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Série 4 (Analyse 4) - Solution

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Université Chouaib Doukkali Année Universitaire : 2024-2025

Ecole Supérieure de l’Éducation et de Filière : Mathématique


Formation (ESEF) - El Jadida Module : Analyse 4 - Semestre : 3

Exercice 1. Déterminer le rayon de convergence des séries entières suivantes :


1. ∑ 2n x2n+1
2. ∑ 2+cos
n2
n n
x
n! n
3. ∑ (n+1)nx ,

3
4. ∑ n3n xn ,
5. ∑ sin nπ n
3 x .

Exercice 2. Sachant que le rayon de convergence de ∑ an zn est R = 2. Déterminer le rayon de convergence


des séries :
1. ∑ an z2n
2. ∑ n4 an zn ,
3. ∑ an!n zn .

Exercice 3. Donner le rayon de convergence R et calculer la somme des séries entières suivantes :
1. ∑n⩾0 an xn (a ̸= 0),
2. ∑n⩾0 n2 xn ,
n
3. ∑n⩾0 2(−1) xn ,
2 n
4. ∑n⩾0 (−1)n n+1 xn .

Correction de l’exercice 3 :
On donne le rayon de convergence R et on calcule la somme des séries.
1. La série ∑n⩾0 an xn = ∑n⩾0 (ax)n est une série géométrique de raison q = ax. Elle converge absolument
1
si |ax| < 1 et diverge si |ax| > 1. Ainsi le rayon R = |a| , et de plus pour |ax| < 1, la somme de cette série
est donnée par :
+∞
1
S1 (x) = ∑ an xn = .
n=0 1 − ax

2. Pour déterminer le rayon de convergence de ∑n⩾0 n2 xn , on va appliquer le théorème Hadamard-d’Alembert.


On a
(n + 1)2
lim =1
n→+∞ n2
Donc R = 1. On sait que pour tout x tel que |x| < 1,
+∞
1
∑ xn = 1 − x
n=0

Ainsi par dérivation, on obtient


+∞
1
∑ nxn−1 = (1 − x)2 .
n=1

En multipliant par x, il vient


+∞
x
∑ nxn = (1 − x)2 , ∀x/|x| < 1.
n=1
On dérive de nouveau, on trouve
+∞
1+x
∑ n2 xn−1 = (1 − x)3 .
n=1
Enfin, on multiplie par x, on déduit
+∞
x + x2
∑ n2 xn = (1 − x)3 , ∀x/|x| < 1.
n=1

Ainsi la somme de cette série est


+∞
x + x2
S2 (x) = ∑ n2 xn = (1 − x)3 , ∀x/|x| < 1.
n=0

n
3. On ne peut pas appliquer la règle d’Hadamard-d’Alembert à la série ∑n⩾0 2(−1) xn car
(
n 2xn si n est pair,
2(−1) xn = 1 n
2x si n est impair.

Par contre, on a
n
2(−1) xn ⩽ 2|x|n .

Si |x| < 1, la série ∑n⩾0 2|x|n est une série géométrique convergente. Et par le critère de comparaison
n n
la série ∑n>0 2(−1) xn converge absolument. Si |x| > 1, le terme général 2(−1) xn → ∞, donc la série
n
∑n⩾0 2(−1) xn diverge. Ainsi, R = 1.
On sait que pour tout x tel que |x| < 1, ∑n⩾0 2x2n et ∑n⩾0 21 x2n+1 sont deux séries géométriques conver-
gentes, alors ∑n⩾0 2x2n + ∑n⩾0 21 x2n+1 est aussi convergente et on a
+∞ +∞ +∞
n 1
∑ 2(−1) xn = ∑ 2x 2n
+ ∑ 2 x2n+1
n=0 n=0 n=0

Ainsi, en calculant les deux sommes, on trouve


+∞
n 2 x
∑ 2(−1) xn = 1 − x2 + 2 (1 − x2 ) , ∀x/|x| < 1.
n=0

D’où,
+∞
n 4+x
S3 (x) = ∑ 2(−1) xn = 2 (1 − x2 ) , ∀x/|x| < 1.
n=0
2 n
4. En appliquant la règle d’Hadamard-d’Alembert à la série ∑n⩾0 (−1)n n+1 xn , il vient :

