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GBASSOU

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AGUI AVENOU JEAN-
VITAL JUNIOR

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arret civil N° 557/23 du Jeudi 08 Juin


2023
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Côte d'Ivoire 2 il y a 3 semaines

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COUR DE CASSATION
Matière : CIVILE
arret civil N° 557/23 du Jeudi 08 Juin 2023
Affaire
MME FREDERIQUE YACECHARLES EMMANUEL YACE
C/
MARIE JEANNE CLAUDINE YACE éPOUSE ELLEINGAND ETCHEET 05 AUTRES

Titrage
1) Succession - Contestation de la valeur des biens successoraux sous-
estimée - Expertise homologuée par le tribunal (non) - Cour de Cassation -
Arrêt - Absence de motivation - Requête fondée (oui) - Rétractation de
l’arrêt attaqué - Statuer à nouveau du pourvoi des demandeurs au
pourvoi.

2) Procédure - Acte d’assignation - Défendeurs au pourvoi - Tribunal saisi -


Décision - Désignation d’un notaire - Liquidation et partage de biens
successoraux - Cour d’Appel - Motifs suffisants - Donner base légale à sa
décision - Moyen non fondé (oui).

3) Succession - Partage de biens successoraux - Protocole d’accord de


partage - Application de l’article 8 de l’annexe fiscale - Conséquence -
Autorité de la chose jugée - Cour d’Appel - Violation des articles 2044, 2052
du code civil et l’article 8 de l’annexe fiscale (non) - Moyen non fondés.

4) Succession - Biens successoraux - Rapport de l’expertise du notaire -


Homologation - Cour d’Appel - Violation des articles 129 de la loi relative
aux successions et 1304 du code civil (non) - Moyen non fondé -
Rétractation de l’arrêt - Statuer à nouveau - Rejet du pourvoi.

Résumé
1) Il y a lieu de rétracter l’arrêt attaqué et de statuer à nouveau sur le
pourvoi formé par les requérants au pourvoi, dès lors que la Cour de
Cassation a procédé par des motifs inexacts, ce qui équivaut à une
absence de motivation.

2) Dès lors qu’il ressort de l’acte d’assignation que les défendeurs au


pourvoi ont saisi le tribunal pour désigner un notaire à l’effet de procéder
aux opérations de compte, de liquidation et de partage de la succession du
de cujus, la Cour d’Appel se déterminant comme elle l’a fait indiquant que
le premier juge a bel et bien statué sur l’objet de la demande, a par des
motifs suffisants, donné une base légale à sa décision. Il convient par
conséquent de dire que le moyen n’est pas fondé.
3) La Cour d’Appel n’a pas violé les textes visés aux branches du moyen,
lesquels ne sont pas fondés, dès lors que le protocole d’accord qui porte
sur la transmission de biens immobiliers, a été passé par acte sous seing
privé, en le déclarant nul en application de l’article 8 de l’annexe fiscale
portant loi de finances et en tirant la conséquence qu’il n’a pu avoir
l’autorité de la chose jugée.

4) Dès lors que le rapport d’expertise du notaire nommé par le tribunal à la


demande des défendeurs et homologué par ledit tribunal n’a pas fait
ressortir un dol, une erreur ou une lésion, la Cour d’Appel n’a pas violé les
textes visés à la branche du moyen laquelle n’est fondée. Il sied de rejeter
le pourvoi.

La Cour de Cassation, Chambre Civile , a rendu l’arrêt suivant :

Sur la requête présentée le 21 septembre 2021 par Madame FREDERIQUE


YACE , docteur en médecine, demeurant à Abidjan Biétry, rue Alizée G 33,
11 B.P. 725 ABIDJAN 11 ;

Ayant pour conseil le cabinet FADIKA-DELAFOSSE-FADIKA-KACOUTIE et


associés (FDKA), Avocats à la Cour, demeurant, angle boulevard Carde, rue
du docteur Jamot, immeuble Les harmonies, 01 B.P. 2297 ABIDJAN ;

- Charles Emmanuel YACE , dirigeant de société, demeurant à Abidjan


Cocody Ambassades ;

