Dossierloieau200710 VC 2 - Cle517c4e
Dossierloieau200710 VC 2 - Cle517c4e
Octobre 2007
Ce document a été réalisé par un groupe de travail composé initialement des personnes
suivantes :
Il a été validé au cours de la réunion du Club Eau Aquitaine Poitou-Charentes du 1 er juillet 2004
puis actualisé en septembre 2007, avec la participation de Gilbert BESSE, successeur de Jacques
QUINIO à la DIREN .
Pièce 3 Présentation du projet et liste des rubriques de la nomenclature dont il relève ............... 13
3.1 – Milieu aquatique
3.2 – Description détaillée de l’opération
3.3 – Rubrique(s) de la nomenclature dont relève l’opération
Pièce 5 Les moyens de surveillance et d’entretien des réseaux et équipements liés aux
écoulements pluviaux ............................................................................................................... 22
ANNEXES ………………………………………………………………….....…..…... 35
I. CARACTÉRISATION DE LA POLLUTION ET RENDEMENTS DE DÉPOLLUTION ............ 36
II. EXTRAITS DE LA NORME NF EN 752-2 ................................................................................ 39
III. FICHES DE CAS DES SOLUTIONS COMPENSATOIRES .................................................... 43
LEXIQUE …………………………………………………………………………….. . 78
• une concentration rapide des eaux pluviales et une augmentation des pointes de débit aux
exutoires.
• des apports de pollution par temps de pluie pouvant être très perturbants pour les milieux
aquatiques.
La législation sur l’Eau affirme la nécessité de maîtriser les eaux pluviales – à la fois sur les
plans quantitatifs et qualitatifs – dans les politiques d’aménagement de l’espace. La Loi sur
l'eau du 30/12/2006 prévoit, en particulier, les dispositions suivantes :
Tout projet d’aménagement, même relativement peu important est soumis soit à déclaration,
soit à autorisation au titre de l’article L 214.3 du Code de l’environnement.
Le présent document est destiné à préciser le contenu du dossier à constituer pour cette
déclaration ou demande d’autorisation.
Il est également important de signaler que tous les points mentionnés ne sont pas à aborder
dans le même détail et que leur développement sera fonction de l’enjeu du projet vis-à-vis de tel
ou tel impact qu’il peut avoir sur son environnement aquatique.
Ce document sera téléchargeable sur les sites Intranet suivants pour les agents des
Ministères :
• DIREN : http://www.aquitaine.ecologie.gouv.fr/article.php3?id_article=230.
• CETE : http://www.cete-sud-ouest.equipement.gouv.fr/rubrique.php3?id_rubrique=86.
et http://extranet-sitecollaboratif.cete-sud-ouest.equipement.gouv.fr.
(nom d'utilisateur : sitecollab ; mot de passe : site#coll@33 ; cliquer sur le « Portail Eau »).
Au titre de la loi sur l'eau de 1992, ce document s'intéresse à l'application des articles
correspondants du Code de l'environnement qui constituent la base fondamentale des
dispositions réglementaires relatives au régime d’autorisation ou de déclaration prévues aux
articles L.214-1 à L.214-6 du Code de l’environnement.
Les Installations, Ouvrages, Travaux ou Activités (I.O.T.A.) pouvant avoir un impact sur l'eau
ou le milieu aquatique doivent faire l'objet, par la personne qui souhaite les réaliser, d'une
déclaration ou d'une demande d'autorisation au titre de la police de l'eau, en fonction de la(des)
rubrique(s) de la nomenclature issue de l'article R214-1 du Code de l'environnement qui
peut(vent) les viser.
Cette nomenclature est une grille de lecture à multiples entrées. Une seule rubrique relevant de
l’autorisation soumet l’opération à autorisation et l’étude d’incidences correspondante doit tenir
compte de tous les effets possibles sur le milieu aquatique.
Lorsqu'ils sont situés à l'intérieur du périmètre de protection d'une source d'eau minérale
naturelle déclarée d'intérêt public et qu'ils comportent des opérations de sondage ou de travail
souterrain, les installations, ouvrages, travaux et activités soumis à déclaration par la
nomenclature annexée à l'article R.214-1 sont également soumis à l'autorisation prévue à
l'article L.1322-4 du Code de la santé publique.
• Le propriétaire du sol.
• L’exploitant.
• Une autre personne liée au propriétaire sous une forme à préciser.
Les opérations réalisées par un même pétitionnaire concernant un même milieu sont
cumulées pour l’application des seuils.
RUBRIQUE 2.1.5.0
Rejet d'eaux pluviales dans les eaux douces superficielles ou sur le sol ou dans le sous-sol, la
surface totale du projet, augmentée de la surface correspondant à la partie du bassin naturel
dont les écoulements sont interceptés par le projet, étant :
Elles comprennent :
- Eaux de source.
- Cours d’eau.
- Canaux.
- Les eaux de ruissellement (les fossés sont donc visés).
- Lacs.
- Étangs.
- Plans d’eau.
Ce rejet doit être autorisé par le propriétaire, qu'il soit public ou privé. Ce dernier peut ne pas
accepter ou imposer des conditions de déversement. Le Plan Local d’Urbanisme et/ou le
règlement du service d’assainissement peuvent fixer des conditions.
- L’opération envisagée était prévue dans ce cadre : aucune démarche n’est nécessaire (sauf
prescriptions particulières de l’acte d’autorisation). Cette situation est la meilleure car elle
permet d’optimiser les investissements et d’appréhender globalement les incidences.
- L’opération n’était pas prévue dans le dossier initial : une déclaration par le propriétaire du
réseau de la modification de son rejet global autorisé en vertu de l’article R214-18 du Code
de l'environnement pour les ouvrages soumis à autorisation ou de l’article R214-40 du Code de
l'environnement dans le cas d’une déclaration. Le service de police des eaux statue alors sur la
suite à donner : enregistrement de la modification, prescriptions nouvelles ou nouvelle demande
d’autorisation (cf. article R214-18 du Code de l'environnement).
Le propriétaire devra régulariser son rejet global en intégrant le projet en cause et les projets
futurs connus.
Les rejets d’eaux pluviales par les déversoirs d’orage d’un système de collecte
d’assainissement sont visés par la rubrique 2.1.2.0 :
RUBRIQUE 2.1.2.00
Déversoirs d’orage situés sur un système de collecte des eaux usées destiné à collecter un
flux polluant journalier :
S'agissant d'eaux superficielles, la rubrique 2.1.5.0 s'y applique. Le pétitionnaire devra fournir
l'autorisation du propriétaire du fossé au point de rejet et veiller au principe de non-dégradation
de l'article 640 du Code civil.
Notion de surface
En dehors des cas des rejets des déversoirs de système de collecte d’assainissement visés par
la rubrique 2.1.2.0, ces rejets sont visés par les rubriques 2.2.2.0 et 2.2.3.0 :
RUBRIQUE 2.2.2.0
2.2.2.0 (voir arrêté du 02/08/01 fixant les prescriptions générales) Rejets en mer, la capacité
totale de rejet étant supérieure à 100 000 m3/j .....................................................................DÉCLARATION
RUBRIQUE 2.2.3.0
2.2.3.0 (voir arrêté du 27/07/06 fixant les prescriptions générales et arrêté du 09/08/06 relatif
aux niveaux R1, R2, S1, N1 et N2) Rejets dans les eaux de surface, à l’exclusion des rejets
visés aux rubriques 4.1.3.0, 2.1.2.0 et 2.1.5.0 :
2° Le produit de la concentration maximale d’Escherichia coli, par le débit moyen journalier du rejet situé à moins de
1 km d’une zone conchylicole ou de culture marine, d’une prise d’eau potable ou d’une zone de baignade, au sens
des articles D.1332-1 et D.1332-16 du Code de la santé publique, étant :
a) Supérieur ou égal à 1011 E coli /j ............................................................................................................AUTORISATION
b) Compris entre 1010 à 1011 E coli /j ............................................................................................................DÉCLARATION
RUBRIQUE 3.2.1.0
Entretien de cours d'eau ou de canaux, à l'exclusion de l'entretien visé à l'article L.215-14 du
Code de l'environnement, réalisé par le propriétaire riverain, du maintien et du rétablissement
des caractéristiques des chenaux de navigation, des dragages visés à la rubrique 4.1.3.0 et de
l'entretien des ouvrages visés à la rubrique 2.1.5.0, le volume des sédiments extraits étant, au
cours d'une année :
L'autorisation est valable pour une durée qui ne peut être supérieure à dix ans. L'autorisation
prend également en compte les éventuels sous-produits et leur devenir.
RUBRIQUE 3.2.2.0
Installations, ouvrages, remblais dans le lit majeur d’un cours d’eau :
RUBRIQUE 3.2.3.0
Plans d'eau permanents ou non :
RUBRIQUE 3.2.6.0
Digues :
RUBRIQUE 3.3.1.0
Les travaux entrepris par des collectivités dans un domaine ne relevant pas directement de
leurs compétences ordinaires doivent être précédés d’une Déclaration d’Intérêt Général dans la
mesure où ces travaux sont prévus dans la liste de l’article L 211-7 du Code de
l’environnement. Cette procédure est le plus souvent commune avec la procédure de
l’autorisation et permet également de faire participer les bénéficiaires au coût des travaux le cas
échéant.
Voici la doctrine de la Direction de l’Eau pour l’application de cette procédure aux cas des eaux
pluviales :
L'article L 211-7 du Code de l'Environnement relatif aux Déclarations d'Intérêt Général doit être utilisé
dès lors que travaux envisagés ne relèvent pas des compétences ordinaires de la collectivité.
