Cours de Regulation
Cours de Regulation
Cours de Régulation
SOMMAIRE
Pré-requis :
- Transformée de Laplace (définitions, propriétés, fonction de transfert de Laplace)
- Mise en équation de systèmes linéaires
- Systèmes asservis (précision, stabilité)
Certaines parties de ce cours sont inspirées du cours de régulation des procédés industriels de
l’IUP Génie des Procédés de Grenoble, ainsi que du cours de régulation avancée enseigné à
l’ecole d’ingénieurs PolyTech’Lille (Avec l’aimable autorisation de Mr Bould-Bouamana,
enseignant à PolyTech’Lille).
1 But de la Régulation
Principe d’un système asservi (par un opérateur humain)
2
1
4
Yc ε Uc Ur Y
CORRECTEUR ACTIONNEUR PROCESSUS
Ym
CAPTEUR
Vapeur
Consigne
Chaudière Ballon
Capteur de Régulateur
Combustible Niveau
Vanne de Régulation
Eau
Air
Régulation analogique
Régulation numérique
Normalisation :
liaisons ---
capteurs (T : Transmitter)
Indicateurs de contrôle (I : Indicator)
Régulateurs (C : Controller)
Régulateurs avec indicateur (IC : Indicator Controller)
Transports de Fluide (liquide, Gaz)
PT PT
Electrique
Pneumatique
Numérique
BALLON
H LT M LIC Hc
Yr
EAU
REGULATEUR D
C ε Yr Gr Y
Yc
AFFICHAGE CORRECTION ACTION PROCESSUS
CAPTEUR
Les schémas blocs sont souvent remplacés par les fonctions de transfert de Laplace des
procédés (lorsque on les connaît) :
1er Ordre ds (t )
s( p) G s (t ) + τ . = G.e(t )
=
e
G s
e( p ) 1 + τ ⋅ p d (t )
1+τ ⋅ p
Intégrateur ds (t )
s( p) G = G.e(t )
=
e
G s
e( p ) p d (t )
p
Retard Pur
s( p) s (t ) = e(t − t m )
e s = e −tm. p
t − tm e( p )
6 Etude temporelle
Les signaux de types non sinusoïdaux : signal de saut (échelon), signal impulsionnel (Dirac),
signal en rampe Analyse temporelle
Définition
u(t)
u (t ) = e0 si t ≥ t 0
e0
u (t ) = 0 si t < t 0
∞ ∞
e − p.t ∞ e0
si t0 = 0, e( p ) = ∫ u (t ).e − p .t
.dt = e0 ∫ e − p.t
.dt = e0 .[− ] =
0 0
p 0 p
e0 − p.t0
si t0 ≠0, e( p) = .e
p
H ( p) −1 e0
Réponse indicielle : s ( p ) = e0 . et h(t ) = L . .H ( p)
p p
Réalisation physique : Soumettre un système à un essai d’échelon, exemple mise sous tension
d’un moteur.
Domaine d’utilisation : Signal de test le plus simple à réaliser, convient aux systèmes d’une
grande inertie
Définition : Limite d’une fonction nulle en dehors de mais qui prend dans des
valeurs suffisamment grandes pour que son effet total soit notable
δ(t)
A = aire δ (t ) = 0 si t < t0 ou t > t0 + ∆t
∆t
A.∆
δ (t ) = A.∆t si t ∈ [t0 , t0 + ∆t ]
t
t0 ∆t
t0+∆
du (t )
δ (t ) = ⇒ δ ( p ) = p.u ( p ) = 1
dt
La durée de l’impulsion ne doit pas être assez grande pour ne pas ressembler à l’échelon ni
trop brève pour pouvoir exciter le système.
Domaine d’utilisation : Système ne pouvant pas être excité pendant un temps assez important.
