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Dictionnaire

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Lexicographie et pratique du dictionnaire

Le lecteur est familiarisé avec le dictionnaire parce qu’il est habitué à l’utiliser déjà de
l’école élémentaire. Le but des dictionnaires est didactique, mais aussi pédagogique.

Le dictionnaire est :

1. Un objet linguistique, parce qu’il parle de la langue en utilisant la langue ;


2. Un objet culturel, parce que grâce à la langue, il véhicule la culture.

La lexicographie est une science, mais aussi une pratique :

1. Une pratique ancienne qui est née au 16 ème siècle, et qui consiste dans la mise
en œuvre de techniques pour créer les dictionnaires. En effet le premier
dictionnaire monolingue est créé à cette époque.
2. Une science récente, qui analyse la linguistique moderne et permet la
production de nouveaux dictionnaires.

La lexicographie se développe à partir des études de la lexicologie, une science qui


étudie le lexique d’une langue.

Les dictionnaires répondent à tous les problèmes du vocabulaire : homonymie,


polysémie, synonymie, figures de rhétorique…

Le premier dictionnaire bilingue en France est le ? et il est un dictionnaire latin-


français.

Le dictionnaire s’agit d’une suite d’entrée (qui sont le mot) disposées selon l’ordre
alphabétique ; les mots son suivi de l’article (definition).

Il y a deux linguistes qui sont Quemada et Dubois, qui ont étudié les dictionnaires. Les
différences qui ont étudié ces deux linguistes sont :

1. Différence entre dictionnaire monolingue et bilingue : le bilinguisme est la


différence entre deux idiomes (langue maternelle/étranger ou les dialectes) ;
2. Dictionnaire extensif et dictionnaire sélectif : le dictionnaire extensif veut être
de répertoire de tous les mots de la langue ; le dictionnaire sélectif fait une
sélection du lexique, il veut se concentrer sur une sélection lexicale. (Les
exemples sont les dictionnaires de mot scientifique, technique ou le dictionnaire
de synonyme et de contraire) ; on peut considérer le Dictionnaire de l’Académie
française comme un ouvrage sélectif ;
3. Dictionnaire des choses et dictionnaire des mots : les dictionnaires des choses
étudient le fonctionnement d’un objet, sa création et sa description. Un
dictionnaire des choses très connus est l’Encyclopédie (Siècle des Lumières,
Diderot) ; les dictionnaires des mots donnent des informations linguistiques sur
les mots, de leur utilisation dans la phrase, du sens de chaque mot et sur la
prononciation.
4. Dictionnaire analogique et dictionnaire étymologique : le dictionnaire
étymologique étudie l’origine du mot et son histoire ; le dictionnaire analogique
donne par chaque terme sa définition, mais aussi un autre mot proche à niveau
du sens. (Il n’est pas un synonyme !!) ;
5. Les dictionnaires informatiques ne se réduisent plus à l’information des
dictionnaires conventionnelle, mais il s’agit de fabriquer des nouveaux outils qui
reposent sur des réseaux de plusieurs millions de liens.

Les grands dictionnaires de langue aujourd’hui sont :

