,
basée sur la confiance et l'éducation, améliore l'adhésion au traitement et les résultats
cliniques. », les patients doivent être informés sur leur condition et impliqués activement
dans leur traitement.
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o Motivation et soutien : Maintenir l'engagement du patient envers les exercices physiques
réguliers.
[Link] Implication des patients dans leur traitement
La gestion de la LD nécessite une implication active des patients :
o Autogestion des symptômes : Apprentissage d'exercices simples à domicile. Perrot et al.
(2016) : « L’implication active des patients dans leur prise en charge est essentielle pour
optimiser les résultats de la kinésithérapie. » (Revue du Rhumatisme).
o Suivi des recommandations : Adhésion aux programmes réguliers de kinésithérapie.
Ambrose et Golightly (2015) : « Les patients doivent être éduqués pour comprendre
l’importance de leur rôle dans la réussite du traitement. » (Pain Research and
Management).
o Feedback constant : Les patients doivent communiquer leurs ressentis pour ajuster les
interventions.
2.1.5 La lombodiscopathie
La lombodiscopathie est une pathologie fréquente, caractérisée par des lésions discales
qui peuvent entraîner des douleurs lombaires et des symptômes irradiants. Elle affecte
significativement la qualité de vie des patients en raison des douleurs chroniques et des
limitations fonctionnelles (Brinjikji et al., 2015). Le traitement de la lombodiscopathie varie, et
la traction lombaire est l'une des approches thérapeutiques utilisées pour soulager la douleur et
améliorer la fonction.
[Link] Généralités sur la LD
a. Définition
Rédigé par Mlle MADINATOU HAMAN
Impact de la traction lombaire sur la qualité de vie des patients atteints de la lombodiscopathie: cas de
l’Hôpital Régional de Maroua
Selon Brinjikji et al. (2020), la lombodiscopathie désigne une pathologie dégénérative
affectant les disques intervertébraux de la colonne lombaire, caractérisée par une altération
progressive de leur structure, notamment au niveau de l’anneau fibreux et du noyau pulpeux.
Cette dégénérescence peut entraîner diverses manifestations cliniques, telles que des lombalgies
chroniques, des radiculopathies, et dans les cas sévères, une sténose lombaire. La
lombodiscopathie est liée à un processus multifactoriel associant des facteurs mécaniques,
génétiques et environnementaux, et son évolution dépend du degré de détérioration discale ainsi
que de la capacité de compensation des structures adjacentes.
b. Prévalence et impact épidémiologique
La LD est une pathologie très fréquente, touchant environ 60 à 80 % des adultes au cours
de leur vie, selon Brinjikji et al. (2020). Elle représente l’une des principales causes de
douleur lombaire et d’invalidité dans le monde, contribuant à des pertes économiques
significatives dues à l’absentéisme professionnel et à la baisse de productivité. La prévalence
augmente avec l’âge, atteignant plus de 50 % chez les individus de plus de 50 ans. Les études
menées par GBD (Global Burden of Disease, 2021) montrent que les lombalgies liées à la
lombodiscopathie figurent parmi les dix premières causes d’années vécues avec incapacité
dans la plupart des régions du monde, notamment en Europe et en Amérique du Nord. En
Afrique, la prévalence reste élevée, bien que sous-estimée en raison de l’accès limité aux
soins spécialisés et aux outils d’imagerie diagnostique. Au Cameroun, une étude menée par
Ngoh et al. (2022) a révélé que près de 30 % des consultations en kinésithérapie concernent
des douleurs lombaires associées à la lombodiscopathie, avec une incidence plus marquée
dans les zones rurales en raison des activités physiques intenses.
c. Évolution des pensées
La compréhension et la terminologie de la lombodiscopathie ont évolué parallèlement aux
progrès scientifiques et médicaux, allant d’une interprétation empirique des douleurs lombaires à
une conceptualisation précise et globalisée de cette pathologie.
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Impact de la traction lombaire sur la qualité de vie des patients atteints de la lombodiscopathie: cas de
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Sciatique discale (XIXe siècle – début XXe siècle)
À l’origine, les douleurs lombaires irradiant vers les membres inférieurs étaient
regroupées sous le terme de sciatique discale. Cette appellation se fondait sur la description des
douleurs provoquées par l’irritation du nerf sciatique, bien avant que le rôle des disques
intervertébraux ne soit compris. Paget (1854) a évoqué la sciatique comme une pathologie
fréquente, bien que sa cause précise fût encore méconnue.
Hernie discale (années 1930)
Le terme hernie discale a émergé après les travaux de Mixter et Barr (1934), qui furent
les premiers à démontrer que les douleurs sciatiques pouvaient résulter d’une saillie discale
comprimant les racines nerveuses. Ce fut une avancée majeure dans la compréhension des
lombalgies d’origine discale. Cette appellation est restée prédominante durant plusieurs
décennies pour désigner les atteintes discales symptomatiques.
Dégénérescence discale (années 1970)
Avec les progrès de l’imagerie médicale, notamment l’apparition de la tomodensitométrie
(scanner) et de la résonance magnétique (IRM), les atteintes asymptomatiques des disques
intervertébraux ont pu être mieux étudiée. Le terme dégénérescence discale a été utilisé pour
décrire l’usure progressive du disque due au vieillissement et aux contraintes mécaniques
excessives. Nachemson (1976) a mis en évidence les pressions exercées sur les disques
intervertébraux et leur rôle dans la dégénérescence.
Pathologie discale lombaire et lombalgie discogénique (années 1990)
Dans les années 1990, plusieurs études ont introduit les termes pathologie discale
lombaire et lombalgie discogénique. Ces appellations visaient à englober toutes les atteintes
discales pouvant causer des douleurs lombaires, qu’il s’agisse de protrusions, de fissures
annulaires ou de simples dégénérescences sans hernie. Bogduk (1997) a contribué à clarifier le
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concept de lombalgie discogénique, insistant sur le rôle du disque comme générateur de douleur
lombaire.
Lombodiscopathie : une terminologie contemporaine et englobant (années 2000 à nos
jours)
Le terme lombodiscopathie est aujourd’hui couramment utilisé pour désigner toute
atteinte pathologique des disques intervertébraux au niveau lombaire, qu’elle soit d’origine
mécanique, dégénérative ou traumatique. Cette appellation reflète une vision globale des
atteintes discales, sans se limiter à la présence d’une hernie. Van Middelkoop et al. (2020) ont
montré que la lombodiscopathie est l’une des principales causes de lombalgies chroniques dans
le monde, nécessitant une prise en charge adaptée.
