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Introduction

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Introduction

Les hépatites virales B et C représentent un problème de santé publique majeur à l'échelle


mondiale. En 2022, 254 millions de personnes souffrent d'une hépatite B et 50 millions d’une
hépatite C. Ces hépatites chroniques touchent principalement les adultes de 30 à 54 ans (50%
des cas) et les enfants de moins de 18 ans (12%). Les hommes représentent une majorité des
cas (58%). Le nombre de décès liés à l'hépatite virale a augmenté, passant de 1,1 million en
2019 à 1,3 million en 2022, soit une hausse de 18%. L'hépatite B est responsable de 83% de
ces décès, tandis que l'hépatite C en représente 17%.(OMS 2024). L'hépatite C et B restent
largement sous-diagnostiquées et sous-traitées. En effet, moins de 40% des personnes
infectées par le VHC sont examinées et seulement 20% accèdent à un traitement curatif., les
chiffres sont encore plus alarmants pour l'hépatite B chronique : moins de 15% des personnes
infectées sont testées et à peine 3% reçoivent un traitement. On dénombre chaque année entre
60 000 et 100 000 décès liés à ces maladies (OMS 2024).

La prévalence des hépatites B et C varie considérablement selon les régions. En Europe, la


prévalence du VHB est estimée à environ 3,2% de la population (ECDC 2024). La Région
africaine de l'OMS représente 63 % des nouvelles infections par l'hépatite B, mais seulement
18 % des nouveau-nés y sont vaccinés contre cette maladie dès la naissance. Dans la Région
du Pacifique occidental, où 47 % des décès liés à l'hépatite B sont enregistrés, la couverture
thérapeutique atteint 23 % des personnes diagnostiquées, un taux insuffisant pour réduire la
mortalité (OMS 2024).

En 2019, la Région africaine a enregistré environ 990 000 nouvelles infections par le virus de
l'hépatite B (VHB) et 210 000 nouvelles infections par le virus de l'hépatite C (VHC), selon
les estimations(OMS 2023a). plus de 91 millions de personnes sont porteuses de l'hépatite B
ou C, les variantes les plus mortelles du virus, selon les données de l'Organisation mondiale
de la Santé (OMS). En 2020, la Région africaine comptait pour 26 % de la charge mondiale
de morbidité liée aux hépatites B et C, avec 125 000 décès associés à ces maladies (OMS
2022).

Dans les régions à forte endémie, l'hépatite B se transmet principalement de la mère à l'enfant
à la naissance ou par exposition à du sang infecté. Le virus peut être transmis par des piqûres
d'aiguilles, des tatouages, des piercings, et l'exposition à des liquides biologiques infectés. La
réutilisation d'aiguilles ou d'objets contaminés dans les établissements de soins ou chez les
consommateurs de drogues injectables est également un mode de transmission. La
transmission sexuelle est plus fréquente chez les personnes non vaccinées ayant des
partenaires sexuels multiples (OMS 2024).

Le Burkina Faso est un pays d'Afrique de l'Ouest où la prévalence du VHB est


particulièrement préoccupante. Malgré l'introduction du vaccin contre l'hépatite B dans le
programme élargi de vaccination en 2006, Une recherche effectuée en 2010 par l'Agence
nationale de recherche sur le sida et les hépatites virales (ANRS) révèle que 9,1 % de la
population générale est atteinte de l'hépatite B, tandis que 3,6 % est touchée par l'hépatite C.
Malgré ces chiffres, les moyens disponibles pour le dépistage et le traitement demeurent
insuffisants(OMS 2023). Une autre étude a révélé une prévalence du VHB (8,8 %) et VHC
(3,5 %) en 2016 (Madiou 2016).

