Exposé de Pec Ind
Exposé de Pec Ind
DES ECONOMIES
AFRICAINES :
OBSTACLES ET
SOLUTIONS
HEBIE BINTOU
KOUADIO LOBA OSEE MAGLOIRE
NZESSEU KEPSEU MADELEINE CASELLI
OUATTARA LAMINE
Sous la supervision
De
1
Table des matières..................................................................................................................................33
2
TABLE DES ILLUSTRATIONS
FIGURE 1: SOURCE : LES INDICATEURS DE DÉVELOPPEMENT DU MONDE. 7
FIGURE 2: SOURCE : LES INDICATEURS DE DÉVELOPPEMENT DANS LE MONDE. 8
TABLEAU 1: STATISTIQUES SUR L'ACCES A L'ENERGIE PAR REGION EN 2021 10
TABLEAU 2: CONSOMMATION D'ÉLECTRICITÉ PAR RÉGION EN 2012 10
FIGURE 3: SOURCE : LES INDICATEURS DE DÉVELOPPEMENT DU MONDE 12
FIGURE 4: SOURCE : ISU 13
TABLEAU 3 : SOURCE : GLOBAL FINDEX ET BASE DE DONNÉES DE LA BANQUE MONDIALE. 14
FIGURE 5 : SOURCE : DONNÉES FINDEX 15
FIGURE 6 : SOURCE : STATISTA 17
FIGURE 7 : SOURCE : HIICR 18
FIGURE 8: SOURCE : STATISTA 20
FIGURE 9: SOURCE : CALCULS RÉALISÉS À PARTIR DES CHIFFRES TIRÉS DE LA VERSION RÉVISÉE DE 2019 DE «
WORLD POPULATION PROSPECTS », PUBLIÉE PAR LES NATIONS UNIES 23
FIGURE 10:SOURCE : CALCULS RÉALISÉS À PARTIR DES DONNÉES PUBLIÉES PAR L’INSTITUT DE STATISTIQUE DE
L’UNESCO 23
3
INTRODUCTION
L’Afrique a connu, plus ou moins deux décennies de forte croissance
économique. Cette croissance reposait sur l’exportation des matières premières,
sur la hausse des investissements publics et privés et sur des facteurs structurels
tels que la démographie, l’expansion des marchés internes induite par une classe
moyenne en plein essor, l’urbanisation et les évolutions technologiques. Mais
jusque-là, il existait un grand écart entre les économies africaines et celles des
pays développés. En effet, quand les pays africains ont obtenu l’indépendance
politique leur permettant d’adopter leurs propres stratégies de développement,
ils se sont intéressés à l’un des écarts les plus flagrants entre leurs économies et
celles des anciennes puissances coloniales : la production industrielle.
L’industrialisation est un thème important dans la réflexion sur le
développement depuis la Seconde Guerre mondiale. Presqu’aucun pays au
monde n’est parvenu à la prospérité ni à un niveau de vie décent pour ses
citoyens sans s’être doté d’un secteur industriel solide. C’est un processus de
transformation économique et sociale qui consiste à passer d’une économie
principalement agricole et artisanale à une économie industrielle, caractérisée
par la production de masse de biens et de services à l’aide de machines et de
technologies avancées. Elle a été célébrée, contestée et même discréditée, mais
elle n’a jamais été absente dans les débats intellectuels et politiques successifs
sur l’évolution économique. Elle joue un rôle vital dans le développement parce
qu’elle renchérit la valeur créée dans une économie en générant plus d’activités
le long des chaînes de valeur des matières premières aux produits finis. Elle
stimule la productivité en introduisant de nouvelles techniques et technologies,
crée des emplois, rehausse les compétences de la main d’œuvre, favorise
l’économie formelle, améliore l’économie en général et participe à la stabilité
sociale. Sur la période 1970-1980, pour se développer, les pays africains se sont
lourdement endettés auprès de certaines Institutions Financières Internationales
comme la Banque Mondiale et le Fonds Monétaire International. À la suite
d’une mauvaise gestion de ses fonds, ces pays se retrouvent dans l’incapacité de
rembourser leurs dettes. Afin de les aider, les institutions citées ci haut ont
estimé que ces pays avaient besoin d’ajuster leurs structures économiques pour
répondre à des besoins d’équilibre budgétaire et commercial. En effet, ces pays
sont faiblement intégrés dans le processus de mondialisation qui se caractérise
par une croissance des exportations de produits industrialisés. Fort est de
constater que le déficit persistant d’industrialisation
4
entrave les économies africaines, qui restent largement tributaires de
l’agriculture, de l’exportation des matières premières non transformées et qui
offrent peu de valeur ajoutée. D’après le rapport de 2018 du Fond Africain de
Développement (FAD), l’industrie africaine ne génère que 700 dollars
américains de PIB par habitant en moyenne, trois fois moins qu’en Amérique
latine (2500 dollars) et cinq fois moins qu’en Asie de l’Est (3400 dollars). Et ses
exportations se composent de produits manufacturés de faible technologie et de
ressources naturelles non transformées qui représentent plus de 80% des
exportations de l’Algérie, de l’Angola et du Niger par exemple. Au vu des
retombées positives sur le PIB et la productivité, l’industrialisation s’impose
comme une nécessité absolue pour l’Afrique. En effet, bien que ces pays aient
connu des Programmes d’Ajustement Structurels, leurs performances
industrielles restent limitées par de nombreux freins. Il s’agira donc dans ce
travail de présenter d’abord l’état actuel d’industrialisation en Afrique, ensuite
les obstacles auxquels cette industrialisation fait face et enfin proposer des
solutions pour l’amélioration.
