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EXPOSE de Métronidazole (Finale)

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1.

Introduction :

- Un antibiotique est une substance chimique organique d’origine naturelle ou synthétique


agissant sur les microorganismes pathogènes soit en empêchant le développement des
bactéries (antibiotiques bactériostatiques), soit en les tuant (antibiotiques bactéricides).et
possédant une toxicité sélective.

- Notre exposé consiste à étudier un type de ces antibiotiques qui est le Métronidazole
afin de connaitre son utilisation, son mode d’action et ces effets secondaires ainsi que la
résistance des bactéries à cette molécule.

2. Généralité sur les antibiotiques :

- Il existe plus de 10 000 molécules antibiotiques connues, principalement des composés


d'origine naturelle, fabriquées par des micro-organismes : des champignons ou d'autres
bactéries. Ces dernières les produisent pour éliminer les bactéries concurrentes avec
lesquelles elles sont en compétition dans leur biotope.

- Seulement environ 150 d'entre eux sont utilisés en thérapeutique humaine, parmi ceux-ci
environ un quart sont des Bêta-lactamines. La plupart des antibiotiques sont produits par :

 les procaryotes (principalement des Actinomycètes qui sont des eubactéries).


 les champignons (17 % des antibiotiques).
 les végétaux supérieurs, animaux.
 les lichens.

3. Critères de Classification :
La classification des antibiotiques peut se faire selon :
 Origine : élaboré par un organisme (naturel) ou produit par synthèse (synthétique
ou semi synthétique).
 Mode d’action : paroi, membrane cytoplasmique, synthèse des protéines,
synthèse des acides nucléiques.
 Spectre d’activité : liste des espèces sur lesquelles les antibiotiques sont actifs
(spectre étroit ou large).
 Nature chimique : très variable, elle est basée souvent sur une structure de base
(ex : cycle β lactame) sur laquelle il y a hémi synthèse.
- La classification selon la nature chimique nous permet de classer les antibiotiques en
familles.

- NB : On utilise principalement cette classification des antibiotiques dans le cadre de leur


utilisation thérapeutique chez l'homme, les antibiotiques d'une même famille ayant
souvent des indications, des modes d'administration et des effets secondaires proches.

 Les familles d'antibiotiques :

Il existe plusieurs familles d'antibiotiques

1. Aminosides.
2. Bêta-lactamines (Ils comprennent en particulier les Pénicillines et les
Céphalosporines).
3. Cyclines correctement appelées Tétracyclines.
4. Glycopeptides.
5. Macrolides.
6. Nitrofuranes et Nitroimidazoles.
7. Quinolones.
8. Phénicolés Il s'agit principalement du Chloramphénicol et
du Thiamphénicol.
9. Polypeptides.
10. Sulfamides.
11. Oxazolidinones.
12. Lysocine E.

4. Le Métronidazole :

- Le Métronidazole (MTZ) est un médicament antibiotique et antiparasitaire,


appartenant aux Nitroimidazoles. Il est notamment utilisé dans certaines infections
génitales, dentaires et digestives. (Figure 1.)
5. Spectre antimicrobien :

Le Métronidazole est un antibiotique et antiparasitaire.

A. BACTÉRIOLOGIE :

- Le Métronidazole est actif in vitro


contre la plupart des anaérobies stricts,
mais ne semble pas posséder d’activité
clinique pertinente contre les anaérobies
facultatifs ni contre les aérobies stricts.
(Figure 2.)

NB : Helicobacter pylori et Gardnerella


vaginalis, qui sont des bactéries
microaérophiles, constituent des
exceptions puisqu'elles sont elles aussi
capables d'effectuer cette réduction et sont
sensibles aux antibiotiques de ce groupe.

Figure 2. : Liste des organismes


sensibles et résistants
- Les concentrations minimales inhibitrices du MTZ ont été déterminées sur 730
souches de bactéries anaérobies isolées à partir de spécimens cliniques. (Figure 3.)

