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Bénéfices Industriels Et Commerciaux

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BÉNÉFICES INDUSTRIELS ET

COMMERCIAUX
BIC

• Les bénéfices industriels et commerciaux (BIC)


représentent l’une des trois catégories de
bénéfices professionnels avec les bénéfices non
commerciaux et les bénéfices agricoles.
• Aux termes de l’article 34 alinéa 1 du CGI, «
sont considérés comme bénéfices industriels et
commerciaux (…) les bénéfices réalisés par des
personnes physiques et provenant de l’exercice
d’une profession commerciale, industrielle ou
artisanale ».
LA NOTION D'ACTIVITÉ COMMERCIALE

• Le texte pose en principe l’assimilation entre la qualification fiscale et la qualification civile des actes.
L’accomplissement, à titre professionnel, d’actes de commerce au sens de la législation commerciale (art. L.110- 1 du
code de commerce) emporte la qualification des bénéfices de BIC (CE, 29 avril 2002, Jacob, n° 234.133).
• L’inscription au registre du commerce et des sociétés n’est pas exigée. La notion d’activité professionnelle implique
l’accomplissement d’opérations par des personnes agissant à titre habituel, pour leur propre compte et dans un but
lucratif.
• les activités commerciales : l’achat d’objets en vue de les louer, la fourniture de logement, de nourriture (hôtellerie,
restauration), l’achat de marchandises en vue de leur revente en l’état ou après transformation, la sous-traitance, le
transport par terre ou par eau, les opérations de change, banque et courtage et tout service de paiement.
• Les activités industrielles comprennent la production de biens, les industries de transformation et d’extraction (mines),
les entreprises de manutention et de magasinage, la production et la vente d’électricité photovoltaïque.
• L’artisan est défini comme un travailleur indépendant qui exerce une activité manuelle nécessitant une qualification
souvent acquise à la suite d’un apprentissage. On y retrouve notamment certains exploitants du petit commerce ou
de la petite entreprise, ainsi que certaines activités de pêche maritime.
LES ACTIVITÉS RÉPUTÉES COMMERCIALES PAR
DÉTERMINATION DE LA LOI
• La qualification de bénéfice industriel et commercial peut encore être retenue sans que soit rempli le critère
général défini à l’article 34 alinéa 1 du CGI.
• Le Code général des impôts prévoit de rattacher certaines opérations à la catégorie des BIC, quand bien
même elles ne présenteraient pas les caractéristiques d’une activité commerciale.
• Ainsi, l’article 34 alinéa 2 du CGI dispose-t-il que les concessionnaires de mines, les amodiataires50 et sous
amodiataires de concessions minières, les titulaires de permis d’exploitation de mines et les explorateurs de
mines de pétrole et de gaz combustibles sont réputés dégager des bénéfices industriels et commerciaux.
• De la même manière, par application de l’article 35 du Code général des impôts, relèvent des BIC : -
certains profits de source immobilière, notamment ceux provenant des opérations de construction (art. 35 I 1 °-
4° CGI)
LES ACTIVITÉS RELEVANT PAR ACCESSOIRE DES BIC

• L’article 155 I du Code général des impôts, sans les qualifier de BIC, soumet les bénéfices non commerciaux et les bénéfices agricoles
réalisés à titre accessoire au régime des BIC.
• Lorsqu’une entreprise industrielle ou commerciale effectue des opérations dont les résultats devraient entrer dans la catégorie des BNC
ou des bénéfices agricoles, ces résultats seront pris en compte dans la détermination du BIC, à condition que ces opérations constituent
une simple extension de l’activité industrielle et commerciale.
• Deux conditions cumulatives ont été dégagées par la jurisprudence pour la prise en compte des profits agricoles ou non commerciaux
accessoires :
• Un lien étroit doit exister entre les activités accessoires (agricole ou non commerciale) et l’activité principale (industrielle et/ou
commerciale).
• Par exemple, dans le cas d’une activité agricole, la condition est satisfaite lorsque les produits de l’exploitation agricole sont
largement absorbés par l’activité commerciale.
• L’activité commerciale doit être prépondérante. L’appréciation de l’importance relative des deux activités se fait en principe par la
comparaison des chiffres d’affaires respectifs, mais d’autres critères, tels que les bénéfices, peuvent également prévaloir
DÉTERMINATION DU RÉSULTAT IMPOSABLE

