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Types de Pompes Hydrauliques

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1

[Link] ET CLASSIFICATION

I.1 Définition

Une pompe est une machine hydraulique qui augmente la charge des filets liquides par la
transformation de l’énergie mécanique ou électrique fournie par un moteur d’entraînement en
pression.

∆H
Ligne de Ligne de
charge charge

E S

Figure1

1.2Classification
2
3

P V2
H  z 
*g 2* g

1-Les machines élévatoires directes :

2-les pompes volumétriques :

3-Les pompes centrifuges :

I.2.1 Machines élévatoires directes

a) UNE NORIA

C'est le courant de la rivière qui fournit l'énergie nécessaire à la rotation de la roue, et


celle nécessaire à l'élévation de l'eau. Un bon équilibre doit être obtenu entre la force pour
élever l'eau, et celle du courant, sinon ça ne fonctionne pas!

Un animal (Ou un homme, ça c'est vu!) peut également faire tourner la machine

b) UNE ROUE PERSANE


4

Pompe à chaine. Ici traction à main, mais aussi traction


animale possible

La noria est constituée d’une série de petits godets fixés sur le pourtour de la roue motrice
alors que pour la roue persane les bacs sont placés sur une courroie sans fin montée sur celle-
ci.

La roue persane doit élever au moins 1m plus haut qu’il est nécessaire avant son
déversement. Il en résulte une augmentation notable inutile de la hauteur d’élévation,
particulièrement pour des valeurs faibles de celles-ci. Le rendement est d’environ 50% pour
des hauteurs élévation moyennes (environ 6m).

L’utilisation de la noria est limitée à des hauteurs d’élévation trop faibles du fait que le
diamètre de la roue doit être supérieur ou égal à la hauteur de pompage. Sinon il faut réaliser
un ouvrage de très grandes dimensions, encombrant et coûteux.

Les autres dispositifs tels que les écopes les seaux, les paniers basculants ont des hauteurs
d’élévation et des débits trop faibles pour une utilisation en irrigation.

c) LA VIS D’ARCHIMEDE
5

Principe de fonctionnement de la vis d’Archimède : L’eau est aspirée à la partie immergée de


l’hélice chaque fois que celle-ci se trouve dans l’eau. A chaque rotation un certain volume
d’eau sera capté dans l’espace clos compris entre la colonne (arbre) et la partie basse de
chaque spirale. Comme tout l’ensemble est en rotation, l’hélice fait remonter progressivement
chacun de ces volumes captés jusqu’à l’extrémité haute de la vis où ils sont déversés.

Avantages de la vis d’Archimède :

-Facilité d’installation ;

-Vis peut fonctionner avec des eaux boueuses, sablonneuses, chargées en débris
flottants ;
6

-Fournie de gros débits (jusqu’à 700-800m3/h) ;

-Travaux en génie civil de faible importance par rapport aux grosses pompes à Hélice
de même débit.

Inconvénients de la vis d’Archimède :

-Système de transmission trop complexe pour démultiplier la vitesse de rotation du


moteur d’entraînement de 1500tr/min à 20-40tr/min qui est la vitesse de rotation de la vis ;

-Rendement global de la pompe à broche hélicoïdale, transmission comprise, varie


entre 50 et 60% contre 60 à70% pour la broche hélicoïdale ;

-La hauteur d’élévation maximale est limitée à 6m pour la plupart des cas avec une
moyenne 4 à5m pour les petites pompes ;

-Les pompes ne peuvent pas supporter de fortes variations du plan d’eau à l’aspiration

-Les opérateurs sont en contact direct avec la pompe car celle-ci n’est pas couverte
d’où le risque d’accident.

1.2.2 Les pompes volumétriques.

L’autre spécificité est l’indépendance du débit et de la pression : la pression est limitée par la
solidité de la résistance des pièces. Dans le cas des pompes volumétriques on distingue deux
types de débit : un débit théorique (QT) et un débit réel (QR).