Définition :
e(t)
t
t0
− p.t
Transformée de Laplace : si t 0 = 0, e( p) = a.∫ t..e .dt = a
p2
−1 a
Réponse impulsionnelle : s (t ) = L . 2
.H ( p )
p
a
Intégrateur
a
t0
t0
Définition :
Transformée de Laplace :
ω
si ϕ = 0, e( p) = e0 .
p +ω2
2
ω
s(t ) = L−1 e0 . 2 . H ( p )
p +ω
2
La tangente à l’Origine est vers la verticale et elle coupe l’asymptote horizontale au bout du
temps τ.
On relève par expérience les valeurs t1 et t2 nécessaires pour atteindre respectivement 28%
et 40%
Remarque
K .e − tm. p
W ( p) =
(1 + τ . p ) n
Méthodologie
En se basant sur la réponse indicielle d’un tel système, il est aisé d’établir les relations
T T TA
suivantes : U = F1 (n) U = F 2(n) = F 3(n) Y1 = F 3(n)
TA T T
Détermination de K
Détermination de n
Tableau de Stréjc
n Tu/Ta Tu/τ Ta/ τ Y1
1 0 0 1 0
2 0.104 0.282 2.718 0.264
3 0.218 0.805 3.695 0.323
4 0.319 1.425 4.463 0.353
5 0.410 2.100 5.119 0.371
6 0.493 2.811 5.699 0.384
7 0.570 3.549 6.226 0.394
8 0.642 4.307 6.711 0.401
9 0.709 5.081 7.164 0.407
10 0.773 5.869 7.590 0.413
Dans l'exemple cité TuR = 3sec. , alors TuT / TA =0,218 (pour n=3) d’où TuT=0,218*
TA=0,218*11=2,4sec.
K .e − tm. p
H ( p) =
2m 1
1+ .p + 2 .p2
ω0 ω0
Gain statique : rapport des amplitudes de l’entrée et de la valeur finale atteinte par la sortie
2.π .m
D1 2.π .m
=e 1− m 2
t 2 − t1 =
D2 ω0 . 1 − m 2
−t −t
T1 T2 −
t
−
t
y (t ) = K 1 − e +
T 1
e ⇒ K − y (t ) = λ1.e − λ 2.e 2
T 2 T 1 T
T1 − T 2 T1 − T 2
−t −t −t
K T1 t
−
h (t ) = e − e = λ1.e − λ 2.e 2
T 2 T 1 T
T 1 − T 2
K .T2
et λ1 = −λ2 = pour la réponse indicielle.
T1 − T 2
s (t − ∆) s (t − 2∆ )
s (t ) + a1 .s (t − ∆ ) + a 2 .s (t − 2∆) = 0 ⇒ 1 + a1 . + a2 . =0
s (t ) s (t )
s (t − ∆) s (t − 2∆)
On trace dans le plan les points des coordonnées et
s (t ) s (t )
On détermine du graphe les valeurs -1/a1 et -1/a2 comme intersection avec l'axe des
ordonnées et des abscisses:
∆
−
On calcule les racines de 1 + a1 .z + a1 .z = 0 avec z = e
2 T1
∆ ∆
On en déduit T1 = et T2 =
ln z1 ln z 2
Remarque:
s (t − ∆) s (t − 2∆)
Il faut bien choisir le pas sinon et risquent d’être proches de 1
s (t ) s (t )
Intérêt de la méthode
Permet d’identifier sans débrancher le SRA, identifie les modes intéressants (à haute
fréquence).
Principe
C ε Yr Y
P-Régulateur ACTION PROCESSUS
H(p)
Gain K Période T
Procéder à un essai de pompage : pour une consigne fixée, augmenter le gain (P-régulateur)
jusqu’à ce que la sortie oscille da façon entretenue (limite de stabilité), noter alors le gain K et
la période des oscillations T.
