Ehess: Ehess Annales. Histoire, Sciences Sociales
Ehess: Ehess Annales. Histoire, Sciences Sociales
De la compréhension en histoire
Author(s): André Burguière
Source: Annales. Histoire, Sciences Sociales, 45e Année, No. 1 (Jan. - Feb., 1990), pp. 123-136
Published by: EHESS
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Accessed: 21-11-2015 18:17 UTC
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DE LACOMPR?HENSION EN HISTOIRE
ANDR? BURGUI?RE
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Annales ESC, janvier-f?vrier 1990, n 1, pp. 123-136.
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gogique que la revue s'?tait assign?e au sein de la communaut? historienne a
?t? de r?veiller cette exigence et d'en faire l'agent principal de l?gitimation de la
recherche. Les Annales ont progressivement habitu? les autres revues et les ins
titutions de la recherche historique ? l'id?e qu'un article ou un ouvrage est neuf
non parce qu'il r?v?le des aspects inconnus sur telle p?riode, tel domaine de
l'histoire mais parce qu'il recourt, pour produire ce savoir, ? une d?marche in?
dite.
La deuxi?me exigence supposait au contraire une transformation radicale
des habitudes de pens?e et de ce qu'on appelle aujourd'hui l'?criture de l'his
toire. A l'art de la narration, elle substituait la science de l'interpr?tation. Elle
imposait de ne plus se confier aux pouvoirs magiques de l'?vocation, de ne plus
aborder le pass? en alchimiste pour accomplir sur lui une impossible op?ration
de r?surrection, mais de lui poser les questions et de se mettre en question avec
lui. Cette r?volution que l'on peut qualifier de copernicienne car elle reposait
sur un renversement de la relation que l'historien ?tablit avec le pass? a ?t? une
r?volution silencieuse. Car, paradoxalement, ce changement d'attitude a ?t?
progressivement adopt? par les historiens, sans heurt et sans d?bat, alors que la
discussion qui a fait des Annales par moments un groupe agressif et rejet? s'est
fix?e sur les objets de la recherche historique : l'histoire des groupes contre
l'histoire des individus, l'histoire des structures contre l'histoire des ?v?ne
ments, l'histoire ?conomique et sociale contre l'histoire politique.
Ces objets qui, dans le projet des Annales, r?pondaient au d?sir d'?largir le
champ de la r?flexion historique ne constituaient ni une r?elle innovation ni une
mise en cause radicale de la d?marche dominante dans la production historique.
Ils impliquaient seulement un certain remaniement de la hi?rarchie des th?mes
prioritaires de la recherche, en particulier au d?triment de l'histoire politique et
biographique. Un tel remaniement prenait un sens diff?rent et supposait une
r?vision beaucoup plus fondamentale de la pratique historique ? partir du
moment o? il r?pondait ? des imp?ratifs d'intelligibilit?, o? il se proposait non
plus de reconstituer une ?volution mais de l'expliquer, de la comprendre et de
saisir ? travers elle le monde dans lequel nous vivons. Mais, curieusement, le
d?bat et les pol?miques suscit?es par la formation de l'?cole des Annales ont
port? sur les th?mes et sur la forme de ce remaniement, non sur le fond.
Crainte de remettre en question la nature m?me de la connaissance histo
rique ou ralliement naturel et g?n?ral ? une mutation irr?sistible qui semblait
command?e par la mont?e en puissance des sciences sociales ? La mutation
s'est faite d'elle-m?me sans que soit clairement d?sign? l'enjeu ?pist?mologique
qu'elle repr?sentait pour l'historien. Elle s'est faite in?galement, plus profond?
ment et plus r?solument dans les domaines de l'histoire les plus lointains du
champ politique et chez les sp?cialistes des p?riodes les plus ?loign?es du temps
pr?sent, c'est-?-dire l? o? l'effort d'objectivation exigeait le moins un arrache
ment ? soi-m?me, ? ses propres cat?gories id?ologiques et au d?sir de voir
l'explication des formes d'?volution confirmer les convictions spontan?es avec
lesquelles nous adh?rons ? notre ?poque4.
Quelles que soient les raisons mises en avant, les formes de rejet des
Annales qui se font jour depuis quelques ann?es paraissent toutes dirig?es
contre les obligations induites par cette mutation ? copernicienne ?. Elles sont
comme le retour du refoul? d'une pratique historique qui ne peut se r?soudre ?