[Link] Rappel anatomique : systèmes impliqués
La colonne vertébrale est une structure osseuse essentielle du squelette axial. Elle joue un
rôle fondamental dans le soutien du corps, la protection de la moelle épinière et la mobilité. Elle
est constituée de plusieurs segments osseux interconnectés, les vertèbres, séparées par des
disques intervertébraux qui assurent l’amortissement des chocs.
a. Composition de la colonne vertébrale
Selon Kapandji (2019), la colonne vertébrale humaine comporte 33 à 34 vertèbres,
réparties en cinq segments : La colonne vertébrale ou rachis supporte l’ensemble du squelette
humain. La colonne vertébrale est un axe souple, composé de vertèbres étagées les unes au-
dessus des autres, articulées entre elles et permettant des mouvements de grande amplitude. Les
mouvements seront toujours pluri segmentaires. L’organisation de la colonne vertébrale repose
sur une double finalité avec la stabilité nécessitant une musculature puissante et la mobilité de
grande amplitude avec un jeu articulaire adapté. Elle se compose de 7 vertèbres cervicales au
niveau du cou, de 12 vertèbres dorsales dans la partie supérieure et médiane du tronc, de 5
vertèbres lombaires situées dans sa partie inférieure, de 5 vertèbres sacrées soudées les unes aux
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autres et reliées au bassin (lien entre la colonne vertébrale à la ceinture pelvienne et au coccyx),
de 3 à 5 vertèbres semi-mobiles du coccyx qui contribuent à la protection de la partie inférieure
du tube digestif.
Figure 2
Composée de vertèbres séparées, semi-séparées ou soudées, la colonne vertébrale
comporte de nombreuses articulations permettant le soutien et la mobilité du crâne, la flexion du
cou et du dos ; elle présente des points d’attache pour les côtes (qui entourent la cavité
thoracique) et elle soutient et protège la moelle épinière.
b. Les vertèbres
Les vertèbres sont les os constituant la colonne vertébrale, ils protègent la moelle épinière qui
passe dans le canal rachidien. Il existe trois types de vertèbres :
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Les vertèbres cervicales
Les vertèbres cervicales sont les 7 premières vertèbres en haut de la colonne vertébrale.
La première vertèbre cervicale est appelée l’atlas, car elle porte directement le poids du crâne ; la
seconde vertèbre cervicale s’appelle l’axis, car elle intervient dans les mouvements de rotation
du crâne en permettant à l’atlas de pivoter audessus d’elle ; les cinq autres vertèbres cervicales
n’ont pas de nom mais sont appelées par leur numéro. Le corps de chaque vertèbre de la colonne
soutient le poids des vertèbres précédentes (et du crâne), alors que l’arche (partie postérieure, ou
arrière) sert à former un canal le long de la colonne pour enfermer et protéger la moelle épinière.
Les vertèbres dorsales
La plupart des vertèbres dorsales possèdent des facettes costales sur le corps vertébral, et
des apophyses transverses (comme dans les vertèbres cervicales). Elles présentent également une
apophyse épineuse qui pointe vers l’arrière et vers le bas, et un trou vertébral circulaire. Le corps
de chaque vertèbre dorsale de la colonne vertébrale porte le poids des vertèbres situées au-dessus
d’elle (et du crâne), alors que les arcs servent à créer un canal le long de la colonne vertébrale
pour abriter et protéger la moelle épinière, tout comme les vertèbres cervicales.
Les vertèbres lombaires
Les vertèbres lombaires ne présentent pas de facette au niveau du corps, ni d’apophyse
transverse. Le corps des vertèbres lombaires est beaucoup plus gros que celui des vertèbres
dorsales et cervicales. Le trou de conjugaison est généralement triangulaire, alors que l’apophyse
épineuse forme une pointe vers l’arrière et est rectangulaire. Le large corps de chaque vertèbre
lombaire porte le poids des vertèbres qui se trouvent au-dessus d’elle (et du crâne).
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Figure 3
c. Le disque intervertébral
Le disque intervertébral est une articulation entre les différentes vertèbres. Il est constitué
de cartilage qui absorbe les chocs et protège la colonne des traumatismes. Le disque remplit deux
fonctions essentielles :
- c’est un amortisseur lorsque s’exercent sur la colonne des forces de compression ou des chocs,
le noyau est écrasé. Il répartit les forces contre la surface intérieure de l’anneau dont les
propriétés élastiques permettent d’encaisser le choc, comme dans une chambre à l’air ;
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- c’est un joint flexible permettant le mouvement des vertèbres les unes sur les autres. Un peu à
la façon d’un joint de rotule, la présence d’une sphère à l’intérieur du disque permet aux
vertèbres de bouger les unes par rapport aux autres.
Les cellules qui constituent le disque cessent d’être alimentées par le sang à la fin de la
croissance. Toute lésion touchant le disque intervertébral est donc irréversible chez l’adulte.
Figure 4
d. La moelle épinière
La moelle épinière fait partie du système nerveux central. Elle est située à l’intérieur du canal
rachidien. Elle forme un cylindre aplati d’avant en arrière. Cette moelle épinière donne naissance
tout au long du trajet aux nerfs rachidiens.
Elle a pour rôle de conduire les messages nerveux et représente la voie nerveuse principale,
afférente et efférente au cerveau, qui passe le long d’un canal situé au centre de la colonne
vertébrale.
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Axone descendant pour transmettre l’information motrice de l’encéphale vers la
périphérie ;
Axone ascendant pour transmettre l’information sensorielle à l’encéphale.
Figure 5
e. Les courbures de la colonne vertébrale
Il existe des courbures dites physiologiques. Quel est donc le rôle normal des courbures de la
colonne vertébrale ? On dit qu’elles donnent une plus grande résistance à la colonne ce qui est
vrai, mais l’on a exagéré en leur appliquant les lois qui régissent les colonnes-élastiques-à-
courbure alternante.
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La densité des os, la puissance des muscles et des ligaments interviennent dans la solidité de
la colonne vertébrale tout autant que le nombre de courbures. Certaines vertèbres ont une
position spéciale par rapport à ces courbures, ce sont les clés de voûte de la colonne vertébrale,
des vertèbres neutres et passives lors des mouvements ; il en est de même des vertèbres situées à
la jonction entre les différentes courbures. La clé de voûte au niveau de la colonne vertébrale
cervicale est en C5 ou C6. Par contre, les clés de voûte thoracique et lombaire sont en place
normale, en T7 et L3.
Les courbures peuvent être envisagées comme étant de deux sortes :
Courbures « primaires » pour l’occiput, les dorsales et le sacrum, qui subsistent de la
grande courbe fœtale en flexion. Elles ont un rôle de protection pour les organes qui y
sont contenus et elles sont peu mobiles ;
Courbures « secondaires » pour les lombaires et les cervicales, et qui se forment
secondairement, par le mouvement lui-même, à l’occasion du redressement de la tête
pour les cervicales et de la station debout et de la marche pour les lombaires. Elles sont
plus mobiles.
Figure 6
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f. Mobilités de la colonne vertébrale
Flexion / Extension
Il s’agit des mouvements d’enroulement et de déroulement ; dynamique de base de la
colonne vertébrale, et qui participent aussi à la régulation de l’auto-grandissement et au respect
des courbures. Les amplitudes de mouvement de la flexion et de l’extension sont plus
importantes au niveau du segment cervical, puis lombaire et enfin dorsal (thoracique) ;
cependant, de par la présence des courbures vertébrales qui prédisposent les différents segments
dans les cyphoses ou lordoses, une flexion complète et globale de la colonne vertébrale donnera
une « ouverture » postérieure plus importante au niveau dorsal, moindre aux niveaux cervical et
lombaire, et inversement pour l’extension.
Inclinaisons (flexions latérales)
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Inclinaisons droites ou gauches, un peu plus amples aux niveaux dorsal et cervical.