Rappel : stabilité fréquentielle, critère du revers, tout système peut devenir instable avec un
gain suffisant
G.e − t m . p
H ( p) =
1+τ ⋅ p
T arctan ( KG ) 2 − 1
Temps mort : t m = (1 − )
2 π
T
Constante de temps : τ = . ( KG ) 2 − 1
2π
G.e − t m . p
H ( p) = 2π T
p on obtient alors G = et t m =
KT 4
G
H ( p) =
(1 + τ 1 ⋅ p).(1 + τ 2 ⋅ p)...(1 + τ n ⋅ p)
Déterminer G, T et n en posant que :
G N ( p)
H ( p) ≡ =
(1 + τ ⋅ p) n D( p)
La stabilité du système dépend du polynôme caractéristique
G.K
1+ = 1 + K .H ( p) = 0
(1 + τ ⋅ p) n
En régime de pompage, on identifie le module et la phase de H(jω) en remplaçant p = jω,
G.K
K .H (ω ) = =1
( 1+τ ⋅ω )
2 2 n
ϕ (ω ) = −n. arctan(τω ) = −π
n/2
Tcr π π 1
T= .tg et K = 1 + tg 2 =
2.π n n π
n
cos
n
K n K n K n K n
232 2.1 9.02 2.9 2.89 5,1 1.69 9.5
72 2.2 8 3 2.58 5.5 1.6 10
38 2.3 6.55 3.2 2.37 6 1.51 12
25 2.4 5.59 3.4 2.20 6.5 1.42 14
18.83 2.5 4.9 3.6 2.07 7 1.36 16
14.81 2.6 4.39 3.8 1.88 8 1.31 18
12.19 2.7 4 4 1.81 8.5 1.28 20
10.36 2.8 3.31 4,5 1.75 9 1.05 100
On déduit n du tableau
On applique une consigne d’échelon xo faible pour ne pas trop perturber le système
x0 x0 − E0
On calcule le gain du système E 0 = ⇒ G=
1 + G.Kro Kro.E 0
Remarque :
Si, pour des raisons technologiques on ne peut pas changer de consigne, on peut utiliser la
méthode de la perturbation constante pour trouver ko.
On peut prendre pour l’identification du système, une autre structure telle que celle de
Broîda par exemple : la démarche reste évidemment la même.
C-M
C + P-Régulateur U
-
U = K (C − M ) + U 0
BANDE PROPORTIONNELLE : BP
C’est la variation en % de l’entrée du régulateur nécessaire pour que la sortie varie de 100 % .
Elle est d’autant plus faible que le gain est élevé donc que le régulateur est sensible :
BP%=100/K . BP est de l'ordre de 3 à 400% dans les régulateurs électroniques
Le rôle de l’action P dans un SRA est de réduire l’erreur de réglage qui est inversement
proportionnelle au gain, mais rend la réponse plus au moins oscillatoire. On choisit un gain
qui permet d’avoir un bon taux d’amortissement (égal à 0,75). On utilise un P régulateur
lorsque la précision n’est pas importante. Le réglage par exemple du niveau d’eau dans un
C-M
C PI-Régulateur
+ U
-
t
K
U = K (C − M ) + ∫ (C − M ).dt + U 0
Ti 0
Fonction de transfert:
1 + Ti . p
W ( p) = K .
Ti . p
Réponse indicielle
La Bande Proportionnelle BP
BP%=100/K
Le temps d’intégration Ti [sec.] ou 1/ Ti [en nombre de répétition par minute]
• Dans les régulateurs industriels on affiche 1/Ti, alors Ti est d’autant plus grand que
l’action intégrale est faible.
• Le rôle principal de l’action intégrale est d’éliminer l’erreur statique.
• L’action intégrale (voir chapitre 3) est un élément à retard de phase, donc l’augmentation
de l’action intégrale (c.à.d. diminuer Ti) produit une instabilité car elle déplace le lieu de
Nyquist vers la gauche. La valeur optimale est choisie pour satisfaire un compromis
stabilité- rapidité. Si le système possède lui même un intégrateur (exemple niveau),
l’action I est quand même nécessaire pour annuler l’écart de perturbation.
