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Exploration des Échelles et Gravitation

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Chapitre 1 : La gravitation universelle

‫ التجاذب الكوني‬: 1 ‫الوحدة‬

 Situation-problème N°1 :

Des microscopes perfectionnés nous permettent d’explorer la matière jusqu’au niveau


atomique. Grâce à des télescopes de plus en plus performants, nous observons des galaxies
très éloignées.

 Comment pouvons-nous exprimer des distances et des tailles allant de l’échelle


microscopique jusqu’à l’échelle cosmique ?
 Comment pouvons-nous positionner ces objets sur une même échelle des longueurs ?

 Situation-problème N°2 :

Toutes les planètes du système solaire gravitent autour du soleil

 Comment peut-on expliquer la cohésion de ce système solaire ?


 Pourquoi la lune tourne-t-elle autour de la terre ?
 Pourquoi une pomme tombe-t-elle d’arbre vers le bas ?

 Objectifs : Connaissances et savoir-faire exigibles

 Savoir classer des objets, des noyaux atomiques jusqu’aux galaxies en fonction de leur taille
 Savoir positionner ces objets sur une échelle des longueurs graduée en puissance de 10
 Savoir donner un ordre de grandeur et l’utiliser pour comparer deux longueurs
 Connaitre la loi de l’attraction gravitationnelle de Newton
 Expliquer pourquoi les planètes gravitent autour du soleil
 Utiliser la relation entre le poids et la masse d’un objet

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I. Échelle des longueurs (ou des distances)
1. Écriture scientifique / notation scientifique
L’écriture scientifique d’un nombre s’écrit sous la forme de produit : a.10n , avec a est nombre décimal :
( 1 a < 10 ) et n est un nombre entier relatif ( positif ou négatif )

 Exercice 1 :
 Écrire les nombres suivants en notation scientifique (compléter le tableau)
Nombres 4 400 0,400 2019 0,00603 893 .106 901 .10-33
Notation scientifique

2. Ordre de grandeur :
L’ordre de grandeur d’un nombre est la puissance de 10 la plus proche de ce nombre
Dans la notation scientifique a.10n
 Si a 5 . alors l'ordre de grandeur de ce nombre est 10n : .
 Si a 5 . alors l'ordre de grandeur est 10n+1

 Exercice 2 :
 compléter le tableau suivant :
Notation scientifique 4.100 4.102 4,00 .10-1 6,03 .10-3 8,93.108 9,01.10-31
Ordre de grandeur

3. Intérêt de l’ordre de grandeur :


 Connaître l’ordre de grandeur d’une longueur permet de la situer sur l’échelle des longueurs qui composent
notre univers, et de la comparer aux autres longueurs. On peut ainsi mémoriser facilement certaines tailles
ou distances caractéristiques.
 Exemple : l’ordre de grandeur du diamètre atomique est 10-10 m .
 Estimer l’ordre de grandeur d’une longueur permet également de vérifier rapidement un calcul

 Remarque :
 Pour comparer les valeurs prises par une grandeur physique (masse, longueur, énergie …) il faut les
convertir dans la même unité.
4. Les unités de longueurs : multiples et sous-multiples du mètre :
Dans le système international d’unités ( S.I ) ; l’unité de longueur est le mètre ( m) .mais on exprime souvent
les longueurs avec des multiples ou des sous-multiples de mètre.

 Exercice 3 :
 compléter le tableau suivant :
nom Téramètre Gigamètre Mégamètre Kilomètre mètre Millimètre micromètre nanomètre picomètre femtomètre
symbole
valeur

 Remarque :
 Unités utilisées en astronomie :
 Unité Astronomique ( U.A ) : est la distance moyenne entre le centre de la terre et le centre du soleil tel
que 1 U.A = 1,5.108 m .
 Année Lumière ( A.L) : est la distance parcourue par la lumière au cours d’une année avec la vitesse de
propagation c = 3.108 m.s-1 dans le vide tel que 1 A.L = 9,5.1015 m
 Unités utilisées en atomistique :
 Angström : pour donner la taille des particules, des atomes.. , on utilise parfois l’Angström , de symbole
, Tel que 1 = 10-10 m
 Micron : on emploi également le terme «micron» au lieu micro-mètre

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5. Les chiffres significatifs :
Les chiffres significatifs d’un nombre sont les chiffres écrits en partant de la gauche, à partir du premier chiffre
différent de zéro.

 Exemples :
 m1 = 2,3 g : les chiffres significatifs sont : 2 et 3
 m2 = 2,30 : les chiffres significatifs sont : 2 ; 3 et 0
 m3 = 0,063 : Ce nombre comporte 2 chiffres significatifs : 6 et 3
 m4 = 0,00803 : Ce nombre est écrit avec 3 chiffres significatifs : 8 ; 0 et 3

 Remarque :
 Le nombre des chiffres significatifs est concerné la précision de mesure, par exemple 2,30 est plus précis que
2,3. Puisque 2,30 possède 3 chiffres significatifs par contre 2,3 n’en possède que 2
 Un nombre écrit en notation scientifique, sous la forme a.10n , possède les mêmes chiffres significatifs que a

 Exercice 4 :
 Compléter le tableau suivant
Nombre 6,4 6,40 0,0801 8010 0,002019
Notation scientifique
Chiffres significatifs

 Exercice 5 : Écriture scientifique, ordre de grandeur et chiffres significatifs


 Complétez le tableau suivant :
Dimension valeur écriture scientifique Ordre de Nombre des chiffres
( en m ) grandeur significatifs
Taille d’être humain adulte 170 cm
Hauteur de la Tour Hassan 44,3 m
Altitude de Toubkal 4,16 Km
Diamètre d’un globule rouge 7 um
Rayon atome d’hydrogène 0,105 nm
Rayon de la terre 6400 Km
Distance moyenne Terre –Lune 380 000 Km
Distance moyenne Terre- Soleil 150.109 Km

6. L’axe des puissances de 10 :


Activité 1 : L’axe des puissances de 10 :
La représentation des longueurs : il est difficile de représenter sur une même échelle la taille d’un objet
observé au microscope et celle d’une galaxie photographiée à l’aide d’un télescope. Pour cela, il faut utiliser
un outil mathématique adapté : Les physiciens utilisent une échelle des longueurs graduée en puissance de
10 : c’est l’axe de puissance de 10.
 Exploitation :
1. En utilisant le tableau précédant, essayez de graduer un axe orienté et d’y faire figurer les quatre longueurs
les plus petites. conclure
2. Graduez un axe orienté, de la plus petite à la plus grande valeur de n et placez alors les longueurs du tableau
précédant sur cet axe sans chercher précisément l’emplacement entre deux graduations.

 Interprétation:
1. il est difficile de représenter ces
quatre longueurs sur une même
échelle, donc il faut utiliser un
autre outil mathématique : l’axe
des puissances de 10
2. voir la figure ci-contre

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II. Gravitation universelle :
1. La loi de la gravitation universelle
Activité documentaire 2 : L’interprétation d’Isaac Newton
Le soleil exerce une action attractive sur toutes les planètes. La terre exerce une action attractive sur la
lune : c’est la gravitation. la terre exerce également une action attractive sur tous les objets situés à son
voisinage : c’est le poids .Ces actions attractives ont-elles même origine ?
Au XVIIIème siècle, Isaac Newton a découvert que deux corps massifs s’attirent avec une force
proportionnelle au produit de leur masse et inversement proportionnelle au carré de leur distance. Cette loi
universelle de la gravitation régit le mouvement des planètes et explique pourquoi la Terre nous retient à sa
surface. En effet, notre sensation de pesanteur est la conséquence de la force gravitationnelle que la Terre
exerce sur notre corps. Si la Terre était plus massive, cette sensation serait plus forte. […]
Les mouvements des planètes est analogue au
mouvement de caillou sur la figure suivante :
La figure 1 : Le fil impose son orbite circulaire au caillou
La figure 2 : La terre impose à la lune son orbite
circulaire
Les planètes tournent autour du soleil car la masse de ce
dernier est la plus grande dans le système solaire . de
même la lune tourne autour de la terre puisque la masse
de la terre est supérieure à celle de la lune .
 Exploitation :
1. Quelle est la trajectoire de la pierre lorsque le fil est tendu ?
2. Si le fil est coupé, la pierre conserve-t-elle la trajectoire circulaire ?
3. Comment expliquer la cohésion du système solaire ?
4. D’après Newton quel est la cause de cette attraction universelle ?
5. comment varie la force gravitationnelle si la masse d'un des deux objets augmente ?
6. La valeur de la force de gravitation est-elle proportionnelle à d, d² ou 1/d² ? Quelle phrase dans le texte
permet de répondre à cette question ?
7. Comment la valeur de cette force varie-t-elle lorsque la distance entre les corps augmente ? Lorsqu'elle
diminue ?
8. Parmi les trois relations littérales suivantes, quelle est celle qui correspond aux données du texte, sachant
que la valeur de la force gravitationnelle F est aussi proportionnelle à la constante gravitationnelle G .
a ) FA/B = FB/A = G , b ) FA/B = FB/A = G , c) FA/B = FB/A = G . . .
mA et mB sont les masses (en kilogramme) respectives des deux corps , d est la distance (en mètre) qui
sépare les centres des deux corps , G = 6,57 .10-11 N .m2 .Kg-2 la constante gravitationnelle
9. Pourquoi la terre -t-elle tourne autour de du soleil ? et pourquoi la lune tourne-t-elle autour de la terre
10. Dans le paragraphe sur Newton, il est écrit « la Terre nous retient à sa surface » : précise l’acteur et le
Receveur de cette force ?

2. Énoncé de la loi de la gravitation universelle


Deux corps s’attirent mutuellement à cause de leur masse, exercent l’un sur l’autre des forces
attractives de même valeur

3. Formulation mathématique
2. 1 Cas deux corps ponctuels

Deux corps ponctuels A et B, respectivement de masse mA et mB , séparés par


une distance d = AB , exercent l’un sur l’autre des forces attractives, modélisées
par :
- ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ : la force exercée par A sur B
- ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ : la force exercée par B sur A

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Les caractéristiques de la force ⃗ Les caractéristiques de la force ⃗
 Point d’application : le point B  Point d’application : le point A
 Droite d’action : la droite ( AB )  Droite d’action : la droite ( AB )
 Le sens : vers le point A  Le sens : vers le point B
 L’intensité : FA/B = G  L’intensité : FB/A = G

- Dans le système international d’unités, les masses mA et mB sont exprimés en Kilogramme ( Kg) , la
distance d en mètre ( m) , et les forces en N , avec ces unités G en N .m 2 .kg-2
- G étant une constante de la gravitation universelle. Elle vaut G = 6,67.10-11 N .m 2 .kg-2

 Conclusion :
D’après les caractéristiques précédentes on constate que ces deux forces ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ et ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ont :
 Des points d’application différents
 La même ligne d’action (direction) : c’est la droite ( AB )
 Des sens opposés : la force ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ exercée par A sur B est dirigée vers A, celle exercée par B sur A, ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
est dirigée vers B
 La même intensité (la même valeur) ; FA/B = FB/A = G
 D’où on peut écrire que : ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = - ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗

 Remarque :
 Cette loi est aussi valable pour des corps volumineux présentant une répartition sphérique de masse
(même répartition de masse autour du centre de l’objet). C’est le cas des planètes et des étoiles, la
distance d est celle qui sépare leurs centres.

2. 2 Cas deux corps volumineux : Interaction entre deux corps sphérique


D’après la loi de la gravitation, la force s’exerçant entre deux corps
volumineux A et B, de masses respectives mA et mB et dont les centre de
gravité sont séparés par une distance d = GAGB , vaut : FA/B = FB/A = G

 Remarque :
 On constate que la valeur de ces forces est :
 Proportionnelle à la masse de chacun des systèmes ( si m augmente , alors F augmente )
 Inversement proportionnelle au carré de la distance qui sépare leurs centres ( si d augmente, alors F diminue)

4. Attraction gravitationnelle entre la terre et un corps ponctuel (de petite taille) :


Soit un corps A de petite taille de masse mA situé à l’altitude h au-dessus
de la surface de la terre.
Le corps A se trouve sous l’action d’une force attractive de module :
F=G ; avec :
MT : la masse de la terre ; MT = 5,98 .1024 Kg et RT : le rayon de la terre ;
RT = 6380 Km

III. Poids d’un objet


1. Définition :
Tout corps, de masse ms et de centre de gravité G, placé au voisinage de la terre est soumis à une
force attractive appelé Poids ⃗⃗ .

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2. Les Caractéristiques du poids d’un corps A
 Point d’application : Le point G , centre de gravité de l’objet A
 Direction : la droite verticale passant par G ( / La
droite ( OG ) passant par le centre du corps G et le
centre de la terre O )
 Sens : vers le bas (vers le centre de la terre O)
 Intensité : P = mA.g , Avec :
mA la masse de l’objet en Kg et g l’intensité de la
pesanteur en N.kg-1

3. Expression de la pesanteur g à une hauteur h de surface de la terre:


En négligeant la rotation de la terre, sur elle-même, on peut dire que le poids de l’objet A est simplement la
force d’attraction gravitationnelle exercée par la terre sur l’objet A c’est-à dire : P =
Or P = mA.gh et =G donc h= G d’où h= G

 Remarque :
 On remarque g dépend de h : lorsque h augmente , g diminue
 Puisque la masse m d’un objet est constante et P = m . g alors le poids dépend aussi de l’altitude , plus un
corps s’élève , plus son poids est faible,
 A la surface de la terre . on a h =0 , donc 0T = G
 Pour la lune : 0L = G , avec mL : la masse de la lune et rL : son rayon .
 Étant donné que la terre n’est pas exactement sphérique , elle est légèrement aplatie aux pôles ( donc le
rayon de la terre RT n’est pas constant ). Les pôles sont donc moins éloignés du centre de la terre que les
points de l’équateur. Par conséquent 0T n’est pas constant sure toute la surface de la terre : Pour une
altitude nulle ( h = 0 ) : à l’équateur go = 9,79 N.kg-1 , aux pôles g0 = 9,83 N.kg-1

 Exercice 6 : Force de gravitation universelle


On considère un satellite de télécommunications (S) de masse ms = 50,96 Kg ,en rotation autour de la
Terre selon une orbite circulaire de rayon r = 7RT à partir du centre de la terre.
1. Représenter ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ la force de gravitation exercée par la terre sur le satellite ( S )
2. Exprimer littéralement L’intensité de la force ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
3. Calculer la valeur de cette force
4. Déterminer la valeur de la force d’attraction gravitationnelle ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ exercée par le satellite sur la terre
5. Calculer l’intensité de la force d’attraction gravitationnelle entre la terre et le satellite ( S ) , si le
satellite est placé sur la terre
 Données : ms = 50,96 Kg ; MT = 5,98 .1024 Kg ; RT = 6380 Km ; G = 6,67.10-11 S .I

 Exercice 7 : Le poids d’un objet


On considère un astronaute (A), de masse mA , se trouve à une hauteur h de la surface de la Lune de masse mL .
1. Représenter sur un schema ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ la force d’attraction gravitationnelle exercée par la Lune sur (A)
2. Donner l'expression de la force de gravitation exercée par la Lune sur L’astronaute A
3. Déterminer l’expression littérale de l’intensité de la pesanteur gh à la hauteur h de la surface de la lune
4. En déduire l’expression de l’intensité de la pesanteur à la surface de la Lune g0L , puis calculer sa valeur
5. Donner l'expression de la hauteur h en fonction de g0L; gh et RL
6. Calculer h L’altitude de l’astronaute A de la surface de la Lune pour gh = 0,45 N.Kg-1
7. Donner l’expression littérale de l’intensité de la pesanteur g0T à la surface de la terre
8. Comparer g0L et g0T , commenter
9. Déterminer le poids de l’astronaute A à la surface de la lune puis à la surface de la terre
10. Des astronautes ont rapporté mr = 120 Kg de roches. déterminer le poids de ces roches :
10. 1 A la surface de la lune
10. 2 Dans la capsule en orbite autour de la lune ; à l’altitude h = 150 km
 Données : mA = 80Kg ; MT = 5,98 .1024 Kg ; RT = 6380 Km ; ML = 7,34 .1022 Kg ; RL = 1740 Km ;

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Chapitre 2 : Exemples d’actions mécaniques

 Situation-problème :
La notion de force est indispensable pour aborder la mécanique classique (Newtonienne) et
grâce aux forces que l’on peut étudier l’équilibre des systèmes matériels ou déterminer la
nature et les caractéristiques de leurs mouvements.

 Qu’est-ce qu’une force et comment la représenter ?


 Comment classifier ces forces ?
 Quelle est la relation entre la force pressante et la pression ?

 Objectifs : Connaissances et savoir-faire exigibles


- Reconnaitre la notion d’action mécanique
- Savoir déterminer les effets d’une action mécanique
- Connaître les types d’actions mécaniques : les actions de contact et les actions à distances
- Classifier les forces : forces intérieures ou extérieures, forces de contact localisées ou répartie
- Connaitre la force pressante et ses caractéristiques
- Savoir utiliser la relation : p =

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I. Les actions mécaniques et leurs effets :
1. Les effets d’une action mécanique :
Activité 1 : Recenser les effets d’une action mécanique
 On parle d’une action mécanique lorsqu’un objet agit sur un autre objet .
 L’objet qui fait l’action est appelé l’acteur
 L’objet qui subit l’action est appelé le receveur.
 Voici différents actions mécaniques

 Situation 1 : un footballeur joue un corner


 Situation 2 : Le perchiste doit sauter et franchir la barre le plus haut possible à l’aide d’une
perche
 Situation 3 : un tennisman (un joueur de tennis) renvoie la balle de tennis à contre-pied son
adversaire
 Situation 4 : un livre posé sur une table ne tombe pas
 Exploitation :
1. pour chaque situation, déterminer l’acteur et le receveur
2. Dans chaque cas, décrire l’action exercée par l’acteur sur le receveur
3. Trouver 4 effets des actions mécaniques et classer les actions mécaniques précédentes selon leur effet.

 Interprétation :
1. Déterminons l’acteur et le receveur pour chaque situation :
situation 1 2 3 4
L’acteur Le footballeur / le pied Le perchiste Le tennisman / la raquette La table
Le receveur Le ballon La perche La balle de tennis Le livre
2. Description :
Situation Description
1 L’action exercée par le joueur (l’acteur) met le ballon ( le receveur ) en mouvement
2 L’action exercée par le perchiste (l’acteur) déforme la perche ( le receveur )
3 L’action exercée par le tennisman (l’acteur) modifie le mouvement de la balle (le
receveur) : sa trajectoire et sa vitesse
4 L’action exercée par la table (l’acteur) permet de maintenir le livre ( le receveur ) en
équilibre
3. Une action mécanique exercée sur un objet peut :
 Le mettre en mouvement ( situation 1 )
 Le déformer ( situation 2 )
 Modifier son mouvement : sa trajectoire ou sa vitesse ( situation 3 )
 Le maintenir en équilibre ( siuation 4 )
2. Modélisation d’une action mécanique
Pour rendre compte les effets d’une action mécanique, on la modélise par un vecteur appelé force et
noté ⃗
La force ⃗ est caractérisée par :

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 Son point d’application : c’est le point où l’action mécanique est exercée
 Sa droite d’action ( ou sa direction ) : c’est la direction suivant laquelle s’exerce l’action
mécanique
 Son sens : c’est le sens de mouvement
 Son intensité : c’est F la valeur de la force ⃗

 Remarque :
L’intensité d’une force se mesure avec un dynamomètre et s’exprime en Newton ( N )

 Exemple :
 ⃗⃗ Tension du fil : la force exercée par le fil sur le corps solide ( S )
 les caractéristiques de la force ⃗⃗
 Le point d’application : le point A
 La droite d’action : La droite verticale passant par le point A
 Le sens : du bas vers le haut
 Intensité : la valeur de ⃗⃗ ; T = 2 N

II. Classification des forces :


1. Forces intérieures, forces extérieures :
Activité 2 : Classification des forces : forces intérieures, forces extérieures
Pour la classification des forces, on doit déterminer le système étudie : c’est-à-dire le corps choisi
pour l’étude
 Les forces extérieures : ce sont les forces exercées par des corps n’appartenant pas au système étudié
(c’est-à-dire extérieures au système) sur des corps appartenant au système
 Les forces intérieures : ce sont les forces exercées par des corps appartenant au
système sur d’autres corps appartenant au même système.
 On dispose d’un ressort à spires non jointives. Une des extrémités du ressort
est fixé en un point O de support tandis qu’à l’autre on accroche un corps
solide ( S ) de masse m .
 Exploitation :
1. Le système étudié est : { le solide S} , Donner le bilan des forces agissant sur le
système en spécifiant le type des forces : force intérieure ou force extérieure
2. En considérant le système étudié { le solide S + Le ressort } , la force
⃗⃗⃗ exercée par le ressort sur le solide (S) est-elle intérieur ou extérieur par rapport à ce système ?

 Interprétation :
1. Le système étudié est : { le solide S} :
Le bilan des forces agissant sur le système :
 ⃗⃗⃗ : Le poids du solide S : ( force extérieure car la terre n’appartient pas au système étudié )
 ⃗⃗⃗ : Tension du ressort : ( force extérieure car le ressort n’appartient pas au système étudié )
2. Le système étudié est : { le solide S + le ressort } :
la tension du ressort ⃗⃗⃗ est une force intérieure car le ressort appartient à ce système { le solide S + le ressort } .

2. Force à distance, force de contact : localisée ou répartie


Activité 3 : Classification des forces : force à distance, force de contact : localisée ou répartie
 Une force peut être de contact ou à distance :
 Une force à distance : est une force qui s’exerce entre deux corps qui ne sont pas nécessairement en
contact c’est –à- dire que les deux corps n’ont pas besoin de se toucher pour qu’ils agissent.
 Une force de contact : est une force qui s’exerce entre deux corps en contact c’est-à-dire que les
deux corps se touchent . (cette force nécessite un contact entre l’acteur et receveur)

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 Une force de contact peut être localisée ou répartie:
 force de contact localisée : Une force de contact est dite localisée si le contact entre l’objet soumis à
l’action ( le receveur ) et l’objet qui effectue l’action ( l’acteur ) se produit en un point .
 force de contact répartie : la force de contact est répartie si la zone de contact entre l’acteur et le
receveur est une surface (qui ne peut pas être considéré comme un point )
 Exploitation :
 Compléter le tableau suivant :
force de contact à
Localisée Répartie distance
Interaction gravitationnelle : Une pomme tombe d’un arbre +
Interaction magnétique : Un aimant attire une bille en fer +
Interactions électrique : deux corps portant des charges de +
signes opposées s’attirent
Le vent exerce une force sur les voiles d’un bateau +
Un marteau frappe un clou +
L’action du ressort sur un corps solide +
La réaction de la table sur le livre +

 Interprétation :
Voir le tableau ci-dessus .

III. L’action d’un plan sur un solide : Force de frottement ; Angle de frottement ; Coefficient de
frottement :
Activité 4 : Force de fortement ; Angle de frottement ; Coefficient de frottement :
On considère un corps solide ( S ) , de masse m , glisse sur une piste ABC : AB plan incliné par
rapport à l’horizontal BC
 Exploitation :
1. Déterminer le système étudié
2. Faire l’inventaire des forces appliquées au système
3. Représenter ⃗⃗ la réaction du plan dans les cas
suivant :
3. 1 Contact avec frottement
3. 2 Contact sans frottement

 Interprétation :
1. Le système étudié est { Le solide S }
2. Le bilan des forces agissant sur le solide ( S )
 ⃗⃗⃗ : Le poids du solide S
 ⃗⃗⃗ : le réaction du plan sur le solide S
3. Représentation de la force ⃗⃗
3. 1 Contact avec frottement
Le plan agit sur le corps solide ( S ) par deux forces :
 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ : La composante normale : c’est-à-dire perpendiculaire à la surface de contact . cette
force empêche le solide de s’enfoncer dans le plan du support
 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ : La composante tangentielle ou La force de frottement ⃗⃗ (⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = ⃗⃗ ) , elle est parallèle
au plan du support , elle est toujours dirigée dans le sens opposé du mouvement , cette
force tend à freiner le corps glissant sur le plan
Tel que : ⃗⃗⃗ = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + ⃗⃗

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 : l’angle de frottement
 K = tg = : Coefficient de frottement
( Rappel : sin = ; cos = )
 L’intensité de la force ⃗⃗⃗ :
D’après le théorème de Pythagore, On a R 2 = + ,
d’où R = √

3. 2 Contact sans frottement


 Dans ce cas, l’intensité de la force de frottement est
nul ( ou négligeable ) c’est –à- dire f = RT = 0 .
 Donc le plan agit sur le solide (S) par une seule force
: c’est ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ la force normale , d’où : ⃗⃗⃗ = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ,
 Remarque :
 Dans le cas où le mouvement se fait sans fortement :
= 0 et k = 0 : puisque ⃗ = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = ⃗⃗ et = tg
= , alors K = 0 et =0

IV. La notion de pression


1. Force pressante et pression
Activité 5 : Force pressante et la pression :
Lorsqu’une force n’est pas appliquée en un point mais répartie sur une surface, on dit que la force est
une force pressante.
o Expérience N°1 :
on pose un solide de masse m sur une éponge. On
obtient la déformation x1 et lorsqu'on pose un 2eme
solide de même masse on obtient la déformation x2;
lorsqu'on pose un 3eme solide de même masse m on
obtient la déformation x3
o Expérience N°2 :
On pose un solide de masse m' sur une éponge , puis
on change la surface de contact entre l'éponge et le
solide.
 Exploitation :
1. Comment varie la déformation de l'éponge lorsque
la force pressante varie dans l'expérience N°1
2. Donner les caractéristiques de la force pressante
dans l'expérience N°1
3. Comment varie la pression sur l'éponge dans l'expérience N°2
4. Donner la relation entre la pression et la surface de contact

 Interprétation :
1. Plus l'intensité de la force pressante F augmente, plus la déformation de l’éponge augmente , donc la
pression augmente avec l’intensité de la force : F P
2. les caractéristiques de la force pressante :
 Le point d’application : le point A , centre de la surface de contact
 La droite d’action : La droite passant par A et perpendiculaire à la surface de contact
 Le sens : Du haut vers le bas
 L’intensité : F = P = m . g = 1 x 9,8 = 9,8 N

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3. Plus la surface de contact S diminue, plus la pression augmente : S P
4. D’après les résultats précédents, On constate que :
 La pression P est proportionnelle à la force pressante : si F P
 La pression P est inversement proportionnelle à la surface de contact : si S P
Donc on peut écrire que : P =

2. Conclusion :
 La pression P est le rapport de l'intensité de la force pressante F sur la surface de contact S : P =
Avec P : pression en Pascal ( Pa ) ; F : forces pressante en N ; S : Surface pressée en m2
3. Unité légale de pression.
- Par définition, l’unité légale de pression est le pascal de symbole Pa.
- Le pascal Pa C’est la pression exercée par une force pressante de 1 N sur une surface plane de 1 m2.
- On emploie couramment d’autres unités :
Le bar L’hectopascal l’atmosphère cmHg ( centimètre de mercure )
1 bar = 10 Pa
5 1 hPa = 10 Pa
2 1 atm = 1013 Pa 1 atm = 1013 Pa = 76 cmHg

4. La pression atmosphérique.
- la pression atmosphérique : c’est la pression exercée par l’air ambiant qui nous entoure.
 Remarque : La pression atmosphérique diminue avec l’altitude.
5. Mesure de la pression d’un gaz.
Pour mesurer la pression d’un gaz , on utilise le manomètre.
Les manomètres utilisent comme principe de fonctionnement la déformation d’une paroi
métallique ;
- Les manomètres absolus : ils donnent la pression d’un gaz par rapport au vide.
- Les manomètres relatifs : ils donnent la différence entre la pression du gaz et la pression
atmosphérique.

 Exercice 1 : Bilan des forces, Caractéristiques, Représentation et Classification des forces


Un pendule se compose d’une boule de fer de masse m=0,5kg accrochée à l’extrémité d’un fil dont
l’autre extrémité fixée à un support fixe.
Lorsqu’on approche un aimant le pendule dévie comme l’indique la
figure ci-contre .
1. Faire l’inventaire des forces modélisant les actions appliquées à la
boule.
2. Sachant que le module de la tension du fil est T=4N, et le module de
la force magnétique est F=3N
2. 1 donner les caractéristiques de ⃗⃗ (poids du corps) , ⃗ et ⃗⃗
2. 2 Représenter sur le schéma les vecteurs forces ⃗⃗ , ⃗ et ⃗⃗
3. Classifier les fores précédentes
4. En considérant le système { boule+aimant } , parmi les forces
précédentes, donner les forces intérieures et extérieures à ce système
 On prendra : g=10N.kg-1

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 Exercice 2 : Force pressante, Pression
1. la figure ci-contre représente un récipient cylindrique contenant un gaz sous la
pression p=1,5Bar.
1. 1 Représenter ⃗⃗⃗⃗le vecteur de la force pressante exercée par le gaz sur la base du
récipient sans Souci d’échelle.
1. 2 Calculer F l’intensité de la force pressante exercée par le gaz sur la base du
récipient.
2. Calculer la pression résultante d’une force, d’intensité F=2N, exercée sur la surface
d’un disque de rayon R=20cm en Bar et en Pascal
 On donne : le diamètre du récipient D=8cm ; 1Bar=105 Pa

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Chapitre 3 : Le mouvement

 Situation-problème :
Le mouvement d’un corps n’est pas le même pour tous les observateurs. Pour décrire la
trajectoire d’un mobile, il est nécessaire de préciser le solide de référence par rapport auquel le
mouvement est étudié .la vitesse du déplacement fournit également des renseignements
importants.

 Comment peut-on décrire un mouvement ?


 La vitesse d’un corps possède certainement des informations sur le mouvement,
comment ?
 Quelles sont ses caractéristiques ?

 Objectifs : Connaissances et savoir-faire exigibles


- Connaitre la notion de repère (repère de l’espace et le repère du temps)
- Déterminer la trajectoire d’un point d’un corps mobile par rapport à un repère déterminé
- Calculer la vitesse moyenne
- Utilisation de la méthode approximative pour calculer la vitesse instantanée
- Représenter le vecteur vitesse d’un point à des instants différents
- Exploiter les enregistrements pour déterminer la vitesse instantanée
- Décrire le mouvement rectiligne uniforme par équation horaire dans des différentes conditions
initiales
- Utilisation de l’équation horaire du mouvement pour déterminer la distance, la vitesse ou la
durée dans différentes situations
- Connaitre les caractéristiques du mouvement circulaire uniforme

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I. Le mouvement
1. Relativité du mouvement :
Activité expérimentale 1 : Relativité du mouvement
On considère une personne C attend dans la gare et 2 voyageurs A et B sont assis dans le train qui
bouge devant la gare.
 Exploitation :
1. A est-il en mouvement par rapport à B ?
2. A est-il en mouvement par rapport à C ?
3. B est-il en mouvement par rapport à la gare ?
4. Que remarquez-vous ?
5. Que peut-on déduire ? ( que nécessite l’étude d’un
mouvement ? )

 Interprétation :
1. A est au repos par rapport à B ;
2. A est en mouvement par rapport à C
3. B est en mouvement par rapport à la gare
4. On remarque qu’un objet peut être :
- Au repos
- En mouvement
5. Le mouvement d’un système ( d’un corps ) ne peut être étudié que par rapport à un corps de référence
appelé référentiel.
L’état de mouvement ou de repos d’un corps dépend du référentiel choisis. On dit que le mouvement
d’un système est relatif au référentiel : C’est la relativité du mouvement.
Il est donc nécessaire de préciser le système étudié et le référentiel (Corps de référence) par rapport
auquel on étudie le mouvement
2. Référentiel
Le référentiel est un solide (corps indéformable) fixe par rapport auquel on étudie le mouvement d’un
système (d’un corps) .
3. Repérage de mouvement
Pour que la description du mouvement d’un système ( ou d’un point ) soit précise, il faut indiquer sa
position et l’instant ou date à laquelle il occupe cette position.
Donc nous avons besoin de deux repères : Repère d’espace par rapport auquel on repère les positions du
système et repère de temps c’est –à-dire d’une horloge permettant repérage des dates
3. 1 Repère d’espace :

 Un repère d'espace R ( O, ⃗ , ⃗ , ⃗⃗ ) est défini par une origine O qui est fixe dans le référentiel et des axes
de référence orthonormés, ( les vecteurs de bases ⃗ , ⃗ , ⃗⃗ sont tous unitaires ‖ ⃗‖ = ‖ ⃗‖ = ‖⃗⃗‖ = 1 et
orthogonaux ) . Les trois axes forment un trièdre direct
 Pour repérer la position d’un point M à un instant t , il suffit de déterminer
ses coordonnées cartésiennes ( xM , yM et zM ) dans le repère d’espace
 Autrement dit La position du point mobile M dans le repère d’espace est
donnée par le vecteur position ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗. tel que ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = xM ⃗ + yM ⃗ + zM ⃗⃗ avec
xM , yM et zM les coordonnées cartésiennes du point M dans le repère.
 Lorsque point M se déplace, les coordonnées ( x , y , z ) varient avec le
temps . Dans ces cas x (t), y (t) et z (t) représentent les équations horaires du
mouvement

a) Cas d’un mouvement rectiligne (unidimensionnel):


On choisit un repère d’un seul axe ( O.⃗ )
 Le vecteur position est : ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = xM ⃗
 La norme est ‖⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗‖ = | |

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b) Cas d’un mouvement plan (bidimensionnel) :

On choisit un repère à deux axes orthonormé R( O , ⃗ , ⃗)


 Le vecteur position est : ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = xM ⃗ + yM ⃗
 La norme est ‖⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗‖ = √

c) Cas d’un mouvement dans l’espace (tridimensionnel)

On choisit un repère à trois axes orthonormé R ( O, ⃗ , ⃗ , ⃗⃗ )


 Le vecteur position est : ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = xM ⃗ + yM ⃗ + zM ⃗⃗
 La norme est ‖⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗‖ = √

3. 2 Repère de temps

 Le repère de temps est constitué d'une origine des temps fixée par l'observateur et d'une durée unitaire
fixant une chronologie)
 On associe à chaque position du point M du solide un instant ou une date t .
 La durée est l’intervalle de temps entre deux instants. per exemple la durée entre deux instants t1 et t2
est : t = | |

 Remarque :
L’abscisse et la date sont algébriques par contre la distance et la durée sont positives
 Exemple :
Au cours du mouvement rectiligne d’un corps (autoporteur ) , on a obtenu l’enregistrement suivant :

 Par exemple Choisissons la position M 3 comme origine du repère d’espace ( O , ⃗ ) et le moment où


M3 est enregistré comme origine du repère de temps t0 = 0 s.
 la durée entre deux positions successives est = 30 ms
 la distance deux positions successives est = 2 cm
L’abscisse La date / l’instant La distance La durée
M1 =-2 2 cm = - 4 cm =-2 30 ms = - 60 cm M1M3 = 2 2 cm = 4 cm = | | = 60 ms
M7 == 4 2 cm = 8 cm = 4 30 ms = 120 ms M 3M7 = 4 2 cm = 8cm = | | = 120 ms

3. trajectoire :
La trajectoire d’un point mobile est la courbe décrite par l’ensemble des positions successives occupées
par ce point au cours du mouvement dans un référentiel donné.
On peut distinguer trois types de trajectoire : rectiligne, circulaire, curviligne
 si la trajectoire est une droite, le mouvement est rectiligne
 si La trajectoire est un cercle, le mouvement est circulaire
 si la trajectoire est une courbe quelconque, le mouvement est curviligne

II. vitesse d’un point d’un corps en mouvement


1. vitesse moyenne
La vitesse moyenne d’un mobile est le quotient de la distance parcourue d par la durée t
correspondante :Vm = .En ( S.I ) l’unité de vitesse est m.s-1
̂
 Pour une trajectoire curviligne : Vm =
 Pour une trajectoire rectiligne : Vm =

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2. vitesse instantanée
La vitesse instantanée d'un mobile M est la vitesse que peut prendre ce mobile à un instant t , elle est
notée v(t) . A l’instant ti ( ou bien à la position Mi , on a vi =
Au cours du temps si :
 la vitesse v est constante, alors le mouvement est uniforme
 la vitesse v augmente, alors le mouvement est accéléré
 la vitesse v diminue, le mouvement est ralenti (/ retardé)

 Les caractéristiques du vecteur vitesse instantanée au point M3 sont :


 Origine : le point M3
 Direction : la tangente à la trajectoire au point M3
 Sens : le sens du mouvement
̂
 Norme : la valeur v3 = ‖⃗⃗⃗⃗⃗‖

 Remarque :
Pratiquement, la vitesse instantanée Vi d’un point mobile à la date ti est égale à sa vitesse moyenne calculée
entre deux instants ti-1 et ti+1 très court et encadrant l’instant ti considéré

III. Mouvement rectiligne uniforme

1. Activité expérimentale 2 : Caractéristiques du mouvement rectiligne uniforme


Un palet autoporteur glisse sans frottement sur une table à coussin d'air. Un système permet de relever la
position du centre du palet M à intervalle de temps constant = 40 ms sur
une feuille de papier .

