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Cours de Philosophie

Suis-je ce que j’ai conscience d’être ?


Plan :
I - Les Certitudes de la conscience de soi, entre autres ce qui prouverait que je suis ce que j’ai
conscience d’être.
a) Référence : « Cogito Ergo sum / Je pense donc je suis / Je suis, j’existe » ( René
Descartes ) :

- D’après Descartes, on ne peut douter que l’on doute, on a donc conscience que l’on
doute et donc que l’on pense, et cette pensée, cette raison est ce qui pour lui nous
définit.

b) Référence : « L’unité de la conscience » ( Immanuel Kant )

- D’après Kant, l’unité de la perception ou unité de la conscience désigne l’adéquation


qui existe, inconsciente, entre les diverses modalités sensorielles, bien que le
cerveau traite de façon séparée les diverses informations perçues. De plus, la
conscience de soi est une caractéristique fondamentale de l’être humain. Pour lui,
c’est à travers cette conscience que nous disons « je » et que nous sommes capables
de réfléchir, d’agir moralement et de nous percevoir comme des sujets pensants.
Ainsi ce « je » rend l’humain supérieur aux animaux qui ne peuvent se désigner par
« je ». De plus, il faut pour Kant bien dissocier le « je » parlé, et le « je » pensée qui
est pour lui plus important.

c) Référence : « La conscience est un trait d’union entre ce qui a été et ce qui sera, un
pont jeté entre le passé et l’avenir » ( Henri Bergson )

- D’après Bergson, la conscience est souvent considérée comme le moyen par lequel
nous sommes conscients du passé, du présent et du futur. C'est grâce à la
conscience que nous pouvons nous rappeler des événements passés, prendre
conscience de notre état actuel et anticiper le futur. Elle nous permet de relier ces
différentes temporalités.
II – Suis-je vraiment ce que j’ai conscience d’être, enfin, qu’est ce qui prouverait que je ne suis
pas toujours ce que j’ai conscience d’être
a) Référence : La théorie de l’inconscient freudien : « Le moi n’est pas maître dans sa
propre maison » ( Sigmund Freud )

- Selon Freud, l’Homme ne se connaît pas. Pour lui, nous ne savons pas ce qui se passe
réellement dans notre esprit, nous ne savons pas ce qui se passe au fond de nous.
De là naitra le concept d’inconscient freudien. De plus, Freud était un psychanalyste,
et la psychanalyse suppose que la plus grande partie de l’esprit humain nous est
inconnu, et c’est cette partie inconnue que Freud considère comme l’inconscient.
Cette partie qui en nous échappe puisqu’elle est inconnue, agis en nous, elle se
manifeste dans nos comportements, nos pensées ou bien nos désirs, et constituerait
90% ne notre vie psychique qui elle-même selon Freud, définit notre conscience.
Ainsi puisque seule la conscience nous est connue, être ce que l’on est conscient
d’être, c’est être 10% de ce qui nous définit réellement.

b) Référence : « La conscience n’appartient pas essentiellement à l’existence humaine


mais à sa nature commune dans le troupeau » ( Friedrich Nietzsche )

- Selon Nietzche, la conscience est une forme dérivée, dépendante de forces


beaucoup profondes ( par exemple : la volonté de puissance ) ( La volonté de
puissance est un concept chez Nietzsche, qui serait « l’essence la plus intime de
l’Être. ( Volonté de puissance =/ Volonté de la puissance, on parle ici de volonté de
volonté )) et qui serait présente uniquement dans les situations sociales de la vie
humaine, or pour lui, lorsque que l’on est seul, le Moi individuel échappe à cette
conscience. La conscience est ainsi une forme de servitude produit par la société
humaine. Donc, pour Nietzsche, la conscience ne définirait pas qui est réellement le
« je ».

c) Référence : « Essai sur l’entendement humain », John Locke, 1689.

