TFC
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Ban ki moon
Introduction
1
L'utilisation de fibres dans le béton est une technique de plus en plus explorée
pour améliorer ses propriétés mécaniques et sa durabilité. Parmi les types de
fibres, les fibres de coco, issues d'une ressource naturelle et renouvelable,
présentent un intérêt particulier. Leur incorporation dans le béton pourrait non
seulement renforcer ses caractéristiques mécaniques, mais également
contribuer à un développement durable en réduisant l'empreinte carbone des
matériaux de construction. Cette étude se concentrera sur l'impact de la
longueur des fibres de coco et différents dosages sur les comportement
physico -mécaniques du béton, en évaluant comment cette variable influence
des propriétés telles que : mécanique (la résistance à la compression, la
traction et la flexion.) , physique : l’ouvrabilité , la consistance et l’absorption
d’eau .
Problématique
Intérêt du sujet
2
2. Amélioration des propriétés mécaniques : Comprendre l'impact des
fibres de coco sur le béton peut mener à l'amélioration des performances
mécaniques de ce matériau, rendant les constructions plus sûres et durables.
3. Innovation dans le bâtiment : Cette étude peut ouvrir de nouvelles
voies pour l'utilisation de matériaux composites dans le secteur de la
construction, favorisant l'innovation et la recherche.
Délimitation du sujet
Méthode de travail
3
3. Tests mécanique : Réalisation de tests de résistance à la compression,
et à la flexion , l’ouvrabilité , la consistance ainsi que la prise sur les
échantillons préparés.
4 l’évaluation de l’absorption d’eau
5. Analyse des résultats : Comparaison des résultats obtenus pour
chaque longueur de fibres et interprétation des données.
Hypothèses
Plan du sujet
Le présent mémoire est structuré en trois parties :
• Le premier chapitre englobe une recherche bibliographique sur les
bétons des fibres végétales.
• Le deuxième chapitre concerne les matériaux et méthodologie des
essais
• Le troisième chapitre portera sur les résultats expérimentaux obtenus
grâce aux expérimentations réalisées au laboratoire lagemac et laboratoire
géotechnique de l’entreprise CJIC de mbujimayi .
Introduction
5
I.1 Les fibres
I.1.1 Définition des fibres
Le terme fibre se rapporte à un corps solide flexible , La fibre est un composant
filiforme
(rapport longueur /diamètres est très élevé : 25-1500) de faible longueur (5-
60mm) et dont l'épaisseur est comprise entre 0,005 à 0,75mm.
Les fibres sont disponibles sous différentes formes (rondes, plates,
gaufrées) d'origine minérale, organique ou métallique, les fibres sont courtes
et dispersées dans toute la masse de béton.
L'utilisation des fibres dans la construction remonte à plusieurs siècles. Depuis
les trente dernières années, l'intérêt de leur utilisation ne cesse de croitre pour
la fabrication de béton prêt l'emploi du béton préfabriqué et du béton projeté
fabriqué à partir soit d'acier, soit de plastique, de verre, de matériaux naturels.
Elles sont ajoutées au béton lors du malaxage .
6
Actuellement le monde connaît de récents développements dans le domaine
du renforcement de ciment et béton avec des fibres végétales. Suite aux
problèmes de santé posés par les fibres d’amiante, plusieurs recherches
sont orientées vers la substitution de l’amiante par des fibres végétales [3]
Les fibres de tige sont obtenues dans les tiges des plantes dicotylédones.
Elles ont pour rôle de donner une bonne rigidité aux tiges de plantes. Les
fibres de tige sont commercialisées sous forme de paquet de cor et en
toute longueur. Elles sont par la suite séparées individuellement par un
processus de défilage. Les fibres, une fois séparées, sont utilisées dans la
fabrication des cordes ou de textile ou bien dans le renforcement du
ciment et béton. Les fibres de tige les plus utilisées sont les fibres de jute,
de lin, de ramie de sunn, de kennaf, de urena et de chanvre [9].