QT = q*n

QR = QT*ηvol

Avec : q – le volume utile de la pièce creuse ;

n– le nombre de course ou de tours par unité de temps de la pièce en mouvement ;

ηvol – le rendement volumétrique ou coefficient de débit

On distingue deux types de pompes volumétriques :

- les pompes à mouvement alternatif (pompes à piston, pompes à membrane)

- les pompes à mouvement rotatif ( les pompes à engrenages, etc).

1.2.2.1Les pompes à mouvement alternatif

a) Les pompes à piston

Les éléments d’une pompe à piston :

Erreur ! Liaison incorrecte.


7

Ces pompes équipent pratiquement toutes les pompes à mains, les éoliennes et certaines
pompes électriques

Fonctionnement:

-Au temps 1, on appui sur le levier de la pompe, la tringle monte, entraînant le piston,
ce qui à pour effet d'aspirer de l'eau dans la partie B du corps de la pompe. Sous l'effet de
l'aspiration, le clapet du corps de pompe s'est ouvert, et l'eau passe librement. Le clapet du
piston est fermé.

-Au temps 2 On remonte le levier de la pompe, la tringle redescend entraînant toujours


le piston. Le clapet de corps de pompe, sous l'effet de la pression ce referme, tandis que le
clapet du piston s'ouvre et l'eau passe de la partie A du corps de pompe vers la partie B.

Au nouveau temps 1, l'eau qui se trouve dans la partie A est soulevée et monte dans la
conduite d'exhaure, le clapet de piston est fermé par la pression, un vide se créé dans la partie
B et de l'eau y est aspirée au travers du clapet de corps de pompe.
Note: le clapet de corps de pompe est souvent remplacé, en pratique, par un clapet de crépine,
ce qui revient exactement au même.

L’étanchéité des pompes volumétrique est assurée par deux garnitures en forme de cloche.
Cependant des pertes sont observées et reflétées au niveau du coefficient de débit (rendement
volumétrique). C’est ce qui explique l’existence de débit théorique et débit réel. C’est pertes
sont dues :

-à une fermeture non instantanée des clapets encore ouverts à l’ instant où le piston
entame une autre phase ;

-à l’étanchéité loin d’être parfaite des joints du piston et des sièges des clapets.

Cet écart est généralement d’environ 0.1 à 0.2. Cependant il est plus important pour les
pompes à faible course et à forte charge.

Pour les gros débits avec une faible charge au refoulement, la pompe continue à délivrer un
débit plus important que le volume engendré réellement car les clapets sont encore ouverts
pendant une partie de la course descendante.

Calcul du débit horaire réel de la pompe(QR) :

D 2
QR  60 * vol * s * *n
4

D 2
Avec : A  -section utile de la pièce(piston) ;
4

ηvol*V – volume d’eau réellement refoulé avec V = A*s ;

s – la course du piston ;
8

 vol - le rendement volumétrique.

c)La pompe à pédale-l’hydropompe ‘Vergnet’

Elle fonctionnement avec une pédale montée sur un piston de commande qui force l’eau à
descendre dans un tuyau flexible. Le cylindre, muni d’un clapet d’aspiration est immergé dans
l’eau du puits ou du forage avec une crépine. La chambre de pompage, munie d’un clapet de
non retour, est en communication avec la conduite de refoulement qui achemine l’eau jusqu’à
la sortie ou bouche d’eau. En guise de piston quoi se déplace dans le cylindre on a une
membrane élastique appelée ‘diaphragme’. Cette dernière se dilate pour chasser l’eau de la
chambre de pompage lorsqu’on appuie sur la pédale ; elle se contracte pour provoquer
l’aspiration de l’eau dans la chambre de pompage quand on cesse d’appuyer sur la pédale.

1.2.3 Les pompes centrifuges.

Constitution d’une pompe centrifuge :


9
10

Une pompe centrifuge est constituée :

-d’un distributeur qui sert à conduire l’eau dans l’axe de la pompe (ouie ou oeillard) ;

-d’une roue ou rotor qui est constituée de deux disques entre lesquels se trouvent des
aubes ou ailettes ;

-le diffuseur qui se termine par un divergent –c’est un collecteur de section croissante
en forme de spirale, appelée volute ;

-le corps de la pompe.

