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com
Maître Zenei OSHIRO
8e dan
KO B U D O
D’OKINAWA
Bo et Tonfa
古
武
道
BUDO ÉDITIONS
77123 Noisy-sur-École, France
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SOMMAIRE
– L’auteur Maître Oshiro. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
– Avant-propos. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
I — Présentation des kobudō. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
1. Okinawa, géographie et bref historique de l’île. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
2. Développement des kobudō . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
3. Les écoles de kobudō à Okinawa. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
4. Maître Matayoshi, son école, sa succession. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
5. Qu’est-ce que le kobudō ?. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
6. Les armes du kobudō . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
II — La pratique des kobudō. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33
1. La progression en kobudō . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35
2. Les positions du kobudō. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37
3. Le bō. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41
- Exercices préparatoires. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 42
- Salut . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 45
- Préparation. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 46
- Hojoundō . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 48
- Kumite. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 105
- Kata. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 154
4. Le tonfa. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 207
- Exercices préparatoires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 208
- Salut. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 210
- Préparation. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 211
- Hojoundō . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 214
- Kumite. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 240
- Kata. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 265
– Conclusion. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 299
– Remerciements. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 301
– L’A.I.K.O.. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 303
5
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Maître Matayoshi avec ses élèves à Okinawa en 1975
(Maître Oshiro debout 2e à partir de la droite).
6 Kobudō d’Okinawa - bō et tonfa
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Maître Oshiro avec maître Matayoshi à Okinawa en 1976.
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8 Kobudō d’Okinawa - bō et tonfa
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L’auteur
Maître Zeneï OSHIRO
Maître Zeneï Oshiro est né en 1953 à Naha. 1986, année où il repart d’Okinawa, mais cette fois-
Il commence le karaté en 1969 à l’âge de seize ans ci c’est pour la France. À cette date il réside toujours
au Jundokan de Maître Eichi MIYAZATO, un en France et y enseigne le karaté et les kobudō.
des professeurs les plus réputés de l’île. Maître
MIYAZATO, qui enseigne le Gojū-ryū fut l’un Il retourne plusieurs fois par an à Okinawa
des élèves directs de Maître Chojun MIYAGI, le à la fois pour y retrouver sa famille, mais aussi pour
fondateur de cette école. s’entraîner auprès de son maître actuel en karaté Gojū-
ryū, Choyu KIYUNA, 10e dan âgé de quatre-vingt-six
À dix-huit ans, il commence également ans, avec qui il travaille depuis plus de vingt ans.
le kobudō sous la direction de Maître Shinpo
MATAYOSHI. En 1973, il rentre à l’Université et Actuellement, il est 8e dan de karaté Gojū-
commence à travailler le karaté Gojū-ryū de l’école ryū et 8e dan de kobudō. Il fait partie des experts
Shodokan avec Maître Seikichi HIGA, le fils du japonais de la Fédération française de karaté auprès
Maître Seiko HIGA : à cette époque il s’entraîne de laquelle il est responsable du karaté Gojū-ryū et
tous les jours pendant 2 heures au karaté et autant en du kobudō.
kobudō, seul le dimanche est consacré au repos.
Il est aussi le directeur technique de
À vingt-cinq ans, pour des raisons profes l’Okinawa Gojū-ryū Shodokan Europe (OGSE) et
sionnelles il part pour l’Allemagne où il y enseigne de l’Académie Internationale de Kobudo d’Okinawa
le karaté et le kobudō pendant quatre ans. Par la suite (AIKO), ces deux associations regroupant les nom
il rentre à Okinawa et participe aux championnats breux dojos, de toute l’Europe et au-delà, dispensant
d’Okinawa où il termine finaliste. Il y reste jusqu’en son enseignement en karaté et kobudō.
L’auteur, Maître Zeneï Oshiro 9
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AVANT-PROPOS
Les livres en français sur les kobudō sont corps et des armes, qui doivent en devenir une partie
plutôt rares voire inexistants. C’est afin de combler inséparable, que l’on pourra en retirer de multiples
cette lacune et à la demande de mes élèves que j’ai bénéfices. Le travail des armes nous fait vraiment
décidé d’écrire ce livre. comprendre comment le corps lui-même peut être
une arme.