5
I. INDUSTRIALISATION DES ECONOMIES
AFRICAINES : ETAT DES LIEUX
L’industrialisation de l’Afrique est un défi d’envergure. En Afrique,
le chemin de la prospérité passe par le développement industriel. Avec sa
main- d’œuvre jeune, ses abondantes ressources naturelles et ses marchés
intérieurs en pleine croissance, le continent dispose du potentiel nécessaire
pour devenir la prochaine frontière mondiale du développement industriel.
Cependant, les progrès demeurent insuffisants. La part de l’Afrique dans la
production manufacturière mondiale a baissé au cours des dernières
décennies, tombant en deçà de 2% du niveau mondial (BAD, 2022).
6
modèle
7
classique, celui qui a engendré une forte croissance en Asie, et avant cela, dans
l’Europe industrielle. La main d’œuvre quitte l’agriculture et les zones rurales,
mais l’industrie manufacturière formelle n’en est pas le principal bénéficiaire.
Les migrants urbains sont en grande partie absorbés par les services, qui ne sont
pas particulièrement productifs, et par l’économie informelle. Cette tendance est
préoccupante car, historiquement, la transformation structurelle a été essentielle
pour la croissance de la productivité dans les pays à faible revenu.
L’industrialisation a perdu du terrain en Afrique depuis le milieu des années
1970, et il est difficile de parler de reprise sur ces dernières années. Selon ce
même rapport de la BAD, la part de l’industrie manufacturière dans l’emploi est
largement inférieur à 8%, et sa part dans le produit intérieur brut n’excède pas
10%, contre presque 15% en 1975. La figure ci-dessous compare la part de
l’industrie manufacturière dans le PIB de certains pays de l’Afrique à ceux de
l’Asie en 2022.
Senegal
Philippines
Chine
Cote d'Ivoire
Indonesie
Malaisie
Singapour
Thailande
Vietnam
Zambie
Zimbabwe
Botswana
Kenya
Malawi
Cameroun
Nigeria
Inde
Mali
Japon
Corée du Sud
8
Comparaison des parts des secteurs dans l'emploi
100
80
60
40
20
0
Ile Maurice
Cameroun
Ethiopie
Burundi
Senegal
Philippines
Chine
Cote d'Ivoire
Indonesie
Singapour
Somalie
Thailande
Vietnam
Zambie
Zimbabwe
Botswana
Kenya
Japon
Nigeria
Inde
Mali
Malaisie
Malawi
Corée du Sud
Emploi dans l'agriculture(% de l'emploi total)(estimation modélisée de l'OIT)
Emploi dans l'industrie(% de l'emploi total)(estimation modélisée du BIT)
Emploi dans les services(% de l'emploi total)(estimation modélisée du BIT)
2. NECESSITE DE L’INDUSTRIALISATION
POUR LE DEVELPPEMENT AFRICAIN
L’industrialisation est le principal moteur du changement structurel. Les
deux notions sont en effet étroitement liées. Un pays ne peut atteindre la
prospérité que lorsque ses ressources (humaines, naturelles et en capital) sont
transférées des activités de subsistance et informelles vers des activités à haute
productivité. Selon le rapport de la BAD de 2022, la croissance du PIB en
Afrique est passée d’un peu plus de 2% dans les années 1980 et 1990 à plus de
5% entre 2001 et 2014. Mais la chute récente des cours des matières premières a
ralenti ce rythme, la croissance du PIB réel en Afrique ayant été de 2,2% en
2016, contre 3,4% en 2015. Cette chute des prix des produits de base souligne la
nécessité pour les pays africains de s’industrialiser et de se diversifier pour
accroître leur résilience économique et soutenir leur croissance. En effet,
l’industrie accroît la productivité en introduisant de nouveaux équipements et de
nouvelles techniques car elle utilise peu de facteurs de production pour produire
plus. Elle améliore ainsi l’efficacité de la main-d’œuvre et crée de nouveaux
emplois. L’articulation de l’industrialisation et les économies nationales,
aiderait les pays africains à
9
atteindre des taux de croissance élevés, à diversifier leurs économies et à réduire
leur vulnérabilité aux chocs extérieurs. Cela contribuerait substantiellement à
l’éradication de la pauvreté par la création d’emplois et de richesse.