Principe de fonctionnement des pompes centrifuges :

Grâce au distributeur, l’eau, qui arrive dans l’axe de la pompe, voit sa vitesse de rotation
augmentée par la rotation de la roue et delà son énergie cinétique. Ces filets liquides chargés
voient leur vitesse baissée au niveau de la partie divergente du diffuseur car ils doivent
occuper un espace plus grand. Cette décélération des filets liquide requiert une force
supplémentaire qui accroît par conséquent la pression subie par le fluide ralenti. Ainsi les
pompes centrifuges augmentent la charge totale des filets liquides en augmentant d’abord leur
vitesse de rotation puis la pression puis en transformant une parie de cette énergie cinétique en
pression grâce à la constitution du diffuseur.

Nomenclature des pompes centrifuges

Les pompes centrifuges sont classées en fonction:

-du nombre de roues dans un seul corps : en pompes monocellulaires et multicellulaires ;

-de la direction de l’axe par rapport au plan de pompage : en pompes à axe horizontal et
à axe vertical ;

-de la position de la pompe par rapport au plan à l’aspiration : en pompe de surface et


pompes immergées.

La caractéristique d’une regroupe en même temps tous ces trois critères de classification :

Exemple : - pompe monocellulaire de surface à axe horizontal ;

-pompe multicellulaire immergée à axe vertical.

1.2.3.1Pompes monocellulaires

Les pompes monocellulaires d’axe horizontal sont conçues pour une hauteur d’élévation
maximale de 60m et un débit moyen de 200l/s avec un rendement de 80%.

Les pompes monocellulaires d’axe vertical sont utilisées pour les puits profonds avec une
hauteur d’élévation qui peut atteindre 100m pour un débit équivalent.

[Link] Pompes à hélice


11

Elles sont équipées d’une roue axiale constituée de pales en forme d’aile portante. A la sortie
des aubes mobiles, la vitesse de l’eau devient parallèle à l’axe de la pompe et la trajectoire des
filets liquides est en hélice. La poussée causée par l’action propulsive des aubes en rotation
sur l’eau propulse cette dernière vers la sortie de la roue. Les pompes à hélices sont
généralement conçues pour fournir de gros débits – 150 à1500m3/h pour une hauteur
d’élévation faible – 1.5à 3.0m. Les pompes à hélice sont utilisées au niveau des projets
d’irrigation à canaux à ciel ouvert pour transporter de gros débits à des hauteurs de 2 à 3m à
par partir d’un canal principal vers un canal de répartition ou de distribution.

[Link] Pompes multicellulaires

Une pompe multicellulaire se caractérise par le fait que dans un seul corps nous avons deux
ou plusieurs roues qui sont installées en série. Grâce à ce type de couplage ces pompes
arrivent à refouler l’eau jusqu’à une hauteur de 400m avec un débit maximal de 1000m3/h.
Les roues montées en série sont reliées entre elles par des canaux retour qui corrigent la
direction centrifuge des filets liquides après chaque sortie de roue. Les pompes
multicellulaires peuvent êtres à axe horizontal ou vertical, immergées ou des surface.

EXEMPLES :
12

[Link] Amorçage des pompes centrifuges

Une pompe centrifuge ne doit jamais être mise en marche avec une présence d’air dans la
conduite d’aspiration ou le corps de la pompe. La présence d’air ou de gaz dans ces deux
parties entraîne une diminution de ces capacités d’aspiration, le surchauffement de la pompe
et l’arrêt de cette dernière. Pour éviter cela le corps de la pompe et la conduite d’aspiration
doivent être remplis d’eau avant tout démarrage d’une pompe centrifuge. Ceci est appelé
l’amorçage de la pompe.