Le kobudō est un art à part entière que
l’on peut pratiquer seul, même si le fait de faire du Maîtriser une arme traditionnelle ne
karaté facilite sa pratique, il possède ses propres kata peut plus se faire de nos jours dans l’idée de self-
spécifiquement créés pour le kobudō. À Okinawa la défense, même si la pratique du kobudō permet aussi
plupart des maîtres de karaté connaissent au moins de s’adapter aux armes blanches modernes. C’est
une arme de kobudō. un plaisir et une formation de soi, qui donne de la
confiance. Curieusement, pour moi, avec ou sans
La pratique du kobudō peut sérieusement arme, c’est devenu la même chose. Et je retrouve
enrichir la pratique du karaté par le relâchement qu’il naturellement le modèle traditionnel d’Okinawa
implique dans le maniement des armes, le travail sur dans le karaté. On sépare artificiellement les choses
la distance, le rythme et le contrôle de l’arme lors du aujourd’hui. Le karaté, le kobudō ce n’est pas la même
travail avec partenaire. Le kobudō permet également chose… Mais pour moi, si. Et dans le temps, c’était
une meilleure gestion de l’espace par l’attention ça aussi. Le karaté, c’était trois ou quatre kata, et
qu’il faut prêter à son environnement du fait de une arme. C’était la logique de ce temps-là. C’est
l’encombrement de l’arme. intéressant de retrouver ça aujourd’hui : être un
guerrier pacifique avec une arme blanche.
La pratique du kobudō peut être aussi
très dangereuse pour soi et pour ses partenaires
d’entraînement, c’est donc par la parfaite maîtrise du Zeneï OSHIRO
Avant-propos 11
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I
PRÉSENTATION
-
DES KOBUDO
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L’île d’Okinawa.
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1. OKINAWA
Le kobudō, tout comme le karaté, reste
indissociable de l’histoire d’Okinawa et de ses
habitants.
– Géographie
Okinawa, « corde posée sur l’océan », est la géographique, sous la menace constante des typhons
plus importante des îles de l’archipel des Ryūkyū qui qui sont particulièrement fréquents à la fin de l’été.
s’étend sur 1 000 km d’est en ouest et sur 400 km du
nord au sud. Okinawa est située à mi-chemin entre La population de la préfecture d’Okinawa
le Japon, Taïwan et la Chine. est d’environ 1 340 000 habitants dont environ
300 000 sont principalement concentrés dans la ville
D’une superficie de 1 200 km², sa longueur de Naha qui en est la capitale et le port principal.
du nord au sud est d’environ 110 km pour une largeur
de 4 à 30 km. Elle est dotée d’un climat subtropical Les principales activités économiques de
plutôt doux toute l’année avec une température l’île sont l’agriculture, la pêche, l’exploitation du bois,
moyenne de 23°, mais se trouve, de par sa position l’industrie textile, l’artisanat et le tourisme.
Présentation des kobubō 15
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– Brève histoire de l’île
Au XIIIe siècle l’île d’Okinawa est divisée en En outre, pendant 500 ans, de 1372 à 1874, des
trois grands royaumes : Hokuzan, Chuzan et Nanzan. émissaires des Ryūkyū étaient envoyés en Chine
Ces trois royaumes sont regroupés sous le terme de pour entretenir des relations commerciales. Comme
Sanzan « les trois montagnes », cette époque dura les émissaires arrivaient par bateau à Fukushu, dans
environ cent ans. la province de Fukien, la ville est vite devenue un
centre d’activité et d’échange avec les Chinois. Les
En 1429 le roi Sho Hashi du royaume de relations commerciales florissaient non seulement
Chuzan unifie les trois royaumes et ainsi commence avec la Chine, mais aussi avec l’Asie du Sud-Est.
la première dynastie. On désigne ce royaume par le Il est probable que les arts martiaux faisaient partie
terme de « royaume des Ryūkyū ». Entre la Chine et des échanges.
