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TH4 I.

DYNAMIQUE ET GESTION DES ECOSYSTEMES 1

Voir activité d’intro-rappel : La répartition des espèces au sein d’un écosystème


L’écosystème, définition
→ Un écosystème est un ensemble formé par :

- les êtres vivants qui l’occupent, associés en une communauté appelée biocénose.
Ces êtres vivants sont en interaction entre eux et avec leur milieu de vie.

- et un milieu de vie, appelé biotope, défini par l’ensemble des paramètres physico-chimiques (= facteurs
abiotiques : T°, pH….)
Ils influencent la composition et la répartition de la biocénose.

→ Au sein d’un écosystème, les espèces ne sont pas réparties au hasard mais s’établissent en fonction des
caractères physico-chimique du milieu (facteur abiotiques) et des facteurs biotiques (influence ou
modification du milieu par la présence d’autres êtres vivants).

On cherche à comprendre comment fonctionne un écosystème

I. Les écosystèmes, des interactions dynamiques


entre les êtres vivants et entre eux et leur milieu
1. Les interactions au sein d‘un écosystème
Au sein d’un écosystème, les êtres vivants de la biocénose entretiennent des interactions entre eux et avec le
biotope.

● Voir FA37 : Les interactions au sein d’un écosystème


a) L’influence des facteurs abiotiques

La biocénose est en interaction avec le biotope: les espèces se répartissent selon les conditions abiotiques
(nature du sol, humidité, luminosité etc…).

b) L’influence des facteurs biotiques

→ La diversité des interactions biotiques s’étudie au travers de leur effet sur la valeur sélective* des
partenaires.*Valeur sélective : Pour un individu donné, elle correspond au nb de ses descendants atteignant la
majorité sexuelle
VALEUR SELECTIVE (W) = VIABILITE (V) X FECONDITE (F)
Viabilité= proportion d ‘individu atteignant la maturité sexuelle
Fécondité= capacité pour un organisme à produire des descendants fertiles

→ Les êtres vivants d’un écosystème peuvent être liés par différents types d’interactions, appelées
interactions biotiques.
Ces interactions biotiques peuvent être classées en fonction de leur impact sur la valeur sélective des
partenaires, avec :
- des interactions de compétition (pour la lumière, pour l’eau, les nutriments-aliments…) qui ont des effets
négatifs sur les deux partenaires (réduit leur survie et/ou leur reproduction).
2
- des interactions de coopération qui ont des effets favorables réciproques.
Ex : mutualisme
symbiose= mutualisme durable, obligatoire
- des interactions d’exploitation (prédation, parasitisme) qui sont des interactions dissymétriques,
favorables pour une espèce et défavorables pour l’autre.

Tableau récapitulatif des différents types d’interaction


(cf.votre tableau de FA37+ tableau ci-dessous)
Type d’interaction Effet sur le partenaire A Effet sur le partenaire B
Compétition - -
Exploitation
Prédation : A est prédateur de la proie B
Parasitisme : A est le parasite de l’hôte B + -
Coopération
Mutualisme entre A et B + +
Symbiose entre A et B

Ces interactions structurent l’organisation d’un écosystème (notamment la biodiversité de


l’écosystème), son fonctionnement et son évolution (dynamique des populations)

2. Equilibre et résilience d’un écosystème


Un écosystème se caractérise par un équilibre dynamique susceptible d’être bousculé par des
facteurs internes et/ou externes :
● Voir FA38 : La dynamique des écosystèmes

a) Un écosystème en équilibre dynamique

Au cours du temps, un écosystème se modifie naturellement sous l’effet :

-de modifications des facteurs abiotiques qui peuvent changer au cours du temps, modifiant ainsi la
répartition des organismes.

- de modifications des facteurs biotiques :


croissance – vieillissement des organismes,
changements de biodiversité et modification des interactions qui en résultent.

Un écosystème n’est donc jamais stable. Il est en permanence en équilibre dynamique

b) Capacité de résilience* d’un écosystème

résilience*: retour d’un écosystème à sa situation dynamique initiale, d’avant perturbation ;


Même sans l’action de l’Homme, les écosystèmes montrent une dynamique spatio-temporelle avec des
perturbations* (incendies, maladies) affectant les populations.
*perturbation= modification brutale de l’écosystème.
Les conséquences de ces perturbations sur l’écosystème dépendent de :
- la richesse et la diversité biologique initiales : 3
La complexité du réseau d’interactions et la diversité fonctionnelle favorisent la résilience des écosystèmes
Ainsi, une diversité importante dans un écosystème limitera les effets à long terme d’une perturbation et
facilitera la résilience de l’écosystème.

- l’intensité et la fréquence des perturbations


la résilience d’un écosystème est possible jusqu’à un certain seuil de perturbation, au-delà duquel
l’écosystème ne peut plus revenir à sa situation dynamique initiale.

Alors, en l’absence de résilience, l’écosystème peut être irrémédiablement modifié.


Ex : sous l’action de sévères incendies, l’écosystème forestier boréal se transforme en un stade irréversible :
écosystème lande à lichen

3. Les flux de matière au sein d’un écosystème


● Voir FA39 : La petite historie illustrée de l’écosystème forestier et du cycle du Carbone

a) Stockage et flux de matière au sein d’un écosystème

Au sein d’un écosystème, les êtres vivants constituent un stock de matière vivante, appelée biomasse.
Parmi ces êtres vivants, on peut identifier :
- des producteurs primaires = qui produisent la matière organique uniquement à partir de matière minérale
(eau et CO2) en réalisant la photosynthèse.

- des consommateurs (produisant de la matière organique à partir de matière organique préexistante) qui se
nourrissent directement (herbivores, symbiotes, parasites) ou indirectement (prédateurs) de la biomasse des
producteurs primaires.

- Les décomposeurs du sol, détritivores, qui recyclent la matière par décomposition de la matière organique
morte en matière minérale à nouveau disponible dans le sol.

Il y a ainsi un flux de matière (de Carbone en particulier) qui circule d’un organisme à un autre, d’un niveau
trophique (alimentaire) à un autre dans un réseau trophique, alimentaire.

b) L’effet des écosystèmes sur les cycles biogéochimiques

- Au sein même d’un écosystème, on peut définir des réservoirs (êtres vivants) ainsi que des flux de
matière (eau, carbone, azote etc.…) :

les êtres vivants génèrent ou facilitent ces flux de matière qui entrent dans la biosphère (/absorption racinaire,
photosynthèse, respiration), circulent (/réseau trophique) et sortent (évaporation, érosion) de l’écosystème.

- L’écosystème lui-même constitue un réservoir de matière (eau, carbone) qu’il échange avec les autres
réservoirs de l’environnement comme l’atmosphère.

Pour un écosystème, on peut ainsi établir un bilan d’entrée et de sortie de la matière. Ce bilan détermine
l’effet global de l’écosystème sur les cycles biogéochimiques (azote, carbone ….):

Ex : pour le cycle du Carbone, les forêts jouent le rôle de puits car l’ensemble de l’écosystème forestier
absorbe plus de CO2 qu’il n’en rejette.

Ces interactions biotiques structurent ainsi :


- l’organisation (biodiversité de l’écosystème),
- l’évolution (dynamique des populations)
- et le fonctionnement de l’écosystème.
Schémas-bilan I. : Organisation, évolution et fonctionnement d’un écosystème forestier

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