Français Travaux Pratiques 3e - Du Texte À La Pratique 1989
Français Travaux Pratiques 3e - Du Texte À La Pratique 1989
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Tr.
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#1 |
née
FRANCAIS
TRAVAUX PRATIQUES
3°
Du texte à la pratique
de la langue
Annick Mauffrey
Isdey Cohen
Agrégés de Lettres modernes
Ecole normale d'Auteuil
1e ET
TABLE DES MATIÈRES
INDEX
M. Aymé, La Fabrique (Enjambées) p. 39, 40
Aristote, Histoires d'animaux Ets Dr 10
Aulu-Gelle, Les Nuits attiques p. 10
Ë: Barnaud, DÉS OI Pan ee en ed lnu ruban a devur cum ducs p. 10
H. Bosco, L'Enfant et la rivière... p. 25, 26, 27 Accord : pp. 14, 18, 25, 26, 39, 40, 65, 6€
Catherine (fille de Jeanne d’Albret), Lettre p. 53 104, 105.
RIDE NUS) CER TERPSE N p. 52 Adjectif qualificatif: pp. 20, 25, 26, 69, 8
ISBN
Tous (LABO EI) ET PR
201.014894.0
droits
traduction,
de
reproduction
réservés
d'adaptation
et
tous
pour
pays. NE CR p. 106 98, 104.
A DAUGOl LS FONT CROSS... rronrvreretasemcnnenrorctes p. 9 Adverbe:pp. 59, 75, 81, 83, 105.
À. Daudet, Tartarin de Tarascon Mr en et err ns p.9 Ambiguité:pp. 6, 8.
R. Gary, La Promesse CET AUDE En ee ne ae p. 78 |
LEE CUT vi:1, EAN RSR TT IE AT p. 105
Analyse (fonction):pp. 5, 6.172,45 55,;
A. Gide, Les Caves du Vatican urnes Analyse (logique): pp. 69, 70, 71 98, 94
p. 14
D OO uen à EU pa Se EL RME
Analyse (nature): pp. 55, 70, 81, 83, 96,
p. 40
DOTRO AO LOTS... iiinnrcneuse sers Rae des p. 53 Argumentation: pp. 50, 51, 73, 74, 75, 7
La CE ECUNE IN) RSR RENE RER ARE E EE p. 10 87, 88, 89, 101, 102, 103.
NS LOT OSS D antennes OR nur p. 65 Champ lexical : pp. 31, 32,33, 34m 72
B. Lapointe, Mon Père et ses verres p. 90 77, 96. |
DO NV LOT En ne Ce 220 ee Uoie DER AS p. 79 Choix narratif :pp. 24, 25, 37. |
Marie de France, Le Lai de Lanval p. 15 Comparaison: pp. 21, 22, 35, 36, 94.
G. de Maupassant, En Mer (Contes de la bécasse) p. 90 Conditionnel: p. 29. |
SOUSmans, L'Harmattan." RIRE p. 105 Conjugaison: pp. 14, 19, 26, 29, 30, 36,
M. Pagnol, La GlOe de MON DOTE... IR p. 10 40, 65, 78, 99; 100.
Marquise de Polignac, Lettre |
p. 91 Constituants de la phrase: pp. 5, 55, 56,
Les Quinze Joies du mariage p. 27 Es du groupe nominal : pp. 7,
Vhenard PO GE CaOHB it das p.9 82
Sempé et Goscinny, Le Petit Nicolas p. 65
Marquise de Sévigné, Lettre nu Contraires : pp. 83, 84, 85.
p. 79 Définition : pp. 19, 96, 97, 98.
Vaugelas, Remarques sur la langue française p. 66
BRUNE JU MVergor: Lee ee Description : pp. 35, 100.
p. 91 Déterminants : pp. 20, 55, 81, 82.
©
HACHETTE,
boulevard
1989
79, J. Zobel, La Rue Cases-Nègres
Saint-Germain,
PARIS
75006
-
2 |
r un titre Le récit L'homophonie
Écrire une partie manquante Transcrire une orthographe du xn° siècle
p. 11 p. 14
Dialogue : pp. 34, 43, 44, 48, 50, 51, 99. Participes présents: pp. 6, 30.
Discours rapporté: pp. 38, 43, 44, 99, 100. Polysémie: pp. 8, 19, 20, 32, 33, 45, 46, 47, 84,
Emploi des temps: pp. 11, 38, 88, 99, 100.
Épithète homérique: p. D? Préfixes : pp. 83, 84.
Expression figée: pp. 46, 47, 103. Pronoms : pp. 12, 38, 44, 81, 82, 86, 88, 95.
… Famille de mots : pp. 7, 8, 57, 58, 59. Pronoms relatifs : pp. 18, 82, 105.
- Figures de style: pp. 21, 22, 35, ne 60, 61, 73, Propositions subordonnées : pp. 46, 69, 70, 71,
83, 84, 87, 89. 93, 94, 95, 104.
Forme passive: pp. 55, 56, 57. Récit : pp. 11, 12, 13, 23, 24, 25, 36, 37, 38, 86,
Futur du passé: p. 29. 99, 100.
j Gérondif : p. 93. RegistresÈ ue : pp. 12, 20, 22, 38, 47, 48,
Homonymie: pp. 8, 15, 19, 20, 32, 33, 52, 53, 49, 50,7
26, 90, 91. re
Résumé:
; Homophonie : pp. 14, 15, 52, 53, 78, 90, 91. Schéma narratif :pp. 24, 37.
Impératif :pp. 30, 100. Subjonctif : pp. 29, 55.
… Indicatif : pp. 11, 14, 38, 39, 53, 65, 88, 99, 100. Suffixes : pp. 7, 8, 57, 58, 75.
Infinitif :pp. 6, 30, 39, 40. Synonymie : pp. 19, 20, 31, 32, 33.
_ Liens logiques: pp. L: 75, 93, 94, 95. Terminaisons verbales : pp. 14, 39, 40, 65, 78.
… Modes: pp. 29, 30, 43. Titre : pp. 9, 10, 25.
_ Mots composés : p. 59. Ton : pp. 12, 60, 61, 86, 87.
Négation lexicale : pp. 83, 84. Transcription de sons : pp. 14, 15, 39, 52, 78.
Nominalisation : pp. 7, 8. . Types de phrase: p. 87.
- Ordre des mots: pp. 5, 20, 84. Verbe: pp. 29, 30, 43, 44, 45, 46, 47, 78, 98.
Paronymie: pp. 62, 63, 64. Voix (tournure) pronominale : p. 56.
Participes passés: pp. 6, 30, 39, 40, 65, 66, 104.
Un long gémissement surgi derrière son dos le fit sursauter. Il se retourna frissonnant et
la nuque tétanisée.
Au milieu du tronc se balançait une forme accroupie, couverte d’une fourrure blonde.
Un grand singe. Peut-être un chimpanzé. Mais cette fourrure claire ? Un albinos ?
Claste sauta du tronc et prit du champ. Une charge de chimpanzé ou de gorille est toujours.
redoutable. Il s’embusqua derrière un palmier bas.
Le grand singe ne faisait pas mine de le poursuivre. Il se penchaïit le long du tronc et,
sans cesser de gémir, essayait de son long bras d’atteindre quelque chose dans les fourrés.
Claste se rapprocha un peu.
10 De ces fourrés montaient des piaillements auxquels le singe répondait par de nouvelles
plaintes.
Claste comprit soudain.
Le périmètre de sécurité d’un grand singe a un rayon de trente mètres environ. Claste se
15 mit à courir hachant au passage, au coupe-coupe, les feuilles et les branches qui l’accro-
chaient. Le bruit d’une course derrière lui l’épouvanta. Il se retourna le coupe-coupe
haut. Le singe était sur lui à le toucher, mais il s’était arrêté et le regardait sans colère. Il
tenait son petit serré contre sa poitrine. Il ne montrait pas les dents. Un ronronnement
sortait de sa gorge. Claste, à nouveau remué jusqu’au fond du ventre, baissa le bras qui
20 tenait le coupe-coupe. Le grand singe avança la main, lui toucha le visage, poussa un cri
étrange et, d’un bond, disparut dans la forêt. Plusieurs fois, et de plus en plus lointain,
ce cri qui ressemblait à un rire doux et profond s’éleva dans les bois.
Philippe de Baleine, Le Bar des Lagunes, Julliard éd.
A |
Grammaire
Les fonctions
qui dépendent du verbe
1. Complétez chaque schéma et inventez une phrase qui corresponde. Texte page 4
Mans Sr A dou ee, COI (COS) Ct Cire.
2. Découpez les phrases en constituants, identifiez les verbes noyaux et les groupes qui en
dépendent.
Il s'embusqua derrière un palmier bas.
FEU KR RS RS eme nt ain. Lu)
4. Déplacez les groupes qui peuvent l’être sans que la phrase perde de son naturel.
Donnez la fonction de ces groupes.
Au milieu du tronc se balançait une forme accroupie, couverte d’une fourrure blonde.
5. Cherchez dans le texte un exemple de chacune de ces fonctions.
Vous préciserez chaque fois de quel verbe dépend le groupe.
Sujet: ne brnrarenammnnnendnet d e E S
CODE a en re PR M RE D DRE
6. Les verbes à l’infinitif et au participe ont également des groupes qui dépendent d’eux.
Montrez-le, par des exemples tirés du texte.
à l'infinitif
au participe passé
au participe présent
7. Certaines fonctions ne sont pas représentées dans le texte. Citez-en 3 et inventez un exemple
pour chacune.
fonction :
8. Le groupe souligné peut, selon l'analyse, dépendre ou non du verbe. Donnezles deux fonctions
envisageables. Soulignez la plus vraisemblable.
Certaines phrases peuvent être transformées en groupe nominal. Le verbe, avec ou sans l’adjonc- Texte page 4
tion d’un suffixe, devient alors un nom.
C’est la nominalisation.
1. Dites pour chaque phrase si elle peut être transformée en groupe nominal et opérez la trans-
formation quand elle est possible.
2. Exercice inverse.
Groupe nominal Phrase verbale
3. Cherchez, dans le texte, 8 noms issus d’un verbe. Indiquez pour chaque nom de quel verbe il
est dérivé et quelles modifications ont été apportées.
ex. transformation < transformer + suffixe -ation
D. EN PRE RE OM AE CR A PAR TARN NS Ge
Le rs de LE LE TA LE nc ne D EM
N'OSE RNA AN ET LE LP: L'ART pRRtaI e LATE REr 8 LEA RASE RARE EURE CRE
Dans tous les cas que vous avez imaginés, le nom est-il le résultat d’une nominalisation ?
Expliquez.
Comment expliquez-vous que le même verbe, ici charger, aboutisse par nominalisation à deux
noms différents ?
6. ;Il n’y a pas toujours deux nominalisations différentes pour le même verbe.
Expliquez d’où vient l’ambiguïté de ces groupes nominaux.
Em ue a TU
DO nn os 0 0 ae ane on LU de re oc ds
l'oubli d’un élève < CE
8|
Compréhension
Donner un titre
320 phoques ont été découverts morts au cours du week-end dernier sur la côte occidentale suédoise,
ils seraient morts d’une épidémie déclarée fin mai.
Les autorités soviétiques ont interdit les baignades sur de nombreuses plages des côtes de la mer
Baltique, de la mer Noire et du Pacifique, où la pollution entraîne des risques de tuphoïde, de dysen-
terie et d’autres maladies infectieuses.
Deux camions qui se sont renversés sur l'autoroute du Sud ont provoqué des carambolages en série,
faisant plusieurs blessés et provoquant un gigantesque embouteillage en cette période de vacances.
- Après le déjeuner, on se lève, on siffle les chiens, on arme les fusils, et on se met en chasse. Chacun
de ces messieurs prend sa casquette, la jette en l’air de toutes ses forces, et la tire au vol. Celui qui met
le plus souvent dans sa casquette est proclamé roi de la chasse. (Daudet)
Tee Lu uee nf utesbne débrancher
ta TE nee me Pret
_ Quand il a de l’eau jusqu’au ventre, il va remonter et se sauver. Il lui semble qu’une ficelle mouillée
s’enroule peu à peu autour de son corps, comme autour d’une toupie. Mais la motte où il s'appuie
cède, et Poil de Carotte tombe, disparaît, barbote et se redresse, toussant, crachant, suffoqué, aveuglé,
étourdi. (J. Renard)
La traversée dura trois jours. Je passai ces trois jours sur le pont, descendant au salon juste pour
manger et dormir. Le reste du temps, j'allais me mettre à la pointe extrême du navire, près de l'ancre.
Il y avait là une grosse cloche qu’on sonnait en entrant dans les villes : je m'asseyais à côté de cette
cloche, parmi des tas de cordes. Le Rhône était si large qu’on voyait à peine ses rives. (Daudet)
MRee at Ge MS SA een dde duc AS
3. Choisissez parmi les titres proposés celui qui vous semble le mieux convenir au texte, p. 10.
O Un enfant gâté . CO Les vacances de Bébé
B. Un jour, au grand cirque, on devait présenter au peuple de grands combats de bêtes. On avait
rassemblé là un grand nombre de fauves, d’une taille fort au-dessus de la normale ; leur beauté comme
leur férocité étaient peu communes. Mais ce qu’on admirait surtout, c’était un groupe de lions énormes,
et l’un d’eux en particulier. Ce lion par la souplesse de ses bonds, sa grosseur, ses rugissements
formidables et retentissants, l'épaisseur des muscles de son cou, sa crinière ondoyante excitait spécia-
lement l'attention et fixait tous les regards. On fit entrer dans l'arène, avec beaucoup d’autres, l’esclave
d’un consulaire, condamné à combattre contre les fauves. :
Aulu-Gelle, Les Nuits attiques.
C. Le lion fit glisser son mufle de mon côté. Ses yeux allèrent une fois, deux fois, trois fois à mes
mains, à mes épaules, à mon visage. Il m’étudiait. Alors, avec une stupeur émerveillée, où, instant par
instant, se dissipait ma crainte, je vis dans le regard que le grand lion du Kilimandijaro tenait fixé sur
moi, je vis des expressions qui m’étaient lisibles, qui appartenaient à mon espèce, que je pouvais
nommer une à une : la curiosité, la bonhomie, la bienveillance, la générosité du puissant.
dJ. Kessel, Le Lion, Gallimard éd.
D. L’araignée chasse en faisant le quet au centre de la toile. Alors, quand une proie se prend, le centre
est ébranlé : l’araignée commence par la ligoter et l’emmailloter de fils, jusqu’à la rendre inoffensive,
puis elle l’enlève et l'emporte, et si elle a faim, elle la suce (c’est pour elle un délice), sinon elle retourne
chasser après avoir au préalable réparé la déchirure.
Aristote, Histoire des animaux, Les Belles Lettres éd.
E. Cet adoucissement dans le naturel du lion indique qu’il doit avoir assez de docilité pour s’apprivoiser
jusqu’à un certain point et pour recevoir une espèce d'éducation... Sa colère est noble, son courage
magnanime, son naturel sensible. On l’a vu souvent dédaigner de petits ennemis, mépriser leurs
insultes, et leur pardonner des libertés offensantes. (..) L'extérieur du lion ne dément point ses grandes
qualités intérieures ; il a la figure imposante, le regard assuré, la démarche fière, la voix terrible.
Buffon, Histoire Naturelle.
5. Après avoir déduit ce qui s’est passé dans l'intervalle figuré par les points de suspension
(cf. Rédaction), trouvez un titre au texte de référence de ce chapitre.
10 |
Rédaction
Ecrire une partie manquante
Texte page 4
Sujet type : En tenant compte des indices laissés dans le texte, imaginez et écrivez un passage qui MR
pourrait remplacer les points de suspension (signe qu'une partie du texte a été coupée).
Claste.
1. Relevez dans le texte les détails qui démontrent la prudence et le savoir-faire de
11
M
ment
2. Relevez dans le texte les détails qui assimilent le comportement du singe à un comporte
humain.
E Caractérisation de l’écriture
4 MN
Quel'est:le tôn du texte? es NRA
*
1. La première partie s’arrête à « Claste comprit soudain ». Écrivez en quelques lignes ce que
vous avez déduit de la situation et donc ce que Claste a compris.
2. Le singe aperçoit Claste, que fait-il ? Écrivez-le en tenant compte des caractéristiques déga-
gées précédemment.
3. Comment Claste réagit-il à l’action du singe ? Écrivez-le en tenant compte des caractéristi-
ques dégagées précédemment.
12
4. Que fait le singe devant l'attitude de Claste ? Écrivez.
7. Écrivez maintenant les quelques lignes qui doivent faire le lien entre ce que vous venez de
rédiger et le début de la deuxième partie du texte.