• Le bénéfice imposable, dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux,


est un bénéfice « net »
• Il est calculé en faisant la différence entre les produits perçus et les charges
supportées par l’entreprise.
• Afin de déterminer ce bénéfice (ou ce déficit si la différence laisse apparaître un
résultat négatif), un certain nombre de notions et de principes généraux devront
faire l’objet d’une explication avant d’entrer dans le détail des produits et charges.
LES MICRO-ENTREPRISES

• Préalablement, il convient de préciser que deux régimes d’imposition existent avec un régime
d’évaluation forfaitaire et un régime d’évaluation réelle soit simplifié soit normal.
• Le régime d’évaluation forfaitaire ou régime microentreprise concerne les entreprises dont le
chiffre d’affaires annuel est inférieur à 188 700 € HT pour une activité de vente de
marchandises et denrées à emporter ou à consommer sur place ou une activité de fourniture
de logement (à l’exception en principe des locations meublées) et 77 700€ HT en dehors de
ces hypothèses (art. 50-0,1 du CGI), pour les autres activités de prestations de services.
• À compter de l'imposition des revenus de 2017, les modalités de détermination des seuils
applicables au régime micro-BIC sont déconnectées de celles concernant la franchise en base
de TVA.
RÉGIME MICRO ENTREPRISE

• La base imposable est alors constituée des recettes brutes desquelles l’entrepreneur
individuel déduit 71 % (activité de vente) ou 50 % (prestations de service) au titre
des frais et charges (donc respectivement imposé sur une base forfaitaire fixée à 29
% ou 50 % du montant de leurs recettes).
• Ces abattements ne peuvent être inférieurs à 305 €. En cas d’activités mixtes, les
abattements sont calculés séparément pour chaque fraction du chiffre d’affaires
correspondant aux activités exercées, soit une déduction minimale de 610 €.
• Le régime de la microentreprise ne s’applique qu’aux seuls entrepreneurs individuels
BIC
• Le bénéfice imposable dans la catégorie des BIC est le bénéfice net.
• Une méthode analytique définie à l’article 38-1.
• Une méthode synthétique définie à l’article 38-2.
• L’actif net est défini comme l’excédent des valeurs d’actif sur le total formé au passif par les
créances de tiers, les amortissements et les provisions justifiées.
• Cette définition très générale permet d’inclure dans le bénéfice imposable les profits et pertes
de toute origines réalisées par l’entreprise, que ce soit dans l’exercice normal de son activité
principale ou à la suite d’événements indépendants de sa volonté (par exemple la réalisation
d’une plus-value à la suite d’une expropriation, l’extinction ou la remise d’une dette).
LES RÈGLES DE DÉTERMINATION DU RÉSULTAT FISCAL
• Les produits et charges ne peuvent être rattachés qu’aux résultats de la période d’imposition à laquelle ils se
rapportent.
• Par conséquent, les événements survenus ultérieurement à la clôture de l’exercice ne peuvent en aucun cas influer sur
celui-ci.
• En vertu du principe d'indépendance des exercices, l'annulation d'une opération postérieurement à la clôture d'un
exercice ne saurait remettre en cause les conséquences qui en ont été tirées pour la détermination des résultats
imposables dudit exercice
• Le résultat fiscal est intimement lié au résultat comptable.
• On le perçoit pour les règles de rattachement dans le temps des créances et des dettes.
• Si, sauf exception, la comptabilité de caisse (encaissement et décaissement) est propre à la fiscalité des ménages, la
comptabilité d’engagement (créances acquises et dettes certaines) est propre à la fiscalité des entreprises.
• En matière de bénéfices industriels et commerciaux, ce ne sera donc pas la date de l’encaissement qui prévaudra,
mais la date de facturation qui déterminera le rattachement à tel ou tel exercice.
• En conséquence, une recette ou une dépense sera présumée perçue ou réalisée au moment de la facturation.
LE RÉSULTAT FISCAL

• Le droit fiscal rejoint ici les règles comptables, l’article 38 quater annexe III du CGI dispose que les entreprises doivent respecter les définitions
et règles comptables – plan comptable général – sous réserve que celles-ci ne soient pas incompatibles avec les règles applicables pour
l’assiette de l’impôt.