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proc?s officiel au cours duquel Galil?e fut condamn? pour ses positions coper
niciennes, une autre accusation beaucoup plus grave (elle pouvait conduire
Galil?e au b?cher) fut ?cart?e en cours de route, gr?ce ? l'intervention d'un
pape humaniste qui le prot?geait. Les th?ologiens j?suites qui avaient instruit
cette accusation lui reprochaient d'avoir d?velopp? dans ses travaux une
conception atomiste de la mati?re et corpusculaire de la lumi?re.
Mais l'analyse la plus fascinante du livre concerne la place du dogme de la
transsubstantation dans les travaux et les d?bats th?oriques des physiciens du
d?but du xviie si?cle, chez Galil?e et ses adversaires j?suites, comme plus tard
chez Descartes, Mer senne, etc. Pour les artisans les plus convaincus de la
R?forme catholique, la rationalit? scientifique ne doit pas tourner le dos aux
myst?res de la foi mais les ?clairer et trouver avec eux le plus haut niveau pos
sible d'ad?quation. Et pour ceux qui sont moins enclins ? rechercher une telle
convergence, la question n'est pas pour autant contournable. Non qu'il s'agisse
de faire bonne figure devant la censure eccl?siastique, mais parce que leurs
conceptions scientifiques puisent dans une r?serve argumentaire encore large
ment impr?gn?e de th?ologie.
La plupart des innovations conceptuelles et m?thodologiques des historiens
depuis les ann?es 1930, en particulier celles qui ont contribu? ? construire
l'image des Annales, comme l'histoire des mentalit?s ou l'histoire quantitative,
peuvent s'expliquer par le besoin de retrouver une forme de totalisation, de
compenser l'?clatement de l'objet, le manque ? comprendre que pouvait impli
quer la multiplication de domaines de recherche sp?cialis?s par une approche
unifiante.
Le concept de mentalit?s n'est pas une innovation de Lucien Febvre, comme
on le pr?tend parfois. L'importance que lui accorde Marc Bloch est aussi
grande, tant dans son uvre (songeons seulement aux Rois thaumaturges et ?
La soci?t? f?odale) que dans son extraordinaire activit? de recension
d'ouvrages. Ils ont l'un et l'autre ?labor? ce concept aux contours assez flous
dont le succ?s aupr?s des historiens n'a eu d'?gal que son absence de diffusion ?
d'autres disciplines, ? partir d'?l?ments emprunt?s ? la pens?e sociologique du
d?but du si?cle, celle de Levy-Br?hl de Durkheim et de Henri Berr qu'ils admi
raient et dont ils se r?clamaient tous les deux. Mais le sens qu'ils lui donnent est
assez diff?rent et cette diff?rence est all?e parfois jusqu'au d?saccord (comme le
montre le compte rendu assez critique fait par Lucien Febvre de La soci?t? f?o
?
dale10). Ces d?marches sensiblement divergentes celle de Marc Bloch, atten
tive aux cat?gories mentales les moins r?fl?chies, les moins conscientes et les plus
articul?es ? la configuration de la soci?t?, celle de Lucien Febvre plus attach?e ?
retrouver dans la coh?sion psychologique de l'individu la conjonction ? dosage
variable selon les ?poques, de l'activit? intellectuelle et de la vie affective ?
trouvent chacune leur prolongement dans la production historique actuelle.
La descendance de Marc Bloch, c'est peut-?tre avant tout l'extraordinaire
d?veloppement, depuis les ann?es 1960, des travaux sur les habitudes et les pra
tiques que l'on d?signe sous le nom d'anthropologie historique : ces recherches
diverses par leurs objets ont en commun de relier les comportements collectifs
et leurs transformations aux mod?les culturels qu'ils incarnent et qui leur
donnent sens. La filiation de Lucien Febvre est double. Sous sa forme la plus
classique et la plus large, englobant la dimension psychologique et la dimension
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trer comment elles s'articulent ? une histoire plus large, celle des flux et des
conditions de la mortalit? (la pr?carit? ?conomique et les fluctuations des rap
ports entre population et subsistances, les famines, les ?pid?mies) ; celle des
constructions intellectuelles et scientifiques ; celle enfin des repr?sentations reli
gieuses et de la fa?on dont celles-ci g?rent l'?quilibre ?motionnel (par exemple
dans le passage d'une peur ext?rioris?e par les fantasmes ? une asc?se de la peur
int?rioris?e).