 Exploitation :
Partie 1 : Nature du mouvement :
1. Déterminer un référentiel approprié pour étudier le mouvement du palet autoporteur ( du point M )
2. Déterminer la valeur de la vitesse de M par rapport à l’autoporteur (S)
3. Déterminer la nature de la trajectoire du point M
4. Comparer les distances parcourues par le point M à la même période. Conclure
5. Déduire la nature du mouvement du palet autoporteur
6. trouver la vitesse moyenne du point M entre deux positions M0 et M6
7. Calculer les vitesses instantanées du palet autoporteur aux positions M2 , M6
8. Représenter le vecteur vitesse du mobile aux positions M2 , M6
9. Que peut –déduire ? Le résultat est – il en accord avec la réponse de la 5° question ?

Partie 2 : Équation horaire du mouvement :


Choisissons la position M 0 comme origine du repère d’espace ( O , ⃗ ) et le moment où M 0 est
enregistré comme origine du repère de temps t 0 = 0 s
10. Compléter le tableau tel que x = OM = M 0M
Position M0 M1 M2 M3 M4
Instant t ( s) 0
Abscisse x ( m ) 0
11. Sur papier millimétré, représenter la fonction x = f(t) , c’est-à-dire la distance parcourue x en fonction
de t , avec une échelle appropriée
12. Trouver l’expression de l’équation horaire du mouvement du mobile ( palet autoporteur )
13. Que représente le coefficient directeur de la droite ?

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14. Déduire la vitesse moyenne du palet autoporteur
15. Donner l'expression numérique de l’équation horaire du mouvement du mobile
16. Choisissons la position M 0 comme origine du repère d’espace ( O , ⃗ ) et le moment où M2 est
enregistré comme origine du repère de temps t 2 = 0 s , représenter la fonction x = f ( t ) puis
trouver l’expression de l’équation horaire du mouvement du point M
 Interprétation :
Partie 1 : Nature du mouvement :
1. On peut choisir la table à coussin d’air comme un référentiel pour étudier le mouvement de l’autoporteur (S)
2. la valeur de la vitesse de M par rapport à l’autoporteur (S) est nulle (car le point M est lié à l’autoporteur )
3. La trajectoire est une droite, donc le mouvement est rectiligne
4. Les distances parcourues par le point M à la même durée sont égales, donc la vitesse instantanée est
constante ( v = Cte )
5. Puisque le point M ( / l’autoporteur ) se déplace selon une trajectoire rectiligne avec une vitesse constante
( v =Cte ),alors le point M ( l’autoporteur ) est en mouvement rectiligne uniforme
6. la vitesse moyenne du point M entre deux positions M 0 et M6 est donnée par la relation suivante :
vm = , AN vm = = alors vm = 0,25 m.s -1
7. Calculons les vitesses instantanées du palet autoporteur aux positions M2 , M6 :
A la position M2 : on sait que v2 = = , AN v2 = , alors v2 = 0,25 m.s -1

A la position M6 : on sait que v6 = = , AN v6 = , alors v2 = 0,25 m.s -1

8. Représentation des vecteurs vitesses : ⃗⃗⃗⃗⃗ et ⃗⃗⃗⃗⃗ : ( voir la figure d’enregistrement )


Pour représenter les vecteurs vitesses ⃗⃗⃗⃗⃗ et ⃗⃗⃗⃗⃗ , il faut déterminer les caractéristiques de chaque vecteur
 Les caractéristique du vecteur vitesse ⃗⃗⃗⃗⃗ :
 L’origine : le Point M2
 La direction : la droite ( M0M6 )
 Le Sens : le sens du mouvement
 La norme : v2 = 0,25 m.s-1
 Les caractéristique du vecteur vitesse ⃗⃗⃗⃗⃗ :
 L’origine : le Point M6
 La direction : la droite ( M0M6 )
 Le sens : le sens du mouvement
 L a norme : v6 = 0,25 m.s -1
L’échelle : 0,25 m.s-1 1,5 cm
9. On remarque que ⃗⃗⃗⃗⃗ = ⃗⃗⃗⃗⃗ = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ car les deux vecteurs vitesses ont les même caractéristiques (même
direction , même sens et même valeur v2 = v6). donc on dit que le vecteur vitesse du point M est constant
( ⃗⃗ = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗) au cours du mouvement . par conséquent le mouvement du point M est rectiligne ( même
direction / mémé droite ) uniforme ( même valeur ) : même résultat que la question N° 5 )

Partie 2 : Équation horaire du mouvement :


10.
Position M0 M1 M2 M3 M4
Instant t ( s) 0
Abscisse x ( m ) 0
11. Représentation x en fonction de t :
12. La courbe est une fonction linéaire ( c’est –à- dire une
droite passant par l’origine du repère ) . son
équation s’écrit sous la forme : x ( t ) = a . t tel que :
a= = est un coefficient directeur de la droite .
L’équation x ( t ) = a . t est appelée l’équation horaire du
mouvement du mobile ( du point M )
13. le coefficient directeur de la droite représente la vitesse
moyenne du mobile vm car son unité est ( m/s )

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[ ]
par une analyse dimensionnelle ( analyse sur les unités ) : on a [ ] = [ ]
= = m.s-1
Donc l’expression de l’équation horaire du mouvement du mobile s’écrit sous forme : x(t) = vm t
14. la vitesse moyenne du palet autoporteur est donnée par la relation suivante : vm = a= =

A.N vm = , d’où vm = 0,25 m.s-1


15. l'expression numérique de l’équation horaire du mouvement du mobile autoporteur est : x ( t ) = 0,25 t

x = f (t ) @chtoukaphysique
4,5
4
3,5
l'abscisse en ( ×10ˉ² m)

3
2,5
2
1,5
1
0,5
0
-100 -50 0 50 100
temps en ms

16. La courbe est une fonction affine ( c’est –à- dire une droite qui ne passe pas par l’origine du repère )
son équation s’écrit sous la forme : x (t ) = a t + b , avec :
 a= = est un coefficient directeur de la droite , il représente la vitesse moyenne du mobile

autoporteur (S) : vm = a= = A.N vm = , soit vm =


D’où vm = 0,25 m.s . -1

 b est l’ordonnée à l’origine / à l’origine du temps ( t = 0 ) :


Déterminons la valeur de b : à t = 0 on a x (t =0) = 0,25 0 + b = b alors b = 2.10-2 m
 par conséquent, l’expression de l’équation horaire du mouvement du point M est : x (t ) = 0,25 t + 2.10-2
2. Conclusion :
Mouvement rectiligne uniforme
 Un solide (S) est animé d’un mouvement rectiligne uniforme si et seulement si le vecteur vitesse
est constant ⃗⃗ = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ( c’est- dire lorsque le vecteur vitesse ⃗⃗ garde les mêmes caractéristiques : même
direction, même sens et même norme / valeur) au cours du mouvement.
 Autrement dit, si le corps (S) se déplace selon une trajectoire rectiligne avec une vitesse constante
( v = cte ) , alors le solide (S) est en le mouvement rectiligne uniforme
Équation du mouvement rectiligne uniforme :
L’équation horaire du mouvement d’un solide (S) en mouvement rectiligne uniforme s’écrit sous la
forme : x(t) = t + , Avec :
 x (t) : Abscisse du mobile (S) à l’instant t ( en m )
 : Vitesse moyenne du mobile (S) en ( m.s-1 )
 : Abscisse initiale à l’instant t = 0 ( en m ), c’est –à-dire la position du mobile (S) à t =0
 : Selon le sens du mouvement
 + : Lorsque le solide (S) se déplace dans le sens du mouvement / dans le sens des abscisses
croissantes
 : Lorsque le solide ( S) se déplace dans le sens opposé de celui du mouvement / dans le sens des
abscisses décroissantes

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IV. Mouvement circulaire uniforme
1. Activité expérimentale : Caractéristiques du mouvement circulaire uniforme
L'enregistrement est obtenu en lançant sur la table à coussin d'air un mobile autoporteur ( cavalier )
relié à un point fixe O par un fil inextensible constamment
tendu. L’enregistrement est réduit à ¼ de sa taille réelle.

Exploitation :
1. Déterminer un corps de référence pour étudier le
mouvement du mobile autoporteur ( du point P )
2. Déterminer la nature de la trajectoire du point P
3. comparer les distances parcourues par le point P à la
même durée . que peut-on déduire ?
4. Déduire la nature du mouvement du mobile autoporteur
5. Calculer les vitesses instantanées du mobile autoporteur
aux positions P3 , P12
6. Représenter avec une échelle convenable les vecteurs vitesses instantanées ⃗⃗⃗⃗⃗ et ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗, comparer ces vecteurs
 Interprétation :

1. On peut choisir la table à coussin d’air comme un référentiel pour étudier le mouvement de l’autoporteur
2. La nature de la trajectoire du mouvement est circulaire
3. Les distances parcourues par le point P à la même durée sont égales, donc la vitesse instantanée est
constante ( v = Cte )
4. Le point P est en mouvement circulaire uniforme
 Circulaire car la trajectoire est un cercle .
 Uniforme car la vitesse est constante ( v = Cte ) .
5. Le calcul des vitesses instantanées du palet autoporteur aux positions P3 , P12 :
Sachant que L’enregistrement est réduit à ¼ de sa taille réelle.
̂
A la position P3 : on sait que v3 = , AN v3 = alors v3 = 0,4 m.s-1
̂
A la position P12 : on sait que v12 = , AN v12 = alors v12 = 0,4 m.s-1
6. Représentation des vecteurs vitesses : ⃗⃗⃗⃗⃗ et ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ : ( voir la figure d’enregistrement )
Pour représenter les vecteurs vitesses ⃗⃗⃗⃗⃗ et ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ , il faut déterminer les caractéristiques de chaque vecteur
 Les caractéristique du vecteur vitesse 𝑣
⃗⃗⃗⃗⃗ :  Les caractéristique du vecteur vitesse 𝑣
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ :
 L’origine : le Point P3  L’origine : le Point P12
 La direction :la tangente à la trajectoire au P3  La direction : la tangente à la trajectoire au P12
 Le sens : sens du mouvement  Le sens : le sens du mouvement
 La norme : v3 = 0,4 m.s-1  La Norme : v12 = 0,4 m.s-1
On remarque que : v 3 = v12 = 0,4 m.s -1 = cte mais ⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗ car ils n’ont pas les mêmes caractéristiques:
( ils ont des directions différents ) donc le vecteur vitesse n’est pas contante ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ .
Donc,dans le cas d’un mouvement circulaire uniforme, le vecteur vitesse ⃗ reste constant en norme
( v = cte ) mais pas en direction puisqu’il est tangente à la trajectoire circulaire à chaque instant :
2. Conclusion :
 Un corps a un mouvement circulaire uniforme si sa trajectoire est circulaire et la norme ( la valeur) v
de la vitesse instantanée est constante v = cte
 Le vecteur vitesse ⃗⃗ d’un mouvement circulaire est tangent au cercle de la trajectoire, donc
perpendiculaire au rayon OP durant tout le mouvement (O représentant le centre du cercle et P le point en
mouvement .
 Au cours du mouvement circulaire uniforme, le vecteur vitesse n’est pas constant ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ car sa
direction varie d’un instant à un autre / d’un point à un autre .

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 Exercice 1 : Caractéristiques du Mouvement rectiligne uniforme
Le mouvement d’un palet Autoporteur A sur une table à coussin d’air horizontale, a donné l’enregistrement suivant
:
L’intervalle de temps qui sépare deux
enregistrements successifs est = 50 ms
1. Déterminer un corps de référence
pour étudier le mouvement du palet
autoporteur (du point A )
2. Déterminer la nature de la trajectoire du point A
3. Comparer les distances parcourues par le point A à la même période. que constatez -vous ?
4. Déduire la nature du mouvement du palet autoporteur
5. trouver la vitesse moyenne du point A entre deux positions A 0 et A 5
6. Déterminer les caractéristiques du vecteur vitesse ⃗⃗⃗⃗⃗
7. Sur papier millimétré ; représenter ⃗⃗⃗⃗⃗ et ⃗⃗⃗⃗⃗ du mobile aux positions M2 , M7 ,Sachant que : 0,2 m.s-1 1,5 cm
8. Comparer les deux vecteurs vitesses ⃗⃗⃗⃗⃗ et ⃗⃗⃗⃗⃗ ?

 Exercice 2 : Caractéristiques du Mouvement circulaire uniforme


Un mobile autoporteur placé sur une table à coussin d’air est attaché par un fil à un point
fixe O
Le mobile est lancé fil tendu et décrit un mouvement circulaire. un dispositif permet
d’enregistrer les positions successives du point M situe au centre du mobile à inervalles de
temps constants = 40 ms . L’enregistrement est réduit à de sa taille réelle.
1. Déterminer un corps de référence pour étudier le mouvement du mobile autoporteur
2. Déterminer la nature de la trajectoire du point M
3. Comparer les distances parcourues par le point M à la même période . que constatez-vous ?
4. Déduire la nature du mouvement du mobile autoporteur .
5. Calculer les vitesses instantanées v2 et v5 du mobile autoporteur aux positions M 2 , M5
6. Déterminer les caractéristiques du vecteur vitesse ⃗⃗⃗⃗⃗
7. représenter les vecteurs vitesses ⃗⃗⃗⃗⃗ et ⃗⃗⃗⃗⃗ du mobile aux positions M2 , M5 ,Sachant que : 0,2 m.s-1 1 cm
8. Comparer les deux vecteurs vitesses ⃗⃗⃗⃗⃗ et ⃗⃗⃗⃗⃗ ? ( les deux vecteurs vitesses sont-ils égaux ? justifier .

 Exercice 3 : Exploitation de l’équation horaire du mouvement


Une voiture A se déplace sur un chemin rectiligne. Son équation horaire s’écrit sous la forme : x (t) = - 80 t + 2 avec :
t en (h) et x en (Km) .
1 . Donner la vitesse VA de la voiture A en ( km.h-1 )
2 . Indiquer le sens du mouvement de la voiture A
3 . Déterminer la position initiale X0 de la voiture en ( Km ) : ( la position de la voiture à l’instant t = 0 )
4 . Quelle est la nature du mouvement de la voiture A ? justifier votre réponse
5 . À quelle instant la voiture se trouve à l’abscisse x = - 238 Km
6 . Quelle est l’abscisse de la voiture à l’instant t = 120 min

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Chapitre 4 : Le principe d’inertie

 Situation-problème :
Après le lancé du palet de curling, il est soumis à deux forces qui se compensent. Son centre
d’inertie garde un mouvement rectiligne uniforme tant qu’il ne heurte aucun obstacle .

 Qu’est-ce que c’est qu’un centre d’inertie ? Comment trouver sa position ?


 Par quel principe peut-on expliquer cette observation ?
 Est-ce qu’un mouvement nécessite toujours des forces ?
 Est-ce qu’une force est nécessaire pour entretenir un mouvement rectiligne uniforme ?

 Objectifs : Connaissances et savoir-faire exigibles


- Connaitre Le centre d’inertie d’un corps solide
- Connaître l’énoncé du principe d’inertie et son application
- Connaitre le système pseudo isolé.
- Connaître le repère galiléen
- Connaître la relation barycentrique et l’appliquer pour déterminer le centre de masse d’un système.

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I. Le centre d’inertie
1. Définitions :

 Système isolé : Un système est mécaniquement isolé s'il n'est soumis à aucune force. Ce genre de
système n'existe pas dans la réalité physique car il y a toujours des interactions mécaniques
entre les systèmes ( les interactions gravitationnelles : le poids du système par exemple ).
 Système pseudo-isolé : Un système est pseudo-isolé si la somme des forces extérieures appliquées à
ce système est égale au vecteur nul : (∑ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗ ) .

 Exemple : un livre (S) sur une table


Le livre(S) est en équilibre sous l’action de deux forces ⃗ et ⃗
- ⃗ : le poids du livre
- ⃗ : La réaction de la table sur le libre
On a ⃗ + ⃗ ⃗ car les deux forces ont la même direction, la même
intensité et des sens opposés.
Donc le livre ( S) est pseudo-isolé car ∑ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗

2. Centre d’inertie d’un solide :


Activité expérimentale 1 : Centre d’inertie d’un corps
 Expérience N°1 :
On lance un autoporteur (S) sans rotation sur une table à coussin d'air horizontale, et on enregistre
le mouvement de deux points A et B . A étant le centre de la base de l’autoporteur et M appartenant
à sa périphérique. On obtient l'enregistrement N°1

 Expérience N°2 :
On lance l’autoporteur (S) avec rotation sur une
table à coussin d'air horizontale et on obtient
l'enregistrement N°2.
 Exploitation :
1. Quelle est la nature du mouvement de A et B
dans les deux expériences 1 et 2 ?
2. Quels sont les points qui ont le même
mouvement que A ?
3. Si on imagine que l’autoporteur peut glisser sur la face [JK] sur la table à cousin d’air
horizontale , déterminer les points qui ont le mouvement rectiligne uniforme et montrer qu’il
existe un seul point qui conserve un mouvement rectiligne uniforme dans les deux cas
4. Si on suppose maintenant que l’autoporteur peut glisser sur ses différents faces , monter il
existe un seul point qui conserve un mouvement rectiligne uniforme.

 Interprétation :
1. On remarque que le mouvement du point B est rectiligne uniforme dans l’expérience N°1 et
curviligne dans l’expérience N°2 . Par contre le point A garde le même mouvement rectiligne
uniforme dans les deux expériences 1 et 2
2. Tous les points de l’axe de symétrie ( ) ( l’axe vertical passant par le point A ) ont le même
mouvement que A ( c’est-à-dire le mouvement rectiligne uniforme ) .

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3. Si on image que l’autoporteur peut glisser sur la face [JK ] sur la table à cousin d’air
horizontale , les points de l’axe de symétrie ( ) ont un mouvement rectiligne rectiligne
uniforme .
Par conséquent, le point d’intersection des axes de symétries ( ) et ( ) est le seul point a un
mouvement rectiligne uniforme dans les deux situations précédentes
4. Si on suppose maintenant que l’autoporteur peut glisser sur ses différents faces , on constate
il existe un seul point qui conserve un mouvement rectiligne uniforme quelle que soit la face sur
laquelle se déplace autoporteur , c’est le point d’intersection des axes de symétrie . Ce point est
appelé centre d’inertie de l’autoporteur .

 Remarque :
Le centre d’inertie G d’un système ( S) est confondu avec le centre de gravité si le système est homogène

 Conclusion
 Chaque solide a un point spécial et unique appelé centre d’inertie du corps solide et noté G qui se
distingue aux autres points par un mouvement spécial.
 Le centre d’inertie garde toujours un mouvement rectiligne uniforme lorsque le solide est pseudo-
isolé .

II. Principe d’inertie ou première loi de Newton


1. étude expérimentale :
Activité expérimentale 2 : Principe d’inertie
On lance un autoporteur (S) sur une table à coussin d’air horizontale et on enregistre le mouvement
du centre d’inertie G toutes les 60 ms dans deux cas différentes.
Expérience N°1 : L’autoporteur
est lancé avec la soufflerie
Expérience N°1 : le mouvement se fait sans fortement
Expérience N°2 :L’autoporteur
est lancé sans la soufflerie
Expérience N°2 : le mouvement se fait avec fortement
 Exploitation:
1. Déterminer le système étudié .
2. Faire le bilan des forces extérieures appliquées au système, Puis les représenter.
3. Dans chaque expérience, déterminer la somme vectorielle de ces forces
4. Dans quel cas le système (S) est pseudo isolé ? (c-à-d dans quel cas les forces se compensent-elles ?)
5. Déterminer, dans chaque situation, la nature du mouvement du centre d’inertie G de
l’autoporteur (S)
6. Dans quelle expérience, le centre d’inertie G est en mouvement rectiligne uniforme, Conclure. Ce
principe est appelé principe d’inertie. Enoncer ce principe

 Interprétation :
1. Le système étudié est { }
2. Le bilan des forces agissant sur le système:
 1ere expérience : Le mouvement se fait sans frottement
 ⃗ : le poids de l’autoporteur (S ) .
 ⃗ : La réaction de la table à coussin d’air sur l’autoporteur (S) : la
force exercée par la table à coussin d’air sur l’autoporteur )
 Remarque 1 :
Lorsque le mouvement se fait sans frottement, la réaction du plan ⃗⃗ est
toujours perpendiculaire au plan du support .

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 2ème expérience : le mouvement se fait avec frottement
 ⃗ : le poids du système
 ⃗ : La réaction du plan tel que ⃗ = ⃗⃗⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗⃗ = ⃗⃗⃗⃗⃗ + , Avec :
- ⃗⃗⃗⃗⃗ : la composante ( la force ) normale (force normale )
- ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = : la composante ( la force ) tangentielle / la force de
frottement
 Remarque 2 :
Lorsque le mouvement se fait avec frottement, la réaction du plan ⃗⃗ est
toujours incliné .

 Rappel :
 : l’angle de frottement
 K = tg = : Coefficient de frottement
 sin = ; cos =
 L’intensité de la force ⃗⃗ :
D’après le théorème de Pythagore, On a : R 2 = + ,
d’où R = √ =√

3. La somme vectorielle de ces forces :


 Pour l’expérience N°1 , on a ∑ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = ⃗ + ⃗⃗ = ⃗ , car les deux forces ont la même direction, la
même intensité et des sens opposés ( elles se compensent )
 Pour l’expérience N°2 , on a ∑ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = ⃗ + ⃗⃗ = ⃗ + ⃗⃗⃗⃗⃗ + , puisque ⃗ + ⃗⃗⃗⃗⃗ = ⃗ ( elles se
compensent ) car les deux forces ont la même direction, la même intensité et des sens opposés
D’où ∑ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = ⃗
4. Le système est pseudo-isolé dans l’expérience N° 1 , car ∑ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = ⃗
5. La nature du mouvement du système dans chaque situation :
 Situation N°1 : mouvement sans frottement
La trajectoire est une droite, donc le mouvement est rectiligne
Les distances parcourues par le centre d’inertie G à la même période de temps sont égales donc la
vitesse instantanée est constante
Puisque le centre d’inertie G se déplace selon une trajectoire rectiligne avec une vitesse constante, le
point G est en mouvement rectiligne uniforme
 Situation N°2 : mouvement sans frottement
le mouvement est rectiligne ralenti
 rectiligne car les points forment une droite
 ralenti car les distances parcourues diminuent pendant des durées égales.
6. le centre d’inertie est en mouvement rectiligne uniforme dans le cas 1 , c’est –à-dire dans les cas où
la somme vectorielle des forces est égale au vecteur nul ∑ ⃗ = ⃗ . ce principe est appelé principe
d’inertie . on conclure que dans un référentiel donné, tout corps pseudo isolé (soumis à une force
résultante nulle ∑ ⃗ = ⃗ ) est en mouvement rectiligne uniforme

 Remarque :
 Un référentiel dans lequel le principe d'inertie est vérifié est dit galiléen.
 Le principe d’inertie ne s'applique que dans un référentiel Galiléen.

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2. Énoncé du principe d’inertie :
 Dans un référentiel galiléen, lorsqu'un système (S) est isolé ou pseudo-isolé (∑ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗ ), alors
son centre d'inertie G est soit au repos, s'il est initialement immobile ( ⃗⃗⃗⃗ ⃗ ) , soit animé d'un
mouvement rectiligne uniforme : ⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗ ( vecteur constant )
 Réciproquement, dans un référentiel galiléen, si le centre d’inertie ( G ) d(un solide ( S) est au
repos ou en mouvement rectiligne uniforme alors la somme vectorielle des forces extérieurs qui
s’exercent sur ce solide est égal au vecteur nul (∑ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗ )

 Écriture mathématique
⃗⃗⃗⃗ ⃗
∑ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗ ⇆ ⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ {
⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗

III. Centre d’inertie G d’un système matériel


1. Relation barycentrique
 le centre de masse C d’un système matériel (S) est le barycentre de tous les points matériels
formant ce système .
 Lorsque le système (S) est homogène Le centre d’inertie G est confondu avec le centre masse C .
 Le centre d’inertie G d’un système (S) comportant n corprs homogènes, par rapport un point
quelconque O fixe est donné par la relation suivante :
{ Système ( S ) } = { Corps ( 1) } + { Corps (2) } + ….. + { Corps (n) }
{ } = { } + { } + ….. + { }
m . ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = . ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + . ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + ….. + . ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
Alors : ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = : La relation barycentrique
∑ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
d’où ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = ∑
: La relation barycentrique
avec :
 m : La masse du système ( S) telle que : m = + +…+
 O : Point quelconque fixe dans l’espace pour repèrage (origine du repère d’espace )
 mi : La masse de chaque corps
 n : Le nombre de corps du système ( S)
 Gi : Le centre d’inertie de chaque corps
 G : Le centre d’inertie de système ( S )
2. Applications
 Exercice N°1 :
Le système ( S) schématisé sur la figure ci-contre , est formé d'une barre
homogène dont l'épaisseur est constante de masse m1 et d'une boule de
masse m2.
Les points G1 et G2 sont respectivement les centres de gravités de la
barre et de la boule.
1. En appliquant la relation barycentrique, trouver la position du centre
G du système (S) par rapport au point G2 .puis indiquer la position de
G sur le schéma en respectant l’échelle donnée
2. En appliquant la relation barycentrique, déterminer l’expression de
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ en fonction de ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ . les deux vecteurs ont –ils le même sens ?
3. Déduire la distance G1G en (m ) , puis indiquer , à nouveau , la
position de G sur le schéma . que peut –on déduire ?
 Données : m1 = 1 Kg , m2 = 3Kg , L = 1 m

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Exercice N°2 :
Soit le système suivant ( voir la figure ) , de centre d'inertie G, est formé de :
 Un solide (S1) homogène de masse m1 , de centre d'inertie G1
 Un Solide (S2) homogène de masse m2 , de centre
d'inertie G2
 Une barre homogène de masse m3 , de longueur L, de
centre d'inertie G3
1. Donner l'expression de la distance OG en fonction de
m1 , m2 , m3 et L , et calculer sa valeur puis indiquer
le point G sur le schéma en respectant l’échelle
2. Déduire la distance GG1 ,
 Données :
m2 = m1 et m3 = 2m1 et L = 8 cm

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Chapitre 5 : équilibre d’un solide soumis à deux forces
‫ توازن جسم صلب خاضع لقوتين‬: 5 ‫الوحدة‬

Pourquoi un bateau flotte ? @chtoukaphysique


 Situation-problème N°1 :
L’eau est un liquide. si on met un objet dans l’eau, soit il flotte, soit il coule .

 Par exemple, Pourquoi les bateaux flottent-ils sur l’eau ?


 Quelles sont les conditions pour qu’un objet soumis à deux forces soit en équilibre ?

 Situation-problème N°2 :
Une voiture repose sur 4 ressorts (les ressorts font partie des amortisseurs) qui sont comprimés
(Compression) lorsque tu charges la voiture.
Les amortisseurs servent en premier lieu à absorber (Compression ou allongement) une partie des
chocs ( forces ) lorsqu’on roule sur une route usée .
 Quel est la relation entre la tension du ressort et son allongement ?
 Quel est la grandeur caractéristique d’un ressort ?
 Objectifs : Connaissances et savoir-faire exigibles
- Reconnaitre Les conditions d’équilibre d’un solide soumis à deux forces ?
- Connaître et appliquer la loi de Hooke F = K.
- Connaître la poussée d’Archimède et les facteurs influençant son intensité
- Appliquer la relation : F = . V . g

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I. Conditions d’équilibre d’un solide soumis à deux forces :
Lorsqu’un solide est en équilibre sous l’action de deux forces ⃗⃗⃗ et ⃗⃗⃗⃗ , Alors :
 La somme vectorielle de deux forces ⃗⃗⃗ et ⃗⃗⃗⃗ est égale au vecteur nul : ∑ ⃗ = ⃗⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗ = ⃗ . cette
condition est nécessaire pour que son centre d’inertie G soit au repos .
 Les deux forces ont la même ligne d’action ( la même direction ). cette condition est nécessaire pour
l’absence de rotation du corps autour de lui-même au cas où la première loi est vérifiée.

 Remarque :
- Les deux conditions sont nécessaires pour obtenir l’équilibre d’un corps solide soumis à deux forces, mais
elles sont insuffisants : principe d’inertie.
- Pour étudier l’équilibre d’un système, il faut :
 Déterminer le système étudié
 Faire le bilan des forces exercées sur le système étudié
 Appliquer les deux conditions d’équilibre
II. Force exercée par un ressort
1. Tension d’un ressort : La relation entre la tension du ressort et son allongement
Activité expérimentale N°1 : Loi de Hooke
Le ressort est un corps solide déformable (susceptible d’être allongé ou comprimé ) .
Lorsque le ressort est déformé ( allongé ou comprimé ) il exerce une force sur le corps agissant . cette
force est appelée tension du ressort et notée ⃗ ( tension du ressort est une tension de rappel ) .
On considère un ressort ( R ) à spires non jointives, de masse négligeable accroché à un support.
On suspend à son autre extrémité libre , des masses marquées ( m ) différents , le ressort s’allonge d’un
allongement L = Lf - L0
On mesure à chaque fois la longueur finale Lf du ressort .On obtient les résultats suivants :
m(g) 0 10 20 50 100 150 200
Lf ( cm ) 10 10,5 11 12,5 15 17,5 20
L ( cm )
T(N)

 Exploitation :
1. Déterminer le système étudié
2. Faire l’inventaire des forces extérieures qui s’exercent sur
la masse marquée.
3. La masse maquée est-elle en équilibre ? donner la relation
entre T la tension du ressort et P l’intensité du poids. Puis
représenter ces forces en précisant l’échelle utilisée
4. Quelle est la longueur initiale L0 du ressort ?
5. Compléter le tableau ci-dessus, on prendra g = 10 N.Kg-1
6. Sur papier millimétrée, tracer la courbe qui représente la
variation de T en fonction de L ; c’est-à –dire T = f ( L)
7. Déduire la relation mathématique entre la tension du ressort T et son allongement L

 Interprétation :
1. Le système étudié est { La masse marquée }
2. Le bilan des forces exercées sur la masse marquée
 ⃗ : le poids de la masse marquée
 ⃗ : La tension du ressort(la force exercée par
ressort sur la masse maquée)
3. Oui, la masse marquée est en équilibre sous
l’action de deux forces ⃗ et ⃗ , donc ⃗⃗ + ⃗ = ⃗ Ce
qui donne ⃗ = - ⃗⃗ : On peut dire que les deux
forces ont la même droite d’action, des sens opposés
et la même intensité, alors T = P = m.g

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4. D’après l’énoncé d’expérience ( le tableau ) , on a L0 = 10 cm
5. Voir le tableau suivant :
m(g) 0 10 20 50 100 150 200
Lf ( cm ) 10 10,5 11 12,5 15 17,5 20
L ( cm ) 0 0,5 1 2,5 5 7,5 10
T(N) 0 0,1 0,2 0,5 1 1,5 2

6. la variation de T en fonction de L

T = f ( ∆L )
2,5

1,5
T(N)

0,5

∆L ( cm )
0
0 2 4 6 8 10 12

7. La courbe obtenue est une fonction linéaire (droite passant par l’origine du repère O , son équation est
linéaire ) donc T = K . L ( Loi de Hooke) ; Avec K L e coefficient directeur de la droite
K= = = = = 20 N / m . K est une grandeur qui caractérise la dureté d’un
ressort, elle est appelée la raideur du ressort, son unit est N.m-1 .
2. Conclusion :
 Chaque ressort est caractérisé par une grandeur physique appelée raideur K , son unité est N /m
 La tension du ressort ⃗ est la force exercée par le ressort sur un solide lorsqu’il est déformé
 Les caractéristiques de ⃗ :
- Point d’application : le point de contact entre le ressort et le corps
- La ligne/ la droite d’action : celle du ressort
- Le sens : sens opposé à celui de la déformation
- L’intensité : T = K | | , avec K : La raideur du ressort en (N.m-1 ) et : L’allongement du ressort en (m)

 Exercice d’application 1 : tension du ressort


On réalise l'équilibre d'un corps (C) à l'aide d'un ressort de constante de raideur K=50 N.m-1 et d'un
dynamomètre Comme l'indique la figure ci-contre. A l'équilibre l'aiguille de dynamomètre
indique la valeur 6N.
1. Nommer les forces qui agissent sur le corps (C)?
2. Donner la condition d’équilibre de corps (C).
3. Déterminer les valeurs de ces forces et les représenter sur le schéma suivant l’échelle
(1cm 3N)
4. En déduire la masse m du corps (C).
5. Donner la relation entre la valeur de la force exercée par le ressort et son allongement ΔL.
6. Calculer ΔL
7. Déduire Li la longueur initiale du ressort sachant que la longueur finale Lf = 27 cm
On donne l’intensité de champ de pesanteur : g = 10 N.kg-1

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III. Poussée d’Archimède
1. Poussée d’Archimède :
Activité expérimentale N°2 : les caractéristiques de la poussée d’Archimède
 Partie 1 : Notion de la poussée d’Archimède
Voici différentes situations :
 Poser une planche sur l’eau . Faire immerger une balle de tennis dans l’eau
 La chute du parachutiste est accélérée, mais quand il ouvre le parachute, son mouvement devient
uniforme
 Exploitation :
1. Qu’observez-vous ?
2. Que peut-on déduire ?
 Partie 2 : Les caractéristiques de la poussée d’Archimède
 Expérience N°1 : étude du 1er équilibre
 Introduire de l’eau dans l’éprouvette graduée. Noter avec précision le volume V1 introduit dans
l’éprouvette V1 = ………………….
 Accrocher une masse marquée (S ) au dynamomètre et relever la
valeur indiquée par le dynamomètre T1=…………
 Les résultats obtenus : V1 = 400 mL , T1= 2,0 N
 Exploitation :
2. 1 Donner le bilan des forces appliquées à la masse marquée ?
2. 2 Étudier l’équilibre de la masse, en déduire l’intensité de son poids
2. 3 Faites un schéma et représenter ces forces ?
 Expérience N°2 : étude du 2ème équilibre
 introduire la masse marquée (S) dans l’éprouvette et vérifier qu’elle soit complètement immergée.
 Noter avec précision le volume total (eau + masse marquée) V2 : V2 = ……………et Relever la valeur
indiquée par le dynamomètre T2=…………
 Les résultats obtenus : V2 = 430 mL , T2= 1,7 N
 Exploitation :
2. 4 Calculer le volume VS de la masse marquée (Vs = V2 - V1) : VS = ………… , Convertir le volume VS
en m3 (1 m3 = 10 6 mL) : VS = ……………
2. 5 Le dynamomètre indique-t-il la même valeur , Expliquer pourquoi ( Comparer les valeurs T1 et T2 et
interpréter la différence )
2. 6 Faire le bilan des forces agissant sur la masse marquée ?
2. 7 En appliquant le principe d’inertie, déterminer l’intensité FA de la poussée d’Archimède
2. 8 Lorsque la masse marquée est complètement immergée, il déplace un volume de liquide égal à VS.
Calculer le poids de l’eau déplacé (en N) . puis comparer le poids de l’eau déplacé et L’intensité de la
poussée d’Archimède FA .conclure . on donne eau = 1000 kg/ m3 .et g = 10 N / Kg
2. 9 Déterminer les caractéristiques de la poussée d’Archimède
2. 10 Représenter les forces ⃗⃗⃗ , ⃗ et ⃗⃗⃗⃗

Partie 3 : Les facteurs influençant l’intensité de la poussée d’Archimède


 Expérience N°3 : Expression de l’intensité de la poussée d’Archimède
 On immerge un corps ( s) , suspendu par un dynamomètre partiellement puis
complètement dans un verre contenant de l’eau et on enregistre les valeurs
indiquées par le dynamomètre ( figure 1 )
3. 1 Que remarquez-vous ? Que peut-on déduire ?
 On prend des corps de même volume mais de
différents matériaux, puis on enregistre les valeurs
indiquées par le dynamomètre : lorsque ( S ) est
dans l’air et lorsqu’il est complètement immergé dans
le même liquide
3. 2 L’intensité de la poussée d’Archimède a-t-elle
changé lorsqu’on change la matière du corps immergé ? conclure ?
3. 3 On immerge le même corps séquentiellement, dans différents liquides . Qu’observez-vous ? que peut-on
déduire ?

