$1(& 14* & 4"6%3"*4 $IPJY EV DPOUPVS PSJFOUÏ
Étant donné un point M quelconque de l’espace où l’on veut calculer le champ, il s’agit de trouver un
²MFDUSPNBHOÏUJTNF 3BQQFM -F UIÏPSÒNF E"NQÒSF contour Γ :
– qui passe par le point M considéré ;
#»
– tel qu’en chacun de ses points P , le champ B (P ) est :
#» #»
S2 #» – soit normal à Γ. On a alors B (P ) · d!P = 0 ;
$POUPVS FU TVSGBDF PSJFOUÏT dS 2 #»
– soit tangent à Γ, sa composante étant égale (au signe près) à la composante B (α) de B (P ) ; on a
#» #»
alors B (P ) · d!P ¸= ±B (α) d!.
L’orientation d’un contour Γ fixe l’orientation de toute sur- #» #» #»
dS 1 La circulation totale P ∈Γ B (P ) · d!P ne dépendra alors que de la composante B (α) du champ en M , ce
face S s’appuyant sur le contour selon la règle de Maxwell : S1
qui permet de déterminer ce champ.
un tire-bouchon dont le manche tourne dans le sens posi-
tif du contour avance en traversant la surface dans le sens Dans la pratique, on cherchera un contour qui coïncide au maximum avec la ligne de champ pas-
#»
positif (sens de d S ) : sant par M ; on le complétera avec des portions perpendiculaires au champ.
Le choix du contour d’Ampère ne peut se faire qu’après une discussion soignée des symétries et
²OPODÏ Γ invariances de la distribution de courants.
Il est nécessaire de préciser l’orientation du contour. De ce choix (arbitraire) dépend le signe de la
#»
Étant donné un contour orienté Γ, la circulation du champ magnétostatique sur ce contour s’écrit circulation de B et de l’intensité enlacée I enlacée .
˛
#» #» #»
B (P ) · d!P = µ0 I enlacé , (1) Invariances : elles permettent de conclure que les composantes de B sont indépendantes de cer-
P ∈Γ taines coordonnées.
#»
où I enlacé est l’intensité totale du courant traversant le contour Γ. Symétries : elles permettent de conclure que certaines composantes du champ B sont nulles. On uti-
lise les propriétés suivantes :
#»
! Le contour Γ n’a pas de réalité physique, il est purement « fictif » et n’a aucune raison de corres- – en tout point d’un plan Π∗ d’anti-symétrie d’une distribution de courants, le champ B est contenu
pondre avec un contour réel de la distribution étudiée. dans ce plan ;
#»
– en tout point d’un plan Π de symétrie d’une distribution de courants, le champ B est normal à
! Le sens d’orientation du contour est déterminé arbitrairement. L’orientation du contour déter-
ce plan ;
mine alors le signe de I enlacé :
! Écrire qu’un champ est contenu dans un plan revient à écrire que sa composante normale au
plan est nulle. On cherchera donc les plans de symétrie définis par la donnée de M et de deux
I I
vecteurs de base. La composante du champ électrique sur le troisième vecteur de base est alors
nulle.
Γ Γ ! Écrire qu’un vecteur est normal à un plan détermine entièrement sa direction ; un plan d’anti-
symétrie est plus « efficace » qu’un plan de symétrie !
I enlacé = I I enlacé = −I
! Si besoin, on pourra étudier la parité de la composante non nulle du champ.
6UJMJTBUJPO QPVS MF DBMDVM EVO DIBNQ NBHOÏUJRVF &YFNQMF GPOEBNFOUBM
1SJODJQF Déterminer le champ magnétostatique créé en tout point M par un fil infini d’axe Oz, parcouru par un
courant d’intensité I .
Le théorème d’Ampère est toujours vrai : pour tout contour Γ, le champ magnétique permanent vérifie On se place en coordonnées cylindriques d’axe Oz confondu avec le fil.