8. Il ne vous resterait plus qu’à recopier le texte en y insérant la partie que vous avez composée.
Il faudrait alors soigner particulièrement les liens entre vos différentes parties afin que le récit,
sans lacunes ni redites, se lise facilement.
13
Orthographe
L'homophonie
Arnica (entrer, passé simple indicatif) en pension chez Mme Veuve Semène
qui (inculquer, imparfait indicatif) des rudiments à une douzaine de fillettes et
à quelques très jeunes garçons.
Arnica Péterat, sans défiance et sans défense, n'avait jamais imaginé jusqu’à ce jour que son nom
(pouvoir, imparfait subjonctif) 1 BE NU PE VE DR en à rire. Elle favoir, .
Dasss:simple rndicatif):, 2e , le jour de son entrée dans la pension, la brusque
révélation de son ridicule; le flot de moqueries la (courber, passé simple indicatif)
dd Cd QUI Lt A comme une algue lente ; elle (rougir, pâlir, pleurer, passé simple indicatif)
D RÉ N n ndre rene Le A 2 CREER
punissant d’un coup toute la classe pour tenue (inDcente) , (avoir, passé simple .
re Es MEN SNA RENEEUR l'art Meladroit :de: :/cHarEPe, LR RER aussitôt
AA RIPIOETE Rene un esclaffement d’abord sans malveillance. Longue, flasque,
AHÉMAQUE TER). SL PONS Del 2 TEA , Arnica frester, imparfait indicatif)
les bras ballants au (miliE) de la petite classe, et quand Mme Semène (indiquer,
DasséSimDIe Indicatif} 00 2 NN NE <
« Sur le troisième banc de gauche, mademoiselle Péterat », la classe (repartir, passé simple indicatif)
IE NU PER AN RE PET de plus belle en dépit des admonestations.
Pauvre Arnica ! la vie n’{apparaître, imparfait indicatif)... déjà plus devant (L)
SAM AE À PAR ET que comme une morne avenue (borD) € (quoliB)
PP PER ER et d’avanies. Mme Semène, heureusement, ne (rester, passé simple indicatif)
ne a pas insensible à sa (DtrS)………..., Ct bientôtlapetite (pouvoir,
DesSéisiMmpie indicatif}. rod men RO V). ue MS CR dans le giron de la
veuve un abri.
2. Relevez dans le texte de l’exercice 1 tous les mots comportant les sons /üs/ à la finale et
classez-les selon leur graphie.
14
3. Défiance et défense sont des paronymes, un seul son les différencie à l’oral. Lequel ?
4. Le texte s'amuse avec les noms propres et leurs homonymes dans la langue courante.
Rétablissez l’orthographe courante.
Arnica Péterat
Mme Semène
Harry Covaire (A. Allais) Mrs R a name den nrns gp panne canons nas se de M ANA Une TesCARNET anne er ena ete mrpon es sage nr anendeneanan nee ed on cena bo en eve trees non ar name eme sr er enen queen p Neo P és esecenrauvan ee
D DE Doviemescine à. 2 en ordonna.
Lalla. mil. art Ne
ee US D AU OA En D NES DE LUE De QU EI | ASE de
a a nl dun. N'a Dir Ge
EL LIRE RE bin on À 90e er A ES rc en
nn aatander ns hénanhe je cils mar tee en 2dlles mines de pe
D
D bobbnteetrorcol.0ù 58. athiuniie SD. Aus Man ER FRA an ee
JDA RL RON OD mg pe 8 GR PA
OMC ES IRON AReli ne eee AIR ES OSULLE., SEL AN Te EE. à
15
La rencontre
Le bois des Manches, à leur gauche, dressait, sombre et triste sous le ciel gris, les hauts
fûts de ses sapins dont les rameaux laissaient tomber la poudre impalpable qui les recou-
vrait, et de temps à autre les deux gosses jetaient dans cette direction un coup d’œil
curieux, espérant l’apparition de quelque renard, de quelque lièvre, d’une martre aux
yeux de braise ou d’un putois au museau chafouin.
Soudain le plus jeune des petits voyageurs, mû par on ne sait quel instinct, se retournant
pour juger peut-être du chemin parcouru, s’exclama brusquement :
« Tiens ! le chien de Constant, de la Sauce !
— Tu crois, répliqua son frère ; il me semble que le chien de la ferme de la Sauce n’est
10 pas si gros que ça.
— Viens ici, Berger », appela le cadet pour convaincre l’aîné de son erreur.
Mais Berger n’obtempéra pas au désir de l’enfant et s’arrêta net, fixe sur ses quatre pattes,
le cou en arrêt, les oreilles droites et les yeux brillants.
« Il est beau, constata Monmond ; son poil est bien fourni ; mais, comme il est maigre ;
15 on dirait qu’on ne lui donne pas à manger à son saoul.
— Tiens, Berger », s’exclamèrent-ils simultanément en lui jetant des morceaux de gâteau.
Berger eut un frémissement et sautant sur ses quatre pattes à la fois fit un bond formidable
en arrière.
« Est-il bête ! déclara le plus jeune.
20 — Ce n’est pas Berger, insista l’aîné. Tâchons de voir son collier. »
Et dans l’intention de lire sur la plaque indicatrice le nom du propriétaire de l’animal, les
deux gosses se dirigèrent vers lui, un morceau de gâteau tendu comme un rameau d’olivier
en signe d’alliance et de paix.
D’un nouveau déclic de jarret, la bête sauta encore à dix mètres de là et, prête à la fuite,
25 les regarda.
« I] n’a pas de collier, c’est un chien perdu, conclut Monmond. Tant pis pour lui ! Allons-
nous-en. »
Et ils reprirent leur route, mais la bête farouche qu’ils essayèrent à maintes reprises
d'attirer ne se départit point, malgré leur attitude aimable, de sa défiance première, et,
30 en les suivant pas à pas, sans les perdre des yeux, garda résolument ses distances.
La ferme du père Zéphyr, à quinze cents mètres du village, montrait déjà dans sa façade
blanche ses doubles fenêtres où le soleil couchant mettait des flammes de pourpre et,
simultanément, les deux enfants pensèrent à Tom, le sale petit roquet hargneux du
35 fermier qui ne manquait jamais, chaque fois qu’un gosse passait aux alentours, de lui
faire, sur une longueur de cent à cent cinquante pas, une reconduite de Grenoble! agré-
mentée de pincements de mollets si le poursuivi n’avait pas eu soin au préalable de munir
ses poches de quelques bons cailloux qu’il décochait à l’adversaire au moment opportun.
Cet animal était détesté de tous, d’autant que son maître, assez mauvais
coucheur lui
40 aussi, riait beaucoup de la frayeur qu’inspirait aux gosses son vigilant gardien.
« Berger flanquera peut-être une pile à Tom, émit Monmond pour rassurer
son frère, et
nous avons des triques. »
Louis Pergaud, Nouvelles villageoises posthumes, Mercure de
France éd.
16
Grammaire
Les fonctions qui ne dépendent pas
du verbe
1. Voici l’analyse hiérarchisée d’une phrase. Repérez cette dernière dans le texte et dites à Texte page 16
quelle ligne elle se trouve. Pense 4]
Entourez de bleu les mots qui ont une fonction par rapport à un autre élément que le verbe et
complétez l’analyse.
la la
el 74
bête us Aer à prête NOR AE fuite
Sujet
tr
Sauta *| = encore
un
Verbe
d' Hrù
CIREUES Rp ANRT
rune
k de x
mètres a là
Fu re Ce SONT Re Lt
Verbe
2. Analysez, de la même manière que dans l’exercice 1, cette autre phrase du texte.
Berger n’obtempéra pas au désir de l’enfant et s’arrêta net, fixe sur ses quatre pattes (...).
17
28
L
w
5. Cherchez dans le texte un exemple de chacune de ces fonctions. Vous préciserez chaque fois
de quel mot (nom ou adjectif) dépend le mot ou le groupe trouvé.
Achecht épithôle tu neue a en EE au ER
Proposition relative:épithôte :".2.n manner Diana
AGIeCHLADDOSS A nat dsRS MR RO RE RER, 65. JB CURE Mt 2e CU
Groupe nominal apposé ES ee nanas bonnet eee ae nas Cons IE RE ES
Compiémentdinomi re Re nu de ETS ni AR ee DIR RS
Complément delädectfs.2 tra M TT EE Rats dE nie Ad es RER ER TEEEEEES
Complémentdu comparatifs. RE ane nee
Complément dusuperlatifs, 5... sante
en RUSSE
7. Trouvez les 7 pronoms relatifs du texte. Indiquez pour chacun son antécédent et la fonction
qu’il a dans la proposition relative.
18
Vocabulaire
Homonymie et polysémie
4 1. a) À laquelle de ces définitions correspond dans le texte le nom poudre (ligne 2) ? Texte page 16
Substance explosive Ü
Poussière (
Substance divisée en particules très fines (
Substance pulvérulente utilisée en parfumerie et, autrefois, pour les cheveux Q
b) Sachant que le récit se passe en hiver, quelle est cette « poudre impalpable » que laissent
tomber les rameaux des sapins ?
c) Quel est l’adjectif dérivé du nom poudre que l’on trouve associé au nom que vous venez de
trouver ?
2. Comme le nom poudre, le nom fût a plusieurs sens. Remplacez ce nom par un synonyme
dans chaque groupe nominal.
3. Trouvez dans le texte les mots polysémiques ou homonymiques pouvant répondre à chaque
groupe de définitions. Soulignez la définition qui correspond au sens du mot dans le texte.
a) trou / petit bourgeon poussant à l'extrémité d’une branche / organe de la vue / rond de graisse qui
se forme à la surface du bouillon
|19
v
»
e) gros jetons de casino / feuille de faible épaisseur d’une matière rigide / tache au contour imprécis
apparaissant sur la peau / pièce de métal qui comporte diverses indications
Employez ce même adjectif dans une phrase de la langue familière où il aura un autre sens (que
vous préciserez).
5. Le mot pile est employé familièrement à la fin du texte (ligne 41). Remplacez-le par un
synonyme. Ê
6. L’adjectif indéfini quelque change de sens selon qu’il est employé au singulier ou au pluriel.
Cherchez dans le texte les groupes nominaux comportant quelque(s) et donnez chaque fois le
sens du déterminant.
7. Certains adjectifs changent de sens selon qu’ils sont placés avant ou après le nom. Déplacez
l’adjectif épithète dans chacun de ces groupes nominaux tirés du texte. Lorsque c’est possible,
dites quel nouveau sens prend l’adjectif. Lorsque ce n’est pas possible, proposez un meilleur
exemple avec l’adjectif en question.
les petits voyageurs
20
Compréhension
Le style
1. Une comparaison comporte toujours 3 éléments : le comparé, le terme introducteur et le Texte page 16
comparant :
21
Ses cheveux blonds semblaient une auréole de lumière.
5. Retrouvez les comparaisons impliquées par les métaphores, que vous soulignerez dans
chaque citation.
L'automne souriait.… (Hugo)
8. Ajoutez une épithète homérique (Ct du nom introduit par à ; cf. 7) de votre choix à chacun
de ces groupes nominaux.
le papillon
2, Le texte présente un mélange significatif de registres de langue qui lui donne son style parti-
culier.
b) Relevez 2 exemples, dans le récit et non dans les dialogues, qui vous paraissent relever de la
langue familière.
22 |
Rédaction
Ecrire une suite logique
1. Sachant que l’état final est absent de l’extrait présenté, résumez en une phrase chacune des
trois étapes du schéma narratif.
État initial | — jusqu’à
Pour continuer un récit, il est souvent utile de développer le schéma narratif que vous venez de
définir.
2. Remplissez ce tableau en soulignant les éléments qui vous semblent pouvoir intervenir dans
la suite que vous devez imaginer.
|23
Pôur parvenir au schéma narratif détaillé que vous venez de retrouver, l’auteur a opéré un certain
nombre de choix parmi tous les possibles narratifs.
Bien que les possibles narratifs se restreignent au fur et à mesure du récit, ces choix sont libres, et
lorsque vous terminez un récit, vous en adoptez généralement d’autres que ceux de l’auteur.
1 . Se 2 2 » ?
3. En complétant ces arbres, imaginez les autres choix qu’aurait pu faire l’auteur (et qu’il a
donc exclus).
… Il lui parle...
… Il reconnaît le chien. ef
… L'enfant se retourne...
ne Le … en S
ligne 9
pee 2:on ne
… Allons-nous-en.… ù
En D
rss
Terminer un récit, c'est précisément établir les possibles narratifs comme vous venez de
le faire,
et choisir parmi ces possibles narratifs ceux qui vous conviennent le mieux.
C4
<
24
Une dernière vérification : contrôlez que vos possibles narratifs sont bien dans la logique du récit
(cf. en particulier les indices relevés dans l'exercice 2).
5. Quel est maintenant, à votre avis, ce curieux chien qui escorte les deux enfants ?
6. Soulignez sur le schéma précédent l'itinéraire que vous choisiriez pour terminer le récit et
écrivez-en le scénario en quelques lignes.
Orthographe
L'accord de l'adjectif
1. En fonction des accords et du sens, choisissez celui qui convient des deux mots proposés.
È s poussaient 4 ! : soles
< > de longues herbes grises ou de petits . L'air, par bouffées,
Eee croissait 8 3 P saules
À couronné
Tout à coup devant moi se leva une digue. C’était un haut remblai de terre « > de
couronnée
: gravais Ni ; LAS
peupliers. Je le < a 1e et jje découvris la rivière.
Gonflées , flots É
d
étai large et coulaitÎ vers l’ouest. Gros > par la fonte des neiges, ses « pi p Uis-
Elle était
santes descendaient en entraînant des arbres. Elles étaient lourdes et grises et parfois sans raison de
— tourbillons 5 ; er les arbres r
grands < tions » s’yà formaient qui engloutissaient > ,arrachée en amont.
| 25
ù
2. Rétablissez, en tenant compte de l’accord des adjectifs, les noms et groupes nominaux sup-
primés dans cet extrait. Attention, de nombreux intrus se sont glissés dans la liste.
Noms : abri - un air - une allure - anse - aspect - branches - empreintes - endroit - estuaire -île -
le lieu - mains - la place - plage - pieds - sillons.
Sur le sable, on voyait des traces de nus. Elles s’en allaient de l’eau vers la digue.
lose. nr étaient larges, puissantes. Elles avaient animale. J’eus
DO ENS ere était solitaire, sauvage. On entendait gronder les eaux. Qui hantait cette
ET
PS EE CARhOC CO solitaire ?
LEA 0 CRT CESR MINE Re restait:sllenciguse. Son: cependant me parut
menaçant.
3. Rétablissez, en les accordant correctement, les adjectifs dans la suite du texte (pour savoir si
le narrateur est un garçon ou une fille, reportez-vous aux indices donnés par la suite, exercice 5).
Adjectifs : doux - épineux - exposé - faible - invisible - moelleux - mystérieux - seul - souple.
26 |
Ce que je découvris m’'épouvanta. À côté des premières
ee ee == ts 4 de sa rss == den mena ms sara == ee sue nent anses ae nrrsrecensnemnersena mme checaecenoaante-sres cc epreshec rooms sens
Il lui arrive une nouvelle peine, car une guerre vient au pays,
|27
Marcellin se déplaça, par courtes enjambées, les genoux fléchis, et disparut dans la brèche
principale, située au milieu du fuselage. Resté seul pour la seconde fois, Isaïe eut encore
plus peur. L’ouragan faisait bouger des lambeaux d’étoffe au revers des buttes neigeuses.
Tout le pré semblait agité d’un mouvement vague, ondoyant et hideux. Une tôle vibra,
imitant le bruit du tonnerre. Des frissons sonores parcouraient la carcasse de l’appareil.
Isaïe crut que, d’une minute à l’autre, les moteurs allaient se remettre en marche. Alors
tous les passagers, émergeant de la neige, se dresseraient sur le flanc de la montagne et se
dirigeraient, à pas lents, vers l’avion fantôme. (...) Un cri d’angoisse éclata dans la gorge
d’Isaïe : « Non ! Non ! »
10 Au même instant, la silhouette de Marcellin se dégagea des décombres. Il fit quelques
foulées dans la neige, chancela et s’arrêta devant Isaïe, comme s’il eût rencontré un mur.
Ses yeux avaient une expression animale. Sa mâchoire pendait. L’épouvante sortait de sa
bouche. Il haleta :
«aie Zaie:l...
15 — Quoi ?
— Dans l’avion... On a bougé. ,
Isaïe joignit les mains et les éleva à hauteur de ses lèvres.
— C’est le vent, balbutia-t-il. Tu as cru... Mais c’est le vent.
— Non... J’ai vu... J’en suis sûr... On a bougé.
