Monopsone
Monopsone
Introduction
La théorie du monopsone est un concept économique clé qui fait référence à une situation
où il n'y a qu'un seul acheteur sur un marché donné, créant un déséquilibre de pouvoir. Ce
phénomène se distingue du monopole, où un seul vendeur domine le marché. Dans cette
analyse, nous explorerons les caractéristiques essentielles du monopsone et ses
implications économiques.
Formulée dans les années 1930 par l’économiste britannique Joan Robinson, la théorie du
monopsone analyse les marchés où un seul acheteur domine l’offre, créant une asymétrie de
pouvoir entre les acteurs économiques. Robinson a observé que, dans certains secteurs,
que l'existence d'un employeur unique pouvait perturber l’équilibre du marché du travail, où
les travailleurs se retrouvaient contraints d’accepter des conditions imposées par cet acteur
dominant.
Initialement appliquée au marché du travail, cette théorie s’est élargie pour étudier d’autres
secteurs, comme les grandes surfaces agricoles ou les chaînes d'approvisionnement. Le
concept de monopsone est devenu un outil pour comprendre comment un acheteur unique
influence les prix et les conditions économiques dans des marchés spécifiques.
La dépense moyenne est le coût par unité que paie une entreprise.
Dans un monopsone, la courbe d'offre montre le coût moyen que l'entreprise doit payer pour
chaque unité qu'elle achète. C'est pourquoi elle est égale à la dépense moyenne.
Si ton entreprise décide d'augmenter le nombre de biens qu'elle achète, la dépense
moyenne augmente également.
La dépense marginale est supérieure à la dépense moyenne car le coût d'achat d'un produit
supplémentaire augmente avec le temps.
L'équilibre concurrentiel se caractérise par un marché où la quantité d'équilibre est Q1 et le
prix d'équilibre est P1. À ce point, la demande et l'offre sont en équilibre. Lorsque le marché
passe à un monopsone, l'entreprise, bénéficiant d'un pouvoir de marché, décide d'acheter à
un prix inférieur, P2, ce qui entraîne une réduction de la quantité achetée à Q2.
La baisse du prix par l’entreprise en monopsone entraîne une perte pour les vendeurs. La
perte est représentée par le rectangle 3. Les vendeurs perdent également le triangle 2 car la
quantité totale qu'ils vendent passe de Q1 à Q2.
Cela signifie que la perte totale de surplus du producteur (vendeur) est de 3+2.
Le monopsone exerce une influence directe sur les prix des biens ou services qu'il achète.
L’imposition des prix plus bas que ceux pratiqués dans un marché concurrentiel par le
monopsoneur peut entraîner une compression des marges bénéficiaires des fournisseurs.
Ce phénomène peut affecter la rentabilité des producteurs, notamment dans des secteurs où
l'acheteur exerce une pression pour réduire les coûts, comme dans l'agriculture ou la
production industrielle.
Le pouvoir de négociation des monopsoneurs est un élément clé dans la dynamique de ces
marchés. Ce pouvoir de négociation est particulièrement visible dans des secteurs où il n'y a
qu'un seul employeur dominant, comme dans l'industrie textile ou agricole.
L'un des effets les plus notables de ce pouvoir est l'impact sur les salaires et les conditions
de travail dans ces secteurs. Les travailleurs, manquant d'options alternatives, peuvent se
retrouver dans une position de faiblesse, acceptant des salaires et des conditions moins
favorables qu'ils n'auraient obtenus dans un environnement concurrentiel. Par exemple, dans
les usines textiles ou dans l'agriculture, les travailleurs peuvent être contraints d'accepter des
salaires faibles en raison du manque d'employeurs alternatifs dans leur secteur.
De plus, ce pouvoir peut limiter la diversité des choix pour les consommateurs. En contrôlant
les conditions d'approvisionnement, un monopsoneur peut restreindre l'offre de produits ou
services, réduisant ainsi les options disponibles sur le marché. Par exemple, un
monopsoneur pourrait imposer des normes strictes aux fournisseurs.