Les hépatites B et C posent des enjeux majeurs pour la santé publique au Burkina Faso. La
morbidité associée à ces infections peut entraîner une augmentation des coûts pour le système
de santé. De plus, le manque d'informations sur ces infections contribue à leur stigmatisation.
Ce pendant, Le Centre Hospitalier Universitaire Yalgado Ouedraogo, en tant que principal
hôpital du pays, joue un rôle crucial dans le diagnostic et la prise en charge des hépatites
virales d’ou notre thème porte sur la prévalence hospitalière des hépatiques virales b et c
analyses au service de bactériologie virologie du centre hospitalier universitaire Yalgado
Ouedraogo.

Notre objectif général est de déterminer la prévalence de l’infection au virus de l’hépatite B et


C des échantillons analysés au laboratoire de Bactériologie Virologie de CHU-YO.

Objectifs spécifiques :

 déterminer la prévalence de l’infection à l’hépatite B et C


 décrire les caractéristiques sociodémographiques de notre sujets infectées par le virus
de l’hépatite
 analyser l’évolution temporelle de la prévalence de l’infection a l’hépatite B et C
 analyser les prescriptions de diagnostic de l’hépatite B et C
 déterminer la prévalence des différents marqueurs de l’hépatite B et C
Partie I : CADRE THÉORIQUE
1.1. Définition

L'hépatite virale est une inflammation diffuse du foie causée par des virus qui ciblent
principalement les cellules hépatiques, appelés virus hépatotropes. Les principaux
responsables sont les virus des hépatites A, B, C, D et E. Les dommages aux hépatocytes sont
principalement dus à des réactions immunitaires. L'infection peut être aiguë ou chronique.
D'autres virus, comme les Herpesviridae, les entérovirus, les adénovirus et les arbovirus,
peuvent également causer des lésions hépatiques dans le cadre d'infections systémiques, mais
ils ne ciblent pas spécifiquement le foie.

1.2. Virus de l’hépatite B

Les Hepadnaviridae sont une famille de virus distincts par leurs petits génomes, partiellement
à double brin d'ADN (dsADN), d'une taille de 3 à 3,3 kbp. Les particules virales sont
sphériques, avec un diamètre d'environ 42 nm, et contiennent une seule copie du génome liée
à la transcriptase inverse (RT) virale, qui assure l'activité ADN polymérase.(Dill et al. 2016)
Une observation au microscope électronique du sérum d’un patients en phase aiguë d'hépatite
B révèle divers types de particules : des particules sphériques de 42 nm de diamètre, des
particules sphériques de 22 nm de diamètre et des structures en forme de bâtonnets (figure 1).
Les particules de 42 nm sont des virions infectieux, composés d'une enveloppe portant des
glycoprotéines virales avec un antigène de surface (AgHBs), d'une capside ou core portant un
antigène de core (HBc), et d'un ADN. En revanche, les particules de 22 nm et les bâtonnets
sont des enveloppes virales vides, ne contenant que l'antigène HBs (Dupeyron 2001).
Modes de transmission et épidémiologie

Cycle de multiplication du virus de l'hépatite B

Le cycle de réplication du virus de l'hépatite B (VHB) se déroule dans les hépatocytes,


impliquant à la fois le cytoplasme et le noyau. L'infection commence par l'attachement du
virus à la surface des hépatocytes, où il interagit avec des polysaccharides complexes appelés
héparanes sulfate (HS) et la protéine NTCP. L'entrée du virus est indépendante du pH,
suggérant une fusion de son enveloppe avec la membrane cellulaire. La nucléocapside
contenant l'ADN viral est ensuite libérée dans le cytoplasme et transportée vers le noyau via
le réseau des microtubules. Dans le noyau, l'ADN viral est converti en ADNccc (ADN
circulaire covalent fermé), qui sert de matrice pour la transcription des ARN messagers
(ARNm) par l'ARN polymérase II. L'ADNccc est également la forme persistante du VHB
dans les hépatocytes. Différents ARNm sont transcrits à partir de l'ADNccc, y compris des
ARNm subgénomiques et un ARN prégénomique (ARNpg). L'ARNpg est encapsidé avec la
polymérase virale et sert de matrice pour la réplication du virus, un processus complexe
impliquant une transcription inverse et des transpositions intramoléculaires. Après la
réplication, la nucléocapside contient un ADN partiellement double brin qui peut soit acquérir
une enveloppe pour être secrété hors des hépatocytes, soit retourner vers le noyau pour
augmenter le pool d'ADNccc. L'ARNpg sert également à la transcription de la protéine de
capside et de la polymérase virale.(Chevaliez 2013)
Figure 1: Cycle de multiplication du virus de l'hépatite B (VHB)