20 — Qu'est-ce qui a bougé ?
— Je ne sais pas. »
Isaïe écoutait avec un sentiment de surprise exténuée. Les paroles venaient à lui d’une
autre rive, d’un autre monde, à travers le murmure sifflant de la neige. Il dénoua les liens
qui fixaient les raquettes à ses pieds. Une piètre lueur flottait dans sa cervelle. Il chu-
25 chota :
« Reste ici.
— Que veux-tu faire ?
— Voir si tu as dit vrai. »
À son tour, il s’avança vers l’épave. La brèche aux bords hachurés s’ouvrait devant lui,
30 comme l'entrée d’une grotte.
Henri Troyat, La Neige en deuil, Flammarion éd.
28|
Grammaire
Les modes du verbe
1. Le français compte 4 modes personnels (qui varient en temps et en personnes). Citez ces Texte page 28
quatre modes et précisez pour chacun les temps qu’il comporte.
2. a) À quel temps et à quel mode est chaque verbe conjugué de la phrase : « Alors tous les
passagers … avion fantôme. » (lignes 6-8) ?
b) Ce mode, employé dans un récit au passé, a ici une valeur de futur (les passagers allaient se
dresser..). Quel nom lui donne-t-on alors ? À.
Il a en même temps dans la phrase une autre valeur d'emploi.
LRU D DR PRE re A EE So
c) Quelle proposition subordonnée pourrait-on ajouter à la phrase pour rendre plus claire cette
deuxième valeur d'emploi du mode ?
3. À quel temps et à quel mode est chaque verbe conjugué dans la phrase : « Il fit quelques
foulées. un mur. » (lignes 10-11) ?
c) Réécrivez cette subordonnée au temps et au mode utilisés plus couramment dans ce genre de
structure.
| 90
5. Conjuguez chaque verbe à l'impératif.
6. Le français compte 3 modes impersonnels (qui ne varient pas en personnes). Citez ces trois
modes et précisez pour chacun les temps qu’il comporte.
sens a rene n en a nanas eme secs ne nee enee sep aene med éesepepanonen © donnees cdd encens een ce se sé see noce nen as ocean en meme dea saone nee nes enare rene tn een ere en seven vanne sonennenenntesennasesennnseenans aontésaraneseedeanenes ent e tn
7. a) Réécrivez ces groupes nominaux en en remplaçant le nom par le nom proposé. Donnez
la classe grammaticale du mot souligné.
un mouvement vague, ondovant et hideux — une agitation
RER PRE TES CR RUE EE EP LA ondoyant nt PEN rn
lemurmure’sifflant delaneige. —> la rumeur. ee SR ERP
A RARE ee M ER PNR 0 Tr Ve ER Sant =... rose ce OR RS
b) Cherchez les autres formes en -ANT dans le premier paragraphe du texte. Indiquez leur classe
grammaticale et dites à quoi vous l’avez reconnue.
8. Précisez pour chaque mot souligné la classe grammaticale qu’il a dans le texte :
Les genoux fléchis — adjectif qualificatif
30|
Vocabulaire
La synonymie
1. Remplacez par un synonyme, ou un mot de sens proche dans ce contexte, chacun des mots Texte page 28
soulignés.
3. a) Cherchez, dans le texte, 2 autres noms qui ont un sens proche du nom souligné dans le
groupe : par courtes enjambées (I. 1).
b) Quelle différence de sens et d’emploi présentent en principe ces trois noms (pris dans le sens
du texte) ?
eo nu ne
c) Dans certains contextes, ces trois noms peuvent se substituer l’un à l’autre, dans d’autres non.
Complétez chaque phrase par les trois noms lorsque c’est possible, par un ou deux d’entre eux,
selon les cas.
Il se déplaçait à petit(e)s
[se déplaçait à grand(e}s
LR tt A GOOM ARR
|31
J'ai entendu des bruits de : em idernmtu ERPRR PRRM N
4. Remplacez par un mot de sens proche dans le contexte donné chacun des mots soulignés.
Une piètre lueur flottait dans sa cervelle (1. 24) :
C’est un piètre Cavalier mt’... 2
5. Même exercice.
Il déñoua les liens qui fixaient les raquettes à ses pieds (1,23) : ses...
Onatsetnpoleandevantla maison LEA ere RO CO
Lé-gardien nous. fixé.un
a emplacement. sus ne OP a ee NS
Onnxeles dunes a l'aide de’pins maritimes RS PNR SR Re
Nous devons nous tenir aux règles que nous avons fixées.
L'homme train point dél'hofzon es
Marié urnirendez-VOUS LS
Ré'ontixé ensemble l'heure du rendez-vous. fs RC ARS 7.
6. Les mots peuvent être synonymes dans certains contextes et non dans d’autres. Cochez
chaque phrase où la substitution par le synonyme donné est possible. Sinon, proposez un autre
synonyme qui convienne.
FLÉCHIR = PLOYER ?
les genoux fléchis D les genoux ployés
32 |
7. Dansla phrase « tous les passagers se dresseraient », le verbe se dresser peut être remplacé
par le verbe se lever (tous les passagers se lèveraient). Les deux verbes sont donc synonymes dans
ce contexte. Ils ne peuvent toutefois pas s’employer indifféremment dans d’autres contextes (sy-
nonymie partielle). Complétez chaque phrase à l’aide de celui des deux verbes qui convient.
D L'astre de la nuit se à l'horizon.
b. De longs peupliers 8e à l'horizon.
C. Ses chevennise in ions
ce no sur la tête.
D € dOMmMENN Se de sur son coude.
MAN OUS ROUS 0 un tous les jours à 7 heures.
D Se
Ee Cette race de chien se bien.
D Le peuple entier se... contre l’oppresseur.
Rien, - toi et marche.
Dans quelle(s) phrase(s) était-il possible d'employer ces deux verbes ? RME
8. a) Cherchez dans le texte les 3termes que l’auteur emploie pour désigner les restes de l’avion
accidenté.
RE
trouvés.
c) Complétez chaque groupe nominal avec ceux de ces trois noms qui pourraient convenir dans
le contexte.
a eu Su ne AE du poulet
en na nn a e du château
ee RES du navire
un
nd se 3e A ce de l'immeuble
FER du au rx del abStJour
d) Le nom ruines, qui appartient au même champ lexical, n’est pas dans le texte. Pourquoi
l’auteur ne l’a-t-il pas employé ?
| 33
Les indices d'atmosphère
Texte page 28
1. Définissez brièvement l’atmosphère du texte.
c) En tirant parti de votre expérience et de vos lectures, citez quelques autres manifestations
physiques de la peur.
34|
D Citez quelques expressions imagées qui traduisent les manifestations physiques de cette émo-
on.
claquer des dents,
te Se re
5. a) Selon la manière dont l'écrivain présente la réalité, une atmosphère différente se dégage
du récit. Caractérisez chacune de ces descriptions en fonction de l’atmosphère qu’elle vise à
créer : neutralité de type scientifique, angoisse, sentiment de sécurité.
Le roc se découpait ici en d’étranges cratères, qu’on eût dit creusés par quelque griffe diabolique. Rien
ne bougeait dans l'air pesant et lourd, plein de miasmes maléfiques, que traversait parfois comme un
cri.
Le sol était creusé de sortes de coquilles accueillantes, que la mousse douillette qui les tapissait faisait
ressembler à des nids. De rares appels d'oiseaux marins, en troublant l’air immobile, rendaient plus
intenses la paix et la sérénité qui régnaient ici.
. Les eaux de ruissellement avaient creusé dans la roche tendre des cavités circulaires aux parois régu-
lières. Une maigre végétation y poussait et seules quelques mouettes s’y retrouvaient encore pour
nicher.
Rédaction
Inventer une suite
Texte page 28
Sujet type : Imaginez la suite du récit, en tâchant de conserver le ton et l'atmosphère du texte.
Avant ce travail, il est indispensable d’avoir fait les exercices de RÉDACTION 2 (p. 23 et p. 24) et, pour
l’unité d’atmosphère, les exercices de COMPRÉHENSION 3 (p. 34 et p. 35).
1. Sachant que l’état final est absent de l’extrait présenté, résumez en une phrase chacune des
trois étapes du schéma narratif.
État initial jusqu'à
2. Afin de développer le schéma narratif, remplissez ce tableau en soulignant les éléments qui
vous semblent pouvoir intervenir dans la suite que vous devez imaginer.
%|
Personnages Actions
et ce qu'on apprend d'eux
3. Dans le texte, un des deux personnages est à l’extérieur, l’autre à l’intérieur de l’avion.
rime LE Der tre ee le ENS PM RSA Dee MUR A LE RATER OT LAN A SR mr er een ET |
nnmnn nn nnn mn mme nomme nmnme nn nn en nan ere enese noce eme nn nmensenssanese nées ses eo mensessennnenensenseneeenespueneeneseonénnssenancssssonsennesesssennensomsanescnsnsesessecesmneensnmenenennnnene
Dans la suite que vous allez écrire, quels choix allez-vous faire ?
4. Avant d’envisager encore la suite du texte, il vous faut répondre à votre gré à cette question :
A-t-on réellement bougé ?
|37
: »
un arbre des
5. À partir de vos réponses aux questions 3 et 4, vous pouvez maintenant établir
possibles narratifs à la fin de l’extrait proposé.
« À son tour, il s’avança vers l'épave. La brèche aux bords hachurés s'ouvrait devant lui, comme
l'entrée d’une grotte. »
6. Soulignez dans le schéma précédent l'itinéraire que vous choisirez pour terminer le récit et
écrivez-en le scénario en quelques lignes.
8. Recopiez le texte à partir de la ligne 22, puis, en utilisant vos réponses aux questions de
COMPRÉHENSION n 2, 3 et 4 (pp. 34, 35) et, en respectant ce que vous venez de dégager à la
question précédente, écrivez la suite du texte sur une feuille séparée.
(L'idéal serait que la frontière entre le texte de l'auteur et le vôtre ne soit pas perceptible.)
29 |
Orthographe
les terminaisons verbales
1. La plupart des terminaisons /e/ et /e/ de ce texte ont été supprimées. Rétablissez-les en les
orthographiant correctement.
À six heures, Hippolyte ét... AMD ne de son tabour.….…… , devant la longue table de triage
au éclair. des quinquets. (...) Dehors, la nuit ét... noire et on n'éteindr..…….… pas les quin-
TOR avant neuf heures, car pour la manipulation des aiguilles, on ne pouv.… se
ÉOntent.…..… d’un demi-jour. Les ateliers n’étant pas chauff.….….… NU AS. (mateA froid et il
ee permis de gard... sa pèlerine, M... en dégrafant le col pour que les mouvements ne
fussent pas gên...… Ceux des enfants qui ét... assez grands pour mont... seuls sur leurs
Mbour... Le mt déjà pris place. (...) Malgr.…... la fièvre et la fatigue, l'enfant se mit au travail
aussitôt. Par cinq ou six à la fois, il fais... FOUT les aiguilles sous s..... petits doigts avec
légéret et décel.….… d’un sûr coup d’œil celles qui av... un défaut.
Lorsqu'un enfant se trouv.…..….. surpris à dormir sur la table, l’usage ét... d'envoy pro-
Men... le tabour.…..….. d'un coupe Di. afin que le délinquant fût précipit.….…… à terre.
Le surveillant ne put s’y résoudre et, sachant où en ét... Hippolyte, dont il voy.………. la résistance
à la fatique diminu...….…. de jour en jour, il se contenta d’une claque sur la tête, non sans être
ENT auparavant que le directeur ou quelqu'un de son entourage n’ét.….…… pas à proxi-
tite
« Gaigneux, dit-il d’une voix menaçante, tu n°... pas là pour te repos... Au travail, mon
3. Réécrivez cet autre extrait du même récit en mettant au plus-que-parfait les verbes qui peu-
vent l’être. Faites attention à l’accord des participes passés.
La mère se leva la première, passa sur sa chemise
|39
L
4. La plupart des participes passés et des verbes à l’infinitif ont été supprimés de ce passage du
même récit. Rétablissez-les en tenant compte du sens. Attention aux accords.
Hortense, qui avait dix ans, était … Chez le notaire où elle aidait à la cuisine et aux
travaux du ménage. Non NO RS ane Ne à midi et le soir, elle était
NE PRE TES dans la maison sur la recommandation de la cuisinière, cousine
CIO a | du père. Ayant été à l’école jusqu’à l’âge de huit ans, elle était la seule de la
famille à savoir à peu près CR re Me ES . Deux ans de bonne nour-
riture l'avaient déjà si bien Se que, parmi les siens elle avait l'aspect d’une étrangère,
et l'habitude de ……. SE Re PRE dans l’atmosphère de luxe inouï de cette maison notariale (..)
l'avait secrètement 1.1... du foyer paternel. Ses bavardages vaniteux, empreints d’un
respect admiratif pour la vie confortable de ses maîtres étaient avec impatience.
Marcel Aymé, La Fabrique (in Enjambées), Gallimard éd.
5. Pour poursuivre l’historique de notre orthographe, voici une lettre du futur roi Henri IIL, datée
de 1567. Réécrivez-la en en modernisant l’orthographe (et la langue, si nécessaire).
42|
Grammaire
Le discours rapporté
1. Sous quelle(s) forme(s) les paroles sont-elles rapportées dans le texte ? Texte page 42
Discours direct Cl Discours indirect Cl Discours indirect libre
2. Trouvez dans le texte le passage où la communication entre les personnages ne se fait pas
par la parole, mais par le geste.
3. Trouvez dans le texte le passage où il est fait allusion à des paroles, sans que ces paroles
soient rapportées.
4. a) Lestrois phrases qui suivent sont des phrases du dialogue transcrites au discours indirect.
Retrouvez dans le texte les extraits de dialogue qui ont été transcrits et soulignez tout ce qui a été
modifié lors de cette transcription.
a) (Elle demanda) s’ils voulaient qu’elle leur vendît Charlot.
b) Pourquoi Maupassant a-t-il choisi, à votre avis, de rapporter les paroles au discours direct et
non au discours indirect ?
|43
6. Réëécrivez les phrases a), b) et c) de l’exercice 4 en fonction du début proposé. Soulignez tout
ce qui change au niveau des pronoms et des adjectifs possessifs.
à}_Je leur demandait 222 I ES VTT IT RTE RTS im een 2 De
7. Réécrivez les phrases a), b) et c) de l’exercice 4 en fonction du début proposé. Soulignez tout
ce qui change au niveau des pronoms et des adjectifs possessifs.
A VOUS TOUS OMAN er ee M PR RE D RE
44
d4
Vocabulaire
La polysémie du verbe
1. a) Quel est le sens du verbe répondre dans la proposition : « s’il ne répondait pas à nos TeXte page 42
soins. » (ligne 17) ?
Fournir une réponse Cl payer de retour, satisfaire [I
objecter [ répliquer [
b) Quels sont les deux sens possibles du verbe répondre, dans cette phrase ?
Il répondait à ses parents.
Quel nouveau sens prend le verbe ? Remplacez-le par une expression équivalente.
par
c) Le verbe servir aurait-il le même sens qu’en b) dans cette nouvelle phrase ? Remplacez-le
un verbe ou une expression de sens proche.
|45
Qu'’est-ce qui a entraîné le changement de sens du verbe ?
d) Complétez ces phrases à l’aide de contextes cohérents et donnez un équivalent du verbe servir
dans les trois cas.
SR UN TT NS servit la préparation 22...
ner SR
CT
Eee servit de préparation 5.24 heurrulenuee
ARNO COIN
SOU nee mnt mer etre eee NS Re UC LS
RU CRE UE servit à la préparation 5.008
SR SONDE ARR
CE DR on
3. Dans laquelle des deux phrases le verbe commencer at-il le sens du texte : « La paysanne
commençait à comprendre. » (ligne 12) ?
a) Le clown commença à danser.
b) Le clown commença par danser.
Laquelle des deux phrases implique une autre action du clown ? Complétez la phrase de façon à
mettre en évidence ces deux actions.
ENV AICI NE RS RP 4
b) Si on détruit l’expression figée, le sens du verbe tourner change. Complétez la phrase de façon
à mettre le changement de sens en évidence.
Si l'enfant tourne,
c) Le changement du groupe nominal sujet peut modifier le sens du verbe tourner, complétez ces
phrases avec une principale qui précisera le sens du verbe.
Si le lait tourne,
46|
d) Court adverbe, accolé à tourner, forme une nouvelle expression figée. Donnez un groupe
nominal féminin à ce groupe verbal.
D A dt Qu LU Qh) pe, rl ne cn tourna court.
Dans laquelle de ces deux phrases le verbe est-il d'emploi familier ? Remplacez ce verbe par un
synonyme.