2n+1 n+1 n+1


lim (−1)n+1 × n n
= lim 2 = 2.
n→+∞ n + 2 2 (−1) n→+∞ n + 2

Ainsi, R = 21 . Pour le calcul de la somme, on a pour tout x tel que |x| < 1
2

+∞ +∞
2n (−2x)n
S4 (x) = ∑ (−1)n n + 1 xn = ∑ .
n=0 n=0 n + 1

En multipliant par x, on obtient


−1 +∞ (−2x)n+1
xS4 (x) = ∑ n+1 .
2 n=0
En passant d la dérivée, on déduit

−2 +∞
(xS4 (x))′ = ∑ (−2x)n .
2 n=0

2
Or,
+∞
1 1
∑ (−2x)n = 1 + 2x , ∀x/|x| < .
2
n=0
D’où,
1 1
(xS4 (x))′ = , ∀x/|x| < .
1 + 2x 2
On intègre par rapport t ∈ [0, x], on alors
Z x Z x
dt
(tS4 (t))′ dt = .
0 0 1 + 2t
Ainsi,
1 1
S4 (x) = ln(1 + 2x), ∀x/|x| < et x ̸= 0.
2x 2
Et si x = 0,
S4 (0) = 0.
Exercice 4. Soit la série entière
+∞
(−1)n n
f (x) = ∑ x .
n=2 n(n − 1)
1. Determiner le domaine de définition de f .
2. Dermontrer que f est continue sur son domaine de définition.
3. Exprimer f ′ et f , d l’aide de fonctions usuelles sur l’intervalle ] − 1, 1[.
(−1) n
4. En déduire la valeur de ∑+∞
n=2 n(n−1) .

(−1)n
Solution de l’exercice 4 : Soit f (x) = ∑+∞ n
n=2 an x où an = n(n−1) .
1. Par la règle d’Hadamard-d’Alembert, on a
an+1 n−1
lim = lim = 1.
n→+∞ an n−→+∞ n + 1

Ainsi le rayon de convergence R = 1. D’où la série ∑n⩾2 an xn converge pour tout x tel que |x| < 1.
(−1)n
Pour x = 1, la série ∑n⩾2 an xn = ∑n⩾2 n(n−1) est une série de Leibniz, elle est donc convergente.
1
Pour x = −1, la série ∑n⩾2 an xn = ∑n⩾2 n(n−1) est une série convergente puisque son terme général est
équivalent d n12 qui est le terme général d’une série de Riemann convergente.
On conclut que le domaine de définition de f est :

D f = [−1, 1].

2. f étant la somme d’une série entière, elle est continue sur tout intervalle ] − r, r[⊂] − R, R |. Ainsi f est
continue sur ] −1, 1[. Pour la continuité de la fonction somme f au bord de l’intervalle de convergence
i.e., en x = ±1. Comme R = 1 > 0 et la série entiere ∑n⩾2 an xn est convergente en x = ±1, alors d ′ après
le théorème d’Abel, la fonction somme f est continue en x = ±1. D’où f est continue sur D f .
3. Pour tout x tel que |x| < 1, on a,
+∞ +∞
(−1)n (−1)n+1 n
f ′ (x) = ∑ (n − 1) xn−1 = ∑ x .
n=2 n=1 n

puisque l’on peut dériver terme d terme sur ] − 1, 1[. Or le développement en série entière de la fonction
x −→ ln(1 + x) est
+∞
(−1)n+1 n
ln(1 + x) = ∑ x , ∀x/|x| < 1.
n=1 n
Donc,
f ′ (x) = ln(1 + x), ∀x/|x| < 1

3
En intégrant la fonction f ′ sur [0, x] avec 0 < x < 1, on obtient
Z x Z x
f ′ (t)dt = ln(1 + t)dt.
0 0

Ainsi,
f (x) = (1 + x) ln(1 + x) − x, ∀x/|x| < 1.
4) Par passage d la limite quand x −→ 1, il vient

lim f (x) = lim (1 + x) ln(1 + x) − x = 2 ln 2 − 1.


x−→1 x→1

Comme f est continue sur son domaine de définition D f , en particulier en x = 1, alors

f (1) = lim f (x) = 2 ln 2 − 1.


x→1

Or
+∞
(−1)n
f (1) = ∑
n=2 n(n − 1)

d’où,

+∞
(−1)n
∑ n(n − 1) = 2 ln 2 − 1
n=2

Exercice 5. Soit f la fonction 2π-périodique définie par :

f (x) = x2 sur [−π, π].

