TD 4
Exercice 1 (*)
1. Soit θ ∈ R. Résoudre l’équation z 4 − 2 cos(θ)z 2 + 1 = 0.
2. Soit n ≥ 1. Résoudre l’équation z n = z̄.
3. Soit n ∈ N\{0}. Résoudre l’équation Re (z n ) = Im (z n ).
Exercice 2 (* Méthode de Cardan)
Soient p et q deux nombres complexes non nuls, et considérons les équations d’inconnue z ∈ C
z 3 + pz + q = 0 (1)
et d’inconnue Z ∈ C :
p3
Z 2 + qZ −
=0 (2)
27
Soient U et V les racines complexes de (2), et u ∈ C tel que : u3 = U .
1. Montrer que u ̸= 0.
−p
2. On pose v = 3u
. Calculer u3 v 3 et déduire que v 3 = V et la valeur de u3 + v 3 .
3. Montrer que u + v est solution de (1).
4. Montrer que ju + j 2 v et j 2 u + jv sont aussi solutions de (1).
5. Application : résoudre les équations suivantes
(i) z 3 − z − 1 = 0.
(ii) z 3 − 3z + 1 = 0.
Exercice 3 (*)
Soit α ∈ C\R et n ∈ N∗ . Montrer que les complexes z vérifiant l’équation 1+iz n
1−iz
= α sont tous réels
si, et seulement si, |α| = 1.
Exercice 4 (**)
Déterminer les complexes z1 , z2 , z3 ∈ U tels que z1 + z2 + z3 = z1 z2 z3 = 1.
Exercice 5 (**)
Soit u, v, w ∈ U tels que u + v + w = 0.
1. Montrer que u = jv = j 2 w ou u = jw = j 2 v.
2. Déduire la valeur de u2 + v 2 + w2 .
Exercice 6 (**)
Calculer la valeur de
1. cos π7 − cos 2π
7
+ cos 3π
7
π
2. cos 11 + cos 3π
11
+ cos 5π
11
+ cos 7π
11
+ cos 9π
11
1
Exercice 7 (**)
Considérons l’application
C\{−1} C\{0}
→
f: 2
z 7→ z+1
Déterminer f (U).
Exercice 8 (*)
Soit P = {z ∈ C, Im(z) > 0} et D = {z ∈ C, |z| < 1}.
z−i
1. Soit z ∈ P . Montrer que z+i
∈ D.
z−i
2. Soit z ̸= −i tel que z+i
∈ D. Montrer que z ∈ P .
3. Montrer que l’application
P → D
f: z−i
z 7→ z+i
est une bijection puis calculer sa réciproque.
Exercice 9 (*)
1−z̄
Montrer que l’application f : z 7−→ −z 1−z est une involution de D = {z ∈ C; |z| < 1}.
Exercice 10 (**)
Soient z0 ∈ C et r > 0 tels que |z0 | =
̸ r. On note C le cercle dans C de centre z0 et de rayon r.
1. Soit z ∈ C, montrer que
z ∈ C ⇔ |z|2 − z0 z̄ − z̄0 z + |z0 |2 = r2
1
2. En déduire que l’image de C par l’application f : z 7→ est un cercle dont on précisera centre
z
et rayon en fonction de z0 et r.
Exercice 11 (**)
Soient a, b, c des nombres complexes deux à deux distincts. Montrer l’équivalence des propositions
suivantes :
(i) Dans le plan, les points A, B, C d’affixes respectives a, b, c forment un triangle équilatéral,
(ii) j 2 a + jb + c = 0 ou ja + j 2 b + c = 0,
(iii) a2 + b2 + c2 = ab + ac + bc,
1 1 1
(iv) b−a + c−b + a−c = 0.
Exercice 12 (**)
Soit ABCD un quadrilatère convexe de R2 . On construit, à l’extérieur du quadrilatère, sur les
côtés AB, BC, CD, DA quatre carrés et on nomme M, N, P, Q leurs centres respectifs. Montrer que
M P = N Q et que (M P ) ⊥ (N Q).