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 Interprétation :
1. Si on pose une planche sur l’eau, on voit qu’elle flotte
Lorsqu’on fait immerger une balle de tennis dans l’eau, on constate qu’elle remonte
2. A partir de ces observations, on déduit que l’eau et l’air exercent une force sur les objets. cette force est
appelée : Poussée d’Archimède et est notée ⃗⃗⃗⃗⃗
La poussée d’Archimède est une force répartie exercée par un fluide (liquide ou gazeux) sur un corps qui y
est partiellement ou totalement immergé.
3. Expérience N°1 : V1 = 400 mL , T1= 2,0 N
Le bilan des forces appliquées à la masse marquée :
⃗ : Le poids de la masse marquée
⃗⃗⃗ : La force exercée par le dynamomètre
4. La masse est en équilibre sous l’action de deux forces ⃗ et ⃗⃗⃗ donc P = = 2,0 N
5. Voir le schéma :
6. Expérience N°2 : V2 = 430 mL , T2= 1,7 N
Le volume de la masse marquée en m-3 : on a Vs = V2 - V1 , AN Vs = 430 – 400 alors Vs = 30 mL
et 1 ml = 10-6 m3 , donc Vs = 3,0.10-5 m3
7. Le dynamomètre n’indique pas la même valeur puisque T2 T1 : On a T2 T1 et T1 - T2 = 0, 3 N
, cette différence est dû à la force exercée par l’eau c’est la poussée d’Archimède ⃗⃗⃗⃗⃗ donc FA = 0,3 N
8. Le bilan des forces exercées sur la masse marquée:
 ⃗ : Le poids de la masse marquée
 ⃗⃗⃗ : La force exercée par le dynamomètre
 ⃗⃗⃗⃗ : La poussée d’Archimède
9. Déterminons l’intensité de la poussée d’Archimède FA :
La masse est en équilibre sous l’action de trois forces ⃗ , ⃗⃗⃗ et ⃗⃗⃗⃗ , donc d’après le principe d’inertie :
⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗ = ⃗ , on projette cette relation sur l’axe ( oz ) ascendant on obtient – P + T2 + FA = 0
Ce qui donne FA = P – T2 AN FA = 2,0 – 1,7 alors FA = 1,2 N

10. Le calcul du poids de l’eau déplacé : On sait que Pe = me . g et = donc Pe = . Ve .. g


Ve = Vs = 30 mL ( puisque la masse marquée est totalement immergée ) A .N Pe = 1000 . 3,0.10-5 . 10
D’où Pe = 0,3 N
11. On remarque que : FA = Pe = . Ve .. g .
Donc on déduit que l’intensité de la poussée d’Archimède exercée par un fluide (liquide ou gaz ) est égale au
poids du fluide déplacé : FA = Pf = . Vf .. g avec :
 : La masse volumique du fluide (liquide ou gaz) ( Kg / m3 )
 Vf : le volume du fluide déplacé / Le volume de la partie immergé du corps dans le fluide ( m 3 )
 g : l’intensité de champ de pesanteur, g = 10 N / Kg
12. les caractéristiques de la poussée d’Archimède :
 point d’application : C le centre de la portion immergée dans le fluide (l’eau)
 direction : la verticale passant par son point d’application
 sens : vers le haut
 intensité : FA = Pf = . Vf .. g
 Remarque : si le corps est totalement immergé, le point d’application C est
confondu avec G le centre de gravité
13. Voir le schéma ci-contre

Partie 3 : Les facteurs influençant l’intensité de la poussée d’Archimède


 Expérience N°3 : Expression de l’intensité de la poussée d’Archimède
14. On remarque une diminution de la valeur indiqué par le dynamomètre lorsque le volume immergé du corps
(s) augmente, on déduit que l’intensité de poussée d’Archimède FA augmente lorsque le volume immergé
du corps augmente .
15. On observe que l’intensité de la poussée d’Archimède ne change pas lorsque le matériau du corps change
tel que : FA = T1 – T2 = 1,3 N . on déduit que l’intensité de la poussée d’Archimède ne dépend pas de la
nature du corps.

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16. On observe que l’intensité de la poussée d’Archimède varie avec la nature du fluide . donc on constate que
la poussée d’Archimède dépend de la masse volumique du fluide ( la nature du fluide )
 Conclusion :
d’après les résultats précédents, on déduit que la poussée d’Archimède exercée par un fluide (liquide ou gaz )
sur un corps ne dépend , ni de sa forme , ni de sa masse , mais dépend de son volume Vf et de la nature du
liquide ( la masse volumique ).
2. Conclusion :
Lorsqu’un solide est immergé dans un fluide ( liquide ou gaz ) de masse volumique , il subit de la part de ce
fluide une force ⃗⃗⃗⃗ verticale ascendante au centre de poussée et de valeur : FA = . V . g
V : le volume de la partie immergée du corps / le volume du fluide déplacée
 Point d’application : C le centre de la portion immergée dans le fluide
 Direction : La droite verticale passant par le point d’application C
 Sens : du bas vers le haut
 Intensité : FA = . V . g

 Exercice d’application 2 : Poussée d’Archimède


Un pavé flotte à la surface de l’eau. Ses dimensions sont : hauteur : h = 20cm; longueur : L = 60cm; largeur
l = 20cm. On donne : ρeau = 1000 kg/m3. , g = 10 N/kg
1. Déterminer le système étudié
2. Faire le bilan des forces agissant sur le système
3. Le pavé émerge sur une hauteur de 3cm. Calculer Vi le volume de la partie
immergée.
4. Calculer FA l’intensité de la poussée d’Archimède appliquée au pavé
5. Déduire P la valeur du poids du pavé.
6. Calculer m la masse du pavé.
7. Calculer V le volume du pavé. Puis Préciser le matériau constituant ce pavé :
Matériau Polystyrène Bois glace Aluminium Fer
Masse volumique (kg/m3) 11 850 920 2 700 8 000

 Réponse : Poussée d’Archimède


1. Le système étudié est { le pavé }
2. Le bilan des forces exercées sur le système :
 ⃗ : Le poids du système
 ⃗⃗⃗⃗ : La poussée d’Archimède
3. Calculons Vi le volume de partie immergée :
On a Vi = hi .L .l A N Vi = 17 . 60 . 20 = 2,4.104 cm 3 , ce qui donne Vi = 2,04.104 . ( 10-2 )3 m 3
D’où Vi = 2,04 . 10-2 m 3
8. Calculons l’intensité de la poussée d’Archimède appliquée au pavé :
On sait que FA = . Vi . g AN FA = 1000 . 2,04 . 10-2 . 10 , Alors FA = 204 N
4. Le pavé est en équilibre sous l’action de deux forces ⃗ et ⃗⃗⃗⃗ , donc P = FA = 204 N
5. Le calcul de la masse du pavé : On sait que P = m .g alors m = AN m = D’où m = 20,4 Kg
6. Déterminons VS le volume du pavé ;
On a Vs = h. L . l , AN VS = 20. 60 . 20 = 2,4 . 104 cm 3 ce qui donne Vs = 2,4 . 104 . ( 10-2 )3 m 3 ;
alors Vs = 2,4 . 10-2 m 3
Pour préciser le matériau constituant ce pavé , il faut calculer sa masse volumique
Comme = AN = alors = 850 Kg / m donc il est fait en bois
3

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Chapitre 6 : équilibre d’un solide soumis à trois forces non
parallèles
‫ توازن جسم صلب خاضع لثالث قوى غير متوازية‬: 6 ‫الوحدة‬

 Situation-problème :

Le grimpeur de montagne est en équilibre sous l’action de trois forces ; son poids et les forces de
contact appliquées par le fil et la surface de la montagne.

 Quelles conditions doivent vérifier ces trois forces pour que le grimpeur reste en équilibre ?
 Quel est l’effet des forces appliquées par la surface de la montagne sur les pieds du grimpeur ?

 Objectifs : Connaissances et savoir-faire exigibles


- Savoir et appliquer la première condition d’équilibre
- Utilisation du polygone des forces et la méthode analytique lors de l’étude de l’équilibre d’un corps
solide
- Savoir l’expression et l’exploitation du coefficient de frottement.

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I. Conditions d’équilibre d’un solide soumis à trois forces non parallèles :
1. Étude de l’équilibre d’un solide soumis à trois forces non parallèles ;
Activité expérimentale N°1 : faire découvrir les conditions d’équilibre d’un solide soumis à 3 forces
Une plaque en polystyrène ( s ) de masse négligeable est maintenue en équilibre par trois dynamomètres .

 Exploitation :
1. Déterminer le système étudié
2. Citer les forces extérieures agissant sur la plaque ( S ) , puis déterminer la force qu’on peut négliger son
intensité devant les intensités des autres
3. Remplir le tableau des caractéristiques des actions exercées sur la plaque
force Point d’application Droite d’action Sens intensité

4. Prolonger au crayon, sur le document expérimental, les lignes d’action de ces trois forces vers l’intérieur de
la plaque, Que remarquez-vous ?
5. Les droites d’action sont-elles coplanaires ?
6. En choisissant une échelle convenable, représenter les trois forces ⃗⃗⃗ , ⃗⃗⃗⃗ et ⃗⃗⃗⃗
7. Représenter la somme vectorielle de ces trois forces ⃗⃗⃗ , ⃗⃗⃗⃗ et ⃗⃗⃗⃗ , que constatez-vous ?
8. Conclure les conditions d’équilibre d’un solide soumis à trois forces non parallèles

 Interprétation :
1. Le système étudié est { }
2. Le bilan des forces exercées sur la plaque
 ⃗⃗⃗ : la force exercée par le dynamomètre D1
 ⃗⃗⃗⃗ : la force exercée par le dynamomètre D2
 ⃗⃗⃗⃗ : la force exercée par le dynamomètre D3
 ⃗ : le poids de la plaque
Puisque la masse de la plaque est néglieable ( m 0 ) , alors son poids ( P = m.g ) est néglieable
devant les intensités des autres forces ( F1 = 2 N , F2 = 2 N et F3 = 0,9 N ) .
Donc on peut dire que la plaque S est en équilibe sous l’action de trois forces ( ⃗⃗⃗⃗⃗ , ⃗⃗⃗⃗ , ⃗⃗⃗⃗ ) non parallèles

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3. Les caractéristiques des forces ⃗⃗⃗⃗⃗ , ⃗⃗⃗⃗ et ⃗⃗⃗⃗ :
force Point Droite d’action Sens intensité
d’application
⃗⃗⃗⃗⃗ A1 La droite confondue avec De A1 vers D1 F1 = 2 N
le fil du dynamomètre D1
⃗⃗⃗⃗ A2 La droite confondue avec De A2 vers D2 F2 = 2 N
le fil du dynamomètre D2
⃗⃗⃗⃗ A3 La droite confondue avec De A3 vers D3 F3 = 0,9 N
le fil du dynamomètre D3

4. Voir le schéma ci-dessous

 On remarque les trois lignes d’action se coupent en un même point : on dit que les droites d’action
des trois forces ⃗⃗⃗⃗⃗ , ⃗⃗⃗⃗ et ⃗⃗⃗⃗ sont concourantes
5. Après avoir réalisé l’équilibre de la plaque, l’expérience montre que les trois forces ⃗⃗⃗⃗⃗ , ⃗⃗⃗⃗ et
⃗⃗⃗⃗ non parallèle sont situées dans un même plan, on dit que les trois forces ⃗⃗⃗⃗⃗ , ⃗⃗⃗⃗ et ⃗⃗⃗⃗ sont
coplanaires .
6. Représentation des forces ⃗⃗⃗⃗⃗ , ⃗⃗⃗⃗ et ⃗⃗⃗⃗ : Voir le schéma ci-dessus : l’échelle utilisée est : 1 cm 1N
7. Voir le schéma ci-dessus : On représente la somme vectorielle de trois forces ⃗⃗⃗⃗⃗ , ⃗⃗⃗⃗ et ⃗⃗⃗⃗ , on
obtient une ligne polygonale fermée. Donc on constate que la somme vectorielle de ces trois forces ⃗⃗⃗⃗⃗
, ⃗⃗⃗⃗ et ⃗⃗⃗⃗ est égale au vecteur nul : ⃗⃗⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗ = ⃗
8. Les conditions d’équilibre :
Pour qu’un solide soit en équilibre sous l’action de trois forces non parallèles, il faut que :
a) Les droites d’action des trois forces soient coplanaires et concourantes.
b) la somme vectorielle des forces soit égale au vecteur nul : ⃗⃗⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗ = ⃗ ( On dit que la
dynamique des forces est un triangle fermée / la ligne polygonale est fermée )

2. Conclusion :
Lorsqu’un solide soumis à trois forces ⃗⃗⃗⃗⃗ , ⃗⃗⃗⃗ et ⃗⃗⃗⃗ non parallèles est en équilibre , alors :
 la somme vectorielle des trois forces est égale au vecteur nul : ⃗⃗⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗ = ⃗ ou la ligne
polygonale des trois forces est fermée . cette condition est nécessaire pour que le centre d’inertie G du
corps soit au repos
 les droites d’action des trois forces sont coplanaires et concourantes. cette condition est nécessaire pour
l’absence de rotation du corps autour de lui-même, sil la première condition est vérifiée.

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II. Application : méthode géométrique , méthode analytique
1. Équilibre d’un solide sur un plan incliné :
Activité N°2 : étude de l’équilibre d’un solide sur un plan incliné :
Un solide S de masse m = 250 g maintenu en équilibre, sur un plan incliné ( ) d’un angle α = 27° sur
l’horizontale ( ) , grâce à un dynamomètre. Tel que T = 1,5 N.
 Exploitation :
1. Déterminer le système étudié
2. Faire l’inventaire des forces appliquées sur le solide (S)
3. Déterminer la réaction ⃗ du plan sur le corps solide S (les
caractéristiques de ⃗ ) par deux méthodes différentes . puis conclure :
3. 1 Méthode 1 : Méthode géométrique
3. 2 Méthode 2 : Méthode arithmétique (analytique)

 Interprétation :
1. Le système étudié est le corps ( S )
2. Le bilan des forces exercées sur la masse marquée:
⃗ : Le poids du corps ( S )
⃗ : La force exercée par le dynamomètre
⃗ : La réaction du plan incliné ( la force exercée par le plan incliné sur le corps ( S) )
3. Déterminons ⃗ La réaction du plan incliné par deux méthodes : géométrique et analytique
3. 1 Méthode géométrique : ( on trace la ligne polygonale )
Le corps est en équilibre sous l’action de trois forces ⃗ , ⃗ et ⃗ donc ⃗⃗ + ⃗ + ⃗ = ⃗ . alors la ligne
polygonale est fermée ( ou la dynamique des forces est un triangle fermé ) .
La connaissance des caractéristiques de ⃗ et ⃗ permet de tracer la ligne polygonale fermée et par
conséquent, on peut déterminer les caractéristiques de ⃗ Donc pour tracer la somme des forces , on
commence par ⃗ qui a une droite d’action incliné d’un angle α = 27° puis ⃗ le poids qui est perpendiculaire
au plan ( ) et dirigé vers le bas , alors pour déterminer ⃗ ( les caractéristiques de ⃗ ) , on ferme le triangle
( Voir le schéma ) . Pour représenter les forces on utilise l’échelle suivante : 1 N 2 cm
 Pour ⃗ : on a 1 N 2 cm
T = 1,15 N X cm , Alors X = donc X = 2,30 cm
 Pour ⃗⃗ : on a 1 N 2 cm
P = m .g = 250 . . 10 = 2,5 N Y cm Alors Y = donc X = 5 cm

 On remarque que la direction de ⃗⃗ est perpendiculaire au plan incliné ( ) . Cela signifie que le contact
entre le solide et le plan se fait sans frottement

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 Les caractéristiques de ⃗
 Le point d’application : le point A ,
 La droite d’action : droite perpendiculaire au plan incliné ( ) et passant par le point A
 Le sens : vers le haut
 L’intensité : on peut déterminer R L’intensité de ⃗ par deux méthodes
 Méthode 1 : L’échelle : on a 1,5 N 2 cm
R = ? N 4,36 cm , Alors R = donc R= 3,27 N
 Méthode 2 : théorème de Pythagore : ( ou méthode trigonométrique )
D’après le théorème de Pythagore , on a + = , alors = - donc R = √
AN R = 3,27 N

3. 2 Méthode Arithmétique ou Analytique : (projection des forces sur les axes d’un repère )
Cette méthode s’appuie sur la projection de la relation ∑ = ⃗ sur les axes d’un repère R(O , , , ⃗ )
quelconque .
considérons un repère orthonormé R(O , , , ⃗ ) tel que son origine O est
confondu avec le centre d’inertie G du solide ( S ) ( voir le schéma ci-
contre )
Puisque le corps est en équilibre sous l’action de trois forces ⃗ , ⃗ et ⃗ ,
alors ⃗⃗ + ⃗ + ⃗ = ⃗ .
On projette cette relation sur les axes ( Ox ) et ( Oy ) ,et On obtient :
+ + =0
+ + =0
D’après le schéma On a :
𝑃𝑥
Sin 𝛼 = 𝑃
donc Px = - P sin𝜶 Tx = T
𝑃𝑦 et Ty = 0
con 𝛼 = 𝑃
donc Py = - P cos𝛂

Alors - P sin + + = 0 donc 𝑹𝒙 = P sin𝜶 - 𝑻 = m.g. sin𝜶 - T


- P cos + + =0 𝑹𝒚 = P cos𝜶 = m.g .cos𝜶

AN : 𝑅𝑥 = 360 .10-3 . 10 . sin 25 - 1 5 𝑁 donc 𝑹𝒙 = 0 N


𝑅𝑦 = 360 .10-3 . 10 . cos 25 donc 𝑹𝒚 = 3, 26 N

Or R = √ donc R = √ d’où R = 3,26 N


D’autre part, On sait que ⃗⃗ = ⃗⃗⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗⃗ , donc ⃗⃗ = ⃗⃗⃗⃗⃗ , puisque ⃗⃗⃗⃗⃗ = ⃗ , alors la réaction ⃗⃗ est
perpendiculaire au plan incliné ( ) , cela signifie que le contact entre le solide et le plan se fait sans
frottement . (même résultat que celui obtenu dans la méthode précédente )

2. Équilibre d’un solide sur un plan incliné : Cas d’un contact avec frottement
Activité N°3 : Force de frottement, Angle de frottement et Coefficient de frottement :
Un solide ( s) , de masse m = 5 Kg , est en équilibre avec frottement sur un plan incliné d’un angle = 120°
par rapport à la verticale ( voir la figure ci-contre )
1. Faire le bilan des forces extérieures agissant sur le solide et
les dessiner sur le schéma de la figure
2. En appliquant la condition d’équilibre, déterminer :
2. 1 L’intensité R de la réaction du plan incliné sur le solide S
2. 2 La composante normale RN de la réaction ⃗
2. 3 La composante tangentielle RT de la réaction ⃗ ( la
valeur de la force de frottement)
3. Calculer K le coefficient de frottement
4. Déduire l’angle de frottement

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Interprétation :
1. Le bilan des forces extérieurs exercées sur le solide ( S ) :
 ⃗ : Le poids du solide
 ⃗ : La Réaction du plan incliné avec ⃗⃗ = ⃗⃗⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗⃗
 Remarque : Le plan incliné agit sur le corps solide (S) par deux
forces :
 ⃗⃗⃗⃗⃗ : La composante normale : c’est-à-dire perpendiculaire à la
surface de contact. cette force empêche le solide de s’enfoncer
dans le plan du support ( le plan incliné )
 ⃗⃗⃗⃗⃗ : La composante tangentielle ou La force de frottement ⃗
(⃗⃗⃗⃗⃗ = ⃗ ) , elle est parallèle au plan du support ( plan incliné
) , elle est toujours dirigée dans le sens opposé du mouvement ,
cette force tend à freiner le corps glissant sur le plan .
 ⃗⃗ = ⃗⃗⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗⃗ = ⃗⃗⃗⃗⃗ + ⃗
 : l’angle de frottement
 = tg = : Coefficient de frottement
 Représentation des forces ⃗⃗ et ⃗⃗⃗
le corps ( S ) est en équilibre sous l’action de deux forces ⃗⃗ et ⃗ ,alors ⃗⃗ + ⃗ = ⃗ donc ⃗ = - ⃗⃗ , cela signifie
que les deux forces ont la même droite d’action, des sens opposés et la même intensité R=P = m.g = 50 N
On prend 10 N 1 cm comme l’échelle pour représenter ces deux forces ( voir le schéma ci-dessus )

2. Étude de l’équilibre du solide ( S) sur le plan incliné sous l’action de deux forces :
2. 1 Le corps ( S ) est en équilibre sous l’action de deux forces ⃗⃗ et ⃗ , donc R = P = 50 N
2. 2 Pour déterminer RN La composante normale de la réaction ⃗⃗⃗ , on projette la relation ⃗⃗ + ⃗ = ⃗
sur l’axe ( Oy ) , puisque la force ⃗⃗⃗⃗⃗ est portée par l’axe ( Oy ) , et on obtient : + =0 ,
 D’après le schéma , on remarque que : Ry 0 et PY 0 , RY = RN , cos = , ce qui donne
Py = - P . cos = - m.g .cos , Alors - P .cos + RN = 0 donc RN = P . cos = m.g .cos
 A .N RN = 43,3 N .
2. 2 Pour déterminer RT La composante tangentielle de la réaction ⃗⃗⃗ ( c’est-à-dire f la force de
frottement), on projette la relation ⃗⃗ + ⃗ = ⃗ sur l’axe ( Ox ) , puisque la force ⃗⃗⃗⃗⃗ est portée par
l’axe ( Ox ) ,et on obtient : + =0 ,
 D’après le schéma, on remarque que : Px 0 et Rx 0 , Ry = - RT , sin = ,
soit Px = P . sin = - m.g .sin , Alors P .sin - RT = 0 ; donc RT = P . sin = m.g .sin
 A .N RT = f = 25,0 N
On constate que R = √ (théorème de Pythagore )
3. Calculons K le coefficient de frottement :
On sait que = tg = , AN = = 0,58
4. Déterminons l’angle de frottement :
D’après la question précédente, on a tg = 0,58 alors (tg )= (0,58) ,
Donc = (0,58) D’où = 30°

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Physique- chimie Physique Equilibre d’un solide pouvant tourner

Troisième
Partie : équilibre ‫توازن جسم صلب قابل للدوران حول محور ثابت‬
d’un corps solide
Unité 7
Equilibre d’un corps solide pouvant
Tronc Commun
5H tourner autour d'un axe fixe Physique
I– Effet d’une force sur la rotation d'un corps solide :
1 – Rappel :
Un corps solide est en rotation autour d'un axe fixe si tous ses points dans un
mouvement circulaire centrés dans l’axe de rotation (𝜟), sauf pour les points qui
appartiennent à cet axe (𝜟).
Exemples de certains corps qui peuvent tourner autour d'un axe fixe (𝜟) :

2 – Activité :
Pour ouvrir ou fermer la porte on applique la force ⃗𝑭 , la porte va tourner autour
de l'axe vertical (𝜟) en passant à travers les charnières )‫(المفصالت‬.

La porte ne bouge pas La porte ne bouge pas La porte bouge


a- Quelle force est capable de tourner la porte autour de l'axe (𝜟) ?
La force qui peut de tourner la porte autour de l'axe (Δ) est la force ⃗𝑭𝟑 .
b- Quelle est la condition que doit vérifier la ligne d’action de la force pour avoir
un effet sur la rotation de la porte ?
La force a un effet rotatif lorsque sa ligne d’action n'est pas parallèle à l'axe et ne
se croise pas avec lui.
c- Comment l'intensité de la force variée lorsqu'on approche de l'axe de rotation
(𝜟) pour ouvrir ou fermer la porte ?
L'intensité de la force augmente lorsqu'on approche de l'axe de rotation (𝜟).
3 – Conclusion :
La force de ⃗𝑭 a un effet de rotation sur un corps solide qui peut tourner autour d'un axe
fixe (𝜟) si sa ligne d’action n'est pas parallèle à l'axe (Δ) et ne se croise pas avec lui.

Pr. HICHAM MAHAJAR [email protected] 1


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Physique- chimie Physique Equilibre d’un solide pouvant tourner

La force qu’on choisit pour tourner un corps solide augmente lorsqu'on approche
de l'axe de rotation (𝜟).
On distingue l'effet de rotation de la force ⃗𝑭 par une grandeur physique qu’on
appelle le moment de force 𝑭⃗ par rapport à l'axe (Δ), et on note 𝓜∆ (𝑭
⃗ ).
II– Le moment d’une force par rapport un axe fixe :
1 – Activité :
On considère un corps solide pouvant tourner autour
d'un axe fixe (𝜟) passant par son centre d’inertie 𝑮.
On néglige les frottements entre le corps solide et
l’axe (𝜟) . On définit la position d'équilibre du corps
solide par la droite horizontal (𝑴𝑵).
On accroche au point 𝑨 un corps (𝐒) de masse
𝒎 = 𝟏𝟎𝟎 𝒈 par un fil (𝒇), alors, l’équilibre du
corps est brisé.
On atteint l'équilibre initial, en accrochant
différents corps (𝐒𝒊 ) à différents points comme
indiqué dans la figure ci-contre.
Soit ⃗𝑭𝒊 la tension du fil (𝒇𝒊 ) appliqué au corps
solide et 𝒅𝒊 la distance séparant la droite d’action
et l’axe (𝜟) .
On écrit les résultats dans le tableau suivant :
Point 𝑩 𝑪 𝑫 𝑬
𝒎𝒊 (𝒈) 300 150 100 75
𝑭𝒊 (𝑵) 3 1,5 1 0,75
𝒅𝒊 (𝒄𝒎) 10 20 30 40
𝑭𝒊 . 𝒅𝒊 (𝑵. 𝒎) 0,3 0,3 0,3 0,3
a- Faire le bilan de forces appliquées au corps solide avant la suspension de tout corps
(𝐒𝒊 ) , ces forces ont-elles un effet de rotation sur le corps solide ? Justifier la réponse.
Le système étudié : { le corps solide }
Le bilan de forces : ⃗𝑷 ⃗ son poids, 𝑹⃗⃗ réaction d’axe (𝜟)
Les forces ⃗𝑷 ⃗ et 𝑹
⃗⃗ n'ont aucun effet de rotation sur le corps solide car leurs lignes
d’actions se croisent avec l'axe (𝜟).
b- Lorsqu’on atteint l'équilibre initial, Faire le bilan de forces appliquées sur le
corps (𝐒𝒊 ) et déterminer la relation entre 𝑭𝒊 l’intensité de tension du fil (𝒇𝒊 ) et
(𝒎𝒊 ) la masse de corps (𝐒𝒊 ) .
Le système étudié : {corps solide (𝐒𝒊 )}
Le bilan de forces : ⃗𝑷 ⃗ 𝒊 son poids, ⃗𝑭𝒊 tension de fil (𝒇𝒊 )
On a le corps (𝐒𝒊 ) en équilibre, donc ∑ 𝑭 ⃗ =𝑷 ⃗⃗ 𝒊 + 𝑭
⃗𝒊=𝟎 ⃗ c-à-d 𝑭
⃗ 𝒊 = −𝑷
⃗⃗ 𝒊
Alors 𝑭𝒊 = 𝑷𝒊 = 𝒎𝒊 . 𝒈
c- Compléter le tableau. Que concluez-vous ? on donne : 𝒈 = 𝟏𝟎 𝑵. 𝒌𝒈−𝟏
Voir ci-dessus. On conclut que le produit 𝑭𝒊 . 𝒅𝒊 reste constant lorsqu'on ramène le
corps solide à sa position d'équilibre initiale.

Pr. HICHAM MAHAJAR [email protected] 2


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2 – Conclusion :
Le moment de force ⃗𝑭 par rapport
un axe fixe (Δ) et orthogonal avec
sa droite d'action est le produit de
l'intensité 𝑭 de cette force et la
distance 𝒅 entre la ligne d’action et
l'axe (∆) où : 𝓜∆ (𝑭 ⃗ ) = ± 𝑭. 𝒅
Son unité en (SI) est 𝑵. 𝒎 .
Le moment de force ⃗𝑭 est une grandeur algébrique :
Si la force ⃗𝑭 fait tourner le corps solide dans le sens positif, son
moment est positif et on écrit : 𝓜∆ (𝑭 ⃗ ) = 𝑭. 𝒅
Si la force ⃗𝑭 fait tourner le corps solide dans le sens inverse de
sens positif, son moment est négatif et on écrit : 𝓜∆ (𝑭 ⃗ ) = − 𝑭. 𝒅
III– Equilibre d’un corps solide pouvant tourner
autour d'un axe fixe :
1 – Activité :
Considérons une tige homogène de longueur
𝑳 = 𝟑𝟎 𝒄𝒎 et de masse 𝒎 = 𝟏𝟐𝟎 𝒈 pouvant
tourner sans frottement autour d'un axe fixe (Δ)
passant par son centre d’inertie. La tige est en
équilibre sous l'action d'un ensemble de forces.
On donne : 𝒅𝟎 = 𝑮𝑨 = 𝟏𝟒 𝒄𝒎 et 𝒅 = 𝟏𝟎 𝒄𝒎.
et 𝒈 = 𝟏𝟎 𝑵. 𝒌𝒈−𝟏 .
a- Faire le bilan de forces appliquées à la tige.
Le système étudié : { La tige }
Le bilan de forces : 𝑷 ⃗⃗ son poids, 𝑹 ⃗⃗ réaction d’axe (𝜟), 𝑻⃗ tension de dynamomètre
et ⃗𝑻𝟎 tension de fil.
b- Calculer le moment de chaque force de sorte que le sens positif est correspondant
au sens d’aiguille de montre.
On a 𝓜∆ (𝑷 ⃗⃗ ) = 𝓜∆ (𝑹 ⃗⃗ ) = 𝟎 car les lignes d’actions de ⃗𝑷
⃗ et 𝑹
⃗⃗ se croisent avec l'axe (Δ).
On a 𝓜∆ (𝑻 ⃗ ) = 𝑻. 𝒅 = 𝟏, 𝟒 × 𝟎, 𝟏 = 𝟎, 𝟏𝟒 𝑵. 𝒎
et 𝓜∆ (𝑻 ⃗ 𝟎 ) = −𝑻𝟎 . 𝒅𝟎 = −𝒎𝟎 . 𝒈. 𝒅𝟎 = −𝟎, 𝟏 × 𝟏𝟎 × 𝟎, 𝟏𝟒 = −𝟎, 𝟏𝟒 𝑵. 𝒎
c- Calculer la somme algébrique de moments de toutes les forces appliquées à la tige.
On a ∑ 𝓜∆ (𝑭 ⃗ ) = 𝓜∆ (𝑷 ⃗⃗ ) + 𝓜∆ (𝑹⃗⃗ ) + 𝓜∆ (𝑻 ⃗ ) + 𝓜∆ (𝑻
⃗ 𝟎 ) = 𝟎 + 𝟎 + 𝟎, 𝟏𝟒 − 𝟎, 𝟏𝟒 = 𝟎.
2 – Enoncé du théorème de moments :
Lorsqu'un corps solide pouvant tourner autour d'un n’importe quel axe fixe (Δ)
est en équilibre, alors la somme algébrique de moments de toutes les forces
appliquées à lui par rapport à cet axe est nulle. ∑ 𝓜∆ (𝑭 ⃗)=𝟎
3– Les Conditions d’équilibre d’un corps solide pouvant tourner autour d'un axe fixe :
Quand un corps solide pouvant tourner autour d'un axe fixe (Δ) est en équilibre
pour un repère lié à la terre sous l'action de plusieurs forces, on a :