1. Déterminer la série de Fourier de f .


2. En déduire la somme des séries suivantes :
+∞ +∞ +∞
1 (−1)n+1 1
∑ n2 , ∑ n2
et ∑ n4 .
n=1 n=1 1

Solution de l’exercice 5 : Pour construire sur R la fonction périodique f telle que f (x) = x2 , de période T = 2π,
, il suffit de construire la courbe de f sur [−π, π], puis dupliquer indéfiniment.
1. f est 2π périodique et localement intégrable sur R. De plus, f est paire, alors les coefficients de Fourier
de f sont :
an = π2 0π f (x) cos nxdx,
 R

bn = 0, ∀n ∈ N.
Pour n = 0, on a
2 π 2 π 2 2π 2
Z Z
a0 = f (x)dx = x dx = ,
π 0 π 0 3
et en faisant deux fois une intégration par parties, on aura
 
2 π 2 2 2π 4
Z
an = x cos nxdx = 2
cos nπ = 2 (−1)n .
π 0 π n n
Ainsi la série de Fourier de f , notée S∞ , est donnée par :
π2 4(−1)n
S∞ (x) = +∑ cos nx.
3 n⩾1 n2

Comme ∑n⩾1 |an | = ∑n⩾1 n42 est la série de Riemann convergente. alors ∑n⩾1
n⩾1 an est absolument conver-
n
π2
gente. Il en résulte que la série 3 + ∑n⩾1 4(−1)
n2
cos nx est uniformément convergente sur R.
Il vient
π 2 +∞ 4(−1)n
f (x) = +∑ cos nx, ∀x ∈ R.
3 n=1 n2

4
2. En posant x = π, on obtient
π 2 +∞ 4
π2 = + ∑ 2.
3 n=1 n
Ainsi,
+∞
π2 π2
 
1 1 2
∑ n2 = 4 π − 3 = 6
n=1
Pour x = 0, on trouve
π 2 +∞ 4(−1)n
0= +∑
3 n=1 n2
Par conséquent,
+∞
(−1)n+1 π 2
∑ n2 = 12
n=1
Enfin, par l’égalité de Parseval il vient

1 |a0 |2 +∞
Z π
| f (x)|2 dx = + ∑ |an |2 ,
π −π 2 n=1

puisque les bn sont nuls. Ainsi,


1 2π 4 +∞ 16
Z π
x4 dx = +∑ 4
π −π 9 n=1 n
Par conséquent,
+∞
2π 4 2π 4 π4
 
1 1
∑ n4 = 16 − =
n=1 5 9 90

Exercice 6. Développer en série de Fourier de sinus la fonction 2π. périodique définie sur [0, π] par :

f (x) = x(π − x)

En déduire
+∞ +∞
(−1)n 1
∑ 3
et ∑ (2n + 1)6 .
n=0 (2n + 1) n=0

Solution de l’exercice 6 :
Pour développer f en série de Fourier de sinus, on prendra f impaire (il faut donner le graphe pour voir que f
est impaire ). Donc, les coefficients de Fourier sont :

an = 0,
bn = π2 0π f (x) sin nxdx, ∀n ∈ N∗ .
R

Après calculs, on trouve D’où,


2 4
Z π
xπ − x2 sin nxdx = 3 (1 − (−1)n ) .

bn =
π 0 n π
(
0 si n pair,
bn = 8
n3 π
si n impair.
Ainsi la série de Fourier de f , notée S∞ , est donnée par :
8
S∞ (x) = ∑ π(2n + 1)3 sin(2n + 1)x
n⩾0
8
Comme ∑ |bn | = ∑ π(2n + 1)3 est une série convergente, alors ∑ bn
n⩾0 n⩾0 n⩾0
est absolument convergente.

5
8
Il en résulte que la série ∑n⩾0 π(2n+1)3 sin(2n + 1)x est uniformément convergente sur R. Il vient

8 +∞ sin(2n + 1)x
f (x) = ∑ (2n + 1)3 , ∀x ∈ R.
π n=0

En posant x = π2 , on trouve
D’où,
π2 8 +∞ (−1)n
= ∑
4 π n=0 (2n + 1)3
+∞
(−1)n π3
∑ 3
=
n=0 (2n + 1) 32
Sachant que les an sont nuls, l’égalité de Parseval donne :
+∞
1
Z π

π −π
| f (x)|2 dx = ∑ |bn |2
n=0

Par suite, on a
+∞
1 64
Z π 2
πx − x2 dx = ∑ π 2 (2n + 1)6 .
π −π n=0

On trouve, après calcul,


+∞
1 16π 4 π 2 π6
∑ (2n + 1)6 = × =
n=0 15 64 15 × 4

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