0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
27 vues3 pages

Did. Espec. Frances I: L'Apport de La Psychologie Cognitive

Transféré par

Lisbelis Báez
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
27 vues3 pages

Did. Espec. Frances I: L'Apport de La Psychologie Cognitive

Transféré par

Lisbelis Báez
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

DID. ESPEC.

FRANCES I
Lisbelis Báez 1-22-2534
CHAPITRE 7.

L’APPORT DE LA PSYCHOLOGIE
COGNITIVE.
1. Quel le but de la psychologie cognitive dans le choix des stratégies
d’apprentissage ?
Le but de la psychologie cognitive est d’expliquer et de comprendre les processus
cognitifs impliqués dans l’apprentissage d’une L2 (langue seconde) et d’établir des
bases théoriques permettant de mieux cerner le lien entre langue et cognition. Elle vise à
montrer comment les stratégies d’apprentissage peuvent être considérées comme des
connaissances qui s’acquièrent et à fournir des principes permettant de guider leur
intégration en salle de classe. En ce sens, elle contribue à améliorer la compréhension
des mécanismes par lesquels les apprenants acquièrent, intègrent et réutilisent les
connaissances.
2. Que nous apprend la psychologie cognitive ?
La psychologie cognitive nous apprend que l’apprentissage, quelle que soit la matière,
est essentiellement une activité de traitement de l’information, qui peut être cognitive,
affective, sociale ou sensorielle. Elle analyse et décrit les processus de traitement de
l’information chez l’humain, ce qui permet à l’enseignant de mieux comprendre
comment les élèves acquièrent et réutilisent des connaissances. Elle met également en
lumière l'importance des stratégies d'apprentissage comme des compétences qui peuvent
être enseignées et développées. Ces connaissances permettent de relier les mécanismes
cognitifs à l’acquisition d’une langue seconde et de concevoir des pratiques
pédagogiques plus efficaces.
3. Citez et définissez les trois types de connaissances.
1. Les connaissances déclaratives (le quoi)
Ce sont des connaissances statiques, des savoirs. Elles concernent les faits et les
règles, par exemple, la connaissance des provinces du Canada, des règles
grammaticales, ou encore le rôle du verbe dans une phrase. Ces connaissances sont
souvent enseignées dans un cadre traditionnel et constituent une base essentielle, mais
elles ne garantissent pas nécessairement l'application fonctionnelle dans des situations
pratiques.
2. Les connaissances procédurales (le comment)
Ces connaissances dynamiques correspondent au savoir-faire. Elles concernent les
étapes ou procédures permettant la réalisation d’une action, par exemple, raconter un
événement, prendre un message au téléphone, ou anticiper une conversation en L2.
Leur acquisition se fait généralement dans des contextes pratiques et en réalisant des
tâches réelles, favorisant ainsi l'intégration des connaissances théoriques à des situations
concrètes.