Si le livre de Michel Vovelle t?moigne d'une r?elle puissance d'inspiration, il
la doit ? l'ampleur du champ qu'il explore comme ? l'aisance avec laquelle il
confronte, il combine, bref ilmet en relation diff?rents niveaux de r?alit? et de
temporalit?. D'o? vient pourtant qu'il nous touche moins que l'analyse unidi
mensionnelle de Philippe Ari?s et emporte difficilement notre conviction ? Peut
?tre de l'impression qu'il nous donne de confirmer trop ais?ment une interpr?ta
tion attendue ; celle d'une vision progressiste de la dynamique de l'Occident,
h?rit?e des Lumi?res, qui impr?gne spontan?ment notre fa?on de penser le
changement. Rien n'est plus conforme ? l'esprit scientifique ou tout simple
ment ? une bonne hygi?ne intellectuelle que la tendance ? privil?gier, dans une
uvre, sa capacit? ? nous surprendre, ? d?mentir nos hypoth?ses spontan?es.
Mais, plus que son caract?re inattendu, on peut se demander si ce n'est pas
la radicalit? de la d?marche de Philippe Ari?s qui nous attire, son refus de sou
mettre la gen?se de nos attitudes et de nos repr?sentations ? d'autres d?termina
tions qu'une obligation incessante de cr?er du sens ; comme si nous attendions
de l'historien non qu'il nous aide ? comprendre lemouvement de l'histoire mais
qu'il le r?duise ? une causa mentale, ? une pure production de sens qu'il
convient de d?chiffrer mais dans laquelle il n'y a rien ? comprendre.
On a soulign? ? juste titre ce qui rapproche l' uvre de Philippe Ari?s de
celle de Michel Foucault. Les deux hommes s'estimaient et se reconnaissaient
de nombreuses affinit?s intellectuelles dont t?moigne l'influence parfaitement
convergente qu'ils ont eue sur la production historique de ces vingt derni?res
ann?es. Or pour extraordinairement f?conde et stimulante qu'elle soit, l' uvre
de Michel Foucault a suscit? chez les historiens certaines r?serves, certaines
interrogations dont le d?bat11 qui s'est instaur? apr?s la publication de Sur
veiller et punir, l'un de ses livres majeurs, consacr? ? la gen?se du syst?me p?ni
tentiaire moderne, fournit une illustration exemplaire : il y d?crit la mise en
place au xixe si?cle d'un contr?le social int?gral. Le panoptique, un mod?le
d'architecture carc?rale con?u pour placer en permanence les d?tenus, dans
leurs moindres faits et gestes, sous le regard des surveillants, serait l'illustration
ou plut?t l'arch?type du nouveau syst?me p?nitentiaire ; et ce syst?me p?niten
tiaire serait lui-m?me la pointe extr?me de l'entreprise totalitaire dans laquelle
s'engage la soci?t?.
Cette vision incontestablement forte et s?duisante par sa coh?rence interne,
par sa logique implacable, co?ncide mal avec l'image ? laquelle nous a habitu? la
production historique, m?me la plus r?cente. Comment concilier l'id?e d'une
normalisation forcen?e et d'une absorption totalitaire de la soci?t? civile par
l'?tat, avec ce que l'on sait de l'importance du lib?ralisme dans les pr?occupa
tions id?ologiques du xixe si?cle, dans ses enjeux et ses pratiques politiques,
telle que l'illustrent en particulier les d?bats, les fluctuations de la l?gislation sur
le r?gime des peines et les formes de d?tention ?
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?conomiques ou sociales avec les pratiques culturelles, ils font comme si l'on ne
pouvait d?chiffrer l'histoire que dans la pens?e de ceux qui en sont les acteurs.
Une histoire, pour reprendre la formule de Marx ? propos de Hegel, qui marche
sur la t?te. Cette vision totalisante qui fait des structures sociales une simple
projection des structures mentales a pris corps sur les d?bris ou plut?t sur les
d?sillusions d'une premi?re tentative d'analyse unifiante, celle de l'histoire
quantitative qui a mobilis? la recherche historique dans les ann?es de l'apr?s
guerre, tr?s pr?cis?ment pendant les ? trente glorieuses ? d'une croissance ?co
nomique sans pr?c?dent pour la France et le monde industrialis?.