C'est le cas en ce qui concerne la collecte, le stockage, le traitement ou tout autre dispositif de gestion
des eaux pluviales dès lors que ces eaux ne proviennent pas de terrains appartenant à la collectivité
(voirie communale, parkings publics, espaces verts et publics, centres sportifs…). Cependant, dans de
nombreux cas, les collectivités collectent les eaux pluviales en provenance de parcelles privées du fait de
l'interception par une route communale des écoulements pluviaux issus des parcelles privées. Dans ce
cas, on peut admettre qu'une DIG n'est pas nécessaire car c'est la présence de route, bien public, qui
rend nécessaire la collecte (puis le stockage…) des eaux pluviales issues des parcelles. Cependant, dès
lors que les volumes collectés et gérés par la collectivité deviendront très importants, la collectivité peut
avoir intérêt à faire participer les propriétaires privés au financement de ces ouvrages. Dès lors, une DIG
peut s'avérer nécessaire.
Dans les cas où les projets nécessitent une intervention sur les cours d'eau aval afin d'améliorer
l'écoulement des eaux et si ces travaux sont entrepris par une collectivité, il y a lieu de procéder à une
DIG en liaison avec la rubrique 3.2.1.0.
Si une collectivité engage des travaux afin de collecter, stocker, traiter ou gérer des eaux pluviales
uniquement en provenance de propriétés privées (ouvrages de gestion des eaux pluviales d'un vallon
sec entouré d'habitations…), la DIG est systématiquement nécessaire.
Par ailleurs, dès lors qu'une collectivité a réalisé le zonage prévu à l'article L.2224-10-3° et 4° du CGCT
(ex art 35 de la loi sur l'eau) qui concernent en particulier les travaux visant à limiter l'imperméabilisation
des sols et la maîtrise des écoulements des eaux pluviales ainsi que les installations de stockage et de
traitement, on pourrait admettre que les collectivités locales n'ont pas à se soumettre à la procédure de
DIG dès lors qu'elles ont procédé à la délimitation des zones où ces travaux et installations sont
nécessaires de façon précise. Comme précédemment, la DIG peut cependant s'avérer nécessaire dès
lors que la collectivité souhaite faire participer les bénéficiaires au financement de ces travaux.
Si les réseaux d’eaux pluviales sont dispensés d’études d’impact (Rubrique 11 de l'annexe I du
Décret modifié n°77-1141 codifiée au tableau de l'article R122-5 du Code de l'environnement)
et ne relèvent pas de la procédure Bouchardeau (Décret N°85-453 du 23/04/1985 codifié à
l'annexe I de l'article R123-1 du Code de l'environnement), ils doivent être intégrés dans les
études et notices d’impact nécessitées par d’autres critères et leurs diverses incidences
(qualitatives et quantitatives) doivent être analysées. C’est particulièrement le cas des études
d’impact concernant les ICPE soumises à autorisation. Leur coût doit également être intégré
dans l’appréciation du montant des opérations afin d’apprécier les seuils financiers.
Le pétitionnaire peut vérifier que son projet est situé sur un site ou à proximité d'un site en
consultant le site Internet de la DIREN concernée.
Permis de construire (ou future « autorisation de construire »), permis de lotir, procédure ZAC,
autorisation de coupe et d’abattage en espace boisé classé au PLU (Art. L 130.1 du Code de
l’urbanisme), autorisation de défrichement (Article L 311.1 du Code forestier), exhaussement de
sol (Art. 442.2 du Code de l’urbanisme), occupation du Domaine Public Fluvial (Art 25 à 83 du
DPF), autorisation ou déclaration au titre des installations classées,....etc.
La coordination avec la réglementation des ICPE appelle les commentaires suivants extraits de
la Direction de l’Eau :
Ceci ne s’applique toutefois pas aux IOTA relevant de la législation des installations classées qui
sont accessoires d’un IOTA relevant de la police de l’eau (par exemple : un stockage de chlore,
qui relève des installations classées, dans une station d’épuration qui relève de la police de l’eau)
ou d’installations qui sont composites dont une partie relève de la police de l’eau et l’autre des
installations classées (par exemple un barrage sur cours d’eau créant un plan d’eau d’une part,
un système de pompage dans ce plan d’eau servant à alimenter des canons à neige d’autre part.
Le barrage et la création du plan d’eau relèvent de la police de l’eau, le pompage et les canons à
neige des installations classées. Autre exemple : une station d’épuration urbaine et une unité de
compostage qui traite les boues de cette station, mais éventuellement d’autres déchets. La STEP
relève de la nomenclature « eau », l’unité de compostage de la réglementation installations
classées dès lors que les seuils de la rubrique 2170 sont atteints. Cette analyse est indépendante
de la distance séparant la STEP de l’unité de compostage).
PROJET
Autorisation du système D'AMÉNAGEMENT
d'assainissement
Vérifier la compatibilité du Procédures d’autorisation et de
projet avec les prescriptions déclaration au titre de la loi sur l’eau
(Art. L.214-2 du Code de l’environnement)
Le projet fait-il partie des rubriques de la
nomenclature ? Si oui, est-il soumis à
déclaration ou à autorisation ?
Si dans périmètre de protection rapproché :
Documents d’urbanisme (PLU, PAZ) Déclaration devient Autorisation
et autorisations d’urbanisme (permis de
construire, autorisation de lotir)
Quelles sont les prescriptions contenues
dans les documents et autorisations
d’urbanisme ? Procédures d’autorisation
Le projet doit être compatible avec elles de défrichement
au titre du Code forestier
Art. L.311-1 et 312-1
Règlement sanitaire
Quelles obligations de résultat fixe le règlement sanitaire
départemental en matière d’eaux pluviales ?
Cette démarche doit permettre une nette amélioration (globale) des projets d’assainissement
pluvial par une prise en compte, dès l’amont des projets, de la problématique eau pluviale, avec
la totalité de ses composantes.
Critères liés au milieu physique
- topographie
- hydrologie
Le recueil - climatologie
- inondabilité
des données - risque hydrologique
DIAGNOSTIC DE SITE - géologie
atouts et potentialités - géotechnique
(échelle du bassin versant)
Le dossier est adressé, avec une lettre de demande, au Préfet du département, que ce soit
pour les opérations soumises à autorisation et à déclaration.
Le dossier comporte sept pièces (cf. articles R214-6 et R214-32 du Code de l'environnement) :
1 -
Nom et adresse du demandeur
2 -
Emplacement sur lequel le projet doit être réalisé
3 -
Présentation du projet et liste des rubriques de la nomenclature dont il relève
4 -
Document d’incidences sur l’eau et les milieux aquatiques
5 -
Moyens de surveillance prévus
6 -
Éléments graphiques et cartographiques utiles à la compréhension des pièces
du dossier
7 - Les éléments spécifiques aux stations d'épuration et déversoirs d'orages
Le dossier doit porter sur l’ensemble des installations ou équipements exploités ou projetés par
le demandeur qui, par leur proximité ou leur connexité avec l’ouvrage soumis à autorisation,
sont de nature à participer aux incidences sur le milieu aquatique.
L’importance du dossier, le niveau des investigations et des analyses à conduire doivent être
appréciés en fonction de l’importance du projet, et surtout en fonction de la gravité et de la
portée des incidences sur l’eau et les milieux aquatiques. Pour les projets situés dans ou à
proximité des sites NATURA 2000, le dossier comportera un volet particulier d’évaluation des
incidences sur les espèces et habitats concernés (Art. R 414-21 du Code de l'environnement).
PRÉAMBULE OU INTRODUCTION
Le préambule comporte :
• Intitulé de l’opération.
• Objet de la demande.
• Rappel du cadre juridique.
• Rappel des décisions antérieures et des procédures en cours (études préalables, APS,
DUP, procédures d’urbanisme).
• Présentation sommaire du projet et découpage du dossier si l’autorisation n’est pas
demandée pour la totalité du projet.
• Énoncé de la composition des dossiers.
Le rejet d’eaux pluviales peut se faire directement ou indirectement dans le milieu récepteur :
cours d’eau, mer, eaux souterraines. Si le rejet est indirect, il convient de décrire le
cheminement jusqu’au milieu récepteur final.
• Volume de l’opération
- Superficie totale du ou des bassins versants influencée par le projet de rejet au milieu naturel.
- Superficie totale de la nouvelle zone urbanisée.
- Surface maximale imperméabilisable et détail des divers types de surfaces de voirie, zones
vertes, bâtiments, parkings,… (les valeurs couramment admises sont les suivantes en
pourcentage de la surface totale : ZAC : 60 à 80 % ; lotissement en habitat groupé : 60 % ;
lotissement en habitat diffus : 50 à 60 % ; lotissement en résidentiel : 40 à 50 %).
- Si les constructions projetées sont de différentes natures, superficie respective de chaque
type de structure.
- S’il est prévu un remplissage progressif de la zone de projet, préciser la nature des
constructions, le phasage envisagé et les surfaces correspondant aux différentes phases.
- Dispositif de collecte et de traitement des eaux usées.
(Seront précisés les aménagements ou ouvrages prévus par le projet qui sont concernés par
chacune des rubriques).
Le projet devra être resitué sur le bassin versant dans lequel il se trouve à partir d’un extrait de
carte topographique à une échelle adaptée. Le maître d’ouvrage veillera à porter son analyse
sur un territoire suffisamment global au regard des enjeux étudiés, et en aucun cas au seul
périmètre de l’opération envisagée.
Dans le cas où les données disponibles sur le milieu aquatique sont insuffisantes, le maître
d’ouvrage effectuera des investigations particulières, ceci dans le but d’obtenir un état de
référence précis : étude hydrologique, campagne de mesures physico-chimiques, mesure
d'indicateurs biologiques (IBGN, IBD, IBMR,...), inventaire piscicole…
Le milieu physique
• Description du climat (pluviométrie en particulier), de la topographie, de la géologie, de
l’hydrogéologie et de l’hydrologie.