3. Les connaissances conditionnelles (le quand et le pourquoi)


Ces connaissances concernent le moment et les raisons pour lesquelles utiliser une
stratégie ou une démarche spécifique. Par exemple, choisir le registre de langue selon
l’interlocuteur ou identifier les éléments essentiels dans un énoncé. Elles jouent un rôle
clé dans le transfert des apprentissages et dans le développement de l'expertise.
Toutefois, elles sont souvent négligées dans l'enseignement, bien qu'elles soient
essentielles pour permettre l'utilisation efficace des connaissances déclaratives et
procédurales en contexte.
4. Citez et définissez les trois phases de la construction du savoir.
La phase cognitive :
C’est la première étape où l’apprenant est engagé dans une activité mentale consciente
pour comprendre la langue cible. Il saisit les données grâce à une attention intense et un
effort délibéré pour en trouver le sens.
Cette phase peut varier selon le contexte : en dehors de la classe, l’apprenant se
concentre sur des utilisations fonctionnelles, tandis qu’en classe, l’attention est souvent
orientée vers des aspects plus structurés et contraignants de la langue.
La phase associative :
À ce stade, l’apprenant devient plus familier avec les connaissances acquises, ce qui lui
permet de commencer à les utiliser de manière procédurale. Cette étape correspond au
concept d’*interlangue*, caractérisée par des erreurs que l’apprenant corrige
progressivement en détectant les écarts avec la langue des locuteurs compétents.
Bien qu’il puisse utiliser la langue dans certaines situations, l’apprenant reste limité
dans la manipulation d’informations plus complexes.
La phase d’autonomisation :
L’apprenant atteint un niveau où il peut utiliser la langue de manière fluide et sans effort
conscient, proche du niveau d’un locuteur natif. Il se concentre sur l’usage fonctionnel
de la langue (pour des objectifs professionnels, scolaires, ou sociaux), la rendant
automatisée et libérant ainsi de la capacité mentale pour traiter de nouvelles
informations.
5. Quel est le rôle des connaissances antérieures ?
Les connaissances antérieures jouent un rôle crucial dans toutes les phases de la
construction du savoir. Elles permettent :
▪ D’ancrer et de relier de nouvelles informations : L'apprenant s'appuie sur ses
connaissances précédentes pour interpréter et intégrer les données nouvelles.
▪ -De corriger et affiner les apprentissages : Au stade de l’interlangue (phase
associative), l’apprenant compare ses productions aux normes de la langue cible,
détectant et corrigeant les écarts grâce à ses expériences antérieures.
▪ D’automatiser les compétences : Les connaissances déjà consolidées libèrent des
ressources cognitives, permettant à l’apprenant de se focaliser sur des aspects
plus complexes ou fonctionnels (phase d’autonomisation).

6. Quelle est l’importance de la métacognition ?


La métacognition offre donc une base solide pour favoriser l'apprentissage autonome,
cohérent et motivé, tout en soutenant les enseignants dans leur rôle d’accompagnement.
La métacognition est essentielle pour améliorer les processus d'apprentissage,
notamment en langue seconde (L2), car :
▪ Elle permet à l'élève de connaître et gérer ses propres stratégies cognitives,
favorisant une approche réfléchie et efficace des tâches.
▪ Elle intègre des facteurs cognitifs et affectifs, contribuant à une meilleure
compréhension des exigences de la tâche et des éléments influençant la réussite
ou l’échec.
▪ Elle encourage l'élève à développer des capacités d'auto-gestion,
d'autorégulation et d'autoévaluation, renforçant ainsi son autonomie.
▪ En tenant compte de l’importance de la motivation, elle aide l'élève à gérer
activement son engagement et sa persistance, des aspects cruciaux pour
réussir en L2.

7. Dans l’optique de la psychologie cognitive a quoi se rapporte la


métacognition ?
Dans l'optique de la psychologie cognitive, la métacognition se rapporte :
À la connaissance : L'élève doit être conscient des exigences de la tâche et des
stratégies nécessaires pour l’accomplir efficacement. Elle implique aussi une
perception claire des facteurs qui favorisent ou entravent la réussite.
Au contrôle : La métacognition englobe la gestion des démarches cognitives (stratégies
d’apprentissage) et affectives (motivation et engagement).

8. Quand au contrôle, qu’est-ce qu’implique la métacognition ?


La métacognition, en termes de contrôle, implique :
1. La gestion des démarches cognitives : L’apprenant doit planifier, superviser et
ajuster ses stratégies pour accomplir les tâches efficacement.
2. La gestion active de soi : Cela inclut l’investissement affectif dans les tâches, c’est-
à-dire la motivation, la persistance et l’engagement.
3. Le développement d’autonomie : À travers des pratiques d’autorégulation et
d’autoévaluation, l’apprenant devient capable de mieux s’adapter et de progresser dans
son apprentissage.

Vous aimerez peut-être aussi