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La somme vectorielle des forces est nulle ∑ ⃗𝑭 = ⃗𝟎 . Cette condition est nécessaire
pour que le centre d’inertie 𝑮 du corps solide soit en repos.
La somme algébrique de moments de toutes les forces appliquées à lui par rapport
⃗ ) = 𝟎 . Cette condition est nécessaire pour l’absence
à cet axe est nulle. ∑ 𝓜∆ (𝑭
de rotation autour l’axe (Δ).
Ces deux conditions sont nécessaires pour obtenir l’équilibre d'un corps solide,
mais elles sont insuffisantes .
IV– Le moment de couple de deux forces :
1 – Le couple de deux forces :
Les forces ⃗𝑭𝟏 et ⃗𝑭𝟐 forment un couple de deux forces
capable de tourner un corps solide au même sens, si :
 Sa somme vectorielle est nulle ∑ ⃗𝑭 = ⃗𝑭𝟏 + ⃗𝑭𝟐 = ⃗𝟎
 N’ont pas la même ligne d’action.
2 – Activité :
On utilise le montage expérimental ci-contre :
On considère une tige homogène de masse
𝒎 = 𝟏𝟐𝟎 𝒈 pouvant tourner sans frottement
autour d'un axe fixe (Δ), en passant par son
centre d’inertie 𝑮. On applique sur la tige un
couple de deux forces, par deux corps (𝑺𝟏 ) et
(𝑺𝟐 ) de même masse 𝒎𝟏 = 𝒎𝟐 = 𝟏𝟎𝟎 𝒈.
Pour maintenir la tige dans un état d'équilibre
horizontal, on fixe verticalement sur le point 𝑪
un dynamomètre (𝑫), puis on mesure l'intensité 𝑻 qui l’indique.
On donne : 𝒅𝟏 = 𝑮𝑨 = 𝟏𝟒 𝒄𝒎 , 𝒅𝟐 = 𝑮𝑩 = 𝟓 𝒄𝒎 , 𝒅𝟎 = 𝑮𝑪 = 𝟏𝟒 𝒄𝒎 et 𝒈 = 𝟏𝟎 𝑵. 𝒌𝒈−𝟏
a- Faire le bilan de forces appliquées à la tige.
Le système étudié : { La tige }
Le bilan de forces : ⃗𝑷 ⃗ son poids, 𝑹
⃗⃗ réaction d’axe (Δ), ⃗𝑻 tension de dynamomètre,
⃗ 𝟏 tension de fil au point 𝑩 et 𝑭
𝑭 ⃗ 𝟐 tension de fil au point 𝑨 .
b- Comparer les caractéristiques des deux forces ⃗𝑭𝟏 et ⃗𝑭𝟐 appliquées par les deux
fils sur la tige. Que concluez-vous ?
Les deux forces ⃗𝑭𝟏 et ⃗𝑭𝟐 ont la même direction mais n'ont pas la même ligne
d'action et de sens opposé et de même intensité car les deux corps (𝑺𝟏 ) et (𝑺𝟐 )
ont même masse, donc les deux forces ⃗𝑭𝟏 et ⃗𝑭𝟐 forment un couple de deux forces.
c- Donner l’expression de moment de chaque force 𝑭 ⃗ 𝟏 et 𝑭
⃗ 𝟐.
On a 𝓜∆ (𝑭 ⃗ 𝟏 ) = 𝑭𝟏 . 𝒅𝟏 et 𝓜∆ (𝑭 ⃗ 𝟐 ) = 𝑭𝟐 . 𝒅𝟐
d- On pose que le moment de couple de deux forces 𝑭 ⃗ 𝟏 et 𝑭
⃗ 𝟐 est 𝓜𝑪 = 𝓜∆ (𝑭
⃗ 𝟏 ) + 𝓜∆ (𝑭⃗ 𝟐 ).
Exprimer 𝓜𝑪 en fonction de 𝑭 l’intensité commune entre les deux forces 𝑭 ⃗ 𝟏 et 𝑭
⃗𝟐
et 𝒅 la distance qui sépare les deux lignes d’actions de deux forces ⃗𝑭𝟏 et ⃗𝑭𝟐 .
On a les deux forces ⃗𝑭𝟏 et ⃗𝑭𝟐 ont la même intensité c-à-d 𝑭 = 𝑭𝟏 = 𝑭𝟐 et 𝒅 = 𝒅𝟏 + 𝒅𝟐
donc 𝓜𝑪 = 𝓜∆ (𝑭 ⃗ 𝟏 ) + 𝓜∆ (𝑭
⃗ 𝟐 ) = 𝑭𝟏 . 𝒅𝟏 + 𝑭𝟐 . 𝒅𝟐 = 𝑭. (𝒅𝟏 + 𝒅𝟐 ) = 𝑭. 𝒅

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e- Calculer 𝓜𝑪 le moment de couple de deux forces ⃗𝑭𝟏 et ⃗𝑭𝟐 et 𝓜∆ (𝑻 ⃗ ) le


moment de force ⃗𝑻. Puis calculer ∑ 𝓜∆ (𝑭 ⃗ ) la somme algébrique de moments de
toutes les forces appliquées à la tige.
On a : 𝓜𝑪 = 𝑭. 𝒅 = 𝒎𝟏 . 𝒈. 𝒅 = 𝟎, 𝟏 × 𝟏𝟎 × (𝟏𝟒 + 𝟓). 𝟏𝟎−𝟐 = 𝟎, 𝟏𝟗𝟎 𝑵. 𝒎
et 𝓜∆ (𝑻⃗ ) = −𝑻. 𝒅𝟎 = −𝟏, 𝟒 × 𝟎, 𝟏𝟒 = −𝟎, 𝟏𝟗𝟔 𝑵. 𝒎
et 𝓜∆ (𝑷⃗⃗ ) = 𝓜∆ (𝑹⃗⃗ ) = 𝟎 car les lignes d’actions de ⃗𝑷
⃗ et 𝑹
⃗⃗ se croisent avec l'axe (Δ).
donc ∑ 𝓜∆ (𝑭 ⃗ ) = 𝓜∆ (𝑷 ⃗⃗ ) + 𝓜∆ (𝑹
⃗⃗ ) + 𝓜∆ (𝑻⃗ ) + 𝓜𝑪 = 𝟎 + 𝟎 − 𝟎, 𝟏𝟗𝟔 + 𝟎, 𝟏𝟗𝟎 ≈ 𝟎.
3 – Le moment de couple de deux forces :
Le moment de couple de deux forces ⃗𝑭𝟏 et ⃗𝑭𝟐 par rapport l’axe de
rotation fixe (Δ) perpendiculaire au plan de couple est le
produit de 𝑭 l’intensité commune entre les deux forces et 𝒅 la
distance qui sépare leurs deux droites d’actions : 𝓜𝑪 = ± 𝑭. 𝒅
Le signe (±) dépend du sens positif de rotation mais le moment
de couple de deux forces ne dépend pas de l’axe de rotation.
V– Le moment de couple de torsion :
1 – Activité :
Le dispositif, représenté ci-contre, porte le nom pendule de
torsion, composé d'un fil d'acier cylindrique et son axe vertical
fixé au-dessus par un cylindre gradué de 𝟎° à 𝟏𝟓𝟎° mais sa partie
inférieur porte une barre métallique homogène horizontale.
Lorsqu’on applique sur la barre un couple de deux forces 𝑭 ⃗ 𝟏 et
⃗𝑭𝟐 par deux fils inextensibles passant par la gorge d’une poulie, la
barre tourne avec un angle 𝜽 , ce qui fait tordre le fil, et
lorsqu’on libre la barre du couple de deux forces, elle retourne à
sa position d'origine sous l’effet d’un couple appelé couple de
torsion. Son Symbole ∑ ⃗𝒇𝒊 et son moment 𝓜𝑻 .
a- Pourquoi la barre a-t-elle retournée à sa position d’équilibre
initial lorsqu’on supprime le couple de deux forces ?
La barre retourne à sa position initiale d'équilibre parce que le
fil torsadé va appliquer une force de rappel sur la barre s’appelle
couple de torsion ∑ ⃗𝒇𝒊 .
b- Faire le bilan de forces appliquées à la barre en équilibre.
Le système étudié : { La barre }
Le bilan de forces : ⃗𝑷 ⃗ son poids, 𝑹
⃗⃗ réaction d’axe (Δ), couple de deux
forces (𝑭 ⃗ 𝟏 , ⃗𝑭𝟐 ), couple de torsion ∑ ⃗𝒇𝒊 .
c- En étudiant l'équilibre de la barre lorsque le fil est tordu, trouver la relation entre 𝓜𝑻
le moment de couple de torsion et 𝓜𝑪 le moment de couple de deux forces ⃗𝑭𝟏 et ⃗𝑭𝟐 .
La barre est en équilibre, donc la somme algébrique de moments de toutes les
forces est nulle ∑ 𝓜∆ (𝑭 ⃗ ) = 𝟎 et 𝓜∆ (𝑷 ⃗⃗ ) = 𝓜∆ (𝑹
⃗⃗ ) = 𝟎 car les lignes d’actions
de ⃗𝑷⃗ et 𝑹
⃗⃗ se croisent avec l'axe (Δ).
Donc ∑ 𝓜∆ (𝑭 ⃗ ) = 𝓜∆ (𝑷 ⃗⃗ ) + 𝓜∆ (𝑹
⃗⃗ ) + 𝓜𝑻 + 𝓜𝑪 = 𝟎 alors 𝓜𝑻 = −𝓜𝑪 .

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Physique- chimie Physique Equilibre d’un solide pouvant tourner

d- On change le couple des deux forces, soit en changeant l'intensité commune 𝑭


de deux forces ⃗𝑭𝟏 et ⃗𝑭𝟐 ou en changeant la distance 𝒅 qui sépare leurs deux
lignes d’actions de deux forces, on écrit chaque fois la valeur de l'angle de
rotation 𝜽 de la tige dans le tableau suivant. Compléter le tableau.
𝑭(𝑵) 0,1 0,1 0,2 0,2 0,3 0,3
𝒅(𝒎) 0,04 0,06 0,06 0,08 0,08 0,10
𝓜𝑪 (𝑵. 𝒎) 0,004 0,006 0,012 0,016 0,024 0,030
𝜽(°) 9,17 13,75 27,50 36,67 55,00 68,75
𝜽(𝒓𝒂𝒅) 0, 16 0,24 0,48 0,64 0,96 1,20
e- Tracer la courbe 𝓜𝑪 = 𝒇(𝜽) la variation de
𝓜𝑪 en fonction de 𝜽.
Voir la courbe ci-contre.
f- Ecrire l’équation de la fonction 𝓜𝑪 = 𝒇(𝜽)
puis déterminer graphiquement la valeur de la
pente de courbe. Conclure l’expression de
moment de couple de torsion 𝓜𝑻 .
La courbe est une fonction linéaire passée par
l’origine et écrit sous la forme : 𝓜𝑪 = 𝑪. 𝜽
𝑴 𝟎,𝟎𝟏𝟐
tel que 𝑪 = 𝑪 = = 𝟎, 𝟎𝟐𝟓 𝑵. 𝒎. 𝒓𝒂𝒅−𝟏
𝜽 𝟎,𝟒𝟖
on sait que 𝓜𝑻 = −𝓜𝑪 donc 𝓜𝑻 = −𝑪. 𝜽
2 – Couple de torsion :
On appelle pendule de torsion, le dispositif constitué d'un fil
d'acier cylindrique et son axe vertical fixé au-dessus par un
cylindre gradué de 𝟎° à 𝟏𝟓𝟎° mais sa partie inférieur porte une
barre métallique homogène horizontale.
Lorsqu'un couple de deux forces est appliqué à la partie non fixe
du fil, le fil est torsadé. On dit que l'effet de couple conduit à
torsadé le fil de sorte que les points formant le générateur du fil
tournent selon un angle 𝜽 , ces points vont appliquer des forces
∑ ⃗𝒇𝒊 s’appelle couple de torsion pour ramener le fil à sa forme
originale qu’est classer de force de rappel, le moment de couple de torsion est
noté par 𝓜𝑻 .
⃗⃗ ) + 𝓜∆ (𝑹
La barre est en équilibre, donc 𝓜∆ (𝑷 ⃗⃗ ) + 𝓜𝑻 + 𝓜𝑪 = 𝟎
Alors 𝓜𝑻 = −𝓜𝑪
3 – Le moment de couple de torsion :
Lorsqu’on torsadé un fil métallique par un angle 𝜽 , ce dernier applique un
couple de torsion qui résiste cette torsion, l'expression du moment de couple
de torsion est : 𝓜𝑻 = −𝑪. 𝜽
avec 𝑪 constante de torsion, son unité (SI) est 𝑵. 𝒎. 𝒓𝒂𝒅−𝟏 .
La constante de torsion 𝑪 dépend de sa longueur, sa section et sa nature.

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Physique- chimie L’électricité le courant électrique continu

‫التيار الكهربائي المستمر‬


Première Partie :
Le courant et la
tension électriques
Tronc Commun
Unité 1
4H Le courant électrique continu Physique
I– Deux types d’électricité :
1 – Activité :
On frotte une baguette en plastique avec un chiffon,
puis on l’approche aux petites feuilles. (1)
a- Qu'arrive-t-il aux petites feuilles ? Pourquoi ?
On observe l'attraction des petites feuilles vers la
baguette en plastique, C-à-d que le frottement a (1)
provoqué l'apparition des charges électriques sur la
baguette en plastique qui a été frottée.
b- Quel est le nom de ce phénomène ? (2)
Ce phénomène est appelé électrisation par frottement.
c- On approche une baguette en verre frottée avec un
morceau de laine à une baguette en ébonite frottée. (2)
Que remarquez-vous ?
On remarque qu'il y a une attraction entre les baguettes
de verre et d'ébonite frottées.
d- On approche deux baguettes en ébonite frottées
(3)
l’une de autre. (3) Que remarquez-vous ?
On remarque qu'il existe une répulsion entre les deux
baguettes en ébonite frottées.
e- Conclure qu'il y avait deux types d'électricité.
L’attraction de la baguette en verre avec la baguette en ébonite indique qu'elles
portent une électricité différente. Tandis que la répulsion les deux baguettes en
ébonite indique qu’elles portent la même électricité.
f- Quand les interactions sont-elles attractives et quand sont-elles répulsives ?
Les interactions sont attractives entre les charges électriques différentes et les
interactions sont répulsives entre les charges électriques du même type.
2 – Électrisation par frottement :
Lorsqu’on frotte un corps avec un autre, les deux corps
deviennent électrisés grâce aux électrons qui se déplacent
d'un corps à l'autre.
Avant de frotter les deux corps sont électriquement
neutres, mais au cours du processus de frottage devient l'un
à une abondance dans le nombre de charges négatives dues
à l'acquisition des électrons, et l'autre devient chargé
d'électricité positive à la suite de la perte des électrons.
Par convention, la charge électrique qui apparaît sur la
baguette en verre frottée est positive et la charge
électrique qui apparaît sur la baguette d’ébonite frottée est
négative.
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Physique- chimie L’électricité le courant électrique continu

Les charges électriques de même signe se repoussent entre eux, et les charges
électriques avec un signe différent s’attirent entre eux.
La charge électrique qui apparaît sur un corps ayant gagné ou perdu 𝑵 électrons
est : 𝒒 = ±𝑵. 𝒆 . Son unité en (S.I) est coulomb 𝑪
Avec 𝒆 = 𝟏, 𝟔. 𝟏𝟎−𝟏𝟗 𝑪 la charge élémentaire.
II– Le courant électrique continu :
1 – Activité :
On réalise le circuit électrique formé de :
générateur 𝑮, lampe 𝑳, moteur 𝑴 (porte un corps
solide par un fil), et interrupteur 𝑲.
a- On Ferme l’interrupteur 𝑲 de la (figure 1), que
remarquez-vous ? Que concluez-vous ?
On remarque l’éclairage de la lampe et la rotation du
moteur de sorte que le corps monte, ce qui indique le
passage de courant électrique dans le circuit.
b- Inverser l'installation de deux pôles du générateur et
on ferme l’interrupteur 𝑲 de la (figure 2), que
remarquez-vous ? Que concluez-vous ?
On remarque l’éclairage de la lampe et la rotation du
moteur dans le sens contraire de sorte que le corps
descend, ce qui indique que le courant électrique se déplace dans un sens donné.
c- Représenter sur le circuit électrique le sens conventionnel de courant électrique
et le sens du mouvement de porteurs de charges électriques.
Les porteurs de charges électriques dans les métaux sont des électrons libres.
On met dans un tube de forme 𝑼 un mélange
de solution aqueuse de sulfate de cuivre II (𝑪𝒖𝟐+ + 𝑺𝑶𝟐−
𝟒 )
(figure 1) et la solution aqueuse de dichromate de
potassium (𝟐𝑲+ + 𝑪𝒓𝟐 𝑶𝟐− 𝟕 ) (figure 2).
On émerge deux électrodes de graphite à chaque
extrémité du tube et on les connecter à un
générateur électrique.
Au bout d'une durée, on remarque l'apparition
d'une couleur orange à côté de l'anode (l'électrode
associée au pôle positif du générateur), et la couleur
bleu à côté de la cathode (l'électrode associée au
pôle négatif du générateur).
a- Quelle est la couleur caractéristique des ions
cuivre II 𝑪𝒖𝟐+ ?
Les ions 𝑪𝒖𝟐+ sont caractérisés par la couleur bleu.
b- Quelle est la couleur caractéristique des ions dichromates 𝑪𝒓𝟐 𝑶𝟐−
𝟕 ?
𝟐−
Les ions 𝑪𝒓𝟐 𝑶𝟕 sont caractérisés par la couleur orange.
c- Déterminer l’élément chimique qui s'est déplacé vers la cathode et l’élément
chimique qui s'est déplacé vers l’anode.
L’apparition de la couleur bleu à côté de la cathode indique que les ions 𝑪𝒖𝟐+
sont déplacés vers la cathode.
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Physique- chimie L’électricité le courant électrique continu

L’apparition de la couleur orange à côté de l'anode indique que les ions 𝑪𝒓𝟐 𝑶𝟐−
𝟕
sont déplacés vers l'anode.
d- déduire la nature du courant électrique dans les électrolytes.
Le courant électrique dans les électrolytes est le double déplacement des ions.
Les cations se déplacent selon le sens conventionnel du courant électrique et les
anions dans le sens inverse.
2 – Le sens conventionnel du courant électrique :
Par convention, le courant électrique se déplace de la
borne moins vers la borne plus à l'extérieur du générateur.
3 – Nature de courant électrique :
Le courant électrique produit par le déplacement de porteurs de charge.
Dans les métaux : est un déplacement des électrons
libres dans le sens opposé du sens conventionnel.
Dans les électrolytes : est un double déplacement des
cations dans le sens conventionnel et des anions dans
le sens opposé du sens conventionnel.
III– Intensité du courant électrique continu :
1 – Quantité d’électricité :
Les porteurs de charges électriques (électrons ou ions) sont caractérisés par une
charge électrique positive ou négative, la quantité positive est appelée la
quantité d'électricité 𝑸 = |𝒒| = 𝑵. 𝜶. 𝒆 , son unité en (SI) est Coulomb C
Avec 𝑵 nombre de porteurs des charges et 𝜶 > 𝟎 nombre des charges élémentaire
et 𝒆 charge élémentaire.
2 – Intensité du courant électrique continu :
L'intensité du courant électrique continu est définie par la quantité d'électricité
dans une section d'un conducteur électrique sur une période de temps ∆𝒕.
𝑸
Tel que 𝑰 = , Son unité en (SI) est Ampère 𝑨
∆𝒕
3 – Définition du courant électrique continu :
Le courant électrique est appelé continu s'il maintient la même intensité et le
même sens avec le temps.
IV– Mesure de l’intensité du courant électrique :
L’intensité du courant électrique est mesurée à l’aide d’un appareil
appelé ampèremètre, symbolisé dans un circuit électrique par
et c’est un dispositif polarisé, il se branche en série dans le circuit électrique tel
que le courant entre du pôle 𝑨 ou ⊕ et sort de son pôle 𝒄𝒐𝒎 ou ⊖ ou
Il y a deux types d’ampèremètres :
Ampèremètre numérique : Il peut faire connaître le sens
de courant électrique dans le circuit où :
Il donne une valeur positive lorsque le courant
électrique entre par borne 𝑨 et sort par la borne 𝒄𝒐𝒎
Il donne une valeur négative lorsque le courant
électrique entre par borne 𝒄𝒐𝒎 et sort par la borne 𝑨
Ampèremètre à aiguille : Il doit être branché dans le
circuit électrique de sorte que le courant électrique entre
par borne 𝑨 et sort par la borne 𝒄𝒐𝒎 .
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Physique- chimie L’électricité le courant électrique continu

Remarque : L'ampèremètre contient plusieurs calibres.


Calibre présente la valeur de l’intensité de courant
Courant
électrique qui on peut mesurer avec l’ampèremètre et Calibre continu
son symbole est . Pour éviter de détruire l’ampèremètre
il faut choisir le calibre le plus grand et après on choisit le Courant alternatif
calibre convenable sur lequel l’aiguille s’arrête le plus
loin possible vers la droite de l'échelle de lecture. L'échelle de lecture
1 – Ampèremètre à aiguille :
L'intensité de courant électrique mesurée est déterminée
𝒄.𝒅 La classe
par la relation suivante : 𝑰 = .
𝑫 L’aiguille
Où 𝒄 est le calibre utilisé et 𝒅 est le nombre de graduations indiqué par l'aiguille
et 𝑫 est le nombre de graduations de l'échelle de lecture.
Incertitude absolue : La mesure de l'intensité de courant électrique est
accompagnée avec une incertitude ∆𝑰 , provoquée par l'appareil (la méthode de
sa fabrication) et par l'utilisateur de l'appareil (lecture). Il est déterminé par la
𝒄𝒂𝒍𝒊𝒃𝒓𝒆×𝒄𝒍𝒂𝒔𝒔𝒆
relation suivante : ∆𝑰 = . Continu La classe de l'appareil
𝟏𝟎𝟎
La classe de l'appareil est donnée par le fabricant
dans un coin de l'appareil. Si la classe de l'appareil Alternatif
est plus petite, alors l'appareil est plus précis.
∆𝑰
L'incertitude relative : est qui représente la précision de mesure de cet appareil.
𝑰
2 – Ampèremètre numérique :
L'Ampèremètre numérique (ou multimètre) donne directement la valeur de
l'intensité de courant électrique sur l'écran.
𝑳
Incertitude absolue : déterminée par la relation suivante : ∆𝑰 = ± ( + 𝟏𝑼𝑹).
𝟏𝟎𝟎
Où : 𝑳 représente la valeur indiquer par l’appareil numérique. et 𝟏𝑼𝑹 représente
une incertitude absolue égale à 1 à la dernière chiffre significatif de la valeur .
∆𝑰
L'incertitude relative : est qui représente la précision de mesure de cet appareil.
𝑰
V– Les lois de l’intensité du courant électrique :
1 – Circuit électrique en série :
Dans un circuit électrique en série, l’intensité du courant électrique est la même
en tous points.
2 – Circuit électrique en parallèle (dérivation) :
Nous appelons un nœud dans un circuit électrique, tout
point rencontre au moins trois connecteurs électriques.
loi des nœuds : La somme des intensités des courants qui
entrent par un nœud est égale à la somme des intensités
des courants qui en sortent.

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Physique- chimie L’électricité la tension électrique

‫الـتـوتـر الــكــهـربائــي‬
Première Partie :
Le courant et la
tension électriques
Unité 2
4H La tension électrique Tronc Commun
Physique

I– La tension électrique :
1 – Le concept de tension électrique :
L'écoulement de l'eau du haut de la cascade vers le bas est expliqué par la
différence d'altitude, c'est-à-dire qu'il n'y a pas de symétrie entre le haut et le bas
de la cascade. Par analogie, la tension électrique est expliquée par la différence
de potentiel qui être la cause du déplacement des porteurs des charges
électriques entre les points 𝑨 et 𝑩 d'un circuit électrique.
Il y a une tension 𝑼𝑨𝑩 due à l'état électrique différent des points 𝑨 et 𝑩. L'état
électrique du point 𝑨 d'un circuit électrique est lié à une grandeur physique appelée
potentiel électrique notée 𝑽𝑨 et c’est une grandeur qui n'est pas mesurable.
2 – La tension électrique :
La tension électrique entre 𝑨 et 𝑩 d'un circuit électrique égal la différence de
potentiel électrique entre ces deux bornes 𝑨 et 𝑩 : 𝑼𝑨𝑩 = 𝑽𝑨 − 𝑽𝑩 , son unité dans
(SI) est : Volte 𝑽 avec 𝑽𝑨 le potentiel électrique du 𝑨 et 𝑽𝑩 le potentiel électrique
du 𝑩 . Donc la tension électrique est une grandeur algébrique où : 𝑼𝑨𝑩 = −𝑼𝑩𝑨 .
3 – Représentation de la tension électrique :
La représentation conventionnelle de la
tension 𝑼𝑨𝑩 , entre les points 𝑨 et 𝑩 pour un dipôle,
est définie par une flèche dirigée de 𝑩 vers 𝑨.
II– Mesure de la tension électrique :
Pour mesurer la tension électrique, on utilise le voltmètre,
symbolisé dans un circuit électrique par :
C'est un appareil polarisé, branché en dérivation dans un circuit électrique où le
courant entre dans le pôle 𝑽 ou ⊕ et sort du pôle 𝒄𝒐𝒎 ou ⊖.
Plusieurs calibres sont disponibles (la valeur maximale qui
peut être mesurée pour la tension électrique).
1 – Voltmètre à aiguille :
La valeur de la tension électrique mesurée est déterminée par
𝒄.𝒅
cette relation : 𝑼 = Où 𝒄 est le calibre utilisé et 𝒅 est le
𝑫
nombre de graduations indiqué par l'aiguille
et 𝑫 est le nombre de graduations de l'échelle de lecture.
L’incertitude absolue : Déterminée par la relation suivante :
𝑪𝒂𝒍𝒊𝒃𝒓𝒆×𝑪𝒍𝒂𝒔𝒔𝒆
∆𝑼 =
𝟏𝟎𝟎
La classe de l'appareil est donnée par le fabricant dans un coin de l'appareil.
∆𝑼
L'incertitude relative : est qui représente la précision de mesure de cet appareil.
𝑼

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Physique- chimie L’électricité la tension électrique

2 – Voltmètre numérique :
Le voltmètre numérique (ou multimètre) donne la valeur de
tension directement sur l'écran.
L’incertitude absolue : Déterminée par la relation suivante :
𝑳
∆𝑼 = ± ( + 𝟏𝑼𝑹) Où : 𝑳 représente la valeur indiquer par
𝟏𝟎𝟎
l’appareil numérique. et 𝟏𝑼𝑹 représente une incertitude
absolue égale à 1 à la dernière chiffre significatif de la valeur .
Remarque :
Le voltmètre est un appareil qui mesure la
tension 𝑼𝑽𝒄𝒐𝒎 . Pour mesurer la tension 𝑼𝑨𝑩 , branché la
borne 𝑨 au pôle 𝑽 et la borne 𝑩 au pôle 𝒄𝒐𝒎.
Pour déterminer la valeur de potentiel électrique
d'un point d'un circuit électrique, on doit choisir un
point de référence branché à la masse ou à la terre,
et, par convention, son potentiel est nul 𝑽𝑴 = 𝟎.
Alors 𝑼𝑵𝑴 = 𝑽𝑵 − 𝑽𝑴 = 𝑽𝑵 . Donc la mesure de
tension 𝑼𝑵𝑴 donne la valeur de potentiel électrique 𝑽𝑵 .
3 – Application :
On réalise le montage expérimental représentée sur les figures 1 et 2 et On obtient les résultats suivants:

Figure 1

Figure 2

a- Déterminer la valeur de tension mesurée par chaque voltmètre sur la Figure 1.


Que concluez-vous ?
Le voltmètre 1 mesure la tension 𝑼𝑩𝑨 = −𝟔, 𝟓𝟖 𝑽 , le voltmètre 2 mesure la
tension 𝑼𝑨𝑩 = 𝟔, 𝟓𝟕 𝑽, on conclut que 𝑼𝑨𝑩 = −𝑼𝑩𝑨 càd que la tension électrique
est une grandeur algébrique .
b- Déterminer la valeur de tension mesurée par chaque voltmètre sur la Figure 2
lorsque l’interrupteur 𝑲 est fermé, puis lorsque l’interrupteur 𝑲 est ouvert.
Lorsque l’interrupteur 𝑲 est fermé, le voltmètre mesure tension 𝑼𝑩𝑵 = 𝟎 .
et lorsque l’interrupteur 𝑲 est ouvert, le voltmètre mesure tension 𝑼𝑩𝑵 ≠ 𝟎

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Physique- chimie L’électricité la tension électrique

c- Représenter sur la figure ci-contre, les tensions


suivantes : 𝑼𝑨𝑩 , 𝑼𝑷𝑵 , 𝑼𝑫𝑪 , 𝑼𝑩𝑨 et 𝑼𝑩𝑪 .
Voir la figure.
d- Si la tension 𝑼𝑪𝑫 = 𝟐 𝑽 , quelle est la valeur de la
tension 𝑼𝑫𝑪 ? Montrer comment brancher le
voltmètre pour mesurer la tension 𝑼𝑫𝑪 .
On a 𝑼𝑫𝑪 = −𝑼𝑪𝑫 = −𝟐 𝑽 et on peut le mesurer
lorsqu’on branche la borne 𝑫 au pôle 𝑽 du voltmètre
et on branche la borne 𝑪 au pôle 𝒄𝒐𝒎.
III– Caractéristiques de la tension électrique :
1 – Activité :
On réalise le circuit électrique en série suivant,
composé de : générateur 𝑮, deux lampes 𝑳𝟏 et 𝑳𝟐 ,
et trois voltmètres. Les voltmètres indiquent les
valeurs suivantes : 𝑼𝑨𝑩 = 𝟏, 𝟔𝟐 𝑽 et
𝑼𝑪𝑫 = 𝟒, 𝟕𝟎 𝑽 et 𝑼𝑨𝑫 = 𝟔, 𝟑𝟑 𝑽 .
Comparer la tension 𝑼𝑨𝑫 et 𝑼𝑨𝑩 + 𝑼𝑪𝑫 .
Déduire la propriété de la tension
électrique dans un circuit en série.
On a 𝑼𝑨𝑩 + 𝑼𝑪𝑫 = 𝟏, 𝟔𝟐 + 𝟒, 𝟕𝟎 = 𝟔, 𝟑𝟐 𝑽
On remarque que 𝑼𝑨𝑫 ≈ 𝑼𝑨𝑩 + 𝑼𝑪𝑫 , alors dans un circuit en série, la tension
électrique entre deux points est égale la somme des tensions entre ces deux points.
On réalise le circuit électrique en parallèle
suivant, composé de : générateur 𝑮, deux
lampes 𝑳𝟏 et 𝑳𝟐 , et trois voltmètres. Les
voltmètres indiquent les valeurs suivantes :
𝑼𝑷𝑵 = 𝟔, 𝟑𝟐 𝑽 et 𝑼𝑨𝑩 = 𝟔, 𝟑𝟐 𝑽 et
𝑼𝑪𝑫 = 𝟔, 𝟑𝟐 𝑽.
Comparer les tensions 𝑼𝑷𝑵 et 𝑼𝑨𝑩 et 𝑼𝑪𝑫 .
Déduire la propriété de tension électrique
dans un circuit en parallèle.
On remarque 𝑼𝑷𝑵 = 𝑼𝑨𝑩 = 𝑼𝑪𝑫 , alors dans un
circuit en parallèle, les tensions électriques sont
égales pour les appareils branchés parallèles.
2 – Le circuit en série :
Loi d’additivité des tensions : La tension entre
deux points dans une partie d'un circuit électrique est
égale à la somme des tensions entre les bornes des
appareils montés en série entre ces deux points.
Remarque :
On a 𝑼𝑨𝑪 = 𝑽𝑨 − 𝑽𝑪 = (𝑽𝑨 − 𝑽𝑩 ) + (𝑽𝑩 − 𝑽𝑪 ) = 𝑼𝑨𝑩 + 𝑼𝑩𝑪
3 – Le circuit en dérivation (parallèle) :
Dans un circuit en dérivation, les tensions entre les
bornes des appareils montés en parallèle sont égales.