En statique, l’équilibre du travail des muscles responsables de ces mouvements permet
l’alignement des vertèbres dans le plan frontal (la scoliose en signe le déséquilibre).
Rotations
Elles sont assez limitées au niveau lombaire de par la conformation articulaire ; un peu
restreintes au niveau dorsal par la présence des côtes et sont finalement plus amples pour les
cervicales, ainsi qu’au niveau des thoraciques basses.
Les rotations, ou torsions de la colonne constituent un mouvement relativement élaboré,
faisant intervenir un changement d’orientation dans l’espace et des coordinations posturales plus
élaborées que pour les autres paramètres.
Figure 7
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g. Les fonctions de la colonne vertébrale
L’axe vertébral, de par sa position, sa conformation et sa complexité, assure plusieurs rôles
fondamentaux dans la structuration de la mobilité corporelle :
Fonction statique
En tant que soutien, « pilier » central de la posture. Dans ce rôle postural, la colonne ne doit
pas rester rigide mais doit assurer les adaptations à tout changement de position des éléments
périphériques (importance des micros mouvements et de la disponibilité dans tout l’axe) ;
Fonction d’amortisseur
Où la présence des courbures permet d’absorber les chocs et les pressions (et multiplie par
dix la résistance à ces contraintes…). Ces « amortisseurs » que sont aussi les disques
intervertébraux assurent leur rôle grâce à leur teneur en eau qui les rend relativement élastiques
et compressibles. Dans l’activité quotidienne, l’effet de la pression provoque une perte de
l’hydratation avec un léger aplatissement discal et peut entraîner jusqu’à 2cm de perte de taille
globale ;
Fonction de protection de la moelle épinière et des racines nerveuses ;
Fonction dynamique et autograndissement, développés aux paragraphes « mobilités de la
colonne » et « physiologie générale ».
Cette fonction dynamique d’auto-grandissement place la colonne au cœur de la fonction
posturale étudiée précédemment. L’attitude de l’axe vertébral traduit l’équilibre relatif établi
entre les forces de gravité, les processus et stratégies personnels de redressement / déroulement.
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Ces deux forces opposées n’étant pas exprimées avec la même qualité à chacun des étages de
l’axe, il existe une très grande variété d’organisation des différentes courbures et mobilités ;
Fonction de communication entre bas et haut du corps, avec nécessité d’ajustements
constants entre : les influences montantes des prises d’appui au sol et les influences
descendantes des mouvements de la tête et du regard.
Figure 8
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h. Innervation du rachis lombaire
L’innervation du rachis lombaire est assurée par les nerfs rachidiens lombaires, qui
émergent des foramens intervertébraux. Chaque nerf se divise en plusieurs branches :
Branche dorsale : innerve les muscles érecteurs du rachis et la peau de la région
postérieure.
Branche ventrale : participe à la formation du plexus lombaire, qui donne naissance aux
principaux nerfs de la région inférieure du tronc et des membres inférieurs (nerf fémoral,
nerf obturateur).
Les racines nerveuses L4, L5 et S1 sont les plus souvent touchées par les hernies discales
lombaires, entraînant des douleurs irradiantes (sciatalgies). Selon Standring (2021), les nerfs
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rachidiens lombaires sont particulièrement vulnérables aux compressions, en raison de leur
proximité immédiate avec les disques intervertébraux.
i. Vascularisation du rachis lombaire
La vascularisation du rachis lombaire repose sur :
Artères :
Les artères lombaires issues de l’aorte abdominale, qui irriguent les vertèbres et les
muscles paravertébraux.
Les artères radiculaires contribuent à la vascularisation de la moelle épinière. L’artère
radiculaire d’Adamkiewicz, qui naît le plus souvent entre L1 et L2, est la principale artère
nourricière de la moelle lombaire.
Veines :
Le drainage veineux est assuré par le plexus veineux vertébral, qui communique avec les
veines cave supérieure et inférieure, permettant un retour sanguin efficace.
Selon Moore et Dalley (2020), la bonne vascularisation du rachis lombaire est essentielle
pour maintenir la viabilité des tissus osseux, nerveux et musculaires. Un défaut de
vascularisation peut accélérer les processus dégénératifs.
j. Muscles associés au rachis lombaire
Les muscles stabilisateurs et mobilisateurs du rachis lombaire se répartissent en deux
groupes :
Muscles profonds :
Muscles érecteurs du rachis : ils maintiennent la posture et permettent les mouvements de
flexion-extension.
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Muscles transversaires épineux : stabilisent les vertèbres lors des mouvements.
Muscles superficiels :
Grand dorsal, carré des lombes et obliques de l’abdomen, qui participent au mouvement et au
maintien de la posture.
Le rachis lombaire est une région complexe et essentielle pour la statique et la dynamique
du corps humain. Son rôle dans le soutien de la charge corporelle, sa grande mobilité et sa
vulnérabilité aux contraintes mécaniques expliquent la fréquence des pathologies dégénératives,
comme la lombodiscopathie. L’innervation et la vascularisation riches de cette région sont
déterminantes pour assurer son bon fonctionnement et sa réparation en cas de lésion.
[Link] Physiopathologie de la lombodiscopathie
La lombodiscopathie est une pathologie dégénérative des disques intervertébraux du
rachis lombaire, résultant de processus biologiques et mécaniques complexes. Elle évolue selon
plusieurs stades, impliquant des modifications du disque, des structures adjacentes et des
mécanismes inflammatoires.
a. Altérations biologiques et dégénérescence discale
La dégénérescence commence par une perte progressive du contenu en eau et des
protéoglycanes du nucleus pulposus, réduisant ses capacités d’absorption des chocs. Cette
déshydratation favorise la fissuration de l’anneau fibreux périphérique, rendant le disque
vulnérable aux contraintes mécaniques. Roberts et al. (2006) expliquent que ces modifications
sont liées au vieillissement cellulaire et à une diminution de la synthèse des composants de la
matrice extracellulaire.
b. Processus inflammatoires et douleur
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Lorsque l’anneau fibreux se fissure, des fragments du nucleus pulposus peuvent migrer
vers le canal rachidien, provoquant une réaction inflammatoire locale. Cette inflammation,
caractérisée par la libération de cytokines pro-inflammatoires (TNF-α, IL-6), contribue à
l’irritation des racines nerveuses et à l’apparition de douleurs radiculaires. Freemont et al. (2002)
ont démontré que les médiateurs inflammatoires jouent un rôle central dans la douleur
discogénique et radiculaire associée à la lombodiscopathie.
c. Modifications structurelles
La perte de hauteur discale induite par la dégénérescence entraîne une surcharge des
facettes articulaires postérieures et des ligaments. Cette surcharge provoque une instabilité
segmentaire et favorise l’apparition d’arthrose vertébrale. Selon Adams & Roughley (2006), ces
altérations biomécaniques aggravent la raideur lombaire et contribuent à la chronicité des
douleurs.
d. Mécanismes de compensation
Face à l’instabilité segmentaire, des mécanismes compensatoires se mettent en place,
notamment :
Hypertonicité musculaire : Les muscles paravertébraux se contractent pour stabiliser la
colonne, mais cette hypertonicité prolongée peut entraîner des douleurs musculaires
secondaires.
