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Epigraphe :

″ l’avenir de le construction réside dans les matériaux durables qui, non


seulement performent, mais protègent également notre environnement ″

Ban ki moon

CONTRIBUTION À L'ÉTUDE DU COMPORTEMENT PHYSICO MÉCANIQUE D'UN


BÉTON FIBRÉ CAS DE L'INFLUENCE DE LONGUEUR DES FIBRES DE COCO

Introduction

1
L'utilisation de fibres dans le béton est une technique de plus en plus explorée
pour améliorer ses propriétés mécaniques et sa durabilité. Parmi les types de
fibres, les fibres de coco, issues d'une ressource naturelle et renouvelable,
présentent un intérêt particulier. Leur incorporation dans le béton pourrait non
seulement renforcer ses caractéristiques mécaniques, mais également
contribuer à un développement durable en réduisant l'empreinte carbone des
matériaux de construction. Cette étude se concentrera sur l'impact de la
longueur des fibres de coco et différents dosages sur les comportement
physico -mécaniques du béton, en évaluant comment cette variable influence
des propriétés telles que : mécanique (la résistance à la compression, la
traction et la flexion.) , physique : l’ouvrabilité , la consistance et l’absorption
d’eau .

Problématique

La formulation du béton fibré a suscité Un intérêt croissant en tant que


solution durable et économique pour améliorer Les propriétés mécaniques du
matériau. Bien que les études antérieures aient démontré les avantages
potentiels des fibres dans le béton, il existe des lacunes dans la compréhension
de conception, tels que la longueur et le dosage des fibres. La problématique
centrale de cette étude se formule de la manière suivante : Dans quelle
mesure les variations de longueur et dosage des fibres de Coco influencent
elles les propriétés physico-mecaniques du béton, notamment la résistance à la
compression, la flexion, la consistance, l'absorption d'eau et autres et comment
ces facteurs interagissent - ils pour optimiser les performances du béton fibré

Intérêt du sujet

L'intérêt de cette recherche réside dans plusieurs axes :

1. Développement durable : L'utilisation de fibres naturelles comme


celles de coco contribue à la réduction de l'utilisation de matériaux non
renouvelables et à la valorisation des déchets agricoles.

2
2. Amélioration des propriétés mécaniques : Comprendre l'impact des
fibres de coco sur le béton peut mener à l'amélioration des performances
mécaniques de ce matériau, rendant les constructions plus sûres et durables.
3. Innovation dans le bâtiment : Cette étude peut ouvrir de nouvelles
voies pour l'utilisation de matériaux composites dans le secteur de la
construction, favorisant l'innovation et la recherche.

Délimitation du sujet

Cette étude se limitera à :

- L'analyse physico-mécanique des bétons incorporés des fibres de coco


en quatre longueurs différentes : 10 mm , 20 mm, 30 mm, et 40 mm ayant un
dosage en fibres de 0,2 % de la masse totale du beton .
- L'évaluation de propriétés mécaniques spécifiques : résistance à la
compression, à la flexion et aussi ses performances physique entre autre :
l’ouvrabilité , la consistance et l’absorption d’eau .
- L'utilisation d'un béton standard comme matrice de référence, sans
ajout d'autres types de fibres ou adjuvants.

Méthode de travail

La méthode de travail se déroulera en plusieurs étapes :

1. Revue de la littérature : Analyse des recherches antérieures sur


l'utilisation des fibres dans le béton et une particularité sur les fibres de coco
dans le béton.
2. Préparation des échantillons: Fabrication de bétons avec différentes
longueurs de fibres de coco, en respectant un protocole standardisé.

3
3. Tests mécanique : Réalisation de tests de résistance à la compression,
et à la flexion , l’ouvrabilité , la consistance ainsi que la prise sur les
échantillons préparés.
4 l’évaluation de l’absorption d’eau
5. Analyse des résultats : Comparaison des résultats obtenus pour
chaque longueur de fibres et interprétation des données.

Hypothèses

1. Les fibres de coco sont dosées à 0 ,2 % de la masse totale du béton et


kg
le ciment dosé à 350 3.
m

2 le rapport eau ciment evalué à 0 ,5


3. Les fibres de coco utilisées ont de longueurs variant entre 1 cm et 4 cm
.

Plan du sujet
Le présent mémoire est structuré en trois parties :
• Le premier chapitre englobe une recherche bibliographique sur les
bétons des fibres végétales.
• Le deuxième chapitre concerne les matériaux et méthodologie des
essais
• Le troisième chapitre portera sur les résultats expérimentaux obtenus
grâce aux expérimentations réalisées au laboratoire lagemac et laboratoire
géotechnique de l’entreprise CJIC de mbujimayi .

Cette structure permettra d'aborder de manière systématique et logique


l'impact des longueurs de fibres de coco sur le comportement physico-
mécanique du béton, tout en mettant en lumière les enjeux scientifiques et
pratiques de cette recherche.
4
CHAPITRE I : revue bibliographique

Introduction

Les bétons de fibre sont de plus en plus utilisés dans le domaine de la


construction, on appelle béton, le matériau constitué par le mélange,
dans des proportions convenables, de ciment, de granulats (sables, gravier) et
d’eau. Le béton armé est le matériau obtenu en enrobant dans du béton des
aciers disposés de manière à équilibrer les efforts auxquels le béton résiste mal
par lui-même, c’est à dire les efforts de traction ou renforcer le béton pour
résister aux efforts de compression s’il ne peut, à lui seul, remplir ce rôle, il est
renforcé parfois par des fibres de différentes natures qui donnent des
matériaux composites.
Le béton est le matériau le plus utilisé dans la construction, grâce à ses
propriétés à savoir la facilité de moulage, la rigidité, la résistance à la
compression et la tenue au feu.
Les propriétés mécaniques du béton de fibres dépendent de plusieurs facteurs
qui sont les conditions de mise en œuvre, l’espacement, l’orientation et la
distribution des fibres dans le béton.
On distingue aussi les paramètres liés aux fibres tels que la nature, les
caractéristiques mécaniques, le facteur de forme et l’élancement des fibres.
Dans ce qui suit nous allons exposés des généralités sur les fibres : types,
caractéristiques, utilisations… ainsi que quelques propriétés des bétons de
fibres .

