Exposé DI
Exposé DI
2nde F2
PRESENTER PAR:
NOM DU PROF: Mr KOUASSI KPALOU ZERE PRINCE
MONROU GRACE DESIREE
N'DRI KOUADIO
TOKORO TOTO WILFRED
MENEGBE
KOUME DJRO SAMUEL
0
Sommaire
Généralités
Conception d'un assemblage
soudé
Soudage par friction
Soudage par aluminothermie
Énergie de soudage
Thermique du soudage
Métallurgie du soudage
Examens, essais et mesures
1
1.1 CHOIX DU MODE D'ASSEMBLAGE
Un produit complexe — machine, structure — est fait de plusieurs pièces assemblées. Cela
permet :
si les pièces de base ne doivent pas être altérées : brasage (soudure hétérogène) ;
le chauffage est modéré, seul le métal d'apport fond, cela nécessite peu de matériel (fer à
souder, petit chalumeau), déforme peu les pièces, et permet d'assembler des matériaux très
différents comme du verre et du métal, du polymère et du métal (composant sur carte en
électronique) ;
si l'assemblage doit avoir une grande résistance mécanique : soudage autogène ;
le métal de base (c'est-à-dire les pièces) et le métal d'apport fondent et se solidifient, on
obtient donc au final une seule pièce (continuité métallique), mais le chauffage est important
(température de fusion du métal) et cela déforme l'assemblage ;
o si les pièces sont en acier :
en acier non allié (acier au carbone) à basse teneur en carbone : tous les procédés
de soudage peuvent être utilisés ;
en acier inoxydable : le bain de fusion doit être protégé de l'oxygène de l'air, on
utilise donc essentiellement le procédé MIG (métalinsertgars, procédé 131[1]) ou bien
TIG (tungstènesinsertgars, procédé 141),
o si les métaux s'oxydent facilement : alliages d'aluminium, de nickel, de titane : le
problème est similaire à celui des inox, on utilise le TIG (141).
Le soudage au chalumeau — soudage autogène (procédés 311 à 313), brasage (procédés 91,
94 et 971) — est le plus simple à mettre en œuvre (il ne nécessite pas de source d'électricité, le
poste avec les bouteilles de gaz est autonome). Les procédés à arc (désignation commençant
par un 1) sont les plus utilisés industriellement pour le soudage autogène : la fusion est très
localisée, ce qui limite la déformation, et la productivité est importante, mais le refroidissement
est rapide (phénomène de trempe, contraintes résiduelles).
Les cas les plus courants sont :
3
il nécessite une bonne formation de l'opérateur ;
il nécessite la présence d'une bouteille de gaz protecteur ;
il a un rendement chaleur produite/électricité consommée médiocre ;
la température est très élevée (jusqu'à 4 000 °C au niveau du cordon pour une température
d'arc pouvant atteindre 19 000 °C[2], contre 3 100 °C pour l'électrode enrobée et le MAG), il y
a donc une déformation importante.
aciers formables à froid de type S315MC (1.0972) à S700MC (1.8974) ; le suffixe M indique
un formage thermomécanique (typiquement laminage) et le C un formage spécial à
froid (cold for ming) ;
aciers soudables à grain fin de type S275N (1.0486) à S460N (1.8905), S275NL (1.0488) à
S460NL (1.8915) ; le suffixe N désigne un acier normalisé, le L une utilisation possible à
basse température (Löw température) ;
idem pour les appareils de pression, nuances P275NH (1.0487) à P460NH (1.8935) pour les
hautes températures, P215NL (1.0451) à P460NL1 (1.8915)/P460NL2 (1.8918) pour les
basses températures ;
aciers trempés (Quinche) et revenus, de type S460Q (1.8908) à S960Q (1.8941), S460QL
(1.8906) à S960QL (1.8933) ;
aciers micro alliés soudables de type H240LA (1.0480) à H400LA (1.0556).