LR RAS RE eee
c) Réintroduisez ces éléments d’expressions figées dans les phrases qui conviennent.
les cheveux en quatre - l’eau - le souffle - le vin - l'herbe sous les pieds - l'appétit - ses balles - les
ponts - les jambes.
Maudachinolie destrapézistes nous AICOUDÉ 2.28 arr en ren hu enr na
Enroison de la sécheresse, la mairie coupe tous les après-midi.
Cette intervention prématurée lui a coupé RS D ee
|47
Compréhension
Les registres de langue
b) Précisez qui sont les interlocuteurs du [Link] signalez pour chaque interlocuteur les lignes
où il intervient.
c) Citez, en les classant selon le registre de langue, tous les mots que vous connaisse
z correspon-
dant à cette même réalité.
familier :
48|
3. a) Précisez pour chaque personnage qui intervient dans le dialogue le registre qu’il utilise.
M ee ro ep same : soutenu [1 courant [] familier
Pme enr nnnnennnnnne : soutenu [] courant [] familier []
RE AE PE TO CA AO TER Een A LE ARTE : soutenu [1] courant [] familier [l
x. Rd din... soutenu Cl cowrant[l familier)
Interrogation
Négation
Vocabulaire
Les phrases complexes ont-elles le même degré de complexité dans les divers registres de langue
utilisés ? Donnez des exemples.
Négation :
Interrogation : mm
nen
nnnnnennn
MCONUGAISON : mmmermnnnnnmmmnnnnnnnnnnnnnn t
nnnnnn
dans.
c) En tenant compte de vos constatations du b) et en les généralisant, essayez de transcrire
le même registre (oral paysan de Normandie au xIx° siècle) chacune de ces phrases. Comparez
vos résultats.
Mais non, je ne veux pas vendre ma vache.
|49
Rédaction
Écrire un dialogue argumentatif
Texte page 42
Sujet type : Sachant que les Vallin, voisins des Tuvache, vont accepter de confier leur petit garçon
à M. et Mme d'Hubières, imaginez le dialogue qui va conclure l'affaire.
Avant d'écrire un dialogue, outre les registres de langue ([Link]ÉHENSION 4, pp. 48-49), deux
points principaux doivent être pris en compte.
B La nature du dialogue
2. Quelle est la principale fonction du dialogue du texte, et par conséquent du dialogue que vous
devez écrire ?
informer [] interroger [] convaincre [] flatter O
féliciter CI réprimander [] converser []
50|
"Au
|
3. a) Quels arguments les Tuvache ont-ils utilisés pour rejeter la proposition des d’Hubières ?
c) Sos ces différents arguments, ceux du texte et ceux que vous avez trouvés, du moins fort
au plus fort.
c) Classez ces différents arguments, ceux du texte et ceux que vous avez trouvés, du moins
convaincant au plus convaincant.
6. Vous pouvez maintenant, sur une feuille séparée, écrire votre dialogue en veillant à introduire,
sous forme de récit, le personnage qui parlera le premier, et à préciser régulièrement les réactions
des personnages et la manière dont ils interviennent.
51
Orthographe
L'homophonie
1. a) Rétablissez correctement, dans ce texte, toutes les graphies des sons /s/ (pointillés …… )
et /k/ (trait ____ ) qui ont été effacées.
A..….is sur le trottoir, ils regardaient les pieds des promeneurs. Dans e ____artier, il ne pa...….ait
des. andales de ____uir. Des chau….…ures la…..….ées ! Les yeux des petits gar..ons remon-
taient le long des jambes, ’arrêtaient …… ur la poche de la .……. aharienne où brillait le ____apu-
chon d’un tylo et fi aient un visage de fon__…..ionnaire protégé par des lunettes noires.
Des mo___a….ins! Un ___otume beige, une ____ravate rouge, un Blanc! La future
____lientèle, il y en avait, on pouvait le dire. Mais ____ombien de …… ouliers bleu marine dans
le tas ? ____ompte ! Une paire sur …… in ante et en ô[Link]..….e 2 @inor ’était
terni. Balta, il fallait du marron ! du noir à la rigueur ! Balta, ilfallait de l’in____olore !Je ne …… ais pas
lire, avoua Balta.
b) Quelle est à votre avis la profession de Balta ?
2. Même exercice avec la suite du texte, mais cette fois les sons /s/ et /k/ ne sont pas différenciés.
Je vais t'apprendre, lui dit Ray Sugar. Il y a les lettres, après il y a les mots, après il y a les lignes, après
il y a les pages. Je ais, dit Balta. Tu vois là-bas ? Balta distinguait les journaux a.….….rochés à la
devanture d’un Dore e > e rapprochèrent un peu, pas trop pour ne pas in.……iéter
le type ….…i vendait. La première lettre, ’est F, le premier mot, ’est Fran..e. Normal, dit
Baltar pures. FE RIRES ‘est du fran...ais. La rigueur de e raisonnement lai...a Ray
relatifs à la Fran....e, À es ien.e n'était pas à[Link] étendue pour il lui portât la
.…ontradi… ion. Et qu'est. ‘il y a là ? demanda Balta en désignant en première page
un éléphant trompe levée. Don de la Fran, lut Ray Sugar. Don-de-la-Fran……e, Balta n’en
revenait pas pare CRCA TEE aa ‘appelait éléphant et dans la Mégalo JUMBO !
Paule Constant, Balta, Gallimard éd.
3. Dans la phrase : « II lit le livre. », le nom et le verbe ont chacun des homonymes : ils peuvent
être respectivement noms (un lit, un livre) et verbes (lire, livrer au présent). Si on intervertit les
deux mots, on obtient une autre phrase, de sens différent : « Il livre le lit ».
Intervertissez de la même manière les noms et les verbes des phrases suivantes. Mais, attention,
l'orthographe des mots change lors de l’interversion.
Ils jouent les mousses. — Ils
Ils font le beurre. — Ils
Il peint le rond. — Il
Il voit la croix. — Il
59 |
QEMe
4. Pour rester sur l’orthographe du xvi‘ siècle (cf. chapitre 3, p. 40), transcrivez en orthographe
moderne ces deux lettres de 1572 adressées à Henri de Navarre, le futur Henri IV.
a) Par sa sœur
Monsieur, jay veu Madame que j’ay trové fort belle et
Laquelle des deux femmes vous semble, en dehors de son orthographe archaïque normale,
commettre des erreurs ? Pourquoi ?
|53
On est fort ému, sur nos côtes normandes, par les premiers essais qui viennent d’être
faits d’une moule perlière. I1 suffit, paraît-il, de placer une fausse perle à l’intérieur d’une
moule pour que celle-ci, tout aussitôt surexcitée, secrète en quelques semaines une petite
perle fort jolie et qui rappelle, à peu de chose près, la perle de l’huître. Ce serait là une
véritable fortune pour nos pêcheurs normands. (..….)
Toujours à propos des moules perlières, il paraît que, pour obtenir de bons résultats, la
fausse perle provocatrice n’est pas indispensable. Il suffit d’exciter la moule en perçant
un tout petit trou dans sa coquille, et ces piqûres peuvent se faire très rapidement à la
machine. Les moules piquées à la machine secrètent tout aussitôt de la nacre autour du
trou et produisent ainsi de jolies perles. Signalons toutefois que, des éleveurs cupides
ayant par trop multiplié les trous, les moules se sont contentées de produire de simples
boutons de gilet de flanelle, ce qui est, on l’avouera, une leçon et un exemple.
Il convient de signaler, dans le même ordre d’idées, deux inventions nouvelles issues de
la moule perlière (..…), qui sont appelées je crois à faire quelque bruit.
15 Il s’agit tout d’abord de la poule perlière, utilisée dès maintenant par les pêcheurs nor-
mands pour récolter les perles artificielles que l’on développe dans la coquille des moules.
En quelques heures, ces intelligents gallinacés, perchés sur les rochers, se saisissent des
perles qu’ils aperçoivent dans les moules entrouvertes et qu’ils prennent naïvement pour
de petits grains de mil. On peut ainsi, grâce à ces intelligentes bestioles, recueillir en une
20 matinée des milliers de perles dont la main de l’homme chercherait vainement à s’emparer
au cours de chasses fatigantes et fastidieuses. D’un simple mouvement du bec, la poule
pique la perle, l’avale, et il suffit ensuite de laver les sous-produits du poulailler pour que
les braves pêcheurs normands recueillent le fruit de leurs peines.
À côté de ces poules perlières véritablement si remarquables, il faut également signaler les
25 utiles services que rendent à la navigation les nouvelles moules merlières placées sur de
dangereux récifs. Les marins ont déjà baptisé de ce nom les moules qui, percées de petits
trous pour la culture des perles, rendent un son étrange, analogue au sifflement du merle.
(....) Lorsque le vent souffle, lorsque la tempête fait rage, les moules percées de trous font
entendre un sifflement sauvage qui avertit les navigateurs et écarte leurs nefs des dange-
30 reux rochers où elles allaient se briser. C’est ainsi que l’industrie nouvelle de la moule
perlière rend de signalés services à l’humanité et l’on peut prévoir que dans un avenir
prochain les moules merlières remplaceront avantageusement les phares et les sirènes ac-
tuellement en usage.
vw
54 |
Grammaire
La forme passive
2. a) Donnez la fonction de chaque groupe souligné dans cette phrase (ligne 9).
Les moules piquées à la machine secrètent tout aussitôt de la nacre
les (moules)
_c) Transformez la phrase à la forme passive, analysez-la en constituants et vérifiez vos réponses
en 2a et 2b.
|55
… dans un avenir prochain les moules merlières remplaceront avantageusement les phares et les sirènes
actuellement en usage. (1. 31)
5. Certains participes passés peuvent être éléments d’une forme passive, l’auxiliaire être n’étant
pas exprimé.
La transformation à la forme active oblige alors à employer une proposition subordonnée relative.
ex. : … les veux que le soleil aveugle (aveuglait.….)..
Trouvez dans le texte 3 exemples de ce type, indiquez s’il y a un complément d’agent et transfor-
mez-les à la forme active, selon le modèle ci-dessus.
56 |
7. Suehes les phrases qui peuvent devenir passives et opérez la transformation quand elle est
possible.
Phrases actives Phrases passives
0
D
LE
it
amL Les traces ont été découvertes par hasard.
Vocabulaire
Familles de mots
Texte page 54
quel
1. a) Navigation (ligne 25) et navigateur (ligne 29) font partie de la même famille. De
verbe ces noms sont-ils dérivés ?
— font
b) Cherchez, dans le texte, 2 autres séries de mots qui — comme navigation et navigateur
partie de la même famille.
2. — au moins 2 mots appartenant à la famille de chacun de ces mots.
D'OVOcatriCe (Le 7) are nt ne eee Re NET EN RCE RS
piqûre:(l'8) Ernest
SO ee ER et
machine (L 9} Lee
dar nn ne ceton see M I I RES
DÉCREUT {L 15) 7 tannins annee etes eat a IS SO RENE
sifflement (l27Y5. ue anne daim eue ES OR OI PES
SOUIROEUL DB cmmrnuenenenn mare ennrnanneies IR EE SIDE
bête
nom
naire.
58
#0
7. Un intrus s’est glissé dans chacune de ces familles étymologiques. Trouvez-le (aidez-vous
d’un dictionnaire, si nécessaire) et barrez-le.
: merle - merlan - merluche - merlette - mésange.
! rage - rager - rageur - enrager - ragot - rabique.
8. Le nom homme (ligne 20) se retrouve dans un certain nombre de mots composés. Trouvez-
les à partir de ces définitions.
9. Le texte comporte un grand nombre d’adverbes en -ment. Trouvez-en 5, et dites comment ils
sont formés.
a) |mine ee ne ET RE
|59
Compréhension
Le genre et le ton d'un texte
Texte page 54
1. Ce texte parodie un certain type d’écrit. Lequel ?
2. Le narrateur — l’auteur ainsi parodié — manifeste une extrême prudence, preuve de son sé-
rieux.
a) Relevez toutes les formules impersonnelles qu’il utilise afin de s’effacer derrière l’information.
b) Relevez tous les procédés d’atténuation qu’il emploie afin de prendre ses distances vis-à-vis
des informations communiquées.
3. Toujours pour accentuer le sérieux de ses dires, le narrateur se réfugie derrière une certaine
scientificité.
a) Relevez tous les termes utilisés pour désigner la poule.
Quel est le plus savant ?
60
b) Donnez un équivalent de cette formule : « deux inventions nouvelles
issues de la moule per-
lière, qui sont appelées je crois à faire quelque bruit » (ligne 13).
|61
Rédaction
Ecrire un article humoristique
Sujet type : À la manière de Gaston de Pawlowski, rédigez une série d'articles sur des animaux ou
des objets de votre invention.
Texte page 54
1. Le texte comporte 3 articles. Isolez-les et précisez en une phrase le contenu de chacun.
Derquorparlé-t-on 2... oO RE
Direstce que. C'est nv snmnamneeanne tee ee DE
Dequoipañtlest-on 2..."
du NU 00 UNI DONNE
Qu'est-ceique C'est 215.5. . LR 0 DE
2. a) Quelle relation phonétique entretiennent les noms des 3 animaux décrits dans le texte :
moule perlière, poule perlière, moule merlière ?
62 |
b) Cochez dans le tableau les 5 associations, hormis bien sûr les trois du texte, qui vous parais-
sent les plus intéressantes et dites en une phrase la particularité de l’objet ou de l’animal qui
porterait ce nom.
4. À partir de chaque groupe nominal donné, créez-en 3 autres, en procédant d’abord par
permutation des premières consonnes, comme dans le texte. Attention à l’orthographe.
RER ERA PEL
PR RS PR EE Te RE Ce
5. Ils’agit maintenant de choisir le thème des articles que vous allez rédiger. Sélectionnez dans
l'exercice 4 un groupe nominal avec les trois groupes complémentaires que vous en avez déduits.
En vous aidant du dictionnaire, dites en quelques mots ce qu’évoquent pour vous chaque nom et
chaque adjectif, réels ou fictifs.
TO D nt dan ei CR Se. L'(ecle RE. Lara ect Ans
63
2° adjectif PR PRES 2e LE PR it Dpt M ANR NOR SEE
6. Dites en une phrase la caractéristique de chacun des quatre objets que vous avez sélec-
tionnés.
RE
Da ne
D ee ol ES
7. Entenant compte de toutes les observations faites p. 60 et p. 61, rédigez sur une feuille à part
les 4 brefs articles (une dizaine de lignes chacun) présentant de façon humoristique vos inven-
tions.
Il serait intéressant ensuite de rassembler et d’ordonner tous les articles de la classe afin d’en
faire une revue, ou un catalogue.
64 |
Orthographe
L'accord du participe passé
1. Ecrivez au plus-que-parfait les verbes donnés à l’infinitif entre parenthèses, en faisant parti-
culièrement attention aux accords des participes passés.
Le bassin était profond, il lui fallait l’'emplir pour réveiller l’étranger et devenir enfin sa femme. Elle
lee donc pendant des jours et des jours, mais, à quelques
centimètres du niveau du bassin, elle {devoir s'arrêter) au bord
de l'épuisement.
à une jeune bédouine qui (passer)
Dr PE nt RS OA PR par là de pleurer un moment à sa place, le temps qu’elle prenne
Bnbeude repos La bédouine (accepter)... et la jeune fille (s’en-
LORS ON profondément.
Mais à peine la bédouine avait-elle pris la relève que la tombe (s'ouvrir)
D ’ et le jeune prince (apparaître)
Li rue dt2228 2260. PORNRRRe SRE PAR AR . Prenant alors la bédouine pour son épouse promise, il
LRO avec lui.
ind le june fllé se réveiller) Labalsmraatanitente transe , elle (découvrir)
DR nt are la tombe ouverte et vide, et (comprendre)
RON RNA ah mat en lisant la bonne aventure dans toutes les mains
À SFrstart
2. Rétablissez en fonction du sens les participes passés qui ont été supprimés. Écrivez votre
texte comme si le narrateur était une fille et non le petit Nicolas. Attention aux accords.
M A nn ua: qu’il ne fallait pas dire « chouette » et il s’est
NET APE RER RER en courant, et elle n’était pas contente. Elle nous a
LANDE
Dee tirer ele NOUS A 0 et puis, Glen one". A AJébste
de partir. Moi, ça m’embêtait de voir partir Alceste, on s’amusait bien tous les deux, mais j'ai
qu'il valait mieux ne pas discuter avec maman, elle n'avait vraiment pas l'air de
|65
4
ke
ù
»
rigoler. Aleste YA ER
Pr la. main: 1 MAR MREM PE à bientôt et il est
RP.