• Plan au 1/25 000ème des bassins versants hydrographiques avec courbes de niveaux et la
situation des émissaires naturels des eaux pluviales.
• Plan topographique du site.
Aspects quantitatifs
Certaines données indiquées ci-dessus sont accessibles à partir de la Banque HYDRO (débits
caractéristiques des cours d’eau).
Description des milieux aquatiques dans lesquels seront effectués des rejets d’eaux pluviales :
• Qualité actuelle et objectif de qualité du cours d'eau figurant dans le SDAGE actuel et
éventuellement le SAGE concerné. Il convient également de se référer à l'article L 212-1 du
Code de l'environnement qui transpose les objectifs de la Directive Cadre sur l'Eau. Il
conviendra de rechercher selon l'avancement des procédures les projets d'objectifs du futur
SDAGE. La circulaire du MEDAD du 28/07/2005 fournit des indications sur la définition du bon
état des eaux superficielles et la circulaire du 7 mai 2007 définit les « normes de qualité
environnementale provisoires NQEp des 41 substances impliquées dans l'évaluation de l'état
chimique des masses d'eau ainsi que des substances pertinentes du programme national de
réduction des substances dangereuses dans l'eau... ».
• Qualité physico-chimique et hydrobiologique. Le SEQ Eau sera utilisé pour situer la qualité
actuelle et future. Des paramètres biologiques du type IBGN seront recherchés.
• Faune piscicole : catégorie piscicole, espèces représentées, présence d’espèces
migratrices, frayères.
Usages
Aspect quantitatif
• Carte géologique et de vulnérabilité des eaux souterraines (battement de la nappe -
circulation).
• Relation cours d’eau - nappe d’accompagnement.
• Préciser le type de nappe et les cotes de son battement.
Aspect qualitatif
• Préciser la qualité des eaux souterraines en utilisant la circulaire du MEDAD du 21
décembre 2006 relative à la définition du bon état pour les eaux souterraines.
• La vulnérabilité du milieu souterrain.
Usages
• Préciser les principaux usages des eaux souterraines à l’aval hydraulique de l’opération :
forage, puits, etc.
• Préciser les contraintes liées à ces usages : périmètre de protection, etc.
Le milieu humain
Description de l’occupation du sol (en particulier à l’aval hydrogéologique de l’opération).
Impact de l’opération
Les impacts sur la qualité des eaux superficielles et souterraines doivent également prendre en
compte la phase de chantier.
Aspect quantitatif
Il convient en premier lieu de vérifier les caractéristiques actuelles du terrain vis-à-vis du risque
d’inondation, que ce soit par crue de cours d’eau, par ruissellement amont, par saturation des
ouvrages à l’aval, remontée de nappes ou submersion littorale. Les mesures spécifiques
nécessaires à l’assainissement et à la sécurité de la zone doivent être précisées et leur impact
évalué.
• Sur l'absence d'aggravation du risque d'inondation à l'aval du projet, voire l'amélioration des
conditions actuelles.
• Sur la diminution du champ naturel d’expansion des crues.
• Sur les risques d’érosion des sols dans la zone d’influence du projet.
Le maître d’ouvrage fournira une note de calcul comportant explicitement les hypothèses prises
en compte.
Les réseaux d’assainissement pluvial sont généralement conçus pour des périodes de retour
d'inondation de 10, 20 ou 30 ans, en application de la norme NF EN 752-2-3-4 « évacuation des
EP des bâtiments ». Cette norme différencie la pluie de projet servant de base au
dimensionnement du réseau jusqu'à sa mise en charge de la pluie conduisant à l'inondation
dont la fréquence de retour est supérieure. Dans les cas simples, un tableau fixe les relations
entre les deux fréquences.
D'autre part, pour les ouvrages de stockage comportant une digue, il faudra s'assurer du
bon dimensionnement de l'évacuateur de crue afin d'éviter la ruine du barrage par
submersion et une aggravation du risque à l’aval de l’ouvrage.
Des valeurs de crue millénale pour les barrages en béton, voire décamillénale pour les
barrages en remblai, sont préconisées (cf. guide pour le contrôle des barrages en
exploitation édité par le CEMAGREF et recommandations pour la conception, la
réalisation et le suivi des petits barrages du comité français des grands barrages).
Un plan de masse du projet indiquant la structure générale du réseau d’évacuation des eaux
pluviales sera fourni avec localisation des ouvrages de stockage et éventuellement de
traitement, ainsi que les points de rejets. Un schéma des écoulements principaux en cas
d’événements exceptionnels sera également fourni.
Pour déterminer si une zone est sensible ou non à une modification du régime des eaux, il
convient de ne pas se focaliser au seul point de rejet, mais d’examiner la sensibilité et les
enjeux de l’aval.
Aspect qualitatif
Les effets sur le milieu sont liés aux rejets :
• Des effets cumulatifs sur de longues périodes (toxiques, solides, nutriments,…). Le flux à
prendre en compte sera, dans ce cas, la masse annuelle (voir annexe I page 36).
• Des effets de choc liés à la désoxygénation et aux effets toxiques immédiats. Le flux à
prendre en compte est la masse rejetée à l’occasion d’un événement pluvieux d’une période de
retour annuelle (voir annexe I page 36).
Le débit de 3 l/s par ha correspond au débit spécifique observé sur les bassins versants
naturels de notre région pour une pluie d'occurrence décennale.
En cas d’impact significatif sur le milieu, il faut prévoir la mise en œuvre de la meilleure
technologie disponible pour limiter les rejets polluants.
La méthode d’évaluation de l’impact sur la qualité des eaux pourra être adaptée en fonction de
l’importance relative du rejet et de la sensibilité du milieu récepteur ; dans les cas les plus
difficiles, l’appréciation de l’incidence et le dimensionnement des dispositifs de protection de la
ressource pourront nécessiter des études fines, basées notamment sur une analyse statistique
des pluies.
Aspect qualitatif
L’évaluation de l’impact sur la qualité des eaux souterraines doit être fondée sur une analyse de
la vulnérabilité des aquifères, fonction des caractéristiques naturelles et des usages de la
ressource. Le pétitionnaire pourra se référer à la circulaire du 21 décembre 2006.
Des dispositions devront être prises pour limiter ces risques, en particulier lorsque les eaux
souterraines sont exploitées pour l’alimentation en eau potable ; la protection des captages
d’alimentation eau potable doit en effet être respectée prioritairement.
L’avis d’un hydrogéologue agréé en matière de santé publique sera requis pour les projets à
l’intérieur des périmètres de protection rapprochée et dans un rayon de 500 m autour du
captage si celui-ci n’est pas établi.
S’il est prévu d’infiltrer les eaux issues du ruissellement, il faut envisager une étude pédologique
avec des tests de perméabilité pour vérifier la faisabilité et une étude de vulnérabilité des
nappes sous-jacentes. Le battement de la nappe, sur un cycle d’un an, sera fourni. Pour les
conditions de mise en œuvre de cette solution, on retiendra, dans le cas général, une hauteur
minimale de 1 m de matériau non saturé pour une perméabilité > à 10 –5 m/s. Dans les cas où il
faut protéger la nappe, cette protection pourra être assurée par un matériau d’apport argileux
sur 0,50 m d’épaisseur pour une perméabilité de l’ordre de 10-8 m/s, ou par la mise en œuvre
d’une membrane d’étanchéité.
Le document d’incidences doit mentionner les dispositions ou mesures qui seront adoptées par
le maître d’ouvrage pour ne pas aggraver la situation initiale et limiter l’incidence du projet sur le
milieu récepteur.
Leur période d’insuffisance sera précisée, ainsi que les modalités de fonctionnement en cas de
saturation (localisation de la surverse, effets possibles…).
Si l'infiltration à la parcelle doit être favorisée, il reste nécessaire de disposer, pour faire face à
la saturation des sols, d'un débit de fuite vers un exutoire (réseau hydrographique superficiel)
de 3 l/s/ha. Une autre solution est d'assurer un drainage permanent des sols afin de toujours
disposer d'une capacité d'infiltration (cas du bassin d'Arcachon par exemple).
Les ouvrages de dépollution, tant au regard des pollutions chroniques qu’accidentelles, seront
décrits, dimensionnés et localisés en évaluant l’abattement effectif escompté de tels ouvrages.
La compatibilité avec les objectifs de qualité des cours d’eaux récepteurs sera vérifiée (suivant
chapitre III et annexes).
Les séparateurs d'hydrocarbures sont, en général, peu adaptés au traitement des eaux de
ruissellement de type urbain, même s'ils peuvent toutefois se montrer efficaces sur des
pollutions industrielles où il s'agit d'intercepter des substances peu denses non liées aux
particules.
Une rétention étanche d’un volume de 30 m3 minimum, destinée à recueillir une pollution
accidentelle par temps sec, sera mise en place à l’aval hydraulique de l’opération lorsque
l’activité de la zone concernée est industrielle ou susceptible d’accueillir des véhicules
transportant des substances polluantes.
De même pour ces zones où des risques de déversement accidentel de produits toxiques
existent, en cas d’incendie en particulier, un bassin de confinement devra pouvoir recueillir
l’ensemble des eaux susceptibles d’être polluées lors de l’accident ou incendie, y compris les
eaux utilisées pour l’extinction. Pour les ICPE, l’étude de dangers peut fournir des éléments
d’appréciation.
Il est indispensable que le maître d’ouvrage établisse un cahier des charges imposant des
prescriptions destinées à limiter les impacts sur les milieux.
La conformité aux dispositions du SDAGE (mesures B13 et D5) et des SAGE en vigueur devra
faire l’objet d’une analyse détaillée et circonstanciée.
Par ailleurs, il est utile, selon les cas, de vérifier les compatibilités ou conformités avec les
documents suivants :
• PPR Inondation.
