Mbadinga-Mbadinga : une affaire,
et des questions naïves Lire en pages 10, 11,12 &13
ECHOS DU NORD
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Bimensuel Gabonais d’informations — 17 ère
année Le H
700 F.CFA 10 janvier 2025
Parait tous les 15 jours
Le Temps des
« Sans-noms » ! Lire en pages 2, 3,4,5,6,7,8 &9
Ph DR
LES COULISSES DE LA RÉPUBLIQUE
Le Temps des « Sans-noms » !
Lors d’une confrontation épique tains, pas tous, se sont arrogé des
entre Me Louis Gaston Mayila et privilèges auxquels d’autres n’au-
l’activiste Messire, l’avocat souvent raient pas droit et se sont forgés à
défini comme un tribun, las des l’idée d’appartenir à une caste supé-
coups de butoir de l’activiste, lui rieure, à la République égalitaire,
lancera qu’il n’était qu’un « sans- celle dont les bénéfices tant de la
nom ». En somme, le fils de paysan croissance que des opportunités
Messire Nna Ndong n’était pas « profiteraient à tous. Lionel Persis
fils de… » comme cela se perçoit Essono Ondo est un « sans-nom »
dans cette République que Brice qu’Oligui Nguema a promu dans ce
Clotaire Oligui Nguema, un autre « qui
sans-nom », essaie de faire passer de est considéré comme le fleuron de la
son statut de « République des finance gabonaise : le Fonds gabo-
ayants droit », celle de ceux qui di- nais d’investissement stratégique
sent avoir un nom et qui, pour cer- Suite en page 3
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Le Temps des « Sans-noms » !
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(FGIS). Il y remplace un banquier trinsèques, son sens du travail bien
pur sucre. Qui a fait ses classes dans fait, sa rigueur et son intelligence.
divers établissements et dont les rai- Lionel Persis Essono Ondo, de l’avis
sons de l’éviction sont à fouiller de ceux qui l’ont côtoyé et qui ont
dans les coulisses du « bâtiment eu une expérience de travail avec
écolo » qui abrite le FGIS, à la « Baie lui, est un surdoué. Ses pourfen-
des Rois » (nous y reviendrons). Ce deurs, s’ils n’ont pas perdu leur ob-
n’est pas pour la forme de sa pré- jectivité, devraient le reconnaître.
sentation sur le site institutionnel Tout comme ils devraient reconnaî-
du FGIS qu’Oligui Nguema a tre sa culture réelle des milieux fi-
promu ce jeune homme qui a fait de nanciers dont des fonds
brillantes études jusqu’à sa thèse de d’investissement qu’il a sommaire-
droit des affaires à Nancy (France), ment brodés dans sa présentation.
comme l'attestent ses anciens col- Et puis le droit ouvre à des opportu-
lègues. Mais pour ses capacités in-
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nités et dote les esprits qui y sont les systèmes de captation en série au
moulés de facultés d’adaptation sein de cet établissement, où, il y a
dans des domaines qu’ils souhaitent quelque temps encore, les méthodes
explorer au point d’en avoir la maî- managériales ont failli pousser des
trise. Les pourfendeurs le savent. jeunes cadres au suicide. Système de
Mais leur problème est ailleurs. Il captation, a-t-on dit ? Depuis l’ou-
réside dans le fait que le président verture du FGIS, la boite n’a servi
Oligui Nguema a osé installer un « qu’à enrichir des officines apparte-
sans-nom » au sommet d’une chasse nant à ceux qui se clament « ayants
gardée des « fils de… ». Parce que droit » ou « fils de… », ceux-là qui
ce « sans-nom » ne répondra pas ont un nom. L’on parle par exemple,
d’eux et ne rentrera pas dans et nous l’avions souligné dans des
l’omerta dont ils se sont entourés et
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Le Temps des « Sans-noms » !