l’archipel des Ryūkyū s’établirent alors des relations
culturelles et commerciales familiarisant ainsi les En 1879 le royaume de Ryūkyū est annexé
habitants de l’île avec les traditions et coutumes par le Japon et le régime monarchique du royaume
chinoises. aboli. Le roi Sho Tai (1843-1901), dernier roi
du royaume, est destitué. Le royaume de Ryūkyū
Depuis l’époque Sanzan, des liens étroits devient alors la préfecture d’Okinawa. C’est la fin du
furent établis avec la Chine et après l’unification royaume des Ryūkyū qui aura duré 500 ans.
des trois régions, à chaque investiture d’un roi des
Ryūkyū, la Chine envoyait un émissaire pour une
reconnaissance officielle du nouveau souverain. Une
délégation d’environ cinq cents accompagnants
chinois prenait résidence dans les Ryūkyū pendant
six mois.
16 Kobudō d’Okinawa - bō et tonfa
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Lors de la Seconde Guerre mondiale, Okinawa
fut le théâtre d’âpres affrontements. Okinawa fut le
seul endroit au Japon à connaître une bataille terrestre
dont de nombreux habitants furent victimes. En
moins de trois mois la bataille d’Okinawa fit environ
250 000 victimes japonaises et entre 10 000 et 15 000
morts dans les rangs de l’armée américaine.
Après la fin de la guerre en 1945, Okinawa
subit l’occupation américaine pendant vingt-sept ans.
Les problèmes de la restitution officielle au Japon
en 1972 et la présence continue de bases militaires
américaines ainsi que d’autres problèmes majeurs ont
dû être gérés par l’île, tout en devenant la destination
touristique qu’elle est aujourd’hui.
Okinawa Les trois royaumes.
Présentation des kobubō 17
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-
Entraînement de kobudo à Okinawa des élèves de Maître Oshiro dans le dojo
de Maître GIBO.
18 Kobudō d’Okinawa - bō et tonfa
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2 DÉVELOPPEMENT DU
-
KOBUDO
En envahissant l’île d’Okinawa en 1609, Les techniques de défense, très rudimentaires
le clan japonais des Satsuma renforça l’interdiction jusqu’alors, commencèrent à prendre de l’ampleur et
de posséder des armes tranchantes en fer qui datait à être « enseignées », à la suite de quoi des techniques
du siècle précédent. Cette interdiction privait certes de plus en plus sophistiquées et efficaces virent le
les habitants d’Okinawa d’armes tranchantes en fer, jour.
mais pas de moyens de défense, surtout que la plus
grande partie de la population vivant de la terre et de À cette époque il n’y avait pas de dojo à
la pêche n’avait pas les moyens de posséder des armes Okinawa et les arts martiaux se pratiquaient en
en fer qui à cette époque étaient rares et chères. Les secret et de nuit, sans tenue d’exercice particulière,
moyens qu’elle avait alors pour se défendre, en plus dans les jardins, les cimetières et les forêts, à l’abri des
des pieds et des poings (armes naturelles, soit, mais regards.
inefficaces contre un sabre, une lance ou des flèches), Les maîtres enseignaient principalement leurs arts
furent les objets de leur vie quotidienne, outils oralement et surtout par la pratique, ils n’écrivaient pas
agricoles ou domestiques. sur leurs enseignements. De sorte, il est pratiquement
impossible de tirer des conclusions solides sur
Ce sont ces interdictions qui concernaient l’histoire des arts martiaux dans l’île, les premiers
surtout les classes sociales des fonctionnaires et écrits datant d’après la seconde guerre mondiale.
officiels du gouvernement de Shuri (les Shizoku)
qui ont favorisé le développement poussé des Le kobudō a été pratiqué de génération en
techniques de combat à mains nues existantes, le te génération, jusqu’à nos jours où il représente une
devenu plus tard le karate, ainsi que l’utilisation, en grande richesse culturelle. Créé à partir d’outils
tant qu’armes, des ustensiles de la vie quotidienne, ancestraux et de la volonté de survivre, le kobudō
les kobudō. Si les paysans et pêcheurs ont élaboré fait partie intégrante de l’héritage culturel et martial
des techniques martiales, la récupération de ces d’Okinawa. Ceci explique que la plupart des experts
techniques et leurs codifications sous forme de katas okinawaïens de karaté pratiquent à des degrés divers
est certainement le fait des nobles et des aristocrates. au moins une arme de kobudō.