• SCOT, PLU.
• Périmètre de protection des captages.
• Réserves naturelles.
• Arrêtés biotopes.
• Plans de gestion des poissons migrateurs.
• Les méthodes et la fréquence de contrôle du remplissage des ouvrages par les boues de
décantation et les huiles de façon à éviter les remises en suspension de ces dernières
(conduisant aux classiques pollutions dites « accidentelles chroniques »).
• La nature et les résultats des mesures de qualité des boues de décantation et justifier de la
régularité des opérations de curage et de la destination des boues (décharge, agriculture,
réutilisation sur les talus d’autoroute, etc.).
Il est demandé au maître d’ouvrage de s’engager sur l’entretien pérenne des ouvrages.
Dans le cas des lotissements susceptibles d’être rétrocédés dans le domaine communal, il est
demandé un engagement de la commune à assurer l’entretien des ouvrages.
S’il existe, à proximité du projet, des captages exploités pour l’alimentation en eau potable des
populations ou si l’emprise de l’opération recoupe, en tout ou partie, des périmètres de
protection :
- Des précautions particulières devront être prises
- Des moyens de surveillance des aquifères devront, le cas échéant, être mis en place.
Sur ces aspects, une concertation préalable avec la DDASS et la Collectivité propriétaire des
captages est nécessaire.
Le dossier devra comporter une analyse de la cohérence du projet avec les dispositions prises
par la collectivité responsable de l'assainissement collectif et de la gestion de ses eaux
pluviales.
En l’absence de spécification locale particulière, les débits de référence à retenir pour les
ouvrages d’assainissement seront ceux résultant d’événements préconisés par la normalisation
européenne NF EN 752-2 : un débit de mise en charge du système d’assainissement + un débit
de non débordement. Les principes de performances sont précisés dans le chapitre 6 de la
norme donnée en annexe II.
Il est rappelé que l’Instruction Technique de 1977 n’a plus de valeur réglementaire depuis la loi
de décentralisation de 1983. Elle demeure toutefois une référence technique parmi d’autres.
Fréquence de mise
en charge
Lieu Fréquence d’inondation*
1 par an Zone rurale 1 tous les 10 ans
1 tous les 2 ans Zone résidentielle 1 tous les 20 ans
Centre ville
Zones industrielles ou
commerciales
1 tous les 2 ans - si risque inondation vérifié par 1 tous les 30 ans
l’étude
1 tous les 5 ans - si risque inondation non vérifié
par l’étude
1 tous les 10 ans Passage souterrain routier 1 tous les 50 ans
ou ferré
* La fréquence d’inondation correspond à la fréquence d’apparition de dommages aux biens et
évidemment aux personnes.
Cette approche peut s’avérer suffisante pour des projets à faibles enjeux vis-à-vis du projet lui-
même et de son impact à l’aval. Elle permet d’évaluer de façon rapide les débits et volumes à
stocker.
et certains critères physiques issus du diagnostic initial du site, en particulier pente moyenne,
surface totale, surface imperméabilisée et surface imperméabilisable, sont des informations
suffisantes permettant d’évaluer grossièrement les débits engendrés par le projet et les
volumes de stockage à prévoir.
C’est à ce niveau que l’option de traitement à la parcelle, en amont des réseaux (infiltration, si
le terrain le permet ou rétention) est importante. Si elle est retenue, l’aménageur doit également
fixer la période de retour de dimensionnement de ces installations, qui influera sur le coefficient
d’apport global du projet.
Si, jusqu’à l’orage décennal, le coefficient d’apport peut être confondu avec le coefficient de
ruissellement, il n’en est pas de même pour des pluies plus rares pour lesquelles les surfaces
« perméables » participent au ruissellement. Un coefficient majorateur, k, de 1,2 à 1,3 devra
être appliqué pour des pluies cinquantennales. Pour les pluies plus rares de type centennal, ce
coefficient est fixé à 2, soit :
Ca = k x C
avec Ca limité à la valeur 1.
Cette étude hydraulique sommaire peut être menée grâce aux outils étudiés ci-après,
s’appuyant sur des méthodes ponctuelles. Il faut, bien entendu, tenir compte des
avertissements concernant l’utilisation de ces méthodes (conditions limites de validité
notamment), et principalement de la variation probable du coefficient d’apport en fonction de la
période de retour considérée. Il faut également savoir critiquer les résultats obtenus.
C’est la méthode ponctuelle la plus communément utilisée pour calculer des débits maximum
pour un bassin versant urbain. Décrite dans l’instruction technique de 1977, elle établit le débit
de pointe de fréquence de dépassement F :
Q(m3/s) = K x Iα x Cβ x Aγ
avec :
L’I.T. de 77 fournit :
• Les valeurs des différents paramètres pour faire les calculs
• Des formules fournissant, à partir de I, C et A, les résultats pour les périodes de retour de 1,
2, 5 et 10 ans.
Périodes de
retour Paramètres de Montana Formules superficielles en m3/s
T = 1/F a (F) b (F) Q=
α β γ
RÉGION I k I C A
10 ans 5,9 - 0,59 1,430 I 0,29 C 1,20 A 0,78
5 ans 5,0 - 0,61 1,192 I 0,30 C 1,21 A 0,78
2 ans 3,7 - 0,62 0,834 I 0,31 C 1,22 A 0,77
1 an 3,1 - 0,64 0,682 I 0,32 C 1,23 A 0,77
α β γ
RÉGION II k I C A
10 ans 6,7 - 0,55 1,601 I 0,27 C 1,19 A 0,80
5 ans 5,5 - 0,57 1,290 I 0,28 C 1,20 A 0,79
2 ans 4,6 - 0,62 1,087 I 0,31 C 1,22 A 0,77
1 an 3,5 - 0,62 0,780 I 0,31 C 1,22 A 0,77
α β γ
RÉGION III k I C A
10 ans 6,1 - 0,44 1,296 I 0,21 C 1,14 A 0,83
5 ans 5,9 - 0,51 1,327 I 0,24 C 1,17 A 0,81
2 ans 5,0 - 0,54 1,121 I 0,20 C 1,18 A 0,80
1 an 3,8 - 0,53 0,804 I 0,26 C 1,18 A 0,80
Pour des calculs plus précis, on utilisera les valeurs des coefficients a(F) et b(F) des stations
météorologiques les plus proches des projets avec la formule de Montana :
Il faut alors se référer à la page 21 du chapitre II de l’Instruction Technique. Elle donne par
ailleurs des coefficients permettant de passer du débit décennal aux débits de périodes de
retour supérieures :
Q2 = 0,6 Q10
Q5 = 0,8 Q10
Q20 = 1,25 Q10
Q30 = 1,40 Q10
Q50 = 1,60 Q10
Q100 = 2,0 Q10
Ces approches simplifiées prennent en compte les variations des coefficients d’apport pour les
événements extrêmes.
Afin d’obtenir les débits centennaux, il est également possible de caler les coefficients a(F) et
b(F) de Montana pour la période de retour centennale.
Le dispositif de collecte sera dimensionné pour empêcher tous débordement et inondation pour
les événements pluvieux :
• De période de retour répondant à ceux de la norme NF EN 752
• Dans des cas spécifiques identifiés dans le PLU ou le PPR, pour la période de retour
préconisée dans ces documents.
Dans tous les cas, on devra comparer le débit calculé par la méthode de CAQUOT à d’autres
méthodes mieux adaptées localement, telles que la méthode rationnelle utilisant les courbes
intensité, durée, fréquence (à titre d’exemple, dans les Pyrénées Orientales, la formule T.G.V.,
ou formule de BENECH, est utilisée).
A
tc = 0,763 p
tc = 1/60 Σ(Li/Vi)
avec Li longueur du tronçon du cheminement (m)
Vi vitesse d’écoulement (m/s)
tc (mn)
L’intensité de la pluie sera obtenue à partir de l’équation de Montana précédente (i = a x tc-b) les
coefficients a et b (dits de Montana) étant issus d’une des zones de l’Instruction Technique,
d’une station spécifique de la météorologie nationale ou bien d’études antérieures. Le débit
centennal pourra être obtenu par la même formule en utilisant les valeurs de a et b pour T =
100 ans ou par extrapolation avec les formules précédentes.
Limites de validité
• En toute rigueur, elle ne devrait s’appliquer qu’aux bassins versants urbanisés, où le rôle des
surfaces imperméabilisées sur les ruissellements est prépondérant (C > 0,2)
• Surface de bassin versant (A) limité à quelques dizaines voire centaines d’hectares.
• Dans des cas spécifiques identifiés (PLU, PPR,…) pour la période de retour préconisée dans
ces documents.
Les débits de rejet dans le réseau canalisé ou hydrographique de toute surface urbanisée sont
limités à 3 l/s/ha, sauf dispositions réglementaires particulières imposées dans le PLU ou par le
service de Police de l’Eau.
La fréquence de la pluie pour laquelle il faut dimensionner le bassin tampon est, sauf indication
contraire, la fréquence décennale (figurée sur l’abaque).
En posant :
A Surface totale en ha
Q Débit de fuite en l/s Q (l/s) = 3 l/s/ha x A
Aa Superficie active en ha = Σ Ca x A
Ca Coefficient d’apport.
Pour obtenir « V » (volume total à stocker), il faut calculer « q » (débit spécifique par rapport à
la surface active) par la formule suivante :
0,360
q (mm/h) = Aa Q
V (m3) = 10 x ha x Aa
Pour l’événement centennal, le volume de stockage à prendre en compte sera égal à 2 fois le
volume décennal. En cas de contrainte foncière forte ou d’enjeux très importants à l’aval, un
calcul de l’hydrogramme complet de ruissellement s’imposera.
