MPSI 1 & 2 Année 2024-2025
Devoir surveillé de Sciences Physiques
* Une attention toute particulière sera accordée, lors de la correction, à la qualité de la présentation, de la rédaction et de l'orthographe.
* La numérotation des questions de l'énoncé ainsi que ses notations seront scrupuleusement respectées.
* Les questions feront systématiquement l'objet d'une résolution littérale (dont le résultat sera exprimé exclusivement en fonction des données
de l'énoncé !), éventuellement suivie d'une application numérique, dont le résultat devra être accompagné de l'unité SI correspondante. Chaque résultat
devra être mis en valeur (souligné...).
* Toutes les réponses devront être justifiées pour être prises en compte lors de la correction.
* Les candidats veilleront à numéroter chacune de leurs feuilles (n° de la feuille / nombre total) et à y faire figurer leur nom EN CAPITALES
D’IMPRIMERIE.
* Utiliser uniquement un stylo noir ou bleu foncé non effaçable pour la rédaction de votre composition ; d’autres couleurs, excepté le vert,
peuvent être utilisées, mais exclusivement pour les schémas et la mise en évidence des résultats.
* Ne pas utiliser de correcteur.
A RENDRE SUR DEUX COPIES DISTINCTES
COPIE A
Les deux problèmes sont totalement indépendants et peuvent être traités dans un ordre quelconque.
Formulaire d’optique :
On admet les relations suivantes concernant un objet A’B’, image d’un objet AB par une lentille de foyers principaux F (objet) et F’
(image), de centre optique O et de focale f’ :
1 1 1
Formules de conjugaison : (formule de Descartes) ; FA.F ' A ' f '2 (formule de Newton).
OA ' OA f '
OA ' A ' F ' OF A' B '
Formules de grandissement : ; où .
OA OF ' AF AB
Problème A
Question préliminaire
On considère deux lentilles minces convergentes de distance focale image respective f'1 et f'2, de même axe optique et dont les centres
optiques O1 et O2 sont distants de d = O1O2. On supposera O1 situé avant O2 dans le sens de propagation de la lumière.
A.A.1.1. Montrer que la position par rapport à O2 de l'image A' d'un point lumineux réel A situé à l'infini sur l'axe optique est donnée
f ' f ' d
par O2 A' 2 1 .
f '1 f ' 2 d
A.A.1.2. Dans le cas particulier d'un objet réel à l'infini, en déduire que deux lentilles minces accolées (d = 0) peuvent être remplacées
par une lentille mince unique de centre optique confondu avec les centres optiques communs des deux lentilles et dont on déterminera
la distance focale image f'12.
A.A.1.3. La nature des lentilles associées (convergente ou divergente) a-t-elle une influence sur les résultats obtenus aux questions
précédentes ?
Etude simplifiée d'un objectif photographique bifocal.
A.A.2.1. On considère un système optique comprenant sur un même axe optique trois lentilles minces Ll, L2 et L3, de centre optique O1,
O2 et O3 et de foyer image F'1, F'2 et F'3. L1 et L3 sont des lentilles identiques, divergentes, de distance focale image f'1 = 60 mm. L2
est une lentille convergente de distance focale image f'2 = 35 mm. Dans la première position (position 1) les lentilles L1 et L2 sont
accolées.
a) Déterminer en fonction de f'1 et f'2 la position par rapport à O1 du foyer image F'12 de la lentille mince équivalente à l'ensemble des
deux lentilles L1 et L2. Faire l'application numérique. Quelle est la nature de la lentille équivalente ?
b) En déduire, en fonction de f'l et f'2, la distance entre les lentilles L1 et L3 pour qu'un rayon incident parallèle à l'axe optique ressorte
du système parallèle à cet axe (système afocal). Faire l'application numérique.
D'
c) Déterminer en fonction de f'1 et f'2 le grandissement 1 = , rapport entre le diamètre D' du faisceau émergent et le diamètre D du
D
faisceau incident parallèle à l'axe optique ; on s’aidera d’une construction. Faire l'application numérique.
