0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
48 vues3 pages

Croissance Économique et Productivité : Liens et Impacts

Jjjjjj Uiiijkk

Transféré par

rayane p
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOC, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
48 vues3 pages

Croissance Économique et Productivité : Liens et Impacts

Jjjjjj Uiiijkk

Transféré par

rayane p
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOC, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

V.

BUENO TleES

DISSERTATION : QUELLES RELATIONS PEUT-ON ÉTABLIR ENTRE CROISSANCE


ÉCONOMIQUE ET GAINS DE PRODUCTIVITÉ DANS LES PAYS AVANCÉS ?

On observe, depuis une trentaine d’année, une diminution des gains de productivité et de la
croissance économique des pays avancés. Cela ne signifie pas que la quantité de biens et services
ou la valeur ajoutée réalisée par un travailleur dans un temps donné diminue mais qu’elle augmente
de moins en moins vite (Doc…). La panne des gains productivité enregistrée à partir de la crise de
2009 est un bon exemple de l’épuisement du modèle productiviste.
Existe-t-il une corrélation en l’augmentation à long terme du volume de la production et la
hausse du niveau de productivité ? Si elle existe, comment l’interpréter ? Dans quelle mesure la
hausse du PIB à long terme peut-elle accroître l’efficacité des facteurs de production ? N’est-ce pas,
au contraire, la hausse de la productivité des facteurs qui est à l’origine de la croissance ?
Dans une première partie nous montrerons que la hausse du PIB à long terme, pa
l’accumulation de capital qu’elle autorise, a un effet sur la hausse de la productivité, puis, dans une
seconde partie, que ces gains de productivité ont un rôle positif sur la croissance économique.

I) LA CROISSANCE DE LA PRODUCTION PERMET D’ENGENDRER DES GAINS DE


PRODUCTIVITE…

A – CAR ELLE PERMET D’ACCUMULER DU CAPITAL PHYSIQUE ET DU CAPITAL


TECHNOLOGIQUE

A partir des années 1980, un certain nombre d’économistes (Romer, Lucas, Barro…) ont cherché à
comprendre l’origine du progrès technique et des gains de productivité que Robert Solow n’arrivait pas
à expliquer par son modèle. Ils observent que la croissance permet d’accumuler un certain nombre de
capitaux qui sont à l’origine du progrès technique. Le progrès technique est « endogène à la
croissance ».
Tout d’abord, il existe une corrélation positive entre les fluctuations des dépenses de
recherche et développement et la croissance du PIB. Ainsi, entre 1982 et 1985, la croissance des
dépenses de RD des entreprises des pays de l’Ocde augmente de 4,5 pts et celle du PIB gagne 4 pts.
A contrario, la baisse de 3 pts, entre 2006 et 2008, de la croissance des dépenses de RD
s’accompagne d’une baisse d’une baisse de 3 pts de la hausse du PIB (Doc…). Comment interpréter
cette corrélation ?
La croissance permet de financer les investissements immatériels en RD. Les entreprises
voyant leur chiffre d’affaires augmenter vont pouvoir investir dans la recherche. Or, la recherche
permet de découvrir des idées nouvelles (recherche fondamentale), des produits et des procédés
nouveaux (recherche-développement). Elle permet donc d’accumuler du capital technologique, c’est-
à-dire d’accroître le stock de connaissances scientifiques et techniques utilisables dans la production.
De plus, ce capital est cumulatif car une idée nouvelle en engendre d’autres. En conséquence, la
croissance est à l’origine du progrès technique et des rendements d’échelle croissant qui a leur tour
vont favoriser la hausse de la production (Doc …).
La croissance permet également de financer du capital technique privé et public. La
croissance du chiffre d’affaires des entreprises et des recettes fiscales de l’Etat vont leur permettre
d’acheter des nouveaux équipements (usines, infrastructures publiques) qui vont avoir des effets
positifs sur la productivité pour plusieurs raisons :
D’une part, le progrès technique se diffuse par le biais de nouveaux équipements plus
performants. L’introduction de machines plus performantes va permettre d’augmenter le
rythme de travail et le nombre de produits réalisés en un temps donné. Ainsi, si on donne une
visseuse électrique à un travailleur plutôt qu’un simple tournevis (on a donc augmenté la
quantité de capital mis à sa disposition) il va évidemment visser beaucoup plus de vis par
heure de travail. La hausse de l’intensité capitalistique, ou du capital par tête, s’est
accompagnée d’importants gains de productivité dans tous les pays (Doc…).
D’autre part, les infrastructures publiques dégagent des externalités positives. Sans en payer
le coût les entreprises vont profiter du réseau routier, du réseau ferré ou des aéroports pour
accroître l’efficacité de leur organisation (circulation des marchandises plus rapide,
communication plus rapide…).