Le remplissage de la conduite d’aspiration et du corps de la pompe n’est possible que


lorsqu’on arrive à retenir l’eau dans ces deux parties. C’est pour cette raison la conduite
d’aspiration est munie d’un clapet de pied de diamètre très légèrement inférieur au diamètre
intérieur de la conduite d’aspiration. Plusieurs méthodes ou procédés sont utilisées pour le
remplissage de la conduite d’aspiration et le corps de la pompe d’eau. Parmi lesquelles on
peut citer :

- amorçage manuel à l’aide d’un entonnoir que l’on installe dans le trou fileté situé au-
dessus du corps de la pompe ;

- installation d’un réservoir décanteur muni d’un by-pass à fermeture automatique au-
dessus du corps de la pompe : au démarrage le by-pass est ouvert et le contenu du réservoir se
vide progressivement dans la pompe et la conduite d’aspiration. La pompe tourne ainsi en
court-circuit sur le réservoir décanteur facilitant l’amorçage de la pompe. Une fois la pompe
amorcée le by-pass se referme automatique et le réservoir peut à nouveau être rempli pour un
prochain amorçage ;
13

- l’utilisation de l’eau du réseau en ouvrant la vanne de manœuvre située sur la


conduite de refoulement. Le contenu du réseau se vide progressivement dans le corps de la
pompe et la conduite d’aspiration ;

- l’utilisation de pompe auto-amorçante. La pompe auto-amorçante est constituée de


deux compartiments séparés par un déflecteur. Au démarrage, grâce à la dépression créée par
la rotation de la roue la pompe aspire une émulsion d’eau et d’air qui se déplace vers la
chambre d’amorçage où ils se séparent : l’eau retombe dans la chambre d’amorçage alors que
l’air est chassé vers la conduite de refoulement. La pompe tourne ainsi en court-circuit, sans
fournir de débit, jusqu’à ce que tout l’air soit purgé de la conduite d’aspiration et du corps de
la pompe. La pompe commence à fournir un débit ;

-l’utilisation d’une pompe manuelle à membrane installée sur la conduite de refoulement.

[Link] DE CALCUL DES POMPES CENTRIFUGES

Le fonctionnement d’une pompe est caractérisé par le débit fourni, la hauteur manométrique
développée, la puissance et le rendement. La relation de ces différents paramètres en fonction
du débit dépend de la vitesse de rotation de la pompe.

II.2 Hauteur manométrique totale (HMT)


14

HMT  H g   J

-Hg est la hauteur géométrique totale.

Selon le mode de fonctionnement de la pompe Hg est donnée par :

-Mode Aspiration :

H g  H gr  H ga
15

-Mode Refoulement :

H g  H gr  H ga
Les pertes de charges sont données par les relations suivantes :

J   Ja   Jr  J la  J sa  J lr  J sr
L *V 2
Jl  
D*2* g
16

 J = Somme des pertes de charges


N.B. : Indice : a – aspiration, r –refoulement ;

l – linéaire, s- singulière.

L =Longueur de la conduite ;

D= Diamètre de la conduite ;

V= Vitesse d’écoulement de l’eau dans la conduite ;

g=l’accélération gravitationnelle (9.81m/s2) ;

λ=coefficient de rugosité qui dépend du nombre de Reynolds

V *D
Re = :

64
-Re  2300 - régime laminaire et   ;
Re

-Re>2300 –régime turbulent et on a deux cas :

0.314
Re  105   ;
4
Re

0.221
Re>105   0.0032 
Re 0.237

Il existe des abaques pour le calcul des pertes de charges linéaires.

Les pertes de charges singulières sont données par :

V2
Js  K
2* g

K= coefficient de pertes de charge singulières. Il dépend de la singularité dont les plus


utilisées sont :

On peut aussi utiliser la méthode de la longueur équivalente (LE) pour calculer les
pertes de charges singulières.
17
18

Aspiration et refoulement dans des réservoirs sous pression :

R2 avec P2>Patm

R1 avec SP

P1  P atm ou P1<Patm

-P1>Patm et P2>Patm ∆P = P2 – P1 ;

-P1<Patm et P2>Patm ∆P = P2 + P1.

Dans ces conditions la hauteur manométrique totale est donnée par :

P
HMT  H g   J 
*g

II.3 Cavitation et Charge nette d’aspiration (NPSH).

II.3.1Cavitation
19

Manifestations de la cavitation :

-Baisse brusque du débit et de la pression : mesurable par un manomètre et un


débitmètre ;

-Des vibrations ;

-Un bruit spécifique (comme du gravier) caractérise le régime de fonctionnement de la


pompe ;

Causes de la cavitation :

-Hauteur d’aspiration trop importante ;

-Brusque changement de direction de l’écoulement ;

-Dépassement du débit nominal qui entraîne un accroissement de la vitesse


d’écoulement et une baisse de la pression

-Faible charge à l’aspiration ;

-Alimentation défectueuse de la roue.