5
I.1 Les fibres
I.1.1 Définition des fibres
Le terme fibre se rapporte à un corps solide flexible , La fibre est un composant
filiforme
(rapport longueur /diamètres est très élevé : 25-1500) de faible longueur (5-
60mm) et dont l'épaisseur est comprise entre 0,005 à 0,75mm.
Les fibres sont disponibles sous différentes formes (rondes, plates,
gaufrées) d'origine minérale, organique ou métallique, les fibres sont courtes
et dispersées dans toute la masse de béton.
L'utilisation des fibres dans la construction remonte à plusieurs siècles. Depuis
les trente dernières années, l'intérêt de leur utilisation ne cesse de croitre pour
la fabrication de béton prêt l'emploi du béton préfabriqué et du béton projeté
fabriqué à partir soit d'acier, soit de plastique, de verre, de matériaux naturels.
Elles sont ajoutées au béton lors du malaxage .

Les fibres végétales


L’utilisation des fibres naturelles d’origine végétale dans la construction
remonte à la période où l’on fabrique des briques renforcées par la paille ou
des roseaux [6].
Dans le temps moderne (depuis l'année 70), le premier composite liant avec les
fibres
végétales c’était le plâtre. Plusieurs ouvrages sont réalisés avec du plâtre
renforcé de fibres végétales [4]

6
Actuellement le monde connaît de récents développements dans le domaine
du renforcement de ciment et béton avec des fibres végétales. Suite aux
problèmes de santé posés par les fibres d’amiante, plusieurs recherches
sont orientées vers la substitution de l’amiante par des fibres végétales [3]

Classification des fibres végétales


Les fibres végétales sont classées en quatre groupes suivant leur provenance. A
s’avoir: les fibres de feuille, de tiges, de bois et de surface.
a) Les fibres de feuilles

Ces fibres sont obtenues grâce au rejet des plantes monocotylédones.


Les fibres sont fabriquées par chevauchement de paquet qui entoure le
long des feuilles pour les renforcer ces fibres sont dures et rigides.
Les types de fibres de feuilles les plus cultivées sont la fibre de
sisal, de Henequen et d’abaca [10].
De ces fait, plusieurs chercheurs tel que : NILSSON [7], AYYAR et al [8]
ont montré l’efficacité du renforcement du ciment par les fibres de
feuilles.
b) Les fibres de tiges

Les fibres de tige sont obtenues dans les tiges des plantes dicotylédones.
Elles ont pour rôle de donner une bonne rigidité aux tiges de plantes. Les
fibres de tige sont commercialisées sous forme de paquet de cor et en
toute longueur. Elles sont par la suite séparées individuellement par un
processus de défilage. Les fibres, une fois séparées, sont utilisées dans la
fabrication des cordes ou de textile ou bien dans le renforcement du
ciment et béton. Les fibres de tige les plus utilisées sont les fibres de jute,
de lin, de ramie de sunn, de kennaf, de urena et de chanvre [9].
NILSSON [7] rapporte que les fibres de tige, les plus utilisées dans
le renforcement du ciment, sont celles de sun, de chanvre et de jute.
c) Les fibres de bois

Les fibres de bois proviennent du broyage des arbres tels que les
bambous ou les roseaux. Elles sont généralement courtes. Plusieurs

7
chercheurs [3,10] ont montré l’efficacité de ces fibres dans le
renforcement des ciments.

d) Les fibres de surface

Les fibres de surface entourent en général la surface de la tige, de fruits


ou de grains. Les fibres de surface des grains constituent le groupe le
plus important dans cette famille de fibres. Nous citons entre autre le
Cotton et la noix de coco (coco). Les fibres de coco ont donné de bons
résultats pour la résistance à la flexion du ciment de
fibre [1].

Caractéristiques physiques et mécaniques des fibres végétales

Généralement une fibre végétale est caractérisée physiquement par son


diamètre, sa densité, sa teneur en eau et son pourcentage d'absorption
d'eau [3]. Elle est caractérisée mécaniquement par sa résistance à la traction,
à la rupture et par le module d’élasticité.

Utilisation des fibres dans la construction


L’utilisation des fibres végétales dans le renforcement des ciments est
relativement récente. En effet, beaucoup de recherches sont en cours dans le
but d’arriver à substituer les fibres d’amiante par les fibres végétales.
Actuellement, les fibres végétales sont de plus en plus utilisées dans les dalles
et la production des tuiles et les dallages de parking ainsi que dans le
renforcement du plâtre [15].
Par ailleurs, l’utilisation des fibres de polymère, de carbone et d’acier est de
plus en plus pratiquée dans plusieurs domaines et spécialement dans la
fabrication des panneaux et dans la restauration et la réparation des ouvrages
anciens endommagés.

8
II.1.2. Différents types de fibres
Les fibres sont ajoutées aux matériaux cimentaires afin d'améliorer leurs
caractéristiques à l'état durci. Les fibres sont classées selon leur origine
(naturelle, synthétique ou artificielle ) leur forme (droite, ondulée, aiguille, ….
etc.), leur dimension (macro ou micro - fibre) et aussi
par leurs propriétés mécaniques. Les principales fibres utilisées sont :
I.1.3. Fibres naturelles
1° Fibres minérales
Elles regroupent plusieurs sortes de fibres (amiante, alumine … etc), et sont
utilisées en grande quantité dans plusieurs applications traditionnelles. Les
fibres d'amiante autrefois utilisée pour l'isolation, se sont aujourd'hui révélées
cancérigènes.
2° Fibres végétales ( ce sont celles utilisées dans ce travail)
La principale fibre végétale est la cellulose qui résiste aux alcalis. Les
fibres végétales résistent à la plupart des acides organiques mais sont détruite
par les acides minéraux forts. Parmi les fibres végétales nous avons :
coton,lin,chanvre, coco ,ortie …..etc.