Altération de la posture : La diminution de la lordose lombaire est fréquente chez les
patients souffrant de lombodiscopathie avancée, conduisant à une surcharge des autres
segments rachidiens (Roussouly et al., 2005).
e. Évolution clinique
La lombodiscopathie évolue selon trois stades :
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Stade initial : Début des modifications discales, douleurs mécaniques intermittentes.
Stade intermédiaire : Fissuration de l’anneau fibreux, douleurs chroniques et épisodes de
radiculalgie.
Stade terminal : Effondrement discal complet, arthrose vertébrale associée, raideur
marquée.
La physiopathologie de la lombodiscopathie implique un enchaînement d’événements
dégénératifs, inflammatoires et mécaniques. Ces mécanismes expliquent la variabilité des
manifestations cliniques et la complexité de sa prise en charge.
Figure 9
[Link] Facteurs de risque de la lombodiscopathie
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La lombodiscopathie est une affection multifactorielle dont le développement est favorisé
par plusieurs catégories de facteurs de risque : biomécaniques, génétiques, environnementaux et
liés au mode de vie.
a. Facteurs biomécaniques
Les contraintes mécaniques répétitives sur la colonne vertébrale peuvent entraîner une
dégénérescence progressive des disques intervertébraux.
Travail manuel : Les professions exigeant le port fréquent de charges lourdes augmentent
le risque de lombodiscopathie. Une étude réalisée par Punnett et Wegman (2004) montre
que les travailleurs des secteurs de la construction et de l’agriculture ont une prévalence
accrue de lombalgies chroniques (30 % à 45 %).
Postures prolongées : Rester en position assise ou debout pendant de longues périodes
exerce une pression constante sur les disques lombaires, augmentant leur usure. Selon
Andersson (2008), la pression intradiscale est 40 % plus élevée en position assise qu’en
position debout.
Traumatismes : Les accidents et chutes peuvent provoquer des lésions aigües des disques,
favorisant leur dégénérescence.
b. Facteurs génétiques
La susceptibilité à la lombodiscopathie est en partie héréditaire.
Prédisposition familiale : Les études ont montré que les antécédents familiaux de
lombalgie ou de discopathie augmentent le risque de développer une lombodiscopathie.
Selon Battié et al. (2009), près de 60 % de la variabilité de la dégénérescence discale est
attribuable à des facteurs génétiques.
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Gènes impliqués : Certains polymorphismes génétiques associés aux protéines du
collagène de type II et à l’agrécane (composants essentiels du cartilage discal) ont été
identifiés comme des facteurs de risque. Une méta-analyse de Kalb et al. (2017) confirme
le rôle des mutations du gène COL9A2 dans la dégénérescence précoce des disques
intervertébraux.
c. Facteurs environnementaux et professionnels
L’environnement de travail et les conditions socio-économiques influencent l’apparition
de la lombodiscopathie.
Conditions de travail : Les emplois exigeant des postures inconfortables, des vibrations
corporelles (comme dans les transports) ou des efforts physiques intenses augmentent le
risque de pathologies discales.
Une étude menée en Europe par Hartvigsen et al. (2018) a démontré que 20 % à 30 % des
cas de lombalgie chronique sont liés à des facteurs professionnels.
Niveau socio-économique : Les individus issus de milieux socio-économiques
défavorisés sont plus à risque en raison d’un accès limité aux soins de prévention et d’une
exposition accrue à des travaux pénibles. Selon Manchikanti et al. (2021), la prévalence
de la lombalgie chronique est plus élevée dans les pays à revenu faible ou intermédiaire.
d. Facteurs liés au mode de vie
Certaines habitudes de vie augmentent la probabilité de développer une lombodiscopathie
:
Tabagisme : La consommation de tabac entraîne une réduction de l’apport sanguin aux
disques intervertébraux, ce qui accélère leur dégénérescence. Une étude de Chung et al.
(2017) révèle que les fumeurs réguliers ont un risque de dégénérescence discale multiplié
par 1,5 par rapport aux non-fumeurs.
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Obésité : L’excès de poids exerce une surcharge mécanique sur la colonne vertébrale,
favorisant l’usure des disques. Selon Shiri et al. (2018), l’obésité augmente de 33 % le
risque de développer des douleurs lombaires chroniques.
Sédentarité : Le manque d’activité physique réduit la tonicité musculaire et la souplesse
de la colonne, favorisant la survenue de lombalgies.
Hildebrandt et al. (2019) ont démontré que l’exercice physique régulier réduit de 20 % le
risque de lombalgie chronique.
e. Facteurs dégénératifs
Avec l’âge, les disques intervertébraux subissent une dégénérescence naturelle.
Vieillissement : Le vieillissement entraîne une diminution de la capacité des disques à
retenir l’eau, ce qui altère leur élasticité et leur fonction d’amortissement. Selon
Buckwalter (1995), la dégénérescence discale commence dès la troisième décennie de vie
et touche plus de 80 % des individus âgés de plus de 50 ans.
Déshydratation discale : La perte progressive de l’hydratation du nucleus pulposus est un
marqueur précoce de la lombodiscopathie. Une étude IRM menée par Boos et al. (2009)
montre que 60 % des sujets asymptomatiques âgés de 30 à 50 ans présentent des signes
de déshydratation discale.
f. Facteurs psychosociaux
Les facteurs psychosociaux influencent l’apparition et la chronicité des douleurs
lombaires liées à la lombodiscopathie.
Stress et anxiété : Ces états psychologiques peuvent amplifier la perception de la douleur
et retarder la récupération. Selon Linton et Shaw (2011), les patients anxieux ou
dépressifs ont un risque accru de lombalgie chronique.
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Satisfaction au travail : Une faible satisfaction professionnelle et un environnement de
travail stressant augmentent la probabilité d’apparition de douleurs lombaires. Une étude
réalisée par Burton et al. (2018) montre que les travailleurs insatisfaits ont une incidence
de lombalgie chronique 2,5 fois plus élevée que ceux ayant un bon environnement
professionnel.
[Link] Symptômes de la lombodiscopathie
La lombodiscopathie se manifeste par des symptômes variés, souvent liés à la
dégénérescence discale et à la compression des structures nerveuses adjacentes. Les symptômes
les plus fréquents incluent :
a. Douleur lombaire (lombalgie)
La douleur est souvent localisée dans le bas du dos et peut être aggravée par des
mouvements, la position assise prolongée ou le port de charges lourdes. Elle peut être
intermittente ou chronique (Deyo et al., 2006).
b. Douleur radiculaire (sciatique ou cruralgie)
Si la dégénérescence discale comprime une racine nerveuse, la douleur peut irradier dans le
membre inférieur (sciatique pour la racine L5 ou S1, cruralgie pour la racine L2-L3-L4). Cette
douleur est souvent décrite comme une sensation de brûlure ou de décharge électrique (Jensen et
al., 1994).
c. Raideur et limitation des mouvements
Les patients peuvent ressentir une raideur matinale ou une difficulté à se pencher en avant ou à
se relever (Bogduk, 2005).
d. Symptômes neurologiques
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Dans les cas plus sévères, une compression nerveuse peut entraîner des fourmillements, des
engourdissements, une faiblesse musculaire ou même des troubles sphinctériens (signes de
syndrome de la queue de cheval, une urgence médicale) (Weinstein et al., 2008).