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éditions antérieures, de ces my- teurs directeurs généraux (ADG)
riades de boites qui ont assuré des successifs du FGIS ont conservé une
prestations et continuent de le faire ligne affectée à leurs voyages de
au FGIS, laissant échapper des l’ordre de… 1,2 milliard de FCFA. A
sommes astronomiques, sans réelle croire que ces derniers étaient en dé-
valeur ajoutée pour le FGIS. Une placement à bord de jets privés. Et
mangeoire à ciel ouvert, couverte même dans ce cas de figure, ils au-
par la musique incessante des raient battu le record attribué à la «
vagues de l’estuaire du Komo. Cette Vilaine de Bob Marley » (Pascaline
situation ne semble pas s’être arrê- Mferri Bongo) en termes
tée après « le Coup de la libération de coûts de location d’aéronefs. Les
» et l’on se demande bien pourquoi scandales, le FGIS en regorge. Est-
l’orthodoxie clamée par l’adminis- ce pour établir le statu quo qu’il
tration de tutelle n’a pas atteint la « faut amplifier un tintamarre ourdi
Baie des Rois ». L’on continue de se par une bande d’aigris habitués de
demander pourquoi les administra- ce genre de coups bas (affaire Emile
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Le Temps des « Sans-noms » !
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Doumba pris à partie par une série aux dires de nombreux connais-
de billets Makaya (dans le quotidien seurs, est la situation réelle de cette
"L'Union"), œuvre d’un limier du boite que d’aucuns considèrent en
Trésor, du temps de son magistère crise. L’on accuse, à ce propos, un
aux Finances, et, plus près, des manque de vision au sein de ce qui
comptes d’Alaba Fall disséminés fut autrefois considéré comme un
dans toutes les boîtes aux lettres de pilier du développement écono-
la République, sans parler des af- mique du Gabon. Entre pilotage à
faires des BMA (biens mal acquis) vue, querelles internes et gestion
du vivant d’Omar Bongo. contestable, au point de croire
L’acharnement sur le nouvel ADG qu’elle était dépourvue de direction
du FGIS ou le mensonge le dispute claire, soulevant des inquiétudes sur
au fake, surtout lorsque l’on regarde sa capacité à remplir ses missions
la qualité de ceux à qui les pourfen- essentielles.
deurs ont fait porter la charge, inca- Des personnes ayant requis l’anony-
pables eux-mêmes de se mettre en mat parlent même d’une gestion
frontline ; des personnes habituées sans cap ni stratégie. Et l’ancien
à propager la diffamation pourvu ADG n’y a rien pu changer. L’insti-
que cela nuise et fasse mal. tution a donné l’impression de navi-
Et pourtant, ce qui doit préoccuper,
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guer sans gouvernail. Et pourtant, Le FGIS, et Ditengou Mbadinga
certains parlent du remplacement trouvera cette situation, a donné
d’une personne à la carrière respec- lieu à des luttes de pouvoir délé-
table dans le secteur bancaire. Mais tères. Au cœur de cette tourmente,
la gestion du FGIS laisse perplexe. le directeur général des opérations
Aucune stratégie claire n’a été défi- (DGO), Acheul Mayombo, a été
nie et les décisions semblaient être pointé du doigt vu qu’aux yeux des
prises au gré des tensions internes, agents il a semblé jouer un rôle
à en croire des observateurs. Les controversé. Accusé de tyranniser
conflits et les jeux d’influence au ses collaborateurs, imposant, disent-
sein de l’organigramme ont éclipsé ils, une ambiance toxique qui a
les objectifs initiaux de développe- poussé certains employés à envisa-
ment économique et de mobilisation ger des départs précipités, voire à
des investissements. Suite en page 8
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Le Temps des « Sans-noms » !