B. PARASITOLOGIE :

- Le Métronidazole a pu prouver aussi son efficacité contre des parasites tels que
Trichomonas vaginalis, Entamoeba histolitica, Lamblia muris et Giardia lamblia

NB : L’utilisation du métronidazole est recommandée en traitement combiné avec un


autre antibiotique afin d’élargir le spectre d’action.

Figure 3. : ACTIVITÉ DU METRONIDAZOLE CONTRE LES


BACTÉRIES ANAÉROBIES
6. Mode d’action :

- Le médicament pénètre dans les cellules par diffusion passive mais reste inactif jusqu'à
ce que le groupe nitro soit réduit.

- Les Imidazolés (Métronidazole) sont des molécules dont l’action nécessite une
réduction de leur groupement NO2 que seules les bactéries anaérobies sont capables de
réaliser.

- Les dérivés réduits sont les produits biologiquement actifs tels que l’acétamide et l’acide
N-(2-hydroxyéthyl)-oxamique, qui endommagent l’ADN de l’agent pathogène en formant
des complexes et en provoquant oxydation suivie d’une coupure des brins d’ADN.
(Figure 4.)

- Donc L'action des Imidazolés est bactéricide.

NB : Dans les tissus bien irrigués, l’oxygène empêche cette réduction et réoxyde les
dérivés nitrés qui se forment. Pour cette raison, l’effet du MTZ se limite exclusivement
aux bactéries anaérobies et aux protozoaires, et il est donc pratiquement toujours utilisé
dans le cadre de traitements combinés.

Figure 4. : MODE D’ACTION DU METRONIDAZOLE


7. Propriétés pharmacocinétiques :
7.1 . Absorption :

- La comparaison de la pharmacocinétique du métronidazole par voie orale et par voie


intraveineuse. a révélé que pour les deux voies, les surfaces sous la courbe de la
concentration plasmatique en fonction du temps étaient essentiellement identiques.

- Après son administration par voie orale, le MTZ est complètement absorbé, et sa
concentration plasmatique atteint son maximum généralement en une ou deux heures.

- Etant donné que Metronidazole 5 mg/ml est perfusé par voie intraveineuse, la
biodisponibilité est 100%.

7.2 . Distribution :

- Le MTZ est largement distribué dans les tissus corporels après injection. Il apparaît
dans la plupart des tissus et des fluides corporels, notamment, la bile, les os, l'abcès
cérébral, le liquide céphalorachidien, le foie, la salive, le sperme et les sécrétions
vaginales, et présente des concentrations similaires à celles du plasma. Il traverse
également le placenta par diffusion et est retrouvé dans le lait de mères qui allaitent en
concentrations équivalentes à celles du sérum.

7.3 . Biotransformation :

- Le MTZ est métabolisé dans le foie par oxydation de la chaîne latérale et formation de
glucuronide.

- Ses métabolites comprennent un produit d'oxydation acide, un dérivé hydroxylé et un


glucuronide. Le métabolite majeur dans le sérum est le métabolite hydroxylé, le
métabolite majeur dans l'urine est le métabolite acide.

7.4 . Elimination :

- Environ 80 % de la substance est excrétée dans l'urine, dont moins de 10 % sous forme
inchangée. De faibles quantités sont excrétées par le foie. La demi-vie d'élimination est de
8 (6 à 10) heures.
8. Données de sécurité préclinique :

- Toxicologie en dose unique : La dose toxique la plus faible pour l’administration


intraveineuse de métronidazole qui a été publiée est 30 mg/kg PC.

- Toxicologie en administration répétée : Chez les chiens, les effets toxiques résultant
d'une administration répétée apparaissent sous la forme d'une ataxie et de tremblements.
Dans le cadre de recherches sur des singes, une augmentation de la dégénérescence
hépatocellulaire dépendante de la dose a été démontrée après une administration sur une
année.