[Link] Diagnostic de la lombodiscopathie
Le diagnostic de la lombodiscopathie repose sur une combinaison d'éléments cliniques,
d'imagerie médicale et parfois d'examens complémentaires. Voici les étapes clés :
a. Examen clinique
Anamnèse :
Le médecin interroge le patient sur les caractéristiques de la douleur (localisation, intensité,
facteurs aggravants ou soulageants), les antécédents médicaux et les activités professionnelles ou
sportives (Deyo et al., 2006).
Examen physique :
Inspection : Recherche de déformations, d'asymétries ou de signes d'inflammation.
Palpation : Identification des zones douloureuses.
Tests de mobilité : Évaluation de la flexion, de l'extension et de la rotation du rachis
lombaire.
Tests neurologiques : Recherche de signes de compression nerveuse (réflexes
ostéotendineux, force musculaire, sensibilité) (Bogduk, 2005).
b. Imagerie médicale
Radiographie standard :
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Permet de visualiser l'alignement vertébral, les signes de dégénérescence discale (pincement
discal) et les éventuelles anomalies structurelles (Weinstein et al., 2008).
IRM (Imagerie par Résonance Magnétique) :
L'examen de référence pour évaluer les disques intervertébraux, les racines nerveuses et les
structures adjacentes. Elle permet de confirmer la présence d'une hernie discale, d'une sténose
canalaire ou d'une compression nerveuse (Jensen et al., 1994).
Scanner (Tomodensitométrie) :
Utile en cas de contre-indication à l'IRM ou pour mieux visualiser les structures osseuses
(Boden et al., 1990).
c. Examens complémentaires
Électromyographie (EMG) :
Cet examen permet d'évaluer l'activité électrique des muscles et de détecter une éventuelle
atteinte nerveuse. Il est particulièrement utile en cas de suspicion de radiculopathie (compression
d'une racine nerveuse) (Dillingham, 2002).
Bloc diagnostique :
Dans certains cas, un bloc anesthésique peut être réalisé pour confirmer la source de la
douleur. Par exemple, une infiltration facettaire ou une injection épidurale peut aider à identifier
si la douleur est d'origine discale ou facettaire (Manchikanti et al., 2009).
[Link] Prise en charge de la lombodiscopathie
La prise en charge de la lombodiscopathie est multidisciplinaire et dépend de la sévérité
des symptômes, de l'impact sur la qualité de vie et de la réponse aux traitements initiaux. Elle
inclut des approches conservatrices et, dans certains cas, des interventions chirurgicales.
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a. Traitements pharmacologiques à travers la prise des médicaments
Antidouleurs (paracétamol) : En première intention pour soulager la douleur légère à
modérée (Chou et al., 2007).
Anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) : Pour réduire l'inflammation et la douleur
(Roelofs et al., 2008).
Myorelaxants : En cas de contractures musculaires associées (van Tulder et al., 2003).
Antidépresseurs ou anticonvulsivants : Pour les douleurs neuropathiques résistantes
(Finnerup et al., 2015).
b. Traitements non pharmacologiques (kinésithérapie)
Exercices de renforcement musculaire : Pour stabiliser la colonne lombaire et améliorer
la posture (Hayden et al., 2005).
Étirements : Pour réduire les tensions musculaires et améliorer la mobilité (Macedo et al.,
2009).
Traction lombaire : Utilisée pour diminuer la pression sur les disques intervertébraux et
soulager la douleur. Son efficacité est discutée, mais elle peut être bénéfique chez
certains patients (Clarke et al., 2007).
Thérapies manuelles : Techniques de mobilisation ou de manipulation vertébrale pour
améliorer la fonction et réduire la douleur (Rubinstein et al., 2011)
Informer le patient sur les mécanismes de la douleur, les postures à adopter et les activités
à éviter pour prévenir les rechutes (Brox et al., 2008).
Encourager l'activité physique adaptée (marche, natation, yoga) pour maintenir une bonne
santé vertébrale (Searle et al., 2015).
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Infiltration épidurale de corticoïdes : Utilisée en cas de douleur radiculaire persistante
pour réduire l'inflammation autour des racines nerveuses (Manchikanti et al., 2012).
Infiltration facettaire : en cas de douleur d'origine facettaire (articulations postérieures de
la colonne vertébrale) (Cohen et al., 2007).
c. Thérapies alternatives
Acupuncture : peut aider à soulager la douleur chez certains patients (Vickers et al.,
2012).
Ostéopathie ou chiropraxie : techniques manuelles visant à visant à améliorer
l'alignement vertébral et réduire les tensions musculaires. Leur efficacité est variable et
dépend du contexte clinique (Rubinstein et al., 2011).
Thérapies cognitives et comportementales (TCC) : utiles pour gérer la douleur chronique
et améliorer la qualité de vie en modifiant les pensées et les comportements liés à la
douleur (Hoffman et al., 2007).
d. Modifications du mode de vie
Perte de poids : en cas de surpoids, pour réduire la charge sur la colonne vertébrale (Shiri
et al., 2010).
Arrêt du tabac : le tabagisme est un facteur de risque de dégénérescence discale (Battié et
al., 2004).
Ergonomie au travail : adapter l'environnement de travail pour éviter les postures nocives
(Pillastrini et al., 2012).
e. Traitements chirurgicaux
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La chirurgie est envisagée en cas d'échec des traitements conservateurs, de douleurs
intolérables ou de complications neurologiques (syndrome de la queue de cheval, déficit moteur
progressif). Les options chirurgicales incluent :
Discectomie : ablation partielle ou totale du disque intervertébral hernié pour soulager la
compression nerveuse. C'est l'intervention la plus courante pour les hernies discales
symptomatiques (Weinstein et al., 2008).
Fusion vertébrale (arthrodèse) : cette intervention consiste à fusionner deux ou plusieurs
vertèbres pour stabiliser la colonne vertébrale et réduire la douleur. Elle est souvent
utilisée en cas d'instabilité vertébrale ou de dégénérescence discale sévère (Fritzell et al.,
2001). Les techniques incluent l'utilisation de greffes osseuses, de cages intersomatiques
ou de matériel d'ostéosynthèse (plaques, vis).
Prothèse discale : remplacement du disque intervertébral dégénéré par une prothèse
artificielle. Cette technique vise à préserver la mobilité du segment vertébral tout en
soulageant la douleur (Zigler et al., 2007). Elle est principalement indiquée chez les
patients jeunes avec une dégénérescence discale localisée.
Laminectomie ou foraminotomie : ces interventions visent à décomprimer les structures
nerveuses en retirant une partie de l'os ou du ligament qui comprime les racines
nerveuses. Elles sont souvent utilisées en cas de sténose du canal rachidien ou de foramen
rétréci (Weinstein et al., 2008).
[Link] Prévention des récidives
La prévention des récidives est un aspect crucial de la prise en charge de la
lombodiscopathie. Les mesures préventives incluent :
a. Activité physique régulière
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Renforcer les muscles du tronc (abdominaux, muscles paravertébraux) pour stabiliser la
colonne vertébrale et réduire les contraintes sur les disques intervertébraux (Hayden et
al., 2005).