A.A.2.2. Partant de la position précédente (position 1), tout en maintenant fixes L1 et L3, on déplace L2 jusqu’à ce que les lentilles L2 et
L3 soient accolées. On est alors dans la deuxième position (position 2)
a) Montrer que l'on obtient encore un système afocal.
b) Déterminer dans ce cas, en fonction de f'1 et f'2, le rapport 2 entre le diamètre D' du faisceau émergent et le diamètre D du faisceau
incident parallèle à l'axe optique. Faire l'application numérique.
A.2.3. a) Construire la marche d'un faisceau lumineux à travers le système, le faisceau incident étant parallèle, incliné d'un angle par
rapport à l'axe optique du système dans la première configuration. On notera ' l'angle du faisceau émergent par rapport à l'axe optique.
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'
b) En déduire en fonction de f'1 et f'2 la valeur du rapport G1 = (appelé grossissement) entre les angles de sortie et d'entrée du
faisceau. Faire l'application numérique.
c) Quelle est la relation entre G1 et 1 ?
d) En déduire la valeur en fonction de f'1 et f'2 du grossissement G2 du système dans la position 2. Faire l'application numérique.
A.A.2.4. On dispose alors, derrière L3, une lentille mince convergente L4 de distance focale image f'4 = 50 mm.
a) Où doit-on placer le film photographique pour obtenir une image nette d'un objet très éloigné ? La distance de L3 à L4 a-t-elle de
l'importance ?
b) Où doit-on placer la lentille L4 pour que l'encombrement du système lentilles-film soit le plus faible possible ? Quelle est alors la
distance entre L1 et le film photographique ?
c) Quelle est la dimension de l'image sur le film d'un objet très éloigné, caractérisé par son diamètre apparent (angle sous lequel il est
vu) pour chacune des deux positions de L2 ? Application numérique : calculer dans les deux cas la taille de l'image pour = 5°.
d) On appelle distance focale f' de l'objectif composé des quatre lentilles la longueur égale au rapport entre la taille de l'image et l'angle
A' B'
: f ' . Déterminer les valeurs numériques de cette distance focale dans les positions 1 et 2.
Problème B
Dans tout le problème on s'intéresse à des systèmes centrés.
Un observateur emmétrope, c'est à dire ayant un œil normal, peut voir distinctement de l'infini à une distance minimale dm. On dit que
l'observateur accommode si l'objet qu'il observe n'est pas à l'infini.
La loupe
Cet observateur regarde à l'œil nu un tout petit objet plan que l'on assimilera à un segment AB de longueur l, perpendiculaire à l'axe
optique.
A.B.1.1. Déterminer m, l'angle maximal sous lequel l'objet peut être vu.
A.B.1.2. L'observateur regarde AB à travers une lentille mince convergente de distance focale f' et de centre O (loupe). Son œil est situé
à une distance a de la loupe (a < dm).
a) Déterminer les positions de l'objet rendant possible l'observation d'une image nette par l'observateur emmétrope. Faire une
construction géométrique de l'image. L'image est-elle droite ou renversée ?
b) Pour quelle position de l'objet, l'observation se fait-elle sans accommodation ? Exprimer l'angle sous lequel l'œil voit l'image.
Application numérique que vaut le grossissement commercial de la loupe G = ? On donne dm = 0,25 m et f' = 50 mm.
m
Principe du viseur
Un viseur est constitué d'un objectif et d'un oculaire de même axe optique (Ox). On assimilera l'objectif à une lentille mince convergente
L1 de centre O1 et de distance focale f'1 et l'oculaire à une lentille mince convergente L2 de centre O2 et de distance focale f'2. On pose
O1O = D et OO2 = d (les distances D et d sont positives et réglables). Dans un plan transverse est disposé en O une croix appelée
réticule, constituée de deux traits fins perpendiculaires. L'observateur place son œil à une distance a derrière l'oculaire (a < dm).