Lycée Louis Massignon -1-


V. BUENO TleES

Enfin, la croissance augmente la productivité du capital fixe. En effet, lorsque la demande


augmente rapidement, le taux d’utilisation des capacités de production augmente ce qui permet aux
machines de produire plus de biens pour un même coût.

Transition :
………………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………………

B – QUI FAVORISENT L’ACCUMULATION DU CAPITAL HUMAIN

Le « capital humain » comprend l'ensemble des aptitudes, talents, qualifications, expériences,


accumulés par un individu et qui déterminent en partie sa capacité à travailler ou à produire pour lui-
même ou pour les autres (Doc…). Or, la croissance permet d’augmenter le stock de capital humain
pour plusieurs raisons.
Tout d’abord, la croissance permet de financer la formation générale et professionnelle. Or,
tout investissement dans le capital humain débouche sur des rendements d’échelle croissants. Gary
Becker a montré qu’une augmentation des dépenses dans la formation de la population avait des
effets positifs à la fois pour les individus (ils deviennent plus productifs) et pour la société. Le stock de
connaissances étant un « bien collectif pur », tout le monde y a accès sans en payer le coût. Ceci
produit des externalités positives (diffusion plus rapide des innovations) qui justifie l’intervention de
l’Etat dans l’économie en soutenant les dépenses d’éducation (Doc…).
Ensuite, comme l’a montré Adam Smith, toute hausse de la production produit des effets
d’apprentissage. A force de faire les mêmes gestes ou d’exercer les mêmes fonctions, le travailleur
augmentent son habileté et son efficacité. Les gains de productivité proviennent donc de
l’augmentation de l’expérience (Doc…).
Enfin, accumulation du capital humain et du capital technologique entretiennent des effets
cumulatifs. Une hausse de la technicité des équipements oblige les salariés à accroître leur
qualification (formation permanente). Par conséquent, on peut s'attendre à ce que des travailleurs plus
qualifiés soient plus productifs parce qu’ils ont la capacité de faire fonctionner des technologies plus
sophistiquées. En retour, les travailleurs vont être capables d’apporter des innovations aux produits et
aux procédés comme le montre les expériences de Toyota. Le capital technologique va donc
s’accroître grâce à l’accumulation du capital humain (Doc …).

Conclusion partielle =
………………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………………

II) LES GAINS DE PRODUCTIVITE PEUVENT STIMULER LA CROISSANCE ECONOMIQUE

A – LES GAINS DE PRODUCTIVITE AUGMENTENT L’OFFRE DE PRODUITS

La hausse de la production provident mécaniquement d’une hausse de la quantité des facteurs (travail
et capital) et d’une hausse de la productivité des facteurs. A quantité de facteurs constante, toute
hausse de la productivité se traduira par une hausse de la production.
On constate, en effet une corrélation entre gains de productivité et croissance. Entre 1966 et
1970, le volume de la production des pays de la zone euro a augmenté de 5% par an en moyenne. La
hausse du stock de capital fixe explique 1,8 point de ces 5% de croissance, soit approximativement
36% de la croissance. En revanche, La productivité globale des facteurs, c’est-à-dire l’augmentation
de la production qui ne peut être expliqué par la hausse de la quantité des facteurs (travail et capital)
et qui est attribuée au progrès technique, explique approximativement 76% de la croissance obtenue
(Doc…). La croissance dans la zone euro s’explique donc principalement par les gains de productivité.
Comment expliquer cette relation ?
La hausse du niveau de productivité se traduit, pour un travailleur, par une augmentation de la
production en une heure ou en une année. Si le nombre de travailleurs et la durée du travail restent
inchangées, la hausse de la productivité se traduit mécaniquement par une hausse du volume de la