1. Le Littré (d’Emile Littré) a plusieurs redictions. Il est considéré comme un


monument culturel et il s’inspire des principes de la linguistique du 19 ème siècle,
une linguistique surtout historique. Il a une approche diachronique (car
privilégie l’évolution), et est étymologique ; les exemples appartiennent à une
langue qui n’est pas actuelle mais est une langue classique.
2. Le Grand Robert de la langue française est divisé en plusieurs volumes et il est
un dictionnaire étymologique, extensif, descriptif, historique et analogique ; ce
dictionnaire comprend tous les termes les plus courant de la langue, plus des
termes scientifiques ou techniques et il donne les acceptions des termes suivant
l’ordre chronologique de leur apparition. (Les exemples sont tirés des textes
littéraires, souvent du 19 et 20ème siècle.)
3. Le Dictionnaire du français au collège s’agit d’un dictionnaire pédagogique,
didactique, où on trouve le française actuelle (et donc synchronique). Ce
dictionnaire exclut les mots vieillis et le vocabulaire spécialisés, parce qu’il se
concentre sur l’usage parlé de la langue. Il y a la prononciation aussi et les
synonymes et contraires. Il y a aussi des informations étymologiques, mais il se
concentre sur la langue parlée.
4. Le Lexis, Dictionnaire de la langue française est rédigé par Dubois. Ce
dictionnaire utilise la méthode de regroupement, c’est-à-dire que pour chaque
entrée ce dictionnaire donne tous les dérivés de ce mot et tout le composé à
partir de ce mot. Par exemple sur le verbe Concorder on trouve ici Concordant,
Discordant : tous les mots qui proviennent de ces mots par dérivation ou par
composition. (Composition : on compose un mot nouveau en utilisant des
termes qui existent déjà ; dérivation : on prend un mot qui existe déjà et on
ajout un suffixe.). Il donne aussi les synonymes, les antonymes et on peut dire
que ce dictionnaire est construit sur les études de la linguistique structurale. Il
accorde aussi une grande importance au fonctionnement syntagmatique des
mots et donc c’est-à-dire les comportements d’un mot dans un phrase
(éléments qui précède et suivre le mot dans la phrase : exemple pour un verbe
il étudie la nature générale du sujet, du complément). Il communique aussi des
informations étymologiques, sur la prononciation d’un mot et sur le registre de
langue. Donc il est un dictionnaire extensif.
5. Le Grand Larousse de la Langue Française s’agit d’un ouvrage d’un grand
intérêt. Les auteurs dans la Préface parle d’un modèle de lecteur : le
francophone cultivé (francophone : qui parle le français comme langue
maternelle, et cultivé : instruit) et donc ce dictionnaire s’adresse à un publique
particulier. Ce dictionnaire inclut une riche information étymologique et de
linguistique historique : en effet il décrit l’origine et l’évolution des mots, mais
avec l’aide de l’usage actuel des mots. Dans le Grand Larousse le classement
d’un terme est lié à la distribution de ce terme dans la phrase. (Il a un
traitement polysémique).
6. Le Trésor de la Langue Française n’a pas une visée directement pédagogique,
mais il s’agit d’un travail qui consiste à relever systématiquement les mots
attestés dans les textes des XIX et XX siècles. Dans ce dictionnaire il y a pour
chaque termes une liste détaillée des contextes où nous utilisons ces termes. La
présentation typographique reflète la distinction entre la définition et la
multiplicité des emplois de ces unités dans les discours. Il est fait mention du
domaine des utilisations des termes. (Il y a aussi une version informatique)

RICORDA !! L’article du dictionnaire coïncide avec la définition de l’entrée.

De tous les problèmes liés à l’entrée lexicale, il y a la différenciation entre classement


homonymique et classement polysémique :

1. Traitement homonymique (deux termes qui ont un même son mais des sens
différents). Le Lexis, qui recourt un traitement homonymique, distingue deux
entrées pour, par exemple, aiguillon :
1° aiguillon : long bâton ;
2° aiguillon : dard des abeilles.
2. Traitement polysémique (un même mot qui présent des sens différentes) = Le
GLLF, exemple de traitement polysémique, a une seule entrée :
Aiguillon : 1° long bâton ; 2° dard des abeilles.

Donc, on peut dire que dans le traitement polysémique, des sens distincts renvoient à
une unité stable de la langue ; dans le traitement homonymique, à chaque sens
correspond une unité spécifique.

On peut dire que les dictionnaires sont métalinguistiques, parce que on utilise la
langue pour parler de la langue ; la métalangue lexicographique possède son lexique,
ses symboles abréviatifs, ses opérations syntaxiques, etc…

Il y a trois définitions :

1. La définition logique est liée à la différence entre le genre et la différence


spécifique. Le genre donne une première approche classificatoire du terme ; les
différences spécifiques précisent cette appartenance à un genre déterminé.
Exemple : L’homme (genre) est un animal raisonnable (différence spécifique) ;
la fonte est un alliage (genre) de fer et de carbone (spécifique)
2. La définition nominale= Il ne s’agit pas d’une définition spécifique, parce qu’elle
cherche à rapprocher des mots sémantiquement équivalents. Exemple : victoire
: l’action de vaincre.
3. La définition structurale décrit vraiment la structure sémantique des termes.
Aujourd’hui les lexicographes essaient de substituer la définition classique avec
l’étude des champs lexical .

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