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exprimer un mal-être alarmant. Une celui qui empêchait les filiales de re-
gestion autoritaire qui a constitué cruter le personnel dont elles
une menace à même de compromet- avaient besoin, vu que, à ce qu’il
tre le fonctionnement interne et de semblerait, il se serait improvisé
saper le moral des équipes. Un DRH (directeur des ressources hu-
agent ayant requis l’anonymat a maines) au détriment du concerné.
évoqué le souvenir d’une déclara- Était-ce sur instructions de son
tion d'Olivier Berni, l'ancien direc- ADG ? Toutefois, il a été observé
teur général de HPG, une filiale du que ces recrutements ne correspon-
FGIS, qui disait : “Je recevais régu- daient en rien aux profils attendus
lièrement des demandes incessantes par les filiales et cela, des conseils
de la part de certains hauts cadres d'administration aux directions,
du FGIS pour recruter leurs co- voire aux secrétaires.
pines." A en croire certains témoi- Beaucoup sont pour dire que le
gnages, ces méthodes n'ont pas FGIS ne présentait aucun résultat
changé. Le DGO a été vu comme
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Le Temps des « Sans-noms » !
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sur le terrain, notamment dans son Pour la petite histoire, le "sans-
rôle qui était aussi d’attirer des in- nom" Brice Clotaire Oligui
vestisseurs et dynamiser l’économie Nguema (C’BON), fils d’un institu-
gabonaise. Sinon quels ont été les teur du canton Bissok (Oyem) et
résultats dans ce sens ? N’est-ce pas d’une femme au foyer de Ngouoni,
la raison des changements opérés à n’est-il pas en train d’ouvrir pour le
la tête de cette structure ? N’est-ce Gabon les plus belles pages de son
pas aussi ce qui amène plus d’un à histoire ?
appeler à une véritable réforme de Un changement que, néanmoins,
l’institution ? Sur ce volet, ceux qui n’ont pas été à mesure d’opérer
veulent jauger le “sans-nom” Es- ceux qui disent avoir un “nom” et
sono Ondo en auront l’opportunité. qui n’ont pour seul mérite que
Et cela ne dépendra pas de la forme d’être les pilleurs de ce pays, de
d’une présentation de son parcours père en fils. Un pillage qui leur a
que certains pourfendeurs savent donné un “nom”.
vrai.
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COULISSES DE L'ADMINISTRATION
Mbadinga-Mbadinga
Une affaire, et des
questions naïves
Alors qu’il se trouve en garde à vue, d’ajouter : Oligui c’est moi, et c’est
Mbadinga Mbadinga est sorti de la moi Oligui. Il est dans mon ventre
pièce dans laquelle il était gardé (sic)». On appelle cela la volonté de
parce qu’un visiteur impromptu puissance. L’attitude de ceux qui
était venu lui rendre visite. Sorti de continuent de penser qu’ils ont droit
sa pièce, il se retrouvera en face de vie ou de mort sur d’autres…
d’un certain…Yann Koubdjé. Sans comme au temps où ils servaient «
coup férir ce dernier l’agonira de La Youngteam ». Koubdjé est un
qualificatifs : « petit rigolo » et nostalgique. Mais l’affaire Mba-
consort. Puis de lui lancer en subs- dinga, aux dires de beaucoup de
tance que s’il veut le mettre en pri- personnes soulèvent des question-
son il le ferait. Sans se passer Suite en page 11
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COULISSES DE L'ADMINISTRATION
Une affaire, et des questions naïves
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nements. Des questions somme une main noire a souhaité que l'en-
toute naïves. quête soit confiée à la DGSS au mé-
Primo : cette affaire est-elle légale- pris de la règlementation. Le
ment du ressort de la DGSS ? car message audio diffusé sur les ré-
par ses missions, elle est un service seaux sociaux avait, à dessein, ré-
de la Garde Républicaine. C’est ce clamé que l'enquête ne soit pas
qu’informe le site internet du MIN- confiée à la DGSS pour que le
DEF et de la GR. Celles-ci s'articu- contraire se fasse. Et si cette main
lent principalement autour de la noire n’était autre que l’ancien cais-
protection du Chef de l'État. Dans ce sier de BGFI des Bongo ?