La surverse de la rétention doit être dimensionnée sur le débit millénal ou décamillénal dans le
cas d'un remblai.
La localisation des solutions compensatoires sera en général prévue de façon collective, mais
les compensations à la parcelle peuvent être acceptées.
Les aménagements hydrauliques seront conçus de façon à prévoir le trajet des eaux de
ruissellement et préserver la sécurité des biens et des personnes en cas d’événement pluvieux
exceptionnel (événement historique ou centennal si supérieur).
Les méthodes ponctuelles de type Caquot ne peuvent prétendre qu’à la connaissance des
débits de pointe de probabilité d’occurrence donnée à l’exutoire d’un bassin versant défini par
trois caractéristiques : surface, pente et coefficient de ruissellement.
Tous les modèles comportent les mêmes types de sous-modèles, qui correspondent chacun à
une étape du cycle de l’eau :
• Sous modèle de propagation hydraulique qui réalise le transfert des hydrogrammes dans le
réseau
De nombreux logiciels ont été conçus pour l’étude des réseaux d’assainissement suivant de
telles méthodes : PAPYRUS du Ministère de l’Equipement, MOUSE, CANOE… Les résultats
obtenus sont nettement plus complets, plus précis et permettent de faire de véritables
simulations, avec différents types de pluies. On peut aussi vérifier l’effet de la mise en œuvre
des différentes solutions étudiées. Au rang des inconvénients, citons leur coût (coût du logiciel
lui-même, coût des données notamment topographiques nécessaires) et la nécessité d’une plus
grande compétence en matière d’hydrologie et d’hydraulique pour les utiliser correctement.
Limites d’utilisation
Elles sont propres à chaque logiciel ; à titre d’exemple, celles du logiciel PAPYRUS sont les
suivantes :
• 0,4 ha ≤ A ≤ 5 000 ha
• 0,2 ≤ C ≤ 1
• 0,4 % ≤ I ≤ 4,7 %
• 5 min ≤ TP ≤ 180 min (TP = durée de la période intense de pluie)
• 5 mm ≤ HP ≤ 240 mm (HP = hauteur tombée durant TP)
Le débit capable (QP) des ouvrages pluviaux (collecteurs, fossés,…) existants ou à créer pourra
être calculé à partir :
QP (m3/s) = K.I0,5.RH2/3.S
avec :
Type d’ouvrages K
Fossés encombrés 10
Fossés propres, noues 20 à 30
Lit mineur d’un cours d’eau 30
Canalisations béton ou fonte 60 à 70
Les hypothèses propres à chaque méthode doivent être rigoureusement respectées : chaque
méthode est calée par rapport à des intervalles d’utilisation bien définis, avec des hypothèses
qui lui sont propres. Le problème est que ces données n’apparaissent pas au niveau des
formules brutes. L’utilisateur doit donc vérifier le respect des conditions d’emploi de la méthode
qu’il a choisie. Enfin, il est toujours recommandé de vérifier l’ordre de grandeur des résultats
obtenus : on peut se référer à des ratios, à des ordres de grandeur communément admis,
propres à une région donnée et à une pluie donnée.
Les bassins en eau peuvent être sollicités et dimensionnés pour des périodes de retour
importantes allant au-delà de l’événement décennal fréquemment retenu par les aménageurs.
Les bassins secs publics ne seront sollicités que pour des pluies non assimilables par l’exutoire
aval. Un bassin en eau d’utilisation quotidienne (pour les loisirs) peut être utilisé plus souvent
sans gêner sa fonction de loisir ; un bassin à sec, tel un parc de promenade, ne doit pas être
inondé tous les mois (il en est de même pour les terrains de sport enherbés), principalement
pour des raisons d’usage, d’esthétique et d’entretien.
Quant aux hauteurs d’eau, 0,50 à 0,70 m, suivant la taille et la forme du bassin, semblent être
la limite admissible. Au-delà de cette hauteur, le caractère public de cet espace est à
reconsidérer et se posera le problème de la sécurité. Dans ce cas, il semble qu’une pente des
talus de 1 sur 3 (hauteur sur longueur) soit une moyenne acceptable et qu’une clôture soit à
envisager.
Les espaces d’alignement peuvent être sollicités avant les bassins exutoires de taille plus
grande. Ces espaces, traités sous forme de noues ou de fossés, peuvent difficilement admettre
des hauteurs supérieures à environ 0,30 m. Il en est de même pour les petits espaces de
détente que l’on trouve dans un lotissement, généralement appelés « espaces de voisinage ».
Ce sont les espaces publics en béton ou en enrobés et, principalement, les terrains de sport en
dur (courts de tennis, terrains de basket ou équivalents…) et les parkings. Pour ces derniers, on
peut envisager des hauteurs d’eau n’excédant pas 0,20 m environ. De plus, à l’instar des
bassins en eau, on trouve maintenant fréquemment des parkings munis de structures-
réservoirs pour y stocker les eaux du réseau pluvial, aménagés en surface pour stocker le
surplus engendré par une pluie exceptionnelle.
A titre d’exemple, pour un parking relativement plat, le stockage en surface de ce surplus, pour
une pluie centennale, n’apporterait qu’une lame d’eau de 0,05 à 0,08 m.
Quant aux terrains de sport en dur, à condition qu’ils soient aménagés en ouvrages de rétention
(avec éventuellement des murets périphériques), des hauteurs de 0,50 m, voire 1 m, peuvent
être envisagées. L’entretien peu contraignant de ces espaces n’induit pas de limite en hauteur
comme dans le cas des espaces verts. Ils pourront être sollicités à partir d’une période de
retour de 2 à 5 ans.
Il faut veiller à ce que des vitesses et hauteurs d’eau excessives n’emportent pas les voitures,
que l’on peut supposer garées et non en circulation lors d’un événement de période de retour
supérieure à 10 ans. La vitesse d’écoulement à partir de laquelle un véhicule de 800 kg, dont la
hauteur de caisse est de 0,15 m, à l’arrêt sur la voirie, est susceptible d’être emporté, peut être
estimée de la façon suivante :
Vitesse (m/s) 0,8 1,9 2,3 2,7 2,9 3,3 3,5 3,6
H max (cm) 28,3 25,3 23,5 21,7 20,3 17,8 15,6 13,7
On remarque que l’entraînement éventuel des voitures ne se produit qu’avec une hauteur et
une vitesse d’écoulement de l’eau relativement importantes. Néanmoins, il faut garder à l’esprit
que lorsque ces critères sont atteints, les conséquences peuvent être désastreuses, puisqu’il y
a risque d’embâcles.
Les masses polluantes annuellement rejetées à l’aval des collecteurs pluviaux sont très
variables. Le tableau suivant fournit des ordres de grandeur des masses moyennes produites
annuellement par hectare actif. Il permet d’évaluer les effets chroniques.
Masses en suspension rejetées dans les eaux de ruissellement (en kg/ha de surface imperméabilisée)
Le tableau suivant, élaboré à partir de données bibliographiques, fournit des ordres de grandeur
de différents ratios de masses pour un événement polluant. Il permet d’évaluer les effets de
choc.
Paramètres de pollution
Hydrocarbures
DCO DBO5 NTK totaux Pb
% % % % %
83 à 90 77 à 95 67 à 82 86 à 87 95
On remarque une fraction dissoute peu importante et l’on doit rechercher le piégeage des
particules.
Ainsi, 50 % des particules ont une taille inférieure à 29-38 µm. Pour obtenir un résultat
significatif, il est nécessaire de retenir les particules supérieures à 40 ou 50 µm.
Indicateur de vitesses
Taille des particules de chute Valeurs (m.h-1)
Sauf pour des enjeux particuliers, la vitesse de 1 m/h est un bon compromis. Cette valeur est à
retenir pour les décanteurs lamellaires.
Paramètres
de pollution MES DCO DBO5 NTK HC Totaux Pb
Abattements 83 à 90 % 70 à 90 % 75 à 91 % 44 à 69 % > 88 % 65 à 81 %
La valeur de 300 m3 utilisée pour la protection quantitative suffit très largement à atteindre des
objectifs qualitatifs élevés.
NF EN 752-2
Novembre 1996
ICS : 13.060.30
P 16-150-2
STATUT :
Norme française homologuée par décision du Directeur Général de l'AFNOR le 5 octobre 1996
pour prendre effet le 5 novembre 1996.
CORRESPONDANCE :
ANALYSE :
Le présent document définit les prescriptions en matière de performances qui sont à prendre en
compte lors de l'établissement de l'avant-projet et du projet de réseaux d'évacuation et
d'assainissement qui fonctionnent principalement à écoulement libre, ainsi que lors de leur mise
en oeuvre et exploitation.
DESCRIPTEURS :
Éditée et diffusée par l'Association Française de Normalisation (AFNOR), Tour Europe 92049 Paris La
Défense Cedex Tél. : 01 42 91 55 55 - Tél. international : + 33 1 42 91 55 55
AFNOR 1996
Sommaire
Avant-propos
Avant-propos
La présente norme européenne a été élaborée par le Comité Technique CEN/TC 165 «Techniques des
eaux résiduaires» dont le secrétariat est assuré par le DIN.
La présente partie est la deuxième d'une série relative aux prescriptions fonctionnelles des réseaux
d'évacuation et d'assainissement à l'extérieur des bâtiments et qui fonctionnent principalement à
écoulement libre. Il y aura dans cette norme sept parties, à savoir : Réseaux d'évacuation et
d'assainissement à l'extérieur des bâtiments :
• Partie 1 : Généralités et définitions ;
• Partie 2 : Prescriptions de performances ;
• Partie 3 : Établissement de l'avant-projet ;
• Partie 4 : Conception hydraulique et considérations liées à l'environnement ;
• Partie 5 : Réhabilitation ;
• Partie 6 : Installations de pompage ;
• Partie 7 : Entretien et exploitation.