9
I.1.4. Fibres synthétiques
Cette famille regroupe plusieurs types de fibres comme (nylon, polypropylène,
polyester….. etc.).
Elles sont apparues à la fin du XIXème siècle sous le nom de rayonne. Elles sont
dérivées de la cellulose naturelle. Aujourd'hui, la plupart des fibres
synthétiques proviennent des produits dérivés du pétrole et de polymères
géants dont la structure ressemble à celle des matières plastiques. La première
fibre plastique commercialisée avec succès, le Nylon, daté de 1938.
Depuis, de nombreux synthétiques, dont les fibres acrylique, l'aramide,
l'oléfine et le polystyrène sont apparus.
Ces fibres ont également été étudiées à des fins industrielles très précises,
telles que la fabrication des matériaux d'isolation, tissus pare-balle, les
fuselages et ailes d'avion.
I .1.5. Fibres artificielles
Ce type de fibre est le plus utilisé dans le domaine industriel en général et dans
le domaine de génie civil en particulier. Il regroupe les fibres de verre, les fibres
de carbone, les fibres d'acier et d'autre. Elles sont aujourd'hui les plus
répandues dans l'industrie de la construction.
Nous allons présenter quelques principales fibres utilisées pour renforcer les
mortiers et bétons.
I.1.5. 1 Fibres de polypropylène
Le polypropylène est un polymère cristallisable de la famille de polyoléfines. Il
est fabriqué depuis 1954 pour l’industrie textile. Il a connu une
extension croissante dans ce domaine où il apporte les avantages suivants :
bonne résistance à la traction qui peut atteindre 800 MPa, déformabilité
élevée. Ces fibres sont obtenues suivant les processus d'extrusion, étirage
qui confère une orientation prépondérante aux molécules et qui engendre
des propriétés mécaniques élevées.
L'ajout des fibres de polypropylène au mortier et au béton remonte à 1960
mais ce n'est qu'à
partir de 1967 qu'apparaissent des réalisations intéressantes notamment en
Grande Bretagne.

10
Ces fibres sont utilisées dans les bâtiments pour l'élaboration de panneaux
décoratifs, ainsi
que l'élaboration de revêtement de façades de plusieurs constructions et
aussi dans la réalisation des canalisations et des pieux.
I 1.5.2. Fibres de verre
Ces fibres sont fabriquées à partir de verre fondu qui passe dans une filière,
chauffé par effet Joule, qui comporte 50 à 800 tours d'un diamètre de
l'ordre de 10 à 100mm. Elles sont disponibles dans le commerce sous forme de
bobines (découpage à la demande) ou sous forme de morceaux
prédécoupés de 3, 6, 12 et 50 mm de long. Ils sont regroupés en trois types :
les fibres de verre classique

(silice, soude, chaux), la fibre de verre au zirconium et la fibre au


borosilicate.

I .1.5.3. Fibres métalliques


Ce type de fibres, qui regroupe les fibres d'acier et les fibres de fonte
amorphe, reste encore l'objet de recherche très importante dans le
monde. On se limite aux fibres d'acier qui sont les plus utilisées dans le
domaine de génie civil. En effet les propriétés mécaniques du béton
renforcé par ces fibres sont influencées par la résistance d'adhésion interraciale
entre fibre et la matrice. Les fabricants des fibres d'acier ont essayé par tous
les moyens d’améliorer l’adhérence en jouant sur l’irrégularité de la surface de

11
la fibre. Ce qui les conduits aux nombreuses variétés de fibre qui se
différencient les unes des autres par leurs diamètre, leur section (rond, carré,
rectangulaire). Leur longueur et leur mode d'opération. Les diamètres des
fibres d'acier varient généralement entre 0,1 et 0,7 mm, avec des longueurs de
10 à 70 mm.

II.1.6. Critère de choix du type de fibres


Il existe différents types de fibres dont les caractéristiques chimiques,
physiques et mécaniques diffèrent selon leur nature ou leur géométrie.
La nature, la forme, et les propriétés chimiques, physiques, et mécaniques des
fibres choisies dépendent de :
1° La qualité a conféré à la matrice cimentaire.
2° La compatibilité avec les composantes de la matrice « ciment-granulats ».
3° Une bonne adhérence avec la matrice cimentaire.
4° Conservation de leurs propriétés dans le temps.
Les fibres couramment utilisées pour la fabrication de bétons renforcés
de fibres sont généralement métalliques, synthétiques, de verre ou naturelles.
Selon leur utilisation, ces différents types de fibres présentent des avantages
ou des inconvénients.

12
Certaines sont affectées par des dégradations chimiques dans les matériaux
cimentaires ou présentent un mauvais comportement dans les milieux alcalins
(certaines fibres de verre ou fibres naturelles)

I. 7 Historique du béton fibré

I. 7. 1. Origines du béton

Le béton, en tant que matériau de construction, remonte à l'antiquité. Les


premières utilisations de mélanges similaires au béton moderne ont été
observées chez les Égyptiens, les Romains et les Grecs, qui utilisaient des
mélanges de chaux, de sable et de granulats. Les Romains, en particulier, ont
perfectionné l'utilisation du béton, avec des structures emblématiques comme
le Panthéon et le Colisée.

I. 7. 2. Développement des fibres dans le béton


I.7. 2.1. Les débuts
L'idée d'incorporer des fibres dans le béton pour améliorer ses propriétés
remonte aux années 1900. Les premières fibres utilisées étaient principalement
des fibres animales et végétales, qui visaient à améliorer la résistance à la
traction et à réduire les fissures.
1° Années 1960 : Émergence du béton fibré
Dans les années 1960, l'intérêt pour le béton fibré a véritablement commencé
à croître. Les chercheurs ont exploré l'utilisation de différentes types de fibres,
notamment :
- Fibres métalliques : Pour améliorer la résistance au choc et la durabilité.

13
- Fibres synthétiques : Comme le polypropylène, qui ont été adoptées pour
leurs propriétés anti-fissuration.
2° Années 1970 : Normalisation et recherche

Au cours des années 1970, des normes de test et des spécifications pour le
béton fibré ont été établies. Les études ont mis en évidence les avantages de
l'utilisation de fibres pour :
- Réduire le retrait plastique.
- Améliorer la résistance à la fissuration.
- Accroître la durabilité des structures en béton.