Maman, quand'elle à.. re Rx mon: lifelles'est EURE RER URr à crier. Il faut dire
qu’en nous battant, Alceste et moi, On à quelques chocolats sur les draps, il yen
avait aussi sur mon pyjama et dans mes cheveux. Maman m'a que j'étais insup-
Un acte notarial (21 mars 1638) fixant les obligations de deux chirurgiens envers la communauté
villageoise dont ils dépendent.
Les dits Mrs Rancurel père ou fils seront obligés l’un d’eulx*
66 |
mn:
1. Uet V, non encore totalement différenciés à cette époque, sont transcrits tels quels.
|67
DOUBLE PÂTE DES SULTANES ET EAU CARMINATIVE
de César Birotteau
DÉCOUVERTE MERVEILLEUSE
approuvée par l’Insütut de France
Depuis longtemps une pâte pour les mains et une eau pour le visage, donnant un résultat
supérieur à celui obtenu par l’Eau de Cologne dans l’œuvre de la toilette, étaient généra-
lement désirées par les deux sexes en Europe. Après avoir consacré de longues veilles à
l’étude du derme et de l’épiderme chez les deux sexes qui, l’un comme l’autre, attachent
avec raison le plus grand prix à la douceur, à la souplesse, au brillant, au velouté de la
peau, le sieur Birotteau, parfumeur avantageusement connu dans la capitale et à l’étran-
ger, a découvert une Pâte et une Eau à juste titre nommées, dès leur apparition, merveil-
leuses par les élégants et les élégantes de Paris. En effet, cette Pâte et cette Eau possèdent
d’étonnantes propriétés pour agir sur la peau, sans la rider prématurément, effet imman-
quable des drogues employées inconsidérément jusqu’à ce jour et inventées par d’igno-
rantes cupidités.
Cette découverte repose sur la division des tempéraments qui se rangent en deux grandes
classes indiquées par la couleur de la Pâte et de l’Eau, lesquelles sont roses pour le derme
et l’épiderme des personnes de constitution lymphatique, et blanches pour ceux des
personnes qui jouissent d’un tempérament sanguin.
20 Cette pâte est nommée Pâte des Sultanes, parce que cette découverte avait déjà été faite
pour le sérail par un médecin arabe. Elle a été approuvée par l’Institut sur le rapport de
notre illustre chimiste VAUQUELIN, ainsi que l’Eau établie sur les principes qui ont
dicté la composition de la pâte.
Cette précieuse pâte, qui exhale les plus doux parfums, fait donc disparaître les taches de
25 rousseur les plus rebelles, blanchit les épidermes les plus récalcitrants, et dissipe les
sueurs de la main dont se plaignent les femmes non moins que les hommes.
L’Eau carminative enlève ces légers boutons qui, dans certains moments, surviennent
inopinément aux femmes, et contrarient leurs projets pour le bal ; elle rafraîchit et ravive
les couleurs en ouvrant ou fermant les pores selon les exigences du tempérament ; elle est
30 si connue déjà pour arrêter les outrages du temps que beaucoup de dames l’ont, par
* reconnaissance, nommée l’AMIE DE LA BEAUTÉ.
L’eau de Cologne est purement et simplement un parfum banal sans efficacité spéciale,
tandis que la Double Pâte des Sulianes et l'Eau Carminative sont deux compositions opé-
rantes, d’une puissance motrice agissant sans danger sur les qualités internes et les secon-
35 dant ; leurs odeurs essentiellement balsamiques et d’un esprit divertissant réjouissent le
cœur et le cerveau admirablement, charment les idées et les réveillent ; elles sont aussi
étonnantes par leur mérite que par leur simplicité ; enfin c’est un attrait de plus offert
aux femmes, et un moyen de séduction que les hommes peuvent acquérir. L'usage jour-
nalier de l’Eau dissipe les cuissons occasionnées par le feu du rasoir ; elle préserve éga-
40 lement les lèvres de la gerçure et les maintient rouges ; elle efface naturellement à la
longue les taches de rousseur et finit par redonner du ton aux chairs. Ces effets annoncent
pour l’homme un équilibre parfait entre les humeurs, ce qui tend à délivrer les personnes
sujettes à la migraine de cette horrible maladie.
Honoré de Balzac, César Birotteau.
68 |
Grammaire
L'analyse en propositions
1. Réécrivez ces phrases en remplaçant par une proposition subordonnée relative l'expansion Texte page 68
du nom soulignée (adjectif épithète, complément du nom).
ex. : La maison natale du poète ne se visite pas. — La maison où est né le poète ne se visite pas.
_ 3. Réécrivez ces phrases en remplaçant par une proposition subordonnée complétive le groupe
complément d’objet.
ex. : J'attends avec impatience sa venue. — J'attends avec impatience qu’il vienne.
69
à
4. Précisez la classe grammaticale (nature) des groupes compléments circonstanciels sou-
lignés, puis réécrivez les phrases en remplaçant ces compléments par des propositions subordon-
nées circonstancielles de même sens.
. Après avoir consacré de longues veilles à l'étude du derme et de l’épiderme chez les deux sexes….,
le sieur Birotteau … a découvert une Pâte et une Eau à juste titre nommées, dès leur apparition,
merveilleuses par les élégants et les élégantes de Paris. (1. 7)
tennis
ADTÈS AVOI..., NAÎUTE = mener ne SESES
. Cette pâte et cette eau possèdent d’étonnantes propriétés pour agir sur la peau, sans la rider pré-
maturément, … (1. 12) ‘
OT
rire tie (0 ine
sans la rider…., NGÎUrE =... nrmmaenneenenadenmmonnmannan
de Trouvez dans le texte la phrase qui correspond à cette analyse logique et complétez le ta-
au.
Proposition
principale
Proposition Ct circ.
subordonnée
d'opposition du
circonstancielle
verbe de la
principale : est
70|
7. a) Quelle est, du point de vue du sens, la valeur de la proposition relative indéfinie de la
phrase : « Ces effets annoncent pour l’homme un équilibre parfait entre les humeurs, ce qui tend
à délivrer les personnes sujettes à la migraine de cette horrible maladie. » (ligne 41) ?
b) Réécrivez la phrase en remplaçant la proposition relative indéfinie par une proposition subor-
donnée circonstancielle de même sens.
. Cette pâte est nommée Pâte des Sultanes, parce que cette découverte avait déjà été faite pour le
sérail par un médecin arabe (1. 20)
Cause O Conséquence []
. Elle est si connue déjà pour arrêter les outrages du temps que beaucoup de dames l'ont, par recon-
naissance, nommée l’Amie de la Beauté. (1. 29)
Cause DO Conséquence [
Vocabulaire
Le champ lexical
Texte page 68
1. a) Relevez dans le texte les mots qui désignent la peau. Dites lesquels appartiennent au
vocabulaire scientifique.
71
L
Noms nee Lane nunpinnnrs st ereans Las cat org En Et AE RE ST AN AIN ARS A MR
5. Citez quelques mots communs aux trois champs lexicaux étudiés dans ce chapitre
(exercices 1, 3 et 4).
6. Expliquez chacune de ces expressions et dites de quelles figures de style elles résultent.
tnmme me em
Compréhension
Une argumentation publicitaire
Texte page 68
& Des arguments pour convaincre...
1. Regroupez, sous ces thèmes généraux de l’argumentation publicitaire, tous les arguments
que César Birotteau a retenus et développés dans son prospectus. Vous les résumerez si néces-
saire.
a) Le produit par rapport à la science moderne
ù
2. Voyez-vous un autre thème général de l’argumentation publicitaire moderne que César Bi-
rotteau aurait pu exploiter ?
4. Relevez dans le prospectus les arguments qui, selon vous, révèlent le caractère à la fois
inoffensif et inefficace de l’Eau Carminative et de la Pâte des Sultanes. Expliquez.
5. Comment s’appelle un produit qui posséderait tant de propriétés qu’il se révélerait efficace
dans tous les domaines ?
7. a) Dites pourquoi César Birotteau a choisi ces noms pour la Pâte et l'Eau. Quels effets
compte-t-il produire sur ses futurs clients ?
74 |
8. Balzac lui-même présente le style de ce prospectus comme une « phraséologie ridicule ».
a) Relevez des exemples d’exagération au niveau tant du vocabulaire que des idées exprimées.
b) Relevez les adverbes en -ment et dites l’effet produit par leur emploi. Vérifiez vos conclusions
en comparant avec le texte n° 5 (p. 54).
d) Citez un passage qui vous semble spécialement vide de sens. Sur quoi, dans ce passage,
Birotteau compte-t-il pour influencer le futur client ?
e) Observez la deuxième phrase du prospectus « Après avoir. de Paris » afin de dégager les
caractéristiques de cette écriture. Qu’en pensez-vous ?
A DA EE ON EE PR PO nl El RAR RG Re
D SC D ut
Sd a D a Nm DT
PCSI de er ue ae eee
b) Parmi les arguments présentés par César Birotteau en faveur de son produit, en voyez-vous
qui ne soient pas des affirmations gratuites et qui soient réellement démontrés ?
c) César Birotteau établit un lien logique entre la couleur de ses produits et les effets qu’ils sont
censés produire (cf. question 2, p. 72). Que pensez-vous de cette logique ?
75
d) Parmi ces quatre mots, lequel (ou lesquels) vous semble(nt) propre(s) à caractériser la présen-
tation des arguments ?
organisation [] progression [] accumulation [ répétition
Rédaction
Rédiger une page publicitaire
*
Texte page 68
Sujet type : À la manière de Balzac prêtant sa plume à un César Birotteau, composez à votre tour un
prospectus vantant un ou plusieurs produits capillaires de votre invention.
1. a) Faites l'inventaire de tous les types de produits qui ont trait aux cheveux.
16
3. Rassemblez le plus grand nombre de mots que vous connaissez concernant les cheveux
(champ lexical des cheveux). N'oubliez pas les mots savants.
4. Quels thèmes généraux de l’argumentation publicitaire (cf. questions 1 et 2, pp. 73-74) choi-
sissez-vous de développer dans votre texte ? Citez-les dans l’ordre où vous les utiliserez.
5. Pour chacun des thèmes ainsi définis à la question précédente, précisez les arguments que
vous utiliserez pour convaincre.
6. Rédigez maintenant, sur une feuille à part, votre texte publicitaire, d’une page environ. N'ou-
bliez pas que, sérieux ou non, il devrait inciter le public à acheter ce produit révolutionnaire que
vous venez de découvrir.
|77
Orthographe
Les terminaisons
1. Rétablissez correctement les terminaisons qui ont été effacées dans ce texte. Attention, dans
certains cas, le mot peut rester tel quel.
C'étai.:.. une brune au... veux clair. , admirablement fai... y» VOX d’une robe blan.……
et elle tenai.….… une balle à la main. Je l’ai vu... apparaître devant moi dans le dépôt de bois,
à l'endroit où commençai.… (OO: (Qi couvrai..z. le sol jusqu’au. mur du
verger voisin. Je ne pui... décrire l’émoi qui s'empara de moi : tou... ce que je sai... , c'est
que mes jambe... devinrent mol..… et que mon cœur se troubla.
2. Dans la suite du texte, rétablissez correctement toutes les terminaisons correspondant aux
sons /e/ et /e/. »
sans paraître le moins du monde intéress…… . Les veux me sort... de la tête, tout deven
feu et flamme autour de moi, m.… Valentine ne m’accord.….… même pas un regard. Complète-
ment décontenanc….… par cette indifférence, alors que tant de belles dames, dans le salon de ma mère,
s'ét:.…… dûment extasi…… devant m.…. veux bleus, à demi aveugle et ayant ainsi, du premi...…
coup, épuis.… toutes mes munitions, j’essuy…… 115 larmes et, capitulant sans conditions,
je lui tendis les trois pommes vertes que je ven. de vol... dans le verg..… :
3. Choisissez parmi les homonymes proposés ceux qui conviennent, du point de vue du sens et
de l’orthographe, et rétablissez-les au bon endroit.
»
78 | f
CONNAISSANCE, N°... jamais venu égaler. Je mangeai pour ma
bien-aimée un soulier caoutchouc. Romain Gary, La Promesse de l’aube, Gallimard éd.
4. Ces extraits du xuI° siècle sont reproduits tels qu’ils ont été écrits (ponctuation absente,
ségmentation fantaisiste, u et v, i et jnon encore systématiquement différenciés, etc.). Rétablissez
-
les tels qu’on les orthographierait aujourd’hui.
. Louis XIV : Les roys sont souuent obligés afaire deschosescontre
|79
Texte A
Sur le pas de ma porte, j’ai trouvé le vieux Salamano. Je l’ai fait entrer et il m’a appris
que son chien était perdu, car il n’était pas à la fourrière. Les employés lui avaient dit
que peut-être, il avait été écrasé. Il avait demandé s’il n’était pas possible de le savoir
dans les commissariats. On lui avait répondu qu’on ne gardaïit pas trace de ces choses-là,
parce qu’elles arrivaient tous les jours. J’ai dit au vieux Salamano qu’il pourrait avoir un
autre chien, mais il a eu raison de me faire remarquer qu’il était habitué à celui-là. (...)
Quand sa femme était morte, il s’était senti très seul. Alors, il avait demandé un chien à
un camarade d’atelier et il avait eu celui-là très jeune. Il avait fallu le nourrir au biberon.
Mais comme un chien vit moins qu’un homme, ils avaient fini par être vieux ensemble.
10 « Il avait mauvais caractère, m’a dit Salamano. De temps en temps, on avait des prises
de bec. Mais c’était un bon chien quand même. » J’ai dit qu’il était de belle race et
Salamano a eu l’air content. « Et encore, a-t-il ajouté, vous ne l’avez pas connu avant sa
maladie. C’était le poil qu’il avait de plus beau. » Tous les soirs et tous les matins, depuis
que le chien avait eu cette maladie de peau, Salamano le passait à la pommade. Mais selon
15 lui, sa vraie maladie, c’était la vieillesse, et la vieillesse ne se guérit pas.
À ce moment, j'ai bâillé et le vieux m’a annoncé qu’il allait partir. Je lui ai dit qu’il pouvait
rester, et que J'étais ennuyé de ce qui était arrivé à son chien : il m’a remercié. (...) Puis
il s’est excusé. Il voulait dormir. Sa vie avait changé maintenant et il ne savait pas trop ce
qu’il allait faire. Pour la première fois depuis que je le connaissais, d’un geste furtif, il
20 m'a tendu la main et j’ai senti les écailles de sa peau. Il a souri un peu et avant de partir,
il m'a dit : « J’espère que les chiens n’aboieront pas cette nuit. Je crois toujours que c’est
le mien. »
A. Camus, L’Étranger, Gallimard éd.
Texte B
On est forcé de se demander si la sottise décidément n’est pas plus haïssable que la
méchanceté même. Je ne pense pas que le mépris des pauvres ait jamais pu être plus
nettement, plus insolemment déclaré. Est-ce l’effet d’une idolâtrie démoniaque ou d’une
imbécillité transcendante ? Il y a là des monuments qui ont coûté la subsistance de vingt
familles ! J’ai vu, en hiver, sur quelques-unes de ces tombes d’animaux, des gerbes de
fleurs dont le prix aurait rassasié cinquante pauvres en un jour ! Et ces regrets éternels,
ces attendrissements lyriques des salauds et des salaudes qui ne donneraient pas un
centime à un de leurs frères mourant de faim ! « Plus je vois les hommes, plus j’aime
mon chien », dit le monument à Jappy, misérable cabot bâtard dont lignoble effigie de
marbre crie vengeance au ciel. La plupart de ces niches sans abois sont agrémentées, pour
la consolation des survivants, d’une photographie du pourrissant animal. Presque toutes
sont hideuses, en conformité probable avec les puantes âmes des maîtres ou des maf-
tresses. (...) Je n’ai pas eu le bonheur d’assister à un enterrement de 1" classe. Quel
spectacle perdu ! Les longs voiles de deuil, les buissons de fleurs, les clameurs et les
15 sanglots de désespoir, les discours peut-être. Malheureusement, il n°y a pas de chapelle.
Avec un peu de musique, la Marche funèbre de Beethoven, par exemple, il m’eût été facile
d’évoquer le souvenir des lamentables créatures à l’image de Dieu portées, après leur
mort, dans les charniers de l’Assistance et enterrées à coups de souliers par des ivrognes.
80 |
Grammaire
Les classes grammaticales
1. Écrivez sous cette phrase (1. 13) la classe grammaticale (nature) à laquelle appartient chaque
mot.
2. Complétez le tableau suivant en choisissant dans le texte A trois exemples différents pour
chaque catégorie proposée.
Coni. Coni.
|81
1
ù
5. Cherchez dans le texte A trois exemples (quand c’est possible) pour chacune de ces catégo-
ries de déterminants. Si certaines cases restent vides, voyez dans le texte B si vous en trouvez
des exemples.