NILSSON [7] rapporte que les fibres de tige, les plus utilisées dans
le renforcement du ciment, sont celles de sun, de chanvre et de jute.
c) Les fibres de bois
Les fibres de bois proviennent du broyage des arbres tels que les
bambous ou les roseaux. Elles sont généralement courtes. Plusieurs
7
chercheurs [3,10] ont montré l’efficacité de ces fibres dans le
renforcement des ciments.
8
II.1.2. Différents types de fibres
Les fibres sont ajoutées aux matériaux cimentaires afin d'améliorer leurs
caractéristiques à l'état durci. Les fibres sont classées selon leur origine
(naturelle, synthétique ou artificielle ) leur forme (droite, ondulée, aiguille, ….
etc.), leur dimension (macro ou micro - fibre) et aussi
par leurs propriétés mécaniques. Les principales fibres utilisées sont :
I.1.3. Fibres naturelles
1° Fibres minérales
Elles regroupent plusieurs sortes de fibres (amiante, alumine … etc), et sont
utilisées en grande quantité dans plusieurs applications traditionnelles. Les
fibres d'amiante autrefois utilisée pour l'isolation, se sont aujourd'hui révélées
cancérigènes.
2° Fibres végétales ( ce sont celles utilisées dans ce travail)
La principale fibre végétale est la cellulose qui résiste aux alcalis. Les
fibres végétales résistent à la plupart des acides organiques mais sont détruite
par les acides minéraux forts. Parmi les fibres végétales nous avons :
coton,lin,chanvre, coco ,ortie …..etc.
9
I.1.4. Fibres synthétiques
Cette famille regroupe plusieurs types de fibres comme (nylon, polypropylène,
polyester….. etc.).
Elles sont apparues à la fin du XIXème siècle sous le nom de rayonne. Elles sont
dérivées de la cellulose naturelle. Aujourd'hui, la plupart des fibres
synthétiques proviennent des produits dérivés du pétrole et de polymères
géants dont la structure ressemble à celle des matières plastiques. La première
fibre plastique commercialisée avec succès, le Nylon, daté de 1938.
Depuis, de nombreux synthétiques, dont les fibres acrylique, l'aramide,
l'oléfine et le polystyrène sont apparus.
Ces fibres ont également été étudiées à des fins industrielles très précises,
telles que la fabrication des matériaux d'isolation, tissus pare-balle, les
fuselages et ailes d'avion.
I .1.5. Fibres artificielles
Ce type de fibre est le plus utilisé dans le domaine industriel en général et dans
le domaine de génie civil en particulier. Il regroupe les fibres de verre, les fibres
de carbone, les fibres d'acier et d'autre. Elles sont aujourd'hui les plus
répandues dans l'industrie de la construction.
Nous allons présenter quelques principales fibres utilisées pour renforcer les
mortiers et bétons.
I.1.5. 1 Fibres de polypropylène
Le polypropylène est un polymère cristallisable de la famille de polyoléfines. Il
est fabriqué depuis 1954 pour l’industrie textile. Il a connu une
extension croissante dans ce domaine où il apporte les avantages suivants :
bonne résistance à la traction qui peut atteindre 800 MPa, déformabilité
élevée. Ces fibres sont obtenues suivant les processus d'extrusion, étirage
qui confère une orientation prépondérante aux molécules et qui engendre
des propriétés mécaniques élevées.
L'ajout des fibres de polypropylène au mortier et au béton remonte à 1960
mais ce n'est qu'à
partir de 1967 qu'apparaissent des réalisations intéressantes notamment en
Grande Bretagne.
10
Ces fibres sont utilisées dans les bâtiments pour l'élaboration de panneaux
décoratifs, ainsi
que l'élaboration de revêtement de façades de plusieurs constructions et
aussi dans la réalisation des canalisations et des pieux.