II.3.2Charge nette absolue d’aspiration –NPSH (Net Positive Suction Head)

Les possibilités d’aspiration d’une pompe centrifuge dépendent des caractéristiques du réseau
à l’aspiration et de celles de la pompe elle-même. Ces caractéristiques sont déterminées à
travers la charge nette absolue d’aspiration ou NPSH.

On distingue deux types la NPSHdsiponible et la NPSHrequis.

II.3.2.1NPSHdisponible.

Elle est définie comme la hauteur d’eau effectivement présente au-dessus du plan de
l’aspiration de la pompe. Elle est mesurée sur l’axe de la pompe compte tenu des dispositions
prises à l’aspiration.

Elle ne dépend que des conditions à l’aspiration :


20

- longueur de la conduite ;

- diamètre de la conduite;

- présence de singularités ;

- vitesse d’écoulement et par conséquent le débit ;

- hauteur géométrique.

Dans le cas d’une pompe reliée à un bassin à la pression atmosphérique (Pa) nous avon

NPSH d  Pa  Pv  H ga   J a 

Avec : -Pa –la pression atmosphérique, mCe ;

-Pv – la tension de la vapeur saturante à la température donnée, mCe ;

-Hga – la hauteur géométrique à l’aspiration, m ;

-∑Ja – la somme des pertes de charges à l’aspiration,m.

II.3.2.2 NPSNrequise

Elle se définit comme étant la hauteur d’eau minimale nécessaire au dessus de l’aspiration
pour empêcher la cavitation.

Elle est donnée par le fabricant sous forme de courbe en fonction du débit fourni par la
pompe. Elle varie souvent entre 2 et 5m.

La NPSNrequise est indépendante des conditions d’installation à l’aspiration ; elle ne dépend


que de la pompe.
21

Pour un bon fonctionnement de la pompe et en toute sécurité on doit avoir :

NPSHd > NPSHrequis.

II.4. Puissance et rendement de la pompe

Pour prélever un débit Q jusqu’à la hauteur manométrique totale (HMT) la pompe doit
effectuer un travail qui, rapporté à l’unité de temps est appelé la puissance.

On distingue deux types de puissances :

II.4.1. Puissance effective ou hydraulique –Pe ou Ph

Pe    g  Q  HMT , enW

Avec : - ρ*g le poids volumique du fluide, N/m3 ;

- Q le débit, m3/s ;

- HMT la hauteur manométrique totale, m.

II.4.2 Puissance absorbée - Pa

Pe   g  Q  HMT
Pa  
 

On distingue trois types de pertes d’énergie liées au fonctionnement de la pompe :

-Pertes volumétriques :
22

-Pertes hydrauliques :.

-Pertes mécaniques :

Donc,

 glonal  vol  hyd  mec


TYPES DE POMPES/
Rendement global
Vis d’Archimède 0.60 à 0.70
Pompes volumétriques 0.80 à 0.90
Pompes centrifuges 0.75 à 0.80

I.5 Vitesse de rotation et Vitesse spécifique


23
24

La vitesse de rotation (n) est l’unité de mesure de la rotation de la roue, exprimée en tours
par minute (tr/mn). Ella a une influence appréciable sur le fonctionnement de la pompe. Les
relations de Q, HMT et P sont établies pour une vitesse de rotation donnée.

n 
Q2   2   Q1
 n1 
2
n 
H 2   2   H 1
 n1 
3
n 
P2   2   P1
 n1 

Le rendement est pratiquement indépendant pour des variations de vitesse de rotation


acceptables.

La vitesse spécifique de rotation (ns)

Elle est donnée par la relation suivante :

 Q 
ns  3.65  n   
4 H3 
 

Elle montre la capacité d’une pompe à créer une hauteur manométrique et à produire un débit.

Plus la valeur de ns est petite plus la pompe est capable de créer de charge.