I .7. 3. Types de béton fibré


I.7. 3.1. Béton fibré à fibres courtes

Le béton fibré à fibres courtes est l'un des types les plus courants. Il utilise des
fibres de courte longueur (généralement inférieure à 10 mm) et est
principalement utilisé pour :
- Dalles de sol.
- Panneaux préfabriqués.
- Applications architecturales.

I .7. 3.2. Béton fibré à fibres longues

Le béton fibré à fibres longues utilise des fibres plus longues (plus de 10 mm) et
offre une résistance accrue. Ce type est souvent utilisé dans des applications
structurelles exigeant une meilleure ductilité.

I .7. 4. Évolution récente

14
I .7. 4.1. Innovations dans les matériaux

Avec les avancées technologiques, les matériaux utilisés pour les fibres se sont
diversifiés. Les fibres de coco, de verre, de basalte et d'autres matériaux
naturels et synthétiques sont maintenant couramment explorées.

I.7. 4.2. Applications modernes

Aujourd'hui, le béton fibré est utilisé dans une variété d'applications, y


compris :
- Structures de génie civil (ponts, tunnels).
- Revêtements de sol industriels.
- Éléments architecturaux innovants.

I..7. 4.3. Durabilité et écologie

L'accent croissant sur la durabilité a conduit à une recherche accrue sur


l'utilisation de fibres naturelles, comme les fibres de coco, pour réduire
l'empreinte carbone des constructions
L'historique du béton fibré témoigne de l'évolution constante de ce matériau,
passant des simple mélanges de l'antiquité à des composites sophistiqués
intégrant des fibres. Cette évolution a ouvert de nouvelles perspectives en
matière de durabilité, de résistance et d'applications, faisant du béton fibré un
choix privilégié dans le secteur de la construction moderne.

I .8.Fibres de coco : caractéristiques et propriétés

15
1°. Origine et composition
Les fibres de coco proviennent de l'enveloppe extérieure de la noix de coco.
Elles sont principalement composées de cellulose, d'hémicellulose et de lignine,
ce qui leur confère une bonne résistance mécanique et une certaine élasticité.
En plus de leur robustesse, ces fibres sont biodégradables et renouvelables, ce
qui en fait une alternative écologique aux fibres synthétiques.

2° Propriétés mécaniques
Les fibres de coco affichent plusieurs propriétés mécaniques intéressantes :
- Résistance à la traction : Les fibres de coco peuvent supporter des charges
considérables avant de se rompre.
- Ductilité : Elles permettent d'augmenter la ductilité du béton, contribuant
ainsi à sa capacité à supporter des déformations sans rupture.
- Amélioration de la résistance aux chocs : Les fibres agissent comme des
renforcements, diminuant les risques de fissuration et augmentant la
résistance aux chocs.

I. 9. Comportement mécanique du béton


I.9.1. Propriétés fondamentales

Le béton est généralement évalué sur plusieurs propriétés mécaniques clés :


- Résistance à la compression : Capacité du béton à résister aux forces
compressives, mesurée en MPa.
- Résistance à la traction: Bien que le béton soit solide en compression, sa
résistance à la traction est relativement faible, ce qui le rend vulnérable aux
fissures.

16
- Ductilité et ténacité : Ces propriétés déterminent la capacité du béton à
absorber de l'énergie avant de se rompre.
I. 9.2. Fissuration du béton

La fissuration est un phénomène courant qui peut affecter la durabilité et


l'esthétique du béton. Les fissures peuvent être causées par divers facteurs :
- Retrait suite au séchage : Le retrait du béton pendant le séchage peut
provoquer des fissures, surtout dans les grandes surfaces.
- Chocs et charges excessives : Les impacts ou les charges excessives peuvent
entraîner des fissures structurelles.
- Variations thermiques: Les changements de température peuvent également
provoquer des contraintes internes, menant à des fissures.

I. 10. Rôle des fibres dans le béton


1°. Renforcement du béton
L'ajout de fibres dans le béton permet de distribuer les contraintes de manière
plus uniforme, réduisant ainsi les risques de fissuration. Les fibres de coco, en
particulier, jouent un rôle clé dans l'amélioration de la résistance à la traction
et à la flexion du béton.
2°. Mécanisme d'action
Les fibres agissent par plusieurs mécanismes :
- Blocage des fissures: Lorsqu'une fissure se forme, les fibres interfèrent dans
son développement, limitant ainsi sa propagation.
- Augmentation de la ductilité : Les fibres de coco augmentent la capacité du
béton à se déformer avant de se rompre, ce qui est crucial dans les structures
soumises à des charges dynamiques.

I.11. Effets sur les propriétés mécaniques

17
Des recherches montrent que l'incorporation de fibres de coco de différentes
longueurs peut :
- Améliorer la résistance à la compression : En renforçant la matrice du béton.
- Augmenter la résistance à la traction et à la flexion : Les fibres aident à mieux
gérer les contraintes, réduisant ainsi les fissures.
I. 12. Applications pratiques
I. 12.1. Utilisation dans le bâtiment
Le secteur du bâtiment se trouve aujourd’hui face à une nécessité de rénover
ses pratiques et méthodes de conception afin de prendre en compte les
facteurs environnementaux devenus cruciaux
Cette nouvelle manière de concevoir et de dimensionner les bâtiments, encore
aujourd’hui marginale, peut être désignée par le terme d’éco-conception. Au
sens le plus large, cette pratique se fonde sur :
- des critères économiques : ils s’expriment par la prise en compte du coût
global, c'est-à- dire la somme des coûts d’investissement, de fonctionnement
et de maintenance ainsi que de démantèlement. Il dépend, notamment, de la
durabilité de l’ouvrage,
- des critères environnementaux : ils concernent la consommation de
matières premières renouvelables.
De ce fait, à l’heure actuelle, on retrouve un intérêt dans l’utilisation de
matériaux d’origine naturelle tels que les végétaux (le bois, le chanvre, le lin, la
fibre de palmier dattier, fibres de coco) on parle d’Éco – matériaux.
L’utilisation de matériaux naturels locaux permet également de réduire le coût
de construction.
Dans ce chapitre , sera étudié le comportement des bétons des fibres à base
végétales. Il sera examiné aussi la durabilité des fibres. Ainsi, ce chapitre met
en évidence la durabilité.