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IV– Les tensions variables :


1 – la tension alternative sinusoïdale :
La tension électrique est appelée variable si sa valeur change
avec le temps.
La tension est appelée alternative quand elle prend
respectivement des valeurs positives et des valeurs négatives.
La tension est appelée périodique lorsqu'elle est répétée de
manière similaire et régulière sur des périodes du temps successives et égales.
On obtient une tension alternative sinusoïdale quand elle prend des valeurs
positives et des valeurs négatives comprise entre deux
valeurs limites selon une fonction sinusoïdale.
On obtient la tension alternative sinusoïdale entre les
bornes d’un générateur de basse fréquence (𝑮𝑩𝑭).
La tension alternative périodique est caractérisée par
des grandeurs physiques, tel que :
La période : est la plus petite période dans
laquelle la tension prend la même valeur dans le
même sens, son unité dans (𝑺𝑰) est la seconde 𝒔.
La fréquence 𝒇 : est le nombre des périodes par
unité de temps, son unité dans(𝑺𝑰) est Hertz 𝑯𝒛
𝟏
tel que : 𝒇 =
𝑻
La tension maximale (l’amplitude) 𝑼𝒎 : c’est la plus grande valeur que la
tension variable peut prendre, son unité dans(𝑺𝑰) est Volte 𝑽.
Remarque : La prise de courant utilisé à la maison par exemple considérée comme
une source de tension alternative sinusoïdale, sa valeur efficace est 𝑼𝒆 = 𝟐𝟐𝟎 𝑽 .
La tension efficace d’une tension alternative sinusoïdale est donnée par la relation :
𝑼
𝑼𝒆 = 𝒎 et mesurée directement par un voltmètre.
√𝟐
2 – L'oscilloscope :
L'oscilloscope permettant de visualiser et de mesurer la
tension électrique.
La période 𝑻 est déterminée par la relation : 𝑻 = 𝑺𝑿 . 𝑿
avec : 𝑺𝑿 la sensibilité horizontale ou vitesse de balayage
(𝑻𝒆𝒎𝒑𝒔⁄𝒅𝒊𝒗)
La tension maximale 𝑼𝒎 est déterminée par la relation :
𝑼𝒎 = 𝑺𝒀 . 𝒀𝒎 avec : 𝑺𝒀 la sensibilité verticale (𝑽𝒐𝒍𝒕⁄𝒅𝒊𝒗)
et 𝑿 (𝒀𝒎 ) le nombre de division correspondant à 𝒍𝒂 𝒑é𝒓𝒊𝒐𝒅𝒆 (𝒍’𝒂𝒎𝒑𝒍𝒊𝒕𝒖𝒅𝒆) (𝒅𝒊𝒗) .
3 – Autres tensions variables :
Tension rectangulaire Tension triangulaire

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Physique- chimie L’électricité Association des conducteurs ohmiques

‫تجمـيـع المــوصــلات الأومـيـة‬


Deuxième Partie :
Composants
électriques
Unité 3
Association des conducteurs Tronc Commun
4H ohmiques Physique
I– Le conducteur ohmique :
1 – Définitions :
On appelle un dipôle tout composant électrique (ou associations des
composants électriques) possédant deux bornes ou
deux pôles. Le dipôle (𝑨𝑩) représenté comme suivant :
Un dipôle passif est un dipôle qui ne peut pas générer un courant
électrique par lui-même, càd la tension 𝑼𝑨𝑩 entre ses bornes est nulle
quand aucun courant électrique ne passe à travers lui (𝑰 = 𝟎).
Le conducteur ohmique :
est un dipôle passif caractérisé par une grandeur physique appelée
résistance 𝑹 et il est l'un des dipôles les plus utilisés dans un circuit électrique.
sa température ne change pas lorsqu'un courant
électrique convenable le traverse.
Il se compose du carbone, et c’est un cylindre avec
des anneaux colorés qui nous donne la valeur de la
résistance de ce conducteur ohmique. On symbolise
le conducteur ohmique (𝑨𝑩) par :
2 – Caractéristique d’un conducteur ohmique ( Loi d’ohm ) :
On appelle la caractéristique l’étude de variation de la tension 𝑼𝑨𝑩 entre les
bornes d’un dipôle (𝑨𝑩) en fonction de l’intensité du courant électrique 𝑰 qui le
traverse et l’inverse (𝑼𝑨𝑩 = 𝒇(𝑰) ; 𝑰 = 𝒇(𝑼𝑨𝑩 ) ).
Loi d’ohm : A une température constante, la
tension 𝑼𝑨𝑩 aux bornes d'un conducteur ohmique
de résistance 𝑹 est proportionnelle à l'intensité du
courant 𝑰 qui le traverse.
𝑼𝑨𝑩 = 𝑹. 𝑰 ou 𝑰 = 𝑮. 𝑼𝑨𝑩 tel que :
𝑹 Résistance du conducteur ohmique (grandeur
physique qui exprime la capacité du matériau à
bloquer le mouvement de la charge électrique) et son
unité en (𝑺. 𝑰) est Ohm 𝛀 .
𝟏
𝑮= Conductance de conducteur ohmique, et son unité en (𝑺. 𝑰) est le siemens 𝑺
𝑹
Remarque :
Le conducteur ohmique est un dipôle passif dans lequel la loi d'Ohm est vérifiée.
3 – Résistance d’un fil sous forme cylindrique :
Un fil métallique, avec une section fixe, est un conducteur ohmique si sa température

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Physique- chimie L’électricité Association des conducteurs ohmiques

maintenu constante. Les expériences montrent que sa


résistance 𝑹 est liée à sa longueur 𝓵 et sa section 𝑺 et son
𝓵
type tel que : 𝑹 = 𝝆. Avec 𝝆 la résistivité de conducteur
𝑺
ohmique c’est une grandeur physique caractérise le type du
fil, son unité en (𝑺. 𝑰) est Ohm-mètre 𝜴. 𝒎
II– Associations de Conducteurs Ohmiques :
1 – Activité :
On effectue les mesures suivantes en
utilisant le multimètre pour mesurer
la résistance d'un conducteur
ohmique. Les résultats sont
présentés dans le tableau suivant :
a- Donner les valeurs 𝑹𝟏 et 𝑹𝟐 les
résistances des conducteurs
ohmiques 𝑫𝟏 et 𝑫𝟐 .
On a 𝑹𝟏 = 𝟐𝟐𝟔, 𝟗 𝛀 et 𝑹𝟐 = 𝟒𝟕𝟐 𝛀
b- Donner la valeur 𝑹𝒆𝒒 la résistance
équivalente à l’association en série
de deux conducteurs ohmiques 𝑫𝟏
et 𝑫𝟐 , et comparer-la avec 𝑹𝟏 + 𝑹𝟐 .
Que concluez-vous ?
On a 𝑹𝒆𝒒 = 𝟔𝟗𝟗 𝛀 et 𝑹𝟏 + 𝑹𝟐 = 𝟐𝟐𝟔, 𝟗 + 𝟒𝟕𝟐 = 𝟔𝟗𝟖, 𝟗 𝛀 on constate que
𝑹𝒆𝒒 = 𝑹𝟏 + 𝑹𝟐 donc la résistance équivalente à l’association en série de deux
conducteurs ohmique est la somme de la résistance de chaque conducteur ohmique seul.
c- Donner la valeur 𝑹𝒆𝒒 la résistance équivalente à l’association en dérivation de deux
𝟏 𝟏 𝟏
conducteurs ohmiques 𝑫𝟏 et 𝑫𝟐 , et comparer avec + . Que concluez-vous ?
𝑹𝒆𝒒 𝑹𝟏 𝑹𝟐
𝟏 𝟏 𝟏 𝟏
On a 𝑹𝒆𝒒 = 𝟏𝟓𝟑, 𝟒 𝛀 d’où 𝑮𝒆𝒒 = = = 𝟔, 𝟓𝟐 𝒎𝑺 et 𝑮𝟏 + 𝑮𝟐 = + =
𝑹𝒆𝒒 𝟏𝟓𝟑,𝟒 𝑹𝟏 𝑹𝟐
𝟏 𝟏 𝟏 𝟏 𝟏
+ = 𝟔, 𝟓𝟑 𝒎𝑺 on constate que = + d’où 𝑮𝒆𝒒 = 𝑮𝟏 + 𝑮𝟐
𝟐𝟐𝟔,𝟗 𝟒𝟕𝟐 𝑹𝒆𝒒 𝑹𝟏 𝑹𝟐
Donc la conductance équivalente à l’association en dérivation de deux conducteurs
ohmique est la somme de la conductance de chaque conducteur ohmique seul.
2 – L’association en série :
On branche en série deux conducteurs ohmiques
(𝑨𝑩) et (𝑩𝑪) leurs résistances 𝑹𝟏 et 𝑹𝟐 , ils sont
traversés par la même intensité de courant 𝑰.
D’après la loi d’ohm : on a 𝑼𝑨𝑩 = 𝑹𝟏 . 𝑰 et
𝑼𝑩𝑪 = 𝑹𝟐 . 𝑰 et 𝑼𝑨𝑪 = 𝑹𝒆𝒒 . 𝑰 .
et d’après la loi d’additivité de tension :
on a 𝑼𝑨𝑪 = 𝑼𝑨𝑩 + 𝑼𝑩𝑪 d’où 𝑹𝒆𝒒 . 𝑰 = 𝑹𝟏 . 𝑰 + 𝑹𝟐 . 𝑰
donc 𝑹𝒆𝒒 = 𝑹𝟏 + 𝑹𝟐 .
Généralité : dans le cas de branchement en série de 𝒏 conducteurs
ohmiques (𝑹𝒏 , … , 𝑹𝟑 , 𝑹𝟐 , 𝑹𝟏 ), la résistance équivalente est : 𝑹𝒆𝒒 = ∑𝒏𝒊=𝟏 𝑹𝒊

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3 – L’association en dérivation :
On branche en dérivation deux conducteurs ohmiques
leurs résistances 𝑹𝟏 et 𝑹𝟐 , la même tension s'applique à eux.
𝑼 𝑼 𝑼
D’après la loi d’ohm on a : 𝑰𝟏 = 𝑨𝑩 et 𝑰𝟐 = 𝑨𝑩 et 𝑰 = 𝑨𝑩 .
𝑹𝟏 𝑹𝟐 𝑹𝒆𝒒
et d’après la loi des nœuds dans le nœud 𝑨, on a 𝑰 = 𝑰𝟏 + 𝑰𝟐
𝑼 𝑼 𝑼 𝟏 𝟏 𝟏
d’où 𝑨𝑩 = 𝑨𝑩 + 𝑨𝑩 donc = + ou 𝑮𝒆𝒒 = 𝑮𝟏 + 𝑮𝟐
𝑹𝒆𝒒 𝑹𝟏 𝑹𝟐 𝑹𝒆𝒒 𝑹𝟏 𝑹𝟐
Généralité : dans le cas de branchement en dérivation de 𝒏 conducteurs ohmiques
𝟏 𝟏
(𝑹𝒏 , … , 𝑹𝟑 , 𝑹𝟐 , 𝑹𝟏 ), la résistance équivalente est : = ∑𝒏𝒊=𝟏 ou 𝑮𝒆𝒒 = ∑𝒏𝒊=𝟏 𝑮𝒊 .
𝑹𝒆𝒒 𝑹𝒊
III– L’utilisation du conducteur ohmique :
1 – Rhéostat :
Le rhéostat est un conducteur ohmique constitué d'un fil
en alliage de fer et de nickel, sa section fixe, enroulé
autour d'un cylindre isolé. Le rhéostat a trois bornes, les
deux bornes 𝑨 et 𝑩 fixes et la borne 𝑪 variable,
s’appelle le glisseur, On symbolise le rhéostat(𝑹𝒉) par :
Remarque : Le rhéostat est utilisé dans un circuit électrique soit pour varier le
courant passant dans le circuit lorsqu'il est branché en série avec les autres
composants, soit pour varier la tension lorsqu'il est utilisé comme diviseur de
tension (en parallèle) entre les bornes d’un dipôle.
2 – Activité :
On réalise le montage expérimental représenté
ci- contre, où on branche en série deux
conducteurs (𝑨𝑪) et (𝑪𝑩) tel que
(𝑹𝑨𝑪 = 𝟏 𝒌𝛀 𝒆𝒕 𝑹𝑪𝑩 = 𝟏 𝒌𝛀)
et on mesure les deux tensions 𝑼𝑪𝑩 et 𝑼𝑨𝑩 pour
différentes valeurs de tension entre les bornes de
générateur ajustables. On obtient les résultats
représentés dans le tableau ci-dessous : 𝑼𝑨𝑩 (𝑽) 1 2 4 6 8 10
𝑼𝑪𝑩
a- Vérifier que le rapport est constant.
𝑼𝑨𝑩 𝑼𝑪𝑩 (𝑽) 0,5 1 2 3 4 5
𝟎,𝟓 𝟏 𝟐 𝟑 𝟒 𝟓 𝑼𝑪𝑩
On a = = = = = = 𝟎, 𝟓 donc = 𝒄𝒕𝒆
𝟏 𝟐 𝟒 𝟔 𝟖 𝟏𝟎 𝑼𝑨𝑩
𝑹𝑪𝑩
b- Comparer le avec le rapport . Que concluez-vous ? Nommer ce montage ?
𝑹𝑨𝑪 +𝑹𝑪𝑩
𝑹𝑪𝑩 𝟏 𝟏 𝑼𝑪𝑩 𝑹𝑪𝑩 𝑹𝑪𝑩
On a = = = 𝟎, 𝟓 on remarque que = et puisque 𝟎 ≤ ≤𝟏
𝑹𝑨𝑪 +𝑹𝑪𝑩 𝟏+𝟏 𝟐 𝑼𝑨𝑩 𝑹𝑨𝑪 +𝑹𝑪𝑩 𝑹𝑨𝑪 +𝑹𝑪𝑩
𝑼𝑪𝑩
d’où 𝟎 ≤ ≤ 𝟏 d’où 𝟎 ≤ 𝑼𝑪𝑩 ≤ 𝑼𝑨𝑩 alors ce montage s’appelle diviseur de tension
𝑼𝑨𝑩
On relie les deux bornes 𝑨 et 𝑩 de rhéostat (sa
résistance 𝑹 = 𝟐 𝒌𝛀) à un ohmmètre et on déplace le
glisseur 𝑪 et on note la valeur 𝑹𝑨𝑩 la résistance totale de
rhéostat. Que remarquez-vous ? quelle est la valeur de 𝑹𝑨𝑩 ?
Lorsqu’on déplace le glisseur 𝑪 la résistance totale de rhéostat
ne change pas , alors 𝑹𝑨𝑩 = 𝟐 𝒌𝛀

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Puis on relie les deux bornes 𝑩 et 𝑪 de rhéostat à un ohmmètre et on déplace


le glisseur 𝑪 vers 𝑩 puis vers 𝑨. Que remarquez-vous ? quelle est la valeur
minimum et la valeur maximum de 𝑹𝑩𝑪 ? conclure la somme 𝑹𝑨𝑪 + 𝑹𝑪𝑩 ?
Lorsqu’on déplace le glisseur 𝑪 vers 𝑩, la valeur de la résistance 𝑹𝑪𝑩 diminue
jusqu'à ce qu'elle soit nulle, et lorsqu’on déplace vers 𝑨, sa valeur augmente jusqu'à
atteindre sa résistance totale de rhéostat 𝑹𝑪𝑩 𝒎𝒂𝒙 = 𝟐 𝒌𝛀. Alors 𝑹𝑨𝑪 + 𝑹𝑪𝑩 = 𝑹𝑨𝑩
On réalise le montage expérimental représenté ci- contre, où on branche un
rhéostat 𝑹𝒉 avec un générateur de tension continu.
a- Déplacer le glisseur 𝑪 doucement vers la borne 𝑩 puis
vers la borne 𝑨. Que remarquez-vous sur la tension 𝑼𝑪𝑩 ?
Lorsqu’on déplace le glisseur 𝑪 vers 𝑩, on observe que la
valeur de tension 𝑼𝑪𝑩 diminue, tandis que la valeur de
tension 𝑼𝑪𝑩 augmente lorsqu’on déplace le glisseur 𝑪
vers 𝑨.
b- Déterminer le domaine de variation de la tension 𝑼𝑪𝑩
lorsqu’on déplace le glisseur 𝑪 vers les deux bornes.
La tension 𝑼𝑪𝑩 est nulle lorsque 𝑪 se coïncide à 𝑩, et la tension 𝑼𝑪𝑩 prend sa
valeur maximale lorsque 𝑪 se coïncide à 𝑨. Alors 𝟎 ≤ 𝑼𝑪𝑩 ≤ 𝑼𝑨𝑩
c- Proposer un nom à ce montage ?
Puisque 𝟎 ≤ 𝑼𝑪𝑩 ≤ 𝑼𝑨𝑩 alors ce montage s’appelle diviseur de tension.
3 – montage de diviseur de tension :
3-1- Par deux conducteurs ohmiques :
On appelle 𝑼𝑨𝑩 tension d'entrée et 𝑼𝑪𝑩 tension de
sortie
On a deux dipôles (𝑨𝑪) et (𝑪𝑩) branchent en série
d’après la loi d’additivité de tensions on a
𝑼𝑨𝑩 = 𝑹𝑨𝑪 . 𝑰 + 𝑹𝑪𝑩 . 𝑰 d’où 𝑼𝑨𝑩 = (𝑹𝑨𝑪 + 𝑹𝑪𝑩 ). 𝑰
et d’après la loi d’ohm on a 𝑼𝑪𝑩 = 𝑹𝑪𝑩 . 𝑰
𝑼 𝑹𝑪𝑩 𝑹𝑪𝑩
donc 𝑪𝑩 = alors 𝑼𝑪𝑩 = . 𝑼𝑨𝑩
𝑼𝑨𝑩 𝑹𝑨𝑪 +𝑹𝑪𝑩 𝑹𝑨𝑪 +𝑹𝑪𝑩
𝑹𝑪𝑩
Puisque 𝟎 ≤ ≤ 𝟏 alors la relation de diviseur
𝑹𝑨𝑪 +𝑹𝑪𝑩
de tension est 𝟎 ≤ 𝑼𝑪𝑩 ≤ 𝑼𝑨𝑩
3-2- Par un rhéostat :
D’après la loi d’ohm on a 𝑼𝑨𝑩 = 𝑹𝑨𝑩 . 𝑰 et
𝑼𝑪𝑩 = 𝑹𝑪𝑩 . 𝑰 avec 𝑹𝑨𝑩 la résistance totale de
rhéostat et 𝑹𝑪𝑩 la résistance de la partie (𝑪𝑩) de
rhéostat.
𝑹
et puisque 𝟎 ≤ 𝑪𝑩 ≤ 𝟏 alors la relation de
𝑹𝑨𝑩
diviseur de tension est 𝟎 ≤ 𝑼𝑪𝑩 ≤ 𝑼𝑨𝑩

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‫مميزات بعض ثنائيات القطب غير النشيطة‬


Deuxième Partie :
Composants
électriques
Unité 4
Caractéristiques de quelques Tronc Commun
4H dipôles passifs Physique
I– Les dipôles :
1 – Activité :
Connecter chaque dipôle au voltmètre et déduire la valeur de la tension en
l'absence de courant électrique. Ensuite, classer ces dipôles en actifs ou passifs.
Dipôle

Le nom Pile Lampe Thermistance Photorésistance


Tension 𝑼 = 𝟒, 𝟓𝑽 𝑼=𝟎 𝑼=𝟎 𝑼=𝟎
Catégorie Actif Passif Passif Passif

Dipôle
Le nom Diode normale D électroluminescente Diode Zener
Tension 𝑼=𝟎 𝑼=𝟎 𝑼=𝟎
Catégorie Passif Passif Passif
2 – Généralités :
On appelle un dipôle tout composant électrique (ou associations des
composants électriques) possédant deux bornes ou deux pôles.
Un dipôle passif est un dipôle qui ne peut pas générer un courant électrique
par lui-même, c-à-d la tension 𝑼𝑨𝑩 entre ses bornes est
nulle en circuit ouvert (𝑰𝑨𝑩 = 𝟎 𝒆𝒕 𝑼𝑨𝑩 = 𝟎 ).
Convention récepteur (dipôle passif) est :
On appelle la caractéristique l’étude de variation de la tension 𝑼𝑨𝑩 entre
les bornes d’un dipôle (𝑨𝑩) en fonction de l’intensité du courant
électrique 𝑰 qui le traverse et l’inverse (𝑼𝑨𝑩 = 𝒇(𝑰) ; 𝑰 = 𝒇(𝑼𝑨𝑩 ) ).
La méthode expérimentale pour tracer la caractéristique d’un dipôle passif :

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On intègre le dipôle (𝑨𝑩) dans l'un de deux circuits de sorte que le courant
électrique qui traverse-le passe de 𝑨 vers 𝑩 (d’où 𝑰𝑨𝑩 > 𝟎 𝒆𝒕 𝑼𝑨𝑩 > 𝟎), et on
varie la tension 𝑼𝑨𝑩 en déplaçant le glisseur ou le bouton de réglage de tension.
Ensuite, on inverse le branchement de dipôle (𝑨𝑩) et les instruments de mesure
(non numériques) le courant électrique qui traverse-le passe de 𝑩 vers 𝑨
(d’où 𝑰𝑩𝑨 > 𝟎 𝒆𝒕 𝑼𝑩𝑨 > 𝟎) . Alors, on obtient la caractéristique de dipôle (𝑨𝑩) .
II– Les caractéristiques de quelques dipôles passifs :
1 – Caractéristique de la lampe :
On intègre la lampe dans le montage expérimental
précédent et on obtient les résultats représentés dans
la courbe ci-contre.
Conclusions :
La lampe est un dipôle passif, sa
caractéristique est non linéaire
et symétrique (Autrement dit,
son comportement est
indépendant du sens du courant
dans lequel il passe).
2 – Caractéristique de la diode :
La diode est constituée d'un élément semi-conducteur (comme le Germanium 𝑮𝒆
ou le Silicium 𝑺𝒊) et des atomes étranges (comme le bore 𝑩 ou le phosphore 𝑷) et
elle est caractérisée par un pôle 𝑩 appelé cathode symbolisé sur la diode par un
point ou une boucle et un autre pôle 𝑨 appelé anode.
On appelle le sens de 𝑨 vers 𝑩 le sens passant ou le
sens direct de la diode, et On appelle le sens de 𝑩
vers 𝑨 le sens bloqué ou le sens opposé de la diode.
On intègre la diode (de Silicium) dans le montage
expérimental précédent et on obtient les
résultats représentés dans la courbe ci-
contre.
Observations :
Si 𝑼𝑨𝑩 < 𝟎 l’intensité du courant est
𝑰𝑨𝑩 = 𝟎 c-à-d la diode ne répond pas.
Si 𝟎 < 𝑼𝑨𝑩 < 𝟎, 𝟔 𝑽 l’intensité du courant
est 𝑰𝑨𝑩 = 𝟎 c-à-d la diode ne répond pas.
Si 𝑼𝑨𝑩 > 𝟎, 𝟔 𝑽 l’intensité du courant
est 𝑰𝑨𝑩 ≠ 𝟎 c-à-d la diode répond.
Remarque :
La valeur minimale de la tension 𝑼𝑨𝑩 au
laquelle l’intensité de courant reste nulle est
appelée tension seuil de la diode 𝑼𝑺 = 𝟎, 𝟔 𝑽.

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Conclusions :
Tension 𝑼𝑨𝑩 < 𝟎 𝟎 ≤ 𝑼𝑨𝑩 < 𝑼𝑺 𝑼𝑨𝑩 > 𝑼𝑺
Intensité du courant 𝑰𝑨𝑩 = 𝟎 𝑰𝑨𝑩 = 𝟎 𝑰𝑨𝑩 ≠ 𝟎
Type d’action Interrupteur ouvert Interrupteur ouvert Interrupteur fermé
Type de polarisation Sens bloqué Sens direct
La diode est un dipôle passif, sa caractéristique est non linéaire et asymétrique,
elle autorise le courant électrique de passer uniquement en sens direct et en cas
de 𝑼𝑨𝑩 > 𝑼𝑺 .
3 – Caractéristique de la diode électroluminescente :
La diode électroluminescente (𝑳𝑬𝑫 𝑜𝑢 𝑫𝑬𝑳) est un
dipôle émet la lumière (rouge, jaune, verte ou blanche)
lorsqu'elle est traversée par un courant électrique de
faible intensité (environ 𝟏𝟎 𝒎𝑨 ). Par conséquent, la diode
(𝑫𝑬𝑳) doit être branchée en série avec un conducteur
ohmique pour la protéger.
Conclusion :
La diode électroluminescente est un dipôle passif, sa caractéristique est non
linéaire et asymétrique, similaire à la caractéristique de diode normale, mais la
diode ( 𝑫𝑬𝑳) n'émet pas la lumière que s’elle est branchée dans le sens passant et
la tension entre ses bornes est 𝑼𝑨𝑩 > 𝑼𝑺 .
Remarque :
Pour la lumière rouge : 𝑼𝑺 = 𝟏, 𝟖 𝑽
et pour la verte et le jaune : 𝑼𝑺 = 𝟐, 𝟓 𝑽
et pour la blanche : 𝑼𝑺 = 𝟐 𝑽
Utilisations :
La diode ( 𝑫𝑬𝑳) est utilisée dans les
appareils électroniques (télévision,
enregistreurs de sons et appareils de
mesure pour afficher les numéros sur
l'écran numérique ...) et dans la
conversion de signaux électriques en
signaux optiques dans le domaine des
communications sans fil par fibre optique.
4 – Caractéristique de la diode Zener :
La diode Zener est constituée d'un élément semi-
conducteur dopé par des atomes étranges plus
nombreux que ceux de la diode normale. C'est une tige
cylindrique portant une boucle indiquant la cathode 𝑩.
Observations :
Si 𝑼𝑨𝑩 > 𝟎 : la diode Zener est polarisée en sens direct et se comporte
comme une diode normale.
Si 𝑼𝑨𝑩 < 𝟎 : la diode Zener est polarisée en sens opposé et on observe que :
Si −𝟔, 𝟐 𝑽 < 𝑼𝑨𝑩 < 𝟎 : l’intensité du courant est 𝑰𝑨𝑩 = 𝟎 c-à-d la
diode Zener ne répond pas et agit comme un interrupteur ouvert.

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Si 𝑼𝑨𝑩 = −𝟔, 𝟐 𝑽 : l’intensité du courant est 𝑰𝑨𝑩 ≤ 𝟎 c-à-d la diode


Zener répond et autorise le courant à passer de 𝑩 à 𝑨 et la tension reste
fixe en valeur −𝟔, 𝟐 𝑽.
Remarque :
La valeur minimale de la tension 𝑼𝑩𝑨 de la
diode Zener qui a la propriété de laisser passer le
courant dans le sens opposé à partir de cette
valeur, s'appelle la tension de Zener 𝑼𝒁 = 𝟔, 𝟐 𝑽.
Ce phénomène s'appelle l'effet Zener.
Conclusion :
La diode Zener est un dipôle passif, sa
caractéristique est non linéaire et asymétrique,
où :
Bloquant dans le cas : −𝑼𝒁 < 𝑼𝑨𝑩 < 𝑼𝑺 .
Passant dans le cas : 𝑼𝑨𝑩 > 𝑼𝑺 et 𝑼𝑩𝑨 ≥ 𝑼𝒁 .
Utilisations :
La diode Zener est utilisée dans les appareils électroniques dans le sens opposé
pour stabiliser la tension.
5 – Caractéristique de Thermistance :
La Thermistance est un dipôle de
résistance liée à la température, il existe
deux types de thermistance :
Thermistance avec un coefficient de
température négatif (𝑪𝑻𝑵) , de
sorte que sa résistance diminue
lorsque la température augmente.
Il est la plus souvent utilisé pour
surveiller l'augmentation de la
température.
Thermistance avec un coefficient
de température positif (𝑪𝑻𝑷) , de
sorte que sa résistance augmente
lorsque la température augmente.
Il est notamment utilisé dans le
circuit de démagnétisation de
l'écran de la télévision lors de son
démarrage initial.
Conclusion :
La Thermistance est un dipôle passif, sa
caractéristique est linéaire et
symétrique, agit comme un conducteur ohmique dont sa résistance change avec
le changement de température.
Utilisations :
Les Thermistances sont utilisées dans la vie pratique comme l'alarme incendie et
dans la fabrication de thermomètres électriques.

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6 – Caractéristique de Photorésistance :
La Photorésistance (𝑳𝑫𝑹) est un dipôle de
résistance variable lorsque l'intensité de la lumière
reçu variée (sa résistance augmente lorsque
l'intensité de la lumière diminue jusqu'à 𝟏 𝑴𝛀 dans
l'obscurité).

Conclusion :
La Photorésistance est un dipôle
passif, sa caractéristique est
linéaire et symétrique, agit comme
un conducteur ohmique dont sa
résistance change avec le
changement de l’intensité de la
lumière.

Utilisations :
Les Photorésistances sont utilisées
dans la fabrication d'alarmes dans
la protection des maisons, ...

7 – Caractéristique de Résistance commandée par la tension :


La Résistance commandée par tension (𝑽𝑫𝑹) (ou
varistances) est constitué des billes semi-conductrices qui se
présentent sous la forme d'un disque cylindrique.
𝑼
Le rapport 𝑨𝑩 représente la résistance au (𝑽𝑫𝑹), qui est
𝑰𝑨𝑩
instable et diminue lorsque la tension augmente.
Conclusion :
La Résistance commandée
par tension est un dipôle
passif, sa caractéristique est
non linéaire et symétrique,
sa résistance change avec le
changement de la tension
appliqué sur lui.
Utilisations :
Les Résistances commandées
par tension sont utilisés pour
protéger les circuits électriques
contre les changements radicaux
des intensités de courant
électrique.

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1 Caractéristique d’un dipôle actif - point de fonctionnement TC S

OBJECTIFS

Identifier un dipôle générateur dans un montage ou sur un schéma électrique.


Réaliser le montage d’étude du dipôle générateur. Tracer la caractéristique U = f(I) du dipôle générateur.
Déterminer graphiquement la f.e.m. et la résistance interne du dipôle générateur.
Appliquer la loi d’Ohm relative à un dipôle générateur
Caractériser le générateur équivalent à une association de générateur en série et à une association en parallèle.
Identifier un récepteur actif dans un montage ou sur un schéma électrique.
Réaliser le montage d’étude d’un récepteur actif.
Tracer la caractéristique U = f(I) d’un récepteur actif
Déterminer graphiquement les grandeurs caractérisant un récepteur actif.
Appliquer la loi d’Ohm relative à un récepteur actif.
Déterminer graphiquement le point de fonctionnement d’un circuit constitué d’un générateur et d’un récepteur.
Appliquer la loi de Pouillet pour la détermination de l’intensité du courant qui circule dans un circuit comportant
des générateurs et des récepteurs montés en série.
Résoudre un problème d’adaptation entre un générateur et un récepteur par la méthode graphique.
Résoudre un problème d’adaptation entre un générateur et un récepteur en appliquant la loi de Pouillet.
I.Dipôle actif : le générateur .
I.1- définition :
 Un générateur électrique est un convertisseur d’énergie qui transforme en énergie électrique une autre
forme d’énergie .
 Un dipôle actif est en fonctionnement générateur lorsqu'il transforme une puissance mécanique,
chimique, thermique, lumineuse, ... en puissance électrique.
 La caractéristique courant-tension du dipôle ne passe pas par le point origine.
Exemples :

Pile 9V Photopile ou cellules Batterie d'automobile Dynamo


photovoltaïques
I.2 – Symbole- convention générateur :

I.3 -Caractéristique U = f(I) d’un générateur :


Quelle loi régit les variations de la tension aux bornes du générateur réel quand il débite un courant ?

1
2 Caractéristique d’un dipôle actif - point de fonctionnement TC S

3. 1- Tracé de la caractéristique d’un générateur (une pile) :


a- Montage expérimentale :

b- Manipulation :
 Le curseur C du Rh sera placé en B.
 Durant tout le T.P il est interdit de placer le curseur en A.
 le poussoir T ouvert : on mesure la tension UPN .
 le poussoir T fermé :
Faisons varier l’intensité I, relevons les différentes valeurs de UPN et remplissons le tableau de mesures
suivant :
I(A) 0 0,15 0,25 0,35 0,45 0,50 0,60
(V) 4,5 4 ,2 4,0 3,8 3,6 3,5 3,3
c- Exploitation : .
Question :
1- Tracer la caractéristique U = f (I) de la pile.
2- Ecrire la relation UPN=f(I) (appelée loi d’Ohm pour un générateur) , pour une pile en indiquant les unités des
grandeurs figurant dans la relation.
3- En pratique il est interdit de placer le curseur en A pour ne pas détériorer la pile,
théoriquement quelle est la valeur Icc du courant appelé courant de court-circuit débité par la pile .
Réponse :
1-
Tracé de la caractéristique
intensité du courant-tension
2- Observation :
 Lorsque le courant I débité par la
pile augmente, la tension UPN diminue.
 la caractéristique courant-tension de
la pile est une droite , alors la pile
(générateur) est dit linéaire et la
relation entre la tension aux bornes du
générateur UPN et l'intensité du courant
qu'il débite i s'écrit : UPN=aI +b
Où b est l'ordonnée à l'origine de la droite
et a sont coefficient directeur (négatif).
Donc ;
 pour I=0 A On a UPN(I=0)= 4,5V.

on appelle E =UPN(I=0A) (tension à vide) la force électromotrice du générateur F.e.m .


 Lorsque I augmente on a UPN qui diminue, On Calculer la pente de la courbe :

2
3 Caractéristique d’un dipôle actif - point de fonctionnement TC S

=
est bien homogène à une résistance ; c’est pour cela qu’on l’exprime en ohm et qu’on la note r. C’est la
résistance interne du générateur. Donc .
D’où la loi de variation de la tension aux bornes d’un générateur réel :
Cette relation caractérise la loi d’Ohm d’un générateur linéaire.
3- Si on place le curseur en A , La résistance d’un tel circuit est donc nulle, c’est un court-circuit ; l’intensité Icc
est appelée : intensité de court-circuit.

Si on prolonge la caractéristique, elle coupe l’axe des intensités en un point de coordonnées (I cc,0).

3. 2- La loi d’ohm pour le générateur :


La loi d’Ohm relative à un générateur linéaire s’écrit :

3. 3- Le générateur de tension parfait :


Un générateur de tension parfait est un générateur qui délivre toujours la même tension quelque soit la
valeur de l'intensité du courant qu'il fournit à sa charge : ( r=0)

I.4- Association des générateurs:


a- Association en série :
Soit deux piles G1(E1, r1) et G2(E2, r2) associées en série comme l’indique
la figure ci-après :
 Interrupteur K ouvert, le voltmètre indique une tension E telle que :
E = E1 + E2
 Interrupteur K fermé ; on fait varier I et on mesure UPN.

La valeur de la tension UPN diminue quand celle de l’intensité du courant augmente

L’association de deux générateurs G1 et G2 en série est équivalente à un générateur unique (E, r) tel que :

3
4 Caractéristique d’un dipôle actif - point de fonctionnement TC S

E=E1 + E 1 et r = r1+r2

Appliquons la loi d’Ohm relative à un générateur à chacune des piles qui sont parcourues
par le même courant d’intensité I :
on a

et d ’après la loi d’additivité des tensions : =

Donc = ⇒

qui est de la forme UCA = E – r.I en posant E = et r =

Généralisation : n générateurs réels associés en série sont équivalents à un générateur unique de f.e.m. E

et de résistance interne r tels que :

b- Association en parallèle :

Considérons uniquement le cas simple où deux générateurs de même f.e.m. E sont branchés en parallèle et
dans le même sens , comme l’indique la figure ci-après :
Un voltmètre branché entre A et B indique « à vide »une tension U AB = E.
A et B sont respectivement la bornes (+) et la borne (-) du générateur équivalent
à l’association.
Appliquons la loi d’Ohm pour chaque générateur en supposant que les intensités des
courants qui circulent dans chaque branche sont différentes :
et ⇒
Er d’après La loi des nœuds appliquée en A :
I = I1 + I2 ⇒ I = ⇒

⇒ en posant =
Donc avec =
Généralisation : Le dipôle équivalent à n générateurs de f.e.m. identiques E montés en parallèle est un dipôle
générateur dont la f.e.m. est égale à E et la résistance interne r égale à la résistance équivalente à toutes les
résistances internes branchées en parallèle, tels que :
Remarque :
Dans le cas où n générateurs son identiques (E,r) le générateur équivalent à pour F.e.m équivalente E et pour
résistance équivalente re=
II. Caractéristiques d’un récepteur (l’électrolyseur) :

II.1- Définition : Un récepteur est un dipôle électrique qui convertit une partie d’énergie électrique qu’il reçoit
en une autre forme d’énergie autre que l’énergie thermique.

Exemples : Electrolyseur, Moteur.

II.2- Symboles - Convention récepteur :

4
5 Caractéristique d’un dipôle actif - point de fonctionnement TC S

Electrolyseur
Moteur

II. 3- Etude expérimentale : Caractéristiques d’un Electrolyseur.


a- Montage expérimental :
Réalisons le montage d’étude de la figure ci-après :
b- Manipulation :
Faisons varier l’intensité I et relevons les différentes valeurs de la
Tension UAB et remplissons le tableau de mesures suivant :
UAB(V) 0 1,0 1,5 2,0 2,5 3,0 4,0 5,0 6,0
I(A) 0 0 0,02 0,06 0,14 0,4 0,9 1,4 1,9

c- Tracé de la caractéristique UAB=f(I) :

On obtient une courbe que l’on peut décomposer

en deux zones distinctes :

 La zone [Origine , M] : partie non linéaire.


 La zone [M,N[ : partie linéaire
Si on prolonge la partie linéaire de la caractéristique,
elle va couper l’axe des ordonnées en un point
caractérisant une tension E’ .
de même, la pente de la courbe est positive.
Donc l’équation qui caractérise la courbe d’électrolyseur
S’écrit : UAB = aI +b tels que :
’ é
’é
’ é

⇒ la tension aux bornes de l’électrolyseur à pour expression :


AN : d’après le graphe on a : E’ = 2,2 V et
II.4 - Loi d’Ohm relative à un récepteur actif :
Un récepteur actif est caractérisé par sa force contre électromotrice (f.c.é.m.) E’ et sa résistance interne r’.

5
6 Caractéristique d’un dipôle actif - point de fonctionnement TC S

III.Point de fonctionnement d’un circuit :


III.1- Notion de point de fonctionnement :
Le branchement d’un générateur (alimentation) aux bornes d’un récepteur actif (moteur ,
électrolyseur) et/ou un résistor forme un circuit électrique.
III.2-Détermination du point du fonctionnement du circuit :
Comment déterminer l’intensité I du courant dans un circuit électrique ?
a- Méthode graphique :
Le branchement d’un résistor aux bornes d’un dipôle actif forme un circuit électrique simple , ce
circuit est parcouru par un courant électrique continu d’intensité I. peut- on prévoir la valeur de
l’intensité I ?
Sachant que :
- G est une pile tels que ( E=1,5V , r = 1Ω)
- R résistor de résistance R= 20Ω .
Lorsque l’interrupteur est fermé , l’ampèremètre
Indique une intensité I=71mA et le voltmètre une
tension UR=1,2V .
 Tracer les caractéristiques des deux dipôles sur le même
graphe.

 Le point d’intersection F des deux caractéristiques


C1 et C2 s’appel le point de fonctionnement du circuit .
les coordonnées du point de fonctionnement F(IF, UF)
ne prévoient aucun danger aux deux dipôles .

b- Méthode analytique :

Appliquant la loi d’additivité des tensions au circuit précédant :

UAB =UPN et d’après la loi d’Ohm On a : UAB RI et UPN =E-rI

⇒ RI = E – rI ⇒ et UPN = UAB = RI = R donc IF = et UF = R

AN : IF = A = 71mA et UF = 20x 71.10-3 V= 1,2V .

6
7 Caractéristique d’un dipôle actif - point de fonctionnement TC S

III. 3- Loi de Pouillet :


Réalisons le circuit de la figure ci-après comprenant un générateur (E,r), un moteur (E’,r’) et un
conducteur ohmique de résistance R.
On donne :
E = 12V ; r = 5Ω ; E’ = 6V ; r’ = 2Ω ; R = 3Ω.