6. à) Cherchez dans le texte A trois exemples pour chacune de ces catégories de pronoms. Si
certaines cases restent LE dsvoyez dans le texte B si vous en trouvez des exemples.
COPPECECEET EEE CEE EECCE EEE EEE ETES CEE CETTE EEE TITI TE
c) Donnez la fonction de chaque pronom dans la fin du texte A : « Il a souri un peu... c’est le
mien. » (lignes 20 à 22).
82 | Li
7. Faites entrer dans ce tableau les différents exemples des classes de mots invariables appa-
raissant dans le premier paragraphe du texte A (lignes 1 à 6).
Vocabulaire
Les contraires
1. Le texte À présente un certain nombre d’oppositions. Trouvez dans le texte trois exemples de
couples de contraires.
ex. : il allait partir (1. 16) — contraire : il pouvait rester (1. 17).
| 83
1
b) Donnes la négation lexicale correspondant à chaque mot souligné.
1. ilétait habitué à celui-là (L 6) : marrer nement tone ee tt SOS
3. Donnez le contraire qui convient à chaque mot souligné et précisez chaque fois de quel type
de contraire il s’agit.
je Fañaitentrer {L 1) 400 nes OR ER
son Chien était perdu. (Li)... tu. # NS Ce SAR A CEE
Trouvez-vous le même contraire dans cette proposition du texte : « … quand sa femme était
morte » (1. 7) ? Pourquoi ?
5. Le texte B est construit sur un système d’oppositions dont un seul aspect est explicitement
exprimé.
84 | L
Le mot que vous avez trouvé n’est pas cité dans le texte, relevez les passages qui y font allusion.
Trouvez dans le texte une formule qui, pour Léon Blov, illustre parfaitement l’opposition qu’il veut
établir.
6. Trouvez le contraire qui pourrait convenir, dans le contexte, à chaque mot souligné.
A Re D nu mn nv dre om R 0 ed
une idolêtrie démoniaque (1. 3)
dont le prix aurait rassasié cinquante pauvres (1. 6)
Pouvez-vous opposer dans ces phrases le couple des contraires obtenus ? Pourquoi ?
… dont le prix aurait rassasié cinquante pauvres en un jour (texte B, I. 6)
|85
Compréhension
Le point de vue de l’auteur
Textes page 80
1. a) À quels types de textes pourraient appartenir respectivement les textes A et B ? Placez un -
A ou un B dans toutes les cases qui pourraient convenir, laissez les autres en blanc.
Lettre Lu Roman PAGES Mémoires Li Manifeste [Se
amer La tendre ss
Justifications éventuelles :
d) Qui ou qu’est-ce qui dans le texte doit faire naître ce(s) sentiment(s) chez le lecteur ?
un personnage CO des apartés de l’auteur CO le narrateur (ms
lequel PE OR Le AS AO PRE
86|
e) Commentez ces deux remarques du vieux Salamano :
1. «.…. il a eu raison de me faire remarquer qu'il était habitué à celui-là. » (1.6)
d) Quelle est la meilleure arme du texte pour emporter l’adhésion du lecteur (sujet, arguments,
écriture, etc.) ?
e) Quels types de phrases, que l’on ne trouvait pas dans le texte A (dialogues exclus), apparais-
sent dans ce texte ?
f) Relevez dans ce texte les mots qui vous semblent spécialement excessifs. De quel domaine
relèvent-ils ?
5. Ces deux textes, A et B, présentent, sur un sujet proche, deux points de vue différents.
Lequel, dans sa présentation du problème et dans son écriture — non dans les idées qu’il défend —
vous paraît-il plus convaincant ?
|87
Rédaction
Répondre à une argumentation
Textes page 80
Sujet type : Le vieux Salamano tombe un jour sur le texte de Léon Bloy. Imaginez sa réaction et la
lettre qu'il aurait eu envie d'écrire à l'écrivain, en supposant bien sûr que ce dernier soit encore en vie
(Léon Bloy est en fait mort en 1917).
1. À quel degré personnel seront les pronoms de référence de votre texte ? Précisez à qui ou à
quoi ils renvoient.
c) Déterminez, en fonction de vos réponses aux questions 3 a et 3 b, le ton que devrait avoir la
lettre du vieux Salamano.
Une lettre écrite en réponse à un texte du type de celui de Léon Bloy présentera nécessairement
des passages argumentatifs.
4. L’argumentation du vieux Salamano.
a) Léon Bloy opposait deux catégories de gens. Parmi lesquels le vieux Salamano se situe-t-il
plutôt, selon vous ?
les riches al les pauvres 0
88 |
di
.
5. Avant de rédiger votre lettre sur une feuille à part, il faut en envisager la progression.
a) Par quelle formule le vieux Salamano commencera:t-il sa lettre ?
b) Cochez parmi ces propositions celles que vous retiendrez pour introduire votre lettre. Numé-
rotez-les en fonction de leur ordre d’apparition dans votre texte.
lettre ?
| Q0
Orthographe
L'homonymie
1. Cette chanson de Boby Lapointe joue sur l’homonymie des groupes (segmentés différem-
ment). Mettez en évidence jeux de mots et ambiguïtés, en proposant, quand c’est possible,
d’autres graphies. Certaines sont déjà dans le texte.
Mon père est mañnier {0 Me Le COMME
CNE PRO RE TPE EEE
Dans tetté péniche. Don AE SARA COOP UNIROEL SLA IEMAONS RER
Ma rnè[Link] paix niche... ces
Dans ce mari niais Sn ORNE EE AE ME Le DS
Ma more sigle ten PAT AN EL OUR AR RE Pine 2e MARNE RP CRE EE
Mais marbileréstameére 2m ct nn Re pr nt ne EE
Garmon'pére etses verres 1.8 Set nl ere Re ES
Ontlesipiéds fragiles (2) 5. ent nr Le ee DRE
Pource qu'esde l'hygiène"... dut Re RS ER
LA note lavonSe sc Eee ANS Mate dd nd ee. tien er At EN RS
(Boby Lapointe, Mon père et ses verres, © 1971 by Éditions Francis Dreyfus)
2. Soulignez les homonymes que l’on s’est amusé à accumuler dans cette phrase :
Il était une fois une marchande de foie, dans la ville de Foix, qui se dit : « Ma foi, je mangerais bien du
foie ! »
Composez à votre tour des phrases cohérentes du même type, dans lesquelles vous inclurez tous
les homonymes des mots suivants.
3. Rétablissez correctement dans les textes les deux homonymes qui ont été systématiquement
supprimés : ef, conjonction de coordination
est, verbe être, 3° personne du singulier, présent de l’indicatif.
Le chalutier... le bateau de pêche par excellence. (...) Il travaille la mer, infatigable, la voile
gonflée, traînant par le flanc un grand filet qui racle le fond de l'Océan, au détache...
cueille toutes les bêtes endormies dans les roches (...). Quand la brise fraichert sis 3la
vague courte, le bateau se met à pêcher. Son filet fixé tout le long d’une grande tige de bois
90 |
garni de fer qu’il laisse descendre au moyen de deux câbles (..). le bateau, dérivant sous le
Vent uv le courant, tire avec lui cet appareil qui ravage dévaste le sol de la mer.
Maupassant, En mer (Contes de la Bécasse).
4. Bien que la société y accordât moins d'importance, l'orthographe française a posé de tout
temps de nombreux problèmes aux usagers. Recopiez avec leur orthographe et leur ponctuation
correctes ces extraits de lettres d’admiratrices de la Nouvelle Héloïse de Jean-Jacques Rousseau.
La marquise de Polignac (1761) : Je n'ose vous dire l’efait qu’il m’a fait, non ce n’ais plus
Textes cités par R. Darnton, Le Grand Massacre des chats, R. Laffont éd.
|91
1 — Sans vous forcer à m’implorer, sans vous faire rougir, et sans vous donner un centime
de France, un parat du Levant, un tarain de Sicile, un heller d'Allemagne, un kopeck de
Russie, un farthing d'Écosse, une seule des sesterces ou des oboles de l’ancien monde ni
une piastre du nouveau, sans vous offrir quoi que ce soit en or, argent, billon, papier,
5 billet, je veux vous faire plus riche, plus puissant et plus considéré que ne peut l’être un
roi constitutionnel.
Le jeune homme crut le vieillard en enfance, et resta comme engourdi, sans oser ré-
pondre. \
— Retournez-vous, dit le marchand en saisissant tout à coup la lampe pour en diriger la
10 lumière sur le mur qui faisait face au portrait, et regardez cette PEAU DE CHAGRIN, ajouta-
t-il.
Le jeune homme se leva brusquement et témoigna quelque surprise en apercevant au-
dessus du siège où il était assis un morceau de chagrin accroché sur le mur, et dont la
dimension n’excédait pas celle d’une peau de renard ; mais par un phénomène inexpli-
15_ cable au premier abord, cette peau projetait au sein de la profonde obscurité qui régnait
dans le magasin des rayons si lumineux, que vous eussiez dit une petite comète. Le jeune
incrédule s’approcha de ce prétendu talisman qui devait le préserver du malheur, et s’en
moqua par une phrase mentale. Cependant, animé d’une curiosité bien légitime, il se
pencha pour regarder alternativement la peau sous toutes les faces, et découvrit bientôt
2 une cause naturelle à cette singulière lucidité. Les grains noirs du chagrin étaient si
soigneusement polis et si bien brunis, les rayures capricieuses en étaient si propres et si
nettes, que, pareilles à des facettes de grenat, les aspérités de ce cuir oriental formaient
autant de petits foyers qui réfléchissaient vivement la lumière. Il démontra mathémati-
quement la raison de ce phénomène au vieillard, qui, pour toute réponse, sourit avec
25 malice. (...)
Des paroles mystérieuses étaient disposées de la manière suivante, (...) ce qui voulait dire
en français :
SI TU ME POSSÈDES, TU POSSÉDERAS TOUT.
MAIS TA VIE M’APPARTIENDRA. DIEU L’A
30 VOULU AINSI. DÉSIRE, ET TES DÉSIRS
SERONT ACCOMPLIS. MAIS RÈGLE
TES SOUHAITS SUR TA VIE.
ELLE EST LÀ, À CHAQUE
VOULOIR, JE DÉCROÎTRAI
35 COMME TES JOURS.
ME VEUX-TU ?
PRENDS. DIEU
T’EXAUCERA.
SOIT !
4 (...) Le vieux marchand remit la lampe sur la colonne où il l’avait ptise, en jetant au jeune
homme un regard empreint d’une froide ironie. (..….)
— Est-ce une plaisanterie ? est-ce un mystère ? demanda le jeune inconnu.
Le vieillard hocffa la tête et dit gravement :
— Je ne saurais vous répondre. J’ai offert le terrible pouvoir que donne ce talisman à des
45 hommes doués de plus d’énergie que vous ne paraissez en avoir ; mais, tout en se moquant
de la problématique influence qu’il devait exercer sur leurs destinées futures, aucun n’a
voulu se risquer à conclure ce contrat si fatalement proposé par je ne sais quelle puissance.
Je pense comme eux, j’ai douté, je me suis abstenu, et.
— Et vous n’avez pas même essayé ? dit le jeune homme en l’interrompant.
50 Honoré de Balzac, La Peau de chagrin.
92|
Grammaire
Les liens logiques
1. Précisez pour chaque gérondif du texte la relation circonstancielle qu’il exprime. Texte page 92
ex. : En passant par les petites rues, nous éviterions les embouteillages. — Condition
relation circonstancielle :
Ligne 12: (il) témoigna quelque surprise en apercevant au-dessus du siège où il était assis un morceau
de chagrin.
relation circonstancielle :
Ligne 40 :Le vieux marchand remit la lampe sur la colonne où il l’avait prise, en jetant au jeune homme
un regard empreint d’une froide ironie.
relation circonstancielle :
Ligne 45 : tout en se moquant de la problématique influence qu'il devait exercer sur leurs destinées
futures, aucun n’a voulu se risquer à conclure ce contrat...
Ligne 49 : Et vous n’avez pas même essayé ? dit le jeune homme en l’interrompant.
relation circonstancielle : SR A CO ME SEP ER rare me mr <m
|93
ù
relation circonstanciellé:; . 5
ÉDASBAUENGÉ 8 cn ran nl em A 2 A D TS
nénrennanresn ae eledensenmereanensesasssennéoevenneneenanes anses entendre se nee ee en erenennmnseeaseonesnnesensescenesse sense us messe es ones ets enaenmensrenmsem seems.”
CL" COCDOS CEECOTON CR ECO OO OOO OCCOOT OC CO SOCCER ROCCO PDO CCC DONC OL D RC ad CES a ed cn ee
94 |
b) Conjonctions de coordination, ou adverbes jouant le même rôle.
Quelles sont les conséquences logiques non réalisées dans les compléments circonstanciels d’op-
position que vous avez trouvés (5a) ?
Si cela se révèle difficile pour certains d’entre eux, cela signifie qu’une autre valeur circonstan-
cielle est prioritaire par rapport à l’idée d’opposition. Laquelle ?
6. Recopiez le texte inscrit sur la peau de chagrin, en le disposant de manière à pouvoir mettre
en évidence les rapports logiques.
Précisez chaque fois le rapport logique exprimé.
95
Vocabulaire
La définition
Texte page 92 1. a) Relevez dans le premier paragraphe du texte tous les mots appartenant au champ lexical
————— " de la monnaie. Précisez-en l’origine géographique.
b) Lequel de ces mots n’a pas le même genre grammatical que dans le texte ?
À c) Lequel de ces mots a pris le sens de « petite offrande » ?
d) Pouvez-vous compléter cet inventaire avec d’autres mots, plus modernes, que vous connais-
sez ? ”
B La définition du nom
d) Définissez de la même manière, sans vous aider cette fois du dictionnaire, 3 des noms que
vous avez trouvés au cours de l’exercice 1.
96 ï
3. Complétez la définition de chacun de ces noms du texte, en rétablissant le terme générique.
D en un en En décrivant autour du soleil une ellipse
très allongée, et qui, le plus souvent, est accompagné d’un appendice lumineux appelé « queue ».
La er OMR plane.
A re eee qui consiste à s’amuser aux dépens d’autrui.
HÉROS RS OR de quelqu'un qui n’agit pas sérieusement et veut faire rire.
5. Dites ce qui, dans la forme ou dans le contenu de ces définitions, vous semble ne pas convenir
pour faire saisir le sens de ces noms à quelqu’un qui ne les aurait pas compris dans le texte.
Proposez une définition plus juste ou plus utile.
grenat (1. 22) : silicate double de différents métaux, qui se rencontre dans les roches métamorphiques
et dont plusieurs variétés sont recherchées comme pierres fines.
M La définition de l’adjectif
B La définition du verbe
8. En tirant parti de vos réponses aux questions 2a, 2b, 6a et 7a, essayez de préciser les carac-
téristiques de la structure de la définition d’un nom, d’un adjectif et d’un verbe.
9. JEU-TEST. Composez une définition du mot de votre choix (nom, adjectif ou verbe), sans écrire
ce is Proposez ensuite la définition à votre voisin qui doit retrouver le mot, si votre définition
est bonne.
98
Compréhension
L'emploi des temps de l'indicatif
1. Cherchez dans le texte les passages qui rapportent des dialogues (le discours) en précisant
à quelles lignes on les trouve.
2. Dans ces passages, relevez les verbes à l'indicatif et précisez à quels temps ils sont conjugués
a) dans les dialogues qui concernent le présent et le futur du locuteur.
3. a) Essayez de réécrire ces phrases en remplaçant le passé composé par le passé simple.
Quand c’est possible, opérez la transposition. Quand c’est impossible, expliquez pourquoi ce
_- n’est pas possible.
Hs TChanue et arr Une Cravale. 2..."
#0 sms dt. sh Costormacmiiet
Il a beaucoup changé, puisque personne ne l’a reconnu.
4. Signalez les passages de récit en indiquant à quelles lignes vous les trouvez dans le texte.
M a EC 0 Doc ec 0 D CO O0 COCOON CCD DUO CE DOCCOOO PL COO CCC EC EEE EC UCCCE CEPETESCUSCRECCCEEECCCC CCE RUCOCE ERREUR CURE ©
Lcd on ee PE on ne
99
5. Dans ces passages, relevez les verbes à l'indicatif et dites à quels temps ils sont conjugués
a) dans les parties narratives :
annees een rennes eee seen eee nee eme nes en seen ennnnenen ne nnneén etes eseenesésense nes peceseesenseneses sense enennenenseenenenneenneneneeneentenenene saone esse aies niiie ne see
6. Réécrivez à l’imparfait les verbes des passages suivants et dites quelle différence de sens en
résulte.
a) « Le jeune homme crut... répondre » (1. 7-8)
8. a) Dans quelle catégorie, discours ou récit, faites-vous entrer le message écrit sur la peau de
chagrin ? Justifiez votre réponse.
b) Placez les verbes conjugués de ce passage (I. 28 à 39) sur l’axe du temps.