I 1.5.2. Fibres de verre
Ces fibres sont fabriquées à partir de verre fondu qui passe dans une filière,
chauffé par effet Joule, qui comporte 50 à 800 tours d'un diamètre de
l'ordre de 10 à 100mm. Elles sont disponibles dans le commerce sous forme de
bobines (découpage à la demande) ou sous forme de morceaux
prédécoupés de 3, 6, 12 et 50 mm de long. Ils sont regroupés en trois types :
les fibres de verre classique
11
la fibre. Ce qui les conduits aux nombreuses variétés de fibre qui se
différencient les unes des autres par leurs diamètre, leur section (rond, carré,
rectangulaire). Leur longueur et leur mode d'opération. Les diamètres des
fibres d'acier varient généralement entre 0,1 et 0,7 mm, avec des longueurs de
10 à 70 mm.
12
Certaines sont affectées par des dégradations chimiques dans les matériaux
cimentaires ou présentent un mauvais comportement dans les milieux alcalins
(certaines fibres de verre ou fibres naturelles)
I. 7. 1. Origines du béton
13
- Fibres synthétiques : Comme le polypropylène, qui ont été adoptées pour
leurs propriétés anti-fissuration.
2° Années 1970 : Normalisation et recherche
Au cours des années 1970, des normes de test et des spécifications pour le
béton fibré ont été établies. Les études ont mis en évidence les avantages de
l'utilisation de fibres pour :
- Réduire le retrait plastique.
- Améliorer la résistance à la fissuration.
- Accroître la durabilité des structures en béton.
Le béton fibré à fibres courtes est l'un des types les plus courants. Il utilise des
fibres de courte longueur (généralement inférieure à 10 mm) et est
principalement utilisé pour :
- Dalles de sol.
- Panneaux préfabriqués.
- Applications architecturales.
Le béton fibré à fibres longues utilise des fibres plus longues (plus de 10 mm) et
offre une résistance accrue. Ce type est souvent utilisé dans des applications
structurelles exigeant une meilleure ductilité.
14
I .7. 4.1. Innovations dans les matériaux
Avec les avancées technologiques, les matériaux utilisés pour les fibres se sont
diversifiés. Les fibres de coco, de verre, de basalte et d'autres matériaux
naturels et synthétiques sont maintenant couramment explorées.
15
1°. Origine et composition
Les fibres de coco proviennent de l'enveloppe extérieure de la noix de coco.
Elles sont principalement composées de cellulose, d'hémicellulose et de lignine,
ce qui leur confère une bonne résistance mécanique et une certaine élasticité.
En plus de leur robustesse, ces fibres sont biodégradables et renouvelables, ce
qui en fait une alternative écologique aux fibres synthétiques.
2° Propriétés mécaniques
Les fibres de coco affichent plusieurs propriétés mécaniques intéressantes :
- Résistance à la traction : Les fibres de coco peuvent supporter des charges
considérables avant de se rompre.
- Ductilité : Elles permettent d'augmenter la ductilité du béton, contribuant
ainsi à sa capacité à supporter des déformations sans rupture.
- Amélioration de la résistance aux chocs : Les fibres agissent comme des
renforcements, diminuant les risques de fissuration et augmentant la
résistance aux chocs.
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- Ductilité et ténacité : Ces propriétés déterminent la capacité du béton à
absorber de l'énergie avant de se rompre.
I. 9.2. Fissuration du béton
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Des recherches montrent que l'incorporation de fibres de coco de différentes
longueurs peut :
- Améliorer la résistance à la compression : En renforçant la matrice du béton.
- Augmenter la résistance à la traction et à la flexion : Les fibres aident à mieux
gérer les contraintes, réduisant ainsi les fissures.
I. 12. Applications pratiques
I. 12.1. Utilisation dans le bâtiment
Le secteur du bâtiment se trouve aujourd’hui face à une nécessité de rénover
ses pratiques et méthodes de conception afin de prendre en compte les
facteurs environnementaux devenus cruciaux
Cette nouvelle manière de concevoir et de dimensionner les bâtiments, encore
aujourd’hui marginale, peut être désignée par le terme d’éco-conception. Au
sens le plus large, cette pratique se fonde sur :
- des critères économiques : ils s’expriment par la prise en compte du coût
global, c'est-à- dire la somme des coûts d’investissement, de fonctionnement
et de maintenance ainsi que de démantèlement. Il dépend, notamment, de la
durabilité de l’ouvrage,
- des critères environnementaux : ils concernent la consommation de
matières premières renouvelables.