cas de figure, iI faudrait que Mon- Dans la suite des questions naïves :
sieur Mbadinga Mbadinga ait posé pourquoi Monsieur Mbadinga-
des actes susceptibles de porter at- Mbadinga est entendu depuis plus
teinte à la personne du Chef de d'une semaine sans qu'on sache vé-
l'État pour qu'une instruction de la ritablement quel est le régime juri-
DGSS soit envisageable. En réalité
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COULISSES DE L'ADMINISTRATION
Une affaire, et des questions naïves
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dique qui s'applique à ce pseudo, pourquoi ne lance-t-on pas la procé-
garde à vue. Est-ce légale ? Et pour- dure appropriée ? Toute petite ques-
quoi est-il entendu ? A ce qu’il sem- tion naïve.
blerait, il s’agirait des faits commis Il semble que ce qui est reproché à
durant la période où il était Tréso- Monsieur Mbadinga Mbadinga
rier Central, donc comptable public. c'est d'avoir encaissé, en 2024, des
Si en sa qualité de comptable pu- bons de caisse émis en 2023, qui lui
blic, il a manqué à ses obligations, étaient destinés au titre de perdiems
n'existe-t-il pas des procédures ad- en dépit d'une consigne interdisant
ministratives qui s'appliquent en de se faire payer sur des bons de
pareille situation et qui laissent la caisse émis avant le 30 août 2023. lI
possibilité de s'expliquer devant la aurait par la suite tenté de faire en-
Cour des comptes ? Simple question caisser ces bons de caisse qui lui
naïve. était destinés, à travers un intermé-
En effet, si en sa qualité de compta- diaire, pour une valeur d'environ 60
ble des choses lui sont reprochées, Suite en page 13
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COULISSES DE L'ADMINISTRATION
Une affaire, et des questions naïves
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millions de FCFA. Une question confidences recueillies auprès de
naïve : d'où sort le Chiffre de 120 personnes : qui ont été entendues
milliards de FCFA ressassé çà et là ? dans cette affaire, il semblerait que
Il semble que ce qui pourrait lui être l'enquête concernerait la période
reproché, c'est au trop le non-respect 2020-2023. Or, durant cette période,
d'une consigne administrative. Faut- Monsieur Mbadinga Mbadinga n'a
il rappeler que ces bons de caisse été Trésorier Central que durant
correspondant à des perdiems moins d'un an. Pourquoi dans ce
(SPG) semblent avoir été régulière- cas, son prédécesseur qui a mis plu-
ment émis, du point de vue de la sieurs années au poste de Trésorier
procédure comptable. Si des ques- Central et dont le nom semble avoir
tions d'opportunité devaient se été cité, ne semblent pas intéresser
poser sur l'émission de ces titres de les enquêteurs de la DGSS ? ce sont
paiement, ne devrait-on pas enten- juste là de simples questions naïves.