1. Insuffisance d’infrastructures
Le manque d’infrastructures freine l’industrialisation en Afrique parce
qu’il affecte directement la capacité des entreprises à produire, transporter et
distribuer des biens et services de manière efficace. Cette problématique sera
détaillée selon plusieurs aspects, à savoir :
a) Infrastructures énergétiques
En Afrique, le nombre insuffisant des infrastructures énergétiques et la
faible capacité de production électrique crée un déficit électrique critique. Selon
la Banque Mondiale (BM), 685 millions de personnes n’avaient toujours pas
accès à l’électricité en 2022, soit 10 millions de plus qu’en 2021.
1
0
effet la région du Monde ayant le plus faible taux d’accès à l’électricité.
Pourtant, l’électricité est la principale source d’énergie utilisée dans les
industries sur le continent.
b) Infrastructures de transport
Les transports représentent un catalyseur pour une croissance et un
développement économique durable. En Afrique, le réseau routier par exemple
cumule environ 680 000 km de linéaire selon l’Africa Finance Corporation
10
(AFC), soit 6 fois moins qu’en Inde, pays à population de taille similaire, mais
qui a une superficie 10 fois inférieure. L’Afrique occupe environ 20% de la
masse terrestre mondiale, mais son réseau routier bitumé n’en représente qu’à
peine 1,5%.
Parmi les répercussions sur les industries d’un faible niveau des
infrastructures ainsi que des services de transport et de commerce limités, nous
avons :
11
Indice de performance logistique et de qualité des
infrastructures
Afrique Subsaharienne
Asie du Sud
a) Dimension technologique
Du fait des systèmes éducatifs sous-développés en Afrique, du faible
développement des universités et centres de recherche en Afrique et de
l’insuffisance de la formation professionnelle en Afrique, la main d’œuvre
africaine a :
Cela crée une nécessité de faire appel à des experts étrangers et crée une
dépendance à de la main d’œuvre extérieure au continent ce qui augmente les
coûts de productions et une vulnérabilité des usines.
12
L’éducation reste le pivot de la formation du capital humain, ce qui la met au
cœur des analyses. Le graphique ci-dessous donne le taux d’analphabétisme par
région dans le monde en 2014. Il montre notamment qu’en 2014, l’Afrique
subsaharienne est la région du monde qui détient le taux d’analphabétisme le
plus élevé. Le taux d’alphabétisation n’y est que de 61%.
b) Dimension productive
Toute industrie est créée dans le but de produire. La maximisation de la
production est un problème important dans l’industrie. Or, un manque de
qualifications des employés dans une usine conduit à :
- des erreurs grossières et à des gaspillages plus fréquents dans les chaînes de
production.
13
moyennes entreprises (PME). Les informations récentes disponibles indiquent
que 82,6 % des micro, petites et moyennes entreprises formelles en Afrique ont
des besoins de financement non satisfaits. Ce déficit de financement était de 41
% pour tous les pays en développement
([Link] sites/msme-finance-gap). Le tableau
ci-dessous montre que la profondeur du crédit au secteur financier en Afrique
subsaharienne (ASS) est faible, malgré une augmentation qui l’a portée de 33 %
en 2014 à près de 40 % en 2018.