On applique la loi d’Ohm pour chacun des dipôles successivement : Pour un générateur on a : UPN = E - r.I
Pour le récepteur actif on a : UAB = E’ + r’.I
Pour le récepteur passif on a : UBC = R.I
On applique la loi des mailles loi d’additivité des tensions) :
UPN= UAB + UBC
En remplaçant on aura :
E - r.l = E’ + r’.I + R.I

⇒ E - E’ = (r + r’ + R) I d’où l’intensité (*) A.N . I = 0,6 A

La relation (*) est l’expression d’une loi, dite Loi de Pouillet, qui régit les circuits électriques constitués
uniquement de dipôles linéaires associés en série.
Généralité : Enoncé de la loi de Pouillet :

Dans un circuit série comportant (n) générateurs en série, (m) récepteurs actifs et (k) conducteurs
ohmiques, l’intensit du courant est gale au quotient de la somme des f.e.m. des diff rents g n rateurs
diminuée de la somme des f.c.e.m. des différents récepteurs actifs par la somme des résistances de tous les

dipôles :

Exercice d’application

La caractéristique intensité- tension d’une pile de f.é.m E et de résistance interne r passe par les deux points
A(3,9V ; 0,3A) ; B(3,5V ; 0,5A).
1)
a) Ecrire l’expression de la tension UPN aux bornes de la pile lorsqu’elle débite un courant d’intensité I.
b) En déduire la valeur de E et de r.
2) Calculer l’intensité I du courant lorsque la tension aux bornes de la pile est UPN=2,5V.
3) On associe en série N piles identiques caractérisée chacune par sa f.é.m E 0= 4,5 V et sa résistance
interne r0=2. Le générateur équivalent a pour f.é.m E=13,5V.
a) Calculer le nombre N des piles associées en série.
b) Calculer la résistance r du générateur équivalent.
c) Ces N piles montées en série sont branchées aux bornes d’un résister de résistance R= 50 .
 Faire un schéma du montage.
 Calculer l’intensité I du courant dans le circuit.

7
Matière :
Physique Chimie
Niveau :
Transistor
Tronc Commun

1) Définition :
Le transistor, inventé le 23 décembre 1947 par l’américain John
Bardeen, est un composant essentiel en électronique, grâce notamment aux
technologies de fabrication qui permettent des densités d’intégration
(nombre de composants par unité de surface) toujours plus importantes.
Le terme transistor provient de l’anglais transfer resistor (résistance
de transfert).
Il permet notamment de réaliser deux grandes fonctions de
l’électronique : l’amplification et la commutation de signaux (interrupteur
électronique). D’autres fonctions plus complexes sont réalisées grâce à des
montages à base de transistors.
2) Présentation du transistor :
Il possède 3 électrodes :
✓ B : la base
✓ C : le collecteur
✓ E : l’émetteur repéré par la flèche

Transistor type PNP

Le collecteur L’émetteur

La base

Transistor type NPN

Le collecteur L’émetteur

La base

Remarque :
Le transistor le plus utilisé est de type NPN
DELAHI MOHAMED 1/4 2015/2016
3) La loi des nœuds Présentation du transistor :

IE = IC + IB

4) La loi d’additivité des tensions :

UBE = UBC + UCE

5) Régime du fonctionnement du transistor :

DELAHI MOHAMED 2/4 2015/2016


6) Structure d’une chaîne électronique :

Appareil d’utilisation
Dispositif de
commande ou
capteur

Alimentation

Dispositif électronique

Une chaîne électronique est formée de :


✓ Dispositif électronique : Transistor.
✓ Appareil d’utilisation : Lampe ; D.E.L ; sirène d’alarme …….
✓ Alimentation : Générateur
✓ Dispositif de commande ou capteur : C.T.N, C.T.P, L.D.R …..

7) Quelques circuits électroniques contenant un transistor:


➢ Détecteur de niveau d’un liquide :

➢ Détecteur de lumière ou de flamme :

DELAHI MOHAMED 3/4 2015/2016


➢ Détecteur d’échauffement :

Exercice N°1 :

Exercice N°2 :

DELAHI MOHAMED 4/4 2015/2016


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Les espèces chimiques
‫االنواع الكيميائية‬

 Situation-problème :

De nos jours, on consomme une infinité de produits contentant différentes espèces chimiques. Ces
substances peuvent être naturelles ou de synthèse (synthétique), c’est -à-dire fabriquées par
l’industrie chimique.

 Comment définir une espèce chimique ? et comment l’identifier ?


 Quelles différences y a-t-il entre les espèces chimiques naturelles et espèces chimiques
synthétiques et artificielles

 Objectifs : Connaissances et savoir-faire exigibles

 Reconnaitre l’espèce chimique


 Savoir des tests d’identification de quelques espèces chimiques
 Reconnaitre les substances chimiques naturelles, synthétiques et artificielles

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I. Notion d’espèce chimique
1. Définition
 Une espèce chimique est un ensemble d’entités chimiques (atomiques, ionique ou moléculaires)
identiques.
 Toute espèce chimique est caractérisée par son nom , par sa formule, par son aspect physique (état
, couleur, …) et par des propriétés physiques ( température de fusion, d’ébullition , masse
volumique, densité, solubilité )
 Une substance constituée d’une seule espèce chimique est un corps pur
 Exemples : l’eau H2O (liquide ) , Le chlorure de sodium NaCl (solide), méthane CH4( gaz)
2. Mise en évidence de certaines espèces chimiques dans les produits
2. 1 Utilisation des cinq sens
Activité 1 : Identifier les espèces chimiques présentes dans l’orange en utilisent nos sens
Après avoir observé l’aspect extérieur d’une orange, on coupe le fruit en deux, puis on le regarde, on le
touche, on le sent et le goute.
Identifier les espèces chimiques présentes dans l’orange en utilisant nos cinq sens
Sens L’ouïe L’odorat Le goùt Le toucher La vue
Couleur +
Odeur +
La présence d'eau
La présence de gaz
Existence d’acide +
Existence de sucre +
Existence de glucose
 Exploitation :
1. Compléter le tableau ci-dessus
2. Est-ce que nos organes de sens sont capables de révéler l’existence de toutes les espèces chimiques
présentes dans cette orange ? quelle conclusion en tirez-vous ?

Interprétation :
1. Voir le tableau ci-dessus
2. On remarque que les cinq organes de sens sont insuffisants pour détecter toutes les espèces
chimiques présentes dans l’orange. Donc pour révéler et identifier les espèces chimiques présentes
dans une substance, il faut réaliser une série de tests chimiques , c’est ce qu’ on appelle Analyses
chimiques
 Conclusion :
 Les sens ne suffisent pas pour détecter et identifier toutes les espèces chimiques présentes dans
une substance et parfois elles peuvent être toxiques et dangereuses, donc pour cela le chimiste doit
réaliser des analyses chimiques rigoureuses.
 Le test chimique exige la connaissance du réactif de test et son protocole expérimental
2. 2 Utilisation des tests chimiques

Activité 2 : Identifier les espèces chimiques présentes dans l’orange en utilisant des tests
Les tests chimiques permettent de confirmer la présence ou l’absence d’espèces chimiques
a) Expérience 1 : Mise en évidence de l’eau
 L’orange contient-elle de l’eau ?
 Test au sulfate de cuivre :
On place un peu de sulfate de cuivre (poudre de couleur blanche) sur la pulpe d’une orange .
 Exploitation :
 Complétez le tableau suivant

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 Interprétation :
Caractéristiques de
But de test Manipulation Conclusion
sulfate de cuivre (poudre)
Expérience préliminaire  Observation : la
Détecter l’eau :  absence d’eau : poudre poudre blanche
L’orange blanche bleuit
contient-elle de  présence d’eau : la poudre  Coclusion : l’orange
l’eau ? blanche bleuit contient d’eau

b) Expérience 2 : Mise en évidence du glucose


 L’orange contient-elle du glucose ?
 Test à la liqueur de Fehling :
Dans un tube à essais, on introduit 5 mL de jus d’orange et 2 mL de liqueur de Fehling, puis on chauffe
le mélange
 Exploitation :
 Complétez le tableau suivant :

 Interprétation :
But de test Caractéristiques de Manipulation Conclusion
liqueur de Fehling
Détecter Expérience préliminaire  Observation :
glucose :  absence de glucose : formation d’un
L’orange la liqueur de Fehling est précipité rouge
contient-elle du bleue brique
glucose ?  présence de glucose :  Conclusion :
la liqueur est rouge brique l’orange contient
+ chauffage de glucose

c) Expérience 3 : Mise en évidence de l’acidité


 L’orange contient-elle des substances acides ?
Méthode 1 : Test au pH-mètre
On verse environ 20 mL de jus d’orange dans un bûcher et on mesure le PH de la solution à l’aide d’un
PH-mètre
 Exploitation :
 Complétez les tableaux suivants :

 Interprétation 1 :
But de test Caractéristiques Manipulation Conclusion

déterminer la nature
Expérience préliminaire  Observation :
du milieu : acide ,
pH<7
base ou neutre :  0<pH<7 milieu acide
 Conclusion:
L’orange contient-  pH=7 milieu neutre
l’orange contient
elle des substances  7<pH<14 milieu base
d’acide
acides ?

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Méthode 2 : Test au Bleu de Bromothymol ( BBT )
Dans un tube à essais, on introduit 5 mL de jus d’orange , puis on ajoute quelques gouttes de Bleu de
Bromothymol
 Interprétation 2 :
But de test Caractéristiques de BBT Manipulation Conclusion
Expérience préliminaire
 en milieu acide , Le BBT  Observation :
Détecter acide :
prend une couleur jaune Le BBT prend la
L’orange
 en milieu neutre , le BBT couleur jaune
contient-elle des
substances
prend une couleur verte  Conclusion:
acides ?  en mileu basique , le BBT l’orange contient des
prend une couleur bleue substances acides

d) Expérience 4 : Mise en évidence de L’amidon


 L’orange contient-elle de l’amidon ?
 Test à l’eau iodée :
Ajouter quelques gouttes d’eau iodée à l’aide d’une pipette sur un morceau d’orange
 Complétez le tableau suivant :

 Interprétation :
But de test Caractéristiques e l’eau iodée Manipulation Conclusion
Expérience préliminaire
 Absence d’amidon : l’eau  Observation :
Détecter amidon :
iodée est brune Rien ne se passe
L’orange
 Présence d’amidon : l’eau  Conclusion:
contient-elle de
iodée devient bleue foncée / l’orange ne contient
l’amidon ?
bleue -noire pas d’amidon

 Conclusion :
 Voici ce qu’il faut retenir
Espèce chimique Réactif de test Résultat

Présence d’eau H2O Sulfate de cuivre Coloration bleue

Présence de glucose Liqueur de Fehling + chauffage Précipité rouge brique

Présence d’acide Papier pH , pH-mètre pH


Bleu de bromothymol ( BBT ) Coloration jaune

Présence d’amidon Eau iodée Coloration bleue foncée

Présence de dioxyde Eau de chaux Solution turbide


de carbone CO2

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II. Classement des substances chimiques :
1. Substances chimiques naturelles, synthétiques et artificielles
 Une substance naturelle est une substance existe dans la nature
 Exemples : le Lait , le sucre, le sel , le miel , l’eau minérale , l’huile d’olive, le coton, la farine …
 Une substance synthétique est une substance fabriquée par l’homme à l’aide de
transformations chimiques.
 Exemples : les matières plastiques, les peintures, les détergents, les médicaments, Les textiles …
 Un substance artificielle est une substance synthétisée et inventée par l’homme au laboratoire,
qui n’existe pas dans la nature
 Exemples : le nylon ; le polystyrène, le téflon

2. Substances chimiques organiques et inorganiques


On appelle espèces chimiques organiques, les espèces dont la combustion conduit à la formation de
dioxyde de carbone et d’eau.
 Exemples : l’alcool, le butane, le méthane, le glucose, la cellulose
Les autres espèces sont des espèces chimiques inorganiques.
 Exemples : le fer, le cuivre, le chlorure de sodium, le carbone, le graphite, le diament,…

Exercice 1 : Analyse du Coca-Cola


Le Coca-Cola est une boisson gazeuse, sucré et acide
1. Comment peut-on mettre en évidence le caractère acide d’une solution ?
2. Rappeler l’échelle de pH correspondant aux solutions aqueuses. Indiquer sur cette échelle la zone
correspondant aux espèces acides basiques et neutres chimiquement.
3. Le gaz contenu dans la boisson est du gaz carbonique, comment le mettre en évidence ?
4. Comment mettre en évidence la présence de sucre à l’intérieur de la boisson ? Faire un schéma.
5. Comment mettre en évidence la présence d’eau dans le coca? Faire un schéma.

Exercice 2 : Corps pur, Corps composé (mélange )


Classer les substances suivantes en deux catégories, corps pur ou mélange (cocher les cases qui
conviennent)
Substances Eau Eau distillé Eau de Jus Air Dioxygène Fer Acier Acide salicylique
minérale H2O pluie d’orange O2 Fe C7H6O3
Corps pur
mélange

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Extraction, séparation et identification des espèces chimiques
‫إستخراج وفصل االنىاع الكيميائية والكشف عنها‬

 Situation-problème :

Depuis l’antiquité les hommes extraient des substances animales ou végétales : des
colorants, des médicaments, des parfumes …

 Comment pouvons-nous extraire des substances chimiques d’un milieu solide


ou liquide ?
 Qu’est-ce qu’une extraction ?
 Quelles sont différentes techniques d’extraction et de séparation ?

 Objectifs : Connaissances et savoir-faire exigibles

 Connaitre quelques techniques d’extraction des espèces chimiques


 connaître le principe d’une extraction par solvant ou par entraînement à la vapeur
 savoir utiliser un tableau de données pour choisir un solvant extracteur approprié
ou définir un protocole expérimental
 savoir s’informer sur les dangers des solvants et les consignes de sécurité
 connaitre le principe de la chromatographie
 connaitre quelques méthodes d’identification et de caractérisation d’une espèce
chimique

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I. Différentes techniques d’extraction
1. Définition
Une extraction consiste à extraire, c’est-à- dire à retirer / à prélever, une ou des espèces chimiques d’un
milieu solide ou liquide
Les espèces chimiques obtenues après extraction constituent l’extrait dans le cas d’un extrait de produit
naturel, on parle souvent d’essence.

2. Historique des techniques d’extraction et de séparation


Une espèce chimique peut être extraite par :

 Le pressage : consiste à presser les fruits ou les plantes pour en extraire le jus, l’huile . Exemples : Le
jus d’orange , l’huile d’olive….
 L’enfleurage : c’est une technique qui permet d’extraire les parfums des fleurs très fragiles (comme le
jasmin par exemple) par dissolution dans des graisses
 La macération : c’est une technique au cours de laquelle, on immerge pendant une longue durée des
matières végétales ou animales dans un liquide froid afin d’en extraire les espèces chimiques solubles
dans ce liquide, c’est une extraction par solvant. Exemple : macération des fruits dans l’alcool
 L’infusion : c’est une technique au cours de laquelle, on verse de l’eau bouillante sur des feuilles ou des
fleurs pour libérer leurs arômes. Exemple : préparation du thé
 La décoction : c’est une technique au cours de laquelle, on immerge les parties les plus dures des plantes
racines , graines , écorce , bois , qui demandent une extraction plus forte que l’infusion , dans de l’eau
froide, puis on porte l’ensemble à ébullition Exemple : décoction d’écorce de noyer servant à la
teinture ; décoction de prêle
 La filtration : c’est une technique de séparation, elle permet de séparer les constituants d’un mélange
solide-liquide , elle est très utilisée pour retirer de grosse particules d’un liquide, mais laisse souvent
passer les plus petites

II. Extraction par solvant : Extraction liquide-liquide


1. Définitions :
 Densité d : La densité d’un corps solide ou liquide est égale au quotient de sa masse volumique par
la masse volumique de l’eau, dans les mêmes conditions de température et de pression. d ( X ) =
 Solubilité S : La solubilité d'un composé (appelé soluté) est la quantité maximale de ce composé que
l'on peut dissoudre ou dissocier, à une température donnée, dans un litre de solvant : s ( X) =
 Miscibilité : Des liquides sont non-miscibles entre eux lorsque leur mélange est hétérogène (il se forme
des phases distinctes).
Des liquides sont miscibles entre eux lorsque leur mélange est homogène (il se forme une phase
unique).

2. Principe
 L’extraction par un solvant : c’est une technique qui permet d’extraire une espèce chimique d’un
milieu solide ou liquide par solubilisation dans un solvant appelé solvant extracteur
 Exemple : Extraction liquide-liquide : consiste à extraire une espèce chimique dissoute dans un
solvant ( solvant de départ ) à l’aide d’un autre solvant ( solvant extracteur )
 Cette technique s’appuie sur les notions de densité , de solubilité et de miscibilité
 Généralement le solvant initial est l’eau , le solvant extracteur est le solvant organique ( issu de la
chimie du pétrole). Exemples : le pentane , le cyclohexane, le dichlorométhane …

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3. Choix du solvant
Lors d’une extraction liquide-liquide , le choix du solvant extracteur répond à quatre critères :
 L’espèce chimique à extraire doit être plus soluble dans le solvant extracteur ( solvant organique )
que dans le solvant de départ ( l’eau )
 Le solvant extracteur ( solvant organique ) doit être non miscible avec le solvant de départ (l’eau )
 Le solvant extracteur ne doit pas réagir chimiquement avec l’espèce à extraire
 Le solvant extracteur doit être volatil , c’est-à-dire que sa température d’ébullition doit être basse .
3. Réalisation et Protocole expérimental
 Pour réaliser une extraction liquide –liquide au laboratoire, on utilise une ampoule à décanter .
 Après agitation puis décantation, deux phases apparaissent qui peuvent être séparées.
 L’une des phases est constituée du solvant extracteur contenant l’extrait, c’est-à- dire la phase
organique. L’autre est la phase aqueuse.
 Pour déterminer quelle est la phase surnageante, on compare les densités des deux phases .
 Dans un mélange de deux liquides non miscibles, le liquide surnageant est celui qui a la plus faible
densité .

 Voici les étapes de l’extraction liquide-liquide

 Etape 1 : Introduction du solvant


 Fermer le robinet de l’ampoule à décanter et placer un récipient collecteur en dessous (erlenmeyer ou
bécher)
 Introduire le mélange aqueux et le solvant d’extraction S
 Etape 2 : Extraction
 Agiter l’ensemble. De temps en temps dégazer en ouvrant le robinet et en maintenant l’ampoule à
décanter tête en bas. L’espèce à extraire initialement dans le mélange aqueux est alors transférée dans le
solvant d’extraction S
 Etape 3 : séparation
 Replacer l’ampoule à décanter sur son support et retirer le bouchon. Deux phases liquides décantent. Le
solvant qui a la plus grande densité est situé sous l’autre solvant. Récupérer la phase la plus dense dans un
bécher en ouvrant le robinet, puis en le fermant avant que l’autre solvant ne coule. Récupérer l’autre
phase dans un autre récipient en ouvrant de nouveau le robinet

4. Application : Extraction du diiode dans une solution de l’eau iodée


 Exercice d’application 1 : Extraction du diode dans une solution de l’eau iodée
Activité : On désire extraire le diiode de l'eau iodée. La solubilité du diiode dans différents solvants est
donnée dans le tableau suivant:
Solvant eau alcool éther benzène On dispose en outre des informations
-1
Solubilité du diiode(g.L ) 0,3 250 250 140 suivantes:
densité 1,0 0,80 0,71 0,88  L'alcool est miscible à l'eau.
 L'éther et le benzène ne sont pas
Température d’ébullition 100°C 78°C 35°C 80°C miscibles à l'eau.
1. Quel solvant vaut-il mieux choisir pour extraire le diiode de l'eau iodée? Justifier la réponse.
2. Décrire le protocole expérimental de cette extraction en faisant un schéma (verrerie à utiliser)
3. On verse m = 400g de diiode solide dans un volume V=0.5L d'alcool, quelle masse m’ de diiode reste
sous forme solide? Pourquoi?

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 Interprétation :
1. Prendre un solvant qui ne soit pas miscible à l’eau pour obtenir 2 phases distinctes : il faut prendre soit
l’éther soit le benzène
Choisir le solvant pour lequel la solubilité du diiode soit maximale : la solubilité de l’éther est
supérieure à celle du benzène, 250g.L-1 > 140 g.L-1
Pour ces 2 raisons on prendra l’éther pour extraire l’iode de l’eau iodée
2. Les étapes de l’extraction
 Étape 1 : mélanger l’éther et la solution de diiode dans une ampoule à
décanter
 Étape 2 : boucher et agiter pour mélanger les 2 phases
 Étape 3 : laisser décanter, les 2 phases se séparent, le diiode plus soluble
dans l’éther se retrouve dans la phase organique supérieure , puisque
l’éther est moins dense que le l’eau déther deau
 Étape 4 : déboucher, ouvrir le robinet, éliminer la phase aqueuse
(solvant eau) et récupérer la phase organique contenant le diiode dans un
autre bécher
3. La masse maximale pouvant être dissoute dans V = 0.5L est :
On sait que : s ( I2 ) = alors = s ( I2 ) . ) = 125 g
Il reste sous forme solide une masse m’ = m – mmax = 400 – 125 = 275 g

III. L’hydrodistillation :
1. Principe :

 L’hydrodistillation est une méthode d’extraction dont le rôle est d’entraîner les composés volatiles
des produits naturels avec la vapeur d’eau.

2. Réalisation et Protocol expérimental :

 Au laboratoire , l’hydrodistillation s’effectue avec le montage présenté sur le document ci-dessous .

 Lorsqu’on chauffe le ballon qui contient un mélange d’eau et d’un produit naturel ( des plantes ou
des fruits ), on provoque l’éclatement des cellules renfermant les substances odorantes. Ces
substances odorantes sont assez volatils et peuvent être entraînées par de la vapeur d’eau . La
vapeur qui se dégage est condensée dans le réfrigérant afin de la ramener à l’état liquide et de
récupérer les arômes.
 Le liquide obtenu, appelé distillat, contient deux phases :
 Une phase organique : c’est l’huile essentielle (phase très parfumée contient des arômes )
 Une phase aqueuse : l’eau
 Pour récupérer l’huile essentielle, on a recours à une extraction liquide- liquide

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3. Application : Extraction de l’huile essentielle de la lavande
 Activité : Pour extraire l'huile essentielle de la lavande, on utilise le montage d’hydrodistillation donné ci-
contre
• Peser 50g de fleurs de lavande et les introduire dans le ballon 500 ml
 Ajouter 100 mL d'eau distillée à l’aide d’une éprouvette graduée et quelques grains de pierre ponce afin
d'homogénéiser la température dans le mélange.
• Réaliser le montage d’hydrodistillation puis mettre en route la circulation d’eau dans le réfrigérant.
• Porter le mélange à ébullition.
• Arrêter le chauffage après obtention
d’environ 50 ou 60 mL de distillat dans
l’éprouvette
1. nommer les différentes parties du montage
2. préciser le rôle de la pierre ponce et du
réfrigérant
3. pourquoi chauffe-t-on le mélange ?
4. quel est l’aspect du distillat obtenu ?
L’exaction n’est pas totale, car Le distillat
obtenu ne permet pas la récupération de l’huile
essentielle par simple décantation.

Donc pour améliorer l’extraction nous allons suivre les étapes suivants :
Nous allons extraire cette huile essentielle à l’aide d’un solvant organique: le cyclohexane par exemple
Le relargage : Ajouter 3 Extraction : Filration : Après l’extraction, la solution
g de sel (chlorure de Réaliser l'extraction au d’huile essentielle dans le cyclohexane peut
sodium NaCl) au distillat. cyclohexane dans l'ampoule à contenir un peu d'eau. On la sèchera avec du
Agiter avec une tige de décanter (utiliser environ 15 mL carbonate de potassium anhydre. On filtre
verre pour bien dissoudre ce cyclohexane). et récupérer la ensuite pour enlever le desséchant, puis on
le sel dans l’eau. phase organique dans un bécher. recueille le filtrat dans un flacon propre et sec..
Table de données
Eau salée Cyclohexane Huile essentielle de lavande
Densité 1,1 0,78 0,89
Solubilité dans l’eau salée Nulle Très Faible
Solubilité dans le cyclohexane Nulle importante
5. A partir des donnés du tableau, justifier l’addition du chlorure de sodium dans l’eau et l’emploi du
cyclohexane somme solvant extracteur
6. Dans l’ampoule à décanter, indiquer la nature des deux phases
7. Quelle phase faut –t-il recueillir ? justifier
8. Quel est le rôle du carbonate de potassium anhydre ?

 Interprétation :
1. Nom de chaque élément du montage :
1 . Chauffe-ballon 2 . Mélange réactionnelle ( Produit naturel + l’eau ) 3 . Thermomètre
4 . Réfrigérant à eau 5. Arrivée et sortie de l’eau 6 . Eprouvette graduée 7. Fleurs de
lavande 8 . Huille essentielle de lavande / essence de lavande
2. le rôle de la pierre ponce :
La pierre ponce permet de réguler l’ébullition et homogénéiser la température du mélange en
favorisant la formation des bulles d’air au sein du mélange afin d’éviter tout risque de sur-ébullition
Le rôle et du réfrigérant :
- Permet de condenser la vapeur d’eau et les composés organiques qui se dégagent du ballon
- Eviter les pertes par évaporation des réactifs et des produites
3. Nous chauffons le mélange pour détruire les cellules végétales renfermant les substances odorantes
.ces substances odorantes sont assez volatils et peuvent être entraînées par de la vapeur d’eau
4. Le distillat est composé de deux phases : phase aqueuse : l’eau et phase organique : huille essentielle
qui surnage . le distillat a l’odeur de lavande

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5. La solubilité de l’essence de lavande est plus faible dans l’eau salée que l’eau. Donc on va ajouter de
sel au distillat pour diminuer la solubilité et bien séparer l’essence de lavande de l’eau salée
On peut choisir le cyclohexane comme solvant extracteur car Le cyclohexane n’est pas miscible avec
l’eau salée et L’essence de lavande est très soluble dans le cyclohexane que dans l’eau salée .
6. Après la décantation : deux phases apparaissent :
la phase organique ( en haut ) contient d’huile essentielle de lavande et cyclohexane .
la phase aqueuse ( en bas) contient de l’eau et du sel . La phase organique se trouve en haut de l’eau
salée car le cyclohexane est moins dense que l’eau salée d = 0,78 1,1 . (+ le schéma)
7. Il faut recueillir la phase organique qui contient l’huile essentielle de lavande
8. La solution d’huile essentielle dans le cyclohexane peut contenir un peu d’eau . on la séchera avec du
carbonate de potassium anhydre. pour faire la filtration et d’enlever le desséchant, afin de recueillir le
filtrat (huile essentielle pur ) dans un flacon propre et sec

IV. La chromatographie :
1. Définition
 La chromatographie est une méthode physique de séparation et d’identification des constituants
d’un mélange.
 Il existe différentes techniques de chromatographie. On se limitera à l’étude de la chromatographie sur
papier ou sur couche mince ( CCM )

2. Principe
Pour réaliser une chromatographie sur papier ou sur couche mince , on utilise :
 Un solvant ou un mélange de solvants appelé éluant ou phase
mobile .
 Un support solide fixe, appelé phase fixe
la phase fixe est une bande de papier, ou , pour CCM, une plaque
d’aluminium recouverte d’une fine couche de silice.
 Voici les éléments d’une CCM
 La cuve chromatographique : un récipient en verre de forme
variable, fermé par un couvercle étanche ; dans lequel on place un
éluant
 La phase stationnaire liée au support : gel de silice sur un support
d’aluminium ou de plastique ( phase fixe )
 L’éluant : un solvant pur ou un mélange ( phase mobile )
 L’échantillon à analyser

 Principe
L’éluant est placé au fond d’une cuve à chromatographie. puis on dépose sur la phase fixe une goutte de
la solution. La phase fixe est mise à tremper dans l’éluant. Au cours de l’élution, l’éluant , grâce au
phénomène de capillarité , monte à la surface de la
plaque. On dit qu’il migre. Il entraîne avec lui les
différents constituants du mélange.
 Le résultat d’une chromatographie est un
chromatogramme. sur celui-ci, on observe des
taches à des hauteurs différentes par rapport à la
ligne de dépôt. Ce sont les différents constituants du
mélange. Ils sont séparés.
 Les différentes espèces chimiques constituant le
mélange migrent à des vitesses différentes.
 Plus une espèce chimique est soluble dans l’éluant,
plus elle est entraînée rapidement, donc plus elle
migrera haut. Inversement, une espèce chimique peu
soluble migrera peu.
 Le choix de l’éluant est donc important

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3. Réalisation et protocole expérimental
 La CCM se déroule en quatre étapes : préparation de la cuve, préparation de la plaque, élution et
révélation
Préparation de la Préparation de la Elution Révélation
cuve plaque
- Placer l’éluant au - découper une - Introduire la - Sortir le chromatogramme de la cuve. Le
fond d’une cuve plaque plaque placer horizontalement
à chromatographiqu verticalement - Tracer immédiatement la ligne correspondant
chromatographie e aux dimensions dans la cuve en au front du solvant avec la pointe du crayon
- Fermer la cuve à raisonnable veillant à ce que - Sécher le chromatogramme au sèche-
l’aide d’un - Tracer au crayon le niveau de cheveux
couvercle afin à papier un trait à départ du solvant - Entourer au crayon les différents spots
d’éviter 1 cm du bas de la soit inférieur à la obtenus
l’évaporation du plaque. ligne des dépôts  Si les taches sont invisibles (incolores ) on
solvant - Sur ce trait - Mettre en place le utilise les méthodes de révélation suivants
marquer les petits couvercle suivantes :
points - Laisser migrer le  Révélation aux vapeurs de diiode :
régulièrement solvant le plus - on place la phase fixe dans un flacon rempli
espacés où seront haut possible de vapeurs de diiode , Les taches
déposés les taches. - Arrêter la CCM apparaissent
- Déposer à l'aide lorsque le front  Révélation au permanganate
d'une micropipette d'éluant est arrivé - on plonge la phase fixe dans une cuve
(ou pipette à 1 cm du haut de remplie d’une solution de permanganate de
Pasteur) les la plaque potassium
solutions sur  Révélation aux ultraviolets
chaque point. - . on place la phase fixe sous une lampe à UV.
Les différentes taches correspondant aux
constituants du mélange apparaissent. En
l’absence de rayonnement, on ne voit rien

4. Exploitation de chromatogramme : Rapport frontal


Exemple : Activité Rf Rapport frontal
La figure ci-contre présente un chromatogramme
1. Calculer le rapport frontal des espèces chimiques Le rapport frontal Rf
B et C d’une espèce chimique,
2. Que constatez –vous ? dans un éluant donné,
Interprétation : est défini par
1. Pour B : RB = = 0,4; pour C: RC = = 0,6 Rf= hespèce / Héluant
2. D’après le chromatogramme ci- dessus on avec
constate que : - hespèce : hauteur
 Les corps B et C sont différents car RB RC atteinte par l’espèce
 Le corps B et C sont des corps purs puisque chacune d’espèces chimiques ne donne étudiée
qu’ une seule tache - Héluant : hauteur
 Par contre le corps A est corps composé de deux espèces chimiques puisque il atteinte par l’éluant
présente deux taches ; une des espèces migre au même niveau que B et l’autre a
même hauteur que C donc il contient les espèces chimiques B et C

 Exploitation de chromatogramme :
 Si le corps étudié présente une tache après révélation on peut affirmer qu'il est pur.
 En comparant les rapports frontaux des taches laissées par l'échantillon étudié aux rapports frontaux
des taches laissées par les corps de référence (authentiques), il est possible de déterminer la
composition de l'échantillon.

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V. Caractéristiques physiques et chimiques d’espèces chimiques
1. Définition
Toute espèce chimique possède des propriétés physiques et chimiques dont les valeurs lui sont propres.
Les caractéristiques physiques et chimiques constituent la carte d’identité de l’espèce chimique. Elles
permettent de l’identifier et de la nommer.

2. Exemples
2. 1 Températures de changement d’état
La matière existe sous trois états physiques : solide, liquide, gazeux.
Le changement d’état d’un corps pur est la transformation physique correspondant au passage d’un
état physique à un autre état physique.
 Température de fusion :
La température de fusion d’une espèce chimique solide est la température à laquelle elle passe de l’état
solide à l’état liquide.
Ex : la température de fusion de l’eau est Tf = 0 °C .
 Température d’ébullition :
La température d’ébullition d’une espèce chimique liquide est la température à laquelle elle passe de l’état
liquide à l’état de vapeur.
Cette température dépend de la pression
Ex : la température d’ébullition de l’eau à la pression atmosphérique est Teb = 100°C

2. 2 Densité
La densité d’un corps est le rapport de sa masse volumique à la masse volumique d’un corps pris comme
référence : d(X)=
Pour les objets solides ou les liquides : le corps de référence est l’eau : donc d ( X ) =

2. 3 Solubilité
on appelle solubilité d’une espèce chimique la masse maximale de cette espèce chimique que l’on peut
dissoudre dans un litre de solvant s ( X ) = . La solubilité s’exprime en g.L-1 .
L’espèce que l’on dissout s’appelle le soluté . lorsque la solution n’accepte plus de dissoudre de soluté on
dit qu’elle est saturée. Plus la solubilité est grande, plus on peut dissoudre de soluté dans le solvant.

 Exercice d’application : Extraction du cinéol.


Le cinéol, ou eucalyptol, peut être extrait de certains végétaux, notamment des feuilles d’eucalyptus. Cette
espèce chimique est utilisée dans certaines spécialités pharmaceutiques, par exemple pour le traitement des
infections des voies respiratoires. Pour extraire le cinéol, des feuilles d’eucalyptus broyées sont introduites
dans un chaudron avec de l’eau distillée. Le mélange est chauffe à ébullition durant un quart d’heure. Une
fois refroidi à température ambiante, le mélange est filtre. Le filtrat contient de l’eau et une huile essentielle
d’eucalyptus. Celle-ci est essentiellement constituée de cinéol et en a les caractéristiques physiques.
 Données :
Caractéristiques physiques du cinéol : température de fusion : 2 °C, température d’ébullition : 176 °C,
densité : d = 0,92,
Solubilités : peu soluble dans l’eau, soluble dans l’éthanol, soluble dans le cyclohexane.
.Le cyclohexane n'est pas miscible à l'eau contrairement à l'éthanol.
• Masse volumique de l’eau : ρ eau: 1,00 g.cm–3.
1. a. D’après les données, le filtrat obtenu est-il un mélange homogène ou hétérogène ?
b. Ou se trouve le cinéol après décantation du filtrat ?
c. Quel est alors l’état physique du cinéol ?
2. a. Déterminer le volume d’huile essentielle obtenu si sa masse est m = 20 g.
b. On veut récupérer le peu de cinéol présent dans l’eau à l’aide d’une extraction par solvant. Indiquer le
solvant à utiliser et justifier ce choix, puis faire le schéma à la fin de l'expérience avec le matériel adéquat.
Ce schéma sera légendé.

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 Exercice 1: Extraction du cinéol ( Réponse )
1.
a. Le mélange d’eau et de cinéol est hétérogène car le cinéol est peu soluble dans l’eau.
b. Le cinéol surnage au-dessus de l’eau car la densité du cinéol est inférieure à 1.
c. Le cinéol est liquide car la température ambiante (voisine de 20 °C) est comprise entre son point de
fusion et son point d’ébullition.
2.
a. Le volume V de cinéol est donne par la relation V=m/ ρcinéol :
ou ρcinéol est la masse volumique du cinéol donnée par : ρcinéol= ρeau × dcinéol
soit ρcinéol= 1,00 × 0,92 = 0,92 g.cm–3 d’où V =20/0,92= 22 cm3.
b. Pour récupérer une espèce chimique peu soluble dans l’eau, on utilise la technique d’extraction par
solvant (extraction liquide-liquide) avec une ampoule à décanter .
Choix du solvant
La solubilité du cinéol dans le solvant d’extraction doit être bonne, et le solvant ne doit pas être
miscible avec l’eau.