De ce fait, à l’heure actuelle, on retrouve un intérêt dans l’utilisation de
matériaux d’origine naturelle tels que les végétaux (le bois, le chanvre, le lin, la
fibre de palmier dattier, fibres de coco) on parle d’Éco – matériaux.
L’utilisation de matériaux naturels locaux permet également de réduire le coût
de construction.
Dans ce chapitre , sera étudié le comportement des bétons des fibres à base
végétales. Il sera examiné aussi la durabilité des fibres. Ainsi, ce chapitre met
en évidence la durabilité.
Eco-matériaux
L’éco-matériau doit permettre de répondre aux critères de l’éco-
conception,
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c'est-à-dire:
- limiter les impacts environnementaux durant tout son cycle de vie,
- procurer des conditions de confort aux occupants du bâtiment pendant son
exploitation,
- ne pas présenter de danger pour la santé tant pendant la phase de mise en
œuvre que d’utilisation du bâtiment.
Les propriétés du matériau, caractéristiques de ces différents critères,
sont détaillées dans le Tableau
Tableau : propriétés caractéristiques d’un éco-matériau
Propriétés caractéristiques d’un éco-matériau
Impacts environnementaux :
- Emission de gaz à effet de serre
- Energie grise
- Consommation de matières premières non renouvelables
- Génération, en fin de vie, de déchets à la gestion complexe
Conditions de confort :
- Thermique : conductivité, inertie, effusivité
- Hygroscopique : perméabilité à la vapeur, diffusivité en phases vapeur et
liquide, isothermes d’adsorption/désorption
etc.)
- Emissions de polluants particulaires (poussières, microfibres etc.)
Avantages environnementaux
L'utilisation de fibres de coco contribue à des pratiques de construction
durables :
19
- Biodégradabilité : Réduction de l'empreinte écologique.
- Réduction des déchets : Valorisation des sous-produits de l'industrie de la noix
de coco.
I.13. Conclusion
L'intégration des fibres de coco dans le béton représente une avancée
significative dans l'amélioration des propriétés mécaniques de ce matériau.
L'étude de l'impact des longueurs des fibres est cruciale pour optimiser leur
utilisation dans des applications pratiques. Les résultats de ces recherches
pourraient non seulement améliorer le comportement mécanique du béton,
mais également contribuer à des pratiques de construction plus durables et
respectueuses de l'environnement.
20
II 1. Introduction
L'utilisation des fibres naturelles, comme les fibres de coco, dans le béton a
suscité un intérêt croissant en raison de leurs propriétés mécaniques et
environnementales. Ce chapitre présente la méthodologie adoptée pour
étudier l'impact des longueurs de fibres de coco sur les propriétés mécaniques
du béton.
Matériaux et équipements
Matériaux
1° Ciment :
Nous ne pouvons pas étudier le béton sans d’abord comprendre le rôle que
jouent tous les éléments qui le constitue. Ce sont les qualités intrinsèques de
chacun des composants auxquelles il faut ajouter leurs proportions respectives
dans le mélange, qui influent sensiblement sur celles du béton.
a. Définition.
Le ciment est un liant hydraulique (hydraulique = qui durcit au contact de l’eau)
avec lequel le béton est fabriqué. La pâte de ciment (ciment mélangé avec de
l’eau) se rigidifie et durcit par hydratation aussi bien à l’air que sous l’eau et ne
se dissout plus dans l’eau. Les principales matières premières pour la
21
fabrication du ciment Portland sont le calcaire et l’argile qui sont mélangés
dans des proportions bien définies.
b. La fabrication du ciment
22
• CEM II : Ciment Portland composé ;
• CEM III : Ciment de haut fourneau ;
• CEM IV : Ciment pouzzolanique ;
• CEM V : Ciment composé
Le ciment utilisé pour la confection de nos éprouvettes est de types CEMI 42,5
N provenant de l'usine de la grande cimenterie du Katanga << GCK>>
23
24
Tableau de classe de consistance des ciments
25
2° Granulats
27
4° Fibres de coco : Fibres provenant de la noix de coco, traitées en laboratoire
chimique de l’université de mbujmayi pour éliminer les impuretés et coupées
en différentes longueurs (10 mm ; 20 mm ; 30 mm et 40mm). Provenant d'une
plantation locale de dileji à mbujimayi.