Activités recommandées : natation, marche, yoga, Pilates (Searle et al., 2015).
Éviter les sports à fort impact (course à pied, haltérophilie) sans préparation adéquate.
Ergonomie au quotidien :
Adopter de bonnes postures au travail (siège ergonomique, écran à hauteur des yeux) et
lors des activités domestiques (Pillastrini et al., 2012).
Utiliser des techniques de levage sécuritaires (plier les genoux, garder le dos droit).
b. Gestion du poids
Maintenir un poids santé pour réduire la charge sur la colonne vertébrale (Shiri et al.,
2010).
En cas de surpoids, un programme de perte de poids supervisé peut être recommandé.
c. Gestion du stress
Le stress peut aggraver la perception de la douleur et contribuer aux tensions musculaires.
Techniques de relaxation (méditation, respiration profonde) et thérapies cognitives et
comportementales (TCC) peuvent être utiles (Hoffman et al., 2020).
d. Activités physiques de maintien
Renforcement des muscles du tronc : Les exercices ciblant les muscles abdominaux, les
muscles paravertébraux et les muscles pelviens (comme le Pilates ou le yoga) aident à
stabiliser la colonne vertébrale et à réduire les risques de récidive (Searle et al., 2015).
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Exercices d'étirement : Maintenir une bonne flexibilité des muscles du dos et des jambes
pour éviter les tensions excessives (Macedo et al., 2009).
Activités cardiovasculaires : La marche, la natation ou le vélo sont recommandés pour
améliorer la condition physique globale sans surcharger la colonne vertébrale (Hayden et
al., 2005).
2.2 Recensement des écrits empiriques
La lombodiscopathie, une pathologie dégénérative ou traumatique des disques
intervertébraux, représente une cause majeure de douleurs lombaires et d’handicap à l’échelle
mondiale (Hoy et al., 2021). Elle affecte la qualité de vie des patients, entraînant des limitations
fonctionnelles significatives et une charge socio-économique importante (Vos et al., 2020).
Parmi les traitements disponibles, la traction lombaire mécanique se distingue par son efficacité
dans la décompression des structures rachidiennes et le soulagement des symptômes, notamment
dans les contextes de lombalgie chronique (Kumar et al., 2023). Cette étude vise à explorer
l’impact de cette technique sur la qualité de vie des patients, en se basant sur des données
récentes pour justifier son intégration dans les pratiques de réhabilitation.
Les études récentes sur l’efficacité de la traction lombaire mécanique convergent vers une
reconnaissance de ses avantages significatifs dans la gestion de la lombodiscopathie. Plusieurs
recherches montrent des améliorations marquées en termes de réduction des douleurs, de
restauration fonctionnelle et de satisfaction des patients.
Dans un contexte mondial, des études telles que celle menée par Martins et al. (2021) au
Brésil ont démontré que 85 % des patients ayant suivi un programme de traction lombaire
mécanique sur trois mois ont rapporté une réduction de leur douleur selon l'échelle visuelle
analogique (EVA). Cette réduction de la douleur s’est accompagnée d’une amélioration notable
de leur qualité de vie, mesurée à l’aide de l’outil SF-36. Ces résultats mettent en avant l'efficacité
de la traction lombaire, notamment dans les cas de lombodiscopathie chronique.
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Dans le même sillage, les travaux de Grunwald et al. (2022) en Allemagne ont mis en
lumière l'impact positif de la traction lombaire sur la mobilité du rachis lombaire. Comparant
cette méthode à d'autres thérapies, ces chercheurs ont observé une augmentation de 30 % de la
flexion et de l'extension lombaire chez les patients après six semaines de traitement, tout en
réduisant la dépendance aux analgésiques.
Dans le même ordre d’idée, en Asie, une étude longitudinale réalisée par Kumar et al.
(2023) en Inde a exploré l'effet de la traction lombaire combinée à des exercices de stabilisation.
Après 12 mois de suivi, 70 % des participants ont montré une amélioration de leur qualité de vie,
mesurée par l’Oswestry Disability Index (ODI). Ces travaux confirment l'intérêt de combiner la
traction lombaire à des interventions actives pour maximiser les bénéfices cliniques.
Dans le contexte africain, les recherches de Nkosi et al. (2024) en Afrique du Sud révèlent
que la traction lombaire réduit significativement les symptômes neurologiques dans 65 % des
cas, en particulier chez les patients souffrant de hernies discales. Ces résultats suggèrent que
cette méthode peut être une solution accessible et efficace dans des environnements à faibles
ressources, où l'accès aux soins spécialisés est limité.
Enfin, une étude menée au Cameroun par Tchoumi et al. (2023) a particulièrement mis en
évidence les bénéfices de la traction lombaire dans des zones rurales comme le Grand-Nord.
Parmi les agriculteurs atteints de lombodiscopathie, 75 % ont signalé une réduction des douleurs
après quatre semaines de traitement, ce qui s’est traduit par une amélioration de leur productivité
et de leur bien-être général.
L’impact de la traction lombaire sur la qualité de vie des patients atteints de
lombodiscopathie reste un sujet d’intérêt croissant, bien que les preuves empiriques demeurent
limitées et parfois controversées. Les études disponibles, bien que hétérogènes, suggèrent des
avantages potentiels, notamment en termes de réduction de la douleur, d’amélioration de la
mobilité fonctionnelle, et d’augmentation de la satisfaction des patients dans certains contextes
spécifiques.
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Impact de la traction lombaire sur la qualité de vie des patients atteints de la lombodiscopathie: cas de
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Dans le cadre de cette analyse, il est clair que la traction lombaire, en tant qu'approche non
invasive et relativement accessible, représente une option prometteuse pour améliorer la prise en
charge des patients atteints de lombodiscopathie, en particulier dans les contextes où l'accès aux
interventions avancées est limité. Toutefois, son utilisation doit être intégrée dans un programme
de réhabilitation globale, adapté aux besoins spécifiques de chaque patient, et guidée par des
recommandations basées sur des preuves actualisées.
2.3 Revue théorique
Pour explorer l’impact de la traction lombaire sur la qualité de vie des patients atteints de
lombodiscopathie, plusieurs théories peuvent être mobilisées pour comprendre les mécanismes
d’action, les résultats attendus et les dynamiques de la réhabilitation.
2.4.1 La théorie biomécanique
La théorie biomécanique repose sur l'idée que la traction lombaire agit principalement par
décompression des structures rachidiennes. MacKenzie et May (2003) expliquent que cette
décompression permet d'augmenter l'espace intervertébral, réduisant ainsi la pression exercée sur
les disques intervertébraux et les racines nerveuses. Cet effet mécanique favorise également la
réabsorption des protrusions discales, contribuant à diminuer les symptômes de douleur et de
dysfonctionnement. Selon Grunwald, Arzi et Davidson (2022), cette approche est
particulièrement bénéfique dans les cas de lombodiscopathies associées à des hernies discales,
car elle permet de relâcher les tensions musculaires et de réduire l'inflammation locale.
Cependant, la théorie biomécanique a ses limites, notamment lorsqu’elle est appliquée sans tenir
compte de l’état général du patient ou de la gravité de la pathologie. Certains critiques, comme
McGill (2016), estiment que la traction doit être associée à un renforcement musculaire pour
éviter les récidives à long terme.