Lycée Louis Massignon -2-


V. BUENO TleES

production à long terme. En revanche, si la productivité augmente de 10%, par exemple, et si la


quantité de travail diminue dans la même proportion, il n’y aura pas de hausse de la production. La
liaison entre gain de productivité et hausse de la production n’est donc pas automatique.

Transition :
………………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………………

B – LES GAINS DE PRODUCTIVITE AUGMENTENT LA DEMANDE DE PRODUITS


Augmenter la productivité revient à accroître la richesse créée par un travailleur en moins de temps.
Cette richesse va être distribuée sous différentes formes aux agents économiques qui vont l’utiliser
pour accroître leurs dépenses ce qui va susciter une production supplémentaire (Doc…).
D’une part, les salariés vont bénéficier d’une hausse de leurs salaires réels et d’une baisse de
la durée du travail. En effet, chaque travailleur a créé une valeur ajoutée supplémentaire en moins de
temps. Il peut donc prétendre à une partie de cette richesse supplémentaire ainsi qu’à une baisse de
la durée du travail. Il dispose donc de plus de pouvoir d’achat et de plus de temps libre pour
consommer ce qui va inciter les entreprises à produire plus (Doc…).
D’autre part, les consommateurs vont pouvoir bénéficier d’une baisse des prix. En effet, il faut
moins de temps pour réaliser le produit et il coûte donc moins cher à fabriquer si le salaire réel
augmente moins vite que la productivité. Cette baisse des prix devraient provoquer une hausse de la
demande à condition que les consommateurs ne soient pas saturés pour ce type de produit (Doc…).
L’Etat devrait également profiter de cette hausse de la valeur ajoutée par travailleur sous la
forme de recettes fiscales supplémentaires. Il va donc pouvoir augmenter ses dépenses publiques
(investissement dans les infrastructures publiques, embaucher plus de fonctionnaires, …) ce qui va
multiplier les dépenses et la production.
Enfin, les entreprises vont pouvoir augmenter leurs profits. En effet, elles vendent davantage
de produits qui leur coûtent moins cher à fabriquer. Si elles ne diminuent pas leurs prix, leur marge
bénéficiaire pour un produit augmente et cette marge est multipliée par un plus grand nombre de
produits vendus. Cette hausse des profits va pouvoir financer des investissements qui augmentent à
la fois l’offre de produits (plus de capacité de production) et la demande (plus de biens d’équipement
durables et de construction achetés) (Doc…).

La croissance intensive est à la fois la source et le produit des gains de productivité Elle est
responsable du progrès technique, issu de la recherche-développement, et des efforts des travailleurs
pour s’adapter à son évolution. En retour les gains de productivité produisent des effets vertueux sur
la croissance car ils dopent à la fois l’offre et la demande de produits.
Cette corrélation entre gains de productivité et croissance est cependant à nuancer. D’une
part, les effets des innovations s’épuisent à long terme. Ainsi, la spécialisation des travailleurs peut se
révéler contreproductive parce qu’elle abrutit et démotive les travailleurs. D’autre part, la répartition
des gains de productivité peut être déséquilibrée. Ainsi, si les entreprises s’accaparent la totalité des
gains, les travailleurs n’auront pas le pouvoir d’achat pour acheter les nouveaux biens produits. Enfin,
on peut constater que ce ne sont pas les gains de productivité qui expliquent principalement la
croissance des Etats-Unis mais la croissance de la quantité de facteurs. La croissance américaine a
été extensive ce qui limite les explications de la théorie de la croissance endogène (Doc…)

Lycée Louis Massignon -3-

Vous aimerez peut-être aussi