Écologie
Écologie
a
L’écologie, ou écologie scientifique , est une science qui étudie les
interactions des êtres vivants entre eux et avec leur milieu. L'ensemble des Écologie
êtres vivants, de leur milieu de vie et des relations qu'ils entretiennent
forme un écosystème. L'écologie fait partie intégrante de la discipline plus
vaste qu'est la science de l'environnement (ou science environnementale).
Dans le champ scientifique, le terme « écologie » désigne la science qui a pour objet l'étude des relations des êtres vivants
6, 7
(animaux, végétaux, micro-organismes, etc.) entre eux ainsi qu'avec leur habitat ou l’environnement dans son ensemble . Ces
interactions déterminent la distribution et l'abondance des organismes vivants sur Terre. Ainsi, en science, l'écologie est souvent
classée dans le champ de la biologie. Elle étudie deux grands ensembles : celui des êtres vivants (biocénose) et le milieu physique
(biotope), le tout formant l'écosystème.
Ce terme d'écosystème, contraction de l'expression « système écologique », renvoie à la théorie des systèmes et permet de placer
l'écologie dans un contexte plus général. Elle peut alors être définie comme étant la science des écosystèmes, l'écosystème étant
une unité d'appréhension de la nature. On étudie les écosystèmes à l'aide d'un « macroscope », selon l'expression imagée de
8
Howard T. Odum .
Une conception plus restreinte définit l'écologie comme l'étude des flux de matière et d'énergie (réseaux trophiques) dans un
9
écosystème .
Perspective historique
Le concept d'écologie apparaît en 1859 dans le préambule de De l'origine des espèces de Charles Darwin, sous le nom
d'« économie de la nature ». Il y décrit les relations entre les prairies de trèfles, pollinisés par les bourdons, et les chats qui
10
mangent les mulots qui eux-mêmes délogent les bourdons de leurs terriers . Le terme « écologie », en tant que tel, apparaît pour
11
la première fois en 1866, sous la plume d'Ernst Haeckel , construit à partir du grec ancien οἶκος oikos (« maison », « habitat »)
et λόγος lógos (« discours »). Dans son ouvrage Morphologie générale des organismes, Haeckel la désigne en ces termes : « la
science des relations des organismes avec le monde environnant, c'est-à-dire, dans un sens large, la science des conditions
5
5
d'existence » . Cette science est plus tard introduite en France par les géographes de l'école des Annales de géographie,
notamment Paul Vidal de La Blache. Cette revue est le siège d'une collaboration entre des géographes et des botanistes comme
12
Gaston Bonnier, notamment pour la flore alpine . Plus spécifiquement, le terme « écologie » semble être utilisé pour la première
fois en français vers 1874.
Certains historiens considèrent que le terme d'« écologie » peut être employé pour désigner des systèmes de pensée antérieurs à
l'apparition du mot. D'après eux, les premiers discours à caractère écologique seraient le produit direct du siècle des Lumières et
13
de la remise en question de certains préjugés religieux concernant la relation humain-nature .
Il existe en biologie divers niveaux d'organisation : biologie moléculaire, cellulaire, des organismes (au niveau individu et
organisme), des populations, des communautés, des écosystèmes et de la biosphère. L'écologie est une science holistique, elle
étudie non seulement chaque élément dans ses rapports avec les autres éléments, mais aussi l'évolution de ces rapports selon les
modifications que subit le milieu, les populations animales et végétales. Chaque niveau d'organisation apporte des propriétés
émergentes, liées aux interactions entre ces composantes.
l'écophysiologie, qui étudie les relations entre un processus physiologique et les facteurs environnementaux ;
l'auto-écologie (ou autécologie), qui étudie les relations entre un type d'organisme et l'environnement ;
l'écologie des populations (ou démécologie), qui étudie les relations entre une population d'individus d'une
même espèce et son habitat ;
la synécologie, ou écologie des communautés, qui étudie les écosystèmes ;
l'écologie des paysages, qui étudie des ensembles d'écosystèmes ;
l'écologie globale, qui étudie l'écologie à l'échelle de l'écosphère ou biosphère (totalité des milieux occupés par
des êtres vivants).