Ainsi, grâce à la ns les pompes sont classées :

-Pompes à hautes pression : ns > 90 (H > 20m) ;

-Pompes à basse pression : 90 < ns < 300 (H < 5m);

-Pompes hélico-centrifuges : 300 < ns < 600 ;

-Pompes à hélices : 600 < ns < 1300.

II.6 Courbes caractéristiques et Point de fonctionnement

Il existe quatre types de courbes caractéristiques :

- la courbe débit – hauteur ;

-la courbe de puissance ;

- la courbe de rendement ;

- la courbe de NPSHr
25
26

qui donnent les variations de ces paramètres en fonction du débit fourni par la pompe.

II.7 Couplage des pompes

II.7.1 Couplage en paralléle


27
28

II.7.1 Couplage en série

II.8 Choix de la pompe et du moteur

II.8.1 Choix de la pompe

Le choix d’une pompe doit se baser sur les caractéristiques hydrauliques du réseau et des
conditions particulières de la source : eaux de surface, eaux souterraines (puits, forages).

Spécificités de la source d’eau :

- axe horizontal : HMaç < 8m - pompes monocellulaires

HMa > 8m - pompes multicellulaires

- axe vertical : Puits profonds – pompes monocellulaires


29

Forage - pompes multicellulaires

Types de pompes :

- HMT < 15m, Q > 100l/s : Pompes à hélice ou hélico-cenrifuges

- HMT > 15m, Tout Q : Pompes centrifuges

Association des pompes – ns :

- ns < 70 ( trop faible) : En série

- ns > 1200 (trop élevée) : En parallèle

De manière générale :

- HMT < 60m – pompes monocellulaires

- 60 < HMT < 90 – Moteur électrique : Etude comparative entre pompes monocellulaires et
multicellulaires

- Moteur thermique : Pompes multicellulaires à faible vitesse de rotation

- HMT > 90m – Pompes multicellulaires.

Sur le graphique de la courbe débit-hauteur de la pompe on mène des droites parallèlement à


l’axe du débit et celui de la hauteur manométrique. Le point d’intersection de ces deux droites
indique la pompe la mieux indiquée pour satisfaire le débit et la hauteur manométrique.

La pompe choisie doit donner un point de fonctionnement dans la zone de rendement


maximal : l’économie d’énergie qui va en résulter justifie le choix d’un type de pompe plus
cher.

II.8.2 Choix du moteur

La puissance du moteur est donnée par :

PM = k*Pa

Avec : - Pa la puissance absorbée de la pompe,

-k coefficient de réserve qui dépend de Pa

k= 1.30 pour Pa≤ 4KW ;

k=1.25 pour 4 < Pa≤ 20KW ;

k=1.20 pour 21≤ Pa≤50KW ;

k=1.15 pour 51≤ Pa≤ 300KW ;


30

k=1.10 pour Pa > 300KW.

II.9 Accessoires sur les conduites

Ces appareils jouent le rôle de régulation, de contrôle et de sécurisation et de protection de la


station pour un fonctionnement durable.

Ces accessoires peuvent être obligatoire ou facultatifs.

II.9.1 Conduite d’aspiration

-crépine ;

-clapet de pied ;

- pente ascendante vers la pompe ;

-minimum de singularités, si un coude est nécessaire il doit à 90) avec un grand rayon
de courbure

-une vanne en mode refoulement.

II.9.2 Conduite de refoulement

-Vanne de manœuvre : -isolement du réseau ;

-réglage du débit ;

-amorçage de la pompe.

-Clapet de retenue : entre la pompe et la vanne de manœuvre –isolement du réseau en


cas d’arrêt brusque de la pompe ;

-manomètre : mesure de la pression de refoulement ;

-Compteur d’eau ;

-Régulateur de pression ;

-Singularités nécessaires.

-Dispositif anti-bélier :

Il permet de lutter contre les coups de bélier.

Les coups de bélier dans les conduites sont dus à une variation brusque du débit et de la
pression en un point donné de l’installation.

Ils sont d’autant plus prononcés que le gradient par rapport au temps de la variation de la
vitesse est grand.
31

Les coups de bélier se produisent avec les coupures de courant, une panne de la pompe ou du
moteur d’entraînement.
32
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34

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