- Selon Locke, pour définir l’identité d’une personne, il faut non seulement prendre
en compte notre conscience immédiate mais aussi nos souvenirs car ils
correspondent à des expériences conscientes qui seront toujours liées à nous ( à
l’image du premier amour dont on se souvient toute notre vie ). Mais le problème,
c’est que si l’on fonde notre identité uniquement sur notre conscience immédiate
liée aux souvenirs des expériences conscientes, on rejette alors toute une partie de
nos expériences inconscientes, celles que l’on a oublié. On parle alors d’inconscient
( inconscient ici =/ inconscient freudien ). Donc, pour Locke, notre identité n’est pas
uniquement composée de ce qui est conscient mais aussi de ce qui est inconscient,
et est construit d’une manière empiriste.
III – Comment faire pour entre autres, avoir conscience de soi ?
a) Référence : « La présence du passé en chair et en os » ( Vladimir Jankélévitch ) :

- Selon moi, le remord est un sentiment assez complexe qui peut se définir par la
métaphore de « la présence du passé en chair et en os ». Cette phrase affirme que
le remord peut-être une expérience émotionnelle intense mais aussi corporelle,
influençant, ou bien altérant ainsi la singularité d’une personne. Pour approfondir,
le remord peut provoquer la culpabilité, la honte et le regret mais aussi de la
nostalgie pouvant avoir un impact physique sur nous, humains. Mais cette
temporalité passé nous amène à une réflexion éthique à travers ces émotions
profondes et parfois douloureuses, qui influence le présent et peut nous projet dans
un futur proche ou lointain. De plus, du remord, on décrirait l’évolution de l’Homme
de manière empirique. Ainsi pour prendre conscience de ce que l’on est, on pourrait
passer par la réflexion qu’offrirait la souffrance infligée par le remord.
-
b) Référence : « Ce qui définit le sujet est sa capacité à réciter sa vie comme une
histoire » ( Paul Ricoeur ) :

- Selon Paul Ricoeur, l’identité spécifique d’un individu ou d’une communauté lui assigne
une identité narrative, dans le sens d’une catégorie de la pratique. On parle alors de la
notion de « Soi narratif » où la conscience de soi serait liée à la manière dont nous
racontons des histoires sur notre propre vie et comment les autres racontent des
histoires sur notre propre vie. Nous nous percevons donc ainsi aussi à travers nos
relations avec d’autres personnes. Ainsi pour prendre conscience de ce que l’on est, on
pourrait passer par le récit de notre vie où l’on est à la fois scripteur et spectateur, à
travers nous-mêmes ou les autres.

c) Référence : « Phénoménologie de l’esprit », Georg Wilhelm Friedrich Hegel, 1807

- Selon Hegel, « en tant que désir, c’est-à-dire volonté de s’assimiler, de faire sien,
donc de détruire ce qui s’oppose, la conscience de soi cherche la reconnaissance
d’une autre conscience dans un combat à mort. La négativité de cette conscience
implique donc la négation de sa nature animale, donc la possibilité de se nier, de
vouloir sa propre mort, et la reconnaissance de la liberté d’autrui que l’on cherche à
s’assimiler » ( bout de texte trouvé Wikipédia ).

- Selon Moi, nous sommes des êtres désireux. Nous sommes animés par la recherche
perpétuelle d’un achèvement d’un désir qui sommeillerait en nous ( sans lien avec
l’inconscient freudien ) dans le sens où nous voulons et poursuivons ce qui dans la
réalité des faits nous est impossible d’atteindre. Le désir nous dicterait alors comme
un « maître » nos faits et gestes comme si notre destinée était préétablie. Ce désir,
serait un produit pur de la sociabilisation de l’Humain dans sa jeune enfance. En
prenant l’image du « troupeau » de Nietzsche, le désir est une volonté inatteignable
commune à chacun. Ce désir agirait comme véritable chaîne autour de nos chevilles
et nous empêcherait d’atteindre une certaine liberté dans laquelle nous pourrions
définir notre conscience de soi. Ainsi pour prendre conscience de soi, il faudrait
réussir à maîtriser ce « maître » ou du moins accepter sa présence, comme la fait
Descartes avec le « malin génie », pour nous délivrer des chaînes qui nous entrave
à la conquête de notre intériorité immergée.
( Influences : Schopenhauer, Descartes, Hegel et compagnie )

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