Mode opératoire :
-peser un échantillon des graviers
- verser l’ échantillon dans un tube gradué et lire le volume V
- calculer la masse volumique apparente des graviers en divisant la masse
initialement pesée et le volume V
Résultats :
28
Le tableau présente les résultats obtenus sur les échantillons des graviers de
même masse .
29
Résultats :
Poids 2500
grammes
Maille Refus (g) Refus (% ) Refus Tamisât
Tamis (mm) cumulés (%)
(ISO 3310-3)
15 0 0 0 100
10 50 2 2 98
7 ,1 300 12 14 86
4 ,75 400 16 30 70
3,35 800 32 62 38
2,36 770 30,8 92,8 7,2
1,6 95 3,8 96,6 3,4
1,18 70 2,8 99 ,4 0,6
0 ,85 15 0,6 100 0
30
Poids 500 grammes
Tamis (mm) Refus (g) Refus (%) Refus Tamisât( % )
(ISO 3310-3) cumulés (%)
0,85 0 0 0 100
0 ,6 0,61 0,122 0,122 99,8
0,425 0,8117 0,16 0,28434 99,7
0,30 25,449 5,09 5,37414 94,6
0,212 374,56 74,91 80,28614 19,74
0,150 89,311 17,9 98,14834 1,8
0,075 8,134 1,6 99,77514 0,3
0,045 1,109 0,22 100 0
Composition du béton
Formulation du béton par la méthode Dreux gorisse
Prenons :
C=350kg/m3 ce choix se justifie par la forte utilisation de ce type de béton
E/C = la limite conseiller pour éviter Un béton poreux
Nous utilisons la méthode de Dreux gorisse basé essentiellement sur le traçage
de la courbe granulométrique de référence ( OAB) . Cette courbe est composée
de deux Demi droites qui se rencontrent en un point A désigné par le terme
point de brisure. Le point B a pour abscice Dmax et pour ordonné 100% des
tamisats .
La courbe se compose de deux segments OA et AB , le point O est défini par :
X O =¿ 0 , Y O =¿ 0
YA =
K=+2 car le béton est dosé à 350 Kg/m3 , avec K qui est un terme correcteur qui
dépend de la forme des granulats (concassés ou roulés) et de l’efficacité de la
vibration .
32
Tableau de determination du terme correcteur
Connaissant les masses des granulats , nous pouvons alors calculer les
différentes proportions des constituants du béton .
33
En definitive ,on retient pour un mètre cube de béton , les dosages massiques
suivants :
plan d'expérimentation
2.2.1 variables
1° longueurs des fibres : 10mm, 20mm , 30mm et 40 mm
2° Dosage des fibres : 0,2%
Éprouvettes
Pour chaque combinaison de longueur et dosage des fibres, nous
fabriquerons plusieurs éprouvettes pour réaliser les essais de compression et
flexion, nous aurons à fabriquer 30 éprouvettes pour l’essai de compression et
30 autres éprouvettes pour la flexion .
2.2 Le malaxage:
34
L’efficacité de malaxage est importante, elle dépend du type de
mélangeurs employés, du temps consacré au mélange lui-même.
Il importe dans tous les cas que les constituants soient intiment à l’eau afin de
faciliter leur hydratation et d’obtenir une meilleur maniabilité.
Les constituants sont introduits dans le malaxeur à l’ordre suivant :
La norme (EN 12390-2) distingue les essais d’études, des essais de convenances
et de contrôle, les essais d’études sont exécutés sur un béton réalisé en
laboratoire, les essais de convenance et de contrôles sont exécutés sur un
béton gâchés dans la bétonnière ou le malaxeur utilisé sur le chantier.