• Dans l’industrie, on utilisera l’action I chaque fois que nous avons besoin, pour des
raisons technologiques, d’avoir une précision parfaite - exemple : la régulation de la
pression ou température dans un réacteur nucléaire. De plus, il faut souligner que l’action
I est un filtre donc il est intéressant de l’utiliser pour le réglage des paramètres très
dynamiques telle que la pression.
C-M
C PD-Régulateur
+ U
-
Ti
K d (C − M )
U = K (C − M ) + ∫ (C − M ).dt + K .Td . + U0
Ti 0 dt
Fonction de transfert
1 + Ti . p + Ti .Td . p 2
W ( p) = K .
Ti . p
Réponse indicielle
La Bande Proportionnelle BP
BP%=100/K
Le temps d’intégration Ti [sec.] ou Ti(min) [en nombre de répétition par minute]
d (C − M )
U = K (C − M ) + K .Td . + U0
dt
Si (C-M) = a t (entrée sous forme de rampe) on a pour t=Td :
Td est donc le temps d'avance d'une réponse PD par rapport à une réponse en P seule.
Dans la pratique, l'action dérivée est appliquée aux variations de la grandeur à régler
D seule et non de l'écart mesure-consigne afin d'éviter les à-coups dus à une variation
subite de la consigne.
L'action D est utilisée dans l'industrie pour le réglage des variables lentes telles que
la température, elle n'est pas recommandée pour le réglage d'une variable bruitée ou
trop dynamique (la pression). En dérivant un bruit, son amplitude risque de devenir
plus importante que celle du signal utile.
Calculer alors :
∆U 100%
K= ⇒ BP =
∆M K
7. Répéter l’opération pour plusieurs valeurs de Ti sur toute sa gamme et comparer avec la
valeur affichée.
7. Répéter l’opération pour plusieurs valeurs de Td sur toute sa gamme et comparer avec la
valeur affichée
dε (t )
t
Ti + Td K
U = K( )ε (t ) + ∫ ε (t ).dt + K .Td . + U0
Ti Ti 0 dt
Ti + Td K
U = K .( ).ε ( p ) + .ε ( p ) + K .Td p.ε ( p )
Ti Ti p
Ti + Td 1 K
= K .ε ( p ).[( )+ + Td p ] = ε ( p ). .[1 + (Ti + Td ) p + Ti Td p 2 ]
Ti Ti p Ti p
K 1
= ε ( p) * * (1 + Ti p ) * (1 + Td p ) = K * ε ( p ) * (1 + )(1 + Td p )
Ti p Ti p
U
ε (p)
K 1/Ti.p + Td.p +
+ +
11.2 Parallèle
t
1 d (C − M )
U = K (C − M ) + ∫ (C − M ).dt + Td . + U0
Ti 0 dt
1
U = (K + + Td p ).ε ( p )
Ti p
U
ε (p) +
1/Ti.p +
+
Td.p
dε (t )
t
1
U = K [ε (t ) + ∫ ε (t ).dt + Td . ] + U0
Ti 0 dt
1
U = K .ε ( p ).[1 + + Td p ]
Ti p
1/Ti.p
U
ε (p) +
K +
+
Td.p
12 La correction série
Dans la correction série, le correcteur est placé en série avec le procédé :
REGULATEUR
D
C ε Yr Gr Y
Yc
AFFICHAGE CORRECTEUR ACTION PROCESSUS
CAPTEUR
Problèmatique
1 Afin d’augmenter les performances d’un SRA, on peut agir sur les paramètres du
régulateur afin de les régler à leur valeurs optimums selon un critère choisi. Mais,
quelquefois l’algorithme de régulation utilisé (exemple PID) ne peut plus assurer la
stabilité ou de bonnes performances car le système à commander présente par exemple un
temps de retard important , alors on est contraint d’agir sur la structure de la boucle de
régulation (cascade, compensation etc...) ou utiliser des algorithmes plus performants
(retour d’état, optimal, découplage etc....)
Prenons par-exemple
K0
G ( p) =
(1 + τ 1. p)(1 + τ 2 . p )
En corrigeant avec un PID à structure « série » :
(1 + Ti. p )(1 + Td . p )
C ( p) = K .