En élaborant la présente partie de la norme, il a été tenu compte d'autres projets de normes en particulier
le prEN 476 «Prescriptions générales pour les composants utilisés dans les réseaux d'évacuation, de
branchement et d'assainissement à écoulement libre».
Cette norme européenne devra recevoir le statut de norme nationale soit par publication d'un texte
identique, soit par entérinement au plus tard en janvier 1997, et toutes les normes nationales en
contradiction devront être retirées au plus tard en janvier 1997.
Selon le Règlement Intérieur du CEN/CENELEC, les instituts de normalisation nationaux des pays
suivants sont tenus de mettre cette norme européenne en application : Allemagne, Autriche, Belgique,
Danemark, Espagne, Finlande, France, Grèce, Irlande, Islande, Italie, Luxembourg, Norvège, Pays-Bas,
Portugal, Royaume-Uni, Suède et Suisse.
1 Domaine d'application
La présente norme européenne est applicable aux réseaux d'évacuation et d'assainissement qui
fonctionnent principalement à écoulement libre, depuis le point où l'effluent quitte le bâtiment ou le
système d'évacuation de la toiture, ou atteint un caniveau de chaussée, jusqu'au point où il est déversé
dans une station d'épuration ou le milieu récepteur.
Les branchements et collecteurs dans l'emprise des bâtiments et sous ces derniers sont également visés
dès l'instant qu'ils ne font pas partie du système d'évacuation propre au bâtiment.
2 Références normatives
Cette norme européenne comporte par référence datée ou non datée des dispositions d'autres
publications. Ces références normatives sont citées aux endroits appropriés dans le texte et les
publications sont énumérées ci-après. Pour les références datées, les amendements ou révisions
ultérieurs de l'une quelconque de ces publications ne s'appliquent à cette norme européenne que s'ils y
ont été incorporés par amendement ou révision. Pour les références non datées, la dernière édition de la
publication à laquelle il est fait référence s'applique.
3 Définitions
Pour les besoins de la présente norme, les définitions de l'EN 752-1 s'appliquent.
Les documents dont la liste est donnée à l'annexe A contiennent des détails, lesquels peuvent être
utilisés dans le cadre de cette partie de norme, sous réserve de l'approbation de l'autorité compétente.
5 Généralités
Les prescriptions de performances couvrent les réseaux d'évacuation et d'assainissement, les déversoirs
d'orage, les installations de pompage et les stations d'épuration, y compris les effets des rejets dans le
milieu récepteur. Les prescriptions de performances doivent être considérées en tenant compte du fait
que les additions ou modifications au réseau dans son ensemble ne conduiront pas à enfreindre les
normes visées.
Les prescriptions de performances doivent être établies de telle sorte que les réseaux d'évacuation et
d'assainissement véhiculent et rejettent leurs effluents sans créer de dommage inacceptable à
l'environnement, de risque pour la santé publique ou de risque pour le personnel y travaillant, tout en
prenant en compte le coût complet et les coûts indirects.
L'impact des réseaux d'évacuation et d'assainissement sur le milieu récepteur doit être conforme aux
prescriptions de l'autorité compétente. D'autres prescriptions relatives à l'environnement et prescrites par
l'autorité compétente doivent être également suivies.
Lors de l'établissement des critères de performance hydraulique pour les collecteurs de type unitaire ou
destinés aux eaux de surface, on doit tenir compte des méthodes de calcul qui seront vraisemblablement
utilisées. Dans tous les cas, il y a lieu de prendre en compte l'importance des conséquences d'une
inondation.
Pour les petits projets, une approche relativement simple, mais assurant la sécurité, est recommandée
sans pour autant exclure l'utilisation de modèles de simulation. Les collecteurs sont en général conçus
pour fonctionner pleins sans mise en charge et ce pour des orages relativement fréquents, en sachant
bien que cela procure une protection contre l'inondation en cas d'orages beaucoup plus importants. Pour
ces projets et en l'absence de prescriptions de l'autorité compétente, il y a lieu de retenir les critères du
tableau 1 relatifs aux fréquences de mise en charge du fait d'un orage donné. Le concepteur doit utiliser
les intensités de chute de pluie ainsi que les durées, propres à la zone considérée.
Pour les petits projets conçus à l'aide d'un modèle de simulation et pour les grands projets, en particulier
lorsque les dommages ou les risques relatifs à la santé publique sont importants, il est recommandé que
le niveau de protection contre l'inondation soit directement estimé. Le réseau d'assainissement peut être
initialement conçu, comme ci-dessus, pour ne pas donner lieu à mise en charge à une fréquence
supérieure à celle retenue comme appropriée du fait d'un orage donné. Il est recommandé d'utiliser
ensuite un modèle de simulation d'orages pour vérifier le niveau de protection contre l'inondation procuré
par le réseau d'assainissement projeté lors d'une fréquence d'inondation importante et le projet est alors
aménagé si la protection contre l'orage n'est pas réalisée. Il y aura des cas cependant où des mises au
point seront à faire pour éviter un surdimensionnement non nécessaire. Toutes les prescriptions de
l'autorité compétente doivent être suivies ; mais en leur absence, il convient de retenir les valeurs des
fréquences d'inondation du tableau 1.
Il convient d'appliquer l'approche ci-dessus lorsqu'on étudie l'amélioration d'un réseau existant.
L’eau est collectée par un ouvrage d’arrivée, stockée dans le bassin, puis évacuée à débit
régulé soit par un ouvrage vers un exutoire de surface (bassins de retenue), soit par infiltration
dans le sol (bassins d’infiltration).
Parmi les bassins de retenue, on distingue les bassins en eau, qui conservent une lame d’eau
en permanence, et les bassins secs qui sont vides la majeure partie du temps et dont la durée
d’utilisation est très courte, de l’ordre de quelques heures seulement.
Les bassins sont situés soit en domaine public, où on leur attribue un autre usage valorisant les
espaces utilisés, soit en lotissement, ou encore chez le particulier.
Parmi les principaux avantages liés à l’utilisation de cette technique, on peut citer :
BASSIN SEC • Leur fréquence d’utilisation doit être assez faible et les
durées de submersion pas trop longues.
• Les hauteurs d’eau atteintes doivent être faibles.
• Pour maintenir le bassin à sec, un drainage général est
souvent nécessaire ; il permet d’évacuer les eaux de la nappe,
de conserver toute la capacité de l’ouvrage et d’assurer une
portance minimale du fond du bassin.
TOUS TYPES DE BASSINS • Il faut éviter tout rejet provenant de zones de proximité telles
que zones d’activités commerciales ou industrielles générant
des pollutions ; un compartimentage du bassin ou des
protections spécifiques peuvent s’imposer.
• La conception doit être soignée.
• La gestion doit être rigoureuse pour la sécurité et le confort
des riverains.
• Le bassin doit avoir un usage secondaire pour obliger son
entretien et donc assurer sa pérennité, et pour rentabiliser le
coût des acquisitions foncières.
• Les bassins doivent être réservés aux cas où l’on peut
respecter les conditions citées ci-dessus, notamment aux cas
où l’on a obligatoirement les moyens et la structure pour une
gestion efficace.
Bassins de retenue avec Le critère déterminant pour rejeter dans un exutoire est la
ouvrage d’évacuation capacité de ce dernier.
Conception
Hormis le particulier, qui peut avoir ses propres exigences en sus de celles de débit et de
stockage imposées au moment du permis de construire, le concepteur du bassin est amené à
des compromis dans le choix du volume de stockage, de la morphologie, d’éventuels
équipements de surface, et de la localisation.
Ces choix se font en fonction des contraintes physiques (topographie, hydrogéologie,
occupation du sol), économiques (foncier, gestion, maintenance), techniques (niveaux de
protection retenus, entretien) et environnementales (impacts sur le milieu récepteur, paysage et
qualité de vie).
L’usage de surface dépend essentiellement du type d’effluent et de la fréquence d’utilisation.
En fonction de ces multiples critères, on choisira entre un bassin en eau ou un bassin sec, un
bassin de retenue ou d’infiltration, un bassin accompagné d’un ouvrage de prétraitement ou
non, un seul bassin ou plusieurs bassins en parallèle ou en série. On choisira par exemple :
Au centre ville, la fréquentation et l’occupation du sol sont des contraintes fortes. Certains
aménagements sont possibles avec des bassins secs, couplés à des structures-réservoirs. La
place ci-dessous est pourvue d’un stockage enterré avec une faible hauteur d’eau pour les
événements courants et n’est inondée que lors des pluies exceptionnelles.
Une connaissance approfondie du site est nécessaire : bassin versant, sous-sol, événements
pluvieux historiques, environnement.
Le principe du dimensionnement est le même pour un bassin sec ou en eau ; dans le premier
cas, le volume disponible pour stocker la crue est égal à la capacité totale du bassin, alors que
dans le second cas, le volume disponible dépend du marnage acceptable.
Les différentes étapes du dimensionnement sont décrites dans la figure suivante, inspirée de
[réf.15] :
dV/dt = Qe – Qs
- être imposés par la capacité hydraulique de l’exutoire telle que la débitance d’un collecteur ou
du milieu récepteur ou la capacité d’infiltration du sol
Infiltration
Le tableau ci-dessous donne une idée des pertes par infiltration et des durées de vidange d’un
plan d’eau en fonction de la perméabilité du sol.
Un bassin sec peut très vite devenir inesthétique dans le paysage urbain, dès lors qu’il est
laissé à l’abandon. La végétation de ses abords ou de ses parois en est souvent la cause. Une
tonte régulière ainsi qu’un fauchage sont à prévoir pour le bassin enherbé ; un nettoyage type
balayage pour racler la surface du bassin revêtu est recommandé.