9. Effets secondaires :

- Affections gastro-intestinales : diarrhée, nausées, vomissements, anorexie, douleurs


épigastriques, dyspepsie, constipation, et rares cas de colite pseudomembraneuse. De
rares cas réversibles de pancréatite ont également été signalés.

- Affections de la bouche : langue chargée, goût métallique désagréable, glossite.

- Affections dermatologiques : éruptions cutanées et prurit.

- Réactions d’hypersensibilité : bouffées vasomotrices, urticaire, fièvre, angioedème,


cas exceptionnels de choc anaphylactique.

- Affections cardiovasculaires : palpitations et douleurs thoraciques.

- Système nerveux central : crises convulsives, neuropathie périphérique, ataxie


transitoire, étourdissements, somnolence, insomnie, céphalées et troubles psychiatriques
tels que confusion et hallucinations.

- Troubles du métabolisme: quelques investigateurs ont signalé un effet antithyroïdien,


mais trois études cliniques différentes n’ont pas réussi à confirmer cet effet.

- Réactions locales: des cas de thrombophlébite sont survenus après l’administration


intraveineuse.

- Autres effets : prolifération de Candida albicans dans le vagin, sécheresse vaginale et


sensation de brûlure; dysurie, bouffées vasomotrices et céphalées occasionnelles,
spécialement dans le cas d’ingestion Une coloration foncée de l’urine a été rapportée. Ce
phénomène est probablement causé par un métabolite du Métronidazole et ne semble pas
avoir de signification clinique. Un abaissement réversible des taux sériques de lipides a
été observé.

10. Mécanismes de résistance au Métronidazole :

- Les mécanismes de résistance au MTZ ne sont encore que partiellement compris.

- Dans l'espèce H. pylori, la résistance au MTZ est due à des mutations dans un gène
codant la nitroréductase NADPH. Ces mutations entraînent un changement d’acides
aminés, rendant l’enzyme inactive. Ainsi, l’étape d’activation du MTZ en radical nitroso
actif n’a pas lieu.

- Les souches de Bacteroides tels que B. fragolis résistantes au MTZ possèdent des gènes
codant des nitroimidazole réductases qui convertissent les nitroimidazoles en
aminoimidazoles. Par conséquent, la formation des radicaux nitroso à activité
antibactérienne est inhibée.

- Il existe une résistance croisée complète entre le métronidazole et d’autres dérivés


nitroimidazolés (tinidazole, ornidazole, nimorazole).

- La prévalence de la résistance acquise des espèces individuelles peut varier en fonction


de la région et du Moment. (figure 5.)
Fig
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5. :
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Conclusion :
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- La découverte des antibiotiques a été un progrès majeur en médecine et a
révolutionnée la lutte contre les maladies infectieuses. Néanmoins, leur efficacité est
réduite par l’apparition de résistances dues à une utilisation mal contrôlée.

- Les mécanismes de la résistance sont néanmoins connus et doivent permettre aux


soignants d’adapter leurs prescriptions

- Par conséquent, pour le traitement adéquat des infections graves en particulier, des
informations locales spécifiques concernant la résistance doivent être disponibles. En cas
de doute sur l’efficacité du Métronidazole en raison d’une situation de résistance locale,
il convient de demander conseil à des spécialistes. En cas d’infections graves ou d’échec
du traitement en particulier, un diagnostic microbiologique comprenant la détermination
des espèces de micro-organisme et leur sensibilité au MTZ est requis.

Tables des matières :


1. Introduction
2. Généralité sur les antibiotiques
3. Critères de Classification
 Critères de Classification
 Les familles d'antibiotiques

4. Le Métronidazole
5. Spectre antimicrobien

 A. BACTÉRIOLOGIE

 B. PARASITOLOGIE

6. Mode d’action
7. Propriétés pharmacocinétiques
7.1 . Absorption

7.2 . Distribution

7.3 . Biotransformation

7.4 . Elimination

8. Données de sécurité préclinique


9. Effets secondaires
10.Mécanismes de résistance au Métronidazole

Conclusion

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