Le cas des aciers inoxydables est plus compliqué. En effet, la très grande majorité des inox
utilisés sont des inox austénitiques, de phase gamma, donc qui comporte des éléments gamma
gènes, ceux-là même qui favorisent la formation de martensite. Par ailleurs, comme ce sont des
aciers fortement alliés, il y a lors du refroidissement une concentration des éléments d'alliage en
certains endroits (phénomène de ségrégation) qui abaisse localement le point de fusion (eutexie)
et provoque de la fissuration à chaud. Il existe d'autres phénomènes de fragilisation : formation
d'une phase sigma (fer-chrome), grossissement de grains de phase alpha.
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Pour les inox, le point capital est le choix de la nuance de métal d'apport : en utilisant un métal
d'apport différent du métal de base, on crée un bain de fusion ayant une composition différente
du reste des pièces, donc avec un comportement à la trempe différent. En particulier, on cherche
à avoir un mélange d'austénite avec 5 à 15 % de ferrite (phase alpha), qui va « ancrer » la
soudure. Pour choisir la nuance de métal d'apport, on peut utiliser par exemple le diagramme
de SCHAEFFLE .Pour limité les problèmes de fragilisation, on peut aussi :
Sur un plan, les soudures peuvent être représentées de deux manières : de manière simplifiée
ou de manière symbolique.
La représentation simplifiée permet de visualiser le cordon de soudure. On peut coter sa
longueur et son épaisseur, mais cela n'apporte pas d'information sur sa réalisation (mode de
soudage). Vue en coupe, on représente les pièces avant soudage (bords préparés), et le cordon
de soudure est noirci. En vue extérieure, on représente des arcs de cercle correspondant à la
progression de la soudure.
La représentation symbolique consiste à coter toutes les caractéristiques de la soudure
épaisseur de la soudure ;
préparation des bords (chan freinage) ; les symboles élémentaires de soudure sont
donnés ci-après ;
longueur de la soudure ;
procédé de soudage.
Les pièces sont représentées avant préparation des bords.
Dans le cas d'une soudure bord-à-bord, on cote l'épaisseur s de la soudure (inférieure ou égale à
l'épaisseur de la tôle). Dans le cas d'une soudure d'angle, on peut coter :
5
soit la largeur du plan de gorge, a : c'est cette valeur qui conditionne la résistance de la
soudure (voir le calcul de dimensionnement ci-après) ;
soit la largeur du cordon de soudure z : elle indique l'encombrement, donc intervient lorsque
le point important est le jeu, par exemple si le cordon est à proximité du chemin de roulement
d'un galet.
Si l'angle entre les pièces est droit, on a simplement
La représentation symbolique d'une soudure selon la norme ISO 2553 comprend les éléments
suivants (voir figure ci-contre) :
1. Ligne de repère.
2. Ligne d'identification (ici : symbole côté trait plein, indiquant que le cordon se trouve du
côté où pointe la flèche).
3. Symbole complémentaire (ici : soudure sur chantier).
4. Épaisseur du cordon de soudure.
5. Symbole de soudure (ici : soudure d'angle )
6. Longueur du cordon de soudure.
7. Mode de soudage selon la norme ISO 4063 (ici : électrode enrobée).
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Procédés de soudage selon ISO 4063 (extrait)
11
électrode enrobée 311 oxyacétylénique
1
11
fil nu 313 oxyhydrique
3
11
fil fourré 4 Soudage par pression, à l'état solide
4
13
MIG 7 Autres procédés de soudage
1
13
MAG 71 aluminothermie
5
14
TIG 75 Par rayonnement
1
7
15 Au plasma 751 laser
Symboles complémentaires
1. Soudure périphérique.
2. Soudure sur chantier.
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1.4 CONCEPTION DU CORDON DE SOUDURE
LA SOUDURE EN ELLE-MÊME OCCASIONNE DES DÉFORMATIONS ET LA PRÉSENCE DE
CONTRAINTES RÉSIDUELLES. UNE BONNE CONCEPTION DE LA FORME DES PIÈCES À ASSEMBLER,
ET DONC DES CORDONS DE SOUDURE, PERMET DE LIMITER LES PROBLÈMES :
on cherche à faire les cordons de soudure les plus petits possibles (diminution des
déformations et du temps de travail) ; si possible, on fait des cordons discontinus ;
on évite les cordons trop rapprochés ou se croisant ;
si le cordon doit changer de direction, on utilise une courbe et non un angle vif ;
on met le cordon au milieu des faces, pas aux arêtes ;
l'épaisseur des pièces doit être la même de chaque côté du cordon, afin que la vitesse de
refroidissement soit la même de chaque côté.