35
- Un moule tronconique sans fond de 30 cm de haut, de 20 cm de diamètre
en sa partie inférieure et de 10 cm de diamètre en sa partie supérieure
- Une plaque d’appui
- Une tige de piquage
- Une règle graduée
2) Méthodes :
- Huiler légèrement le moule et la plaque avec une éponge et fixer le moule
sur la plaque ;
- Introduire le béton dans le moules en trois (3) couches d’égales hauteurs qui
seront mises en place au moyen de la tige de piquage actionnée 25 fois par
couche
- Araser en roulant la tige de piquage sur le bord supérieur du mobile ;
- Procéder au démoulage en soulevant le moule avec précaution (entre 5
et 10 secondes).
- Le béton n’étant plus maintenu s’affaisse plus ou moins suivant sa
consistance obtenue noté h
36
2) Méthodes
- V : le volume du moule
- Peser les moules à vide, soit M1
- Remplir les moules après confection du béton
- Peser à nouveau l’ensemble moule + béton, soit M2
3) Calcul et expression des résultats
La masse volumique du béton frais est obtenue par l’expression suivant :
M 2−M 1
ρ F=
V
1) Matériels :
Les matériels utilisés sont :
- Le Bac d’immersion
- L’étuve
- La Balance
2) Mode opératoire :
Les opérations sont effectuées dans l’ordre suivant :
- Immersion de l’éprouvette dans un bac à eau à 20 ± 2°C durant un
minimum de 48 h pour avoir une masse humide constante avant de
pesée, l’éprouvette est ensuite essuyé de manière à la débarrasser de
son eau superficielle.
37
- Dessiccation durant au minimum 72 h pour avoir une masse sèche
constante dans une étuve ventilée dont la température est maintenue à
105 ± 3°C
La masse est considérée constante lorsque deux pesées successives à
24h d’intervalle ne donnent pas une différence supérieure à 0,1%.
3) Expression des résultats :
L’absorption d’eau par immersion Abs est exprimée en pour-cent de la
masse sèche et est calculée par la relation suivante :
Mhumide−Masse sèche
Abs¿ Masse sèche
Avec :
• M humide : la masse humide constante de l’éprouvette après
immersion .
• M sèche : la masse sèche.
Conclusion:
Dans ce chapitre, nous avions établi les différentes caractéristiques
physiques, mécaniques des composants et différents modes opératoires sans
oublier les courbes granulométriques des granulats y sont présentées.
Bref, ce chapitre présente une méthodologie systématique pour étudier
l'impact de l’influence des longueurs de fibres de coco dans leurs
incorporations sur le comportement Physico - mécanique du béton .
Les résultats de cette étude fourniront des informations précieuses pour
l'optimisation des formulations de béton renforcé avec des fibres végétales
notamment les fibres de coco ou coir .
Cette méthodologie vise à offrir une compréhension approfondie de
l'interaction entre les fibres de coco et le béton, contribuant ainsi à
l'avancement des matériaux de construction durables et la valorisation des
produits locaux .
39
Chapitre III : Présentation des résultats et discussion
Introduction :
Le présent chapitre est consacré pour analyser les différents résultats
expérimentaux relatifs aux essais effectués sur les bétons avec fibres et sans
40
fibres, conformément aux modes opératoires mentionnés au chapitre
précédent, une analyse et une discussion des résultats, suivis d’une
comparaison avec ceux reproduites dans la littérature seront également
présentés dans ce chapitre.
Conception des éprouvettes
Mise en place du béton
41
A) Essai d’Affaissement au cône d'Abrams
•Interprétation :
Masse 0,2 %
volumiqu
e
Kg/ d m3
42
• Interprétation :
Absorption 0,2 %
d’eau (%)
• Interprétation :
43
B) Masse volumique durcie des bétons fibrés
• Interprétation :
C) Essai de compression
44
(Mpa)
28
jours
• Interprétation :
D) Essai de flexion
• Interprétation :
45
Conclusion
46