L’entretien n’est donc pas quotidien mais en rapport direct avec la période de retour pour
laquelle le bassin est sollicité, avec l’utilisation de sa surface, et enfin, avec l’efficacité des
ouvrages de protection entrée/sortie. Dès lors que le bassin n’a d’autre utilité que de stocker
l’eau, il se dégrade visuellement très vite. D’où l’importance d’un usage secondaire, en veillant
toutefois à ce que celui-ci ne soit pas au détriment de l’usage premier de régulation des eaux
pluviales.
Une vérification de l’épaisseur des boues accumulées peut se faire après quelques années de
mise en service, puis tous les cinq ans.
L’extraction des décantats est réalisée par voie hydraulique ou à sec. Leur évacuation peut se
faire vers un dispositif de traitement pour une filière de valorisation ou, suivant leur composition,
vers un dépôt définitif. Une analyse de la qualité des boues permettra de préciser la filière de
valorisation.
Les inconvénients sont surtout liés au risque de pollution de la nappe (pollution accidentelle) et
au colmatage lorsque l’on utilise des enrobés drainants.
LA COLLECTE
Revêtement compact • Il n’y a pas de contrainte particulière à la mise en place d’avaloirs
et de drains.
- ne pas rejeter d’eaux usées ni polluées dans des avaloirs assurant la diffusion des eaux de
pluie dans ces structures,
- ne pas entreposer de terre ou de matériaux pulvérulants sur des revêtements drainants.
Pour augmenter la capacité de stockage dans le matériau poreux, on pourra mettre en œuvre
une chaussée à structure réservoir en cascade à l’aide de cloisons et de surépaisseur.
- topographie ,
- délimitation des bassins versants,
- caractéristiques mécaniques et hydrauliques des sols,
- caractéristiques de la nappe …).
il faut déterminer le volume de rétention nécessaire.
↓ ↓
- Dans le premier cas (revêtement drainant), citons parmi les matériaux perméables, les
enrobés drainants, les bétons poreux et les pavés poreux. Les enrobés drainants dont on
dispose actuellement, ceux de la nouvelle génération, sont plus ouverts que les anciens
enrobés, ce qui diminue la vitesse de colmatage ; l’atténuation sonore reste satisfaisante.
Les pavés poreux sont généralement constitués de béton. Ils sont posés sur une couche de
sable grossier pour faciliter leur calage et pour limiter les risques d’infiltration des polluants. Un
géotextile doit être placé sous le lit de sable. Leur absorption de surface est de l’ordre de 10 -3
m/s voire 10-2 m/s et leur porosité varie de 20 à 25 %. Leur épaisseur varie de 6 à 12 cm.
- Dans le second cas (revêtement compact), des dispositifs d’injection des eaux dans la
structure poreuse sont nécessaires. Le dimensionnement de l’enrobé étanche se fait de façon
classique ; pour les drains, on utilisera les normes françaises NF U 51-101 et NF P 16-351,
ainsi que, avec prudence, les documentations commerciales.
- En couche de base, des matériaux perméables ou non peuvent être utilisés. Les matériaux
perméables ne sont nécessaires que si la couche de surface est elle-même perméable ; ce sont
alors principalement des graves bitumes poreuses, des bétons poreux et des matériaux
concassés sans sable.
- En couche de fondation et en couche de forme, les matériaux ayant les plus fortes
porosités seront utilisés afin d’assurer le stockage temporaire des eaux de pluie. Les principaux
matériaux disponibles sont les concassés sans sable et les plastiques alvéolaires.
ENTRETIEN
Entretien du revêtement
Revêtement perméable
En préventif, on nettoiera la chaussée par une simple aspiration sur toute sa largeur. Ces
matériels d’inspiration en grande largeur sont encore peu répandus, mais des adaptations de
matériels existants sont possibles. L’usage du balayage est déconseillé, car il entraîne un
colmatage plus rapide des vides du matériau.
En curatif, le lavage à l’eau sous haute pression combiné à l’aspiration donne des résultats
satisfaisants : l’enrobé retrouve des niveaux d’absorption d’origine, 10-2 m/s. L’expérience
bordelaise montre que deux passes suffisent et que la très haute pression (P > 400 bars) n’est
pas nécessaire. Sur l’agglomération bordelaise, les coûts de cette technique ont été évalués
entre 2 et 5 F/m2.
Revêtement imperméable
On utilisera les matériels classiques employés pour le curage des réseaux d’assainissement :
hydrocureuses, aspiratrices.
Parmi les principaux avantages liés à l’utilisation de cette technique, on peut citer :
L’ÉVACUATION
Solution classique Le critère déterminant pour rejeter dans un exutoire est la capacité
de ce dernier.
Infiltration Les critères à vérifier pour l’infiltration sont les mêmes que pour
une chaussée à structure réservoir.
Dimensionnement
Le dimensionnement des busages (accès à la parcelle …) régulera l’évacuation d’un bief dans
un autre.
La méthode qui suit sera appliquée d’abord au bief amont. Celui-ci reprend les eaux de son
sous-bassin versant. Il admet un débit de fuite vers le bief à l’aval.
On appliquera ensuite la méthode au bief à l’aval en prenant en compte les eaux de son sous-
bassin versant mais aussi le débit de fuite du bief à l’amont. Tous les biefs de la noue sont ainsi
dimensionnés les uns après les autres.
Ce volume, tout comme le dimensionnement qui suit, se scinde en deux pour répondre à la
double fonction hydraulique de la noue de stockage d’un événement pluvial retenu et
d’écoulement d’un événement plus rare.
Il s’agit d’écouler un épisode de pluie plus rare que celui pouvant être stocké dans la noue. Si le
stockage est dimensionné pour une période de retour des pluies décennale et que l’on souhaite
pouvoir évacuer par la noue des pluies de période de retour centennale, le débit de pointe à
prendre en compte (pour la surface de la « zone d’écoulement centennal » Cf.schéma au-
dessus) correspond au débit de pointe centennal auquel on soustrait le débit décennal (déjà
compté dans la « zone de stockage décennal »). Cela s’explique par le schéma :
Conception
Une fois la noue dimensionnée, il est possible de mettre hors d’eau (pour le risque centennal)
des aménagements souhaités en calant leur cote NGF au-dessus de la noue.
La section peut être triangulaire, trapézoïdale. Mais, elle peut aussi prendre toute autre forme
qui suit les lignes de niveaux, qui s’intègre davantage dans la nature. Sa section n’a pas
forcément une forme fixe sur toute la longueur. Elle peut s’évaser par endroits pour inclure un
espace vert ou se rétrécir ponctuellement par manque de place.
On peut également faire varier « l’habillage de surface », son environnement pour créer tantôt
un paysage à caractère végétal (pelouses, arbustes et arbres), tantôt à caractère minéral
(revêtement de galets).
La forme de la section, les pentes transversales, l’environnement immédiat de la noue peuvent
être conçus afin de la rendre accessible aux jeux d’enfant ou tout autre usage de loisir.
Cette forme évolutive des noues fait qu’elles sont adaptées le long des routes, mais aussi dans
un lotissement (exemple de Villabois à Bruges - 33) où leur valeur esthétique est davantage
exprimée.
Si les accès aux parcelles sont trop distants, il faudra mettre en place d’autres systèmes en
travers pour réduire les vitesses d’écoulement.
Au niveau de la réalisation, il convient de vérifier que la pente de projet a correctement été mise
en œuvre pour éviter les points bas. Aussi, dès la conception, on peut prévoir la réalisation
d’une cunette en béton, qui accélérera la fin de la vidange.
Il faut adapter la profondeur de la noue en fonction des usagers de la zone (enfants …) et peut-
être les avertir de la fonction hydraulique du système. Ainsi celui-ci sera mieux compris, ce qui
limitera les accidents.
Oui, pour aménager la noue en espace vert. Les arbres permettront une meilleure infiltration de
l’eau grâce à leurs racines qu aèrent la terre ; ils joueront aussi un rôle dans la régulation de
l’eau par l’évapotranspiration. Dans le cas où le temps de séjour de l’eau dans la noue est
important, il sera préférable de planter des espèces adaptées aux milieux humides.
Lorsque le risque de pollution est trop important, comme le long d’une autoroute, l’infiltration est
prohibée. La noue ne sera utilisée que pour sa fonction de rétention. A la réalisation, on mettra
en place une géomembrane qui isolera le sol et le protégera de toute pollution. Par-dessus, on
placera du gazon pour conserver la valeur esthétique de la noue.
A long terme, la terre végétale constituant la partie superficielle des noues se tasse et diminue
ainsi l’infiltration. Mais ce phénomène est très limité et l’infiltration reste toujours possible,
comme le rejet dans l’exutoire naturel s’il a été prévu dès le début du projet, ou l’exutoire
artificiel s’il a été créé.
Une noue a besoin d’un entretien préventif régulier pour éviter qu’elle ne se transforme en mare
ou en égout à ciel ouvert ; de la fréquence de cet entretien dépend fortement l’image
d’environnement de qualité que constitue la noue. Il consiste à tondre la pelouse, assez
souvent en été, à arroser quand les sols sont secs pour que la végétation ne dépérisse pas, à
ramasser les feuilles à l’automne et les détritus d’origine humaine, et à curer les orifices.
Pour pallier le risque de bouchage des orifices, un drain peut être mis en place sous la noue ;
l’eau s’infiltre dans le fond de la noue puis atteint le drain et s’écoule vers l’exutoire.
En cas d’accident, on limitera la zone polluée en isolant les biefs (fermeture des orifices) et en
pompant la pollution déversée.