2.4.2 La théorie de la douleur de Melzack et Wall (1965)
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Impact de la traction lombaire sur la qualité de vie des patients atteints de la lombodiscopathie: cas de
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La "gate control theory" de Melzack et Wall (1965) propose que la douleur peut être
modulée par des stimulations concurrentes au niveau des mécanorécepteurs. Lors de la traction
lombaire, les récepteurs cutanés et musculaires sont activés, ce qui inhibe la transmission des
signaux douloureux vers le cerveau. Cameron (2017) souligne que cet effet immédiat de
réduction de la douleur est l’un des principaux avantages de la traction lombaire,
particulièrement chez les patients souffrant de douleurs aiguës ou chroniques liées à la
lombodiscopathie. Cette théorie justifie également l’utilisation de la traction comme outil
complémentaire dans les protocoles de réhabilitation. Cependant, comme le notent des auteurs
comme Waddell (1998), cette approche reste centrée sur les symptômes et ne traite pas
nécessairement les causes sous-jacentes de la lombodiscopathie.
2.4.3 La théorie biopsychosociale de Engel (1977)
Engel (1977) propose une vision élargie de la douleur, intégrant des dimensions
biologiques, psychologiques et sociales. Cette théorie suggère que les symptômes physiques,
comme ceux de la lombodiscopathie, ne peuvent être compris sans prendre en compte les
facteurs émotionnels et environnementaux qui influencent la perception de la douleur. Dans ce
contexte, la traction lombaire joue un rôle important, non seulement pour soulager la douleur,
mais aussi pour améliorer la mobilité fonctionnelle et réduire l’impact psychologique des
limitations physiques. Waddell (1998) appuie cette vision, en affirmant que les traitements
intégrant des approches psychologiques et éducatives, en plus de la traction, sont plus efficaces
pour améliorer la qualité de vie des patients. Néanmoins, cette théorie souligne également la
nécessité d’une prise en charge multidisciplinaire, parfois difficile à mettre en œuvre dans
certains contextes, notamment dans les régions où les ressources en santé sont limitées.
2.4.4 La théorie de l’adaptation musculaire
La théorie de l’adaptation musculaire, développée par McGill (2016), met en lumière
l’importance des muscles stabilisateurs dans le maintien de la fonction rachidienne. La
lombodiscopathie peut entraîner des déséquilibres musculaires et des faiblesses, exacerbant ainsi
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les symptômes et augmentant le risque de récidive. La traction lombaire agit comme un outil
initial pour réduire les spasmes musculaires et rétablir l’alignement postural, ce qui prépare les
muscles à une réhabilitation plus active. Cette théorie justifie également l’intégration de la
traction dans les programmes de renforcement et de stabilisation musculaire. Bien que
prometteuse, cette approche doit être intégrée dans un programme de réhabilitation complet. La
traction seule ne corrige pas les déséquilibres à long terme, mais agit comme un catalyseur dans
la phase initiale de récupération. Ainsi, la traction doit être accompagnée d’exercices spécifiques.
2.5.5 La théorie de la qualité de vie de Wilson et Cleary (1995)
La théorie de Wilson et Cleary (1995) établit un lien entre les caractéristiques cliniques
des maladies et leurs impacts sur la qualité de vie des patients. Ferrans (2005) précise que cette
théorie considère des dimensions physiques, psychologiques et sociales. Dans le contexte de la
lombodiscopathie, la traction lombaire contribue à améliorer ces dimensions en réduisant la
douleur, en augmentant la mobilité fonctionnelle et en permettant aux patients de retrouver une
meilleure autonomie dans leurs activités quotidiennes. Par exemple, une étude de Grunwald et al.
(2022) montre que les patients ayant bénéficié d’une traction régulière rapportent une
amélioration significative de leur qualité de vie, notamment au niveau de la douleur et des
limitations physiques. Cette théorie justifie l’évaluation des résultats thérapeutiques au-delà des
simples critères cliniques, en intégrant les perceptions subjectives des patients et leur bien-être
global.
Ces théories offrent une compréhension globale et multidimensionnelle de l’impact de la
traction lombaire sur les patients atteints de lombodiscopathie. Qu’il s’agisse d’effets
mécaniques, neurologiques ou psychosociaux, elles justifient l’utilisation de la traction lombaire
dans une approche thérapeutique intégrée et individualisée. Ensemble, elles mettent en évidence
le potentiel de cette méthode pour améliorer non seulement les symptômes physiques, mais aussi
la qualité de vie globale des patients.
Continuer la numérotation de vos titres tel que je l’ai fait
Rédigé par Mlle MADINATOU HAMAN
Impact de la traction lombaire sur la qualité de vie des patients atteints de la lombodiscopathie: cas de
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Numéroter vos figures et préciser les sources
La sous partie recension empirique des écrits est manquante
Les petits (a, b, c, d,….) n ;existent pas dans la norme APA que j’ai pris mon temps pour vous
l’envoyer.
Les points fars du chapitre 3 seront laissés ci-dessous
. 3.7. METHODE DE RECHERCHE
Selon [Link] et [Link] repris par (B.A. KOUM, 2010), la D méthode de recherche
est « un ensemble ordonné de manière logique, de principes, de règles, d’étapes permettant de
parvenir à un résultat ».
3.7.1. Type d’étude.
Le type d’une étude ou d’une recherche sont les façons de conduire une étude dans le
contexte d’un devis particulier incluant les stratégies de collecte et d’analyse (Marie-Fabienne,
2022).
Nous allons opter pour une étude quantitative, d’approche déductive et de démarche
explicative.
Une étude quantitative est une étude menée dans le but de décrire des concepts ou des
variables, d’examiner des relations entre les variables ou des vérifier les effets d’une
intervention sur un résultat anticipé (Marie-Fabienne, 2022).
Une approche déductive : (justifier tel que je l’ai fait)
Une démarche explicative en recherche est : (justifier tel que je l’ai fait)
3.7.2. Période de l’étude.
Notre étude se déroulera sur une période de 12 mois allant de septembre 2024 à septembre
2025. Incluant une période d’enquête de 1 mois prévue pour Mai 2025.
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3.7.3. Population d’étude.
La population source d’une étude désigne l'ensemble complet des individus ou des unités
statistiques qui pourraient potentiellement être concernés par une étude ou une enquête (Coron,
2020). Elle englobe tous les membres possibles sans distinction particulière (Coron, 2020). La
population source de notre étude sera représentée par l’ensemble des patients de l’hôpital
régional de Maroua. Quant à la population cible d’une étude, elle est un ensemble des individus à
visé pour une étude dont on voudra recueillir des informations et exploiter les résultats (B. A.
Nkoum, 2010).
De part cette définition de la population cible d’une étude, la population cible de notre étude
sera représentée par les patients fréquenttant le service de kinésithérapie de l’hôpital regional de
Maroua pour lombodiscopathie.
3.7.3. Méthode et technique d’échantillonnage
La méthode d’échantillonnage est déterminante de la fiabilité des résultats d’une étude,
elle désigne le processus de sélection d’un groupe restreint d’individus, à interroger dans le cadre
d’une enquête (A. Deuwel, 2023).
La méthode d’échantillonnage probabiliste sera utilisée dans notre étude à cette fin.
