Tumeur à cellules géantes
I- Introduction :
1- Définition
2- Intérêt de l’imagerie :
3- Épidémiologie :
- Fréquence
- Age
- Sexe
- Étiologie
- Siège
II- Diagnostic positif :
1- Clinique :
2- Ana path :
3- Imagerie : 6 techniques
1) Radiologique standards
TCG calme
TCG active
TCG agressive
2) TDM
3) IRM
4) Scintigraphie
5) Artériographie
6) Biopsie
Formes radio-cliniques :
a- TCG multiples
b- Formes topographiques
c- Syndrome de GOLTZ
III- Diagnostics différentiels : 10 dd
En fonction du siège :
Epiphysaire
Métaphysaire
En fonction de l’aspect
TCG agressif
TCG multiples
IV- Évolution
V- Traitement
VI- Conclusion
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Tumeur à cellules géantes
I- Généralités :
1- Définition : Tumeur primitive de l’os, à la limite entre la bénignité et la malignité
2- Intérêt de l’imagerie :
- Diagnostic positif
- Surveillance
- Recherche d’autres localisations
3- Épidémiologie :
Fréquence : 4-10% des tumeurs osseuses primitifs
Age : 20 - 40 ans, après soudure de cartilage de croissance+++
Sexe : légère prédominance féminine.
Étiologie : inconnue.
Siège : - Os longs : près du genou, loin du coude (épiphyso-métaphysaire)
- Bassin et sacrum souvent touchés
- Vertèbres rarement atteintes (essentiellement arc postérieur)
II- Diagnostic positif :
1- Clinique :
- Limitation des mouvements
- Douleur et Tuméfaction
- Fractures pathologiques
- Épanchement articulaire
2- Ana path :
Macroscopie : Volumineuse, contingent kystique pseudo anévrysmal
Microscopie : Composante conjonctivo - cellulaire
Cellules stromales et cellules géantes
3- Imagerie :
1) Radiologique standards : face, profil
A- TCG calme :
- Ostéolyse épiphyso-métaphysaire, arrondie, à contours nettes sans sclérose périphérique
- Fines cloisons de refend, pas de calcifications
- Corticale soufflée ou peu ou pas visible
- Réaction périostée exceptionnelle
B- TCG active : Intermédiaire, plus fréquente
C- TCG agressive : - Corticale rompue
- Réactions périostées péjoratives : spéculaire, éperon de CODMAN
- Envahissement des parties molles
2) TDM :
- Étude de la corticale
- Étude de la matrice
- Extension intra et extra osseuse
2
3) IRM :
- Skip métastase
- Envahissement des parties molles
- Guider la biopsie
4) Scintigraphie : recherche d’autres localisations, hyperfixation en périphérie de la tumeur
5) Artériographie : permet l’embolisation de certaines tumeurs inopérables.
6) Biopsie : confirme le diagnostic
Formes radio-cliniques :
1- TCG multiples : 0,5 à 5 % des T C G
- Atteintes simultanée ou successive
- Association à une maladie de PAGET
2- Formes topographiques : Métaphysaire, Petits os de la main, Pelvis, Sternum et sacrum,
Rachis
3- Syndrome de GOLTZ : Hypoplasie dermique focale
Défect oculaire
Anomalies squelettiques
III- Diagnostics différentiels :
En fonction du siège :
Epiphysaire : Chondrosarcome à cellules claires
Chondroblastome
Métaphysaire : kyste anévrysmal et kyste osseux solitaire
Hyperparathyroïdie
En fonction de l’aspect : Kyste anévrysmal
TCG agressif : fibrosarcome, ostéosarcome, chondrosarcome
TCG multiples : HPT, métastase, enchondromatoses
IV- Évolution :
- Guérison
- Transformation maligne
- Récidive
V- Traitement :
- Radiothérapie : Multiplie le risque de dégénérescence
- Curettage comblement
- Résection suivie d’une reconstruction
- Amputation si envahissement des parties molles
VI- Conclusion :
TCG est une tumeur bénigne à potentiel malin, le radiologue doit rechercher des signes
d’extension ou de malignité. La surveillance radiologique est nécessaire devant la
fréquence des récidives locales après traitement.