• C’est pour cette raison que le résultat fiscal est établi à partir du résultat comptable, le contribuable devra opérer les ré intégrations et
déductions commandées par le code général des impôts lorsque celui-ci mettra en place des règles propres au droit fiscal qui dérogent au plan
comptable général.

• L'entrepreneur (ou la société) doit déterminer son résultat en application des règles comptables avant de procéder aux éventu elles rectifications
extra-comptables pour obtenir le résultat fiscal.
• C’est une fois ces deux étapes réalisées qu’il pourra appliquer les dispositifs purement fiscaux.

• Il faut donc imputer prioritairement les charges comptables proprement dites ; procéder aux rectifications extra-comptables qui s’imposent ;
avant d’appliquer les charges purement fiscales comme les déficits reportables (CE, 10 avril 2015, Société Fayat, n° 369667)

• Les produits d’exploitation sont constitués des produits issus de l’activité de vente ou de prestations de services.
• S’y ajoutent tous les revenus ou profits accessoires réalisés à l’occasion de la gestion commerciale de l’entreprise.
LES PRODUITS IMPOSABLES

• Les produits imposables représentent les ressources de toutes natures de l’entreprise.


• Celles-ci doivent être comptabilisées lorsqu’elles sont certaines dans leur principe et dans leur montant, et ce,
indépendamment de leur encaissement (CE, 3 mars 1991, Quié, n° 97.596). Il s’agit là d’une comptabilité d’engagement.
• La créance doit être rattachée à l'exercice au cours duquel intervient la livraison du bien ou l'achèvement de la prestation
• Les acomptes perçus avant la date de livraison du bien ou l'exécution du service ne constituent pas des produits.
• La période d’imposition n’est pas nécessairement identique à l’année civile.
• Le principe, en matière d’imposition des BIC à l’impôt sur le revenu, consiste à retenir l’exercice clos de l’année d’imposition
des revenus, quelle que soit sa date d’ouverture.
• Dans l’hypothèse où deux exercices viendraient à être clôturés une année civile, il convient alors d’agréger les bases
imposables de ces deux exercices.
• Par exception le premier exercice comptable lors d'une constitution de société peut être de 24 mois
ILLUSTRATION

• EXEMPLE

• Une entreprise accepte une commande de 50 000 € en


novembre 2021 avec livraison prévue en janvier 2022. La
vente est parfaite dès lors qu'il y a accord des parties sur
la chose et sur le prix.

• Toutefois, la créance de 50 000 € n'est pas enregistrée


en produit par l'entreprise au titre de l'exercice clos le 31
décembre 2021 car la chose n'est pas encore livrée. Elle
le sera au titre de l'exercice 2022

• Si l'acquéreur verse un acompte à la commande, celui-ci


n'est pas davantage enregistré comme produit mais
constitue une simple avance du client.
• Les produits qui se rapportent à des prestations
continues (notamment les locations, prêts
d'argent et contrats d'assurances) doivent être
pris en compte au fur et à mesure de l'exécution
de ces prestations.
• C'est l'analyse économique des prestations de
LES services considérées qui permet de qualifier
PRESTATIONS celles-ci de prestations continues.
CONTINUES • En application de cette règle, on rattache à un
exercice les loyers et les intérêts qui ont couru
jusqu'à la date de clôture de cet exercice, quelles
que soient la date de l'échéance et celle du
paiement.
• art. 38, 2 bis CGI
LES REVENUS ACCESSOIRES ET EXCEPTIONNELS

• Les produits d’exploitation sont constitués des produits issus de l’activité de vente ou de prestations
de services.
• S’y ajoutent tous les revenus ou profits accessoires réalisés à l’occasion de la gestion commerciale
de l’entreprise
• Les produits exceptionnels sont constitués des subventions et des indemnités que peut recevoir une
entreprise.
• Toutes les subventions sont imposables, qu’elles soient ou non directes, sauf à entrer dans le cadre
de l’article 42 septies du Code général des impôts qui vise la subvention d’équipement versée par
une collectivité publique (y compris l’Union européenne) pour acquérir des immobilisations.
• Cette disposition prévoit, sur option, un étalement de cette somme sur les exercices suivants au
même rythme que l’amortissement pratiqué si le bien est amortissable
LES STOCKS
• L’imposition repose sur la comparaison de deux actifs nets, ce qui implique de tenir
compte des stocks et de leur variation.