Parmi les solvants proposes, seul le cyclohexane vérifie ces deux conditions.
Après extraction deux phases liquides distinctes sont obtenues : la phase aqueuse et la phase organique
contenant le cinéol en solution dans le cyclohexane.

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La synthèse d’espèces chimiques
‫تصنيع االنواع الكيميائية‬

Une unité de production de l’industrie chimique : production d’acide nitrique

 Situation-problème :
L’industrie chimique synthèse de nombreuses espèces chimiques : certaines sont des
copies de celles qu’on trouve dans la nature, d’autres ont été inventés.
La synthèse d’une espèce chimique se réalise selon un protocole expérimental bien
précis.

 Qu’est-ce qu’une synthèse d’espèce chimique ?


 Quelle est la nécessité de la chimie de synthèse ? ou bien pourquoi synthétiser des
espèces chimiques ?
 Comment réaliser une synthèse chimique ? C’est-à-dire Quels sont les différentes
étapes pour cette synthèse ?

 Objectifs : Connaissances et savoir-faire exigibles


- Connaître l’importance de la chimie de synthèse ;
- Suivre un protocole expérimental de synthèse d’une espèce chimique ;
- Interpréter, discuter et présenter les résultats d’une analyse comparative
- Proposer une méthode expérimentale pour comparer deux espèces chimiques
- Savoir que l’on peut synthétiser une espèce chimique identique à espèce naturelle
- Respecter les consignes (sécurité, protection de l’environnement)

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I. Nécessité de la chimie de synthèse
1. Définition
La synthèse d’une espèce chimique est une transformation au cours de laquelle des espèces
chimiques réagissent ensemble dans des conditions de température et de pression particulières, pour
donner une ou plusieurs espèces chimiques différentes.
- Les espèces chimiques nécessaires à la synthèse sont appelées : les réactifs de la synthèse.
- Les espèces chimiques obtenues sont appelées : les produits de la synthèse.

2. Intérêts de la chimie de synthèse :


Les espèces chimiques sont synthétisées pour des raisons écologiques et économiques
 La synthèse pour satisfaire la demande :
Lorsque la demande d’un produit est énorme et que la quantité de ce produit dans la nature est
insuffisant, donc il est impératif de le synthétiser.
 La synthèse pour préserver les ressources naturelles :
Pour ne pas voir disparaître certains produits naturels, des produits de synthèse sont créés.
 La synthèse pour créer des matériaux plus performants
Pour fabriquer des produits de bonne qualité. Des produits nouveaux aux propriétés physiques et
mécaniques supérieures, remplacent des produits naturels traditionnellement utilisés
 La synthèse pour produire des substances moins chères : pour diminuer le coût d’obtention
Les substances de synthèses sont produites avec un coût nettement plus faible que celui de
l’extraction des substances naturelles.( la synthèse est moins coûteuse que l’extraction )
 La synthèse pour fabriquer des substances artificielles qui n’existent pas dans la nature, afin
de répondre à des besoins spécifiques
Ex : le nylon , le polystyrène , le téflon , les matières plastiques …
 La synthèse pour permettre des progrès dans le domaine de la santé, de l’agricole, de
l’alimentation, de cosmétique …
Ex : Les médicaments, les engrais chimiques pour accroitre la production agricole, les tissus, les
produits d’hygiène et d’entretien, les produits de beauté etc.
 La synthèse pour Préserver l’environnement qui serait détruit par l’extraction intensive
d’espèces chimiques naturelles
Devant la demande mondiale, l’extraction d’espèces chimiques naturelles serait une catastrophe
écologique si ces espèces n’étaient pas synthétisées
3. Conclusion
 La chimie de synthèse permet de créer des substances adaptées aux besoins de l’homme ou de
l’environnement, plus performants et plus efficaces que celles trouvées dans la nature
 On peut distinguer deux types de la chimie de synthèse : la chimie lourde et la chimie fine
 On s’intéresse à quatre paramètres :
Paramètres Chimie Lourde Chimie fine
La matière  Facile à trouver et bien sûr en  Chimie de base
première grande quantité  Espèces chimiques naturelles
Le coût d’obtention  Faible  Très élevé
Le volume de  Élevé (on parle en million de  Faible
production tonnes)
La vitesse de  élevée  Lente
production
Exemples  les matières plastiques,  médicaments,
 synthèse de l’ammoniac,  quelques produits cosmétiques,
 synthèse de l’aluminium…  synthèse des composantes
électroniques…

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II. Synthèse d’une espèce chimique
1. Synthèse d’une espèce chimique en utilisant le chauffage à reflux
Activité : synthèse de l’acétate de linalyle
 Principe de la synthèse
L'acétate de linalyle est un liquide incolore à l'odeur de lavande. C'est un arôme qui entre dans la
composition de l'huile essentielle de lavande.
Le linalol et l’anhydride acétique sont deux espèces chimiques issues de l’industrie chimique. Ils
constituent les matières premières de la synthèse de l’huile essentielle de lavande : lorsqu’on fait
réagir de l’anhydride éthanoïque ( acétique ) avec du linalol, on obtient de l’acétate de linalyle (ou
acétate de 3,7-diméthyl-1,6-octadièn-3-ol) et de l’acide acétique. On peut écrire symboliquement
cette transformation :
C4H6O3 + C10H18O  C12H20O2 + C2H4O2
Anhydride Acétate Acide
Linalol
éthanoïque de linalyle acétique

Données :
Linalol Anhydride éthanoïque Acétate de linalyle Acide acétique
Densité 0,87 1,08 0,89 1,18
eb (°C) 199 139,5 220 85
Solubilité dans l'eau Assez faible Très soluble Très faible Très soluble

 Protocole expérimental :
 Etape 1 : Synthèse de l’espèce chimique
 Sous la hotte, munis de gants et de lunettes, et à l'aide d’une
éprouvette graduée bien sèche, placer successivement dans un
ballon bien sec :
- 5 mL de linalol ;
- 10 mL d'anhydride acétique ;
- Ajoutez quelques grains de pierre ponce.
 Placer le plus rapidement possible le réfrigérant à boules sur
le ballon et faire circuler l’eau (à faible débit) ;
 Placez le ballon dans un bain-marie et porter le mélange à
ébullition douce pendant 35 minutes ;
 Après 35 minutes, arrêter le chauffage et retirer le ballon du
bain-marie. Laisser refroidir quelques minutes puis terminez de
le refroidir en le plongeant dans un cristallisoir rempli, à moitié, d’eau froide ;

 Etape 2 : Extraction de l’espèce chimique


 Introduire doucement par le sommet de la colonne réfrigérante à l’aide d’une éprouvette
graduée 25 mL d’eau froide , ce qui permet de rincer la colonne et de détruire par hydrolyse l’excès
d’anhydre acétique présent dans le mélange puis retirer le réfrigérant à boules du ballon .
 Boucher puis agitez le tout et transvasez dans une ampoule à décanter en retenant la pierre
ponce ;
 Séparez et conserver la phase organique (moins dense que la phase aqueuse) ;
 Ajoutez à la phase organique, restée dans l'ampoule à décanter, 50 mL d’une solution saturée en
hydrogénocarbonate de sodium pour neutraliser le mélange c’est-à-dire transformer l’acide acétique
en acétate de sodium, attendre quelques minutes pour que le dégagement gazeux se ralentisse.
Fermer l'ampoule à décanter et agiter pour mettre en contact les phases en n'oubliant pas de dégazer
l'ampoule à décanter plusieurs fois (écouter les consignes du professeur). Laisser décanter.
 Éliminer la phase aqueuse et laver de nouveau la phase organique avec 20 mL d'eau.
 Laisser décanter, éliminer la phase aqueuse et verser la phase organique dans un erlenmeyer
propre, sec et bouché.

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 Etape 3 : Séchage de la phase organique
 Ajouter, à la phase organique, 3 ou 4 spatules de sulfate de magnésium anhydride, boucher et
agitez doucement.
 Laisser décanter puis filtrez ou recueillir la phase organique surnageant dans un flacon fermé.
 Conserver le liquide obtenu pour réaliser une chromatographie sur couche mince (ou CCM).

 Exploitation :
1. D’après l’énoncé, déterminer les réactifs et les produits
2. Légendez le schéma du montage expérimental.
3. Quel est le rôle de la pierre ponce
4. À quoi sert l’élément 1 du montage ?
5. Pourquoi faut-il chauffer ?
6. Pourquoi le réfrigérant doit-il rester ouvert à son extrémité supérieure.
7. Expliquez en une phrase l’intérêt du chauffage à reflux.
8. Le but de cette technique est de synthétiser l’acétate de linalyle , définir le mot '' synthèse'' en
utilisant les mots suivants : ''réactifs'' ; ''produits '', ''transformation chimique ''
9. Que signifie le terme hydrolyse ? quel est son rôle ?
10. Pourquoi ajoute-on la solution hydrogénocarbonate de sodium au mélange?
11. Quelle est la nature du gaz qui s’échappe sachant qu’il trouble l’eau de chaux ?
12. Dessinez l'ampoule à décanter lors de l’étape d’extraction de l’espèce chimique et y placer la
phase aqueuse et la phase organique ( justifier votre réponse ). Indiquer dans quelle phase se
trouve l’acétate de linalyle ,
13. Quel est l’intérêt de deuxième lavage ?
14. Quel est le rôle du séchage ?
15. Comment récupérer le produit ?
16. Que peut-on proposer pour analyser le résultat de la synthèse et vérifier qu’il s’agit bien de
l’espèce chimique attendue ?

 Interprétation :
1. Les réactifs et les produits :
Les réactifs Les produits
Nom Formule Nom Formule
Anhydride éthanoïque C4H6O3 Acétate de linalyle C12H20O2
Linalol C10H18O Acide acétique C2H4O2
2. Le montage à reflux
1 .Réfrigérant à boules ; 2 .Ballon ; 3 . Chauffe-ballon ; 4. Sortie d’eau tiède
5 . entrée d’eau froide : 6 . Mélange réactionnel ; 7 . Support élévateur
3. Le rôle de la pierre ponce est de réguler l’ébullition et homogénéiser le mélange. Ce qui permet
d’éviter tout risque de sur-ébullition
4. Le réfrigérant à boules sert à condenser / à liquéfier les vapeurs des substances qui s’échappent
du mélange
5. Il faut chauffer le milieu réactionnel pour accélérer la réaction chimique entre les réactifs
6. Le réfrigérant à boules est ouvert à son extrémité supérieure pour éviter la surpression
7. Le chauffage à reflux est utilisé pour :
 Accélérer la réaction chimique (travailler à une température élevée et à pression atmosphérique)
 éviter les pertes de réactifs et de produits. Les réactifs et les produits qui se vaporisent retombent
dans le mélange réactionnel lorsqu’ils se condensent.
8. La synthèse d’une espèce chimique est une transformation chimique au cours de laquelle des
réactifs permettent l’obtention d’un produit (l’espèce chimique recherchée)
9. L’hydrolyse signifie la décomposition chimique d'une substance par l'action directe ou
indirecte de l'eau, de façon qu'il apparaisse de nouvelles molécules.

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10. Ici, le but de cette opération c’est d’éliminer L'anhydride acétique (éthanoïque) restant
dans le mélange (qui n’a pas complétement réagit avec le linalol ) .
L'anhydride acétique s'hydrolyse au contact de l'eau en donnant l'acide acétique
11. On ajoute la solution hydrogénocarbonate de sodium au mélange pour éliminer l'acide acétique
formé
12. Or le gaz qui se dégage trouble l’eau de chaux, donc il s’agit de dioxyde de carbone CO2
13. La phase supérieure est la phase organique, car elle est moins dense
que l’eau ( d 1 ) , la phase inférieure est la phase aqueuse .
l’acétate de linalyle se trouve dans la phase organique
14. L’intérêt du deuxième lavage consiste à enlever toute acidité au
produit. on le purifie
15. On élimine toute trace d’eau possible
16. Le produit est solide, alors il suffit de filtrer le mélange réactionnel sous
vide
17. Pour analyser le résultat de synthèse et vérifier qu’il s’agit bien de
l’espèce chimique attendue, on peut utiliser la technique de la
chromatographie sur couche mince ( CCM ) / sur papier .
Pour cette expérience, voici les éléments de la chromatographie :
Phase mobile : L’éluant est composé 80 % d’acétate d’éthyle et à 20 % de
cyclohexane)
Phase fixe / stationnaire : Plaque de silice / Papier filtre : on dépose sur la
ligne de dépôt les espèces chimiques suivantes :
L : Linalol pur; A L : Acétate de Linalyle pur; H : Huile essentielle de
lavande (issue du TP précédant / leçon 1 ) ; S : produit de la Synthèse.
Après l’élution ( la migration ) et la révélation , on obtient le
chromatogramme ci-contre .
D’après le chromatogramme on constate que le produit de la synthèse S Contient deux espèces
chimiques l’Acétate de Linalyle et linalol

2. Conclusion
 La synthèse d’une espèce chimique est une transformation chimique au cours de laquelle les
réactifs permettent d’obtenir un produit ( espèce chimique recherché )
 Pour réaliser une synthèse, il doit suivre un mode opératoire ( protocole expérimental ) .
 Ici nous avons utilisé le chauffage à reflux , cette technique permet de chauffer le mélange
réactionnel , à pression atmosphérique , sans perte des réactifs et des produits. , dans un ballon
surmonté d’un réfrigérant à eau .
 Le chauffage est utilisée pour accélérer la transformation chimique .
 Du fait de l'augmentation de la température, certaines espèces chimiques se vaporisent, pour cela
le reflux empêche la perte de réactif ou de produit par vaporisation.
Ces espèces chimiques montent alors dans le réfrigérant à boules. De l'eau froide s'écoule en
permanence dans ce réfrigérant, au contact des parois les gaz refroidissent et se liquéfient sous
formes de gouttelettes sur les parois du réfrigérant et finissent par retomber dans le ballon à
réaction.
 Lors de la synthèse, on peut distinguer trois étapes fondamentales :
 Etape 1 : Synthèse de l’espèce chimique : La transformation chimique ( la réaction chimique )
 Etape 2 : Extraction de l’espèce chimique synthétisée (isolement et purification)
 Etape 3 : Identification de l’espèce chimique synthétisée : après avoir synthétisée une espèce
chimique, il faut s’assurer que l’on a obtenue l’espèce désirée. Alors on réalise souvent une
identification par ses caractéristiques physiques ou l’analyse chromatographique CCM

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Exercice de synthèse : L’arôme de jasmin
Tableau de données :
Espèce chimique Alcool Acide acétique Acétate de benzyle Eau salée
benzylique
Solubilité dans l’eau Faible Totale faible Totale
Solubilité dans l’eau salée faible totale nulle
Masse volumique (g.cm-3) 1,04 1,05 1,06 1,25

Partie A : La synthèse :
La chimie de synthèse s’avère indispensable pour pallier les insuffisances des productions naturelles ou les
coûts élevés de production de certaines espèces chimiques naturelles.
120 000 pétales de rose sont nécessaires à la production de 15 mL d’huile essentielle pure de rose. Pour obtenir
seulement 1 kg d’huile essentielle pure de jasmin il faut environ 8 millions de bourgeons de jasmin récoltés à la
main. Les chimistes ont donc cherché à synthétiser ces espèces présentes dans la nature.
On se propose d’étudier la synthèse de l’acétate de benzyle, molécule à l’odeur de jasmin.

 Protocole expérimental :
Placer dans un ballon 12,0 cm3 d’alcool benzylique, 15,0 cm3 d’acide acétique, quelques gouttes d’acide
sulfurique (pour accélérer la réaction) et quelques grains de pierre ponce.
Réaliser un montage de chauffage à reflux. Chauffer pendant 30 minutes.
1. En quoi consiste une synthèse chimique ?
2. Pourquoi est-on amené à synthétiser l’acétate de benzyle
(l’arôme de jasmin) alors qu’il existe dans la nature ? (donner
au minimum 2 raisons)
3. Indiquer ce que représente chaque numéro de la légende du
montage à reflux schématisé ci-contre.
4. A l’aide des masses volumiques données, calculer les masses d’alcool benzylique et d’acide acétique
versés dans le ballon.
Alcool Acide sulfurique et acide
5. On voit sur les flacons les pictogrammes ci-
benzylique acétique
dessous. Quelles sont les significations de ces
pictogrammes et consignes de sécurités à
respecter pour réaliser la synthèse ?

Partie B : L’extraction
 Protocole expérimental :
Après avoir refroidi le mélange réactionnel, verser le contenu du ballon dans une ampoule à décanter, ajouter 50
mL d’une solution aqueuse saturée de chlorure de sodium (densité 1,25). Après avoir agité et laissé décanter,
recueillir la phase contenant l’acétate de benzyle. Lors de la synthèse, on admettra que tous les réactifs n’ont pas
complètement réagi et qu’il en reste dans le mélange réactionnel.
1. Pourquoi utilise-t-on de l’eau salée ?
2. Représenter l’ampoule à décanter et indiquer la position relative des phases organiques et aqueuse. Indiquer
dans quelle phase (organique ou aqueuse) sont les différentes espèces chimiques à l’aide des données en
début d’énoncé.
3. Quelle phase récupère-t-on ?

Partie C : Caractérisation de l’espèce chimique synthétisée


On désire analyser l’espèce chimique synthétisée par chromatographie sur couche mince. Pour cela, on dépose
sur la plaque quatre échantillons :
 de l’alcool benzylique pur (A)
 de l’acétate de benzyle commercial (B) ;
 de la phase liquide récupérée en fin de synthèse (C) ;
 de l’extrait naturel de jasmin (D).
Le chromatogramme obtenu est représenté ci-contre ;
1. A-t-on synthétisé de l’acétate de benzyle ? Est-il pur ?
2. L’acétate de benzyle est-il présent dans l’extrait de jasmin ? Justifier.
3. Que dire de la composition de l’extrait naturel de jasmin

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Chapitre 4 : Le modèle de l’atome
‫نموذج الذرة‬

Modèle de l’atome @chtoukaphysique

Situation-problème :
Toute la matière qui nous entoure est composée d’atomes .

 Qu’est-ce qu’un atome ?


 Quels sont ses constituants ?

 Objectifs : Connaissances et savoir-faire exigibles


 Extraire les idées et les informations principales d’un document scientifique
 Etre capable de faire recherche et une sélection
 Reconnaître les constituants de l’atome
 Reconnaître et utiliser le symbole de l’atome
 Savoir que l’atome est électriquement neutre
 Savoir que la masse de l’atome est concentrée dans son noyau
 Reconnaitre les symboles de quelques éléments
 Savoir que le numéro atomique est caractérise l’élément chimique
 Connaître la conservation de l’élément chimique au cours des transformations
chimiques
 Distinguer les électrons des couches internes de ceux de la couche externe d’un atome
 Dénombrer les électrons de la couche externe d’un atome
 Ecrire la structure électronique d’un atome

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I. Modèle de l’atome
Tout ce qui nous entoure est constitué de matière, la matière est composée de molécules plus ou moins
complexes, composées elles-mêmes d'atomes.
Selon le modèle actuel, un atome est une entité électriquement neutre, constitué d’un noyau chargé
positivement entouré d’un nuage électronique composé d’électrons
chargés négativement

II. Structure de l’atome :


1. Constituants de l’atome
1. 1 Le noyau :
le noyau d’un atome est composé de particules appelées nucléons : protons (particules chargées
positivement) et neutrons (particules non chargées).
 Caractéristiques du proton :
 symbole :p
 charge : qp = e = 1,6.10-19 C
 masse : mp = 1,673.10-27 kg
 propriétés : tous les protons sont identiques et chargés
positivement.
 Remarque :
- C est le symbole du Coulomb unité de charge électrique
- e : charge élémentaire avec e = 1,602.10-19 C
 Caractéristiques du neutron :
 symbole :n
 charge : charge nulle ( qn = 0 )
 masse : mn = 1,675.10-27 kg
 propriétés : tous les neutrons sont identiques et neutres électriquement
 Remarque :
- La masse du neutron est voisine de celle du proton : mp mn

2. 1 Les électrons :

Les électrons sont des particules élémentaires très petites, chargées négativement, gravitent autour du
noyau (ils n’ont pas de trajectoire bien définie, c’est pour cela que l’on parle de nuage électronique)
 Symbole : e-
 charge : qe = -e = -1,6.10-19 C
 masse : me = 9,109.10-31 kg
 propriétés : tous les électrons sont identiques et chargés négativement.
 Remarque :
- La masse d’électron est négligeable devant celle du nucléon ( proton / neutron ) me mp : La masse du
proton est environ 1836 fois celle de l’électron puisque = 1836 = 1836 me

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2. Notation symbolique d’un atome
Un atome de symbole chimique X dont le noyau comporte A nucléons : Z protons et N neutrons est noté :

Tel que A = Z + N
 A : nombre de nucléons (protons + neutrons) ou nombre de masse
 Z : nombre de protons ou nombre de charges, on l’appelle aussi numéro atomique
 X : représente le symbole de l’élément chimique
 Remarque :
- le nombre de neutrons du noyau est N = A – Z
- Les deux nombres A et Z sont suffisants pour caractériser un noyau

3. Neutralité électrique ( ou électroneutralité ) de l’atome


L’atome est électriquement neutre c’est-à-dire la charge électrique totale de l’atome est nulle : Qatome = 0 C ,
alors le nombre d’électrons Z’ d’un atome est égal au nombre de protons Z ( Z’ = Z )
La charge du noyau d’un atome est : Qnoyau = Qp + Qn = Z e + 0 d’où Qnoyau = Z e avec Z
nombre de Protons
La charge totale du nuage électrique ( d’électrons ) d’un atome est : Qnuage = - Z e . puique l’atome est
électriquement neutre . ( nombre d’électrons est égal au nombre de protons )
4. Masse de l’atome :
La masse de l’atome est la somme de la masse de ses différents constituants :
m ( ) = mnoyau + mnuage = Z mp + N mn + Z me
 Remarque : la masse approche de l’atome
 Première approximation : Si on néglige la masse des électrons devant celle des protons me mp
( puisque = 1836 = 1836 me ) alors m ( ) mnoyau = Z mp + N mn
 Deuxième approximatione : mp mn alors la masse approchée de l’atome est :
matome mnoyau Z mp + N mp alors matome mnoyau ( Z + N ) mP A mp alors matome mnoyau A mp

 Conclusion : la masse de l’atome est concentrée dans son noyau : matome ( ) mnoyau = A mp

 Exercice 1 : le Cuivre
Le symbole de l'élément chimique Chlore est .
1. Déterminer la composition (nombre de protons, de neutrons et d’électrons) de cet atome
2. Calculer la charge du noyau Qnoyau
3. Déduire la charge du nuage électrique Qnuage
4. Calculer la masse de l’atome de Chlore
5. Dimension de l’atome
Le noyau est assimilé à une boule dense de rayon rN de l’ordre de 10-5 m
L’atome a une forme sphérique de rayon rA de l’ordre de 10-10 m .
Le rapport du rayon de l’atome au rayon du noyau est = = 105
alors rA = 105 rN , soit rA = 100000 rN ???

 Conclusion : L’atome est essentiellement constitué de vide , ce qui


explique sa structure lacunaire

 Remarque :
- Le plus petit des atomes est l’atome d’hydrogène : rH = 52,9 pm
Avec 1 pm = 10-12 m ( rH = 52,9 10-12 m )

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III. Isotopes
1. Définition :
Les isotopes sont des atomes qui possèdent le même numéro atomique Z (même nombre de protons ) et des
nombres de nucléons A différents ; ils diffèrent plus précisément par leur nombre de neutrons N )
 Remarque : Les propriétés chimiques des isotopes sont presque identiques car ces isotopes ont le même
nombre d'électrons.
2. Exemples :
Les isotopes de l’atome d’hydrogène Les isotopes de l’atome d’oxygène
Nom d’isotope Symbole Abondance naturelle Nom d’isotope Symbole Abondance naturelle
Hydrogène 1 99,98% Oxygène 16 99,759 %
Hydrogène 2 0,0199% Oxygène 17 0,037 %
Hydrogène 2 0,0001% Oxygène 18 0,204%
 L'abondance naturelle est le pourcentage en nombre d'atomes de chacun des isotopes par rapport à
l'ensemble des isotopes (naturels) trouvés dans la nature
IV. Les ions monoatomiques et polyatomiques
1. Définition :
 Un ion monoatomique est un atome qui a perdu ou gagné un ou plusieurs électrons.
 Remarque : Le noyau n’est pas modifié , donc L’atome et son ion monoatomique ont le même nombre de
nucléons A (même nombre de protons Z , même nombre de neutrons N )
- Or L’atome et son ion monoatomique ont le même nombre atomique Z donc ils ont le même nome et le
même symbole
 On distingue deux types d’ions monoatomiques : Ion positif ( cation ) , Ion négatif ( anion )
- L’atome est électriquement neutre , S’il perd un ou plusieurs électrons, il devient chargé positivement .
c’est donc ion positif appelé Cation . Ex : Na+
- L’atome qui gagne un ou plusieurs électrons est chargé négativement. c’est donc un ion négatif appelé
Anion. Ex : Cl-
 Un ion polyatomique est un groupe d’atomes chargé électriquement (positivement ou négativement) ( au
moins deux atomes ) . Ex : HO-

2. Exemples :
Tableau des ions monoatomiques
Nom Symbole Nom Symbole
Ion sodium Na + Ion fluorure F-
Ion potassium K + Ion chlorure Cl-
Ion manganèse Mn 2+ Ion bromure Br-
Ion magnésium Mg 2+ Ion fer II Fe2+
Ion calcium Ca 2+ Ion fer III Fe3+
Ion plomb Pb 2+ Ion Cuivre II Cu2+
Ion chrome Cr 3+ Ion aluminium Al3+
Ion Iodure I - Ion argent Ag+

Tableau des ions polyatomiques


Nom Symbole Nom Symbole
Ion permanganate MnO4 - Ion hydronium (Oxonium) H3O+
Ion dichromate Cr2O7 2- Ion hydroxyde HO-
Ion sulfate SO42- Ion méthanoate HCO2-
Ion sulfite SO32- Ion hydrogénocarbonate HCO3-
Ion hypochlorite ClO - Ion ammonium NH4+
Ion nitrite NO2 - Ion cyanure CN-
Ion nitrate NO3 - Ion carbonate CO32-

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V. Les Composés ioniques :
1. Définition :
Un composé ionique est formé d'ion positif ( cation ) et d'ion négatif ( anion ) à condition que la somme des
charges positives et négatives soit nulle " autant de charges positive que de charges négative"
 Nom d'un composé ionique :
Quand on écrit le nom d'un composé ionique, l’anion vient en premier et le cation en second.
Nom de composé ionique Les ions
chlorure de sodium anion : Cl- ; cation : Na+
sulfate de cuivre Anion : S ; cation Cu2+
 Formulation d'un composé ionique :
Quand on écrit la formule chimique d'un composé ionique, le symbole du cation vient en premier et le
symbole de l'anion en second.
Nom de composé ionique formule Les ions
chlorure de sodium NaCl (s) Na+ ; Cl-
sulfate de cuivre CuSO4 (s) Cu2+ ; S

2. Exemples :
formule du composé ionique Nom du composé ionique
FeS sulfure de fer(II)
KMnO4 permanganate de potassium
K2Cr2O7 dichromate de potassium
Fe2(SO4)3 sulfate de fer(III)
CaCO3 Carbonate de calcium
NaHCO3 Hydrogénocarbonate de sodium
FeCl3 chlorure de fer(III)

VI. L’élément chimique :


1. Définition :
Un élément chimique est l'ensemble des entités / des particules (atomes ou ions) qui possèdent le même
numéro atomique Z ( même nombre de protons dans leur noyau )
 Exemple : , et appartiennent au même élément chimique c'est l'élément qui
contient 29 proton : le cuivre
2. Conservation de l’élément chimique :
Activité : Conservation de l’élément Cuivre
 Manipulation N°1 : Action de l’acide nitrique HNO3 sur le cuivre Cu :
On place un morceau de tournure de cuivre Cu (s ) dans un tube à essais et on ajoute , sous la hotte , la
solution d’acide nitrique ( H+ , N ).
 Observation : Après quelques minutes nous remarquons :
- La libération d’un gaz toxique de couleur roux , c’est le dioxyde d’azote NO2
- La solution prend la couleur bleue
- La disparition totale de tournure de cuivre lors de l’ajout d’une quantité suffisante d’acide nitrique.

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 Manipulation N°2 : Précipitation de l’élément chimique formé lors de la 1 ère manipulation ( Action de
l’hydroxyde de sodium sur les ions de cuivre II formés )
Dans un tube essais, on met une quantité de la solution obtenue dans l’expérience précédente ( Solution de
nitrate de cuivre II ) et on ajoute une petite quantité de solution d’hydroxyde de sodium ( Na+ , HO- )

 Observation : Nous observons un précipité bleu, c’est l’hydroxyde de cuivre II Cu(OH)2

 Manipulation N°3 : Déshydratation de l’hydroxyde de cuivre II : (Retirer l’eau de l’hydroxyde de cuivre II )


On filtre le précipité obtenu à l’expérience 2 à l’aide de papier filtre puis on met le corps obtenu Cu(OH) 2
dans un tube à essais et on le chauffe .

 Observation : Le précipité d'hydroxyde de cuivre noircit. Il se forme de l'oxyde de cuivre (CuO).

 Manipulation N°4 : réaction entre l’oxyde de cuivre II et le carbone


 On mélange initialement une spatule de poudre d’oxyde de cuivre CuO obtenu à l’expérience N°3 et une
spatule de poudre de carbone sur une feuille de papier
 On met le mélange dans un
tube à essais et on chauffe.
 Observation :
- La formation d’un corps
solide de couleur rouge
brique
- La libération de gaz
incolore embrouille l’eau de
chaux

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 Exploitation :
1. Quelle est la couleur du métal de cuivre ? décrire ce qui arrive au cuivre dans l’expérience N°1
2. Complétez la légende du schéma d’expérience N°1
3. Complétez la légende du schéma d’expérience N°2
4. Identifier l’élément chimique mis en évidence par
l’indicateur dans l’expérience N° 2, décrire ce qui
arrive au cuivre dans l’expérience N°2
5. Complétez la légende du schéma d’expérience N°3
6. Que signifie le terme ‘’déshydratation ‘’ ?
7. Expliquer l’effet du chauffage sur l’hydroxyde de
cuivre II Cu(OH)2
8. Complétez la légende du schéma d’expérience N°4
9. Qu’est ce qui montre l’embrouille d’eau de chaux ?
quel est le corps rouge brique formé ?
10. Complétez le schéma ci-contre ? que déduisez-vous
à travers ces transformations successives ?

 Interprétation :
1. le métal de cuivre est caractérisé par la couleur rouge-orangée.
La disparition totale de cuivre métallique Cu (s) et l’apparition de la couleur bleue indiquent la
transformation du cuivre métallique en ion de cuivre II Cu2+
2. voir le schéma 1
3. voir le schéma 2
4. La formation d’un précipité bleu ( l’hydroxyde de cuivre II Cu(OH)2 ) indique que l’ion de cuivre II Cu2+
est présent dans la solution et que le cuivre est converti de l’ion II en solution ( Cu2+ ) à l’ion de cuivre II
dans le complexe ionique : Hydroxyde de cuivre II Cu(OH)2 ( solide )
5. Voir le schéma 3 V
6. La déshydratation est l’action d’enlever à un corps tout ou une partie de son eau
7. le chauffage a conduit à l’élimination de l’eau de l’hydroxyde de cuivre II , Cu(OH)2
8. voir le schéma 4
9. embrouille de l’eau de chaux indique la formation de dioxyde de carbone CO2 et le corps de couleur rouge
brique formé est le métal de cuivre Cu ( s)
10. voir le schéma ci-dessous.
L'élément cuivre représente ce qui est commun , au métal cuivre ( Cu ) ,à l'ion cuivre (II) ( Cu2+ ) , à
l'hydroxyde de cuivre (II) ( Cu(OH)2 , à l'oxyde de cuivre ( CuO ). malgré la diversité des apparences de tous
ces composés.
 Au cours de ces différentes transformations chimiques, l’élément chimique Cuivre s’est conservé

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 Conclusion :
 Au cours des transformations chimiques ( des réactions chimiques ) , les différents éléments chimiques se
conservent .
 Les éléments chimiques présents avant la transformation chimiques sont présents après la
transformation / réaction chimique

VII. Répartition électronique d’un atome


1. Couches électroniques
Les électrons d’un atome ( ou d’un ion ) se répartissent dans couches électroniques . Chaque Couche
électronique est repérée / caractérisé par une lettre K , L , M pour les atomes Z 18

2. Règles de remplissage des couches électroniques


 Première règle : une couche électronique ne peut contenir qu’un nombre limité d’électrons
Couche K L M
Nombre maximal d’électrons 2 8 8
 Deuxième règle : le remplissage des couches électroniques s’effectue en commençant par la couche K .
lorsqu’elle est saturée on remplit la couche L et ainsi de suite.
 Remarque :
- Lorsqu’une couche est pleine , on dit qu’elle est saturée

3. Structure ( ou formule ) électronique d’un atome ou d’un ion


 La structure électronique d’un atome décrit la distribution des électrons de cet atome dans différentes
couches
 La structure électronique est composé des lettes correspondant aux couches K , L , M . les lettres sont
écrites entre parenthèse. on indique le nombre d’électrons qu’elles contiennent en exposant haut à droite
 Exemples :
L’atome ou ion
Nombre d’électrons 1 11 18 10
Structure électronique ( K )1 ( K )2 ( L)8 ( M )1 ( K )2 ( L )8 ( M)8 ( K )2 ( L )8
 Remarque :
- La dernière couche de la structure électronique contenant des électrons est appelée Couche externe
- Les autres couches occupés par des électrons sont nommés couches internes
- Si la couche externe d’un atome ( ou d’un ion ) est saturée , on dit que cet élément ( atome ou ion ) est
stable

 Exercice 2 : Structure de l’atome


Soit un atome X dont le noyau contient 20 neutrons et a une charge totale égale à +27,2.10-19 C.
1. Quel est le numéro atomique du noyau ?
2. Quel est le nombre de nucléons A ?
3. Combien cet atome comporte-t-il d’électrons ?
4. Donner le symbole du noyau de cet atome.
5. Donner la structure électronique de l’atome X. Quelle est la couche externe de cet atome ? Combien y-a-
t-il d’électrons périphériques ?
6. Que peut-on dire de cet atome et des suivants dont on donne le couple (Z ;A) : (17 ;37) et (17 ;35) ?
7. Quel ion donnera cet atome ? Justifier la réponse. Donner la structure électronique de l’ion.
Données : charge élémentaire e = 1,6.10-19 C.

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Chapitre 5 : Géométrie de quelques molécules
‫ هندسة بعض الجزيئات‬: 5 ‫الوحدة‬

Deux médicaments pour soigner les maux de tête : l’aspirine ( à droite ) et le paracétamol ( à gauche )

 Situation-problème :

Tout ce qui nous entoure est constitué de matière, la matière est composée de molécules plus ou
moins complexes, composés elles-mêmes d’atomes.

 Qu’est-ce qu’une molécule ?