dre l'ordonnateur qui a émis ces ti-
tres ? De même, d'après les
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COULISSES DES PROVINCES
Le préfet de Mabanda en fait trop
A ce qu'il semble, le
sieur Venant Ibangot
a définitivement
perdu le respect de ses
administrés et ainsi
mis à terre l'autorité
de l'Etat. L'alerte sur
la défiance que le pré-
fet de la Doutsila
(Mabanda), départe-
ment situé au nord-est
de la province de la
Nyanga (Sud), essuie
auprès de ses admi-
nistrés avait été don-
née publiquement lors
de la campagne pour accord. A ce qu'il semble, le préfet de la
le référendum du 16 novembre der- Doutsila a un penchant pour l'argent
nier. En effet, des jeunes de Mabanda facile. On le dit proche des patrons des
avaient tenu à signifier leur ras-le-bol sociétés forestières opérant dans la
au colonel Manfoumbi Manfoumbi, zone en totale violation de la législa-
qui conduisait la coordination provin- tion. Selon certaines indiscrétions, c'est
ciale de la campagne. L'agitation des pourquoi il avait sanctionné les auxi-
ces jeunes avait attiré l'attention de l'of- liaires de commandement qui avaient
ficier supérieur, qui avait jugé bon de eu le tort d'exiger à ces opérateurs éco-
leur donner la parole. L'un des jeunes nomiques le respect de la loi et des po-
avait lu un mot dans lequel figuraient pulations vivant dans les zones
les griefs contre l'administrateur civil. d'exploitation. Le préfet de la Doutsila
Sur place, les services de renseigne- avait été cité parmi les personnes à
ment avaient confirmé la véracité des l'origine du détournement d'une partie
récriminations énumérées par les des 15 millions que le président de la
jeunes. Mais il y a plus. Au fait que le transition avait laissés aux populations
préfet confie sa voiture de commande- en juillet lors de la tournée républi-
ment à un de ses parents originaire de caine. Ce qui fait qu'il est souvent
l'Ogooué-Ivindo au détriment du moqué dans les forums des originaires
chauffeur attitré de la préfecture, il y a de la Doutsila. Par pudeur, c'est à voix
que le sieur Ibangot préfère faire venir basse que l'on évoque la vie de dé-
des membres de sa famille pour procé- bauche que ce séducteur mène là-bas.
der à la révision de la liste électorale, A ce qu'il paraît, il a provoqué les dé-
au lieu de recruter sur place. Il l'avait boires d'un couple aujourd'hui au bord
déjà fait pour le référendum. Il vient de de la dislocation. Ce que les popula-
récidiver. Selon nos informations, il tions souhaitent aujourd'hui, c'est ni
toucherait des rétro-commissions. C'est plus moins que le départ du préfet Ve-
pourquoi il choisit les siens au lieu des nant Ibangot, l'autorité de l'Etat étant
fils et filles de la contrée car il n'est pas par terre à cause de lui.
sûr que ces derniers accepteront un tel
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Gabon maison de verre
Cette affaire n’arrêtera pas de soulever des zones chée, un des nombreux collaborateurs du prési-
d’ombre. Étrange que sur un coup de tête, quand dent Oligui Nguema se serait-il risqué à des of-
bien même l’on apprendrait que la convention fres pour que le dossier aboutisse et que, rien ne
qui posait un problème avait été révisée et que suivant refus diplomatique de la partie adverse
les parties étaient tombées sur un consensus. ayant été de mise -, il ait simplement interrompu
Alors, que s’est-il réellement passé pour qu’ins- tout contact avec elle ? La maxime d’OBO a
truction soit donnée à la direction de l’énergie toujours été à propos. Des conversations télépho-
pour que le contrat de KPS soit suspendu ? Omar niques, semble-t-il, ont eu lieu et que l’on ne sait
Bongo Ondimba (OBO) disait que "le Gabon est jamais, des numéros de téléphone pourraient
une maison de verre". Et l’ancien palais de avoir été fixés sur les téléphones de la partie ad-
Marbre, aux façades vitrées, l’est encore plus. verse, dont l’affichage pourrait être de mise un
Alors, dans cet univers à la transparence affi- jour.
Ainsi, l’on a préféré les délestages intempestifs
Question sans à cause d’un caprice inassouvi.
Disons plutôt à cause d’un refus de la partie ad-
verse d’accéder à une demande de bakchich.
réponse
Qu’est devenu le projet de l’agence de ré-
gulation des hydrocarbures dont une des
Autre question sans
missions étaient de garantir la transpa-
rence tarifaire et la pratique de la libre réponse
concurrence en zone CEMAC ? Dans quel Qui a fait payer aux pétroliers un logiciel à 1 mil-
tiroir ce projet a-t-il échoué ? Qui bloque et lion d’euros alors qu’un logiciel équivalent avait
pourquoi ? Que se passe-t-i dans ce pays ? été conçu pour l’ONE à l’époque à…60 millions de
Une simple question sans réponse. FCFA (un peu moins de 100 000 euros) ?