Ti ⋅ p
Et que l’on choisit Ti = τ1 et Td = τ 2, alors
K .K 0
TBO ( p ) = C ( p ).G ( p ) =
Ti ⋅ p
Et en boucle fermée,
1
TBF ( p ) =
Ti
1+ .p
K .K 0
1 + Ti. p + Ti.Td . p 2
C ( p) = K .
Ti ⋅ p
Il faut alors choisir Ti = τ1 + τ 2 et Td = τ 1. τ 2 / (τ 1 + τ 2) pour obtenir un résultat analogue.
s( p) G −t m . p
= .e
e( p ) p
mais également aux procédés stables
s( p) G
= .e −tm . p
e( p ) 1 + τ ⋅ p
Procédé instable
G
Procédé stable
Tangente pente R
tm τ+tm
Le temps mort tm est donné par l’intersection de la droite de pente R avec l’axe du temps. Les
valeurs de réglages sont données dans le tableau suivant :
Action
K 1/R.tm 0,9/R.tm 1,2/R.tm
Ti Max 3,3 tm 2 tm
Td 0 0 0,5 tm
s( p) G
= .e −tm . p
e( p ) 1 + τ ⋅ p
P PI série PI PID PID PID mixte
parallèle série parallèle
K τ .F0 τ .F0 τ .F0 τ .F0 K1 K1
Ti ∞ τ 1 τ 1 0,4.t m + τ
F0 τ .F0
Td 0,4.t m 0,35.τ τ .tm
0 0 0 G tm + 2,5τ
τ
0,4 +
0,8 tm
F0 = K1 =
G.t m G.t m
s ( p ) G.e − t m . p
=
e( p ) p
P PI série PI PID PID PID
parallèle série parallèle mixte
K 0,8.F0 0,8.F0 0,8.F0 0,85.F0 0,9.F0 0,9.F0
Ti Max 5. tm G.tm2/0,15 4,8. tm G.tm2/0,15 5,2. tm
Td 0 0 0 0,4. tm 0,35/G 0,4. tm
1
F0 =
G.t m
Valeurs de réglage :
Action
K 0,5 K 0,45 K 0,6 K
Ti Max T/1,2 T/2
Td 0 0 T/8
Plus le temps mort est important par rapport à la constante de temps, plus le procédé est
difficile à réguler, donc plus le correcteur doit être évolué. Le rapport τ/tm exprime la
« réglabilité » du processus et oriente le choix d’un correcteur :
τ Type d’action
tm
10 <……< 20 P
5 <…..< 10 PI
2 <…..< 5 PID
<2 PID insuffisant correcteurs numériques ou autres
>20 Action Tout Ou Rien (TOR)
En boucle Ouverte
17 Régulation en cascade
Il s’agit de placer un régulateur (Maître) en série sur le régulateur principal pour lui délivrer
une consigne (Esclave) qui prenne en compte les variations d’une variable physique
secondaire influant directement sur la variable principale :
Perturbation
C1 ε1 C2 ε2 YR Y
+ Correcteur + Correcteur H1(p) H2(p)
- Maître - Esclave
M1 M2
Capteur
interne
Capteur
externe
Tc
M T
TIC
TT
YR
Qvapeur
Vapeur
Tc
M’ Y’R M T
FT FIC TIC
TT
YR
Qvapeur
Vapeur
Le régulateur de température délivre une consigne pour le second régulateur qui maintien le
débit de vapeur constant. Grâce à la mesure du débit de vapeur, les variations de pression sont
rapidement détectées et peuvent alors être corrigées avant qu’elles n’affectent la température
de sortie.