Emprunt?e ? l'analyse ?conomique, l'approche quantitative est pr?conis?e
par les fondateurs des Annales d?s les premiers num?ros de la revue, en particu
lier dans un article de Lucien Febvre consacr? aux ? le?ons de statistique ? de
Fran?ois Simiand13. Mais le v?ritable introducteur de cette d?marche chez les
historiens, celui qui a ?t? le premier ? en faire un usage syst?matique dans son
uvre et ? y engager ses nombreux ?l?ves, n'est autre que le principal disciple
de Fran?ois Simiand :Ernest Labrousse. Son influence consid?rable sur toute
une g?n?ration d'historiens form?s dans l'imm?diat apr?s-guerre tient ? la posi
tion strat?gique que d?tenait la chaire d'histoire ?conomique et sociale de la
? ? la suite de Marc Bloch ?
Sorbonne qu'il occupa pendant pr?s de vingt
ans. Il la doit ?galement au r?le m?diateur qu'il assurait entre une conception
marxiste de l'histoire qui venait de faire une entr?e tardive mais triomphale
dans le paysage intellectuel fran?ais et P? esprit des Annales ?.
L'analyse quantitative illustre parfaitement ce compromis th?orique. Elle
visait ? mesurer le changement, ? en pr?ciser l'ampleur et l'orientation en
s'appuyant sur des ph?nom?nes r?p?titifs en s?ries homog?nes (les prix, les
salaires, les baux de d?mes, les quantit?s produites ou transport?es, les donn?es
climatiques, etc.) ? l'int?rieur d'un cadre g?ographique d?fini (une paroisse,
une province, un d?partement, un ?tat, un r?seau de circulation commerciale)
et d'une temporalit? suffisamment longue (s?culaire ou pluris?culaire) pour
faire appara?tre les rythmes et les flux d'une ?volution. Tout ce qui ?tait mesu
rable, c'est-?-dire tous les ph?nom?nes qui avaient ?t? enregistr?s en s?ries, ?tait
passible d'un tel traitement et fut progressivement annex? par l'analyse quanti
tative : les indices directs ou d?riv?s de la production agricole ou industrielle,
des flux commerciaux, de la consommation, mais aussi ceux des flux d?mogra
phiques ou des traits anthropom?triques et enfin ce que Pierre Chaunu nomme
? le s?riel du troisi?me niveau ? : les indices de l'activit? mentale (statistiques
d'alphab?tisation, nature et volume des imprim?s en circulation, stocks linguis
tiques ou s?mantiques, etc.). Il s'agissait non seulement d'?chapper ? la subjec
tivit? et ? l'impr?vision du t?moignage, mais de mettre en lumi?re des formes
d'?volution qui transcendent l'exp?rience individuelle et que les acteurs, les
t?moins du pass? ?taient incapables d'appr?hender. Comme il est de bon ton
aujourd'hui de d?noncer la lourdeur m?thodologique de l'histoire quantitative
et la faiblesse de son rendement intellectuel, il n'est pas inutile de rappeler que
nous lui devons, ? propos des blocages de l'?conomie pr?industrielle, du r?le du
mariage tardif ou de l'apparition pr?coce du contr?le des naissances en France,
entre autres, les d?couvertes qui ont le plus radicalement transform? notre per
ception de la soci?t? d'Ancien R?gime et de la ? premi?re modernit? ? de
l'Europe occidentale.
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NOTES
2. Andr? Burgui?re, ? Histoire d'une histoire : la naissance des Annales ?, Annales ESC,
n? 6, nov.-d?c. 1979. Voir ?galement dans ce m?me num?ro l'article de Jacques Revel, ? Histoire
et sciences sociales : les paradigmes des Annales ?.
4. ? L'homme dit de gauche, ?crit Claude L?vi-Strauss ? propos de la Critique de la raison dia
lectique de Sartre, se cramponne ? une p?riode de l'histoire contemporaine qui lui dispensait le pri
vil?ge d'une congruence entre les imp?ratifs pratiques et les sch?mas d'interpr?tation ?, La pens?e
sauvage, chap. IX, Paris, 1962.
6. Louis Henry et Etienne Gautier, La population de Crulai, paroisse normande. ?tude his
torique, Cahier de l'INED, n? 33, Paris, PUF, 1958.
10. Lucien Febvre, ? La soci?t? f?odale ; une synth?se critique ?, Annales d'histoire sociale,
t. III, 1941.
11. Dans Michelle Perrot ?d., L'impossible prison, Premi?re partie : ? D?bat avec Michel
Foucault ?, Paris, 1980.
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