• À cet effet, le code de commerce contraint les entreprises à effectuer un inventaire


une fois par an (art. L.123-12 du code de commerce). L’évaluation s’opère soit selon
leur coût de revient (à savoir leur coût réel) soit au cours du jour de la clôture de
l’exercice si ce cours est inférieur au coût de revient (art. 38-3 ; 39,1-5° CGI et art.
38 decies ann. III CGI).
• Le coût de revient tient compte des charges (charges de production comme la main
d’œuvre ou la dépréciation des immobilisations) sans toutefois inclure les frais
d’administration générale sauf sur justification ou encore les frais de recherche, les
redevances de brevets ou encore les frais financiers (art. 38 nonies ann. III CGI) 62.
• La sous-activité d’une entreprise ne peut être en revanche retenue (CE, 27 juin
1994, Villeroy et Boch, n° 121.748).
LES MÉTHODES D'ÉVALUATION DES STOCKS

• Deux méthodes d’évaluation existent : La méthode du premier entré, premier sorti (PEPS ou FIFO pour First in,
First out) : on raisonne produit par produit en considérant que le produit qui quitte le stock en premier était
précisément celui qui y était entré en premier. Exemple : 30 objets sont en stock au 1er janvier avec un prix
unitaire d’acquisition de 10 €. Au 1er août, 20 objets du même type sont achetés à 8 €. Au 31 décembre, il
ne reste que 15 objets. 35 objets ont quitté le stock au cours de l’exercice. Soit : 15 x 8 € = 120 €.
• La méthode du coût moyen pondéré : les biens entrés en stock en cours d’exercice sont ajoutés à ceux qui s’y
trouvaient en début d’exercice et on divise le tout par le nombre d’éléments. Cette moyenne est alors utilisée
pour évaluer le stock en la multipliant par le nombre d’éléments demeurant en stock à la clôture de l’exercice.
Exemple : selon les mêmes données que l’exemple précédent, on obtient [(30 X 10 €) + (20 X 8 €)] : 50 =
9,20 € donc le stock est évalué à 15 x 9,20 € = 138 €.
LES CHARGES AUX SENS COMPTABLE
• Conformément aux dispositions du Plan comptable général (PCG 2014, art. 511-2), les charges
recouvrent :
• 1) Les sommes ou valeurs versées ou à verser :
• — en contrepartie de marchandises, approvisionnements, travaux et services consommés par
l'entité ainsi que des avantages qui lui ont été consentis,
• — en exécution d'une obligation légale,
• — exceptionnellement, sans contrepartie ;
• 2) Les dotations aux amortissements, aux dépréciations et aux provisions ;
• 3) La valeur d'entrée diminuée des amortissements des éléments d'actif cédés, détruits ou disparus, sous
réserve des dispositions particulières fixées à l'article 221-6 du PCG 2014 pour les titres immobilisés
de l'activité de portefeuille et à l'article 222-1 du PCG 2014 pour les titres de placement.
LES CHARGES DÉDUCTIBLES ( CLASSE DE COMPTE
6)
• Les charges déductibles pour la détermination du bénéfice imposable
comprennent :
• les achats de matières et marchandises ou produits assimilés
• les dépenses que le Code général des impôts (art. 39, 1-1 °) désigne sous la
dénomination globale de « frais généraux »
• les amortissements
• les provisions.
LES FRAIS GÉNÉRAUX

• Les frais généraux doivent remplir les conditions suivantes pour être déductible du
bénéfice imposable:
• se traduire par une diminution de l'actif net de l'entreprise (ce qui implique de
distinguer frais généraux et coût d'acquisition des immobilisations),
• être exposés dans l'intérêt de l'exploitation, autrement dit se rattacher à une gestion
normale (ne pas constituer une dépense somptuaire ou un acte anormal de gestion)
• être régulièrement inscrits en comptabilité et justifiés
• Être comprises dans les charges de l'exercice au cours duquel elles ont été engagées
• Ne pas être exclues des dépenses déductibles par une disposition expresse fiscale

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