Université Gaston Berger de Saint Louis
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UFR des Lettres et Sciences Humaines
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Niveau L1
EXPOSE : HISTOIRE DE L’AFRIQUE
THEME :
LES TRAITS SOCIAUX, POLITIQUES,
CULTURELS ET ÉCONOMIQUES DANS
L’EMPIRE Du MALI
PRESENTE PAR : GROUPE 2
Maguette samb Fall P33
Boubacar Séck P33
Mohamed Rassoul Fall P33
Ibrahima Ndour P33
Arame Bacar Ndiouck P33
Fatou DIENG P33
Fatou NDIAYE P33
Khalilou Sarr P33
Awa Gueye P33
Boubacar Baldé P33
Kassoum Diallo P33
Professeur : M. HOUMA
Année universitaire : 2022-2023
SOMMAIRE
INTRODUCTION
I / ORIGINE DE L’EMPIRE DU MALI
II / LA CIVILISATION DE L’EMPIRE DU
MALI
1/ L’ORGANISATION ÉCONOMIQUE
2/ L’ORGANISATION POLITIQUE
3/ L’ORGANISATION CULTURELLE
4/ L’ORGANISATION SOCIALE
III/ L’EMPEREUR : SOUNDIATA KEÏTA
IV/ LE DÉCLIN DE L’EMPIRE DU MALI
CONCLUSION
INTRODUCTION
La chute du Ghana au XIe siècle a occasionné une rivalité entre les États indépendants de la
boucle du Niger. De cette rivalité le Mali émergea vers la première moitié du XIIIe siècle et devint un
grand empire jusqu’à la fin du XIV e siècle. L’empire du Mali est un État africain médiévale qui
s’étendait entre le Sahara et la forêt équatoriale, l’océan Atlantique et la boucle du Niger soit sur les
actuels Mali, Burkina Faso, Sénégal, Gambie, Guinée Bissau, Mauritanie et la Côte d’Ivoire. Fondé au
XIIIe siècle par Soundjata Keita et connut son apogée au XIVe siècle. Il était un carrefour important
entre les peuples nomades du Sahara et les peuples de l’Afrique noire équatoriale. Son économie
reposait sur l’agriculture, l’artisanat, l’exploitation des mines d’or, la vente des esclaves et le
commerce de l’ivoire vers le bassin méditerranéen. Il serait à l’origine de la charte du Manding.
I.L’ORIGINE DE L’EMPIRE DU MALI
On sait peu de chose sur l’origine de l’empire. La tradition orale rapporte l’existence de royaume
divisé en trois provinces : le royaume de DO et celui de KRI. Ces deux royaumes sous l’action des Keita
vont fusionner pour créer le Manding. En effet le Manding (dans la région de Sibi) est le berceau de
l’empire du Mali. La région du Manding était divisée en trois provinces dirigées par les clans
malinkés : les Condés régnaient sous la province du Do, le Camara sur le Bouré et les Keita Konaté
allié au Traoré dans le KRI. C’est ainsi que vers 1050, le clan des Keita Konaté l’emporte sur les autres.
Ils se convertissent en l’islam et refusent la soumission à l’empire du Ghana.
A l fin du XIIe siècle, règne sous le manding Naré Manghan Konaté, père de Soundjata Keita. Il a pour
résidence Niani situé dans la région de Siguiri dans l’actuel Guinée. Il cherche à s’allier avec les
royaumes voisins afin de s’opposer aux nomades venant du Sahara afin de capturer des esclaves.
Au nord, Soumahoro Kanté, roi du Sosso conquiert les petits royaumes voisins au XIIIe siècle et
constitue un royaume très discipliné. Mais voulant contrôler les mines d’or, toutes les régions du
Manding et le Ghana, Soumahoro attaque et décima le Manding.
Vers 1235, Soundjata Keita fils de Naré Famaghan écrasa l’armée de Soumahoro Kanté à la bataille de
Kirina. Il devint ainsi le roi de tout le Manding. Il installa la capitale à Niani et entreprit l’organisation
du royaume.
II. LA CIVILISATION DE L’EMPIRE DU MALI
1/ L’ORGANISATION ÉCONOMIQUE
L’économie reposait sur l’agriculture, l’élevage, la pêche et le commerce. Le Mali qui englobait les
anciennes régions du Ghana échangeait avec le Maghreb et les pays côtiers au Sud du Sahara. Walata,
Tombouctou, Djenné étaient devenus les principaux centres commerciaux de la région. Du Maghreb,
le Mali recevait des tissus, des bijoux, le sel. Du Sud le Mali importait le cola, de l’huile de palme. Le
Mali exportait de l’or, du poisson, des étoffes, des produits artisanaux. Les cauris et souvent des
barres de sel et de cuivre servait de monnaie.
2/ L’ORGANISATION POLITIQUE
Elle n’a pas profondément varié depuis Soundjata. Le Mansa restait le patriarche, chef de la
justice, des armées. Il était assisté d´un conseil composé de hauts fonctionnaires. Le second
personnage de l'Empire était le Kankoro Sigui, chef des armées puis venait le Santigui responsable des
finances. Mansa Moussa avait introduit une nouvelle catégorie de fonctionnaires que sont les
secrétaires chargés de réceptionner et de rédiger les correspondances. Le griot jouait un rôle
important, il était le porte-parole du mansa et avait en charge l'éducation et l'instruction des enfants
du mansa.