1. Pour les très faibles épaisseurs (moins de 1 mm), on peut faire une soudure sur bords
relevés complètement fondus : les plis aux extrémités des tôles disparaissent avec la
fusion.
2. Pour les faibles épaisseurs (entre 1 et 1,4 mm), on peut faire une simple soudure bord-à-
bord.
3. À partir de 3 ou 4 mm, on peut faire une soudure envers ou un chanfrein avec talon.
4. À partir de 10 mm, on peut faire une soudure en Y.
5. Entre 3 et 20 mm (éventuellement jusqu'à 40 mm), on fait une soudure en vé ; par rapport
à la soudure en Y, le talon fait moins de 3 mm
6. À partir de 6 mm, on peut faire une soudure en X (ou en double vé).
7. Pour les très fortes épaisseurs (supérieures à 20 mm), on fait une soudure en tulipe.
Si les pièces n'ont pas la même épaisseur, on s'arrange pour accommoder les épaisseurs au
niveau de la soudure (illustration ci-contre, figures de droite) :
On fait en général une soudure d'angle symétrique (figures 2 et 4). Si l'on ne fait un cordon que
d'un seul côté, alors la sollicitation doit se faire dans le sens de l'ouverture de la soudure (fig. 1 et
3). Si l'on peut, on effectue la soudure bout-à-bout sur une partie rectiligne (fig. 3 et 4) : ainsi, la
concentration de contrainte est hors du cordon (meilleure tenue en fatigue) et cela diminue la
déformation, mais cela nécessite en général d'avoir une pièce de fonderie.
Plan de gorge
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1.4.3.1 Traction sur une soudure bout-à-bout en vé
Considérons deux tôles de même épaisseur s, soudées sur une longueur L, et soumises à de la
traction avec une force F. Le plan de gorge, hachuré en gris sur la figure, a une aire
S = s×L.
Le plan de gorge est soumis à de la contrainte normale σ :
.
La valeur à ne pas dépasser est la résistance pratique à l'extension Rpe, qui est la limite
d'élasticité Re divisée par un coefficient de sécurité k, Rpe = Re/k. La condition de résistance
de la soudure est donc :
.
Si l'on suppose que l'épaisseur s est fixée, la longueur minimum que doit faire le cordon
est
.
Par exemple, pour des tôle en acier S235 (Re = 235 MPa) et d'épaisseur s = 5 mm,
soumis à une force F = 5 000 N et avec un facteur de sécurité k = 2, la longueur
minimale du cordon vaut :
.
On retient en général que, avec un coefficient de sécurité de 2, un cordon ayant
un plan de gorge de 1 cm2 (soit 10 mm×10 mm ou bien 20 mm×5 mm) peut tenir
plus de 10 000 N (soit l'équivalent de 1 t).
Une soudure acier tient une tonne par centimètre carré en traction.
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1.4.3.3 Étude d'une oreille de levage
Pour lever un ouvrage lourd, on utilise souvent des élingues que l'on relie à des oreilles de
levage soudées. Nous considérons un électrolyseur utilisé pour fabriquer du dihydrogène à partir
de l'eau ; il doit fonctionner à des températures allant de 120 à 160 °C sous des pressions de 30
à 70 bar.
L'électrolyseur est fait de plusieurs cellules contenues dans une virole en acier P295GH de
diamètre extérieur 3 100 mm, de longueur 3 820 mm et d'épaisseur 40 mm. Lors du levage, les
élingues font un angle α = 60 ° avec l'horizontale. Le poids de l'ensemble vaut P = 200 kN, soit
une traction de 116 kN sur chaque élingue.