A.B.2.1. Quel est l'intervalle des valeurs de d permettant à l'observateur de voir le réticule net à travers l'oculaire ? Où doit-on placer le
réticule pour l'observer sans accommodation ? On effectuera les constructions pour les deux valeurs extrêmes de d.
A.B.2.2. Le réglage précédent est supposé réalisé (vision sans accommodation). On souhaite observer à travers le viseur, un objet A
situé sur l'axe optique à l'abscisse x = OA . L'image intermédiaire doit se trouver dans le plan du réticule.
a) Montrer que x 4f'1.
b) Déterminer l'expression de D en fonction de x (s’il existe plusieurs solutions, on choisira celle qui minimise la taille du viseur).
c) En déduire la plage de réglage de la distance D que le constructeur doit prévoir.
COPIE B
Exercice I : ETUDE DE L’OXYDATION DU DIOXYDE DE SOUFRE SO2
La réaction d’oxydation de SO2, réalisée dans un convertisseur où règne la pression p, a pour équation-bilan :
SO2(g) + 1/2O2(g) = SO3(g) [1]
La constante d’équilibre K°(T) en fonction de la température s'écrit sous la forme : ln[K°(T)] = 11,9.103 / T 11,3
B.I.a. Calculer K° pour T = 718 K.
B.I.b. Comment choisir la température pour favoriser la synthèse de SO3 ?
Le taux de conversion de la réaction est défini comme le rapport entre le nombre de moles de SO3 (à l’instant t) et le nombre
initial de moles de SO2.
B.I.c. On note n0 le nombre initial de moles de SO2 et n1 celui de O2, celui de SO3 étant nul. Exprimer à l'aide d'un tableau d'avancement
les quantités de matière à l'instant t en fonction du taux de conversion.
pSO3
B.I.d. Montrez alors que le rapport des pressions partielles s'exprime en fonction de seul.
pSO2
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B.I.e. Montrer que le taux de conversion à l’équilibre , la constante d’équilibre K°(T), la pression partielle d’oxygène (exprimée en
1
bar) ainsi que la pression de référence p° (1 bar) vérifient la relation :
1 p
1
K (T ) pO2
En déduire l’effet d’un accroissement de la pression partielle d’oxygène sur la conversion de SO2, tous les autres paramètres restant
inchangés. Quel taux maximal de conversion peut-on atteindre à 718 K sous pression atmosphérique ?
Pour des raisons économiques, l’oxygène de l’air (on rappelle qu’une mole d’air est très sensiblement constituée de 0,2 mole
de dioxygène et de 0,8 mole de diazote) est préféré à l’oxygène pur. Les gaz issus d’un réacteur d’oxydation du soufre liquide ont la
composition molaire suivante :
7,6 % SO2 11,0 % O2 81,4 % N2
B.I.f. Partant de 100 moles de gaz (SO2, O2, N2), déterminer l’expression reliant la constante d'équilibre, la quantité (notée ) de SO3
formé et la pression totale P. On montrera qu'on a une relation de la forme :
* C ( ) P 0
K 0 où A, B, C sont des expressions de et un coefficient à déterminer
A() B() P
B.I.g. Le convertisseur fonctionnant à T = 718 K, à la pression atmosphérique p°, calculer le taux de conversion de SO2 en SO3. On
déterminera d'abord en utilisant le solver de la calculatrice ou en utilisant une représentation graphique de la fonction adéquate de
.
L’évolution exacte du taux de conversion en fonction de la température (la pression totale P demeurant constante), est
représentée sur l’abaque suivant (figure 5) :
Taux de conversion
Température (K)
Figure 5
B.I.h. A partir de quelle valeur de la température, le taux de conversion devient inférieur à 95% ? Sachant que d’un point de vue
cinétique, la réaction ne démarre que vers 600 K, évaluer l’intervalle de travail possible.
Exercices II : "CONTRARIÉTÉS" EXPÉRIMENTALES
Le fait de n'avoir pas suffisamment réfléchi aux propriétés physiques des systèmes ou à l'influence des capteurs de mesure sur l'objet
de la mesure, réserve parfois quelques surprises à l'expérimentateur. Les questions qui suivent, toutes indépendantes les unes des autres,
se présentent comme un test de bon sens physique. Elles ne demandent, tout au plus, que de brefs calculs.