C. Propositions de solutions
Pour lutter contre les effets négatifs du monopsone, plusieurs solutions peuvent être
envisagées :
1. L’application des lois antitrust : Ces lois visent à limiter la concentration du pouvoir
d’achat, en empêchant qu’un acteur unique domine un secteur.
2. Régulation des prix imposés : Les gouvernements pourraient imposer des
restrictions sur les prix excessivement bas imposés aux fournisseurs, protégeant
ainsi leur rentabilité et évitant les abus.
3. Encouragement de la diversité des acheteurs : Favoriser la présence de plusieurs
acheteurs sur un marché limite les risques qu’un acteur unique impose des prix bas
et déstabilise l’économie.
4. Renforcement des droits des travailleurs : Offrir des protections accrues dans les
secteurs où un monopsone existe permet d’assurer des conditions de travail et de
rémunération équitables.
Partie 2 Oussama :
Deliveroo, fondée en 2013 à Londres par Will Shu et Greg Orlowski, est devenue un acteur
majeur de la livraison de repas. Lancée en France en 2015, elle a rapidement gagné en
popularité grâce à sa praticité et son efficacité.
Tout d’abord, Deliveroo travaille avec un grand nombre de restaurants, allant des grandes
chaînes aux petits établissements locaux. Cette collaboration permet aux restaurants
d’atteindre plus de clients sans devoir gérer eux-mêmes la livraison. En échange, Deliveroo
prélève une commission sur chaque commande. Cependant, cette pratique a parfois été
critiquée, surtout par les petits restaurants qui peinent à absorber ces coûts.
Le business model de Deliveroo repose sur une plateforme numérique qui met en relation
des restaurants, des livreurs et des clients. Grâce à une application facile à utiliser, les
clients choisissent un restaurant, passent leur commande et suivent la livraison en direct. En
plus du prix des plats, ils paient des frais de livraison, qui varient selon la distance ou la
demande. Deliveroo s’appuie sur un réseau de livreurs indépendants, rémunérés à la tâche,
ce qui réduit les coûts fixes de l’entreprise. Par ailleurs, la plateforme investit dans la
technologie pour optimiser les délais de livraison et garantir une expérience fluide.
Enfin, Deliveroo a eu un fort impact sur la restauration en France. D’un côté, elle a permis
aux restaurants d’augmenter leurs ventes. De l’autre, elle a soulevé des questions sur la
dépendance des restaurants aux plateformes et sur les conditions de travail des livreurs.
Deliveroo repose sur le modèle du gig work, qui propose un travail flexible et indépendant.
Concrètement, les livreurs, appelés « riders », ne sont pas des salariés mais des travailleurs
indépendants. Ce modèle leur permet de gérer leur emploi du temps librement, en
choisissant leurs horaires et les zones de livraison. Cependant, le gig work présente des
limites importantes. Les livreurs ne bénéficient pas des protections sociales classiques,
comme les congés payés, l’assurance maladie ou les indemnités en cas d’accident. En
outre, leur rémunération est incertaine, car elle dépend du nombre de commandes
effectuées, souvent influencée par la demande ou la météo. Ce mode de travail soulève
également des interrogations sur la précarité, la sécurité financière des livreurs et leur
reconnaissance dans un système où la flexibilité semble primer sur la stabilité.
● Les services fournis par Deliveroo sont sur site, car les livreurs doivent
physiquement récupérer les commandes dans les restaurants et les livrer aux clients
à leur domicile ou au lieu indiqué.
● Les tâches chez Deliveroo nécessitent des compétences faibles. Les livreurs
doivent savoir naviguer dans leur ville, utiliser une application mobile et gérer leur
itinéraire, mais aucune qualification spécifique n’est exigée.
● Les tâches sont généralement des projets de plus grande envergure, car chaque
livraison est une tâche individuelle qui ne prend que peu de temps. Il n’y a pas de
projets de grande envergure.