Facteurs abiotiques
Dans l'approche classique, l'environnement physico-chimique, qui forme le biotope, exerce des pressions sur les espèces, qui
forment la biocénose ; cette influence prend la forme de facteurs abiotiques qui sont :
Facteurs biotiques
La biocénose se caractérise par des facteurs écologiques biotiques de deux types :
les relations intraspécifiques, qui s'établissent entre individus de la même espèce formant une population. Il
s'agit de phénomènes de coopération ou de compétition, avec partage du territoire, et parfois organisation en
société hiérarchisée ;
les relations interspécifiques, qu'un individu entretient avec les autres espèces (comme proie, prédateur ou
dans le partage des ressources à sa disposition).
Niche écologique
La tolérance face à ces facteurs permet de définir la niche écologique d'une espèce, c'est-à-dire sa place dans l'écosystème
caractérisée par son habitat (ou ses habitats utilisés à différents escients : parade, élevage des jeunes, hivernage…) et sa place
dans les réseaux alimentaires. Certains chercheurs [Qui ?] nomment ces caractéristiques les traits d'histoire de vie. Selon le
principe de l'exclusion compétitive, deux espèces ne peuvent pas partager une niche écologique identique, en raison de leur
compétition : l'espèce la mieux adaptée finira par supplanter l'autre.
La biologie des populations étudie la structure et les variations des populations. Des modèles mathématiques ont été développés
pour décrire ces variations au cours du temps, rassemblés sous l'appellation dynamique des populations.
Les écosystèmes sont souvent classés par référence aux biotopes concernés. On parlera :
d'écosystèmes continentaux (ou terrestres), tels que les écosystèmes forestiers (forêts), les écosystèmes
prairiaux (prairies, steppes, savanes), les agro-écosystèmes (systèmes agricoles) ;
d'écosystèmes des eaux continentales, pour les écosystèmes lacustre ou palustre (lacs, étangs) ou
écosystèmes lotiques (rivières, fleuves) ;
d'écosystèmes océaniques (les mers, les océans).
Une autre classification peut se faire par référence à la biocénose (par exemple, on parle d'écosystème forestier, ou d'écosystème
humain).
La relation qui a été la plus étudiée est la prédation (manger ou être mangé), qui conduit à la notion essentielle en écologie de
chaîne alimentaire ; par exemple, l'herbe est consommée par l'herbivore, lui-même consommé par un carnivore, lui-même
consommé par un carnivore de plus grosse taille.
Relations trophiques
Il est possible de classer schématiquement les
organismes en trois niveaux selon leur rôle dans la
14
chaine alimentaire :
Successions écologiques
La succession écologique est le schéma d'évolution d'un écosystème, en matière de composition spécifique, depuis son apparition
dans un environnement vide de vie, en passant par un stade d'installation dit « pionnier », jusqu'au stade climax où les
changements cessent ou varient de façon cyclique et immuable. Ce climax varie selon les lieux en fonction des conditions
environnementales, avec éventuellement des successions saisonnières.
Les successions sont également visibles
dans l'espace, particulièrement dans les 1 : roche mère apparente ;
zones de transition entre écosystèmes, ou 2 : des espèces pionnières
écotones. commencent à s'installer, comme
des lichens puis des mousses ;
succession écologique
Après une perturbation, qui entraîne une 3 : la décomposition des espèces
régression de l'écosystème vers un stade pionnière et la dégradation de la
antérieur, il y a établissement d'une roches mère commence à former un
succession secondaire. Celle-ci ne mène pas automatiquement au même résultat sol ;
15
que le climax qui prenait la place avant la perturbation . 4 : des espèces herbacées
s'installent puis c'est au tour
Échelle intermédiaire - Le paysage d'espèces arbustives ;
L'écologie du paysage étudie la composante non humaine du paysage, son aspect 5 : c'est le stade climax, les arbres dominent.
culturel et psychologique est laissé à d'autres sciences. Elle décrit la façon dont
sont agencés les écosystèmes entre eux, leur répartition et leur fragmentation
(comme caractéristique et non comme processus de dégradation de l'environnement). Les espèces peuvent s'échanger entre
écosystèmes au travers des frontières poreuses que sont les écotones, à la fois zones de transition et écosystèmes en elles-mêmes.