La méthode d’échantillonnage probabiliste est un processus de sélection aléatoire, cela
veut dire que chaque élément de la population a une chance égale ou une probabilité non
nulle d’être choisi pour faire partie de l’échantillon de l’étude (Marie-Fabienne, 2022).
La technique d’échantillonnage est une approche caractérisée par un ensemble
d’opération servant à sélectionner un échantillon à partir d’une population donnée, échantillon
sur lequel s’appuieront les tests empiriques (Gaspard Claude, 2019).
Notre population cible étant homogène, la technique d’échantillonnage aléatoire simple sera
utilisée pour sélectionner chaque élément de notre échantillon (Friedrich-Ebert-Stiftung, 2016.
Marie-Fabienne, 2022).
Rédigé par Mlle MADINATOU HAMAN
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L’échantillonnage aléatoire simple signifie que le choix des participants se fera dans le
respect du principe de la randomisation et chaque participant aura une chance égale de
particper à l’étude (Friedrich-Ebert-Stiftung, 2016 ; Marie-Fabienne, 2022).
3.7.4. Taille de l’échantillon.
Un échantillon est un sous-groupe d’une population choisi pour participer à une étude
(Marie-Fabienne, 2022). Un échantillon reflète de façon proportionnelle les caractéristiques
pertinentes et les variables retrouvées dans une population cible et permet au chercheur de
généraliser les résultats de son étude à la population source. La représentativité d’un échantillon
dépend de sa taille (Marie-Fabienne, 2022).
Pour le calcul de taille de notre échantillon nous allons utiliser la formule de LORENZ
Pour cette formule, il nous faut la prévalence de la lombodiscopathie dans la région de
l’extrême nord
3.7.5. Critères de sélection
Les critères de sélections, aussi appelés d’admissibilité, incluent une liste des
caractéristiques essentielle qui déterminent la population cible
Critères d’inclusion :
Les critères d’inclusion sont des critères qui décrivent les caractéristiques que doit posséder
un sujet pour faire partie de la population accessible, ce qui le rendra admissible à participer à
l’étude (Marie-Fabienne, 2022)..
De part cette définition sera donc admissible à participer à notre étude :
Préciser vos critères d’inclusion
Critères de non inclusion
Les critères de non-inclusion sont des caractéristiques négatives, décrivant les aspects ou
caractères que ne doivent pas présenter des personnes pour être admissibles dans une étude (Blel
Youssef, 2010). Les critères de non inclusion retenus dans notre étude sont les suivants :
Préciser vos critères de non inclusion
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3.7.6. Méthode de collecte des données.
Dans la recherche quantitative, les méthodes de collecte des donnéesont pour but de
mesurer les variables clairs et précises. Les principales méthodes de collecte de données
quantitatives sont : l’observation structurée, l’entrevue structurée, etc. (Marie-Fabienne, 2022).
Dans notre étude la collecte de nos données se fera au cours d’un entrevue structuré ou
interrogatoire.
L’entrevue structuré est une interaction verbale avec les participants dans laquelle,
l’intervieweur exerce un certain contrôle sur le contenu et le déroulement dans le but
d’obtenir les données essentielles (Waltz et al, 2017). La nature des questions sont des
questions à réponses fermées, leur formulation et leur ordre sont déterminés d’avance
(Marie-Fabienne, 2022).
3.7.7. Outil de collecte des données.
Dans notre étude notre outil qui nous permettra de collecter nos données sera un
questionnaire structuré. Un questionnaire est un outil de collecte de données composé d’une série
de questions permettant de recueillir des informations factuelles sur des évènements ou des
situation connus au près des participants (Marie-Fabienne, 2022).
3.7.8. Instruments de collecte des données.
Pour mener à bien notre entrevu structuré les instruments suivants seront utilisés :
Questionnaire structuré (liste de questions), sera utilisé pour recueillir des informations
sociodémographiques, cliniques, et obstétricales
Un carnet pour prendre des notes.
Des stylos dont un surligneur
Fiches d’observation médicale : Utilisées pour extraire les données biologiques (analyses
d'urine).
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Impact de la traction lombaire sur la qualité de vie des patients atteints de la lombodiscopathie: cas de
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3.7.9. Validation des outils de collecte des données.
Après la construction de nos outils, ils seront testés (une étude pilote) dans une autre
formation sanitaire, afin de valider leur capacité d’usage.
3.7.10. Procédure de collecte des données.
Décrivez votre procédure de collecte des données
3.7.11. Méthodes d’analyse des données
L’analyse statistique de nos données sera faite à l’aide de la statistique descriptive, Les
données analysées à l’aide du logiciel Sphinx-V5 plus et les graphes ressortis par le logiciel
Microsoft Excel 2016. Les résultats seront exprimés sous forme de tableaux et de figures
représentants les fréquences et plus ou moins les moyennes. Certains paramètres comme la
variance et l’écart-type seront calculés pour décrire au mieux notre population. Les relations
d’association seront déterminer par le test de Khi-2 et considérées comme significatives pour les
valeurs de p ¿ 0,05.
Nous travaillerons avec un interval de confiance de 95% et une marche d’erreur de 5%.
3.8. Variables de l’étude
Une variable correspond à toute caractéristique qui peut prendre différentes valeurs selon
les participants à une étude ou des évènements qui en font l’objet (Marie-Fabienne, 2022).
Les variables de notre étude seront de 2 natures à savoir les variables dépendantes et les variables
indépendantes.
Une variable dépendante est : (définir et présenter la ou les variables dépendantes de
votre étude)
Une variable qualitative : (définir et présenter la ou les variables indépendantes de votre
étude)
Rédigé par Mlle MADINATOU HAMAN
Impact de la traction lombaire sur la qualité de vie des patients atteints de la lombodiscopathie: cas de
l’Hôpital Régional de Maroua
3.9. Considérations éthiques
Pour mener à bien notre étude dans le respect de tout ordre éthique, nous aurons besoins des
autorisations suivantes :
3.10. Limites de l’étude
Presenter les limites de votre étude
3.11. Chronogramme des activités
Le chronogramme est une représentation simple d’un projet. Il permet de mettre en avant
les différentes activités classées selon l’ordre chronologique de leur mise en place. Le
chronogramme est un équivalent de calendrier, il met en avant les différentes étapes et jalons
d’un projet (Agence Microprojets, 2020).
Période d’activité S O N D J F M A M J J S
2024 2025
Choix du thème
Recherche documentaire
Revu de la littérature
Rédaction et dépôt du protocole de
recherche
Collecte des données
Traitement des données
Rédaction du mémoire
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Correction du mémoire
Finalisation du mémoire
Soutenance
3.12. Financement de l’étude
Le financement est l’action par laquelle un organisme ou une personne privée alloue des
fonds à un tiers dans l’objectif de soutenir un projet (GOETHE INSTITUT, 2019)
Il convient dans cette partie de présenter les sources de fond de financement de l’étude.
Source de financement :
- La famille
Compléter le tableau
Réalisation Prix unitaire Quantité Total (F)
Impression
Transport pour collecte
Ordinateur DELL
Clés USB Kingston
Connexion internet
Reliure protocole
Reliure mémoire
Imprévus
Frais des DM
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TOTAL
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