Exercice 13 (**)
−→ −−→
Soit ABCD un carré de centre O et tel que (AB, AD) = π2 . Déterminer les éléments caractéristiques
de la similitude directe s vérifiant s(O) = A et s(C) = D.
2
Exercice 14 (**)
Soient a, b, c et d quatre points distincts de C. On appelle birapport de ces quatre points et on note
[a, b, c, d] le nombre complexe :
c−a d−a
[a, b, c, d] =:
c−b d−b
1. Montrer que les quatre points du plan dont a, b, c et d sont les affixes sont cocycliques ou
alignés si, et seulement si, leur birapport [a, b, c, d] est réel.
2. Montrer que si a, b, c, d, a′ , b′ , c′ et d′ sont huit nombres complexes distincts on a :
[a′ , b, a, b′ ] × [b, c′ , c, b′ ] × [c, d′ , c′ , d] × [d′ , a, a′ , d] × [a, c, b, d] × [c′ , a′ , d′ , b′ ] = 1
3. Application : Théorème de Miquel
Considérons quatre cercles C1 , C2 , C3 et C4 de centres respectifs A1 , A2 , A3 et A4 et tels que :
C4 ∩ C1 = {A, A′ } , C1 ∩ C2 = {B, B ′ } , C2 ∩ C3 = {C, C ′ } , C3 ∩ C4 = {D, D′ } .
Montrer que A, B, C et D sont alignés ou cocycliques si, et seulement si, A′ , B ′ , C ′ et D′ le
sont.
Exercice 15 (***)
Sur le petit arc AB du cercle circonscrit du triangle équilatéral ABC, on considère un point N tel
−→ −→ π
que (ON, OB) = [2π] (O est le centre du cercle). On considère les perpendiculaires issues de N à
6
AC et AB, respectivement. Ces droites rencontrent à nouveau le cercle circonscrit du triangle ABC
aux points M et I, respectivement.
1. Démontrer que IM N est un triangle équilatéral.
2. Si H1 , H2 et H3 sont les orthocentres des triangles N AB, IBC et CAM , respectivement,
démontrer que H1 H2 H3 est un triangle équilatéral.
Exercice 16 (***)
Soit ABC un triangle. Les points mobiles M sur la demi-droite BC, N sur la demidroite CA et P sur
la demi-droite AB partent simultanément des sommets B, C et A, respectivement, et se déplacent
à des vitesses constantes v1 , v2 , v3 > 0, exprimées dans la même unité.
1. Sachant qu’il existe trois moments distincts où le triangle M N P est équilatéral, démontrer
que le triangle ABC est également équilatéral et v1 = v2 = v3 .
2. Démontrer que si v1 = v2 = v3 et qu’il existe un moment où le triangle M N P est équilatéral,
alors le triangle ABC est également équilatéral.
Exercice 17 (*)
1. Montrer que : ∀z, z ′ ∈ C : |z + z ′ |2 + |z − z ′ |2 = 2 |z|2 + |z ′ |2 Interprétez géométriquement
le résultat.
2. On suppose z, z ′ ∈ C : tels que |z| ≤ 1 et |z ′ | ≤ 1 Montrer qu’il existe ϵ = 1 ou ϵ = −1 tel que
√
|z + ϵz ′ | ≤ 2
3
Exercice 18 (*)
Soit a, b ∈ C. Montrer que
|a| + |b| ≤ |a + b| + |a − b|.
Étudier le cas d’égalité puis interpréter cette inégalité pour les longueurs remarquables d’un pa-
rallélogramme.
Exercice 19 (**)
1. Soit a, b ∈ C. Montrer que
|a − b|2 ≤ 1 + |a|2 1 + |b|2 .