Présent
100
Rédaction
Chercher des idées
Texte page 92
Sujet type : Si vous étiez à la place du jeune homme du texte, prendriez-vous la peau de chagrin ?
1. Selon les paroles mystérieuses inscrites sur la peau de chagrin, quel est le problème posé par
la possession de ce talisman ?
2. Quels types de désirs pourrait-on exprimer, afin que la peau de chagrin les réalise miracu-
leusement ?
Pour soi
b) Quels sont ceux qui, bien que pouvant être obtenus sans faire intervenir la magie, vous sem-
blent très difficilement réalisables ?
vous
c) Y a-t-il des désirs, parmi ceux que vous avez notés en 3a et 3b, dont la réalisation
semblerait pouvoir justifier l’abrègement d’une vie humaine ? Justifiez votre réponse.
à |
4. à) Complétez ce tableau en y faisant entrer les désirs théoriquement réalisables que vous
avez notés au cours de l’exercice 2.
c) Observez le tableau que vous venez de compléter : reste-t-il des désirs qui justifieraient l’inter-
vention magique de la peau de chagrin, avec les inconvénients qui y sont attachés ?
b) Imaginez-vous des individus qui pourraient prendre sans hésiter la peau de chagrin ? Quels
types de désirs pourraient-ils formuler ?
6. Voyez-vous dans certaines de vos réponses, ou parties de réponses, dans les exercices pré-
cédents, des arguments que vous pourriez utiliser pour refuser la peau de chagrin ?
7. à) De quelle manière simple quelqu’un peut-il espérer voir la plupart de ses désirs se réali-
ser ? La solution est plutôt dans la nature des désirs que dans la réalisation elle-même.
b) La satisfaction naît-elle de la seule réalisation du désir ? Qu'est-ce qui peut ajouter à cette
satisfaction ?
c) Quels pourraient être les inconvénients d’une vie où tous les désirs se verraient réalisés au
moment même de leur formulation ?
102
8. a) À quels types d’activité sociale faut-il renoncer si on possède la peau de chagrin ?
Pensez à certaines périodes de l’année : Noël, Jour de l'An, etc.
b) Citez quelques expressions toutes faites, tics de la langue, injures, etc., qu’il deviendrait dan-
gereux de prononcer si l’on possédait la peau de chagrin.
ex. : À vos souhaits ! (quand quelqu’un éternue)
c) Essayez de faire l’inventaire de tous les petits désirs sans importance qui peuvent traverser
votre pensée, au cours d’une seule journée banale.
b) Imaginez-vous des individus qui, ne voyant aucun intérêt à posséder la peau de chagrin, la
refuseraient sans hésitation ?
_ 10. Pouvez-vous imaginer des moyens de contourner la formule magique, en bénéficiant des
avantages de la peau de chagrin sans en subir les inconvénients ?
Ces arguments ne doivent pas être utilisés dans votre devoir, à l'exception peut-être de votre conclusion, car ils ne correspondent
ni à l'esprit du texte, ni à l’esprit du sujet.
Vous avez pris (ou n’avez pas pris la peau de chagrin), maintenant vous faites le bilan (satisfaction,
regret) de ce qui vous est arrivé, conclusion. CO
Vous êtes le jeune homme de l’histoire, vous pesez le pour et le contre, puis vous vous décidez dans
un sens ou dans l’autre. CO
1. En tenant compte du sens et de l’accord du verbe, rétablissez chaque proposition relative (et
parfois sa ponctuation) à un endroit qui convienne dans le texte. Comparez les résultats obtenus.
Propositions relatives extraites du texte :
A. qui pleureraient inconsolablement, et dont les larmes feraient peut-être grossir la rivière
B. qui revenait du travail
C. et qui restaient affolés de douleur toute une journée et le lendemain encore
D. qui parlaient en langage d’eau ,
Texte
Là vivaient les crevettes translucides, les papas-crevettes, les mamans-crevettes, les enfants. Quand
2. Entenant compte du sens et des accords des adjectifs et participes passés, rétablissez chaque
mot ou groupe de mots à un endroit qui convienne dans le texte. La ponctuation et les majuscules
peuvent être modifiées. Comparez les résultats obtenus.
»
Mots et groupes de mots extraits du texte :
A. armé D. en plus foncé G. peint en blanc de chaux
B. écrasés par le soleil E. peintes en blanc crémeux H. toute récente
C. bordées d’arbres F. ridés L blessé
Texte
Avec ses deux ailes, tel un oiseau de proie gisant sur la verdure, le bloc principal de l’hôpital indigène,
104 |
moutonnaient. Des nuages en écharpes s’étiraient. Vers le sud-est, au premier plan, le centre
com-
3. En tenant compte du sens, du rythme des vers et des sonorités, rétablissez les rimes dans cet
extrait du poème España de Théophile Gautier.
Le lézard pâmé bâille, et parmi l'herbe cuite
On entend résonner les VIPères en nn à
Là, point de marguerite au cœur étoilé d’or,
Point de muguet prodigue égrénant son
Là, point de violette ignorée et charmante,
Dans l'ombre se cachant comme une pâle :
Mais la broussaille rousse et le tronc d’arbre mort,
… Que le genou du vent comme un arc plie et :
LOÉLENTE NE RP jo
IE RE ORNE Een PRE RO A
HO adres. m0 ha Aer Eee ETUIS ETC ren EN Re EE PTT
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Re eue Le este, MURS Nat NRAall
PONT M nt, AR À de Rene md ue ed peste Roxane STE
5. Recopiez cette lettre de Charlotte Cordavy (15 juillet 1793) avec la ponctuation et l’orthogra-
phe actuelles.
b) Au-delà des négligences du scripteur, dites ce qui vous paraît correspondre à un état ancien
de l’orthographe française.
106 |
Documents
complémentaires
Choix, narratifs ou autres, retenus par les auteurs dont les textes ont servi de points de
départ à la rédaction.
Rédaction 1, p. 11
Le singe cherchait à attraper son petit tombé dans la végétation inextricable qui enserrait l'arbre couché.
Il n’y parvenait pas. Les branches des épineux résistaient à ses mains puissantes que ses efforts avaient
ensanglantées.
Le grand singe après une autre vaine tentative poussa un cri de désespoir et se mit debout en battant
des bras. Il tournait la tête de tous côtés comme s’il cherchait un secours. C’est alors qu’il vit Claste.
Il se passa à partir de ce moment-là des événements extraordinaires qui frappèrent Claste de stupeur.
Le grand singe toujours debout courut sur le tronc, et tendit vers lui ses longs bras jaunes avec un cri
déchirant. C’était un cri de supplication, à ne pas s’v tromper.
Claste, le cœur battant, le souffle court, envahi d’une émotion inexplicable, sortit de derrière son
palmier, et faisant fi de toute prudence avança de quelques pas vers le singe. Celui-ci, avec un nouveau
cri déchirant, marcha vers lui, les bras toujours tendus, comme s’il demandait l’'aumêne. Debout il
paraissait immense. Effravé de sa témérité, Claste eut un recul. Le’ singe s’arrêta pile, prit sa tête dans
ses mains et se balança en poussant de sourdes plaintes.
Claste eut honte de sa peur. Quelque chose de miraculeux était en train de se passer. Il fallait avoir
confiance. Le petit continuait à crier dans le fourré. Peut-être quelque python rampait-il vers lui. La
forêt en était infestée.
Claste s’approcha jusqu’à toucher le grand singe qui cessa de pleurer et le fixa avec intensité. Il
dégagea de sa ceinture son coupe-coupe et se mit à tailler dans le fourré.
Lorsqu'il eut taillé un tunnel assez large, il plongea le bras, attrapa le petit et le déposa sur le tronc.
Le grand singe le prit et le serra contre sa poitrine. Il resta près d’une minute sur le tronc, immobile, les
veux presque clos.
_ Claste recula prudemment vers la lisière de la clairière. Le comportement extraordinaire du singe,
demandant, contre toutes les lois de la jungle, l’aide de l’homme, pourtant le plus cruel et le plus
. perfide des prédateurs, l’avait plongé dans une sorte d’hypnose dont il se réveillait. La sagesse était de
fuir avant que l'animal, repris par ses instincts profonds, ne chargeât pour défendre son petit.
Philippe de Baleine, Le Bar des Lagunes, Julliard éd.
Rédaction 2, p. 23
Cependant le compagnon, en apercevant la ferme, eut un instant d’hésitation, puis, l'œil aux aguets,
et la maison paraissant close, il continua à escorter les garçonnets.
Ils approchaient et, pour ne point attirer l'attention de la sentinelle vigilante et hargneuse, marchaient
le plus silencieusement possible, mais les précautions furent vaines et, quand ils furent en face de la
maison, Tom, les ayant aperçus, bondit d’un bel élan dans leur direction, en aboyant de toute sa gorge.
« Sale bête », ragea le petit en le menaçant de son bâton.
Il n’eut pas besoin d’en dire plus long. Tom, tout d’un coup, venait de s’écraser sur lui-même, les
poils hérissés, les yeux agrandis. Un hurlement de frayeur atroce, une plainte, un appel désespérés
râlaient dans sa gorge, et dans une vision inoubliable qui dura l’espace d’un éclair, les deux enfants
virent Berger, le prétendu Berger, escalader d’un seul saut le talus de neige de la route et le mur du
jardin, bondir sur le chien, le saisir à la gorge et le secouer frénétiquement. Deux secondes après, Tom
étranglé se taisait pour toujours et l’autre, entre deux mâchoires terribles, le happant par les reins,
l’enleva brusquement et fila comme une flèche.
Le père Zéphvr surgit précipitamment dans le cadre de la porte ouverte, un fusil à la main, l’air affolé
et hurlant :
« Au loup ! Au loup ! »
Baoum. Un coup de feu retentit, une autre détonation formidable déchira l’espace, mais la bête
farouche, hors d’atteinte, ne détourna même pas la tête et s’enfonça bientôt dans le bois des Manches,
cependant que les deux enfants, pâles comme des linceuls en s’apercevant qu'ils avaient été escortés
par un loup, s’évanouissaient soudainement devant le fermier ahuri.
Louis Pergaud, Nouvelles villageoises posthumes, Mercure de France éd.
|107
Rédaction:3, p. 36
Il pénétra dans le fuselage et s'immobilisa, saisi par la vision d’un chaos dormant. Un jour blafard
coulait par les trous de la coque. Des sièges arrachés encombraient le passage. Du plafond pendaient
des barres coudées, avec un lambeau de tissu au bout. Les parois étaient marquées d’éclaboussures
sombres. La plupart des voyageurs avaient dû être jetés dehors au moment de la collision. (...) Il y
avait aussi, un peu partout, des chapeaux, des sacs à main, des valises éventrées, vomissant leur
contenu de flacons et de lingerie. Une pellicule de grésil, douce comme un duvet, recouvrait ces restes
épars. Marchant sur des débris de verre, Isaïe s’apprêtait à franchir une barricade de fauteuils renversés,
quand une faible plainte arrêta son élan. Il recula d’un bond, comme s’il eût heurté quelqu'un sans le
vouloir. Son cœur battait à coups redoublés contre ses côtes. L'air manquait à ses poumons. La plainte
continuait, monotone, lamentable, humaine. Cela venait de tout près. Cela rampait au ras du sol,
comme une fumée. Cela montait le long des genoux. Isaïe fléchit les jarrets et pencha le buste en
avant. Deux dossiers de cuir, inclinés l’un vers l’autre, formaient une guérite. A l’intérieur de cette
niche, reposait un paquet d’étoffes et de fourrures, qui geignait et remuait pauvrement. Sans doute,
l'unique rescapé de la catastrophe s’était-il traîné jusqu’à ce coin pour s’abriter du froid ? Depuis quatre
jours, gelé, affamé, blessé, il luttait consciemment contre la mort. Isaïe allongea les bras, palpa le corps,
le saisit, le tira vers la lumière. Puis, il ôta ses moufles, ses gants, et dénoua le gros foulard de laine -
grise qui entourait le visage de l'inconnu.
— Une femme, dit-il à voix basse. :
Il n'avait jamais vu une femme pareille. La peau de ses joues avait la couleur mate du café au lait.
De longs cils soveux bordaient ses paupières closes. Dans sa narine gauche était incrustée une minus-
cule pastille d’or ciselée. Un pli se creusait entre ses sourcils. Elle respirait avec difficulté. Ses lèvres
s’entrouvrirent sur une lame de nacre. Elle était belle. Elle venait des Indes. Elle allait peut-être mourir.
Isaïe ne savait comment lui parler. Il demanda :
— Vous êtes blessée ?
Les veux fermés, elle ne semblait pas l'entendre. Il se déchargea de son sac, l’ouvrit, en tira la fiole
de marc. De son bras gauche, passé derrière les épaules de la femme, il la soulevait avec précaution.
En même temps, il appliquait le goulot de métal contre les lèvres mauves et molles. Un ruisseau d’alcool
coula sur le menton. Elle avala une gorgée de liquide, malgré elle. Ses paupières frémirent, se levèrent
sur des prunelles larges et noires, bombées et douces, comme celles d’un petit cheval. Un regard
luisant frappa Isaïe en pleine figure. Il marmonna :
— C’est moi ! … Faut pas avoir peur ! … On vous sortira de là !
Henri Troyat, La Neige en deuil, Flammarion éd.
Rédaction 4, p. 50
Les deux ruraux hochaïient la tête en signe de refus ; mais quandils apprirent qu’ils auraient cent francs
par mois, ils se considérèrent, se consultant de l’œil, très ébranlés.
Ils gardèrent longtemps le silence, torturés, hésitants. La femme enfin demanda :
— Qué qu't'en dis, l'homme ?
Il prononça d’un ton sentencieux :
— J’dis qu’c’est point méprisable.
Alors Mme d’Hubières, qui tremblait d'angoisse, lui parla de l'avenir du petit, de son bonheur, et de
tout l’argent qu’il pourrait leur donner plus tard.
Le paysan demanda :
— C'te rente de douze cents francs, ce s’ra promis d’vant l’notaire ?
.«d’'Hubières répondit :
— Mais certainement, dès demain.
La fermière, qui méditait, reprit :
— Cent francs par mois, c’est point suffisant pour nous priver du p'tit ; ça travaillera dans quéqu’z ans
.ct'éfant ; i nous faut cent vingt francs.
Mme d’Hubières, trépignant d’impatience, les accorda tout de suite ; et, comme elle voulait enlever
l’enfant, elle donna cent francs en cadeau pendant que son mari faisait un écrit. Le maire et un voisin,
appelés aussitôt, servirent de témoins complaisants.
Et la jeune femme, radieuse, emporta le marmot hurlant, comme on emporte un bibelot désiré d’un
magasin.
Les Tuvache, sur leur porte, le regardaient partir, muets, sévères, regrettant peut-être leur refus.
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Rédaction 5, p. 62 (au sujet des poules merlières, passage supprimé à la fin du premier
paragraphe, premiers points de suspension)
À propos de ces moules perlières, rappelons une anecdote amusante. Lorsque le fait fut communiqué
à l’Académie des Sciences, une petite revue provinciale qui s'intitule modestement Le Relèvement de
l'Élevage avait repris cette information d’une façon véritablement imprévue. Par suite, sans doute,
d’une faute de transcription, le rédacteur agricole de cette revue avait compris qu’il s’agissait de poules
merlières, et vous voyez d'ici les développements imaginés par ce folliculaire départemental ! D’après
lui la poule merlière, issue d’un judicieux croisement, sifflait comme un merle pour appeler ses petits,
ce qui est plus gracieux que le caquètement habituel. Détail plus intéressant encore, elle pouvait siffler
le chien de la ferme lorsqu’un renard s’apprêtait à dévaster le poulailler.
Les chasseurs s'intéressent un peu partout à un nouvel appât qu’annoncent certains catalogues d’ar-
muriers sous ce nom : perles pour lièvres.