#»
toujours (1). En revanche, cette relation ne permet de calculer B (M ) en tout point M de l’espace que
dans des situations « à haut degré de symétrie ». #»
z e z
Dans la pratique, les propriétés de symétrie et d’invariance du système doivent être telles que l’on peut H #»
eθ
trouver un système de coordonnées tel que : r #»
Γ M e r
– le champ n’a de composante non nulle que selon un seul des vecteurs de base #» eγ ;
– cette composante ne dépend que d’une seule coordonnées d’espace α. I
14* +BDBN & 4BVESBJT
#» O
Le champ peut donc se mettre sous la forme B (M ) = B (α) #»e γ.
θ
Le champ magnétique s’écrit a priori en tout point M de l’espace :
#»
B (M ) = B r (r, θ, z) #»
e r + B θ (r, θ, z) #»
e θ + B z (r, θ, z) #»
ez
2
Peut-on annuler certaines composantes du champ ? $F RVJM GBVU TBWPJS GBJSF
Le plan (M ; #»
e r , #»
e z ) est un plan de symétrie de la distribution de courant, donc
En reprenant l’exemple précédent :
B r (r, θ, z) = B z (r, θ, z) = 0 . 1. Choisir un système de coordonnées adapté au problème.
2. Mener rigoureusement la discussion sur les symétries et les invariances, afin d’arriver à un
Le champ magnétique est orthoradial ; en notant B (r, θ, z) sa composante, on a : #»
champ de la forme B (M ) = B (α) #»
e γ.
#» 3. Choisir le contour d’Ampère Γ en comprenant ce choix. Préciser l’orientation choisie.
B (M ) = B (r, θ, z) #»
eθ
#»
4. Calculer la circulation de B le long de Γ.
! Le plan (M ; #»
e r #»
e θ ) est un plan d’anti-symétrie ; le champ magnétique est donc contenu dans ce
plan, d’où B z = 0. Cela ne présente aucun intérêt d’envisager ce plan. 5. Déterminer I enlacé .
#»
6. Appliquer enfin le théorème d’Ampère pour établir l’expression de B (M ).
Peut-on réduire la dépendance des coordonnées du champ vis-à-vis de certaines variables ?
#»
La distribution étant invariante par translation selon Oz, les composantes de B (M ) ne dépendent pas
#»
de z. De même, la distribution étant invariante par toute rotation d’angle θ, les composantes de B (M )
ne dépendent pas de θ. Finalement, en tout point M de l’espace :
#»
B (M ) = B (r ) #»
eθ
Les propriétés de symétrie montrent que le théorème d’Ampère est opérationnel :
˛
#» #»
B (M ) · d!M = µ0 I enlacé
M ∈Γ
Quel contour choisir pour appliquer le théorème d’Ampère ?
La ligne de champ passant par M est le cercle de centre H , projection orthogonale de M sur Oz, de
rayon r . Choisissons comme contour de cercle, orienté selon #» e θ . En chacun de ses points, le champ
#»
B (M ) est tangent à ce contour par construction ; de plus sa norme garde la même valeur car elle ne
#»
dépend que de r . Comme d! = dl #»e θ , la circulation du champ magnétique vaut :
˛ ˛ ˛
#» #»
B (M ) · d!M = B (r )d! = B (r ) d! = 2πr B (r )
M ∈Γ M ∈Γ M ∈Γ
Compte tenu de l’orientation du contour, l’intensité traversant toute surface orientée s’appuyant sur Γ
vaut I enlacé = I . Le théorème d’Ampère s’écrit alors :
2πr B (r ) = µ0 I
d’où
µ0 I #»
#»
B (M ) =
eθ
2πr
! Le champ magnétique n’est pas défini sur un courant filiforme (r = 0).
! Les lignes de champ sont des cercles d’axe Oz.
! Dans les deux exemples précédents, le calcul du flux a été détaillé bien plus qu’il n’est demandé
dans une rédaction. Le calcul du flux doit être fait « automatiquement ». Il faut connaître :
&O DPPSEPOOÏFT DZMJOESJRVFT
#»
14* +BDBN & 4BVESBJT
14* +BDBN & 4BVESBJT
Circulation d’un vecteur orthoradial A (M ) = A(r ) #»
e θ le long d’un cercle Γ de centre O, axe Oz et de
rayon r , orienté selon #»
eθ : ˛
#» #»
A (M ) · d!M = 2πr A(r )
M ∈Γ
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