Selon Robert MacArthur et Edward O. Wilson, les morceaux d'écosystèmes pris dans une matrice d'un autre écosystèmes,
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fonctionnent comme de véritables îles, en matière de colonisation par de nouvelles espèces . Au cours de la succession
écologique que vivent les écosystèmes, les paysages évoluent, parfois considérablement, eux aussi.
Biosphère : définition
La Terre, d'un point de vue écologique, comprend plusieurs systèmes : l'hydrosphère (ou sphère de l'eau), la lithosphère (ou
sphère du sol) et l'atmosphère (ou sphère de l'air).
La biosphère s'insère dans ces systèmes terrestres. Elle est la partie vivante de la planète, la portion biologique qui abrite la vie
qui se développe. Il s'agit d'une dimension superficielle localisée, qui descend jusqu'à 11 000 mètres de profondeur et s'élève
jusqu'à 15 000 mètres d'altitude par rapport au niveau de la mer. La majorité des espèces vivantes vivent dans la zone située de
-100 mètres à +100 mètres d'altitude.
La vie s'est tout d'abord développée dans l'hydrosphère, à faible profondeur, dans la zone photique. Des êtres pluricellulaires sont
ensuite apparus et ont pu coloniser également les zones benthiques. La vie terrestre s'est développée plus tardivement, après la
formation de la couche d'ozone protégeant les êtres vivants des rayons ultraviolets. Les espèces terrestres vont d'autant plus se
diversifier que les continents vont se fragmenter, ou au contraire se réunir.
En effet, le fonctionnement des écosystèmes est essentiellement basé sur la conversion de l'énergie solaire en énergie chimique
par les organismes autotrophes, grâce à la photosynthèse (il existe aussi une chimiosynthèse sans utilisation de l'énergie solaire).
Celle-ci aboutit à la production de sucres et à la libération d'oxygène. Cet oxygène est utilisé par un grand nombre d'organismes
— autotrophes comme hétérotrophes — pour dégrader les sucres par la respiration cellulaire, libérant ainsi de l'eau, du dioxyde
de carbone et l'énergie nécessaire à leur fonctionnement. Ainsi, l'activité des êtres vivants est à l'origine de la composition
spécifique de l'atmosphère terrestre, la circulation des gaz étant assurée par de grands courants aériens.
Les êtres vivants participent activement au cycle de l'eau. En effet, les plantes ont besoin d'eau pour le transport des nutriments
captés par les racines jusqu'aux feuilles, une fois arrivée aux feuilles l'eau s'évapore. La végétation facilite ainsi le transport de
l'eau du sol vers l'atmosphère, c'est le processus de transpiration des plantes. sur les continents la transpiration végétale est de loin
le plus gros contributeur à l'évapotranspiration (80 à 90 %), Les forêts et en particulier les forêts tropicales jouent un rôle
important dans le cycle de l'eau.
Par ailleurs, la composition des sols est la résultante de la composition de la roche-mère, de l'action géologique et des effets
cumulatifs des êtres vivants.
Les interactions existant entre les différents êtres vivants s'accompagnent d'un brassage permanent de substances minérales et
organiques, absorbées par les êtres vivants pour leur croissance, leur entretien et leur reproduction, et rejetées comme déchets.
Ces recyclages permanents des éléments (en particulier du carbone, de l'oxygène, de l'azote) ainsi que de l'eau) sont appelés
cycles biogéochimiques. Ils confèrent à la biosphère une stabilité durable, ceci en dehors des interventions humaines et des
phénomènes géoclimatiques exceptionnels.
Aujourd'hui des d'observations à l'échelle planétaire permettent de créer des modèles informatiques de la biosphère dans sa
globalité. Il est ainsi possible d'observer les effets du changement climatique sur la répartition des écosystèmes sur des continents
17
entiers .