Il s’agit d’une petite perle en « imitation » que l’on place dans les clairières et qui évoque par la
forme, sinon par la couleur, l'aspect des sous-produits du lapin. Le lièvre, étonné par ces petites boules
nacrées, qu'il ne connaît pas, s'arrête, regarde, flaire, et rien n’est plus facile que de le tirer à ce
moment-là. Notons à ce propos qu'il faut bien se garder de confondre la perle pour lièvre avec la
moule perlière, qui produit les perles moulières, et avec les poules merlières dont nous avons parlé
plus haut. Il ne faut pas non plus confondre avec les moules merlières imitant l’ocarina, et les poules
perlières, qui évoquent douloureusement le souvenir de la charmante fable « Le Coq et la Perle », et
servent, on le sait, de poules moulières, à rechercher des perles artificielles que l’on cultive dans les
moules. Ajoutons enfin que la même distinction s’impose avec les nouveaux merles pour lierres, utilisés
par les agriculteurs pour détruire les lierres qui étouffent les arbrisseaux et que l’on fait passer d’un
arbre à l’autre, lorsque leur travail est terminé, en leur lançant des projectiles inoffensifs d’un modèle
spécial, ce que l’on appelle les pierres molles pour merles. Évidemment, à la réflexion, aucune confu-
sion n’est possible, mais un simple « lapsus calami » dans les commandes pourrait entraîner de regret-
tables erreurs.
Gaston de Pawlowski, Inventions nouvelles et dernières nouveautés (1916), Balland éd.
Nul cosmétique ne peut faire croître les cheveux, de même que nulle préparation chimique ne les
teint sans danger pour le siège de l’intelligence. La science a déclaré récemment que les cheveux
étaient une substance morte, et que nul agent ne peut les empêcher de tomber et de blanchir. Pour
prévenir la Xérasie et la Calvitie, il suffit de préserver le bulbe d’où ils sortent de toute influence
extérieure atmosphérique, et de maintenir à la tête la chaleur qui lui est propre. L’HUILE CÉPHALIQUE,
basée sur ces principes établis par l'Académie des Sciences, produit cet important résultat, auquel se
tenaient les anciens, les Romains, les Grecs et les nations du Nord auxquelles la chevelure était pré-
cieuse. Des recherches savantes ont démontré que les nobles, qui se distinguaient autrefois à la lon-
gueur de leurs cheveux, n’employaient pas d’autre moyen ; seulement leur procédé, habilement retrouvé
par A. POPINOT, inventeur de l'HUILE CÉPHALIQUE, avait été perdu. Conserver au lieu de chercher à
. provoquer une stimulation impossible ou nuisible sur le derme qui contient les bulbes, telle est donc la
destination de l’HUILE CÉPHALIQUE. En effet, cette huile, qui s’oppose à l’exfoliation des pellicules, qui
exhale une odeur suave, et qui, par les substances dont elle est composée, dans lesquelles entre comme
principal élément l'essence de noisettes, empêche toute action de l'air extérieur sur les têtes, prévient
ainsi les rhumes, le coryza, et toutes les affections douloureuses de l’encéphale en lui laissant sa
température intérieure. De cette manière, les bulbes qui contiennent les liqueurs génératrices des
cheveux ne sont jamais saisis ni par le froid, ni par le chaud. La chevelure, ce produit magnifique, à
laquelle hommes et femmes attachent tant de prix, conserve alors, jusque dans l’âge avancé de la
personne qui se sert de l’HUILE CÉPHALIQUE, ce brillant, cette finesse, ce lustre qui rendent si charmantes
les têtes des enfants.
LA MANIÈRE DE S’EN SERVIR est jointe à chaque flacon et lui sert d’enveloppe.
MANIÈRE DE SE SERVIR DE L'HUILE CÉPHALIQUE
Il est tout à fait inutile d’oindre les cheveux ; ce n’est pas seulement un préjugé ridicule, mais encore
une habitude génante, en ce sens que le cosmétique laisse partout sa trace. Il suffit tous les matins de
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tremper une petite éponge dans l'huile, de se faire écarter les cheveux avec le peigne, d’imbiber les
cheveux à leur racine de raie en raie, de manière à ce que la peau reçoive une légère couche, après
avoir préalablement nettoyé la tête avec la brosse et le peigne. Cette huile se vend par flacon, portant
la signature de l'inventeur pour empêcher toute contrefaçon, et au prix de TROIS FRANCS, chez A. POPINOT,
rue des Cinq-Diamants, quartier des Lombards à Paris.
ON EST PRIÉ D’'ÉCRIRE FRANCO.
— Essayer ! répondit le vieillard. Si vous étiez sur la colonne de la place Vendôme, essayeriez-vous de
vous jeter dans les airs ? Peut-on arrêter le cours de la vie ? L'homme a-t-il jamais pu scinder la mort ?
Avant d’entrer dans ce cabinet, vous aviez résolu de vous suicider ; mais tout à coup un secret vous
occupe et vous distrait de mourir. Enfant ! Chacun de vos jours ne vous offrira-t-il pas une énigme plus
intéressante que ne l’est celle-ci ? (...) Je vais vous révéler en peu de mots un grand mystère de la vie
humaine. L'homme s’épuise par deux actes instinctivement accomplis qui tarissent les sources de son
existence. Deux verbes expriment toutes les formes que prennent ces deux causes de mort : VOULOIR
et POUVOIR. Entre ces deux termes de l’action humaine, il est une autre formule dont s'emparent les
sages, et je lui dois le bonheur et ma longévité. Vouloir nous brûle, et pouvoir nous détruit ;mais
SAVOIR laisse notre faible organisation dans un perpétuel état de calme. Ainsi le désir ou le vouloir est
mort en moi, tué par la pensée. En deux mots, j’ai placé ma vie, non dans le cœur qui se brise, non
dans les sens qui s’émoussent, mais dans le cerveau qui ne s’use pas et survit à tout. (...) La pensée
est la clef de tous les trésors, elle procure les joies de l’avare sans en donner les soucis. Aussi ai-je plané
sur le monde, où mes plaisirs ont toujours été des jouissances intellectuelles.
(...) Ceci, dit-il d’une voix éclatante en montrant la peau, de chagrin, est le vouloir et le pouvoir
réunis. Là sont vos idées sociales, vos désirs excessifs, vos intempérances, vos joies qui tuent, vos
douleurs qui font trop vivre ; car le mal n’est peut-être qu’un violent plaisir. Qui pourrait déterminer le
point où la volupté devient un mal et celui où le mal est encore volupté ? Les plus vives lumières du
monde idéal ne caressent-elles pas la vue, tandis que les plus douces ténèbres du monde physique la
blessent toujours. Le mot de sagesse ne vient-il pas de savoir ? et qu’est-ce que la folie, sinon l’excès
d’un vouloir ou d’un pouvoir ?
— Eh bien, oui, je veux vivre avec excès ! dit l’inconnu en saisissant la peau de chagrin.
— Jeune homme, prenez garde ! s’écria le vieillard avec une incroyable vivacité.
— J'avais résolu ma vie par l'étude et par la pensée ; mais elles ne m’ont même pas nourri, répliqua
l'inconnu. Je ne veux être la dupe ni d’une prédication digne de Swedenborg, ni de votre amulette
orientale, ni des charitables efforts que vous faites, monsieur, pour me retenir dans un monde où mon
existence est désormais impossible. Voyons ! ajouta-t-il en serrant le talisman d’une main convulsive
et regardant le vieillard. (...) Donc, je commande à ce pouvoir sinistre de me fondre toutes les joies
dans une joie. Oui, j'ai besoin d’embrasser les plaisirs du ciel et de la terre dans une dernière étreinte,
pour en mourir. Aussi souhaité-je et des priapées antiques après boire, et des chants à réveiller les
morts, et de triples baisers, des baisers sans fin dont la clameur passe sur Paris comme un craquement
d’incendie, y réveille les époux et leur inspire une ardeur cuisante qui les rajeunisse tous, même les
septuagénaires !
(.…) — Vous avez signé le pacte, tout est dit. Maintenant, vos volontés seront scrupuleusement
satisfaites, mais aux dépens de votre vie. Le cercle de vos jours, figuré par cette peau, se resserrera
suivant la force et le nombre de vos souhaits, depuis le plus léger jusqu’au plus exorbitant. Le bramine
auquel je dois ce talisman m’a jadis expliqué qu’il s’opérait un mystérieux accord entre les destinées et
les souhaits du possesseur. Votre premier désir est vulgaire, je pourrais le réaliser ; mais j'en laisse le
soin aux événements de votre nouvelle existence. Après tout, vous vouliez mourir ? eh bien, votre
suicide n’est que retardé.
L'inconnu, surpris et presque irrité de se voir toujours plaisanté par ce singulier vieillard, dont
l'intention à demi philanthropique lui parut clairement démontrée dans cette dernière raillerie, s’écria :
— Je verrai bien, monsieur, si ma fortune changera pendant le temps que je vais mettre à franchir la
largeur du quai. Mais, si vous ne vous moquez pas d’un malheureux, je désire, pour me venger d’un
si fatal service, que vous tombiez amoureux d’une danseuse ! Vous comprendrez alors le bonheur
d’une débauche, et peut-être deviendrez-vous prodigue de tous les biens que vous avez si philosophi-
quement ménagés.
Il sortit sans entendre un grand soupir que poussa le vieillard, traversa les salles et descendit l’escalier
de cette maison, suivi par le gros garçon joufflu, qui voulut vainement l’éclairer : il courait avec la
prestesse d’un voleur pris en flagrant délit. (...)
— Monsieur n’a voulu voir personne. Il mène une drôle de vie, (..) entendez-vous ? une vie incon-
ciliable. Monsieur se lève tous les jours à la même heure. Il n’y a que moi, moi seul, voyez-Vous, qui
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puisse entrer dans sa chambre. J’ouvre à sept heures, été comme hiver. Cela est convenu singulière-
ment. Etant entré, je lui dis :
— Monsieur le marquis, il faut vous réveiller et vous habiller.
Il se réveille et s'habille. Je dois lui donner sa robe de chambre, toujours faite de la même façon et de
la même étoffe. Je suis obligé de la remplacer quand elle ne pourra plus servir, rien que pour lui éviter
: la peine d’en demander une neuve. C’te imagination ! Au fait, il a mille francs à manger par jour, il fait
ce qu'il veut, ce cher enfant. D’ailleurs, je l'aime tant, qu’il me donnerait un soufflet sur la joue droite,
je lui tendrais la gauche ! Il me dirait de faire des choses plus difficiles, je les ferais encore, entendez-
vous ? Au reste, il m'a chargé de tant de vétilles, que j'ai de quoi m'occuper. Il lit les journaux, pas
vrai ? Ordre de les mettre au même endroit, sur la même table. Je viens aussi, à la même heure, lui
faire moi-même la barbe et je ne tremble pas. Le cuisinier perdrait mille écus de rente viagère qui
l’attendent après la mort de monsieur, si le déjeuner ne se trouvait pas inconciliablement servi devant
monsieur, à dix heures, tous les matins, et le dîner à cinq heures précises. Le menu est dressé pour
l’année entière, jour par jour. M. le marquis n’a rien à souhaiter. Il a des fraises quand il y a des fraises,
et le premier maquereau qui arrive à Paris, il le mange. Le programme est imprimé, il sait le matin son
dîner par cœur. Pour lors, il s’habille à la même heure, avec les mêmes habits, le même linge, posés
toujours par moi, entendez-vous ? sur le même fauteuil. Je dois encore veiller à ce qu’il ait toujours le
même drap ; en cas de besoin, si sa redingote s’abîme, une supposition, la remplacer par une autre
sans lui en dire un mot. S'il fait beau, j’entre et je dis à mon maître.
— Vous devriez sortir, monsieur ?
Il me répond oui, ou non. S'il a l’idée de se promener, il n'attend pas ses chevaux, ils sont toujours
attelés : le cocher reste inconciliablement, fouet en main, comme vous le voyez là. Le soir, après le
dîner, monsieur va un jour à l'Opéra et l’autre jour aux Îtal..., mais non, il n’est pas encore allé aux
Italiens, je n’ai pu me procurer une loge qu’hier. Puis il rentre à onze heures précises pour se coucher.
Pendant les intervalles de la journée où il ne fait rien, il lit, il lit toujours, voyez-vous ! une idée qu’il a.
J’ai ordre de lire avant lui le Journal de la Librairie, afin d'acheter les livres nouveaux, pour qu’il les
trouve le jour même de leur vente sur sa cheminée. J’ai la consigne d’entrer d'heure en heure chez lui,
pour veiller au feu, à tout, pour voir à ce que rien ne lui manque. Il m’a donné, monsieur, un petit livre
à apprendre par cœur, et où sont écrits tous mes devoirs, un vrai catéchisme ! En été, je dois, avec des
tas de glace, maintenir la température au même degré de fraîcheur, et mettre en tout temps des fleurs
nouvelles partout. Il est riche ! il a mille francs à manger par jour, il peut satisfaire ses fantaisies. Il a été
privé assez longtemps du nécessaire, le pauvre enfant ! Il ne tourmente personne, il est bon comme le
bon pain, jamais il ne dit mot, mais par exemple, silence complet à l'hôtel et dans le jardin ! Enfin, mon
maître n’a pas un seul désir à former, tout marche au doigt et à l’œil, et recta !
La jeune fille la plus pauvre, dans toute sa personne, vaut mieux que vous, dame reine, de corps, de
visage et de beauté, d'enseignement (savoir) et de bonté. La reine s’en va à ce moment. Elle s’en va
en pleurant dans sa chambre. Elle (en) était (fut) très malheureuse et courroucée de ce qu'il l'avait
avilie (humiliée). Dans son lit, malade elle se coucha. Elle dit ceci : jamais elle ne s’en lèvera (lèverait)
‘si le roi ne lui fait (faisait) justice de ce dont elle se plaindra (plaindrait).
Orthographe 2, p. 27
Il lui arrive une nouvelle peine, car une guerre vient au pays, à cause de laquelle chacun se retire
(réfugie) dans les villes et les châteaux. Mais le bon homme ne peut partir ni laisser sa femme et il est
d'aventure! pris et mené vilainement (malheureusement) prisonnier et il est battu et il paye une grosse
ranç[Link] pour éviter qu’il ne soit pris, il se retire dans un château, mais il va et vient la nuit parmi les
bois et à tâtons parmi les haies et les buissons, si bien qu’il est tout rompu (très fatigué, brisé) et
égratigné (déchiré), et il vient voir (visiter) son ménage et la dame (sa femme) crie et tance (gronde) et
lui met dessus (le rend responsable de) tout le mal et le malheur, exactement comme s il devait
(pouvait) faire la paix entre les deux rois.
1. Il court le risque d'être pris et mené malheureusement prisonnier et d’être battu et de payer une grosse rançon.
111
Ouelques corrigés
Orthographe 3, p. 40
écrire, trans-
Voici, à l’infinitif, les verbes manquants : placer, rétribuer, nourrir, entrer, éloigner, lire,
former, vivre, détacher, supporter.
Orthographe 5
Exercice 2, p. 65
Voici, à l’infinitif, les verbes manquants : dire, mettre, battre, arriver, séparer, dire, comprendre, serrer,
dire, partir, regarder, mettre, écraser, dire, changer, emmener, frotter, mettre, coucher, dire, rester,
remettre.
Exercice 3b, p. 67
10 sous — 10 sous.
10 sous + 10 sous — 20 sous.
10 sous + 10 sous + 5 sous — 25 sous.
Orthographe 6, p. 78
et - en - a - moi - sa - c’est - cours - vers - et - à - ans - c’est-à-dire - pris - tous - temps - en - à - est-
en.
Orthographe 8, p. 104
… les papas-crevettes, les mamans, les enfants, qui parlaient en langage d’eau. Quand j'en avais pris
une grosse, c'était peut-être un papa, ou une maman qui revenait du travail. Et je songeais au chagrin
| de leurs enfants qui pleureraient inconsolablement... désolation pareille à celle des oiseaux dont nous
dénichions les petits, et qui restaient affolés de douleur toute une journée et le lendemain encore...
|| Peint en blanc de chaux, avec ses deux ailes, tel un oiseau de proie blessé gisant sur la verdure..., se
campait sur ses innombrables colonnes en béton armé... Derrière le fleuve, en plus foncé, les arbres
môutonnaient. Des nuages en écharpe, ridés, s’étiraient. Vers le sud-est, au premier plan, le centre
|| commercial avec ses hautes maisons, peintes en blanc crémeux, ses artères bordées d'arbres, ses
jardins, ses statues, l'immense et imposante cathédrale, toute récente. Là les toits étaient bas, écrasés
|: par le soleil, sectionnés par des ruelles et des rues.
|
Exercice 3
|
|
fuite, trésor, amante, tord, veuvage, hagard, dessine.
| Le désert.
|
;
m..
Tu
a
=
:
EX
COLLECTION RÉUSSIR AU COLLÈGE COLLECTION PRESSE BREVET
grammaire française
annick mauffrey / isdey cohen
classe de 6°
classe de 5°
classes de 4°/3°
SPECIMEN
HORS COMMERCE |
12/4833/5
Imprimé en France
Réservé aux enseignants |
SUD-OFFSET - 94 RUNGIS