Les puits sont des dispositifs qui permettent le transit du ruissellement vers un horizon
perméable du sol pour assurer un débit de rejet compatible avec les surfaces drainées, après
stockage et prétraitement éventuels. Dans la majorité des cas, les puits d’infiltration sont
remplis d’un matériau très poreux qui assure la tenue des parois. Ce matériau est entouré d’un
géotextile qui évite la migration des éléments les plus fins tant verticalement
qu’horizontalement. Les puits sont souvent associés à des techniques de stockage de type
chaussée-réservoir, tranchée drainante, fossé ou même bassin de retenue, dont ils assurent
alors le débit de fuite.
Exemple : Le stockage est adapté aux réalisations individuelles (dans ce cas, les puits sont
généralement peu profonds). Ils sont souvent utilisés dans des zones pavillonnaires.
Conception
Il ne faut pas s’attacher à donner une forme précise au puits qui peut le plus souvent être assez
quelconque, il vaut mieux être attentif au respect des consignes précitées pour éviter les
dysfonctionnements.
Dimensionnement
En curatif : de deux fois par an à une fois tous les cinq ans lorsque le puits ne fonctionne plus
et déborde fréquemment. Il consiste en un curage ou un pompage.
Un système de prétraitement à l’amont du puits peut limiter ce risque. Si une pollution survient,
il faudra la pomper après avoir vidé le puits de ses matériaux.
Cette technique est utilisée pour ralentir le plus tôt possible le ruissellement, grâce à un
stockage temporaire de quelques centimètres d’eau de pluie sur les toits le plus souvent plats,
mais éventuellement en pente de 0,1 à 5 %. Le principe consiste à retenir, grâce à un parapet
en pourtour de toiture, une certaine hauteur d’eau, puis à la relâcher à faible débit. Sur toits
plats, le dispositif d’évacuation est constitué d’une ogive centrale avec filtre, raccordé au tuyau
d’évacuation et d’un anneau extérieur, percé de rangées de trous dont le nombre et la
répartition conditionnent le débit de décharge ; sur toits en pente, le stockage est également
possible, en utilisant des caissons cloisonnant la surface.
Stockage temporaire et vidanges sont assurés par un ou plusieurs organes de régulation ; elle
peut être améliorée par la présence d’une protection d’étanchéité en gravillon généralement
d’une épaisseur de 5 cm pour une porosité d’environ 30 %, ou par la présence de terre végétale
dans le cas des toits jardins.
Il faut noter que cette technique entraîne un surcoût par rapport à une toiture traditionnelle et
qu’elle nécessite une réalisation très soignée, compte tenu des problèmes d’étanchéité et un
entretien régulier.
Compte tenu notamment des problèmes d’étanchéité pouvant être provoqués par la présence
d’eau sur le toit, il est impératif de respecter plusieurs conditions nécessaires à l’utilisation de
cette technique :
CRITÈRES À VÉRIFIER
LA PENTE • Le toit doit être en faible pente, inférieure à 5 %, pour une plus
grande efficacité.
Les toitures-terrasses pouvant comporter des installations techniques telles que chaufferies,
dispositifs de ventilation mécanique contrôlée, aéroréfrigérants (conditionnement d’air),
dispositifs permettant le nettoyage des façades, locaux de machineries d’ascenseurs, de
monte-charge, capteurs solaires.
Si les conditions d’application vues dans la fiche précédente sont réunies, alors, le
dimensionnement se fera en suivant les étapes successives présentées dans la figure ci-
dessous.
↓
2 - Réaliser l’étude hydraulique
Elle peut se calculer avec la méthode des volumes décrite dans l’Instruction Technique de 1977
et rappelée en annexe.
↓
3 - Dimensionner les dispositifs de vidange
Les fournisseurs de ces dispositifs donnent les débits pouvant être évacués pour telle
dimension de l’équipement ; sinon, appliquer les formules classiques d’hydraulique.
Cette couverture est plutôt préconisée pour les bâtiments industriels, parfois pour les
immeubles, mais il est possible de l’appliquer isolément, par exemple lorsque les règlements
d’urbanisme imposent à une parcelle un débit de rejet limité. Un particulier peut hésiter à la
réaliser car elle entraîne un léger surcoût (étanchéité soignée, structure pouvant supporter des
surcharges), parce qu’il n’a pas l’habitude d’en voir dans son proche environnement, et peut-
être aussi pour des questions d’assurance relatives aux dégâts des eaux (dues à la défaillance
de l’étanchéité).
Pourquoi pas ? Pour stocker l’eau le plus tôt possible et la réguler plus aisément. Parce qu’un
facteur important d’imperméabilisation est l’implantation des bâtiments et que la toiture-terrasse
est une possibilité supplémentaire. Aussi parce que les toitures traditionnelles, lors de fortes
pluies, font souvent office de toits stockants en raison du mauvais entretien des dispositifs de
descente d’eau, alors autant les concevoir initialement dans ce but, tout en se gardant la
possibilité de réaliser un puits en descente de gouttière.
Si le stockage de l’eau est de longue durée, il faut craindre une prolifération d’insectes, et des
odeurs. Les eaux reçues sont généralement peu polluées, néanmoins des risques de pollution
existent soit à cause des produits chimiques utilisés pour le jardinage dans le cas de toit jardin,
soit à cause du lessivage de la zone de stationnement dans le cas de toit parking.
• Quel entretien ?
- la pente du terrain naturel pour bien positionner soit le cloisonnage, soit l’interception du
ruissellement
- les réseaux des différents concessionnaires
- la capacité de l’exutoire
- les critères liés à l’infiltration (perméabilité, profondeur de la nappe, qualité des eaux à infiltrer,
usages de la ressource).
CONCEPTION ET DIMENSIONNEMENT
Tranchée sous-trottoir
Av de la Grande Lande - GRADIGNAN - 33
Source CETE du Sud-Ouest
Conception
• Matériau de surface
Les matériaux peuvent être variés selon l’usage destiné en surface, ce qui facilite l’intégration
de la tranchée au site : elle peut être invisible sous un parking ou un trottoir en revêtement
étanche ou drainant qui sert à la circulation des voitures ou des piétons. Recouverte de galets,
elle délimite deux lignes de parkings, mais n’est pas circulée. Une ambiance plus végétale peut
être créée avec un tapis de gazon sur un géotextile qui empêche la migration de la terre
végétale dans la structure, avec des arbres insérés dans des dispositifs anti-racines.
• Matériau de remplissage
Il est choisi en fonction du rôle mécanique et hydraulique qu’on souhaite lui faire jouer.
- Le rôle hydraulique a pour but de retenir l’eau dans les vides du matériau. En fonction du
volume d’eau à stocker (voir le chapitre « dimensionnement »), on pourra choisir un matériau
de type grave à 30 % de porosité ou un matériau alvéolaire en plastique à plus de 90 % de
porosité.
Si ce matériau est inutile pour supporter le matériau de surface remplacé par exemple par des
grilles, l’intérieur de la tranchée pourra rester vide. Dans certains cas, le matériau de surface et
le matériau de remplissage pourront être les mêmes.
La longueur de la tranchée est souvent imposée par le type de projet (tranchée autour d’un
ensemble de bâtiments par exemple).
Le volume pourra être déterminé par l’une des méthodes simplifiées (méthode des pluies ou
méthode des volumes) de l’Instruction technique de 1977 qui permettent de connaître le volume
d’eau à stocker pour une période de retour retenue. Il aura fallu auparavant déterminer le débit
de vidange, fonction des capacités d’infiltration du sol dans le cas d’une tranchée d’infiltration,
ou des conditions hydrologiques à l’aval de la tranchée dans le cas d’une tranchée de rétention.
La section sera définie à partir de ce volume, du matériau de remplissage et des contraintes
d’espace. Si les contraintes d’espace sont prépondérantes et fixent les dimensions de la
tranchée, le choix du matériau de remplissage permettra d’assurer le stockage du volume d’eau
calculé.
Tranchée drainante.
Source CETE du Sud-Ouest
Les résultats des analyses chimiques réalisées sur le site Eiffel sont réunis dans le tableau ci-
dessous.
Au regard de la norme NFU 44-041 qui indique la teneur maximale en polluants dans le sol
après épandage de boues issues de station d’épuration, on constate que :
- les échantillons les plus pollués, notamment par le plomb, et dans une moindre mesure, par le
cuivre, le zinc, les hydrocarbures totaux, sont ceux prélevés sous les galets, au-dessus de la
première nappe de géotextile
- le matériau de remplissage est faiblement contaminé en métaux lourds
- le sol support sous la seconde nappe de géotextile ne présente pas de pollution notable.
Le rôle de filtre du géotextile est confirmé ainsi que l’absorption sur le matériau de remplissage.
Numéro M.V. Pb Cu Cd Cr Ni Zn Fe Al Mn Hc
d’échantillon en %
Valeurs données en mg/kg de matières sèches, sauf les matières volatiles en % et d’aluminium en g/kg.
L’arrêté du 29 août 1988, qui portait application obligatoire d’une partie de la norme NFU 44-041 sur les
boues d’épuration considérées comme matières fertilisantes, a été abrogé par l’arrêté du 2 février 1998,
suite à la parution de l’arrêté du 8 janvier 1998 qui fixe des valeurs limites deux fois plus sévères que la
norme U 44-041 pour les éléments-traces dans les boues.
Les valeurs limites en éléments-traces dans les sols restent inchangées.
Oui, pour préserver son bon fonctionnement. Le travail d’entretien consiste à ramasser
régulièrement les déchets d’origine humaine ou les végétaux qui obstruent les dispositifs
d’injection locale comme les orifices entre bordure ou les avaloirs et à entretenir le revêtement
drainant de surface. Le géotextile de surface doit être changé après constatation visuelle de
son colmatage.
Pour les questions concernant le nettoyage des avaloirs et des drains, le nettoyage des
revêtements drainants, l’action du gel sur le revêtement drainant et la zone de stockage, on se
reportera au modèle de la chaussée à structure réservoir.