➢ Caractéristiques virologiques

➢ Modes de transmission

1.3. Épidémiologie mondiale et nationale

L’épidémiologie mondiale et nationale des hépatites virales B et C met en évidence des


disparités significatives en matière de prévalence et d’incidence, particulièrement dans les
pays en développement comme le Burkina Faso. À l’échelle mondiale, l’Organisation
mondiale de la santé (OMS) rapporte que près de 325 millions de personnes vivent avec une
infection chronique par l’hépatite B ou C, avec des charges de morbidité particulièrement
élevées en Afrique subsaharienne. Au Burkina Faso, les études hospitalières révèlent une
prévalence alarmante de ces infections, exacerbée par des facteurs tels que l’accès limité aux
soins de santé et le manque de sensibilisation accrue à ces maladies. En effet, des recherches
locales indiquent que la prévalence de l’hépatite B et C dans certaines institutions médicales
atteint des niveaux préoccupants, soulignant l’urgence de stratégies de dépistage et de
vaccination ciblées pour contrer cette épidémie naissante (Vanderburg et al. 2014 ; Tognon et
al. 2020).

Analyse statistique des données hospitalières sur les infections par les hépatites B et C

L’analyse statistique des données hospitalières sur les infections par les hépatites B et C
permet de comprendre l’ampleur de ces maladies au Burkina Faso. Les études
épidémiologiques révèlent une prévalence alarmante de l’antigène HBsAg parmi les femmes
enceintes, atteignant 20,9 % selon une étude menée entre octobre 2006 et janvier 2007, ce qui
souligne la nécessité d’un dépistage et d’une intervention ciblée (Sangaré et al. 2010). Une
recherche menée à l’Institut National de Transfusion Sanguine a montré que 72,93 % des
donneurs de sang présentaient une sérologie positive pour l’hépatite B et 6.95 % pour
l’hépatite C, soulignant l’importance d’un diagnostic précoce et dune sélection rigoureuse des
donneurs (Andriamandimbisoa et al. 2017). Ces données sont cruciales non seulement pour
évaluer la charge clinique des hépatites virales dans les établissements de santé, mais aussi
pour orienter les politiques de santé publique et les programmes de vaccination au niveau
national.

Données spécifiques au Burkina Faso

La prévalence de l’hépatite virale B et C au Burkina Faso reste préoccupante. Les données


récentes indiquent que la région affiche des taux élevés d’infection, souvent exacerbés par des
pratiques culturelles et des services de santé limités. En effet, un rapport a souligné que des
pays d’Afrique subsaharienne, comme le Burkina Faso, manquent souvent d’études
systématiques sur les infections virales, ce qui rend difficile l’évaluation précise de leur
prévalence dans les hôpitaux (Campbell et al 2011) . De plus, des recherches ont montrés que
les taux de faux positifs sérologiques peuvent altérer la perception de l’ampleur réelle de ces
infections dans la région (Jennifer E. et al. 2015) . Il est important d’améliorer les méthodes
de dépistage et de sensibiliser la population sur les modes de transmission afin de lutter
efficacement contre la propagation de ces hépatites au Burkina Faso.

1.3. Conséquences cliniques des infections

➢ Complications à long terme (cirrhose, cancer du foie)

➢ Impact sur la qualité de vie

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