Le sélecteur :
1. Conditions de travail
Chez Deliveroo, les conditions de travail sont souvent marquées par la flexibilité et
l’indépendance. Les livreurs, appelés « riders », peuvent choisir leurs horaires et leurs zones
de livraison, ce qui leur offre une grande liberté. Cependant, cette autonomie a un revers. En
effet, les riders doivent souvent faire face à des journées irrégulières, avec des périodes de
forte demande et d’autres plus calmes. De plus, ils sont rémunérés à la course, ce qui peut
entraîner une pression pour effectuer un maximum de livraisons rapidement. Par ailleurs, les
livreurs doivent fournir leur propre matériel, comme le vélo ou le scooter, et assumer les frais
associés. Ainsi, bien que le travail soit flexible, il peut aussi être physiquement exigeant et
parfois précaire en raison de revenus instables.
2. Régulation de l’emploi
Deliveroo utilise le modèle de travail indépendant, ce qui signifie que les livreurs ne sont pas
des salariés. Ce statut leur permet de travailler selon leurs propres conditions, mais il limite
aussi les droits qu’ils peuvent revendiquer. Par exemple, ils ne bénéficient pas de contrats de
travail classiques, ce qui les exclut des protections offertes par le droit du travail. De plus,
cette régulation soulève des débats. Certains estiment qu’elle favorise la flexibilité, tandis
que d’autres critiquent l’absence de cadre clair pour garantir des conditions justes. En
France, les autorités cherchent à mieux encadrer ces plateformes en imposant des règles
pour protéger les travailleurs. Ainsi, la régulation de l’emploi chez Deliveroo reste un sujet
complexe, entre besoin de flexibilité et nécessité de sécurité.
3. Protection sociale
Les livreurs de Deliveroo ne bénéficient pas d’une protection sociale traditionnelle, car ils
sont considérés comme des indépendants. Cela signifie qu’ils ne reçoivent pas de congés
payés, ni d’indemnités en cas de maladie ou d’accident. De plus, ils doivent cotiser
eux-mêmes pour leur retraite et leur assurance santé, ce qui représente un coût
supplémentaire. Cette situation les expose à une certaine précarité, surtout en cas de baisse
d’activité ou d’imprévu. Cependant, certaines initiatives tentent d’améliorer leur situation. Par
exemple, Deliveroo propose parfois des assurances pour couvrir les accidents pendant les
livraisons. Malgré cela, la protection sociale reste limitée, ce qui soulève des questions sur la
responsabilité des plateformes envers leurs travailleurs.
4. Représentation
La représentation des livreurs chez Deliveroo est un défi important. En tant que travailleurs
indépendants, ils ne sont pas syndiqués de manière classique et n’ont pas de structure
officielle pour défendre leurs droits. Cependant, des collectifs de livreurs se forment pour
faire entendre leurs voix. Ces groupes dénoncent souvent des conditions de travail difficiles,
comme des rémunérations insuffisantes ou l’absence de protections sociales. De plus, ils
réclament une meilleure reconnaissance de leur rôle et un dialogue avec les plateformes.
Certaines actions, comme des grèves ou des manifestations, ont déjà permis d’attirer
l’attention sur leurs revendications. Ainsi, bien que la représentation reste limitée, elle évolue
grâce à la mobilisation des livreurs eux-mêmes.
Partie 3 Sylvain :
Introduction
Nous connaissons tous Deliveroo comme simple et fluide : des clients satisfaits, des restaurants qui
augmentent leurs ventes, et des livreurs qui sillonnent les rues pour assurer le service.
Mais si l’on regarde de plus près, on s’aperçoit que ces livreurs, qui sont pourtant essentiels au
fonctionnement de Deliveroo, se retrouvent souvent dans une position délicate. Pourquoi ? Parce que
le modèle économique de la plateforme leur laisse peu de contrôle sur leurs revenus et leurs
conditions de travail.
Oussama a pu vous présenter son histoire et son fonctionnement, je vais maintenant expliquer
pourquoi ses livreurs sont souvent désavantagés, en confrontant ces observations à la théorie du
monopsone.
Présentation de Deliveroo
L’entreprise a connu une croissance rapide grâce à son modèle innovant de plateforme numérique.