Eco-matériaux
L’éco-matériau doit permettre de répondre aux critères de l’éco-
conception,
18
c'est-à-dire:
- limiter les impacts environnementaux durant tout son cycle de vie,
- procurer des conditions de confort aux occupants du bâtiment pendant son
exploitation,
- ne pas présenter de danger pour la santé tant pendant la phase de mise en
œuvre que d’utilisation du bâtiment.
Les propriétés du matériau, caractéristiques de ces différents critères,
sont détaillées dans le Tableau
Tableau : propriétés caractéristiques d’un éco-matériau
Propriétés caractéristiques d’un éco-matériau
Impacts environnementaux :
- Emission de gaz à effet de serre
- Energie grise
- Consommation de matières premières non renouvelables
- Génération, en fin de vie, de déchets à la gestion complexe
Conditions de confort :
- Thermique : conductivité, inertie, effusivité
- Hygroscopique : perméabilité à la vapeur, diffusivité en phases vapeur et
liquide, isothermes d’adsorption/désorption

- Acoustique : coefficient d’absorption acoustique, indice d’affaiblissement


acoustique
Impacts sanitaires :
- Emissions de polluants chimiques (COVs, formaldéhydes etc.)
- Emissions de polluants microbiologiques (prolifération bactérienne, acariens

etc.)
- Emissions de polluants particulaires (poussières, microfibres etc.)

Avantages environnementaux
L'utilisation de fibres de coco contribue à des pratiques de construction
durables :

19
- Biodégradabilité : Réduction de l'empreinte écologique.
- Réduction des déchets : Valorisation des sous-produits de l'industrie de la noix
de coco.

I.13. Conclusion
L'intégration des fibres de coco dans le béton représente une avancée
significative dans l'amélioration des propriétés mécaniques de ce matériau.
L'étude de l'impact des longueurs des fibres est cruciale pour optimiser leur
utilisation dans des applications pratiques. Les résultats de ces recherches
pourraient non seulement améliorer le comportement mécanique du béton,
mais également contribuer à des pratiques de construction plus durables et
respectueuses de l'environnement.

L'étude de l'impact des longueurs des fibres de coco sur le comportement


mécanique du béton met en lumière un matériau à fort potentiel pour
l'ingénierie durable. En intégrant ces fibres dans le béton, il est possible
d'améliorer ses propriétés mécaniques tout en respectant l'environnement.
Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour optimiser les
formulations et mieux comprendre les interactions entre les fibres et la matrice
de béton, afin de maximiser les bénéfices de cette approche innovante.

Chapitre II : Matériaux et méthodologie d’essais

20
II 1. Introduction

L'utilisation des fibres naturelles, comme les fibres de coco, dans le béton a
suscité un intérêt croissant en raison de leurs propriétés mécaniques et
environnementales. Ce chapitre présente la méthodologie adoptée pour
étudier l'impact des longueurs de fibres de coco sur les propriétés mécaniques
du béton.

II. 2. Objectifs de l'étude

L'objectif principal de cette étude est d'évaluer comment les variations de


longueurs et dosage des fibres de Coco de 0,2% de la masse du béton affectent
les proprietés physico mécaniques du béton ( à l'état durci ou frais), et cela
visant à contribuer au développement d’un matériau local en prenant en
compte les exigences du contexte environnemental actuel et le l’abondance
des produits locaux( les fibres de coco).

Matériaux et équipements
Matériaux
1° Ciment :
Nous ne pouvons pas étudier le béton sans d’abord comprendre le rôle que
jouent tous les éléments qui le constitue. Ce sont les qualités intrinsèques de
chacun des composants auxquelles il faut ajouter leurs proportions respectives
dans le mélange, qui influent sensiblement sur celles du béton.
a. Définition.
Le ciment est un liant hydraulique (hydraulique = qui durcit au contact de l’eau)
avec lequel le béton est fabriqué. La pâte de ciment (ciment mélangé avec de
l’eau) se rigidifie et durcit par hydratation aussi bien à l’air que sous l’eau et ne
se dissout plus dans l’eau. Les principales matières premières pour la

21
fabrication du ciment Portland sont le calcaire et l’argile qui sont mélangés
dans des proportions bien définies.
b. La fabrication du ciment

Figure fabrication du ciment

N.B. : Le clinker broyé en poudre avec environ 5% de gypse, pour


modérer la prise, conduit au ciment (CPA = Ciment Portland Artificiel).
c) La normalisation et classification des ciments.
Les ciments sont regroupés en cinq types principaux :
• CEM I : Ciment Portland ;

22
• CEM II : Ciment Portland composé ;
• CEM III : Ciment de haut fourneau ;
• CEM IV : Ciment pouzzolanique ;
• CEM V : Ciment composé

Le ciment utilisé pour la confection de nos éprouvettes est de types CEMI 42,5
N provenant de l'usine de la grande cimenterie du Katanga << GCK>>

Tableau de classification et composition des principaux de la norme EN 197-1

23
24
Tableau de classe de consistance des ciments

25
2° Granulats

Granulats : Sable ( granulat fins ) et graviers ( granulats grossiers )


conformes aux normes ASTM.
a) Définition :.
Le gravier et le sable forment la base du granulat du béton dont les
cavités doivent être remplies le plus complètement possible par les liants. Ils
occupent jusqu’à 80 % de la masse et 70 % du volume. Une utilisation optimale
de la qualité et de la dimension des granulats mène à une amélioration de la
qualité du béton.
Les granulats peuvent être naturels, artificiels ou recyclés à partir de matériaux
précédemment utilisés en construction. Pour un béton de qualité, ils passent
par des processus de nettoyage et de triage dans des installations industrielles
comme par exemple le concassage, le tamisage, le lavage et le mélange.
Les granulats doivent présenter une adhérence suffisante à la pâte de ciment
durcie et ne pas influencer négativement ni la prise du ciment ni la durabilité
du béton.