+10V θe + +
A
-10V - -
Ve
β . VDT
138 1
θs
Vs
+10V -10V
Ce type de régulation très utilisé dans l’industrie car simple à réaliser et ne nécessitant pas un
modèle, permet de régler une variable intermédiaire (ici le débit du gaz combustible) par un
régulateur FIC dit «esclave» dont la consigne est la sortie du régulateur principal dit «maître»
(ici de température TIC). La régulation en cascade permet d’une part, de diminuer le temps de
réponse et de stabiliser le système puisque le système à commander est divisé en deux sous
systèmes et d’autre part le régulateur esclave permet d’éliminer la perturbation principale
(débit de gaz combustible) avant qu’elle ne se répercute sur la grandeur à régler
Correcteur
de tendance
HD(p)
C ε YR GR Y
+ +
+ Correcteur + H1(p) + H2(p)
-
Capteur
Il suffit d’ajouter un capteur de température extérieure qui informe le régulateur des variations
des conditions ambiantes.
VAPEUR
BALLON LT LIC
H M Hc
Yr
EAU
VAPEUR
FT
BALLON LT LIC
H M Hc
FY FY
Σ
K(1+Tdp)
Yr
EAU
L’idée de la régulation auto adaptative est alors de calculer en temps réel le modèle du
processus à commander (par des algorithmes appropriés) et de déterminer les paramètres ou la
structure du régulateur numérique en fonction du critère d'optimalité imposée. Il est clair que
dans ce cas les régulateurs sont numériques. A cet effet on excite le processus par un
ensemble d’impulsions (qu’on appelle Séquences Binaires Pseudo Aléatoire SBPA) et on
traite les sorties correspondantes pour déterminer le modèle par des algorithmes de type
moindres carrées de récursifs.
Remarque : on considère que le modèle est polynomial, on effectue plusieurs essais (autant
que de paramètres à déterminer) et on approche ses paramètres une régression linéaire.
Un régulateur «tout ou rien» est un régulateur qui élabore une action de commande
discontinue qui prend deux positions ou deux états (« 0 et 1 » ou « 0 et 100% »).
YR (%)
d
100 %
YR (%) d
100 %
ε=C-M
ε0 ε1
Domaine d’utilisation
Les régulateurs tout ou rien sont utilisés pour la commande des systèmes ayant une grande
inertie où la précision de régulation n’est pas importante. A titre d’exemple la régulation d’un
four à l’aide d’une résistance chauffante.
C ε Yr Pfournie T
Tc
AFFICHAGE Contacteur Local ou
+ Four
Résistances
Sonde de
Température
Tc
d D
temps mort
t
T marche
100 %
arrêt
0%
t
D = différentiel dynamique, écart entre les valeurs extrêmes mesurées. D > d si tm n’est pas
faible devant τ.
Ballon d’eau alimenté en eau (débit d’entrée Qe) par une vanne électropneumatique
Hauteur en eau H
Régulateur commande la vanne (signal de commande YR1) en fonction de la consigne Hc1 et
de la mesure de niveau M1 d’un capteur de niveau
Le brûleur est alimenté en combustible (débit Qc) par une vanne électropneumatique
Pression de la vapeur P
Régulateur commande la vanne (YR2) en fonction d’une consigne de pression (Pc2) et de la
mesure de la pression (M2) d’un capteur de pression de vapeur dans le ballon
Grandeur régulée
Consigne
Grandeur de mesure
Grandeur de réglage
Grandeur de commande
Organe régulé
Organe de mesure
Régulateur
Actionneur
Perturbations
e(t) s(t)
s( p) 5
=
e( p) 1 + 20 ⋅ p
e(t)
FT
YR
eau
2- Etude statique
Tracer les caractéristiques statiques et calculer le gain statique des différents éléments. Pour le
régulateur on prendra un positionnement manuel YR0 imposant un positionnement à mi-
course de la vanne et on représentera la caractéristique pour des bandes proportionnelles de
50% et 100%. Vérifier que le sens d’’action du régulateur est correct.
4- Etude dynamique
Etablir les fonctions de transfert des différents éléments et les reporter sur le schéma
fonctionnel. Calculer la fonction de transfert en boucle fermée F(p)=Q(p)/Qc(p)