Ayant pour conseil le cabinet HOEGAH et ETTE, avocats à la Cour,


demeurant rue A 7 Pierre SEMARD, villa N 2 Plateaux, 01 B.P. 4053 ABIDJAN
01 ;

En rétractation d’un arrêt n° 720 rendu le 23 juillet 2021 par la Cour de


Cassation au profit de :

- Marie Jeanne Claudine YACE épouse ELLEINGAND ETCHE, directrice de


société ;

- Andrée Laurette YACE épo use Théodore DE MEL, députée à l’Assemblée


Nationale ;

- Eléo nore Emma YACE , Esthéticienne ;

- Marie Claire YACE , cadre d’assurance ;

- Gabriel Joseph YACE , chef d’entreprise ;


- Edith YACE épouse KRAH , Médecin ;

Ayant tous pour conseil la SCPA HIVAT et Associés, Avocats à la Cour,


demeurant Abidjan Cocody- ll -Plateaux, rue des jardins (face ex-pâtisserie
Pako ), immeuble Dany Center, 1er étage, 09 B.P. 284 ABIDJAN 09 ;

Sur le rapport de Monsieur le Conseiller KONE KALILOU et les observations


des parties ;

En présence de Monsieur l’Avocat Général DE ACHILLE N’DJOMOU et les


observations des parties ;

Et après en avoir délibéré conformément à la loi ;

Vu la requête aux fins de rétractation du 21 septembre 2021 ;

Vu les pièces produites ;

Vu les conclusions écrites du Ministère public du 1er juin 2022 ;

SUR LE BIEN FONDE DU RECOURS

Attendu qu’il résulte des pièces produites que Philippe Grégoire YACE est
père de huit enfants dont deux sont issus de son second mariage avec
MAIMAY Monfort Renée ; qu’il est décédé le 29 novembre 1998, en laissant
à sa succession, plusieurs biens mobiliers et immobiliers, pour lesquels, il a
recommandé à ses enfants, dans un testament du 30 septembre 1998, de
rester unis dans l’indivision successorale jusqu’à ce qu’un accord sur le
partage équitable des biens soit trouvé ; qu’ayant désigné Charles
Emmanuel YACE pour dresser un état estimatif détaillé du patrimoine et
en proposer le partage équitable entre eux, les héritiers ont, dans un
protocole d’accord sous seing privé du 12 mars 2001, inscrit au rang des
minutes de Maître ADOU Nangon, Notaire à Abidjan, décidé de renoncer à
la liquidation des biens issus des régimes matrimoniaux de leurs mères et
de partager l’actif dans l’équité ; que le protocole d’accord a également
précisé les biens attribués à chaque héritier et les paiements en numéraire
dont certains ont bénéficiés ; que courant 2014, estimant que le partage de
la succession tel qu’indiqué dans le protocole d’accord du 12 mars 2001
leur est préjudiciable, Gabriel Joseph YACE et 05 autres ayants droit ont
saisi le Tribunal de Première Instance d’Abidjan pour obtenir la
désignation d’un Notaire à l’effet de procéder aux opérations de compte,
de liquidation et de partage équitable de la succession de feu Philipe
Grégoire YACE ; que par jugement avant-dire-droit n°923 du 13 novembre
2014, le Tribunal a désigné Maître Fulgence AHOBAUT à l’effet de
déterminer l’état liquidatif de l’actif et du passif des communautés de
biens immobiliers issus des deux mariages contractés par le de cujus, l’état
liquidatif de l’actif et du passif de la masse successorale de feu Philipe
Grégoire YACE, relativement aux biens immobiliers, procéder à une
évaluation consensuelle desdits biens immobiliers et à défaut, par voie
d'expertise, recevoir les manifestations d’intérêts des coindivisaires en
vue d’éventuelles attributions préférentielles relativement aux biens
immobiliers à partager et fixer au jour de l’ouverture de la succession, la
date d’estimation de la valeur vénale desdits biens immobiliers ; que
statuant définitivement, le Tribunal a, par jugement n°480 du 28 juillet
2016, homologué le projet d’état liquidatif et de partage présenté par le
Notaire, ordonné en conséquence le partage de la succession tel que
présenté dans ledit projet, avec paiement de soultes à la charge de Marie
Jeanne Claudine YACE, Andrée Laurette YACE, Marie Claire YACE, Eléonore
Emma YACE, Edith YACE et Gabriel Joseph YACE, à hauteur de la somme
d’un milliard cinq cent soixante-un millions neuf cent soixante-six mille
huit cent dix-huit ([Link]) francs CFA ; que le Tribunal a, en outre,
procédé à la répartition de l’actif immobilier entre les héritiers ; que la
Cour d’Appel d’Abidjan, suivant arrêt n° 82 du 17 juillet 2020, a confirmé ce
jugement en toutes ses dispositions ; que par arrêt n° 607 du 23 juillet
2021, la Cour de Cassation a cassé cette décision et renvoyé la cause et les
parties devant la Cour d’Appel d’Abidjan autrement composée ; que c’est
contre cet arrêt que Dame FREDERIQUE YACE épouse SOUMAH ET CHARLES
EMMANUEL YACE ont introduit la présente requête en rétractation sur le
fondement des articles 64, 82 et 84 de la loi n° 2020-967 du 17 décembre
2020 déterminant les attributions, la composition, l’organisation et le
fonctionnement de la Cour de Cassation ;