Tableau de types des granulats et leurs obtentions

Granulats Obtenus par A partir de


Roulés - Criblage -Matériaux
-Lavage alluvionnaires

Concassés -Concassage Roches :


-Criblage -sédimentaires
-Lavage -Eruptives
26
-Métamorphique

Les graviers utilisés dans cette étude proviennent de la carrière de traitement


de graviers de l'entreprise de construction JMC située près du pont de
mbujimayi à lukelenga
3° Eau

L’eau de gâchage du béton sert à provoquer les réactions d’hydratation du


ciment. Les normes définissent la qualité et la provenance de l’eau devant
servir au gâchage d’un béton.
Selon la norme SN EN 1008 :
• Seul l’eau potable peut être reconnue pour la fabrication du béton.
• L’eau de mer est interdite pour les bétons armés et précontraints
• Toutes les eaux usées, des rejets industriels, de ruissellements doivent faire
l’objet d’uncontrôle.

Dans le cadre de cette étude nous utiliserons l’eau du réseau d’alimentation en


eau potable de la ville de Mbujimayi.

Le sable utilisé est un sable alluvionnaire en provenance de la carrière située à


la rivière muya en mbujimayi

27
4° Fibres de coco : Fibres provenant de la noix de coco, traitées en laboratoire
chimique de l’université de mbujmayi pour éliminer les impuretés et coupées
en différentes longueurs (10 mm ; 20 mm ; 30 mm et 40mm). Provenant d'une
plantation locale de dileji à mbujimayi.

2.3 Caractéristiques des granulats.


Masse volumique apparente des graviers ( NF EN 1097-3 )
Matériel :
- Balance
- Tube gradué

Mode opératoire :
-peser un échantillon des graviers
- verser l’ échantillon dans un tube gradué et lire le volume V
- calculer la masse volumique apparente des graviers en divisant la masse
initialement pesée et le volume V
Résultats :

28
Le tableau présente les résultats obtenus sur les échantillons des graviers de
même masse .

Tableau de la masse volumique des graviers

Echantillon Masse (g) Volume (ml) Masse Masse


volumique volumique
(kg /l) moyenne
1 800 500 1,60 1,6
2 800 515 1 ,55

Masse volumique apparente du sable :


Le sable utilisé dans cette étude entant alluvionnaire d’après la norme SN EN
1097 -3 sa masse volumique sera de 1,530 kg /l

Analyse granulométrique par tamisage ( EN 933-1) :


• But de l’essai :
L’analyse granulométrique permet de déterminer la grosseur et les
pourcentages pondéraux respectifs des différents grains constituants
l’échantillon.
• Matériels :
-Une série de tamis selon la norme ISO 3310 – 3
-Les plateaux
-Une brosse
-Une balance de précision
-Une tamiseuse
• Mode opératoire :
-Placer sur une tamiseuse une série des tamis en ordre décroissant des
diamètres et y ajouter des graviers .
-Tamiser
-Peser les refus de chaque tamis .

29
Résultats :

Le tableau ci –dessus présente les résultats obtenus lors de l’analyse


granulométriques des graviers .

Tableau des résultats de l’analyse granulométriques des graviers

Poids 2500
grammes
Maille Refus (g) Refus (% ) Refus Tamisât
Tamis (mm) cumulés (%)
(ISO 3310-3)
15 0 0 0 100
10 50 2 2 98
7 ,1 300 12 14 86
4 ,75 400 16 30 70
3,35 800 32 62 38
2,36 770 30,8 92,8 7,2
1,6 95 3,8 96,6 3,4
1,18 70 2,8 99 ,4 0,6
0 ,85 15 0,6 100 0

Tableau Résultats de l’analyse granulométrique de sable

30
Poids 500 grammes
Tamis (mm) Refus (g) Refus (%) Refus Tamisât( % )
(ISO 3310-3) cumulés (%)
0,85 0 0 0 100
0 ,6 0,61 0,122 0,122 99,8
0,425 0,8117 0,16 0,28434 99,7
0,30 25,449 5,09 5,37414 94,6
0,212 374,56 74,91 80,28614 19,74
0,150 89,311 17,9 98,14834 1,8
0,075 8,134 1,6 99,77514 0,3
0,045 1,109 0,22 100 0

Composition du béton
Formulation du béton par la méthode Dreux gorisse

La méthode utilisée pour établir l'expression des masses des granulats en


fonction du dosage en ciment et eau à mettre en œuvre est basée sur
l'expression du volume absolu du composite et des masses volumiques
absolues des constituants du composite

Le volume absolu du mélange des différents éléments est donné par


l'expression suivante :

Vabs = Vabs ciment + Vabs eau + Vabs granulats


Or nous savons que Vabs granulats= Vabs sable + Vabs graviers

Pour 1m3 de mélange de béton désignons par :


C : dosage en ciment
E/C : le rapport eau/ciment
31
ρC : masse volumique réelle du ciment égale à 2173,9 kg/m 3

ρ S : masse volumique réelle du sable égale à 1530 kg/ m 3

ρG : masse volumique réelle des graviers égale à 1600 kg/ m 3

ρe : masse volumique réelle de l’eau est égale à 1000 kg/ m3

Nous avons : Vabs ciment= C/ ρC


Vabs sable= S/ ρ S , Vabs eau= E/ ρ E , Vabs G = G/ ρG

Prenons :
C=350kg/m3 ce choix se justifie par la forte utilisation de ce type de béton
E/C = la limite conseiller pour éviter Un béton poreux
Nous utilisons la méthode de Dreux gorisse basé essentiellement sur le traçage
de la courbe granulométrique de référence ( OAB) . Cette courbe est composée
de deux Demi droites qui se rencontrent en un point A désigné par le terme
point de brisure. Le point B a pour abscice Dmax et pour ordonné 100% des
tamisats .
La courbe se compose de deux segments OA et AB , le point O est défini par :
X O =¿ 0 , Y O =¿ 0

Le point A est défini par : X A ¿ Dmax/2 , Y A ¿ 50 −√ D +¿ K


Le point B est défini par : X B ¿ Dmax , Y B=¿ 100 %

YA =

K=+2 car le béton est dosé à 350 Kg/m3 , avec K qui est un terme correcteur qui
dépend de la forme des granulats (concassés ou roulés) et de l’efficacité de la
vibration .