2. Montrer qu’il y a égalité si, et seulement si, a = reiθ et b = − 1r eiθ avec r ∈ R∗ .
Exercice 20 (**)
Déterminer sup z 3 + 2iz .
|z|⩽1
Exercice 21 (***)
Soit n ∈ N, n ≥ 2. Déterminer tous les z ∈ C tels que :
z n+1 − z n ≥ z n+1 − 1 + z n+1 − z
Exercice 22 (**)
Soient n ∈ N∗ , z1 , . . . , zn ∈ C, M ∈ R+ tels que :
n
X n
X
zk = 0 et |zk |2 ⩽ M
k=1 k=1
q
n−1
Montrer : ∀k ∈ {1, . . . , n}, |zk | ⩽ n
M.
Exercice 23 (**)
n
zk
Soient n ∈ N∗ , z1 , . . . , zn ∈ C∗ . On suppose
X
= 0.
k=1
|zk|
n n
zk
1. Montrer : ∀z ∈ C,
X X
|zk | = (zk − z) .
k=1 k=1
|zk |
n n
2. En déduire : ∀z ∈ C,
X X
|zk | ⩽ |zk − z|.
k=1 k=1
4
Exercice 24 (**)
Soit z1 , z2 , . . . , zn des nombres complexes non nuls de même module. On pose
n X n
X zk
z= .
k=1 l=1
zl
n
X
1. Prouver que z est un nombre réel positif s’annulant si et seulement si zk = 0.
k=1
2. Si z1 , z2 , . . . , zn sont de module 1 , montrer que z ⩽ n2 .
Exercice 25 (**)
Soit ω ̸= 1 une racine n-ième de l’unité, avec n ≥ 3.
1. (a) Montrer que
(ω − 1) ω n−2 + 2ω n−3 + · · · + (n − 2)ω + (n − 1) = −n.
(b) Montrer que
2
|1 − ω| >
n−1
2. Montrer que si k ∈ N∗ est tel que n ∤ k alors :
kπ 1
sin >
n n−1
Exercice 26 (**)
Soit n ∈ N∗ . On note ω = e
2iπ
n et
n−1 X
n−1
X q
Sn = ω p+q .
p=0 q=p
p
Calculer Sn .
Exercice 27 (***)
2iπ
Soient n un entier naturel impair et ω = e n .
n−1
ω rk selon les valeurs de r ∈ N.
X
1. Déterminer la valeur de
k=0
2. Montrer que l’application f : k ∈ Z 7−→ wk ∈ C est n-périodique.
2
3. Soit j ∈ Z. Montrer que
n−1 n−1
(k+j)2 2
X X
ω = ωk
k=0 k=0
n−1
2
X
et en déduire la valeur de ωk .
k=0
4. Montrer que
k
2n X n jπ
n n n njπ
+ + + ··· = cos cos .
0 k 2k k j=1 k k
5
Exercice 28 (***)
Soit m ∈ N, m ⩾ 2 et r ∈ N, 0 ⩽ r < m. On pose
(
1 si p − r est un multiple de m
Ap =
0 si p − r n’est pas un multiple de m
et ω = e2πi/m .
1. Calculer, pour l ∈ Z, la somme
Pm−1
k=0 ω kl et en déduire que
m−1
1 X k(p−r)
Ap = ω
m k=0
2. Soit n ∈ N. Établir que
n ⌊(m−1)/2⌋
2n
X n 1 X n n
1 + ω k ω −rk + 1 + ω −k ω rk
Ap = +
p=0
p m m k=1
où ⌊(m − 1)/2⌋ est la partie entière de (m − 1)/2.
3. En déduire que
n ⌊(m−1)/2⌋
2n 2n+1
X n X πk
n nπk 2πrk
Ap = + cos cos −
p=0
p m m k=1
m m m
4. Calculer
X n X n
et
0⩽p⩽n,p≡0 mod 3
p 0⩽p⩽n,p≡1 mod 3
p
Exercice 29 (**)
Soit n ∈ N, n > 1.
1. Résoudre dans C l’équation
1 + z + · · · + z n−1 = 0
En déduire la factorisation de P (z) = 1 + z + · · · + z n−1 .
2. En déduire que et
n−1
1 − (−1)n
Y kπ
cos =
k=1
n 2n
3. Prouver que
n−1
n−1
Y kπ
sin nx = 2 sin x +
k=0
n
pour tout x ∈ R.