Attendu qu’à l’appui de leur recours, ils font valoir q ue l’arrêt attaqué a
été rendu en violation des dispositions de l’article 64 de la loi sur la Cour
de Cassation, en ce que d’une part, il n’est pas motivé et ne répond pas aux
moyens développés par les demandeurs au pourvoi et d’autre part, que la
motivation est erronée, en ce que l’arrêt affirme qu’il n’est pas contesté
que la valeur totale des biens litigieux a été sous-estimée lors du partage
effectué par CHARLES EMMANUEL YACE, ce qui a occasionné une lésion au
préjudice de Gabriel Joseph YACE et autres, alors qu’aucune pièce n’a été
produite dans ce sens deva nt les premiers juges et qu’une telle assertion a
toujours été contestée par les requérants ;

Attendu qu’il ressort du dossier que CHARLES EMMANUEL YACE et


FREDERIQUE YACE épouse SOUMAH ont toujours contesté l’affirmation
selon laquelle la valeur des biens successoraux a été sous-estimée et que
l’expertise homologuée par le Tribunal n’a pas fait ressortir un tel constat ;
qu’il s’ensuit que la Cour de Cassation a procédé par des motifs inexacts, ce
qui équivaut à une absence de motivation; que la requête étant fondée, il
y a lieu de rétracter l’arrêt attaqué et de statuer à nouveau sur le pourvoi
formé par YACE GABRIEL JOSEPH ET AUTRES ;

SUR LE PREMIER MOYEN DE CASSATION TIRE DU DEFAUT DE BASE LEGALE


RESULTANT DE L'ABSENCE, DE L'INSUFFISANCE, DE L'OBSCURITE OU DE LA
CONTRARIETE DES MOTIFS

Attendu qu’il est fait grief à la Cour d’Appel d’avoir pour se déterminer
comme elle l’a fait, indiqué que « ...le premier juge a bel et bien statué sur
l’objet de la demande tel qu’il ressort de l’acte d’assignation produit au
dossier puisqu’il a été saisi par les appelants à l’effet de procéder aux
opérations de compte, de liquidation et de partage de la succession de f eu
YACE Philippe Grégoire... », a lors qu’il n’a jamais été demandé de statuer
sur la liquidation des communautés de biens ayant existé entre YACE
Philippe Grégoire et ses deux épouses successives, et d’avoir ainsi manqué
de donner une base légale à sa décision, par insuffisance des motifs ;

Mais attendu qu’il ressort de l’acte d’assignation du 11 juin 2014 que YACE
GABRIEL JOSEPH ET AUTRES ont saisi le Tribunal pour désigner un notaire à
l’effet de procéder aux opérations de compte, de liquidation et de partage
de la succession de feu YACE Philippe Grégoire ; que les op érations de
partage d’une masse suc cessorale dans le cadre d’un mariage sous le
régime de la communauté de biens luant nécessairement la liquidation de
la communauté de biens ayant existé entre époux, la Cour d’Appel en se
déterminant comme elle l’a fait, a, par des motifs suf fisants, donné une
base légale à sa décision ; qu’il s’ensuit que le moyen n’est pas fon dé ;