32
Tableau de determination du terme correcteur

Vibration Faible Normale Puissante


Forme des Roulé Concassé Roulé Concassé Roulé concassé
granulats
400 + -2 0 -4 -2 -6 -4
400 0 +2 -2 0 -4 -2
Dosage 350 +2 +4 0 +2 -2 0
Ciment 300 +4 +6 +2 +4 0 +2
250 +6 +8 +4 +6 +2 +4
200 +8 +10 +6 +8 +4 +6

Traçage de la méthode de Dreux gorisse

Connaissant les masses des granulats , nous pouvons alors calculer les
différentes proportions des constituants du béton .

Vabs sable= %S × Vabs granulats


sVabs granulats= 1000γ -Vabs ciment
Vabs ciment= C/ masse volumique réelle du ciment
Vabs G= %G ×Vabs granulats

S (masse) = Vabs sable × ρ S


C (masse) = 350 kg
E ( masse) = C × 0,5 =175 kg =175 l
G= Vabs G × ρG

33
En definitive ,on retient pour un mètre cube de béton , les dosages massiques
suivants :

Tableau de compositions massiques du béton

E/C Masse Masse de Masse du Masse Masse


ciment l'eau dans sable dans G2/8 (kg) G3/15 (kg)
dans le le mélange le mélange
mélange C E (kg) S (kg)
( kg)
0,5 175

plan d'expérimentation

2.2.1 variables
1° longueurs des fibres : 10mm, 20mm , 30mm et 40 mm
2° Dosage des fibres : 0,2%
Éprouvettes
Pour chaque combinaison de longueur et dosage des fibres, nous
fabriquerons plusieurs éprouvettes pour réaliser les essais de compression et
flexion, nous aurons à fabriquer 30 éprouvettes pour l’essai de compression et
30 autres éprouvettes pour la flexion .
2.2 Le malaxage:

34
L’efficacité de malaxage est importante, elle dépend du type de
mélangeurs employés, du temps consacré au mélange lui-même.
Il importe dans tous les cas que les constituants soient intiment à l’eau afin de
faciliter leur hydratation et d’obtenir une meilleur maniabilité.
Les constituants sont introduits dans le malaxeur à l’ordre suivant :

• Introduire le sable, gravier, ciment ;


• Malaxer pendant 1 min ;
• Introduire la quantité d’eau ;
• Introduire la quantité de fibre de coco selon leur dosage et longueur;
• Malaxer pendent 2 min et ajouter l’eau tout attentivement ;
• Mesurer l’affaissement à chaque fois par cône d’abrams jusqu'à la
valeur désiré.

LES ESSAIS REALISES SUR LES BETONS

ESSAIS REALISES SUR BETON A L’ETAT FRAIS

La norme (EN 12390-2) distingue les essais d’études, des essais de convenances
et de contrôle, les essais d’études sont exécutés sur un béton réalisé en
laboratoire, les essais de convenance et de contrôles sont exécutés sur un
béton gâchés dans la bétonnière ou le malaxeur utilisé sur le chantier.

Essai d’affaissement au cône d’Abrams – Slump test (EN 12350-2)


Il s’agit de constater l’affaissement du cône de béton sous l’effet de son propre
poids. Plus cet affaissement sera grand et plus le béton sera réputé fluide.
1) Matériels :

35
- Un moule tronconique sans fond de 30 cm de haut, de 20 cm de diamètre
en sa partie inférieure et de 10 cm de diamètre en sa partie supérieure
- Une plaque d’appui
- Une tige de piquage
- Une règle graduée
2) Méthodes :
- Huiler légèrement le moule et la plaque avec une éponge et fixer le moule
sur la plaque ;
- Introduire le béton dans le moules en trois (3) couches d’égales hauteurs qui
seront mises en place au moyen de la tige de piquage actionnée 25 fois par
couche
- Araser en roulant la tige de piquage sur le bord supérieur du mobile ;
- Procéder au démoulage en soulevant le moule avec précaution (entre 5
et 10 secondes).
- Le béton n’étant plus maintenu s’affaisse plus ou moins suivant sa
consistance obtenue noté h

Tableau : Classement des bétons selon la valeur d’affaissement au


côned’Abrams.

Classe de consistance Définition Affaissement (mm)


S1 Ferme 10 à 40
S2 Plastique 50 à 90
S3 Très plastique 100 à 150
S4 Fluide 160 à 210
S5 Très fluide ≥ 220
Détermination de la masse volumique du béton frais
1) Matériel :
- Balance
- Moules cubiques de 15 cm de coté

36
2) Méthodes
- V : le volume du moule
- Peser les moules à vide, soit M1
- Remplir les moules après confection du béton
- Peser à nouveau l’ensemble moule + béton, soit M2
3) Calcul et expression des résultats
La masse volumique du béton frais est obtenue par l’expression suivant :

M 2−M 1
ρ F=
V

ESSAIS REALISES SUR BETON A L’ETAT DURCI

Essai d’absorption d’eau par immersion (NBN B 15-215 : 1989)

1) Matériels :
Les matériels utilisés sont :
- Le Bac d’immersion
- L’étuve
- La Balance
2) Mode opératoire :
Les opérations sont effectuées dans l’ordre suivant :
- Immersion de l’éprouvette dans un bac à eau à 20 ± 2°C durant un
minimum de 48 h pour avoir une masse humide constante avant de
pesée, l’éprouvette est ensuite essuyé de manière à la débarrasser de
son eau superficielle.

37
- Dessiccation durant au minimum 72 h pour avoir une masse sèche
constante dans une étuve ventilée dont la température est maintenue à
105 ± 3°C
La masse est considérée constante lorsque deux pesées successives à
24h d’intervalle ne donnent pas une différence supérieure à 0,1%.
3) Expression des résultats :
L’absorption d’eau par immersion Abs est exprimée en pour-cent de la
masse sèche et est calculée par la relation suivante :

Mhumide−Masse sèche
Abs¿ Masse sèche

Avec :
• M humide : la masse humide constante de l’éprouvette après
immersion .
• M sèche : la masse sèche.