Écologie évolutive
Par le mécanisme de la sélection naturelle, les interactions qu'entretiennent les êtres vivants avec leur environnement physique et
les individus des autres espèces (leur écologie, en somme) ont façonné l'évolution des espèces. L'écologie évolutive considère
l'influence de l'histoire évolutive des espèces, en plus des facteurs des environnements actuels, pour expliquer les variations du
monde vivant observées aujourd'hui.
Soumis aux mêmes forces de sélection, des espèces différentes vont subir une convergence évolutive. C'est-à-dire qu'il possède
des organes assurant la même fonction mais ayant une origine différente. La structure de l'organe peut, ou non, être différente.
Parmi les exemples de convergence on peut citer l'hydrodynamisme des requins, des dauphins et des ichtyosaures ou l'adaptation
18
de la langue des fourmiliers, des pangolins et des pics-verts .
L'ensemble des biomes, ou ensemble des lieux où la vie est possible (depuis les plus hautes montagnes jusqu'aux abysses),
constitue la biosphère.
Les écosystèmes ne sont pas isolés les uns des autres, mais interdépendants. Par exemple, l'eau circule de l'un à l'autre par le biais
de la rivière ou du fleuve. Le milieu liquide lui-même définit des écosystèmes. Certaines espèces, tels les saumons ou les
anguilles d'eau douce, passent d'un système marin à un système d'eau douce et vice-versa. Ces relations entre les écosystèmes ont
amené à proposer la notion de biome.
Les biomes correspondent assez bien à des subdivisions réparties latitudinalement, de l'équateur vers les pôles, en fonction du
milieu (aquatique, terrestre, montagnard) et du climat (la répartition est généralement fondue sur les adaptations des espèces au
froid et/ou à la sécheresse). Par exemple, on trouve en mer des plantes aquatiques seulement dans la partie photique (où la
lumière pénètre), tandis qu'on trouve principalement des conifères en milieu montagnard.
Ces divisions sont assez schématiques mais, globalement, latitude et altitude permettent une bonne représentation de la répartition
de la biodiversité au sein de la biosphère. Très généralement, la richesse en biodiversité, tant animale que végétale, est
décroissante depuis l'équateur (comme au Brésil) jusqu'aux pôles.
Un autre mode de représentation est la division en écozones, laquelle est aujourd'hui très bien définie et suit essentiellement les
bordures continentales. Les écozones sont elles-mêmes divisées en écorégions, quoique la définition de leurs contours soit plus
controversée.
Écologie fonctionnelle
L'approche fonctionnelle de l'écologie se détache de la composition spécifique des écosystèmes pour se concentrer sur des
phénomènes physiques, chimiques ou biologiques observables. En classant les organismes dans des groupes fonctionnels, il est
possible d'une part de s'affranchir de l'identification des espèces, d'autre part de comparer des écosystèmes qui peuvent sembler
très différents (en raison de leur éloignement géographique, des espèces présentes et du milieu physique). L'écologie
fonctionnelle étudie les flux de matière et d'énergie entre les différents compartiments de l'écosystème. Pour ce faire, elle utilise
une approche souvent calculatoire de la nature, en quantifiant la production primaire ou la respiration.
Les études du fonctionnement des écosystèmes, peuvent être conduites à l'échelle de l'ensemble d'un écosystème, ou à l'aide de
mésocosmes, expériences à échelle réduite réalisées en laboratoire. En effet s’il parait simple de mesurer la masse de matière
végétale (biomasse) produite chaque année dans une prairie, en la tondant puis en pesant la tonte obtenue après l'avoir séchée, la
même expérience est impossible à réaliser en forêt tropicale.
Groupes fonctionnels
Les groupes fonctionnels peuvent être définis à différents niveaux d'organisation. On peut considérer le groupe des producteurs
primaires aussi bien que celui des herbacées dont les racines prélèvent les ressources à une profondeur comprise entre 5 et 20 cm
dans le sol. Les espèces, regroupées selon leur rôle dans l'écosystème, forment des communautés. Il est parfois extrêmement
difficile d'identifier les espèces présentes dans certains types d'écosystèmes (sol, forêt tropicale, prairies) ; cette approche offre
alors des avantages supplémentaires.