Deliveroo met en relation trois acteurs :
Ce modèle repose sur des algorithmes puissants qui organisent les commandes en fonction de la
disponibilité des livreurs, de la distance et du temps estimé. Dès 2016, Deliveroo s’est étendue à
d’autres pays, dont la France, et est rapidement devenue un acteur majeur de la “gig economy”
comme on l'a déjà dit.
Aujourd’hui, Deliveroo est présente dans plus de 10 pays et collabore avec des milliers de restaurants.
Le fonctionnement de Deliveroo est simple et efficace, et peut se résumer en trois grandes étapes :
Deliveroo utilise ce processus pour générer des revenus de deux manières principales :
● Les commissions des restaurants : Chaque restaurant partenaire paie une commission sur
chaque commande, qui peut aller de 25 % à 45 %.
● Les frais des clients : Les clients paient également des frais de livraison pour chaque
commande, qui varient en fonction de la distance et de la demande.
Deliveroo connecte rapidement trois acteurs clés (clients, restaurants, livreurs), tout en s’appuyant sur
des algorithmes qui rendent le processus très fluide. Cela permet aux clients de recevoir leurs repas
rapidement, aux restaurants d’augmenter leurs ventes, et à Deliveroo de prélever une part à chaque
étape.
Cependant, ce modèle repose sur les livreurs, qui sont des travailleurs indépendants payés à la tâche.
C’est une grande force pour Deliveroo, car cela réduit ses coûts fixes, mais cela peut aussi poser des
problèmes de stabilité pour les livreurs.
Ces résultats viennent principalement des commissions qu’elle prélève sur chaque commande, entre
25 % et 45 %, et de la manière dont elle rémunère les livreurs. Ces derniers ne sont payés que
lorsqu’ils effectuent une livraison, sans garantie de revenus fixes. Cela permet à Deliveroo de garder
ses coûts variables très bas tout en mettant une forte pression sur ses partenaires économiques,
notamment les livreurs.
La théorie du monopsone nous éclaire sur cette situation. Deliveroo agit comme un “price maker” : elle
fixe les tarifs des livraisons et contrôle l’accès aux commandes via ses algorithmes. Ce pouvoir lui
permet d’augmenter ses marges, mais il maintient les livreurs dans une situation de précarité.
Selon la théorie, deux grandes conséquences apparaissent : des rémunérations plus faibles que dans
un marché concurrentiel et une sous-utilisation des ressources. Chez Deliveroo, cela se traduit par
des livreurs qui, même s’ils sont essentiels à la plateforme, ne gagnent souvent pas assez pour vivre
confortablement. Ils passent aussi de longues heures sans commandes pendant les périodes creuses,
ce qui réduit leur productivité.
Les chiffres de Deliveroo montrent donc comment l’entreprise maximise ses profits en utilisant ces
mécanismes. Mais ils révèlent aussi les limites de ce modèle. Si des régulations, comme un salaire
minimum ou une requalification des livreurs en salariés, étaient imposées, Deliveroo pourrait devoir
revoir complètement son fonctionnement. Le vrai défi serait alors de trouver un équilibre entre
rentabilité et conditions de travail équitables pour les livreurs.
Mais derrière cette réussite se cache une réalité plus complexe pour les livreurs. Ces derniers sont
des travailleurs indépendants, payés à la tâche et soumis à des conditions dictées par la plateforme.
Les livreurs de Deliveroo se retrouvent souvent dans une position désavantageuse pour trois raisons
principales.
La théorie du monopsone offre un cadre essentiel pour analyser le fonctionnement de Deliveroo et les
dynamiques entre la plateforme et ses livreurs. Elle aide à comprendre à la fois le comportement des
agents économiques (ici, Deliveroo et les livreurs) et les conséquences de ces comportements sur le
marché du travail.
● Rémunérations faibles : Les livreurs gagnent souvent moins que dans un marché
concurrentiel, car Deliveroo fixe les tarifs à des niveaux optimisés pour ses marges, mais
défavorables aux travailleurs.