 Pourquoi et selon quels critères ces molécules se forment-elles ?
 Comment représenter une molécule ? Ou bien comment déterminer la géométrie d’une molécule
dans l’espace ?
 Y a-t-il des règles ou des modèles permettant d’expliquer cette géométrie ?

 Objectifs : Connaissances et savoir-faire exigibles et expérimentaux

- Connaître les règles du duet et de l’octet


- Représenter selon le modèle de Lewis
- Quelques molécules simples :CO2 , C2H4 , N2 , O2 , …
- Connaître la géométrie des molécules : H2O , CH4 , NH3 en se basant sur la répulsion électronique des
doublets non liants
- Ecrire des formules développées respectant les règles du duet et de l’octet de quelques molécules simples :
C4H10 , C2H6O , C2H6O , C2H7N
- Être capable de représenter une molécule dans l’espace

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I. Règles du Duet et de l’Octet
1. Stabilité chimique des gaz rares
 Hélium 2He , Néon 10Ne et Argon 18Ar sont des gaz rares .Ces éléments n’existent dans la nature que
sous forme d’atomes isolés . ils ne réagissent pas avec les autres éléments chimiques (ne forment pas de
molécules ou d’ions ) . Ils sont qualifiés de nobles.
 Les gaz rares sont stables à l’état d’atome isolé car leur couche externe est saturée
Gaz rares Hélium 2He Néon 10Ne Argon 18Ar

Structure électronique (K )2 (K )2 ( L )8 (K )2 ( L )8 (M )8

2. Stabilités des autres éléments chimiques


A l’exception des gaz nobles , Les éléments chimiques n’existent pas naturellement sous forme d’atomes
isolés , car sous cette forme ils ne sont pas stables ( leur couche externe n’est pas saturée ). C’est pourquoi ils
se transforment et s’associent, de façon à augmenter leur stabilité : ils cherchent toujours à acquérir la
structure électronique d’un gaz noble de numéro atomique le plus proche .
3. Énoncés des règles du Duet et de l’Octet
 La règle de Duet : Au cours des transformations chimiques, les éléments chimiques de numéro atomique (
Z 4 ) évoluent de manière à avoir la structure électronique du Hélium 2He : ( K )2 . ils ont alors deux
électrons sur la couche externe
 La règle de l’Octet : Au cours des transformations chimiques, les éléments chimique de numéro atomique :
(4 Z 18 ) évoluent de manière à avoir la structure électronique du Néon 10Ne : ( K )2 ( L )8 ou Argon
18Ar ( K )2 ( L )8 (M )8 . Dons ils portent 8 électrons ( un octet ) sur leur couche externe
 Remarque :

Pour respecter la règle du duet ou de l’octet , un atome peut gagner ou perdre des électrons en se
transformant en ion mais il peut aussi établir une liaison chimique avec un autre atome pour former une
molécule
4. Applications sur les ions monoatomiques
Activité 1 : Les ions monoatomiques sont stables car ils vérifient les règles de Duet et de l’Octet
Atome Structure Structure électronique du Ion Structure
électronique de gaz rare le plus proche correspondant électronique de
l’atome l’ion
Lithium : 3Li
Aluminum : 13Al
Fluor : 9F
Béryllium : 4Be
Chlore :17Cl
Sodim : 11Na

II. Représentation de Lewis d’une molécule


1. Molécule :
 La molécule est un ensemble d’atomes reliés entre eux par une ou plusieurs liaisons chimiques, appelées
liaisons covalents.
 Les liaisons covalents permettent aux atomes de gagner le nombre d’électrons dont ils ont besoin pour
satisfaire la règle de l’octet ( ou duet )
 La molécule est stable et électriquement neutre
 Chaque molécule est caractérisée par une formule chimique brute (cette formule indique la nature des
atomes qui la constituent et le nombre de chacun de ces atomes) : Ex : méthane : CH4
 Il existe trois types de molécules :
- Les molécules des corps simples : H2 , N2 , O2 , O3
- Les molécules des corps composés : CO2 , H2O , CH4 , HCl
- Les macromolécules : glucose C6H12O6 , Aspirine C9H8O4
-

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2. Liaisons covalentes (doublets liants)
 Une liaison covalente est une liaison chimique dans laquelle les deux atomes se partagent deux électrons (
chaque atome fournissant un électron ) de leurs couches externes afin de former un doublet d’électrons
liant les deux atomes .
 on représente la liaison covalente (ces deux électrons) par un trait entre les symboles des deux atomes :
Exemple A B ( cas général ) , H—Cl.
 Le nombre de liaisons covalents (doublets liants) nL peut se calculer par la relation suivant : nL = p - ne
Avec , p : nombre d’électrons pour saturer la coucher externe ( p = 2 ou p = 8 )
ne : nombre d’électrons de valence (nombre d’électrons externes) d’un atome

Activité 2 : liaisons covalents


 Compléter le tableau suivant :
Atome Z nombre Structure électronique nL : Nombre de liaisons covalentes
d’électrons
Hydrogène ……………….………….., H est monovalent
Chlore ………………… …..………………………..
Oxygène ………………………….….., O est bivalent
Azote ………………………………………………….
Carbone ……………… …….…………………………..

 Remarque :
Il y a trois types de liaisons covalents :
Deux atomes peuvent mettre en commun 2 électrons ( un par un atome ) , 4 électrons ( deux par atome ) ou
6 électrons ( trois par atome )
 Liaison covalente simple : 2 électrons ( un par un atome ) , Ex H H
 Liaison covalente double ; 4 électrons ( deux par atome ) , Ex O O
 Liaison covalente triple : 6 électrons ( trois par atome ) , Ex N N
3. Les doublets non liants (doublets libres)
 Les électrons externes d’un atome qui ne participent pas aux liaisons covalentes, restent sur cet atome et
sont répartis en doublets d’électrons appelés doublets non liants
 Exemple : ……………………… , ………………………………….
 Le nombre de doublets non liants (doublets libres) nNL peut se calculer par la relation suivant :
nNL = . avec :
 ne : nombre d’électrons de la couche externe
 nL : nombre de doublets liants (liaisons covalents)
Activité N° 3 : Les doubles liants et non liants
Atome Structure électronique nL nombre de liaisons nNL nombre de doublets non
covalents (doublets liants) liants
Hydrogène
Chlore
Oxygène
Azote
Carbone

4. Représentation de Lewis d'une molécule


La représentation de Lewis d’une molécule est une représentation des atomes et de tous les doublets
d’électrons (liants et non liants) de cette molécule
Pour représenter les molécules selon le modèle de Lewis , on suit les étapes suivants :
 Ecrire le nom et la formule brute de la molécule
 Ecrire la configuration (Structure) électronique de chaque atome constituant la molécule

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 Trouver ne le nombre d’électrons de la couche externe de chaque atome constituant la molécule
 Déterminer nt le nombre total d’électrons externes intervenant dans la molécule en faisant la somme
des différents ne . nt = ∑
 Trouver nd le nombre global de doublets d’électrons ( liants et non liants ) en divisant par 2 le nombre
total d’électrons externes de la molécule , nd =
 Déterminer nL le nombre de liaisons covalents (doublets liants) de chaque atome : nL = p – ne
 Déterminer nNL le nombre de doublets non liants ( doublets libres ) de chaque atome en utilisant la
relation suivante : nNL =
 Finalement, représenter la molécule selon le modèle de Lewis.

Activité N° 4 : Représentation de Lewis


 Compléter le tableau suivant
Molécule Structure ne nt = ∑ nd = nL = p – ne nNL = Représentation de Lewis
électronique de
chaque atome
H2O

NH3

CO2

 Remarque :
La représentation de Lewis ne donne pas d’indication sur la géométrie de la molécule ( elle ne fournit pas
d’informations sur la répartition spatiales des atomes dans la molécule ) . L’explication de cette géométrie
est donnée par le modèle de Gillespie.
III. Géométrie des molécules
1. Géométrie spatiale des molécules (modèle de Gillespie)
 Dans la molécule, Les doublets liants et non liants (qui sont chargés négativement) se repoussent (c’est-à-
dire ils exercent les uns sur les autres des forces de répulsion) . Donc la disposition spatiale d'une molécule
est liée à cette répulsion.
 Dans le modèle de Gillespie, les doublets liants et non liants s’orientent dans l’espace de façon à minimiser
les répulsions, donc à être le plus loin possible les uns des autres.
 Comment représenter (dessiner) une molécule en 3 dimensions 3D sur une feuille à deux dimensions ?

 Remarque : on trouve souvent un atome central relié par d’autres atomes par des liaisons covalents

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2. Représentation de Cram :
Modèle de Cram permet de représenter les molécules et leurs liaisons sur une feuille à deux dimensions ( elle
fait apparaître les liaisons en perspective)
 Les liaisons situées dans le plan de la feuille sont dessinées en traits pleins :
 Les liaisons situées en avant du plan de la feuille sont dessinées en traits épaissis :
 Les liaisons en arrière du plan de la feuille sont dessinées en pointillés :
 Exemples
Amoniac NH3 Méthane NH4 Ethane C2H6
H H H

C C
C
H H H
H H
H

IV. Isomères
1. Types de formules
 Formule brute :
La formule brute d’une molécule indique le type et le nombre d’atomes dans la molécule. Elle ne donne
pas d’information sur l’enchaînement des atomes.
 Formule développée :
La formule développée est une forme simplifiée de la formule de Lewis, dans laquelle les doublets non-
liants ne sont pas représentés. (Toutes les liaisons covalentes entre les atomes apparaissent)
 Formule semi-développée :
La formule semi-développée est plus concise que la formule développée. Dans cette formule, les liaisons
concernant l’hydrogène ne sont pas représentées.

Activité 5 : Formule développée et semi développée


 Compléter le tableau suivant :
Formule brute Représentation de Lewis Formule développée Formule semi-développée

Propane : C3H8

Chloral
(Trichloroéthanal )

…………………….

Ethanol
…………………

3. Isomère
 On appelle isomères les molécules ou les ions qui ont la même formule brute (générale ) mais qui n’ont
pas la même formule développée ( c’est-à –dire l’enchainements des atomes sont différents )
 les isomères ont des propriétés physiques et chimiques différentes
H H H H
H
H C O C H H C C O
H H H H

C2H6O C2H6O
Les molécules ci-dessus correspondent à la même formule brute C2H6O . les atomes y vérifient la règle du
duet et de l’octet : Les deux écritures sont donc correctes et sont isomères

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Chapitre 6 : Classification périodique des éléments chimiques
‫ الترتيب الدوري للعناصر الكيميائيت‬: 6 ‫الوحدة‬

Classification périodique des éléments chimiques@Chtoukaphysique

Situation-problème :
Dès le début du 19 ème siècle, les éléments chimiques deviennent de plus en plus nombreux, ce qui a
poussé les scientifiques à essayer de les classer, de les regrouper et de trouver un moyen de les
agencer.

 Comment les éléments chimiques sont -ils regroupés ?


 Quelle est l’utilité de la classification périodique des éléments chimiques ?

 Objectifs : Connaissances et savoir-faire exigibles et expérimentaux


- Reconnaître les critères actuels de la classification périodique
- Déterminer les charges des ions monoatomiques et le nombre de liaisons que peut donner les éléments de
la famille du carbone , la famille de l’azote , la famille de l’oxygène et la famille du chlore .
- Identifier la position d’un élément dans la classification périodique
- Connaitre les propriétés et les noms de quelques familles ( les alcalins , les halogènes ..)
- Ecrire des formules brutes et les formules développées en utilisant la classification périodique

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I. Classification périodique des éléments chimiques :
1. Classification périodiques selon Mendeleïev
Activité N° 1 : les premiers essais de la classification des éléments
 Depuis l’antiquité, on connaissait déjà quelques éléments
chimiques comme le cuivre , l’or , le fer , l’argent , le soufre…
 Dès le début du 19ème siècle , les éléments chimiques deviennent de
plus en plus nombreux , ce qui a poussé les scientifiques à essayer
de les classer, de les regrouper et de trouver un moyen de les
agencer .
 Plusieurs tentatives de classification sont identifiées, mais aucune
n’est satisfaisante.
 Dans l'année 1860, un jeune chimiste russe Dimitri Ivanovitch
MENDELEÏEV (1834-1907), dans une lointaine université à Saint-
Pétersbourg, propose une première classification périodique des
éléments chimiques qui contenait 63 éléments qui étaient connus
à l’époque , en les rangeant par deux critères principaux ;
 Classer les éléments chimiques par ordre de masses atomiques
coissantes
 Les éléments chimiques figurant dans une même colonne
présentent des propriétés chimiques semblables (similaires)
 Mendeleîev prévoyait l’existence d’éléments chimiques inconnus à
l’époque, où il plaçait à ses places un point d’interrogation ( ? ) .
ils ont été découverts plus tard et leurs propriétés étaient identiques
à celles déjà prévu par Mendeleîev . Comme le Germanium, découvert en 1886 .
 De nos jours, les éléments chimiques sont rangés par numéro atomique Z croissant. Les atomes
ayant le même nombre d’électrons sur leur couche externe se trouvent sur une même colonne.
 Les atomes ayant le même nombre de couches électroniques occupées se trouvent sur une même
ligne appelée période.
 Exploitation :
1. Combien des éléments chimiques appartenant à la classification de Mendeleïev ? et pourquoi
2. Quels critères Mendeleïev a-t-il adoptés dans cette classification ?
3. Quel est la signification des points d’interrogation ( ? ) que Mendeleïev a mis dans certains
cases ?

 Interprétation :
1. La classification des éléments chimiques de Mendeleïev contient 63 éléments chimiques car ils
étaient les seuls connus à l’époque
2. La classification de Mendeleïev était basée sur deux critères principaux :
 Les éléments chimiques sont classés par masses atomiques croissantes
 Les éléments chimiques ayant des propriétés similaires ( ou voisines ) sont regroupés dans la
même colonne
3. Les points d’interrogation ( ? ) que Mendeleïev à mis dans certaines cases indiquent que les
éléments chimiques qui n’ont pas encore été découverts ont des propriétés chimiques semblables
à celles des éléments chimiques de la même colonne
2. Classification moderne ;
2. 1 Tableau périodiques des éléments chimiques
 La classification périodique comporte 18 colonnes et 7 lignes ou périodes
 Les éléments chimiques sont classés par numéro atomiques Z croissant
 Les éléments dont les atomes ont le même nombre d’électrons sur leur couche externe sont placés
dans la même colonne

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 Les éléments d’une même colonne forment une famille
 Les atomes ayant le même nombre de couches électroniques occupées se trouvent sur une même
ligne appelée période.

2. 1 Classification simplifiée des 18 premiers éléments


Activité N° 2 : Tableau périodique simplifié des éléments chimiques
 Donner la structure électronique de chaque élément
Colonne
période
I II III IV V VI VII VIII

H He
Hydrogène Hélium
1 Z=1 Z=2

.................... ....................

Li Be B C N O F Ne
Lithium Béryllium Bore Carbone Azote Oxygène Fluor Néon
2 Z=3 Z=4 Z=5 Z=6 Z=7 Z=8 Z=9 Z = 10

.................... .................... .................... .................... .................... .................... .................... ....................

Ar
Na Mg Al Si P S Cl
Argon
Sodium Magnésium Aluminium Silicium Phosphore Soufre Chlore
Z = 18
3 Z = 11 Z = 12 Z = 13 Z = 14 Z = 15 Z = 16 Z = 17
...................
.................... .................... .................... .................... .................... ..................... ....................
.

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II. Les familles chimiques
1. Définition
 Une famille chimique est constituée de l’ensemble des éléments chimiques appartenant à une
même colonne de la classification périodique.
 Les éléments appartenant à une même famille chimique possèdent des propriétés chimiques
similaires. car ils possèdent le même nombre d’électrons sur leur couche externe
2. Noms des familles chimiques :
2. 1 Familles des Alcalins
 Elle rassemble les éléments de la première colonne mis à part l’hydrogène ;
 Exemples : Sodium : Na et Lithium : Li
 Ils ont un électron sur leur couche externe qu’ils perdent facilement pour donner des ions de
charge + e : Li+ , Na+ et K+
2. 2 Familles des Alcalino-terreux

 Elle rassemble les éléments de la deuxième colonne ;


 Exemples : Béryllium : Be et Magnésium : Mg
 Ils ont 2 électrons sur leur couche externe qu’ils perdent facilement pour donner des ions de
charge + 2e : Mg2+ , Ca2+
2. 3 Familles des halogènes
 Elle rassemble les éléments de la septième colonne;
 Exemples : Fluor F et Chlore Cl, .....
 Ils ont 7 électrons sur leur couche externe et vont donc facilement en gagner un pour former des
ions de charge –e : F-, Cl-, Br-, I-.
 Dans la nature, ils se trouvent sous cette forme d’ion ou sous forme de molécules diatomiques
(fortement toxiques).
2. 4 Familles des gaz rares ou nobles
 Elle contient les éléments de la huitième colonne ;
 Exemples : He, Ne, Ar, Kr,
 Ce sont les éléments chimiques les plus stables, ils sont inertes chimiquement.

 Exercice 1 :
La couche électronique externe d'un atome est la couche (M). Elle comporte 1 électron.
1. Dans quelle ligne et quelle colonne de la classification périodique se situe l'élément chimique
correspondant ?
2. Donner son numéro atomique et l'identifier.
3. Quel ion monoatomique cet atome est-il susceptible de donner? Justifier.
4. Citer deux éléments appartenant à la même famille. Nommer cette famille.
5. Comparer les propriétés chimiques de ces éléments.

 Exercice 2 :
Un cation a pour formule électronique (K)2 (L)8 (M)8.
1. Est-il stable ? Pourquoi?
2. Sachant qu’il porte une seule charge élémentaire, déterminer la formule électronique de
l'atome dont il dérive et identifier l'élément correspondant.
3. Donner les numéros de colonne et de ligne (période) de cet élément dans le tableau de
classification périodique.

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Chapitre 7 : La mole – Quantité de matière
‫ المول – كمية المادة‬: 7 ‫الوحدة‬

Différentes types et formes du sucre . Comment compter le nombre de molécules de saccharose


contenues dans chacun de ces échantillons ?

 Situation-problème :
Pour pratiquer la chimie. les chimistes doivent dénombrer le nombre d’atomes, d’ions ou de
molécules appelés entités chimiques ( échelle microscopique ) présentes dans les échantillons de
matière qu’ils manipulent à échelle humaine ( échelle macroscopique ) . mais parce qu’il est
difficile de compter ces entités chimiques, les chimistes ont inventé une unité convenable appelée
mole .

 Qu’est-ce qu’une mole?


 Comment peut-on calculer la quantité de matière d’une substance chimique?

 Objectifs : Connaissances et savoir-faire exigibles et expérimentaux

- Connaître la mole en tant qu’unité de quantité de matière.


- Connaître le nombre d’Avogadro
- Connaitre la masse molaire d’un élément chimique
- Savoir calculer la masse molaire moléculaire et ionique
- Savoir calculer la quantité de matière à partir de la masse
- Connaitre le volume molaire
- Savoir calculer la quantité de matière d’un gaz à partir de son volume
- Connaitre la densité d’un gaz
- Connaitre la loi de Boyle –Mariotte
- Connaitre les caractéristiques d’un gaz parfait
- Connaitre les variables d’état d’un gaz
- Connaitre l’équation d’état des gaz parfaits
- Connaitre et exploiter la relation P.V = n.R .T

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I. Quantité de matière d’un échantillon de matière
1. La mole
Activité N° 1 : comment déterminer des quantités de matière ?
En chimie, la quantité de matière représente un nombre d’entités chimiques c’est un nombre
d’atomes, de molécules ou des ions . Pour déterminer le nombre d’atomes de Fer présents dans un
clou de fer , on mesure sa masse par une balance électronique et obtient ms =100 mg .
On considère que le clou ne contient que des atomes de fer .
 données :
- Les protons et les neutrons ont des masses presque égales mp mn = 1,66 . 10-27 Kg
- La masse des électrons est négligeable devant celle des nucléons me mp .
 Exploitation :
1. Calculer la masse approchée d’un atome de fer
2. Déduire N le nombre d’atomes de fer présent dans le clou
3. Si on comptait ces atomes au rythme de 1 par seconde, combien de temps durerait le
dénombrement ? Conclure
4. On considère un ensemble de paquets de papier ( contenant chacun 500 feuilles ) .
4.1. Calculer le nombre de feuilles dans cet échantillon ( 5 paquets )
4.2. Que remarquez-vous ?
5. Que suggérez-vous pour calculer le nombre d’atomes N de fer présents dans le clou
précédent ?

 Interprétation :
1. Calculons la masse approchée de l’atome de fer
On sait que m ( ) = Z mp + N mn + Z m e , or me m , alors m ( ) = Z mp + N mn ( la
masse de l’atome est concentré dans le noyau ) , puisque mp mn , donc m ( ) (Z + N ) mp
d’où m ( ) = A mp A .N m ( ) = 56 . 1,66 . 10-27 Kg 9,30 .10-26 Kg
2. Le nombre d’atomes de fer présent dans le clou est :
On a ms ( Clou ) N( ) et m( ) 1 , donc N = , AN N = ;
d’où N ( ) = 1,07 .1024
3. Si on comptait ces atomes au rythme de 1 par seconde donc le temps nécessaire pour compter le
nombre d’atomes N de fer présents dans le clou est = 1,07 .1024 s , c’est-à-dire :
= = 3,39 .1016 ans . On constate que le comptage de ces atomes est impossible.
4.
4. 1 Calculons N’ le nombre de feuilles dans cet échantillon ( dans 5 paquets ) :
Nous avons 5 paquets , donc N’ = 5 . 500 = 2500 feuilles
4. 2 On remarque qu’il est facile de compter le nombre total de feuilles , si on divise ce nombre
en groupes égaux ( en paquets )
5. Le nombre des atomes de fer présents dans le clou précédent étant énorme, donc on suggère
de comptabiliser ces entités par paquets (de même qu’on compte les œufs par douzaine ou les
feuilles de papier par ramettes de 500 feuilles). ce paquet élémentaire ou bien Cette nouvelle unité
s’appelle une mole.
2. La mole , le nombre d’Avogadro
Le nombre d'espèces chimiques ( atomes , molécules , ions ) présentes dans une mole est appelé
nombre d'Avogadro, noté NA , Avec : NA = 6,02.1023 mol-1
Ce nombre correspond au nombre d'atomes de carbone présents dans 12 g de carbone 12
m( ) A mp 1 atome Alors N =
mc = 12 g N atome
AN N = Donc N = 6,02.1023 mol-1 = NA

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3. Quantité de matière d’un échantillon (relation entre n et N )
La quantité de matière d’une espèce chimique ( x ) se note n ( x ) .
N ( X ) représente le nombre d’entités chimiques ( molécules , atomes ou ions ) présentes dans un
échantillon de matière :
1 mole NA Alors N =
n(x) N (x)

II. La masse molaire


1. Masse molaire atomique
La masse molaire atomique M ( x ) d’un élément chimique X est la masse d’une mole de cet élément
chimique sous sa forme atomique . la masse molaire s’exprime en g .mol-1
elle est donnée par le tableau périodique.
 Exemples : M ( H ) = 1 g.mol-1 , M ( C ) = 12 g.mol-1 , M ( O ) = 16 g.mol-1

2. Masse molaire moléculaire


La masse molaire moléculaire : c’est la masse qui correspond à une mole de molécules.
Pratiquement, la masse molaire moléculaire est égale à la somme des masses molaires atomiques des
éléments chimiques constituant la molécule. L’unité est toujours g .mol-1
 Exemples : Calculer la masse molaire
- de l’eau : M(H2O) = 2 M (H ) + M( O)
- du dioxyde de carbone M(CO2) = M (C ) + 2 M( O)
- du butane : M(C4H10) = 4 M (C ) + 10 M( H)
3. Relation entre la quantité de matière n d’un échantillon et sa masse m
Soit un échantillon de masse m contenant une seule espèce chimique X de masse molaire M(X). Il
contient une quantité de matière ( un nombre de moles) n(x) tel que : n ( x ) =
Avec n ( x ) en mol , m( x) en g , M ( x ) en g.mol-1
1 mole M(x)
n(x) m (x) Alors n ( x ) =

 Exercice 1 : Le sucre ou saccharose


1. Calculer la masse molaire moléculaire M (C12H22O11 ) du saccharose de formule C12H22O11.
2. Déterminer la quantité de matière nS de saccharose pour une masse de saccharose mS = 5,0 g
3. Déterminer le nombre de molécules de saccharose NS pour une quantité de matière nS = 2,0 mol
 Données : Masses molaires atomiques :
M ( H ) = 1 g.mol-1 , M ( C ) = 12 g.mol-1 , M ( O ) = 16 g.mol-1 et NA = 6,02.1023 mol-1

III. La quantité de matière d’un gaz


1. Volume molaire des gaz
Le volume molaire Vm d’un gaz est le volume occupé par une mole de ce gaz dans les conditions de
pression et de température données.
il s’exprime en m3 .mol-1 mais pratiquement en L.mol-1
2. Loi d’Avogadro-Ampère
A une température et une pression données , tous les gaz ont le même volume molaire .
Conditions Ordinaires de la Température et de Conditions Normales de la Température et de
Pression ( COTP ) : T = 20°C , P = 1 atm Pression ( CNTP ) : T = 0 °C , P = 1 atm
Vm = 24 L.mol-1 Vm = 22,4 L.mol-1
1 atm = 1,01325 .105 Pa

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3. Relation entre la quantité de matière et e volume d’un gaz
La quantité de matière d’un gaz (x) se note n ( x) de volume V ( x ) est donnée par la relation:
n(x)= , Avec Vm : le volume molaire dans les conditions de température et de pression
considérées.
1 mole Vm
n(x) V (x) Alors n ( x ) =

4. Densité d’un gaz par rapport à l’air


4. 1 Définition
On appelle densité d’un gaz d ( g ) par rapport à l’air à une température T et sous pression P , le
rapport entre la masse volumique du gaz considéré ( gaz ) et la masse volumique de l’air ;
d ( gaz ) = . La densité est un nombre toujours positif et sans unité

4. 2 Expression de la densité d’un gaz dans les conditions normales de température et de pression
Dans les conditions normales de température et de pression, la densité de l’air est = 1, 293 g.L-1
Dans ces conditions, la densité d’un gaz quelconque vaut : d = = .
m étant la masse du gaz et V le volume correspondant
Si on considère une mole de gaz , sa masse n’est alors autre que la masse molaire du gaz , et le volume
correspondant n’est autre que le volume molaire Vm = 22 , 4 L .mol-1
On a donc d = AN d = , D’où d =
 Règle : dans les conditions normales de température et de pression, la densité d’un gaz vaut :
d=
 Remarque :
 Si d 1 , le gaz est plus dense que l’air
 Si d 1 , le gaz est moins dense que l’air

IV. L’équation d’état des gaz parfaits


1. Les variables d’état du gaz
L’état du gaz est caractérisé par quatre grandeurs physiques macroscopiques.
Pression P, Température T , le volume V et quantité de matière n , ces variables sont appelées
variables d’état et qui ne sont pas indépendantes
 Les expériences ont montré que :
- Exp N°1 : Plus le volume V est faible, plus la pression est grande ( V P ) lorsque T = Cte et n
= Cte donc P = . ( P.V = la loi de Boyle – Mariotte )
- Exp N°2 : Plus la température T est élevée, plus la pression est élevée (T P )lorsque V = Cte et n
= Cte donc P = . T ( la loi de Gay – Lussac )
- Exp N°3 : Plus la température T est élevée, plus le volume est élevé (T V ) lorsque P = Cte et n
= Cte donc V= T ( la loi de Charles)
- Exp N°4 : Plus la quantité de matière n est élevée , plus le volume est élevé ( n V ) lorsque T
= Cte et V = Cte donc V = . n ( La loi d’ Avogadro)

2. La loi de Boyle – Mariotte


A température constante, pour une quantité de gaz donnée, le produit de la pression par le volume
occupé par ce gaz ne varie pas (reste constant) : PV = Cte

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3. Caractéristiques du gaz parfait
Le gaz parfait est un modèle simplifié des gaz. Ce modèle est construit sur les deux hypothèses
suivantes :
• Les molécules sont considérés comme des points matériels , c’est –à-dire la taille des molécules est
négligeable devant la distance intermoléculaire moyenne.
• Toutes les interactions entre les molécules sont négligeables sauf les interactions qui ont lieu lors
des chocs entre ces molécules
4. Équation d’état des gaz parfaits
Les expériences ( 1 , 2 ,3 , 4 ) ont montré que les variables d’état d’un gaz parfait sont liés entre eux
par la relation suivante : PV = n.R.T avec
P : La pression en pascal ( Pa )
V : le volume en m3
T : température en °K , tel que T ( ° K ) = T ( ° C ) + 273 , 15 , T = 0 ° K est appelée Zéro
absolu
R : Constante des gaz parfait en ( Pa.m3 . mol-1 . K-1 ) ( j.mol-1 . K-1 ) , R = 8,314 j.mol-1 . K-1

 Exercice 2 : Propanol C3H8O


Un flacon de volume V = 0,75 L de Propanol C3H8O(g). Le volume molaire gazeux vaut 25,0 L.mol-1
1. Calculer la masse molaire de ce gaz.
2. Calculer le nombre de molécules contenues dans ce flacon.
3. Calculer la masse du gaz contenu dans le flacon.
4. En déduire la masse volumique de ce gaz
5. Calculer la densité de ce gaz , que peut-on déduire ?
6. Déterminer la masse volumique de l’air dans ces conditions
M ( H ) = 1 g.mol-1 , M ( C ) = 12 g.mol-1 , M ( O ) = 16 g.mol-1 et NA = 6,02.1023 mol-1

 Exercice 3 : Dioxygène O2
Une bouteille cylindrique de volume V=1dm3 contient du dioxygène gazeux sous une pression de 150
bar à la température de 25°C.
1. Déterminer le volume molaire de ce gaz dans ces conditions.
2. Calculer la masse de dioxygène contenue dans la bouteille.
3. De quel volume de dioxygène peut-on disposer dans les conditions usuelles (P=1atm, θ =20°C)
M ( H ) = 1 g.mol-1 , M ( C ) = 12 g.mol-1 , M ( O ) = 16 g.mol-1 et NA = 6,02.1023 mol-1

 Exercice 4 : Butane CH4


Une bouteille de gaz butane CH4 renferme une masse m=15 kg de gaz comprimé.
1. A quelle quantité de matière de gaz butane cette masse correspond-elle ?
2. Calculer le volume qu’occuperait cette masse de gaz dans des conditions où la pression est
p=1020.hPa et la température 25°C.
3. Si cette quantité de gaz est contenue dans un récipient de 20 L, à la même température que
précédemment, quelle est la pression du gaz à l’intérieur de ce récipient
M ( H ) = 1 g.mol-1 , M ( C ) = 12 g.mol-1 , M ( O ) = 16 g.mol-1 et NA = 6,02.1023 mol-1

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Chapitre 8 : Concentration molaire des espèces
chimiques dans une solution
‫ التركيز المولي لألنواع الكيميائية في محلول‬: 8 ‫الوحدة‬

 Situation-problème :

Souvent dans la vie quotidienne, et suivant nos besoins on dissout dans l’eau des espèces
chimiques (solides ou liquides) avec des quantités notables et parfois précises .

 Quelle est la grandeur qui caractérise la solution préparée, et comment on détermine cette
grandeur ?
 Comment procéder expérimentalement pour préparer une solution contenant une quantité
de matière donnée d’une espèce chimique

 Objectifs :

- Savoir qu’une solution contient des molécules ou des ions


- La réalisation de la dissolution d’une espèce chimique moléculaire
- La réalisation de la dilution d’une solution aqueuse
- L’utilisation d’une balance et de la verrerie nécessaire pour préparer une solution de concentration
molaire donnée (éprouvette graduée, pipette , ballon…)
- Connaitre l’expression de la concentration molaire d’une espèce chimique moléculaire dissout et
l’exploiter dans des situations différentes.
I. Solution aqueuse
 Lorsqu’on dissout une espèce chimique ( solide , liquide ou gazeuse ) , dans un liquide on obtient une
solution
 L’espèce chimique dissoute est appelée soluté
 Le liquide dans lequel on dissout l’espèce chimique est appelé solvant. si le solvant utilisé est l’eau , on
obtient une solution aqueuse .
 Si le soluté n’est pas totalement dissous, la solution obtenue est saturée ; il y a dans ce cas un dépôt de
solide au fond du récipient et la solution n’est pas homogène.

II. Notion d’une concentration


1. Concentration massique
On appelle concentration massique Cm ( X ) d’une espèce chimique X dans une solution , le rapport entre
m ( X ) la masse de soluté dissous et V le volume total de la solution : Cm ( X ) = .
La concentration massique s’exprime souvent en g .L -1

2. Concentration molaire
La concentration molaire d’une solution ( ou la concentration molaire d’un soluté X ) est la quantité de
matière du soluté X présente dans un litre de solution ( solvant ) : C =
La concentration molaire est exprimée en mol .L-1

3. Relation entre la concentration molaire et la concentration massique

On sait que : C( X ) = = = , Alors C ( x ) =

III. Préparation d’une solution


1. Par dissolution d’une espèce chimique
2. Par dilution d'une solution existante :
2. 1 Principe d’une dilution
 Diluer une solution, c’est ajouter du solvant (l’eau distillé) , pour préparer une nouvelle solution moins
concentrée que la solution initiale .
 La solution de départ est appelée solution initiale ou solution mère
 La solution diluée est appelée solution finale ou solution fille
 La concentration molaire Cf de la solution finale (solution fille ) est toujours inférieure à la
concentration molaire Ci de la solution initiale ( solution mère ) : Cf Ci
2. 2 Conservation de la quantité matière

Lors d’une dilution, le volume V augmente donc la concentration molaire du soluté diminue : C = ,
mais sa quantité de matière n ne change pas ( reste constante ) :(on n'a pas ajouté de soluté, juste du solvant ).
 Relation de dilution
Solution initiale ( mère ) : Si Dilution Solution finale ( fille ) : Sf
Ci , Vi On ajoute Ve du solvant ( l’eau ) Cf , Vf = Vi + Ve
Quantité de matière : ni = Ci. Vi Quantité de matière : nf = Cf. Vf

 Conservation de la quantité matière :


Au cours de la dilution , la quantité de matière du soluté X se conserve , donc ni ( X ) = nf ( X )
Alors Ci. Vi = Cf. Vf ( relation de dilution ) avec Vf = Vi + Ve
 Facteur de la dilution f :
D’après la relation de dilution Ci. Vi = Cf. Vf , on obtient le rapport suivant = . ce rapport est
toujours positifs ;puisque Vf Vi et Ci Cf
 Ce rapport est appelé facteur ( ou coefficient ) de dilution on le note f : = = .
 Facteur de dilution c’est un nombre qui caractérise la dilution réalisée.

2. 3 Protocole d’une préparation de solution par dilution

 Exercice : concentration massique, molaire et dilution


On dissout 1,17 g de chlorure de sodium (NaCl) dans 100 mL d’eau distillée, on obtient une solution S1.
1. Dire quelles substances représentent le soluté et le solvant.
2. Calculer la concentration massique en chlorure de sodium de la solution (S1).
3. Déduire la concentration molaire de la même solution.
On ajoute à la solution (S1) un volume V d’eau distillée, on obtient une solution (S2) de concentration molaire
C2 = 0,02 mol.L-1.
4. Calculer le volume d’eau ajoutée Ve.
5. Déterminer f le facteur de dilution
Ahmed Hakim -Lycée technique qualifiant Allal Fassi -T.C.S O.F


 θ

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→ ℓ

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≤ ≤
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