B.II.1. Un voltmètre récalcitrant !
Une source de tension sinusoïdale de valeur efficace U = 240 V est branchée aux bornes de deux résistances en série, toutes deux égales
à R = 10 M (Figure 1).
B.II.1.1. Calculer la valeur efficace des tensions VMN et VPM entre
les nœuds nommés, en l'absence de voltmètre.
B.II.1.2. Pour effectuer la mesure de ces tensions, on utilise un
voltmètre de résistance interne égale à r = 10 M. Indiquer la
tension lue sur le voltmètre lorsqu'on le branche successivement
entre M et N, entre P et M puis entre P et N.
B.II.1.3. Conclure.
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B.II.2. Un oscilloscope perturbant !
Une source de tension E = 12 V alimente trois résistances égales R
disposées en série (Figure2).
Calculer la tension entre les bornes A et B dessinées sur le schéma. Pour
mesurer cette tension on utilise l'oscilloscope dessiné sur la même
Figure 2, borne A' reliée à la borne A et borne B' reliée à la borne B. Cet
oscilloscope a une impédance interne très supérieure à la résistance R et
pourtant la tension qu'il mesure n'est pas celle qui a été calculée.
Expliquer pourquoi et donner la valeur de la tension mesurée.
Exercice III : Cellules photovoltaïques
On étudie quelques aspects électriques caractéristiques d'une cellule photovoltaïque.
A. Caractéristique d'une cellule unique
La figure ci-contre représente une caractéristique schématisée
tension-intensité pour une cellule photovoltaïque élémentaire,
éclairée avec un rayonnement dont la puissance par unité de
surface est fixée.
B.III.1. On branche successivement un voltmètre, puis un
ampèremètre, aux bornes de la cellule considérée. Que
mesure-t-on ? Que représentent ces grandeurs pour le dipôle ?
B.III.2. Mettre en évidence la portion de la caractéristique
correspondant à un fonctionnement en générateur électrique
(puissance électrique fournie par le dipôle positive).
Quel est le point de la caractéristique où cette puissance fournie est maximale ? On l'indiquera par la lettre M.
B.III.3. On propose une expression de la caractéristique tension-intensité :
U
I P gE I S exp 1 ,
VT
Où : E désigne l'éclairement reçu par la cellule, exprimé en watts par mètre carré ;
g est un coefficient qui rend compte de l'effet photovoltaïque : g = 4×104 AW1m2 ;
VT = 0,025 V est un paramètre homogène à une tension ;
IS = 1010 A désigne l'intensité de fuite dans l'obscurité.
B.III.3.a. Comment s'exprime l'intensité de court-circuit en fonction de l'éclairement E ? Faire l'application numérique pour
E1 = 100 W.m2 et E2 = 700 W.m2.
B.III.3.b. Exprimer la tension à vide en fonction de l'éclairement E, lorsque celui-ci varie entre El et E2.
Dans la suite, on considérera dans les graphiques la tension de circuit ouvert constante, égale à U0 = 0,5 V.
B.III.4. On branche la cellule sur un dipôle extérieur assimilable à une source de tension U = 0,45 V. Comment évolue l'intensité qui
circule dans le circuit lorsque l'éclairement E varie ?
B.III.5. Déterminer, pour E = 400 W.m2, la puissance électrique cédée par la cellule au circuit extérieur. La puissance lumineuse reçue
étant PT = 400 mW, définir le rendement.
B. Association de cellules
B.III.6. On associe deux cellules en série, représenter la caractéristique de l'association et préciser les nouvelles valeurs de l'intensité
de court-circuit et de la tension à vide. Même question pour une association de deux cellules en parallèle.
B.III.7. Un panneau solaire comprend 4 blocs associés en parallèle, chacun composé de 36 cellules identiques placées en série. Quelle
est la tension à vide de l'ensemble ?
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