Les différents niveaux de la pyramide alimentaire sont des exemples de groupes fonctionnels : producteurs primaires,
consommateurs primaires, puis consommateurs secondaires. Une seule espèce peut appartenir à plusieurs de ces catégories, par
exemple un écureuil est un consommateur primaire lorsqu'il se nourrit de noix et un consommateur secondaire voire tertiaire
quand il mange un œuf ou un oisillon.
Les groupes fonctionnels peuvent être définis en fonction des stratégies apportées par les espèces face à des facteurs
environnementaux. En botanique, les plantes peuvent ainsi être classées selon qu'elles résistent aux perturbations (=accidents),
aux stress (à long terme) ou au contraire qu'elles sont rudérales (=compétitives hors stress et perturbations). D'autres classements
s'appuient sur la stratégie de dispersion des graines, d'accès à la lumière en forêt…
Les groupes fonctionnels peuvent être subdivisés en sous-groupes à un grand nombre d'échelles, à l'instar des groupes
phylogénétiques (phylum - ordre - famille - genre - espèce - sous-espèce - population…). Ainsi, pour les nécrophages (qui
regroupent à la fois des oiseaux, des mammifères, des insectes…), au sein du groupe des équarrisseurs, premier maillon de la
décomposition, comme les vautours, on distingue les éventreurs, les engloutisseurs, les racleurs/nettoyeurs et les briseurs d'os.
Services écosystémiques
Dans une perspective assez anthropocentrique, l'identification de services écosystémiques a été proposée. Il s'agit de calculer ce
que la nature fournit aux sociétés humaines. L'écologie fonctionnelle vise alors à définir et quantifier ces services — les services
culturels entrent plutôt dans le champ de la sociologie. Ces services comprennent par exemple :
Productivité primaire
Ces notions ont également donné naissance aux termes biomasse (masse totale de matière vivante en un lieu donné), productivité
primaire (accroissement de la masse des végétaux pendant un temps donné) et productivité secondaire (masse de matière vivante
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produite par les consommateurs et les décomposeurs en un temps donné) .
Ces deux dernières informations sont essentielles, puisqu'elles permettent d'évaluer le nombre d'êtres vivants pouvant être
soutenus par un écosystème donné, qu'on nomme capacité porteuse. En effet, l'observation d'un réseau alimentaire montre que
toute l'énergie contenue au niveau des producteurs n'est pas totalement transférée au niveau des consommateurs.
La productivité des écosystèmes est parfois estimée en comparant trois ensembles terrestres et un ensemble continental :
l'ensemble forêt (1/3 de la surface émergée) représente une forte biomasse et une forte productivité. La
production totale des forêts correspond à la moitié de la production primaire ;
les savanes, prairies et marais (1/3 de la surface émergée) représentent une faible biomasse, mais une bonne
productivité. Ces écosystèmes représentent la majeure partie de ce qui « nourrit » l'espèce humaine ;
les écosystèmes terrestres extrêmes (déserts, toundra, prairies alpines, steppes) (1/3 de la surface émergée)
ont une biomasse et une productivité très faibles ;
les écosystèmes marins et d'eau douce (3/4 de la surface totale) représentent une très faible biomasse (en
dehors des zones côtières).
Les actions humaines des derniers siècles ont porté à réduire notablement la surface forestière (déforestation) et à augmenter les
agroécosystèmes (pratique de l'agriculture). De plus, ces dernières décennies, une augmentation de la surface occupée par des
écosystèmes extrêmes est observée (désertification) [réf. souhaitée].
Il peut s'agir d'un environnement dont la qualité se dégrade par rapport aux besoins de l'espèce, à la suite d'une évolution des
facteurs écologiques abiotiques (par exemple, lors d'une augmentation de la température, de pluies moins importantes).
Il peut aussi s'agir d'un environnement qui devient défavorable à la survie de l'espèce (ou d'une population) à la suite d'une
modification de l'habitat. Par exemple, lors de pêche industrielle intensive, les prélèvements par les prédateurs et l'augmentation
de la fréquence de la perturbation de l'environnement modifient les conditions d'habitat et entraînent une disparition de certaines
espèces.
