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Théorème D'alembert

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Stanislas Théorème de PSI Soit,

H.P. d'Alembert-Gauss
p−1
X
|P (z)| > |ap |rp − |ak |rk .
k=0
   On a utilisé ici p > 1, donc l'hypothèse qui arme que P est non
On propose de démontrer le théorème de d'Alembert-Gauss : tout poly- constant.
nôme non constant de C[X] possède au moins une racine dans C. 3. Ainsi, lim |P (z)| = +∞.
On admettra le Théorème de Bolzano-Weierstrass : toute suite bor- |z|→+∞
née de nombres complexes admet une sous-suite convergente. D'après les résultats sur les fonctions polynomiales, lorsque r tend vers
p−1
+∞, |ap |rp − |ak |rk ∼+∞ |ap |rp . Ainsi, pour tout M > 0, il existe un
p P
Soit P = Xk un polynôme de C[X] de degré p > 0. Notons
P
ak k=0
k=0
réel r0 > 0 tel que si |z| > r0 , alors |P (z)| > M , soit
P = {|P (z)| ; z ∈ C}.
lim |P (z)| = +∞.
1. P admet une borne inférieure notée α. |z|→+∞
Comme |P (0)| ∈ P , l'ensemble P est une partie de R non vide et mino-
rée par 0 (le module est à valeurs positives). Ainsi, d'après le théorème On a réutilisé ici p > 1, donc l'hypothèse qui arme que P est non
de la borne inférieure, P admet une borne inférieure notée α. constant.
2. Soit r > 0. Pour tout nombre complexe z de module r, 4. Il existe une suite (zn )n∈N ∈ CN et z0 ∈ C tels que lim |P (zn )| =
n→+∞
p−1 |P (z0 )| = α.
D'après la caractérisation séquentielle de la borne inférieure, il existe une
X
|P (z)| > |ap |rp − |ak |rk .
k=0 suite (αn ) ∈ P N telle que lim αn = α. D'après la dénition de P ,
n→+∞
Nous allons utiliser les deux inégalités triangulaires. pour tout n ∈ N, il existe yn ∈ C tel que |P (yn )| = αn .
p
X Comme lim |P (yn )| = α, il existe un entier n0 tel que pour tout entier
|P (z)| = ak z k n→+∞
n > n0 , |P (yn )| ∈ [α − 1, α + 1].
k=0
p−1
Or, d'après la question précédente, il existe un réel r1 > 0 tel que si
|z| > r1 , alors |P (z)| > α + 2.
X
p
> |ap z | − ak z k
k=0
Ainsi, pour tout n ∈ N, |yn | 6 r1 . La suite (yn )n∈N est donc une suite
p−1 bornée de C et d'après le théorème de Bolzano-Weierstrass (pour les
suites à valeurs complexes), (yn )n∈N admet une sous-suite convergente.
X
> |ap z p | − ak z k
k=0 Notons (zn )n∈N cette suite extraite et z0 sa limite.
p−1 Comme (|P (zn )|)n∈N est une suite extraite de (|P (yn )|)n∈N , la suite
(|P (zn )|)n∈N converge vers α.
X
> |ap z p | − ak z k
k=0 D'après les propriétés de passage à la limite dans les produits et modules
p−1
X de suites à valeurs complexes,
> |ap |rp − |ak |rk .
k=0 lim |P (zn )| = |P (z0 )| = α.
n→+∞

Stanislas 3 A. Camanes
H.P. II PSI

5. On suppose que α 6= 0 et on pose Q = P (z0 ) .


P (X+z0 )
Ainsi, pour r assez petit, ρrq 6 1 et
a) inf |Q(z)| = |Q(0)| = 1. p
z∈C
X
q
Comme |P (z0 )| = α 6= 0, le polynôme Q est bien déni. De plus, on a |Q(z)| 6 1 − ρr + |bk |rk .
bien Q(0) = 1, soit |Q(0)| = 1. k=q+1

Soit z ∈ C. On a |Q(z)| = |P|P(z+z (z0 )| . Or, d'après la dénition de z0 ,


0 )|
d) Ainsi, α = 0.
|P (z0 )| 6 |P (z + z0 )|. Ainsi, |Q(z)| 6 1 et p
Lorsque r tend vers 0, −ρrq + |bk |rk ∼0 −ρrq < 0. Ainsi, d'après
P
inf |Q(z)| = |Q(0)| = 1. k=q+1
z∈C les résultats sur les équivalents, pour r assez petit, |Q(z)| − 1 < 0 soit
p |Q(z)| < 1. Or, ceci est impossible car 1 = inf |Q(z)|.
z∈C
bk X k − bq X q + 1. On obtient ainsi une contradiction, soit
P
b) Il existe q ∈ J1, pK et bq 6= 0 tels que Q =
k=q+1
p
Notons p le degré de Q, Q = ck X k et q = inf{k ∈ J1, pK ; ck 6= 0} (q α = 0.
P
k=0
existe car |c0 | = 1 6= 0 donc l'ensemble est une partie de N non vide et
6. P possède une racine.
minorée). Alors, en posant bq = −cq et pour tout k ∈ Jq + 1, pK, bk = ck ,
on obtient bien En eet, α = 0 et il existe z0 ∈ C tel que P (z0 ) = 0.
p Mathématiciens
Bolzano Bernard (5 oct. 1781 à Prague-18 déc. 1848 à Prague).
X
Q = 1 − bq X q + bk X k .
k=q+1
Weierstrass Karl (31 oct. 1815 à Ostenfelde-19 fév. 1897 à Berlin).
c) On note (sous forme trigonométrique) bq = ρe−iθ et z = reiθ/q . Il
existe r0 > 0 tel que pour tout r 6 r0 ,
p
X
q
|Q(z)| − 1 6 −ρr + |bk |rk .
k=q+1

En utilisant les notations suggérées par l'énoncé ainsi que l'inégalité tri-
angulaire,
p
X
−iθ q iθ
Q(z) = 1 − ρe r e + bk z k
k=q+1
p
X
= 1 − ρrq + bk z k
k=q+1
Xp
|Q(z)| 6 |1 − ρrq | + |bk |rk .
k=q+1

Stanislas 4 A. Camanes

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