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Droit de réponse à la Famille Benghan Andeme
Monsieur,
Suite à l’article paru dans votre journal du Informé de cette vente à la sauvette, une
Lundi 23 Décembre 2024, dans ses co- procédure pénale a été engagé à son en-
lonnes 14 et 15, traitant l’Affaire de MBA contre et ceux qui ont participé à cette
ANDEME Théophile, nous venons par ce œuvre.
message faire valoir notre droit de ré- Or, c’est plus tard, en Août 2023, que cer-
ponse. tains des ayants droit de Feue BENGHAN
En effet, dans votre journal, vous arguez ANDEME Odette, viendront à la res-
du principe de ce qu’il serait victime. Et cousse, en signant un document, soit plus
que ce serait un acharnement sur sa per- d’1 an après la vente, pour tenter de dis-
sonne, du fait de la noble action d’organi- culper les auteurs de la vente. Alors que ce
ser le retrait de deuil de sa Sœur ainée. document ne peut valoir, car le proprié-
Loin pour nous de préjuger l’action judi- taire du bien vendu est MBA ANDEME
ciaire qui est pendante, il est de notre de- Théophile, par mutation à son profit dudit
voir de rétablir certains faits. bien.
Malgré le partage des biens fait par leur
génitrice, Feue NYARE NKOGHE Agnès En tout état de cause, la justice doit faire
Louise Née ANDEME OBAME, avant sa son travail.
mort, MBA ANDEME Théophile, a sé-
questré les biens revenants à sa Sœur Pièces jointes :
Ainée Feue BENGHAN ANDEME Odette - Ordonnance de séquestre du 27 Février
Marthe Jeanine, au préjudice des ayants 2019
droit de cette dernière, qu’il a longtemps - Ordonnance de référé du 19 Avril 2019
perçu les loyers sans les reverser. (Défense à exécution)
Une procédure en cessation de trouble - Ordonnance du Juge des référés du 07
avait été engagé contre lui devant laquelle Juin 2019 (Condamné à cesser le trouble)
il a succombé. Mécontent de ce résultat, il a - Arrêt du Lundi 29 Juin 2020 (confirma-
interjeté appel de cette décision, qu’il per- tion de la condamnation à cesser le trou-
dra encore. ble)
C’est en ce moment qu’il a entrepris une - Tableau de renseignement de la Conser-
démarche frauduleuse avec le concours du vation de la propriété foncière du 13 Avril
Notaire Maître Abel MOULOUNGUI, de- 2022
vant la conservation foncière, pour la mu- - Tableau de renseignement de la Conser-
tation du bien querellé à son profit. vation de la propriété foncière du 04 Avril
Puis s’en est suivi la vente dudit bien (Ci- 2024
néma le Gabon), intervenu le 04 Juillet - Copie de l’acte de vente notarié du 04
2022, suivant l’Acte Notarié, qu’il a signé Juillet 2022.
de sa propre main.
tiel
Directeur de la Publication Rédacteur en Chef éditorial
ECHOS DU NORDonf
Désiré ENAME Jean Michel Sylvain: Mail, ansy1114@ gmail.com
e n °63
Co-Directeur de la Publication Analystes: Ramses Frank ([email protected])/
id érie
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Journalistes : Sophie Beuve Mery / Gil Lawson
Tel: 066.99.62.99
rs-S Tél Rédaction : 066 51 89 99 PAO : Christian Mondzo : 077 37 62 32/076 50 22 30
Ho
C Directeur de la rédaction délégué Distribution : CODIPRESS
D.L.B.N N°2359/11/2016
MIHINDOU BISSIELOU
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