Enfin, il peut aussi s'agir d'une situation qui devient défavorable à la qualité de vie de l'espèce (ou de la population) à la suite
d'une trop forte augmentation du nombre d'individus (surpopulation).
Recherche en écologie
L'écologie ouvre sur de nombreux domaines de réflexion, qui débouchent sur plusieurs disciplines :
Certaines de ces disciplines font partie du champ de la science fondamentale, elles peuvent être centrées sur
un point de vue comme on les a décrits précédemment, un domaine du vivant particulier ou être en lien avec
d'autres disciplines scientifiques :
Écologie globale - Macroécologie - Écologie mésologique - Écologie du paysage - Synécologie - Écologie
des populations
Écologie animale - Écologie végétale - Écologie microbienne - Écologie virale - Écologie des invasions
(étude des espèces envahissantes) - Écologie tropicale - Écologie insulaire - Écologie aquatique -
Écologie urbaine - Écologie des sols - Écologie benthique
Écotoxicologie - Écologie chimique- Écologie moléculaire - Écologie évolutive- Biogéographie - Écologie
comportementale - Paléoécologie - Éco-épidémiologie - Écologie de l'anthropologie - Écologie
humaine, etc.
Écologie ou écologisme
Notes et références
Notes
a. Le terme « écologie scientifique » permet de distinguer cette discipline scientifique de l'écologie politique.
Références
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De Boeck Supérieur, 2010, 296 p. (ISBN 978-2-8041-1626-2, lire en ligne (https://books.google.fr/books?id=Y-e38
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2. Dictionnaire de l’Académie française (https://www.dictionnaire-academie.fr/article/A9E0283)
3. Centre national de ressources textuelles et lexicales (https://www.cnrtl.fr/definition/écologiste)
4. Catherine de Coppet, « Du scientifique au citoyen : la fabrique du mot "écologiste" (https://www.franceculture.fr/his
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Encyclopædia Universalis (consulté le 7 novembre 2014).
6. « écologie (http://www.cnrtl.fr/lexicographie/écologie/0) », Centre national de ressources textuelles et lexicales
7. « écologie » (https://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/écologie/27614), Larousse en ligne.
8. Expression reprise par Joël de Rosnay dans le titre d'un ouvrage éponyme.
9. (en) Charles J. Krebs (en), Ecology, Benjamin Cummings (en), 5e éd., 2001.
10. Bernard Fischesser et Marie-France Dupuis-Tate (ill. Alain Cazalis, Marie-Laure Moyne et Nicole Sardat), Le
Guide illustré de l'écologie, Paris, Éditions de La Martinière, août 2007, 349 p. (ISBN 978-2-7324-3428-5).
11. « Écologie : l’origine d’un monde (https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/sciences-chrono/ecologie-l-ori
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12. Gaston Bonnier, « Les plantes de la région alpine et leurs rapports avec le climat », Annales de géographie, vol. 4,
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13. Jean-Loup Kastler, « L’écologie des Lumières de Michel-Antoine Servan et l’image de la montagne : une
déclinaison originale du concept mesmérien d’harmonie universelle ? », Cahiers d'histoire de la Révolution
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0%2C%22size%22%3A10%7D) », Liste de journaux recensés dont le titre comporte « ecology », sur Directory of
Open Access Journals (consulté en mars 2019).
Annexes
Sur les autres projets Wikimedia :
Écologie (https://commons.wikimedia.org/
wiki/Category:Ecology?uselang=fr), sur
Wikimedia Commons
écologie, sur le Wiktionnaire
Écologie, sur Wikiversity
Écologie, sur Wikisource
Écologie, sur Wikinews
Bibliographie
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(en) Berlow E. L. « Strong effects of weak interactions in ecological communities », 1999, Nature, 398, 330–
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Articles connexes
Glossaire de l'environnement et de l'écologie
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Mathématiques et écologie
Ecological Metadata Language, normes de métadonnées destinée à l'écologie
Écologie intégrale
Liens externes
« Ecologie : l’origine d’un monde » (https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/sciences-chrono/ecologie-
l-origine-d-un-monde-7235100), Science Chrono, France Culture, 27 avril 2024.