● Utilisation inefficace de la main-d’œuvre : Comme dans tout monopsone, le volume de
travail est sous-optimisé. Les livreurs passent de longues périodes sans commandes pendant
les heures creuses, ce qui réduit leur productivité et leurs revenus.
● Inégalité de pouvoir : Deliveroo agit comme un “price maker”, contrôlant à la fois les prix et
les conditions de travail. Cette domination crée un déséquilibre structurel qui maintient les
livreurs dans une situation de précarité.
Un passage clé de l’article théorique illustre bien cette dynamique : “Un monopsone opère en un
point inefficace au sens de Pareto, mais l’inefficacité se situe sur le marché de facteur et non
plus sur le marché de l’output.”. Car elle met en évidence l'un des points clés de la théorie du
monopsone : l’inefficacité sur le marché des facteurs de production, ici les livreurs.
Dans le cas de Deliveroo, cette inefficacité se traduit par une utilisation sous-optimale des livreurs.
Bien qu’ils soient essentiels au fonctionnement de la plateforme, beaucoup passent des heures sans
commandes, notamment pendant les périodes creuses. Cette situation reflète ce que décrit la citation
: l’inefficacité ne réside pas dans la production des livraisons elles-mêmes (le marché de l’output),
mais dans la manière dont le travail des livreurs est organisé et rémunéré (le marché des facteurs).
En contrôlant les tarifs et les conditions d’accès au travail, Deliveroo maximise ses profits, mais au
prix d’une précarité accrue pour les livreurs. Cela illustre bien l’asymétrie de pouvoir et la domination
économique décrite dans la théorie du monopsone.
Les conclusions du modèle du monopsone s’appliquent largement au cas de Deliveroo, mais avec
quelques nuances spécifiques liées au contexte des plateformes numériques.
● Contrôle des rémunérations : Comme dans un monopsone classique, Deliveroo fixe les
tarifs des livraisons sans laisser de place à la négociation, ce qui entraîne des salaires
inférieurs aux standards d’un marché concurrentiel.
● Utilisation sous-optimale des livreurs : La plateforme contrôle le volume de travail attribué
à chaque livreur via son algorithme, ce qui conduit à une utilisation inefficace de leurs
capacités, en particulier pendant les périodes de faible demande.
● Inégalité de pouvoir : Les livreurs, en tant qu’individus isolés, n’ont pas de pouvoir de
négociation face à la plateforme, ce qui correspond parfaitement à la logique du monopsone.
L’IA et l’automatisation offrent une vision futuriste du monopole salarial, où des technologies
comme les drones ou robots livreurs pourraient remplacer les travailleurs humains. Si ces
technologies éliminent certaines préoccupations éthiques liées à l’exploitation des
travailleurs, elles introduisent de nouveaux défis : l’éthique de la substitution des emplois à
faible compétence par des machines. Le monopole salarial pourrait perdurer sous une forme
différente, centrée sur le contrôle des technologies et l’optimisation des processus, au
détriment des conditions de travail humaines.
Face à l’accroissement du monopole salarial, des régulations doivent être mises en place
pour rétablir un équilibre entre les plateformes et leurs travailleurs. Ces régulations incluent
des réformes législatives visant à garantir l’accès à des avantages sociaux, à la sécurité de
l’emploi et à une rémunération équitable. La régulation des plateformes est essentielle pour
éviter que le monopole salarial ne devienne une norme et pour offrir aux travailleurs une
alternative véritable à l’exploitation, notamment à travers des modèles de plateformes
coopératives ou basées sur la blockchain.
Le modèle de travail flexible imposé par Deliveroo et d’autres plateformes soulève des
questions centrales sur l’équilibre entre flexibilité et protection des droits des travailleurs. À
mesure que l’économie de plateforme se développe, il devient nécessaire de trouver des
solutions hybrides pour contrer les effets négatifs du monopole salarial. Les plateformes
coopératives, les modèles décentralisés et l’introduction de nouveaux cadres juridiques
pourraient offrir des solutions intéressantes pour un avenir plus équitable, où les travailleurs
bénéficient d’une réelle flexibilité tout en ayant des garanties sociales et une protection
adéquate.