Présentation des kobubō 19
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-
3 LES ÉCOLES DE KOBUDO
À OKINAWA
Deux grandes figures ont marqué le
développement du kobudō à Okinawa à travers
deux grandes écoles distinctes ayant chacune leurs
propres katas et progression. Il s’agit de Maître
Shinken TAIRA (1897-1970) et de Maître Shinko
MATAYOSHI (1888-1947).
En dehors de ces deux écoles principales,
d’autres écoles existent également comme le Yamane-
ryū et le Ryūei-ryū.
De nos jours, en dehors de ces écoles de
nombreux dojos de karaté à Okinawa enseignent
également le kobudō en complément de leur pratique
du karate.
Ayant étudié les kobudō auprès de Maître
Shinpo MATAYOSHI, c’est donc le kobudō de l’école
MATAYOSHI que je vous présente dans ce livre.
20 Kobudō d’Okinawa - bō et tonfa
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4 L’ÉCOLE MATAYOSHI
– Maître Shinko Matayoshi (1888-1947)
Né en 1888 dans la ville de Naha, Maître En 1929, il regagna temporairement le
Shinko MATAYOSHI commença, dès son enfance, Japon à l’occasion d’une grande cérémonie organisée
à étudier le bō, l’eku, le kama et le sai sous la direction en l’honneur de l’empereur MEIJI. Cérémonie au
du Maître Shokuho AGENA. Puis le tonfa et le cours de laquelle Gichin FUNAKOSHI présenta le
nunchaku avec le Maître IREI. karaté et Shinko MATAYOSHI le kobudō.
Il rentra à Okinawa en 1935 et poursuivit son
Au début du siècle, il entreprit d’approfondir étude des arts martiaux avec des maîtres okinawaïens.
ses connaissances en arts martiaux, en faisant un Il excellait dans le maniement des kama à tel point
grand voyage à travers toute l’Asie de l’Est. Il apprit qu’il fut surnommé « Matêshi SENBARU » (main
l’équitation, le lancer de couteau et le lasso, en de faucille).
Mandchourie, avec un cavalier brigand. À Shanghai
il rencontra le vieux Maître Chinois KINGAI qui Il consacra le reste de sa vie à l’enseignement
l’initia à l’art du timbe, du suruchin et du nunti, ainsi de son art, ainsi qu’à la pratique de l’acupuncture.
qu’à la médecine chinoise et à l’acupuncture. Il s’éteignit en 1947, à l’âge de cinquante-neuf ans.
Présentation des kobubō 21
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– Maître Shinpo Matayoshi (1923-1997)
Après la guerre, le fils de Maître Shinko Pour que le kobudō puisse être transmis à
MATAYOSHI, Maître Shinpo MATAYOSHI, né travers le monde, il fonda, en 1970, l’Association de
en 1923, entreprit d’enseigner le kobudō à Kawasaki, kobudō des Ryūkyū qui devint, deux ans plus tard, la
au Japon. Art que lui avait enseigné son père dès l’âge Fédération du Kobudo d’Okinawa « All Okinawa
de sept ans. Kobudo Renmei ».
Rentré à Okinawa en 1960, il poursuivit son 10e dan de kobudō et 10e dan de karaté, il
enseignement dans le dojo du vieux Maître Seiko reçut au Japon le titre rarissime de « trésor impérial
HIGA (du style Gojū-Ryū) ; lequel l’avait initié vivant ». Incarnant véritablement l’âme du kobudō
au karate dans son enfance. Puis, ouvrit un dojo de traditionnel d’Okinawa.
kobudō qu’il baptisa Kōdōkan, en mémoire de son
père (Ko). Après avoir considérablement œuvré pour
faire connaître le kobudō au-delà du Japon, il s’éteignit
en 1997, à l’âge de soixante-quatorze ans.
Dojo de Maître Matayoshi à Okinawa.
22 Kobudō d’Okinawa - bō et tonfa
Maître Shinpo Matayoshi avec les Sai.
Présentation des kobubō 23