3/ L’ORGANISATION CULTURELLE
Il n'y avait pas de religion officielle. L’empereur était musulman, mais la plupart des personnes
vivant au Mali étaient animistes. Le peuple acceptait l'islam de l'empereur comme un attribut de sa
force magique. De son côté, L’empereur n’a jamais eu la volonté de convertir à la population. En effet,
l'esclavage était une réalité sociale dans la société médiévale malienne et était source de revenus lors
des guerres, Or un musulman ne peut réduire un autre musulman en esclaves, d'où l'intérêt pour le
gouvernant de ne pas convertir la majorité du peuple.
4/ L’ORGANISATION SOCIALE
La famille étendue était la base de l’organisation sociale. La société était composée de nobles,
d’hommes libres et d’esclaves. La population est répartie en 30 clans : 16 clans d’hommes libres ; 4
clans de griots ; 5 clans maraboutiques, et 5 clans d’artisans. Pour rassembler ces clans, il instaure le
système de parenté à plaisanterie. C’est à cette époque qu´a été mise en place La charte du Manding
ou charte de Kouroukanfouga. Il met en place deux gouvernements militaires au nord à Soura et au
Sud à Sankaran.
La charte du Manding ou Kouroukanfouga
III. L’EMPEREUR : Soundiata Keïta
La vie de Soundiata Keïta nous est connue par les traditions orales rapportées par les griots : Sous
la forme d’une époque légendaire, Elles en font un héros-fondateur. Néanmoins de brèves mentions
du personnage et du contexte géopolitique à l’époque de son règne ces deux auteurs arabo-berbères
du XIVe siècle (Ibn Khaldum et dans une moindre mesure Ibn Battuta), ainsi que dans les chroniques
écrites du XVIIe siècle, confirme qu’il fut bien en personnage historique et corrobore certains faits
évoquer dans les sagas orales.
En difficulté, devant les attaques de Soumaoro Kanté, les malinkés font appel à Soundiata Keita.
Selon la tradition racontée par les griots, Soundiata Keita serait handicapé et ce n’est que tard qu’il
aurait pu marcher. Il aurait été persécuté par son frère aîné Dankara Tuman, ce qui l'aurait poussé à
s’exiler à Néma.
Vers 1230, il devient roi et il réunit les clans malinkes à Siby. Selon les traditions orales, il aurait
organisé une armée composée de 1000 cavaliers et des 10 milles fantassins elle entreprit la guerre
contre le roi du Sosso. Après plusieurs batailles, c’est vers 1235 que Soundiata Keita vainc l’armée de
Soumaoro à kirina. Selon la légende, Soumaoro disparaît dans les montagnes autour de koulikoro.
Soundiata Keita conquiert alors tous les royaumes de la région qu’il unifie pour former l’empire du
Mali. Il est proclamé « Mansa » ce qui signifie « roi des rois ».
Après ces conquêtes, le règne de Soundiata Keita est connu pour être une époque de paix, de
prospérité et de liberté à la suite de la proclamation de la charte du Manding. L’empire du Mali
regroupait alors les populations issues de différentes ethnies (Malinkés, Bambaras, Wolofs,
Toucouleurs)
Soundiata Keïta meurt vers 1255, vraisemblablement par noyade. Selon la légende, il se serait
transformé en hippopotame.
IV. LE DÉCLIN DE L’EMPIRE DU MALI
Mansa Moussa meurt en 1332, après son règne l’empire vacille. Il est remplacé par son fils Manga
qui sera évincé en 1336 par son oncle Mansa Soulaymane qui était l'héritier constitutionnel. La
décadence de l’empire commence par ce dernier. Suivent les règnes de Mansa Manga et Moussa son
fils. Mansa Manga écrase le peuple sous une multitude d’impôts et dépenses sans compter les
ressources de l’Etat. Kanko Moussa tente d'inverser la tendance, mais il n'y arrive pas. Le pouvoir
appartient à son grand vizir. Depuis son règne l'empire connaît une situation politique instable. Des
intrigues de palais, des assassinats troublent la quiétude de l'empire. Aussi la succession d'un
souverain médiocre précipite l'affaiblissement de l'empire. Au plan économique, on assiste à un
transfert progressif des centres commerciaux vers le Royaume sonrai.
A ses crises internes le Mali doit faire face à la révolte des peuples soumis et aussi aux attaques des
royaumes voisins tels que les mossis du Yatenga qui ravagea le Macina jusqu'au lac Débo vers 1400. A
la fin du règne de Kanko, l’empire se décompose, des Etats tels que le songhaï se déclarent
indépendants. Les Mossis et les Touaregs envahissent l’est du pays, réduisant le territoire du défunt
empire. A la fin du XVIIe siècle, l’empire du Mali, naguère puissant, n’existe plus.
Conclusion
Le Mali comme le Ghana a marqué l’histoire de l’Afrique par l’originalité de son organisation
fondée sur une décentralisation du pouvoir, la tolérance religieuse, sur un modèle d'intégration
politique de nombreux peuples, sur une sécurité des biens et des personnes. Mais les nombreux
conflits internes et les attaques extérieures mettent fin à l'existence de l'empire.