SUR LE SECOND MOYEN DE CASSATION, EN SES PREMIERE, DEUXIEME ET


TROISIEME BRANCHES REUNIES ET PRIS DE LA VIOLATION DE LA LOI OU
ERREUR DANS APPLICATION OU L’INTERPRETATION DE LA LOI,
NOTAMMENT LES ARTICLES 2044, 2052 DU CODE CIVIL ET 8 DE L’ANNEXE
FISCALE DU 10 MARS 1970 PORTANT LOI DE FINANCES POUR ANNEE 1970

Attendu qu’il est encore reproché à la Cour d’Appel d’avoir rejeté le


caractère d éfinitif du protocole d’accord de partage du 12 mars 2001 au
motif qu’il n’a pas autorité de la chose jugée parce que fait par acte sous
seing privé au mépris de l’ article 8 de l’annexe fiscale du 10 mars 1970
portant loi de finances pour l’année 1970, alors que la forme authentique
n’étant pas exigée pour qu’un protocole d’accord t ransactionnel soit
valide et que, de surcroit, le protocole litigieux ayant été déposé au r ang
les minutes d’un notaire, l’article 8 susvisé n'avait pas vocation à
s’appliquer en l 'espèce et, d’avoir ainsi violé les textes visés aux branches
du moyen ;

Mais attendu que le protocole d'accord du 12 mars 2001, qui porte sur la
transmission de biens immobiliers, a été passé par acte sous seing privé ;
qu’en le déclarant nul en application de l’article 8 de l’annexe fiscale du 10
mars 1970 portant loi de finances pour l’année 1970 et en tirant la
conséquence qu’il n’a pu avoir l’autorité de la chose jugée, la Cour d’Appel
n’a pas violé les textes visés aux branches du moyen, lesquelles ne sont
pas fondées ;

SUR LE SECOND MOYEN DE CASSATION, EN SA QUATRIEME BRANCHE TIRE


DE LA VIOLATION DE LA LOI OU ERREUR DANS L’APPLICATION OU
L’INTERPRETATION DE LA LOI, NOTAMMENT LES ARTICLES 129 DE LA LOI
RELATIVE AUX SUCCESSIONS ET 1304 DU CODE CIVIL

Attendu qu’il est enfin fait grief à la Cour d’Appel d’avoir rejeté le moyen
tiré de la nullité du partage pour cause de dol, d’erreur ou de lésion, alors
qu’un rapport d’expertise effectué à la demande de certains héritiers,
établit qu’il y a lésion de plus d’un quart au préjudice de plusieurs
cohéritiers et découverte après le partage initial, et d’avoir ainsi violé les
articles visés à la branche du moyen ;

Mais attendu que le rapport d’expertise du Notaire nommé par le Tribunal


à la demande de YACE GABRIEL JOSEPH ET AUTRES et homologué par ledit
Tribunal n’a pas fait ressortir un dol, une erreur ou une lésion ; qu’il
s’ensuit que la Cour d’Appel n’a pas violé les textes visés à la branche du
moyen, laquelle n’est pas fondée ;

PAR CES MOTIFS

Rétracte l’arrêt n° 607 rendu le 23 juillet 2021 par la Cour de Cassation ;

Statuant à nouveau,

Rejette le pourvoi formé par de YACE GABRIEL JOSEPH ET AUTRES

Les condamne aux dépens ;

Ordonne la transcription du présent arrêt sur les registres du greffe de la


Cour de Cassation ainsi que sur la minute de l'arrêt entrepris ;
Ainsi jugé et prononcé par la Cour de Cassation, Chambre Civile et
Commerciale, en son Audience du HUIT JUIN DEUX MIL VINGT-TROIS ;

Où étaient présents MM. : ATHEBA Léopold Claude, Conseiller à la Cour de


Cassation, Président ; KONE KALILOU, Conseiller-Rapporteur ; OUATA
Babacar, Conseiller ; Maître N’GUESSAN GERMAIN, Greffier ;

En foi de quoi, le présent arrêt a été signé par le Président, le Rapporteur


et le Greffier ;

PRESIDENT : M. ATHEBA LEOPOLD CLAUDE

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