14
En Afrique, l'augmentation de la part des adultes (15 ans et plus) ayant
accès à un compte d'opérations de base dans une institution financière ou un
portefeuille mobile au cours des 12 derniers mois est passé de 31 % en 2014 à
41 % en 2017. L'augmentation était de 35 % à 47 % pour les hommes et de 27
% à 36 % pour les femmes (Muazu Ibrahim 2022). La figure ci-dessous montre
que les pays qui ont été soutenus par la BAD durant cette période ont réalisé une
augmentation de 20%. Toutefois, il existe une grande différence entre les pays en
ce qui concerne le niveau d'accès et sa variation entre les deux dates.
15
4. Instabilité politique et mauvaise gouvernance
L’instabilité politique et la mauvaise gestion jouent un rôle clé dans le retard
de l’industrialisation en Afrique. Ces facteurs créent un environnement incertain
et peu attractif pour les investisseurs et les entreprises locales, entravant ainsi le
développement d’une base industrielle solide. Cette instabilité a donc pour
conséquence ce qui suit :
16
ASIE DU SUD 6
EUROPE 9
MOYEN-ORIENT21 23
ASIE DE L'EST 27 22
AMÉRIQUE LATINE 70 76
17
DISTRIBUTION DES CONFLITS
PAR REGION ET PAR TYPE
D' INTENSITE 2016
10
MOYEN-ORIENT ET MAGHREB 27
32
7
ASIE ET OCÉANIE 56
60
6
AMÉRIQUE 30
18
14
AFRIQUE SUBSAHARIENNE 55
25
1
EUROPE 20
41
0 10 20 30 40 50 60 70
18
Disparités et inégalités : une mauvaise gestion peut conduire à une
allocation inégale des ressources, où les investissements sont concentrés
dans des secteurs non productifs ou dans des régions privilégiées,
négligeant d’autres domaines essentiels pour l’industrialisation.
Absence de planification stratégique : un manque de vision à long terme
dans la gestion économique et industrielle empêche l’émergence de
politiques publiques claires pour soutenir le développement de l’industrie.
5. L'étroitesse du marché
Lorsque les industries produisent, elles espèrent trouver en face une
demande susceptible d’absorber leur production. Un marché étroit est un marché
sur lequel le volume de transactions est faible. L’Afrique reste un marché de
taille relativement réduite. Dans ce continent, l'étroitesse du marché constitue un
défi majeur pour l'industrialisation en raison de certains facteurs :
L’Afrique est le continent des paradoxes. C’est une région qui concentre
l’essentiel des richesses de la planète (terres productives, métaux précieux,
hydrocarbures, énergies renouvelables ; etc.), mais c’est aussi celle qui compte
la plus grande part de personnes vulnérables à la pauvreté.
Dans cinq pays d'Afrique, le niveau moyen de dépenses quotidiennes était toujours
inférieur à 2,50 dollars par personne en 2018 (2,10 euros au taux de change cette
année-là). Il s'agit de la RD Congo, de la République centrafricaine, du Malawi,
du Burundi et de Madagascar. De l'autre côté de l'échelle, l'Afrique du Sud, le
Botswana et la Namibie présentaient le pouvoir d'achat le plus élevé,
19
avec un budget moyen supérieur à 10 dollars par personne et par jour, suivis par
le Ghana (7 dollars) et l'Égypte (6 dollars). Dans la grande majorité des pays de
la région (une quarantaine), le niveau moyen de dépenses quotidiennes
n'excédait toutefois pas 5 dollars, même si certains, comme le Maroc et la Libye,
sont proches de ce seuil.
20
Dépendance aux importations
21
III. SOLUTIONS POUR RESOUDRE LE
PROBLEME D’INDUSTRIALISATION
1. Développer des infrastructures
Le développement d'infrastructures adaptées à l'industrialisation est essentiel
pour accélérer la transformation économique en Afrique. Elles assurent la
bonne circulation des biens et améliorent la compétitivité des entreprises.
a) Infra/structures de transport
Réseaux routiers: Construire des routes reliant les zones industrielles aux
ports, marchés et fournisseurs.
Réseaux ferroviaires: Développer des lignes de chemin de fer pour le
transport de marchandises comme les matières premières et les produits
industriels.
b) Infrastructures énergétiques
Production d’électricité: Investir dans des centrales (hydroélectriques,
solaires, éoliennes, thermiques) pour répondre aux besoins croissants
des industries.