Le système présente un plan de symétrie pour les charges comme pour les cordons, chaque
cordon est donc sollicité de la même manière. L'aire de la gorge d'un cordon vaut
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Le système présente un plan de symétrie pour les charges comme pour les cordons, chaque
cordon est donc sollicité de la même manière. L'aire de la gorge d'un cordon vaut
S = a×L = 10×350 = 3 500 mm
Donc l'intensité du vecteur contrainte pour un cordon vaut
On considère le repère local du plan de gorge. Le vecteur contraint s'exprime par ses
Soit
(MPa).
On peut aussi obtenir ce résultat de manière géométrique — voire graphique
— plutôt qu'algébrique : on commence par projeter le vecteur contrainte sur
les axes horizontaux et verticaux
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1.4.3.4 Prise en compte des moments
L'étude de la résistance d'un cordon de soudure devrait prendre en compte les moments
(couples). Cependant, dans de nombreux cas, le bras de levier est faible donc le moment
négligeable. Mais ce n'est pas toujours le cas.
Rappelons le calcul du moment d'encastrement dans deux cas (l'encastrement étant ici réalisé
par la soudure).
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Notons que dans le cas d'une combinaison flexion transversale torsion, la contrainte normale
maximale n'est pas au même endroit que la contrainte de cisaillement maximal.
force :
o si un cordon est parallèle à une force, alors il reprend intégralement cette force ;
o si plusieurs cordons sont dans ce cas, alors la force est répartie proportionnellement à
l'aire de la section de la gorge ;
moment :
o si un cordon est parallèle à un vecteur moment, alors il reprend intégralement ce
moment ;
o si plusieurs cordons sont dans ce cas, alors le moment est réparti proportionnellement au
moment quadratique de la section de la gorge.
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1.4.3.6 Étude de la liaison d'un pied sur une cuve
Nous étudions un filtre à vin utilisé dans une entreprise de stockage et de distribution du vin en
gros. Ce filtre est mobile pour pouvoir être amené aux différentes cuves. Le filtre est donc sur
roulettes ; les pieds sont soudés sur la cuve. Les pieds sont en tube carré de section □115 ext ép.8
et font un angle de 45 ° avec l'horizontale.
On détermine que l'action maximale du sol sur un pied est F = 1 000 daN. La limite élastique de
la soudure vaut Re = 250 MPa, et le coefficient de sécurité vaut k = 2.
L'effort d'encastrement au niveau de la soudure comprend donc :
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Le vecteur moment se projette dans le plan de gorge selon Mf, un moment fléchissant, et
perpendiculairement à ce plan selon Mt, un moment de torsion. On a :
Il n'est pas nécessaire d'aller au bout du calcul : la contrainte maximale de cisaillement générée
par la torsion est largement supérieure à la limite élastique en cisaillement (3 100 >> 125, τ//
max >> Reg).
Considérons une autre conception avec un cordon de soudure périphérique de largeur de gorge
uniforme a = 5 mm. On peut considérer qu'il y a quatre cordons : deux horizontaux et deux
verticaux.
D'après la règle de répartition vue précédemment :
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La résistance pratique au glissement vaut
Rpg = Reg/k = Re/(2k) = 250/(2*2) = 62,5 MPa.
On a ainsi 6,90 ≤ 25 soit τ// ≤ Rpg donc les cordons verticaux sont validés.
Comme les cordons horizontaux sont espacés, on peut considérer que la contrainte est
uniforme dans chaque cordon et que le couple M est sous la forme d'un couple de de
Avec
fu (Rm)
Nuance βw γM2
(MPa)
Avec
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Coefficients selon la nuance d'alliage d'aluminium
1
5754 (A-G3M) H111 5356, 5183 1
1
T5 5356 0,45 1
6106
T5 4043 0,45 1
19
44200 (A-S13) SF (Y20) 4043, 4047 1 1
20