Essai de compression (EN 12390-3)


1) Matériel
Machine d’essai de compression : la machine utilisée dans notre
laboratoire est un bâti d’essais de compression uniaxiale servo-hydraulique de
marque Controls de modèle 10-D1392/AP, de capacité 2000 kN avec cellule de
charge.
2) Méthodes
• Eliminer toute source d’humidité excessive de la surface de
l’éprouvette avant de la positionner dans la machine d’essai. Tous les plateaux
de la machine d’essai doivent être essuyés et toutes particules ou corps
étrangers enlevés des surfaces de l’éprouvette qui seront en contact avec eux ;
• Center l’éprouvette sur le plateau inférieur avec grande précision ;
• Sélectionner une vitesse constante de chargement dans la plage de
0,6 MPa/s ± 0,2 MPa/s ;
38
• Vérifier les paramètres de la machine (formes des éprouvettes,
vitesse de chargement voulue, etc…)
• Appliquer la charge sans choc et l’accroitre de façon continue à la
vitesse constante sélectionnée jusqu’à la rupture de l’éprouvette.
• En rapport avec les types de machines d’essai de compression lire
sur le tableau d’affichage la charge maximale obtenue ou la contrainte
maximale à la compression .

Essais de flexion : [NF EN 12390-5]


Pour évaluer la résistance de traction par flexion on a utilisé des
éprouvettes prismatiques normalisées, de dimensions( 4 x 4 x 16 )cm3
conforme à la norme EN 12390-1. La presse qui répond aux normes est, munie
d’un banc de flexion 3 points. Cet essai permet de déterminer la résistance à la
traction par flexion du béton étudié, l’essai le plus couramment utilisé.

Conclusion:
Dans ce chapitre, nous avions établi les différentes caractéristiques
physiques, mécaniques des composants et différents modes opératoires sans
oublier les courbes granulométriques des granulats y sont présentées.
Bref, ce chapitre présente une méthodologie systématique pour étudier
l'impact de l’influence des longueurs de fibres de coco dans leurs
incorporations sur le comportement Physico - mécanique du béton .
Les résultats de cette étude fourniront des informations précieuses pour
l'optimisation des formulations de béton renforcé avec des fibres végétales
notamment les fibres de coco ou coir .
Cette méthodologie vise à offrir une compréhension approfondie de
l'interaction entre les fibres de coco et le béton, contribuant ainsi à
l'avancement des matériaux de construction durables et la valorisation des
produits locaux .

39
Chapitre III : Présentation des résultats et discussion

Introduction :
Le présent chapitre est consacré pour analyser les différents résultats
expérimentaux relatifs aux essais effectués sur les bétons avec fibres et sans
40
fibres, conformément aux modes opératoires mentionnés au chapitre
précédent, une analyse et une discussion des résultats, suivis d’une
comparaison avec ceux reproduites dans la littérature seront également
présentés dans ce chapitre.
Conception des éprouvettes
Mise en place du béton

CONCERVATION DES EPROUVETTES ( EN 12390 -2)


MISE EN PLACE DU BETON
Grace aux différentes proportions calculées au précédant chapitre, nous avons
conçu nos différents bétons et utilisé des moules cubiques de 15 cm de côté
puis prismatiques ( 4 x 4 x 16 )cm3selon la norme EN 12390-1.
Avant le remplissage, il convient que les surfaces du moule soient mouillées
d’eau empêchant le béton d’adhérer au moule. Les moules sont ensuite
remplies par le béton frais en trois couches quasi égales. Pour chaque couche,
le serrage du béton doit être immédiatement
effectué à l’aide d’un piquet .

CONSERVATION DES EPROUVETTES [EN 12390-2]


Conformément à la norme EN 12390-2, les éprouvettes doivent rester dans les
moules et être protéger contre les chocs, les vibrations et la dessiccation
pendant au moins 16h et au plus 3jours, à la température de 25°C ± 5°C.
Après démoulage, les éprouvettes sont imbibées dans l’eau jusqu’au moment
de l’essai, à une température de 2O°C ± 2°C.

RESOULTATS DES ESSAIS SUR LES BETONS


ESSAIS DES BETONS A L’ETAT FRAIS

41
A) Essai d’Affaissement au cône d'Abrams

Les résultats obtenus pour l’essai d’Affaissement au cône d'Abrams sont


présentés dans le tableau suivant :

Tableau des résultats d’affaissement des différents bétons

Dosage fibres BO BF (1cm) BF (2cm) B ( 3cm ) BF(4cm)

Affaissement 0,2 % 6 cm 3cm 1,5cm 1cm 0,5cm

•Interprétation :

B) Masse volumique à l’état frais

Tableau des résultats de la masse volumique des bétons à l’etat frais

Dosage fibres BO BF (1cm) BF (2cm) B ( 3cm ) BF(4cm)

Masse 0,2 %
volumiqu
e
Kg/ d m3

42
• Interprétation :

ESSAIS DES BETONS A L’ETAT DURCI

A) Essai d’absorption d’eau par immersion (NBN B 15-215 : 1989)

Tableau des résultats de l’absorption d’eau

Dosage fibres BO BF (1cm) BF (2cm) B ( 3cm ) BF(4cm)

Absorption 0,2 %
d’eau (%)

• Interprétation :

43
B) Masse volumique durcie des bétons fibrés

Tableau des résultats de la masse volumique des bétons à l’etat


durci

BO BF BF(2cm) BF(3cm) BF(4cm)


Masse Dosage béton (1cm)
volumiqu 0,2 % 7jours
e à l’etat
durci 28
( kg/m3) jours

• Interprétation :

C) Essai de compression

Tableau des résultats de l’essai de compression

Dosage béton BO BF BF(2cm) BF(3cm) BF(4cm)


Contrainte (1cm)
des forces 0,2 % 7jours

44
(Mpa)
28
jours

• Interprétation :

D) Essai de flexion

Tableau des résultats de l’essai de flexion

Contraint Dosage BO BF BF(2cm) BF(3cm) BF(4cm)


e de béton (1cm)
flexion
( Mpa) 0,2 7jours
%
28
jours

• Interprétation :

45
Conclusion

46

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