Réseaux de distribution: Améliorer les infrastructures de transmission et
de distribution pour garantir un accès fiable à l’énergie.
Figure 9: Source : Calculs réalisés à partir des chiffres tirés de la version révisée de 2019 de « World Population Prospects »,
publiée par les Nations Unies
Les enfants issus des familles les plus pauvres sont aussi les plus exclus du
système scolaire
Rapports des cotes des taux d’achèvement en Afrique
Figure 10:Source : Calculs réalisés à partir des données publiées par l’Institut de statistique de l’UNESCO
23
En âge de fréquenter le primaire En âge de fréquenter En âge de fréquenter
le premier cycle du secondaire le second cycle du secondaire
Le temps est venu pour les pays africains de se pencher sur les causes
sous-jacentes qui conduisent certains groupes de population (comme les enfants
en âge de fréquenter le secondaire) à rester en dehors du système scolaire. Il
convient d’élaborer des politiques spécifiques afin de réduire les principaux
obstacles qui empêchent les jeunes d’accéder à l’enseignement. Parmi les
mesures à mettre en place, citons notamment l’élargissement de l’enseignement
obligatoire dans le secondaire, ainsi que la création de programmes scolaires en
meilleure adéquation avec le marché de l’emploi. Les gouvernements peuvent
également mettre en œuvre des mesures destinées à inciter davantage
d’adolescents à poursuivre
Mettre l’accent sur les savoirs fondamentaux dès le plus jeune âge afin
d’améliorer les niveaux d’apprentissage
24
Donner la priorité à la connectivité numérique pour favoriser
l’apprentissage et le développement des compétences
Faire des écoles des environnements sûrs et sains pour les élèves
Les pays africains doivent élaborer des plans nationaux chiffrés pour
l’éducation, fondés sur un cadre de résultats solide, afin de bâtir des systèmes
éducatifs plus résilients qui permettent d’assurer la continuité d’un
enseignement de qualité inclusif en toute circonstance, sans interruption. Afin de
renforcer les systèmes éducatifs, il convient d’adopter une approche globale de
la gestion de l’éducation qui intègre dans un même cadre les éléments suivants :
évaluation, enseignement, apprentissage, gestion, suivi et évaluation des
indicateurs.
27
veiller à l’harmonisation des différents producteurs et sources de données
relatives à l’éducation, en établissant des mécanismes de coordination et des
référentiels de données efficaces au niveau des communautés économiques
régionales et de l’Union africaine.
28
traitement dans une cimenterie fut financé par un coût de 350 millions
de dollars.
En Mauritanie, la Société Nationale d’Industrie Minière (SNIM) à
travers la création d’une nouvelle industrie de production de fer
pour une production supplémentaire de 4 millions de concentré de
fer fut financé par 771 millions de dollars prêté par la BAD.
29
5. Promouvoir l’intégration de l’Afrique et les
échanges commerciaux
L’Afrique est souvent vu comme un continent fragmenté en raison de ses
frontières politiques. Pourtant pour que l’industrialisation soit réussie il est
crucial de favoriser une intégration sous-régionale. Et pour accroitre la
consommation des produits manufacturiers africains afin d’agrandir le marché,
les résolutions suivantes doivent être prises au sérieux :
31
Bibliographie
Banque Africaine de Développement. 2011. Private Sector Development as an
Engine of Africa’s Economic Development. Abidjan, Côte d’Ivoire. Disponible sur
: [Link] Documents/Publications/African
%20Development %20Report%[Link]
Muazu Ibrahim. 2022. “Debt Dynamics and Debt Relief in Africa”, Making Finance
Work for Africa, 07 Feb 2022.
32
Table des matières
TABLE DES ILLUSTRATIONS.......................................................................................................................3
INTRODUCTION.........................................................................................................................................4
I. INDUSTRIALISATION DES ECONOMIES AFRICAINES : ETAT DES LIEUX..............................................6
II. OBSTACLES A L’INDUSTRIALISATION.................................................................................................9
III. SOLUTIONS POUR RESOUDRE LE PROBLEME D’INDUSTRIALISATION.......................................22
CHIFFRES CLÉS.........................................................................................................................................23
CONCLUSION...........................................................................................................................................31
Bibliographie...........................................................................................................................................32
33